Fédération CGT des Cheminots


18 février 2015 : pour le droit de grève

| Europe et service public

Le droit de grève est un acquis historique reconnu comme tel au niveau mondial. Or, le groupe des employeurs remet en question l’existence même du droit de grève établi dans la Convention (n° 87) de l’OIT et bloque toute tentative de règlement de l’interprétation des conventions de l’OIT qui existe au sein de cette institution. En mars 2015, le conseil d’administration de l’OIT devra prendre une décision sur la résolution de ce conflit. Si aucun accord n’aboutit, il faudra, comme le prévoit la Constitution, attendre la saisine de la Cour internationale de justice pour un avis consultatif sur la question. Ce conflit ne peut pas rester dans les murs de l’OIT car il nous concerne tous. Sans le droit de grève, les syndicats et les travailleurs n’ont aucun moyen de se battre pour leurs droits. Pour cette raison, le conseil général de la CSI a adopté une résolution qui appelle à une journée mondiale d’action le 18 février.

Dossiers associés

RETRAITÉ·ES : MOBILISATION MASSIVE LE 19 NOVEMBRE 2026 !

| Retraités UFR

Depuis plusieurs mois, les retraité·es font l’objet d’une stigmatisation inacceptable de la part du gouvernement. Elles et ils seraient responsables de l’essentiel du déficit de la Sécurité sociale et d’une part importante de la dette publique.

C’EST FAUX, LA RÉALITÉ EST BIEN DIFFÉRENTE !

Toute leur vie, elles et ils ont contribué à la création des richesses. Le montant de leur pension est lié à leur activité professionnelle durant laquelle leurs cotisations sociales leur ont permis d’acquérir des droits, et notamment celui de toucher une pension de retraite.

LES RETRAITÉ·ES N’ONT RIEN VOLÉ !

Les pensions de retraite, de base comme complémentaires, ne suivent ni l’envolée des prix de l’alimentation, de l’énergie et des dépenses contraintes et encore moins l’évolution moyenne des salaires. Résultat, le pouvoir d’achat des retraité·es est en berne.
Les projets de lois de finances et de financement de la Sécurité sociale actuellement en discussion à l’Assemblée nationale sont une attaque en règle contre les retraité·es :

  • Celles et ceux dont la totalité des pensions (base et complémentaire) seraient supérieures à 1 260 € mensuel ne seront pas revalorisés du niveau de l’inflation.
  • Baisse du plafond de l’abattement fiscal de 10 % à 3 000 € (au lieu de 4 439 € actuellement).

Ces mesures viennent s’ajouter à celles prises par décret cet été quant à l’augmentation des plafonds des franchises médicales et participations forfaitaires de 50 à 70 € et le déremboursement de certains médicaments.
De l’argent, il y en a pour financer la Sécurité sociale et répondre aux besoins de la population. Il faut aller le chercher là où il est : dans les cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales sans contrôle ni contrepartie. Un rapport sénatorial approuvé à l’unanimité par les sénateurs fait état de 211 milliards d’euros offerts aux plus riches.
Dans l’entreprise, les cheminot·es retraité·es sont aussi mis à l’index. La dématérialisation à outrance de toutes les démarches administratives pénalise celles et ceux en fracture numérique et rend l’accès aux droits de plus en plus compliqué, et notamment l’accès et l’utilisation des facilités de circulation pour les retraité·es et leurs ayants droit.
La direction de l’entreprise a aussi décidé, unilatéralement, de ne plus assurer dans les cabinets médicaux le suivi post-professionnel amiante. Ainsi, elle refuse de remplir ses obligations d’employeur laissant sans solution les retraité·es concerné·es.
C’est pourquoi les organisations de retraité·es cheminots CGT, UNSA et SUD RailT appellent l’ensemble des cheminot·es retraité·es à se mobiliser massivement le 19 novembre 2026 pour exiger :

  • Une revalorisation immédiate de 10 % des pensions de retraite ;
  • Un droit à la santé et un accès aux soins quel que soit le lieu de vie ;
  • Le retour du suivi post-professionnel amiante au sein des cabinets médicaux SNCF ;
  • La pérennisation des facilités de circulation pour les retraité·es et leurs ayants droit.

TOUTES ET TOUS À PARIS LE 19 NOVEMBRE 2026 !
RENDEZ-VOUS 11h00 GARE DE PARIS MONTPARNASSE

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19 NOVEMBRE 2026 : LES RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·ES DESCENDENT EN MASSE DANS LES RUES DE PARIS !

| Retraités UFR

Depuis plusieurs semaines, le mouvement social prend de l’ampleur dans tout le pays, de la jeunesse étudiante aux retraité·e·s en passant par les salarié.es du public et du privé.
Une lutte intergénérationnelle, convergente où les retraité·e·s du public comme du privé sont bien décidés à faire entendre avec force leurs voix et leurs revendications.

Le gouvernement est aux abois depuis plusieurs semaines face à la puissance du mouvement lycéens engagé depuis mi-septembre. Et plutôt que d’écouter et répondre aux justes revendications des lycéens soutenues par leurs professeurs, il choisit la répression et le pourrissement. Une vieille stratégie de la droite et de son extrême soutenu par le patronat qui a conduit à renforcer le mouvement, ayant oublié que les jeunes en lutte étaient soutenus par leurs parents.
Cette lutte prend de l’ampleur en convergence avec le monde du travail, comme cela a été le cas le 29 septembre, les 6,13 et 17 octobre… Une grande journée de grève et de manifestations à l’appel de tous les syndicats est programmée le 5 novembre et les retraité·e·s en seront.
Déjà, les retraité·e·s étaient plus de 10 000 mobilisés, dont de nombreux cheminot·e·s, le 14 octobre pour une véritable revalorisation des retraites complémentaires AGIRC ARRCO. La proposition de les augmenter de seulement 1,4% est scandaleuse après une année blanche en 2025.

LES RETRAITÉ·E·S DOIVENT AMPLIFIER LA MOBILISATION ET L’ACTION

En effet, elles et ils sont toujours une cible pour le gouvernement, le patronat et des candidats à la présidentielle. Ils tentent de nous culpabiliser sur le niveau de la dette et de rendre inéluctables les mesures austéritaires. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en est l’exemple criant. Il cible prioritairement le monde du travail et les retraité·e·s mais préserve les intérêts du capital et des actionnaires.

L’AVENIR DE LA SÉCURITÉ SOCIALE EST EN DANGER.

Par la volonté de s’attaquer au salaire socialisé en rapprochant le net du brut, vieux leitmotiv des libéraux de tous bords et du patronat, en s’attaquant aux cotisations sociales, partie intégrante du salaire, ils remettent en cause le financement et l’avenir même de la Sécurité sociale, notre bien commun depuis 1945 que le patronat rêve de s’approprier.
Si les annonces sont multiples, la désindexation des pensions, la suppression de l’abattement fiscal de 10 % reviennent en force. Auxquels il faut ajouter la forte augmentation des franchises médicales et des participations forfaitaires validées par décret cet été.
Le patronat est à l’origine de ces choix politiques. Il veut imposer un système par capitalisation comme il le fait pour la santé avec les complémentaires santé obligatoires. Il s’attaque ainsi au fondement de notre système de Sécurité sociale.

Depuis son arrivée en 2017, E. Macron fait les poches des retraité·e·s, un véritable racket qui se chiffre à plus de 110 milliards d’euros. Laisser entendre que les retraité·e·s sont égoïstes et ne se préoccupent pas de leurs descendants relève aussi du scandale !
Les retraité·e·s qui ont toute leur vie produit de la richesse (en partie détournée par le capital à son profit) continuent d’en produire en s’investissant dans les associations, les conseils municipaux, la garde des petits-enfants, en étant aidant·e·s de proche. Les jeunes qui défilent dans les rues ne tombent pas dans ce piège grossier, ciblent le capital et appellent à la lutte intergénérationnelle.

LE DÉBAT N’EST PAS ÉCONOMIQUE MAIS POLITIQUE !

Depuis 1993, les gouvernements successifs ont systématiquement réduit les ressources de la protection sociale. Les allègements et exonérations de cotisations sociales, accordés y compris aux entreprises qui versent des dividendes records, représentent des dizaines de milliards d’euros de manque à gagner chaque année, à l’image du rapport du Sénat démontrant que 211 milliards d’euros d’aides publiques sont versées aux entreprises chaque année sans contrôle ni contrepartie. Supprimer tous ces cadeaux fiscaux suffirait non seulement à renflouer les caisses de la Sécurité sociale, mais aussi à garantir à toutes et tous l’accès aux soins et des retraites dignes pour toutes et tous, ceci même dans la perspective d’une démographie qui amplifie le rapport défavorable actif·ves – retraité·e·s.
Depuis 2017, la fortune des milliardaires français a doublé. 53 d’entre eux détiennent autant de richesses que 32 millions de Français. Dans le même temps, la France compte 1,2 million de pauvres supplémentaires, dont nombre d’entre eux sont des retraité·e·s.
Ça suffit ! La question n’est pas de savoir si la France a les moyens de financer ses retraites et sa protection sociale. Elle a les moyens !
Le vrai débat porte sur la manière dont ces richesses sont réparties. Les choix actuels favorisent une petite minorité au détriment du bien-être de la majorité. Il est temps d’inverser cette logique.
Le 19 novembre, dans l’unité, les retraité·e·s exigerons une revalorisation immédiate des pensions de 10 %, l’indexation des pensions sur les salaires, pas de pension en-dessous du SMIC, une Sécurité sociale intégrale avec une prise en charge à 100 % des frais de santé, des services publics de proximité sur l’ensemble du territoire.

Les cheminot·es retraité·e·s exigeront également :

  • Le retour du suivi post-professionnel amiante au sein des cabinets médicaux SNCF dont nous demandons l’accès à toutes et tous les retraité·e·s.
  • La pérennisation des facilités de circulation pour les retraité·e·s et leurs ayants droit.

LE JEUDI 19 NOVEMBRE, DANS L’UNITÉ, TOUTES ET TOUS À PARIS POUR UNE GRANDE MANIFESTATION NATIONALE !

Rendez-vous à partir de 11h00 Gare Montparnasse pour un départ de la manifestation à 13h30 en direction des Invalides.

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Astreintes encadrement : quand la sécurité se découpe en filiales !

| Le transport de marchandises

À compter du 13 décembre 2026, Hexafret assurera de manière autonome les astreintes Traction-Exploitation liées à ses circulations. Cette réorganisation s’inscrit dans une logique d’éclatement du système ferroviaire qui gagne progressivement l’ensemble des sociétés du groupe SNCF. Des territoires toujours plus vastes et des moyens cloisonnés, la CGT refuse une organisation qui oppose logique concurrentielle et sécurité ferroviaire !

À travers cette réorganisation, la direction d’Hexafret envisage de mettre en place de nouveaux cycles d’astreinte, qui étaient jusqu’ici mutualisés avec les autres activités. Ces nouveaux cycles prévoient notamment une mutuali-sation des encadrants Exploitation et Traction.
Les interventions seraient désormais limitées aux seules activités Hexafret, et le nouveau dispositif programmé pour 2027 réduit fortement les moyens dédiés, passant de 51 cycles et 480 astreinteurs à 27 cycles territoriaux (12 mixtes Exploitation-Traction, 10 Exploitation et 5 Traction).
Cette réorganisation s’accompagne d’un élargissement significatif des péri-mètres d’intervention. Les cartographies présentées montrent des terri-toires couvrant plusieurs départements ou de vastes zones géographiques. C’est notamment le cas des territoires de Garonne–Limousin–Midi-Pyrénées, d’Auvergne ou encore des cycles Traction regroupant le Rhône et les Alpes.

DES CADRES TRACTION AU CENTRE DU DISPOSITIF !

Pour la CGT, les cadres Traction, qu’ils soient de Fret ou de Voyageurs, sont les experts de la conduite ferroviaire. Leur expertise doit être mise au service de l’ensemble du système ferroviaire, sans cloisonnement entre les sociétés du Groupe. La mutualisation des astreintes est une garantie d’effi-cacité, de réactivité et de sécurité. L’autonomisation des filiales ne peut justifier la multiplication des organisations, la réduction des moyens ou une mise en concurrence de la sécurité ferroviaire.

LES RISQUES NE SE MONNAYENT PAS !

Pour la CGT, cette nouvelle organisation accroît fortement les contraintes pesant sur les agents d’astreinte. La Direction reconnaît elle-même que les nouveaux cycles impliquent des déplacements plus longs, y compris de nuit, alors que les cheminots peuvent être appelés à intervenir à tout moment sur des événements graves de sécurité ferroviaire (accident de personne, déraillement, franchissement de signal d’arrêt, etc.).
L’allongement des trajets augmente les risques liés à la fatigue, à la somno-lence, aux conditions météorologiques, à la pression de l’urgence, ainsi qu’au risque routier, notamment après des interventions longues ou psychologique-ment éprouvantes. Pour la CGT, la sécurité des cheminots ne peut devenir la variable d’ajustement d’une politique de réduction et de spécialisation des moyens.

La création d’astreintes mixtes renforce également les exigences de polyvalence en combi-nant des compétences Traction et Exploitation, avec davantage de connaissances, de forma-tions et de responsabilités.
Face à ces contraintes supplémentaires, la Direction propose un « Welcome Bonus » pouvant atteindre 1 000 euros pour les cycles mixtes et 600 euros pour certaines intégra-tions. Pour la CGT, une prime ponctuelle ne compense ni les risques encourus, ni l’augmen-tation des responsabilités. La reconnaissance de ces missions doit passer par des moyens humains adaptés et une revalorisation pérenne des rémunérations.

LA CGT REVENDIQUE DES MESURES CONCRÈTES !

La CGT exige :

  • le maintien d’une organisation mutualisée des astreintes, au-delà des frontières entre sociétés et activités du groupe SNCF ;
  • une réduction des périmètres géographiques d’astreinte à 50 km, avec des cycles supplémentaires permettant une réelle proximité entre les agents et les lieux d’inter-vention ;
  • une évaluation précise et préalable du risque routier, intégrant les kilomètres poten-tiellement parcourus, les temps de trajet réels, les conditions météorologiques, les interventions nocturnes et la fatigue cumulée ;
  • une augmentation des effectifs d’astreinteurs, afin de répartir les contraintes et de limiter les déplacements ;
  • des garanties sur les temps de travail et de repos, avec une prise en compte inté-grale des déplacements et des interventions et l’interdiction de toute reprise de service incompatible avec une récupération suffisante ;
  • des formations complètes et adaptées, ainsi qu’une véritable reconnaissance des qualifications des cadres d’astreinte et de leurs responsabilités.

Pour la CGT, la sécurité ne peut être proclamée comme une priorité tout en élargissant les périmètres d’intervention et les contraintes des agents. L’optimi-sation des ressources ne doit pas se faire au détriment de la prévention, de la sécurité et des conditions de travail.

DES ASTREINTES DE PROXIMITÉ, DES EFFECTIFS SUFFISANTS, DES CONDITIONS DE TRAVAIL SÉCURISÉES !
LA SÉCURITÉ DES CHEMINOTS N’A PAS DE PRIX !
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 5 NOVEMBRE PROCHAIN !

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Des annonces au rabais, loin des réalités du terrain !

| Sécurité ferroviaire

Le 21 octobre, une table ronde consacrée à la sécurité ferroviaire s’est tenue sous le pilotage de la direction de SNCF Réseau.
Au-delà des communications qui ne manqueront pas de saturer les messageries et les médias, la faiblesse des moyens annoncés montre que la direction ne prend pas réellement la mesure de la gravité de la situation.
La CGT exige des moyens humains, matériels et financiers au plus près des cheminots, des métiers et du travail réel.

Si les accidents ferroviaires sont souvent multifactoriels, l’accident de Cléon – et tous les autres – ne peut être dissocié de la situation organisationnelle, sanitaire et sociale à la SNCF.
Leur accumulation révèle que le mal qui ronge l’entreprise est profond et qu’il trouve ses racines dans des choix structurels auxquels la direction refuse encore de s’attaquer.
Le morcellement de l’entreprise, l’externalisation, la polyvalence, la dégradation des conditions de travail et le sous-investissement dans le réseau fragilisent profondément la sécurité ferroviaire.
Cette table ronde s’inscrivait dans le prolongement de la réunion du 24 septembre, convoquée en urgence au niveau du Groupe SNCF sous la pression de la CGT.
Dans ce contexte, la direction de SNCF Réseau était appelée à présenter les mesures engagées et les moyens mobilisés pour répondre à la situation.
Concernant les coupons de rail entreposés aux abords des voies, directement mis en cause dans l’accident de Cléon, la direction affirme que plus de 50 % des coupons identifiés ont été retirés et annonce achever leur enlèvement dans un délai de six mois.
Mais comment prétend-elle inscrire ce ramassage dans la durée et assurer sa continuité alors que, sur certains territoires, jusqu’à 90 % des draisines peuvent être indisponibles faute d’entretien et que les effectifs de conducteurs de l’Équipement ne cessent de fondre ?
Sans matériels disponibles ni effectifs suffisants, c’est une promesse sans lendemain.
La direction ose se gargariser d’un budget en augmentation de 460 recrutements.
Un chiffre pourtant dérisoire au regard des besoins et des suppressions de brigades sur tout le territoire. Plus de 9 000 cheminots supplémentaires à Réseau sont indispensables pour répondre aux exigences de sécurité et assurer correctement les missions.
La direction annonce également une hausse de 15 % des investissements consacrés aux engins et aux matériels. Là encore très loin du compte quand les brigades sur le terrain manquent de tout.
Elle invoque les difficultés à obtenir du gouvernement les financements nécessaires pour l’infrastructure et sa maintenance.

Mais cette réalité ne saurait l’exonérer de ses propres responsabilités : l’organisation du travail, l’élargissement des périmètres d’astreinte, les sous-effectifs et la polyvalence imposée aux métiers relèvent directement de ses choix, dont elle doit pleinement assumer les conséquences.
D’ailleurs, la direction refuse toujours de reconnaître la nocivité de « Maintenir demain » et d’en tirer la seule conclusion qui s’impose : un moratoire immédiat.
Les seuls correctifs qu’elle envisage sont sur les parcours d’astreinte, les missions et formation des ordonnanceurs, les moyens et l’accompagnement des REC.

UNE SEULE CHAÎNE, TOUTE LA SNCF

La sécurité engage tous les métiers et toutes les activités. À mesure que l’entreprise se fragmente par la filialisation, l’externalisation et la sous-traitance, les responsabilités se diluent, les interfaces se multiplient et les savoirs se dispersent : le risque, lui, s’installe.
En confiant le pilotage de cette réunion à SNCF Réseau, la direction du GPU SNCF tente à la fois d’échapper à ses propres responsabilités et de cantonner les réponses à des mesures directement liées aux accidents.
Or, la crise est bien plus profonde : elle est structurelle et résulte des choix d’organisation, de fragmentation et de gestion imposés à l’ensemble de la SNCF.
Y répondre exige des moyens humains, matériels et financiers importants dans toutes les sociétés du Groupe et un retour à une entreprise intégrée. C’est donc toute la politique de l’entreprise qui doit être revue.

CESSER DE RESTRUCTURER, SÉCURISER MIEUX

Réorganisations incessantes, dégradation des conditions de travail, souffrance des cheminots : lorsque les cheminots sont fragilisés, c’est toute la chaîne de sécurité qui l’est.
Nous exigeons un moratoire immédiat sur toutes les réorganisations, locales comme nationales, ainsi que l’arrêt des politiques de filialisation et d’externalisation, qui aggravent les risques ferroviaires et la souffrance au travail.
Nous revendiquons la fin de la polyvalence imposée et des emplois à géométrie variable, ainsi que de véritables formations aux métiers tout au long de la carrière.
Nous exigeons des effectifs suffisants, des moyens matériels à la hauteur et la suppression des frontières entre les sociétés et les activités, afin de rétablir une organisation cohérente et intégrée au service de la sécurité ferroviaire.
Il faut repartir du travail réel : les cheminots connaissent les risques, les besoins et les solutions.
Les accidents ne sont que la partie visible des dysfonctionnements auxquels sont exposés les cheminots comme les usagers.
Répondre à l’urgence est indispensable, mais ne suffit pas. Réparer après l’accident, c’est trop tard ; sécuriser, c’est agir à la racine.

DANS LES TERRITOIRES, IMPOSONS NOS CHOIX !

Le 21 octobre, les syndicats CGT de site ont multiplié, partout en France, les initiatives et les interpellations pour placer les directions locales devant leurs responsabilités et obtenir les moyens nécessaires.
Cette mobilisation les a contraintes à dépasser les annonces et à s’engager dans un travail de proximité pour mesurer les besoins réels et y répondre concrètement.
Des réunions inter-SA sont et seront organisées dans chaque région. Les directions locales devront répondre aux revendications portées.
Le 25 novembre, une nouvelle réunion nationale, pilotée par la direction du GPU SNCF, devra dresser le bilan.

POUR PESER DAVANTAGE, IMPOSER D’AUTRES CHOIX ET GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS, INFORMONS-NOUS AUPRÈS DES SYNDICATS CGT DE SITE ET REJOIGNONS LA CGT !

GAGNONS DES MOYENS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ MOBILISONS-NOUS LE 3 ET LE 5 NOVEMBRE 2026 !

 

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SUGE : L’ENCADREMENT AU COEUR DU COLLECTIF ET DU SERVICE PUBLIC ferroviaire !

| Maîtrise et cadres UFCM

Essentiel à la cohésion des équipes et à l’efficacité des missions, l’encadrement SUGE exige une véritable reconnaissance de son expérience, de ses qualifications et de sa technicité.
La CGT revendique des parcours professionnels qui prennent en compte les savoirs, savoir-faire, et reconnaissent l’expérience acquise, les qualifications et la technicité des métiers, en renforçant la complémentarité avec les cheminot·e·s de terrain.

Depuis la loi de 2014, la SUGE est enfermée dans une logique de client fournisseur avec les autres sociétés du groupe. Cette contractualisation réduit progressivement sa mission essentielle de sûreté ferroviaire à une simple prestation de service facturée aux entreprises ferroviaires. Cette situation implique de graves conséquences, y compris au regard des accidents et incidents survenus dans la dernière période. Cette transformation détourne la SUGE de sa vocation première et fragilise, à terme, les missions, les emplois et l’avenir même du service.
La CGT et son UFCM dénoncent depuis des années cette mise en concurrence, encouragée par un cadre réglementaire qui favorise le recours notamment aux entreprises privées de gardiennage. La sûreté ferroviaire ne peut être considérée comme un simple « produit » soumis aux lois du marché et à la concurrence, mais bien retrouver pleinement sa place comme une fonction transverse de sécurité ferroviaire, au service des cheminot·e·s, des usagers et de l’intérêt général.

L’IMPOSTURE DE L’OUVERTURE À LA CONCURRENCE !

La concurrence se construit TOUJOURS sur le dos des usager·e·s et des salarié·e·s, sur l’abaissement des repères collectifs et sur la liquidation du service public. Elle frappe directement les conditions d’emploi des cheminot·e·s, y compris de l’encadrement : l’éclatement de l’entreprise, les réorganisations successives et les suppressions de postes détériorent fortement leurs conditions de travail et celles de leurs assistant·e·s. Ces dernier·e·s deviennent de simples gestionnaires de pénurie, au lieu d’être des référent·e·s techniques et des expert·e·s de leur métier, disposant des moyens nécessaires pour encadrer des collectifs de travail à taille humaine, au plus près du terrain !

UNE SOUFFRANCE AU TRAVAIL NIÉE PAR LA DIRECTION !

Les cheminot·e·s de l’encadrement subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail. Malgré ce constat et les alertes, la Direction persiste à vouloir imposer ses objectifs inatteignables en exerçant une pression permanente et des injonctions contradictoires. La perte de sens au travail se généralise, les risques psychosociaux augmentent et la charge mentale des encadrant·e·s atteint un niveau critique !
De plus, les dérives du forfait-jours ont fait exploser leur temps de travail, bien au-delà de la durée annuelle réglementaire. Sans réel droit à la déconnexion et en invisibilisant les heures réellement effectuées, ce dispositif favorise une part importante de travail non rémunéré et rogne les temps de repos les soirs, les week-ends, et même durant les congés ! L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est sacrifié, au détriment de la santé physique et mentale des cheminot·e·s, mais aussi de l’emploi. Pour la CGT et son UFCM, il est grand temps de briser cette spirale infernale !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires et l’instauration de l’échelle mobile des salaires indexée sur l’inflation ;
  • La création d’une prime de travail spécifique SUGE et d’une prime de base garantie reconnaissant la technicité des métiers de la SUGE ;
  • Le décompte des heures de travail pour garantir le strict respect du temps de travail annuel ainsi que l’équilibre vie personnelle-vie professionnelle ;
  • Un réel droit à la déconnexion garantissant les temps de repos et protégeant la santé mentale ;
  • L’extension de la liste des emplois-repères à pénibilité avérée (ERPA) et des dispositifs de CAA pénibilité aux agents de commande, aux formateur·trice·s et aux métiers de l’encadrement SUGE ;
  • La classification des postes d’APDX à la classe 5 après 10 ans d’ancienneté, sans remise en cause de la pénibilité ;
  • La reconnaissance des qualifications des formateur·trice·s TIS/TIR par la classe 5 ;
  • La classification des postes de DUO à la classe 8 selon les spécificités métiers et géographiques ;
  • Le maintien des indemnités de port d’armes après 20 ans de pénibilité, y compris en cas de reconversion ou d’aménagement de fin de carrière ;
  • La création de postes de fin de carrière dans toutes les DZS et les agences ;
  • La réduction de moitié des nuits après 50 ans, pour les agents volontaires, avec maintien du salaire et sans repos secs.

POUR UNE SÛRETÉ FERROVIAIRE INTÉGRÉE, RECONNUE ET DÉVELOPPÉE,
AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
JE VOTE CGT !

 

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Pour gagner : dans la rue et en grève !

Infoluttes

| Non classé

Depuis plusieurs semaines, les luttes se multiplient contre l’austérité, la casse sociale, la faiblesse des salaires et pensions.
Après la journée réussie du 29 septembre ainsi que les mobilisations de la jeunesse, le 17 octobre, près de 800 000 personnes, dont de nombreux cheminot·e·s, se sont mobilisées partout en France.
La Fédération CGT des cheminots, et ses structures locales prennent toute leur place dans ces mobilisations.

Les mobilisations se multiplient pour l’augmentation des salaires, des minima sociaux, le financement des retraites et des services publics. La jeunesse, les salariés, les retraités, les privés d’emploi, dénoncent les inégalités dans notre pays et la violence du projet budgétaire en cours de discussion, alors même que beaucoup d’entre nous devons choisir entre faire le plein de carburant, faire nos courses, s’alimenter tous les jours ou se soigner.
Le budget débattu actuellement à l’Assemblée nationale ne prévoit aucune mesure pour récupérer l’argent des exonérations de cotisations sociales (211 milliards d’euros), celui stocké dans les niches ou paradis fiscaux, ou encore pour taxer les profits records des entreprises du CAC 40 notamment (environ 63 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires dans le premier semestre 2026). À l’inverse, il prévoit 54 milliards d’économies qui pèseront directement sur les services publics déjà exsangues (- 7 milliards d’euros sur les moyens attribués aux Régions), la baisse de la taxe exceptionnelle sur les hauts revenus (passage de 7 à 5 milliards) et de nouveaux cadeaux aux grands groupes.
Ce budget régressif que voudrait nous imposer l’Exécutif va aggraver la pauvreté, amputer la Sécurité sociale, geler les salaires des fonctionnaires et assécher les moyens pour les services publics et la transition écologique.

Par leur refus obstiné de répondre aux revendications portées massivement dans les manifestations, gouvernement et patronat portent la responsabilité politique de la montée des violences, qui ne sont en rien le fait des manifestants.
Dans ce contexte, la CGT soutient sans retenue le mouvement de la jeunesse qui défend des revendications légitimes et est confrontée à une répression qui menace la liberté de manifester. Elle appelle à poursuivre la mobilisation pacifique avec les jeunes, à mettre partout en débat sur les lieux de travail les conditions de la réussite des prochaines étapes revendicatives, dont la grande journée unitaire et interprofessionnelle de grève et de manifestation du 5 NOVEMBRE PROCHAIN.

Dans le ferroviaire

Les salaires sont en berne. L’austérité imposée dans le ferroviaire reflète la politique gouvernementale appliquée dans tout le pays. Partout, les cheminotes et les cheminots voient leur salaire décrocher, leur niveau de vie reculer. Face à la flambée des prix, les 0,18 % d’augmentation générale des salaires décidés lors des négociations annuelles à la SNCF pour 2026 ont tout d’un affront. Quand la Direction répond en centimes à des factures qui se comptent en centaines d’euros, elle ne reconnaît pas notre travail, elle en rabaisse la valeur.
La reconnaissance du travail des cheminots doit enfin se lire sur la fiche de paie. Quels que soient le métier, le statut social ou l’entreprise ferroviaire, nous faisons toutes et tous face à la même urgence : pouvoir vivre dignement de notre travail. Toutes et tous ensemble, interpellons les directions des entreprises ferroviaires pour exiger des augmentations générales des salaires. Sous l’impulsion de la Fédération CGT des cheminots, un rassemblement unitaire est organisé pour exiger l’ouverture de négociations salariales à la SNCF.

LE 3 NOVEMBRE, SOYONS NOMBREUX À SAINT-DENIS !

Parallèlement, nos conditions sociales, de vie et de travail se dégradent. Le manque de moyens pour bien travailler, la dérèglementation du travail et les reculs sociaux deviennent la norme. Le processus de privatisation en cours à la SNCF, la mise en place de filiales, l’ouverture du capital d’Hexafret ainsi que les nombreuses réorganisations/restructurations dans les différentes sociétés du Groupe frappent notre quotidien d’incertitudes, d’incompréhensions et génèrent de l’anxiété.
Par ailleurs, les cures d’austérité vis-à-vis du financement du réseau, le manque d’emplois et de formations, impactent le niveau de sécurité des circulations et les conditions de vie et de travail des cheminot·e·s.

LE 5 NOVEMBRE, L’UNITÉ DES CHEMINOTS SERA NOTRE FORCE !

Dans ce contexte de mobilisations multiformes de ces dernières semaines, la CGT – et sa fédération des cheminots – a fait le choix de soutenir les mobilisations lycéennes et étudiantes et de sécuriser les cortèges de manifestants, de s’inscrire dans les mobilisations citoyennes du samedi. Pour la CGT, le patronat en général, celui du ferroviaire dont la direction du GPU SNCF en particulier, ne peuvent demeurer simples spectateurs d’un contexte abrasif. Les grèves dans les entreprises s’imposent et doivent s’ancrer pour que s’ouvrent des négociations sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail notamment.

MANIFESTER DONNE DE LA VISIBILITÉ MAIS NE SUFFIRA PAS : IL NOUS FAUT DÉSORMAIS PESER SUR L’ÉCONOMIE ET SUR LA PRODUCTION POUR OBLIGER GOUVERNEMENT ET PATRONAT À ENTENDRE NOS REVENDICATIONS

POUR LE SERVICE PUBLIC, POUR NOS CONDITIONS SOCIALES ET DE TRAVAIL, EXIGEONS ENSEMBLE :

  • L’ouverture immédiate de négociations salariales dans les entreprises de la branche ferroviaire et des augmentations générales des salaires ;
  • Le maintien de l’unité sociale au sein de la SNCF ;
  • Des embauches en nombre suffisant ;
  • Une formation qui permette d’exercer nos métiers dans les meilleures conditions ;
  • La mutualisation des moyens financiers, matériels et humains pour une production plus efficace et sûre ;
  • Des droits sociaux de haut niveau pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche ;
  • L’arrêt du processus de privatisation de la SNCF ;
  • L’accès aux cabinets médicaux pour les actifs et les retraités.

À chaque fois que nous nous sommes mobilisés fortement par la grève, nous avons mis en échec de nombreuses attaques du gouvernement et des directions des entreprises ferroviaires.
Sous l’impulsion de la Fédération CGT des cheminots, les quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF appellent les cheminot·e·s à s’inscrire dans la grande journée intersyndicale de grève et de manifestation du 5 novembre.
L’urgence sociale et salariale frappe l’ensemble des métiers avec la même force qu’elle frappe les écoles, les hôpitaux et les usines. Dès maintenant, débattons le plus largement possible sur les lieux de travail, avec les syndicats CGT de proximité, de la construction d’une grève majoritaire dans toutes les entreprises du ferroviaire.

POUR EXIGER UN AUTRE PARTAGE DES RICHESSES, RETROUVER NOTRE DIGNITÉ ET IMPOSER D’AUTRES CHOIX, ACCENTUONS NOTRE MOBILISATION, TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !

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pour la suge, la CGT ne désarme jamais !

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Dans un système ferroviaire profondément transformé par les réorganisations, la filialisation et l’ouverture à la concurrence, les cheminot·e·s ont démontré, ces derniers mois, leur volonté de ne pas subir. Pour la Suge comme pour l’ensemble du système ferroviaire, les échéances des 3 et 5 novembre seront une nouvelle étape pour construire le rapport de forces nécessaire.

DES REVENDICATIONS QUI NE DATENT PAS D’HIER !

Depuis 2014, la CGT défend une Suge au service du ferroviaire et porte, aux côtés des cheminot·e·s, des revendications constantes : effectifs adaptés, reconnaissance des qualifications, formations TIS et TIR, conditions de travail, déroulement de carrière et augmentation des salaires. L’intégration de l’IPA et de l’ICPA dans la prime de travail, comme la reconnaissance des formations et des qualifications, s’inscrit dans la continuité de ce travail revendicatif.

LA CGT ORGANISE LA LUTTE AVEC LES CHEMINOT·E·S !

Parce que les revendications ne suffisent pas sans rapport de forces, la CGT a organisé et accompagné les mobilisations des cheminot·e·s de la Suge. Des rassemblements nationaux de mars et mai 2024 aux actions menées dans les DZS, ces mobilisations ont permis d’obtenir des avancées concrètes sur les déroulements de carrière, les notations, les dossiers individuels, les effectifs et les compensations liées aux fortes chaleurs. Elles ont également contribué à inscrire les revendications de la Suge dans la mobilisation plus large des cheminot·e·s contre les restructurations et la filialisation du ferroviaire.

LA CGT PORTE UN PROJET POUR SORTIR DE LA CONTRACTUALISATION ET GARANTIR L’AVENIR DE LA SUGE.

Sur l’avenir de la Suge, la CGT ne s’est pas contentée de dénoncer les choix de la Direction. À l’occasion des débats ayant conduit à la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les transports, elle a notamment alerté sur les risques de transfert de certaines missions progressivement transférées vers la sécurité privée. Si cette loi a renforcé certaines prérogatives des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP, le décret du 28 mars 2026 en a précisé les modalités d’application dans un contexte où l’ouverture à la concurrence continue de faire peser des menaces sur l’avenir de la sûreté ferroviaire.
Face à ces enjeux et aux travaux en cours sur l’avenir de la Suge, la CGT défend son intégration parmi les facilités essentielles du système ferroviaire, avec des moyens pérennes, des prérogatives renforcées et la reconnaissance de son rôle indispensable pour la sécurité des voyageurs, des personnels et des circulations.

Dans un contexte où la sécurité des installations, des circulations et des emprises n’a jamais été autant d’actualité, la CGT continue à revendiquer plus de moyens et de reconnaissance pour la Suge :

  • revendications salariales : grille unique des salaires, intégration IPA/ICPA à la prime de travail et liquidable pour la retraite ;
  • formation : renforcement des formations TIS/TIR ;
  • carrières et qualifications : la CGT exige une reconnaissance proportionnelle à la technicité du métier ;
  • emploi et conditions de travail : les enjeux d’effectifs, d’attractivité, de conditions de travail et l’avenir de la Suge restent ouverts.

a CGT appelle, dans un cadre unitaire, l’ensemble des cheminot·e·s de la Suge à se mobiliser les 3 et 5 novembre pour exiger des augmentations de salaire et des moyens pour bien travailler. Elle appelle également à voter CGT du 19 au 26 novembre 2026.

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ASCT : NOS MISSIONS, NOS DROITS, NOTRE AVENIR !

STI OPE

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Face à l’application de la STI OPE, la CGT s’est mobilisée pour défendre le métier d’ASCT et ses missions 4S. Notre détermination avec l’appui de la mobilisation des ASCT ont permis d’obtenir des engagements de la Direction. Une première avancée significative, mais le combat continue pour préserver nos droits et notre avenir professionnel !

STI OPE : LA CGT OBTIENT DES GARANTIES, LE COMBAT CONTINUE !

Entré en vigueur le 18 juin 2024 et applicable depuis le 18 avril 2026, ce règlement européen fait l’objet d’interpellations répétées de la CGT auprès de la Direction depuis plus de 18 mois.
Pour la CGT, il est inconcevable que sa mise en oeuvre serve à remettre en cause la reconnaissance et le contenu du métier d’ASCT en réduisant les habilitations de sécurité des ASCT IC et TER à quelques seules FLS (fonc-tions liées à la sécurité).
Dans sa logique permanente de réduction des coûts, la Direction voudrait s’appuyer sur ce texte pour diminuer les missions, alléger les formations, réduire le suivi médical, ce qui a pour première conséquence de remettre en cause les parcours professionnels. À terme, ce sont la qualification, la rémunération et les perspectives de carrière des ASCT qui sont directe-ment menacées.
De plus, au regard des événements graves de sécurité survenus ces der-niers mois, le métier d’ASCT ne peut en aucun cas être réduit à quelques tâches isolées. Nos missions 4S (sécurité, sûreté, service et sauvegarde des recettes) forment un tout cohérent, indissociable et indispensable, qui doit être pleinement reconnu, préservé et valorisé.

UNE DÉMARCHE SYNDICALE QUI A CONTRAINT LA DIRECTION À FAIRE DES ANNONCES !

Face à une direction qui tentait d’imposer cette évolution comme une fatalité, la CGT a refusé la résignation. Nous avons fait le choix de construire le rapport de forces et de rechercher l’unité syndicale sur la base de nos revendications.
Au fil des mois, les interventions de la CGT et le rapprochement avec la CFDT sur nos exigences ont permis de renforcer le rapport de forces. Appuyée par la mobilisation croissante des cheminots de la filière Trains, cette démarche a contraint la Direction à revenir à la table des négocia-tions.
Le puissant mouvement du 10 juin, avec 63 % d’ASCT en grève, a constitué un tournant. En déposant conjointement une nouvelle demande de concer-tation immédiate, nos deux organisations syndicales ont obligé la Direction à prendre des engagements écrits, formalisés dans un courrier reçu le 5 octobre 2026.

CE QUE NOUS AVONS ARRACHÉ

Après un mois d’arbitrage, la Direction s’engage par écrit sur nos revendications clés :

Ce que la direction voulait imposer Ce que la CGT a obtenu par l’action et l’argumentation
Fin de la VMAS pour les agents hors TCS et les nouveaux embauchés Passage de la VMAS pour tous les nouveaux embauchés, leur garantissant le déroulement de carrière comme tous les autres agents et retour de la VMAS pour les ASCT classe 4 et les parcours professionnels
Perte des compétences au TER, à Transilien et à Intercités Maintien des compétences TCS pour les agents TER visés par des parcours professionnels en 2027 et 2028 afin d’anticiper les montées vers Voyages
Déqualification du métier Maintien des TCS pour tous les agents de classe 4 à TER, valorisant pleinement leur rôle de moniteur

+ Effet collatéral victorieux : ce résultat évite également la fermeture de certains cabinets médicaux grandement fragilisés par l’application de la STI !

UNE AVANCÉE, MAIS PAS LA FIN DU COMBAT !

Ces garanties ne règlent pas toutes les conséquences de la STI OPE. La CGT continuera d’agir pour empêcher la déqualification du métier, défendre les qualifications et la rémuné-ration, préserver les possibilités d’évolution professionnelle et garantir la reconnaissance de nos missions 4S.
La réglementation européenne ne doit pas servir de prétexte à la remise en cause de nos droits et de notre métier !

La CGT appelle l’ensemble des ASCT à maintenir la pression et à s’inscrire dans les prochaines mobilisations professionnelles et interprofessionnelles.

AVEC LA CGT, JE LUTTE POUR MES DROITS ET POUR EN CONQUÉRIR DE NOUVEAUX !
DU 19 AU 26 NOVEMBRE, JE VOTE CGT !

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Cancer du sein : Octobre de la colère

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De la précarité médicale à la prise en charge à 100 %

Une double peine pour les travailleurs

En France, chaque année, 900 000 femmes vivent avec un cancer du sein, 61 000 nouveaux cas diagnostiqués tous les ans et 600 chez l’homme. Elles subissent la maladie mais aussi la violence du système économique.
Le blocage politique de la loi 2025-106 de février 2025 sur le remboursement intégral est inacceptable. Pour rappel, les députés de l’extrême droite ont voté CONTRE !
Faute de décret d’application de la part du gouvernement, les patientes continuent de payer de leur poche.
Une loi sans décret est une loi fantôme : EXIGEONS SON APPLICATION !

La réalité des restes à charge

Selon l’Assurance maladie, le reste à charge peut atteindre plus de 1 500 € par victime du cancer du sein.
Les dépassements d’honoraires représentent une part importante (environ 27 %) de ce reste à charge, notamment pour les actes chirurgicaux.
Les dépenses liées aux soins de confort, tels que le soutien psychologique ou les aides à domicile, restent souvent à la charge des patientes.
Il en va de même pour les dispositifs spécifiques indispensables au quotidien, comme le tatouage du mamelon, les crèmes de soin réparatrices ou les vernis protecteurs.
Enfin, les frais annexes liés à l’organisation de la vie quotidienne, notamment le transport et la garde des enfants, sont également mal ou non remboursés.
Aujourd’hui, l’accès à une prise en charge totale contre le cancer du sein dépend entièrement de la signature des décrets gouvernementaux et de leur application. Chaque mois de retard dans leur publication est un mois de trop imposé aux malades.
C’est pourquoi la CGT revendique le 100 % SÉCU

Une hôtesse de l’air obtient la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle
Juillet 2026

Une infirmière obtient la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle
Mars 2026

POUR UNE PREVENTION OFFENSIVE ET DE PROXIMITE

De nombreuses cheminotes sont exposées au travail de nuit (conductrices, dans les EIC, les escales…).
Dans les entreprises de la branche, le travail de nuit doit strictement être limité à la continuité du Service Public.

La Fédération CGT des cheminots revendique :

  • un suivi médical renforcé : en effet, le risque du cancer du sein augmente de 26 à 30 % pour les femmes ayant une activité nocturne ;
  • un gynécologue par cabinet médical SNCF ;
  • l’ouverture des cabinets de radiologie ;
  • la réduction du travail de nuit.

Pour le retour dans l’emploi, la CGT exige aussi :

  • Un accompagnement dans le travail ;
  • La reconnaissance en maladie professionnelle pour les femmes ayant travaillé sur des horaires de nuit ;
  • La nécessité d’intégrer le genre dans les DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels).

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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