Fédération CGT des Cheminots


ArchivesOctobre 2026

Cancer du sein : Octobre de la colère

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De la précarité médicale à la prise en charge à 100 %

Une double peine pour les travailleurs

En France, chaque année, 900 000 femmes vivent avec un cancer du sein, 61 000 nouveaux cas diagnostiqués tous les ans et 600 chez l’homme. Elles subissent la maladie mais aussi la violence du système économique.
Le blocage politique de la loi 2025-106 de février 2025 sur le remboursement intégral est inacceptable. Pour rappel, les députés de l’extrême droite ont voté CONTRE !
Faute de décret d’application de la part du gouvernement, les patientes continuent de payer de leur poche.
Une loi sans décret est une loi fantôme : EXIGEONS SON APPLICATION !

La réalité des restes à charge

Selon l’Assurance maladie, le reste à charge peut atteindre plus de 1 500 € par victime du cancer du sein.
Les dépassements d’honoraires représentent une part importante (environ 27 %) de ce reste à charge, notamment pour les actes chirurgicaux.
Les dépenses liées aux soins de confort, tels que le soutien psychologique ou les aides à domicile, restent souvent à la charge des patientes.
Il en va de même pour les dispositifs spécifiques indispensables au quotidien, comme le tatouage du mamelon, les crèmes de soin réparatrices ou les vernis protecteurs.
Enfin, les frais annexes liés à l’organisation de la vie quotidienne, notamment le transport et la garde des enfants, sont également mal ou non remboursés.
Aujourd’hui, l’accès à une prise en charge totale contre le cancer du sein dépend entièrement de la signature des décrets gouvernementaux et de leur application. Chaque mois de retard dans leur publication est un mois de trop imposé aux malades.
C’est pourquoi la CGT revendique le 100 % SÉCU

Une hôtesse de l’air obtient la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle
Juillet 2026

Une infirmière obtient la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle
Mars 2026

POUR UNE PREVENTION OFFENSIVE ET DE PROXIMITE

De nombreuses cheminotes sont exposées au travail de nuit (conductrices, dans les EIC, les escales…).
Dans les entreprises de la branche, le travail de nuit doit strictement être limité à la continuité du Service Public.

La Fédération CGT des cheminots revendique :

  • un suivi médical renforcé : en effet, le risque du cancer du sein augmente de 26 à 30 % pour les femmes ayant une activité nocturne ;
  • un gynécologue par cabinet médical SNCF ;
  • l’ouverture des cabinets de radiologie ;
  • la réduction du travail de nuit.

Pour le retour dans l’emploi, la CGT exige aussi :

  • Un accompagnement dans le travail ;
  • La reconnaissance en maladie professionnelle pour les femmes ayant travaillé sur des horaires de nuit ;
  • La nécessité d’intégrer le genre dans les DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels).

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LE 21 OCTOBRE, EXIGEONS DES MOYENS SUPPLÉMENTAIRES !

Sécurité ferroviaire

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 21 octobre 2026, une table ronde réunira le directeur général de SNCF Réseau et les organisations syndicales représentatives du groupe SNCF, dans un contexte marqué par la multiplication des accidents graves et des incidents de sécurité. La CGT appelle ses syndicats à interpeller leurs directions locales, ce jour-là.

DES MOYENS POUR LA SÉCURITÉ, DES RÉPONSES À NOS ALERTES !

Depuis le début de l’année, huit événements graves ont marqué le réseau ferro-viaire, dont le déraillement de Cléon, en Normandie, le 11 septembre dernier. Dans le même temps, les alertes se multiplient : rails cassés, pièces manquantes ou détériorées sur des rames, ainsi que des difficultés à assurer la maintenance faute de temps et de personnel. Ces situations ne peuvent être ignorées.

LA SÉCURITÉ, FONDEMENT DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Des décennies de restrictions budgétaires, de suppressions d’emplois et de réor-ganisations fragilisent le système ferroviaire. L’ouverture à la concurrence accen-tue son morcellement, multiplie les interfaces et favorise la sous-traitance, tandis que la recherche permanente de réduction des coûts pèse sur les effectifs, la formation et les conditions de travail.
Dans tous les métiers, les cheminot·e·s subissent la dématérialisation à marche forcée, la multiplication des outils numériques, le développement du travail isolé et la dégradation des horaires et des amplitudes de travail. Parallèlement, les moyens de la médecine du travail diminuent, les effectifs de la Suge sont fragilisés et leurs missions sont soumises à des logiques de contrats commerciaux.
Pour la CGT, la sécurité repose avant tout sur des cheminot·e·s formés, expérimentés, présents sur le terrain et disposant du temps et des moyens nécessaires pour travailler correctement.

LE 21 OCTOBRE, FAISONS ENTENDRE LES RÉALITÉS DU TERRAIN !

Cette journée ne doit pas se résumer à une réunion d’experts ni à de simples déclarations d’intention. Elle doit permettre d’interpeller les directions dans les territoires sur les manques de moyens, les dysfonctionnements constatés et les événements de sécurité locaux.
La CGT appelle les cheminot·e·s de tous les métiers à faire remonter leurs alertes et à exiger des réponses concrètes. Les réunions territoriales à venir devront pro-longer cette démarche et déboucher sur des mesures précises pour prévenir de nouveaux accidents.

UN AUTRE CHOIX POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

La multiplication des appels d’offres, la duplication des moyens et le morcellement des activités alourdissent l’organisation du système ferroviaire, alors que la sécurité exige de la coordination, de la continuité et une vision globale du réseau.
La CGT refuse cette logique de fragmentation et revendique un service public ferroviaire qui mutualise ses moyens humains, techniques et matériels pour gagner en efficacité et en sécurité.
Nous exigeons des effectifs suffisants, une maintenance réalisée dans de bonnes conditions, une formation de qualité, le renforcement de la médecine du travail et de la Suge, ainsi que la maîtrise des missions essentielles à la sécurité.

Le 21 octobre, faisons entendre nos exigences et imposons des réponses à nos alertes !

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DES MOYENS À LA HAUTEUR DE NOS MISSIONS, DES DROITS À LA HAUTEUR DE NOS RESPONSABILITÉS !

| Traction

Le 15 septembre, la CGT et son UFCM ont réuni les cadres Traction pour échanger sur leur quotidien et leurs conditions de travail. Quatre sujets majeurs sont ressortis : les effectifs, le forfait-jours, les astreintes et la reconnaissance de la pénibilité sur lesquels la CGT et son UFCM revendiquent des réponses concrètes.

Les restructurations de l’entreprise sont menées tambour battant depuis plusieurs années avec pour conséquence la modification profonde de nos environnements de travail. Les activités sont de plus en plus cloisonnées, et des collectifs de travail qui fonctionnaient pourtant bien sont aujourd’hui remis en cause par les nouvelles organisations de l’entreprise. En plus de devoir accompagner ces profondes mutations, l’encadrement est sommé de s’adapter à marche forcée avec une évolution profonde des contours métier. Pour la CGT et son UFCM, l’encadrement Traction a des missions centrales dans la sécurité ferroviaire.

Les effectifs, une question de moyens et de sécurité ferroviaire.

Aujourd’hui, certains CTT ont plus de 40 ADC à encadrer. À ces niveaux d’effectifs, il leur devient impossible d’assurer correctement la certification des ADC par la formation et le suivi professionnel.
Pour la CGT et son UFCM, la solution n’est pas de rajouter des RMT ou des ARC pour pallier le manque de moyens. Les CTT doivent garder pleinement leurs responsabilités en matière d’animation et de pilotage de la sécurité ferroviaire.

Le forfait jours, ça suffit !

Les dérives du forfait jours ont fait exploser le temps de travail des CTT, bien au-delà des heures annuelles réglementaires. Il invisibilise le travail réel et les heures effectuées, en imposant une part importante de travail non rémunéré tout au long de l’année !
La charge de travail doit être réellement évaluée, en tenant compte de toutes leurs missions : astreintes, accompagnement, gestion des aléas, appels et sollicitations en dehors des horaires habituels…
Leurs responsabilités ne doivent pas signifier être disponibles en permanence, au détriment de leur équilibre vie pro – vie perso et de leur santé physique et mentale.
Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie ne veut pas dire travailler sans compter. C’est pouvoir organiser réellement ses missions et son temps de travail. Pour cela les effectifs doivent être à la hauteur des missions et de la charge réelle des cadres traction.

Des parcours d’astreinte démesurés

La Direction de l’Axe TGV Sud-Est expérimente un nouveau découpage des parcours d’astreinte. Ces nouveaux découpages des astreintes, s’ils sont mis en place, risquent de limiter les interventions des CTT à leur seule activité, au détriment de la réactivité sur le terrain.
Pour la CGT et son UFCM, les CTT doivent conserver une gestion transverse et cohérente de la sécurité, indispensable pour intervenir rapidement et efficacement, notamment lors d’événements graves.
La réactivité ne doit pas être sacrifiée au cloisonnement des activités et de la sécurité ferroviaire.

Pour une reconnaissance de la pénibilité du métier de CTT

Le métier de CTT exige de nombreuses connaissances et responsabilités. Pourtant, la charge administrative ne cesse de s’alourdir, au détriment du coeur du métier.
Entre la planification, l’alourdissement de la charge mentale, le stress dû à la gestion des incidents et l’accompagnements des ADC, il devient de plus en plus difficile d’organiser ces journées. Cela entraîne des RHR réguliers et des accompagnements tôt le matin, ou tard le soir, avec pour conséquence un véritable déni du droit à la déconnexion.
À cela s’ajoutent les difficultés d’effectifs ADC, qui amènent régulièrement les CTT à assurer la conduite et à contribuer à la continuité du service public.
Pour la CGT et son UFCM, ces contraintes doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

La CGT et son UFCM revendiquent :

• un décompte horaire garantissant le respect de la durée annuelle du temps de travail ;
• le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
• un réel droit à la déconnexion interdisant toute sollicitation en dehors du temps de travail ou d’astreinte ;
• l’élargissement de la liste des ERPA aux CTT, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3.

POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE HUMAIN ET SOLIDAIRE, POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES, AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

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NON À LA DÉMATÉRIALISATION DE LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE !

Mémento

| Non classé

Après avoir dématérialisé une grande partie de la documentation destinée aux agents de conduite (fiches trains, RCL, Lili, Flash, FLH, cadres avis urgents…), la Direction veut désormais s’attaquer au Mémento à l’usage du conducteur de ligne. Pour la CGT, c’est une ligne rouge qu’elle ne doit pas franchir !

Sous couvert de problèmes d’impression, de livraison et de considérations financières, la Direction présente la dématérialisation du Mémento comme une nouvelle étape de la « modernisation » numérique. La Direction prévoit d’établir son cahier des charges d’ici la fin de l’année, avec plusieurs prérequis : consultation en plein écran, historique des pages consultées, facilité de lecture des documents et liens entre le Mémento et les BS. Une phase de test auprès de 400 à 500 ADC est prévue début 2027, avant un éventuel déploiement généralisé en décembre 2027.
Pour la CGT, ces arguments ne justifient pas de supprimer un outil essentiel au métier des conducteurs. De nombreux problèmes techniques restent à régler, et la fiabilité des outils numériques est loin d’être garantie.

QUAND LE NUMÉRIQUE BUGUE, LE CONDUCTEUR DOIT QUAND MÊME ASSURER SA MISSION !

Les nombreux dysfonctionnements rencontrés cet été sur Sirius Next et Ares en sont la preuve. Les pannes et les situations de mode secours se sont multipliées, devenant une réalité trop fréquente pour les ADC. Et demain, que se passera-t-il si le Mémento devient lui aussi inaccessible ? En situation perturbée ou lors d’un incident, le conducteur a besoin d’un document simple, immédiatement disponible et fiable. Le papier répond à cette exigence.

LE MÉMENTO N’EST PAS UN DOCUMENT COMME LES AUTRES !

Le Mémento est utilisé très régulièrement par les ADC au cours de leurs missions, et pas seulement en cas d’incident. Sa simplicité d’usage est un gage d’une utilisation systé-matique de ce document.
Or, en matière de sécurité ferroviaire, ce qui compte, c’est de pouvoir accéder immédia-tement aux textes réglementaires. Les conducteurs utilisent leur Mémento comme un véritable point d’appui professionnel.

LA CGT N’EST PAS CONTRE LE NUMÉRIQUE, MAIS JAMAIS AU DÉTRIMENT DE LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE !

Toute évolution technologique doit avant tout garantir des conditions de travail adaptées et préserver un haut niveau de sécurité indispensable au ferroviaire.
À la SNCF, Les évolutions numériques se multiplient, mais le temps consacré à leur formation reste insuffisant. Les exemples récents d’Odiceo et du Mode pro conduite montrent les limites d’une formation trop rapide, parfois essentiellement théorique, qui ne permet pas toujours aux conducteurs de maîtriser les nouveaux outils et les nouvelles pratiques.

17 EUROS, C’EST LE PRIX DE LA SÉCURITÉ POUR LA DIRECTION ?

Aujourd’hui un Mémento coûte environ 17 euros. C’est donc le prix que la Direction est prête à mettre en balance avec la sécurité ferroviaire. Pour la CGT, quand il s’agit de sécurité ferroviaire, on ne compte pas les euros ! On ne brade pas la sécurité pour faire des économies de bouts de chandelle !

Pour la CGT, la sécurité ferroviaire doit rester une priorité absolue : aucune évolution numérique ou organisationnelle ne doit conduire à la réduire ou à la fragiliser. Le Mémento papier est garant de la sécurité ferroviaire. C’est pourquoi la CGT revendique le retrait pur et simple du projet.

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DES MAUVAIS CHOIX QUI ONT DES CONSÉQUENCES !

| Communiqué

Le procès de l’accident ferroviaire de Denguin aura lieu du 5 au 9 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Pau.
Depuis cet accident, les moyens dévolus à la maintenance n’ont cessé de rétrécir. La CGT continuera de porter ces enjeux, notamment lors de la table ronde sécurité du 21 octobre prochain présidée par le P-DG de SNCF Réseau.

Le 17 juillet 2014, un TER a percuté un TGV à Denguin, après le passage au vert du sémaphore S23 alors que le TGV se trouvait encore sur la voie. L’acci-dent a fait de nombreuses victimes et provoqué de graves blessures.
Les investigations ont écarté la responsabilité des conducteurs, du régulateur et du matériel roulant. Elles ont mis en évidence un dysfonctionnement de la signalisation lié à la dégradation de câbles électriques par des rongeurs dans une guérite insuffisamment protégée.
Le dossier fait également apparaître des insuffisances concernant la concep-tion des installations, la prévention du risque lié aux rongeurs, la maintenance, la formation des agents, la clarté des procédures et les moyens humains consacrés à la sécurité.
La CGT considère que cet accident ne peut pas être réduit à une panne tech-nique ou à une erreur individuelle. Il pose la question des choix d’organisation du travail : réduction des effectifs, allongement des délais de maintenance, parcours d’astreinte étendus, pression sur la production et priorités budgé-taires incompatibles avec une maintenance réellement préventive.
Derrière ces choix, c’est la responsabilité de l’organisation et des niveaux de décision qui doit être examinée. Les agents de terrain ne peuvent pas être désignés comme les responsables lorsque les moyens, les formations et les consignes ne leur permettent pas d’assurer pleinement leur mission de sécu-rité.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large. Après Brétigny, puis Eck-wersheim, et plus récemment l’accident survenu en Normandie, la question revient toujours : les accidents ferroviaires sont-ils traités comme des événe-ments isolés ou comme les conséquences de choix durables en matière d’organisation, d’effectifs et de maintenance ? Pour la CGT, les mêmes causes produisent les mêmes effets lorsque les alertes du terrain ne sont pas enten-dues et que la sécurité reste soumise aux impératifs de productivité.
La CGT des cheminots s’est constituée partie civile afin de défendre l’intérêt collectif de la profession. Elle entend faire reconnaître l’atteinte portée à la sécurité des cheminots, des conducteurs, des agents de maintenance et, plus largement, à l’ensemble du service public ferroviaire.
La CGT demandera que soient pleinement examinées les responsabilités des sociétés renvoyées devant le tribunal, ainsi que les choix d’organisation qui ont contribué à fragiliser la prévention des risques. Elle rappellera que la sécurité ne peut pas dépendre des seuls moyens disponibles ni être ajustée aux con-traintes de production.

La sécurité ferroviaire est une obligation collective. Elle ne peut être sacrifiée à la rentabilité, à la réduction des effectifs ou à la recherche de gains de productivité.

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LYCÉEN·NES, ÉTUDIANT·ES, SALARIÉ·ES : forces vives de la nation !

| Communiqué

Depuis plusieurs jours, les lycéen·nes et étudiant·es se mobilisent devant leurs établissements. Ce 1er octobre, ce sont plus de 30 universités et 640 lycées qui étaient concernés de Paris à Carpentras en passant par Rouen, Poitiers ou Rennes.
Le projet de budget 2027 prévoit de supprimer encore des postes d’enseignants et maintient le gel du point d’indice.

Des revendications légitimes !

Le manque de moyens humains et financiers dans les établissements scolaires, les inégalités d’accès aux études supérieures aggravées par Parcoursup et « Mon Master », l’augmentation globale des frais d’inscription à l’université et la baisse des aides sont autant de conséquences de la même politique qui frappe de plein fouet les étudiant·es, lycéen·nes et salarié·es.
Cette politique d’austérité impacte tous les services publics, dont le ferroviaire : le désengagement de l’État se poursuit en faisant peser le financement du réseau sur la SNCF elle-même. Les cheminot·es en paient le prix : attaque sur les droits et la réglementation du travail, dégradation de la sécurité, suppressions d’emplois, manque de moyens pour travailler dignement.

Une réponse inadmissible

La répression policière et l’intimidation à l’oeuvre, contre des jeunes citoyen·nes en lutte pour leurs droits, sont inacceptables. Ce n’est pas au ministère de l’Intérieur de gérer cette crise profonde de l’enseignement public ! Ce qu’il faut, c’est apporter des réponses à la hauteur des enjeux, abandonner les politiques austéritaires et redonner les moyens nécessaires aux services publics, et à toutes celles et ceux qui les font vivre, de mener à bien leurs missions.

Toutes et tous concerné·es

La France, pays démocratique, doit pouvoir laisser s’exercer la liberté d’expression, le débat contradictoire, avec au coeur une jeunesse qui s’implique dans les choix de société.
Face aux revendications portées par une jeunesse qui demande des conditions dignes pour apprendre, le gouvernement entend poursuivre sa politique régressive, qui confisque les moyens de bien travailler et la liberté de revendiquer.
Dans le ferroviaire, les jeunes cheminot·es et les alternant·es sont concerné·es par l’accès à la formation, au logement et aux aides sociales. Des bancs des établissements scolaires jusqu’aux emprises ferroviaires, la précarité doit cesser !
Il faut dès maintenant entendre et répondre aux revendications légitimes de la jeunesse mobilisée et aux besoins de services publics dans l’intérêt général de la nation !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SE TIENT AUX CÔTÉS DES JEUNES MOBILISÉ·ES ET CONDAMNE TOUTES LES VIOLENCES D’ÉTAT EXERCÉES À LEUR ENCONTRE !

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AU SERVICE DES CHEMINOTS, PAS DE LA RENTABILITÉ !

| Maîtrise et cadres UFCM

Les 9 et 17 septembre derniers, la CGT a participé à deux réunions bilatérales consacrées à l’intelligence artificielle (IA), à SNCF Voyageurs et à SNCF Réseau.
Alors que l’IA impacte l’ensemble du GPU, la Direction choisit de traiter le sujet séparément dans chaque SA, empêchant un véritable débat de fond sur les conséquences de l’IA pour les cheminot·e·s, leurs métiers et le service public ferroviaire.
Derrière des présentations rassurantes et un discours axé sur la modernisation, la Direction affiche sa volonté d’accélérer le déploiement de l’IA. Pour la CGT, le progrès n’a de sens que s’il bénéficie à toutes et tous, et l’humain doit rester aux commandes.

UN DÉPLOIEMENT DE L’IA SANS DÉBAT NI TRANSPARENCE !

La Direction reconnaît que des outils intégrant de l’IA sont déjà utilisés depuis plusieurs années au sein des SA Réseau et Voyageurs, sans information préa-lable des représentants du personnel, ce qui ne l’empêche pas d’annoncer vouloir amplifier son déploiement ! Avec SNCF-GPT, elle affirme vouloir « sécu-riser les données » et présente l’IA comme un simple outil d’assistance destiné à gagner en temps et en efficacité. Mais lorsque sont abordées les consé-quences concrètes sur l’emploi, les salaires, les qualifications ou l’ouverture à la concurrence, la Direction botte en touche.
Pour la CGT, cette approche purement technico-technique est insuffisante : une technologie n’est jamais neutre lorsqu’elle transforme l’organisation et le contenu du travail !

DERRIÈRE LE DISCOURS TECHNOCRATIQUE, LA COURSE À LA PRODUCTIVITÉ !

Pour les directions d’entreprise, l’IA est avant tout présentée comme un levier d’optimisation des coûts et des effectifs. Les exemples déjà observés à la SNCF interrogent, à commencer par les outils de commande du type Hastus, Oscar et Score pour les roulants, Self-Service pour les agents de gare. Des IA trient déjà les appels dans les RCAD et distribuent le travail des chemi-not·e·s des agences Paie et Famille. Des transformations sont également attendues dans l’Ingénierie du Matériel, dans les communications entre les opérateurs sécurité sur les liaisons transfrontalières avec des traducteurs du type Athéna à la Traction. Plus largement, la déshumanisation des gares, des trains et de nos métiers montre que ces dangers sont désormais bien réels !
Chez SNCF Réseau, la réflexion autour d’un outil d’organisation des travaux piloté par IA illustre cette logique. Après avoir détruit les métiers, les savoir-faire et les coordinations préexistantes avec la mise en place de Résonances, ce genre d’annonce est hors sol ! Pour la CGT, l’IA doit améliorer le travail des cheminot·e·s et renforcer le service public, et non justifier des suppressions d’emplois, dégrader les conditions de travail ou faire pression sur les salaires !

L’HUMAIN DOIT RESTER AUX COMMANDES !

Il est nécessaire que tout déploiement d’outils contenant de l’IA ayant une incidence sur le travail fasse l’objet d’une information-consultation préalable des CSE, conformément aux obligations de l’employeur.

La CGT exige que soient systématiquement évalués les effets sur :

  • l’emploi ;
  • les métiers et les qualifications ;
  • les parcours professionnels ;
  • la formation ;
  • la santé et la sécurité ;
  • les conditions de travail.
  • Aucun système ne doit pouvoir décider à la place des cheminot·e·s ni servir de prétexte à la remise en cause de leurs droits.

LA CGT ET SON UFCM, PORTE DES PROPOSITIONS !

La CGT revendique un encadrement strict du recours à l’intelligence artificielle afin de garantir qu’elle reste au service des salarié·e·s.
Nous revendiquons :

  • l’interdiction de l’IA dans les décisions relatives à l’embauche, l’évaluation, la rémunération, la gestion des carrières ou les procédures disciplinaires ;
  • le maintien d’une décision humaine pour toute mesure impactant un cheminot ou une che-minote ;
  • un contrôle social des outils d’IA, de leur conception à leur exploitation, incluant les données utilisées, les objectifs poursuivis et les droits d’accès ;
  • une information-consultation systématique des CSE sur les conséquences en matière d’em-ploi, d’organisation et de conditions de travail ;
  • la garantie qu’aucun déploiement d’IA ne conduise à des suppressions d’emplois.

Pour la CGT, les gains de productivité générés par l’IA doivent bénéficier aux cheminot·e·s par la réduction du temps de travail et l’instauration de la semaine de 32 heures, la mise en place de la grille unique des salaires CGT dans le cadre de la construction d’un nouveau Statut du travail cheminot et la conquête de nouveaux droits sociaux.

POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE HUMAIN ET SOLIDAIRE, POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES, AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

 

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