Fédération CGT des Cheminots


LE BRAS DE FER CONTINUE !

Info luttes n°19

| RÉFORME DES RETRAITES

À l’occasion de cette septième journée de mobilisation interprofessionnelle, ce sont à nouveau des centaines de milliers de salarié·es, jeunes et retraité·es qui se sont mis en grève et sont descendus dans la rue sur l’ensemble du territoire.

DYNAMISONS LE RAPPORT DE FORCE !

Au lendemain de l’activation du vote bloqué pour faire taire les débats au Sénat, Emmanuel Macron refuse de recevoir l’intersyndicale.

Malgré ces bras d’honneur gouvernementaux au monde du travail, plus d’un million de citoyens ont une nouvelle fois affirmé leur opposition au départ à la retraite à 64 ans et à l’allongement de la durée de cotisation.

Il faut impérativement faire grandir le rapport de force en complément des mobilisations en cours et continuer à ce que l’immense majorité de la population reste déterminée à dire non à ce projet de loi.

Depuis le début du processus revendicatif contre ce projet de loi, ce sont plus de 13,5 millions de femmes et d’hommes qui ont battu le pavé à l’appel de l’intersyndicale.

La fédération CGT des cheminots et ses militant·es mettront tout en oeuvre dès lundi pour amplifier la grève reconductible et les cortèges des manifestations du mercredi 15 mars, jour où se réunira l’intersyndicale.

COMBATTRE LE PROJET BORNE-FARANDOU

Le silence de la direction depuis le début du conflit ne peut durer. Elle doit répondre aux revendications sociales locales exprimées dans les assemblées générales. Pour faire écho à celles-ci, la dernière interfédérale, réunissant toutes les organisations syndicales représentatives, a envoyé une lettre ouverte au président du GPF rappelant que :

  • Les cheminot·es exigent le retrait de la réforme des retraites et un retour à l’âge de départ à 50, 55 et 60 ans ;
  • La direction doit matérialiser au plus vite des engagements forts tant sur la question de l’emploi que sur celle des salaires, leviers majeurs pour le financement de notre protection sociale, et donc des retraites ;
  • La direction doit ouvrir des discussions salariales urgentes au regard du contexte d’inflation persistant, en particulier sur l’énergie, mais aussi sur les produits alimentaires. Le rythme de l’inflation s’établit à 6,2 % sur un an et, pour les produits alimentaires, c’est 14,5 % d’augmentation !
  • La direction doit tenir les engagements pris lors de la dernière NAO et les mesures spécifiques propres à certains métiers, et non pas les détourner ou les vider de leur substance, comme nous pouvons le constater.

    Ces hausses de salaire, en plus d’améliorer l’attractivité de nos métiers, permettraient de financer notre protection sociale, tous régimes confondus.

    Les dernières annonces des profits réalisés par l’entreprise démontrent que la direction peut répondre aux besoins.

    DÉBATTONS EN AG POUR FAIRE GRANDIR LA MOBILISATION

    Il est nécessaire que chaque cheminot·e s’exprime, tant sur les sujets d’entreprise que sur les sujets sociaux. Les mécanismes de financement de la retraite, l’emploi, les salaires, le déroulement de carrière, qui font les conditions de travail et de vie des cheminotes et cheminots, ne sont pas déconnectés de la bataille sur nos retraites.

    Dès lundi, interpellons unitairement toutes les directions de l’entreprise afin d’exiger l’ouverture de véritables négociations !

    Participer massivement aux assemblées générales, c’est participer à la démocratie sociale.

    Bien aidé par les médias, ce gouvernement bafoue la démocratie républicaine pour passer son projet de réforme de retraite injuste. Seules, les informations prises dans les médias et les réseaux sociaux ne sauraient suffire à la mesure de la réalité du conflit !

    Il appartient à chacun·e de nous de créer les conditions de la démocratie sociale dans la conduite du mouvement. Il est urgent de renforcer la participation aux Assemblées Générales de syndiqué·es et de cheminot·es !

    REJOINDRE LA CGT, C’EST AMPLIFIER LE RAPPORT DE FORCE !

    Le Gouvernement et le patronat sont attentifs au rapport de force, cet élément de mesure sera déterminant dans les prochains jours pour obtenir le retour à une retraite à 60, 55 et 50 ans.

    En rejoignant la CGT, les cheminot·es participent à la construction de ce rapport, à son élargissement, avec la détermination de pouvoir gagner.

    Depuis le début du conflit sur les retraites, c’est 312 cheminot·es qui ont rempli un bulletin d’adhésion à la CGT Cheminots et plus de 12 000 dans les autres professions, c’est historique !

    Ils ont fait le choix d’adhérer à une organisation démocratique structurée, avec l’objectif de s’inscrire pleinement dans son activité, tant dans le champ professionnel que territorial.

    Rejoindre la CGT, c’est débattre, proposer, revendiquer, agir et lutter collectivement.

    Pour être plus fort, vous aussi, adhérez à la CGT !

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SNCF RÉSEAU : DES MOYENS POUR LA FORMATION !

CTN Équipement

| Non classé

Le projet initial des trois campus de Nanterre, Lyon et Bègles avait été pensé pour l’accueil et la formation de 1 800 nouveaux embauchés par an. Face à la réalité des besoins, l’entreprise est aujourd’hui contrainte de maintenir le centre de Marseille et de rouvrir l’école d’Amiens. Bien que la fédération CGT soit favorable à ces mesures, elles ne suffisent pas à résorber des années d’abandon.

Jadis référence pour ses investissements en matière de formation, la SNCF est depuis rentrée dans le rang. En quelques années, la direction a réduit l’offre, fermé des centres entiers et sabordé un outil de travail performant. Aujourd’hui, cet outil est largement sous-dimensionné et, dans tous les collèges, les cheminots souffrent d’un manque criant de formation.

UN FLAGRANT MANQUE DE MOYENS !

Face au développement nécessaire du service public ferroviaire et aux besoins de régénération du réseau, ce manque de moyens est une faute grave. La CGT combat ce sous-dimensionnement pied à pied.

Chaque année, plus de 2 600 cheminots doivent suivre une formation initiale. À titre d’exemple, pour le seul service électrique, ce sont 630 recrutements à réaliser en 2026, nécessitant autant de formations. Rappelons-le : ces emplois ont été obtenus par la lutte !

Alors que la direction cherche aujourd’hui à cumuler les formations et tente ainsi d’imposer la poly-compétence, visant à redéfinir les métiers dans le cadre de l’accord « classif-remu ». Pour la CGT, ce n’est pas la solution : un métier fort s’appuie sur une spécialité maîtrisée.

SOUS-TRAITANCE : UN CHOIX DANGEREUX !

Pour éponger le surplus qu’elle ne peut pas assumer en interne, la direction sous-traite à des entreprises privées peu regardantes sur la sécurité.

Par exemple, des agents ont été formés récemment sur l’application de DPG alors que ce dispositif a été remplacé par des DFV depuis au moins 10 ans.

Malgré des résultats catastrophiques qui ont contraint la direction à rompre certains contrats avec des entreprises pour insuffisance de qualité du contenu, celle-ci persiste à utiliser des prestataires comme Sferis, imposant à des collectifs de travail déjà sous tension des effectifs mal formés.

La CGT maintiendra la pression pour que les cheminots soient correctement formés et interviendra à nouveau si les contenus pédagogiques ne sont pas revus !

MIEUX RECONNAÎTRE LES FORMATEURS D’ENTREPRISE (FE) !

Après l’intervention de la CGT auprès de la direction de SNCF Réseau qui voulait imposer aux Formateurs d’Entreprise (FE) 5 jours de présence obligatoire dans leur campus de rattachement, un autre dispositif doit être proposé !

Pour la CGT, l’avenir réside dans la formation de proximité. Puisque les recrutements se font sur tout le territoire, les formations doivent être décentralisées. Alors qu’un milliard d’euros supplémentaire sera mobilisé dès 2028 pour le réseau, il est hors de question de sacrifier la formation !

S’agissant de la reconnaissance professionnelle des FE, la direction a validé la création d’un parcours professionnel pour les formations à l’Équipement. Cependant, pour la CGT, celui existant aujourd’hui pour les formateurs « circulation » n’est pas complet. Il ne permet pas l’accès à la classe 6.

DES INVESTISSEMENTS INDISPENSABLES POUR LA SÉCURITÉ !

Ne pas investir dans la formation met en danger l’acquisition et le maintien des compétences. L’état du réseau exige une maîtrise parfaite des installations, particulièrement dans les métiers où cohabitent des technologies déployées sur plusieurs décennies. Les cheminots doivent pouvoir travailler en toute sécurité avec le bagage technique requis.

LA CGT REVENDIQUE :

la ré-internalisation des formations et la réouverture de centres régionaux pour garantir un accès équitable à la formation (initiale et continue) sans sacrifier la vie privée des stagiaires et des formateurs ;

la création et l’amélioration des parcours professionnels pour les formateurs (Équipement et EIC) afin de reconnaître leur expertise pédagogique, avec un déroulement de carrière garanti vers la classe 6 et au-delà ;

un budget formation nationalisé et sanctuarisé : La direction veut laisser la création de postes de FE à la main des établissements. C’est un leurre ! Sous pression budgétaire permanente, en sous-effectif chronique, certains établissements déclarent avoir consommé 85 % de leur budget formation dès le 1er avril, entraînant des reports de formations et d’habilitations de sécurité.

Tous ensemble, exigeons les moyens nécessaires pour notre formation et notre sécurité !

TOUS EN GRÈVE LE 10 JUIN POUR GAGNER LES REVENDICATIONS ET LE RESPECT DES MÉTIERS !

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TÉLÉCOMS : CONNECTÉ À L’ACTION !

CTN Équipement : ESTI

| Non classé

Alors que les métiers des télécoms vivent d’importantes transformations liées à l’évolution technologique, la direction de SNCF Réseau persiste dans sa politique de sous-effectif et de moins disant social. Au moment où les cheminots des télécoms de l’Île-de-France à la région Alpes, relèvent la tête et entrent en action, la Fédération CGT des Cheminots appelle à faire grandir le rapport de force pour imposer d’autres choix !

DES TRANSFORMATIONS TECHNOLOGIQUES MAJEURES, MAIS À QUEL PRIX ?

Reprise du réseau GSM-R, disparition des téléphones de voies, commandes centralisées, déploiement de la fibre optique, téléaffichage en gare, arrivée de FERCOM… Les mutations des métiers des télécoms sont aussi rapides que profondes.
Si la CGT ne s’oppose pas au progrès technologique, elle refuse que celui-ci se fasse sur le dos des agents. Aujourd’hui, l’inquiétude face à l’explosion de la charge de travail est générale. Pire encore, le maintien des compétences indispensables sur les anciennes installations est gravement menacé par le manque d’anticipation et de transmission.

DES CONDITIONS DE TRAVAIL BRADÉES AU NOM DE LA RENTABILITÉ !

La création des ESTI à la taille des Zones de Production (ZP) s’est faite dans la douleur, instaurant un éloignement managérial néfaste. Face à cette réalité, l’annonce d’un prochain Retour d’Expérience (REX) par la direction ne suffira pas à calmer la colère.
Sur le terrain, le sous-effectif chronique se traduit par une multiplication de postes vacants, en totale contradiction avec les engagements du GRH 009 en matière d’adéquation charges/ressources.
De plus, le déficit de formation adaptée aux réalités quotidiennes fragilise gravement les agents face aux nouveaux outils et aux réinternalisations du GSM-R, des antennes ou des VRE.
Enfin, les organisations de l’astreinte ne respectent plus la vie personnelle, les temps de repos et de récupération des agents.

LA LUTTE S’ORGANISE AVEC LA CGT !

Le récent conflit à l’Équipement a prouvé que le rapport de force paie : il a permis d’arracher l’ouverture de négociations sur la technicité, l’emploi et la pénibilité. Ces avancées doivent immédiatement trouver un prolongement pour les services Télécoms !
Depuis le début de l’année, les agents des Télécoms d’Île-de-France puis de la région Alpes se sont mis en grève. La Fédération CGT des Cheminots soutient pleinement ces démarches et appelle l’ensemble des agents des Télécoms à s’inscrire massivement dans la grève nationale unitaire du 10 juin prochain pour gagner sur les revendications !

La Fédération CGT des Cheminots revendique :

  • emploi & GPEC de proximité : Recrutements immédiats basés sur la charge réelle de travail et anticipation des embauches à 3 ans pour mettre fin aux surcharges ;
  • conditions de travail & Astreintes : Un dimensionnement des astreintes adapté aux réalités des territoires, garantissant le respect de la vie personnelle et des temps de repos ;
  • formation de haut niveau : Un plan de formation continue dispensé par des formateurs aguerris pour maîtriser l’ensemble des technologies (anciennes et nouvelles) et accompagner sereinement les réinternalisations ;
  • reconnaissance & Carrière : Passage automatique de la classe 2 à la classe 3 après 3 ans (habilitations terminées) ; Passage de la classe 3 à la classe 4 après 7 ans ; Augmentation du nombre de postes au collège Maîtrise ;
  • rémunération : Création d’une prime de base garantie reconnaissant la technicité des métiers des Télécoms ;
  • pénibilité & Évolution : Reconnaissance de la pénibilité pour tous les collèges et création de passerelles fluides entre les métiers de la Ligne Terminale (LT), des Télécoms et de l’Informatique.

TOUS EN GRÈVE LE 10 JUIN POUR GAGNER LES REVENDICATIONS ET LE RESPECT DES MÉTIERS !

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UN CHANTAGE INTOLÉRABLE POUR JUSTIFIER L’INJUSTIFIABLE !

Observatoire de la rémunération

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Le 28 mai 2026, la direction SNCF a mis en scène auprès des organisations syndicales son « observatoire de la rémunération » pour tenter de légitimer une politique salariale inacceptable, alors que la mobilisation du 10 juin s’annonce déjà forte.

À force de scruter les chiffres, de comparer les centimes et de modéliser des scénarios, la Direction voudrait qu’on oublie l’essentiel : ce ne sont pas les tableaux qui font les fins de mois, ni les graphiques qui remplissent la marmite.
L’observatoire de la rémunération est une mascarade ridicule ! Derrière les tableaux, les indicateurs économiques et les experts convoqués pour l’occasion, le message est déjà connu : il faudrait accepter que les cheminots aient « déjà été suffisamment servis » et que la situation économique ne permettrait pas d’aller plus loin. Mais chacun le sait, nos salaires ne suivent pas l’augmentation des prix. Les factures explosent, les loyers augmentent, les courses coûtent toujours plus cher et, pour beaucoup de cheminots, finir le mois devient une épreuve.

Notre travail, nos métiers et nos qualifications ne sont pas reconnus à leur juste valeur ! Les inégalités salariales se creusent entre les femmes et les hommes, entre cheminots contractuels et statutaires, mais aussi entre cheminots exerçant les mêmes métiers selon leur site d’affectation. Pendant ce temps, la Direction bloque les déroulements de carrière, freine les progressions salariales et nie la reconnaissance des qualifications.

Dans ces conditions, venir expliquer qu’il n’y aurait pas de marge pour les salaires relève d’un choix politique et patronal, pas d’une fatalité ! Le plus insupportable, c’est le chantage assumé de la Direction : il faudrait choisir entre nos conquis sociaux, comme la CPA/CAA ou le système de protection sociale, et des augmentations salariales. En clair, choisir entre une meilleure espérance de vie en bonne santé et la possibilité de vivre dignement tout le mois. Nous refusons cette opposition scandaleuse.

Les cheminots n’ont pas à arbitrer entre leur santé, leur avenir et leur salaire pour le mois. Nous avons droit aux deux, la défense de nos acquis sociaux et de véritables augmentations générales des salaires.

Face à cette offensive, nous devons refuser les faux discours, dénoncer les manipulations et porter haut nos revendications :

  • DES AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES IMMÉDIATES D’AU MOINS 12 % ;
  • L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ;
  • UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS qui permet un traitement équitable et garantit une véritable progression salariale automatique ainsi que la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire des cheminots ;
  • UN TREIZIÈME MOIS POUR TOUS LES CHEMINOTS ;
  • UNE REVALORISATION AUTOMATIQUE DES SALAIRES en fonction des prix pour ne plus subir les soubresauts de l’inflation.

La CGT revendique un nouveau Statut pour tous les cheminots, avec de nouveaux droits, afin d’en finir avec les inégalités entre cheminots d’entreprises différentes, comme entre contractuels et statutaires.

LE 10 JUIN, TOUS EN GRÈVE POUR LES SALAIRES !

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NE VOUS INQUIÉTEZ PAS, IL EST URGENT D’ATTENDRE !

Réunion de la CPPNI du 29 mai 2026

| Non classé

La plénière de l’instance de la branche s’est réunie le 29 mai 2026 au ministère des Transports.
Le patronat du ferroviaire a confirmé sa priorité de dévoyer les moyens de la formation professionnelle et non de répondre aux revendications salariales des cheminots.
Devant le refus du patronat de s’engager sur les mesures d’urgences et l’augmentation des salaires, l’ensemble des organisations syndicales ont quitté la séance.

La CPPNI (Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation) est l’instance de branche où siègent le patronat du ferroviaire (UTPF), les ministères du Travail et des Transports et les organisations syndicales. À l’ordre du jour de cette plénière : ouverture de la négociation sur un avenant à l’accord formation et surtout l’exigence de mesures immédiates concernant la rémunération par des augmentations de salaires.

Après notre déclaration, nous avons souligné une nouvelle fois l’importance de répondre à la problématique du paiement de notre travail, de la reconnaissance de nos métiers et de nos qualifications à travers notre salaire.

Il a été exigé, en conséquence, que cette CPPNI soit consacrée dans un premier temps à cette négociation, à l’urgence de la mise en place d’une grille unique des salaires et l’échelle mobile qui l’accompagne pour passer ensuite au sujet de la formation et du calendrier arrêté par le patronat.

La CGT a réaffirmé que nous ne voulions pas d’un sparadrap à travers une énième prime qui ferait suite à la situation inflationniste due aux guerres, mais bien une réelle reconnaissance du fruit de notre travail et une augmentation

Les primes variables, les « one shot », défiscalisés et exonérés de cotisations pour les patrons sont basés sur une politique d’incertitude et des objectifs de productivité.

Le seul choix simple et sérieux est le salaire socialisé, durable dans le temps, basé sur la reconnaissance des qualifications et qui finance notre protection sociale. Il est urgent d’arrêter ce principe qui ne compte pas pour la retraite, ne sécurise pas notre pouvoir d’achat et peut être supprimé ou modifié à tout moment !

Les cheminots ne peuvent vivre avec des primes incertaines. Ils doivent vivre avec un vrai salaire.

Les représentants du patronat ont répondu ne pas avoir de mandat sur ce sujet, que NON, ce n’est pas le moment, que NON, il faut attendre, que nous n’étions pas les plus malheureux en comparaison à d’autres branches.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il est hors de question de smicardiser la corporation cheminte et d’abaisser nos droits.

Nous exigeons un nouveau statut du travail cheminot dans la branche !
Nous exigeons des facilités de circulation pour tous !
Nous exigeons de redonner du sens au travail et de remettre l’humain au centre des décisions !
Nous exigeons un haut niveau de formation afin d’assurer un haut niveau de sécurité !
Enfin, nous exigeons de réelles augmentations de nos salaires et l’arrêt de toutes ces primes qui affaiblissent la protection sociale !

Nous appelons les cheminotes et cheminots, quelle que soit leur entreprise, à relever la tête, à se rassembler et à imposer, par la lutte, ce que les directions refusent d’accorder : des salaires décents, de meilleures conditions de vie et de travail et la fin des stratégies de fracturation de la corporation dans la course à une pseudo-concurrence entre nous.

PARCE QUE RIEN N’EST INÉLUCTABLE, L’ENSEMBLE DES FÉDÉRATIONS CGT CHEMINOTS, UNSA FERROVIAIRE, SUD-RAIL ET CFDT CHEMINOTS ONT APPELÉ UNITAIREMENT À AGIR PAR LA GRÈVE LE 10 JUIN 2026.

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81,80 %

Élections personnels CSE-CASI-CCGPF

| Métiers

Les élections des personnels des CSE, CASI et du CCGPF se sont tenues entre le 9 avril et le 22 mai 2026. Dans une période marquée par la remise en cause des ASC par la direction du GPU SNCF, nos collègues et camarades ont conforté la CGT comme 1ère organisation syndicale.

Le vote massif des salariés des CASI, des CSE et du CCGPF en faveur des listes CGT se traduit par une progression de 0,57 % et un résultat global de 81,80 % des voix exprimées.

La deuxième organisation syndicale se retrouve à près de 68 points derrière la CGT. Dans 16 CASI, la CGT récolte 100 % des voix.

Au siège du CCGPF, la CGT continue de progresser et obtient 66,06 %. Au global, la participation progresse encore de 2,84 %.

Ce résultat électoral révèle la confiance accordée par les salariés aux militantes et militants CGT de proximité et leur disponibilité pour construire les luttes de demain en faveur des salaires, des conditions de vie et de travail, comme de la pérennisation des emplois directement liés au modèle d’activités sociales développé et revendiqué par la CGT !

Ce résultat électoral est donc la victoire d’un syndicalisme tourné vers la convergence revendicative personnels CASI/CSE/CCGPF – Cheminot·e·s ! C’est le seul à même de tracer des perspectives de luttes communes, et plus largement le TOUS ENSEMBLE porté par la CGT !

Enfin, ce résultat électoral est un point d’appui pour lutter, tous ensemble, pour la préservation des Activités Sociales et Culturelles locales et nationales solidaires et mutualisées. C’est aussi un point d’appui pour préserver et développer les emplois qui permettent la réalisation concrète de nos ASC alors que la direction du GPU SNCF, sous prétexte de création de filiales et d’arrivée d’autres entreprises ferroviaires, menace cet outil formidable au service de l’émancipation par le sport, la culture et les loisirs.

CONTINUONS ET AMPLIFIONS LES LUTTES CONVERGENTES !

Agissons partout par la grève le 10 juin prochain !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SALUE CELLE ET CEUX QUI, PAR LEUR ENGAGEMENT PERMANENT, CONTRIBUENT À PORTER DE MANIÈRE OFFENSIVE UNE AUTRE VISION DE LA SOCIÉTÉ, PLUS JUSTE ET PLUS ÉGALITAIRE, DANS L’INTÉRÊT DE TOUTES ET TOUS !

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Les blouses blanches de la SNCF relèvent la tête !

Info luttes

| Non classé

Jeudi 28 mai 2026, les personnels médicaux et paramédicaux de la SNCF ont envoyé un signal fort et sans équivoque à la direction d’Optim’services et du Groupe SNCF.
Face au succès de la grève et de ce rassemblement à Saint-Denis, la Direction ne pourra pas se cacher encore longtemps et devra répondre aux revendications !

Ce sont plus de 130 cheminotes et cheminots, dont une soixantaine d’infirmières, d’infirmiers, de médecins et de personnels paramédicaux, venus de tout le territoire, qui se sont rassemblés sous les fenêtres de la Direction à Saint-Denis. Ce rassemblement se tenait à l’occasion de la réunion plénière du CSE qui avait pour ordre du jour la restructuration des centres d’aptitude sécurité.
Parallèlement, la réussite de cette journée s’est mesurée dans les services par un taux de grévistes significatif dans de nombreux points du territoire. Les « blouses blanches » de la SNCF, trop longtemps invisibilisées, ont fait entendre leur voix avec la CGT !

FACE À NOTRE MOBILISATION, LA DIRECTION CHOISIT LA FUITE !

La Direction d’Optim’services a fait la démonstration de sa fébrilité et de son mépris. Plutôt que d’ouvrir les portes et d’écouter les revendications légitimes des agents qui veillent au quotidien sur la santé des cheminots, elle a préféré donner des consignes strictes d’évitement du rassemblement.
En effet, quelques jours avant, des consignes ont été données pour délocaliser en urgence des personnels vers d’autres bureaux du site de Saint-Denis, probablement pour tenter d’étouffer la contagion de la lutte.
Cette politique de l’autruche est un aveu de faiblesse ! S’ils espéraient nous isoler, nous avons démontré notre unité et notre détermination.

NOS REVENDICATIONS : URGENCE POUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES CHEMINOTS !

Ce rassemblement et cette grève ont permis de porter haut et fort nos exigences de rupture avec la logique d’austérité qui asphyxie nos services :

  • Des conditions de travail dignes : arrêt de la surcharge de travail et de la dégradation des outils et espaces professionnels.
  • Une véritable reconnaissance : revalorisation immédiate des salaires, reconnaissance des qualifications et des spécificités des métiers médicaux et paramédicaux.
  • Des créations d’emplois : embaucher pour couvrir les besoins réels du terrain. La santé et la sécurité des cheminots ne sont pas des variables d’ajustement budgétaire !

NE RELÂCHONS PAS LA PRESSION : PROCHAINE ÉTAPE LE 10 JUIN

Cette journée du 28 mai a été une réussite. Elle a permis de redonner de la force collective, de relever la tête et de prouver que les personnels médicaux et paramédicaux de la SNCF sont indispensables au bon fonctionnement du service public ferroviaire.
Si la direction cherche encore à gagner du temps, nous ne la laisserons pas faire !

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE EN GRÈVE LE 10 JUIN 2026 ! pour imposer de véritables négociations et obtenir enfin satisfaction !

Pour nos conditions de travail, pour notre santé, pour celle de tous les cheminots : la lutte continue !

Rejoignez la CGT, organisez-vous, décidez de l’action ! (Contactez vos délégués CGT locaux pour préparer la journée du 10 juin.)

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Après la filialisation, la privatisation ? C’est non !

| Non classé

Un an et demi après la filialisation de Fret SNCF dans le cadre du plan de discontinuité, c’est maintenant la privatisation d’Hexafret et de Technis qui est à l’ordre du jour.

QUELLE EST LA SITUATION ACTUELLE D’HEXAFRET ET DE TECHNIS ?

  • 23 flux de trains entiers ont été cédés à des concurrents, avec interdic-tion de se repositionner pendant 10 ans. Cette potion amère imposée à Hexafret est injuste et empêche toute possibilité de développement.
  • L’activité du wagon isolé est largement déficitaire et maintenue à flot par des subventions de l’État, qui ne sont pas sanctuarisées. À chaque exer-cice budgétaire, elles peuvent être remises en cause.
  • Hexafret a vendu aux enchères des dizaines de locomotives récentes.
  • La charge de travail de Technis est tributaire de la situation de son principal donneur d’ordre qu’est Hexafret.

Dans ce contexte, les directions d’Hexafret et de Technis ne manifestent aucun empressement à acter le maintien des droits des cheminots au-delà des 36 mois actés par l’accord de transition… Tout au plus, celles-ci évo-quent la possibilité « d’adhérer » à certains accords, tout en maintenant un flou total !

La presse annonce que le processus d’ouverture de capital et donc de privatisation d’Hexafret et de Technis est officiellement lancé, et la banque d’affaires Lazard a été mandatée pour piloter le processus.

LEUR PRIORITÉ : ENGAGER DES NÉGOCIATIONS SUR UN ACCORD D’INTÉRESSEMENT, MAIS D’INTÉRESSEMENT À QUOI ?

  • À la casse du transport public de marchandises par le rail ?
  • À la casse des droits et garanties collectives des cheminots ?

LES CHEMINOTS D’HEXAFRET ET DE TECHNIS ET LEURS ÉLUS CGT NE SONT PAS INTÉRESSÉS PAR LA CASSE DE LEURS DROITS ET LA PRIVATISATION DE LEUR ENTREPRISE !

La Fédération CGT des cheminots exige :

  • le maintien de l’intégralité des droits des cheminots d’Hexafret et de Technis au-delà des 36 mois prévus par l’accord de transition ;
  • l’arrêt du processus de discontinuité et permettre le repositionne-ment sur les 23 flux abandonnés à la concurrence ;
  • l’arrêt du processus de privatisation via l’ouverture de capital.

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 10 JUIN PROCHAIN, À L’APPEL DES 4 FÉDÉRATIONS REPRÉSENTATIVES !

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STOPPONS CETTE CASSE QUI BROIE

| 10 juin 2026

Les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots appellent à la grève le 10 juin 2026.
Réorganisations en cascade, souffrance au travail, arrêts maladie et accidents du travail en hausse : nos quatre fédérations refusent d’attendre.

LES ALERTES S’ACCUMULENT, LES RÉPONSES MANQUENT.

À la SNCF, un agent sur trois déclare aujourd’hui souffrir de troubles anxieux ou dépressifs. Les arrêts maladie liés à la santé mentale ont progressé de 40 % en cinq ans. Les accidents du travail ont bondi de 15,9 % entre 2024 et 2025 dans le périmètre du Groupe Public Unifié, de 21,7 % filiales incluses et de 50 % sur trois ans.
La médecine du travail alerte, les cellules d’écoute saturent, les remontées de terrain s’accumulent et la direction reste sourde aux signaux du mal-être engendré par leur politique. Pire, elle continue de présenter chaque nouveau plan comme un progrès, à grand renfort de séminaires et d’éléments de langage.

RÉORGANISER, ENCORE, ENCORE, ENCORE.

Liquidation de Fret SNCF, cinq-cents postes supprimés et vingt-trois flux livrés au privé. Sud Azur, Étoile d’Amiens, Loire Océan, créées dans la foulée pour fracturer la SNCF sous couvert d’ouverture à la concurrence ; « Maintenir Demain » qui redécoupe vingt-huit établissements et redistribue quatorze mille mainteneurs ; « Résonances » qui prend la suite chez SNCF Réseau, sans temps mort ; « Destination 2030 » qui réécrit l’organisation de SNCF Voyageurs dans la foulée ; Et dans toutes les fonctions transverses – RH, finances, juridique, communication, achats ; Dans tous les chantiers, les ateliers, les dépôts, les bureaux, les gares, partout la même musique depuis des années : moins d’effectifs, plus de polyvalence, plus de territoires à couvrir par agent. Voilà le quotidien des cheminots, dans tous les collèges, dans tous les métiers : des collectifs cassés, des repères qui sautent, des postes supprimés et menacés, des conditions de vie et de travail qui se dégradent.

UNE MÉCANIQUE, PAS DES CAS ISOLÉS.

Cette fragmentation du rail français n’arrive pas par hasard. Elle est le produit d’une vision politique portée par l’État actionnaire et appliquée avec zèle par les directions successives – celle d’un opérateur historique qu’il faut rentabiliser au service du libéralisme ; une vision construite sur un dogme patronal omniprésent et rarement assumé : la supériorité du modèle privé sur le modèle public, de la concurrence sur la coopération, de la flexibilité sur la stabilité. Sur le terrain, cette idéologie produit des effets concrets : on réduit les coûts pour gagner des appels d’offres, on filialise pour s’affranchir de la réglementation historique de la SNCF, on sous-traite pour externaliser nos métiers, on démantèle les fonctions RH de proximité. Nous l’affirmons unitairement : depuis très longtemps, nous sommes face à une politique d’entreprise visant à déstabiliser les salariés et créer un climat professionnel anxiogène.

PERSONNE N’EST À L’ABRI.

ASCT, conducteurs, agents de la voie, des gares, du Matériel, de la Circulation, techniciens, agents de maîtrise, cadres, cadres supérieurs, personnels des fonctions support : la souffrance au travail ne reconnaît ni grade ni métier. L’encadrement craque sous les injonctions contradictoires et la perte de sens. Les opérationnels craquent sous la pression des objectifs et la fatigue accumulée. Les fonctions transverses craquent sous la charge qu’on continue de leur empiler à effectifs réduits. La réorganisation permanente n’épargne personne, parce qu’elle ne vise personne en particulier : elle est devenue la méthode.

CE QUE NOUS EXIGEONS :

  • Un cadre social de haut niveau pour tous les cheminots,
  • Maintenir l’unité sociale et l’ensemble des droits et garanties pour tous les cheminots du GPU et des filiales fret et Voyageurs,
  • L’arrêt immédiat de toutes les réorganisations, tant locales que nationales, qui détériorent les conditions de vie et de travail des cheminots,
  • L’abandon des politiques d’externalisation et de sous-traitance,
  • Des mesures immédiates en matière d’emploi, matérielle et formation,
  • Arrêter le processus de filialisation/privatisation ;
  • Garantir partout des pôles RH dimensionnés à hauteur des besoins, en augmentant les effectifs RH de proximité.

MARDI 9 JUIN 19H00 –> JEUDI 11 JUIN 06H00

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE LE 10 JUIN 2026 !

 

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LE 10 JUIN, FAISONS LA DÉMONSTRATION DE NOTRE FORCE COLLECTIVE !

Appel à la grève

| 10 juin 2026

Depuis des années, les directions SNCF s’appuient sur la conscience professionnelle des maîtrises et des cadres pour faire tenir une organisation du travail toujours plus dégradée.
Sous-effectifs, restructurations permanentes, injonctions contradictoires, surcharge de travail, explosion du temps de travail, perte de sens : la souffrance de l’encadrement n’est plus marginale, elle est devenue systémique.

Les ICTAM sont aujourd’hui en première ligne. Beaucoup assurent, au-delà du raisonnable, des missions impossibles à tenir dans des conditions normales. Beaucoup compensent les manques, absorbent les dysfonctionnements, sacrifient leur équilibre personnel pour maintenir la production et atteindre des objectifs irréalistes.

Et pourtant, combien de journées de grève « rattrapées » le soir, le week-end ou pendant les congés ?
Combien de cadres et agents de maîtrise qui se déclarent grévistes une heure, quatre heures, une journée, tout en continuant malgré tout à fournir le travail attendu par la direction ?

CETTE SITUATION DOIT CESSER.

Le 10 juin, la grève doit être un véritable arrêt du travail. Ne pas rattraper les heures ou les journées de grève, c’est démontrer une réalité que la direction cherche à masquer : sans l’investissement permanent des ICTAM, l’entreprise ne fonctionne pas normalement. Notre implication quotidienne ne doit plus servir à camoufler les effets des politiques de réduction d’effectifs et de recherche permanente de rentabilité.
La mobilisation des maîtrises et des cadres sera un signal fort. Elle montrera que les cheminots de l’encadrement refusent d’être sacrifiés sur l’autel de la productivité financière et de la privatisation rampante de l’entreprise.
Le dialogue construit localement entre syndiqués CGT et encadrants démontre chaque jour que les intérêts des salariés de tous collèges convergent. Contractuels, statutaires, exécution, maîtrise, cadres, toutes entreprises ferroviaires : nous avons des revendications communes et un intérêt collectif à nous mobiliser ensemble.

Le 10 juin, faisons de cette journée une démonstration massive de notre colère, de notre dignité et de notre force collective.

POUR NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL,
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE AVEC L’UFCM-CGT.

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