Fédération CGT des Cheminots


IM-PASS SANITAIRE : SUITES…

Tract aux cheminots

| Les conditions sociales

Le projet de loi du Gouvernement poursuit son parcours.

Bien que le Président de la République ait voulu une procédure accélérée, le texte est encore loin de pouvoir entrer en vigueur.

Même si le principe de ne pas sanctionner les cheminots semble avoir été retenu par la Direction SNCF, il faut néanmoins attendre la publication définitive des textes pour savoir réellement qui sera concerné, et par quoi…

LA LOI A ÉTÉ VOTÉE

Le débat parlementaire vient de se conclure avec l’adoption d’un texte par la commission mixte paritaire des deux assemblées.

Ce texte a évolué par rapport au projet de loi :

  • Le licenciement au bout de 2 mois en cas d’absence de pass a été supprimé. Il reste néanmoins la « suspension du contrat de travail », donc de la rémunération, dès le premier jour d’absence de pass. Les législateurs poussent l’hypocrisie jusqu’à inviter le salarié à poser des RTT ou congés !
  • La convocation par la hiérarchie n’a plus lieu au bout de 5 jours, mais dès le 3ème jour d’absence de pass. Il est précisé que l’entretien a pour but d’« examiner les moyens de régulariser sa situation, notamment les possibilités d’affectation temporaire sur un autre poste non-soumis à cette obligation ».
  • Seuls « les personnes ou services autorisés » peuvent en assurer le contrôle, et il « ne s’accompagne d’une présentation de documents d’identité que lorsque ceux-ci sont exigés par des forces de l’ordre ». Autrement dit, les agents des gares ne pourraient pas procéder au contrôle du pass sanitaire. Quant aux agents SUGE ou aux contrôleurs, ils pourraient contrôler le pass, mais sans contrôler l’identité, ce qui ne sert pas à grand-chose. On ne sait pas encore qui serait habilité à contrôler le pass des cheminots. Tout cela sera précisé dans un décret.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL EST SAISI

Le Conseil Constitutionnel a été saisi par des Parlementaires en opposition à la loi.

Il pourrait censurer plusieurs dispositions attentatoires aux droits et libertés fondamentales. Il jugera en particulier de la proportionnalité des contraintes au regard des objectifs affichés. Par exemple, l’application du pass sanitaire au transport ferroviaire de longue distance pourrait être retoquée parce qu’il n’y a eu aucun foyer infectieux identifié dans ce mode.

Le Conseil Constitutionnel ne rendra sa décision que le 5 août 2021. En attendant cette date, l’application de la loi est donc suspendue.

APRÈS LA LOI, LES DÉCRETS D’APPLICATION

Après le 5 août, le processus n’est pas terminé.

Il faut encore que le Gouvernement publie les décrets d’application pour préciser chaque article. Par exemple, quels sont « les personnes ou services autorisés » à contrôler le pass dans les trains, dans les gares, ou ceux des cheminots ?

Il faut donc attendre l’avis du Conseil Constitutionnel et les décrets d’application pour savoir de manière certaine qui est concerné par le pass sanitaire, qui le contrôlera, et quelles sont les conséquences en cas d’infraction.

LA CGT CONFIRME SA POSITION : PAS DE SANCTION !

Au-delà de l’avis que chaque citoyen peut avoir sur la loi, nous pouvons agir collectivement pour peser sur la manière dont elle sera appliquée. Dans sa DCI du 13 juillet 2021, la CGT a déjà commencé ce travail.

Tout d’abord, la CGT exige que le contrôle du pass dans les gares et dans les trains soit réalisé par les forces de l’ordre. Les cheminots n’ont pas besoin de sujets supplémentaires de confrontation avec les usagers, et ce n’est pas à eux d’assurer le SAV de décisions gouvernementales d’application hasardeuse.

Concernant le pass sanitaire, il est obtenu soit avec un certificat de vaccination, soit avec un relevé de test PCR négatif.

  • Sur la vaccination, la CGT a donc demandé à la Direction SNCF de s’assurer que tous les cheminots qui le souhaitent puissent être vaccinés dans nos cabinets médicaux. Il faut notamment commander un nombre de doses suffisant, ce qui n’est pas le cas actuellement. La Direction a demandé un passe-droit pour les cheminots dans les centres de vaccination externes mais elle ne l’a, pour l’instant, pas obtenu. Donc des cheminots pourraient se retrouver en infraction sans le vouloir. C’est une honte !
  • Sur les tests, la CGT a demandé que les RT-PCR salivaires puissent être utilisés. Ces tests sont moins invasifs et l’auto-prélèvement est possible. Les échantillons sont ensuite acheminés en laboratoire et un résultat est donné sous 24h, comme pour les tests nasopharyngés. La Direction refuse pour d’obscures motifs (probablement pour éviter d’en payer le coût !). Ces tests sont pourtant reconnus par la Haute Autorité de Santé, notamment pour les personnels « qui sont amenés à se tester régulièrement ». Si l’objectif réel est la prévention sanitaire, la Direction ne doit pas mettre d’obstacles à l’accès aux tests.

Enfin, en cas d’absence de pass sanitaire, quel qu’en soit le motif, la CGT maintient son refus catégorique de sanction. Le licenciement semble désormais écarté de la loi. Mais la suspension salariale est toute aussi intolérable. La Direction indique, dans un Temps Réel, qu’elle pourrait procéder à des réaffectations. La CGT refuse toute perte de rémunération pour les cheminots.

Restons vigilants sur les décisions du Conseil Constitutionnel et les décrets d’application, soyons mobilisés et solidaires contre une application injuste de la loi dans l’entreprise.

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GM : FACE À NOS RÉALITÉS, PLACE À LA RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER !

| Maîtrise et cadres UFCM

À l’initiative de la CGT, une audience s’est tenue le 8 septembre dernier. Trois axes revendicatifs majeurs ont été portés : la reconnaissance de la pénibilité, la revalorisation de la prime de travail et l’ouverture à un véritable parcours professionnel des métiers de la commande et de la planification.

Cette première audience confirme l’analyse de la CGT, les transformations de l’entreprise ont profondément modifié le métier de gestionnaire de moyens : multiplication des outils numériques, réorganisations, charge de travail accrue et perte de sens au travail. Pour-tant, les GM restent au coeur de la production ferroviaire et assument chaque jour des responsabilités essentielles. Face à cette situation, la CGT et son UFCM portent trois exi-gences : pénibilité et conditions de travail, reconnaissance salariale et parcours profes-sionnels.

LA CGT POURSUIT SON PROCESSUS AVEC LES GM.

Pénibilité – Le quotidien des agents de la commande, qu’ils soient GM, RCT, programmeurs ou ordonnanceurs, est marquée par des contraintes lourdes et chroniques. Horaires en 2X8, 3X8 ou forfait jours, alourdissement de la charge mentale, travail sous pression, déni du droit à la déconnexion, gestion des incidents, décisions à prendre rapidement et responsabilité permanente dans la production constituent leur réalité quotidienne. Ces contraintes ne peuvent plus être ignorées par la Direction ! Elles doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

Reconnaissance salariale – La charge de travail, les contraintes horaires, la pression per-manente et les responsabilités assumées par les agents de la commande justifient une véritable revalorisation de la prime de travail (et une mesure équivalente pour les contrac-tuels). La Direction refuse pourtant de reconnaître l’expertise et les fonctions d’encadre-ment exercées au quotidien par les GM. Cette absence de reconnaissance n’est plus acceptable ! La CGT et son UFCM revendiquent le rattachement des gestionnaires de moyens de la commande Traction et Trains au code prime 25, correspondant à la prime d’encadrement train, afin que leurs responsabilités et les contraintes spécifiques de leur métier soient enfin reconnues.

Parcours professionnels – Les compétences acquises, la reconnaissance de la technicité du métier, l’expérience, l’ancienneté et les responsabilités assumées doivent ouvrir des droits et des perspectives. Pour la CGT et son UFCM, il n’est pas question que les cheminot·e·s soient condamnés à rester dans un « tube » professionnel alors même que l’entreprise leur demande de s’adapter en permanence. L’évolution des métiers doit aussi être une opportunité d’évolution professionnelle pour les GM.

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’élargissement de la liste des ERPA aux GM, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3 ;
  • le rattachement de la prime de travail au code prime 25 (environ + 144 euros men-suels) et une mesure équivalente pour les contractuels ;
  • une prime de base garantie reconnaissant la technicité du métier, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite ;
  • la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes par JS, au moyen de l’incrémentation d’un compteur à la main de l’agent ;
  • un parcours professionnel reconnaissant les diplômes, les qualifications et l’ancienneté pour un véritable déroulement de carrière et des passerelles entre les métiers.

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S GESTIONNAIRES DE MOYENS À SIGNER ET FAIRE SIGNER LA PÉTITION. CELLE-CI DOIT PERMETTRE D’INTERPELLER LA DIRECTION DANS LES PROCHAINES SEMAINES SUR LA BASE DE NOS REVENDICATIONS.

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UNE DIRECTION QUI PERSISTE ET SIGNE !

| Maîtrise et cadres UFCM

À la suite d’une obligation juridique, la direction du GPU a convié la CGT le 23 septembre 2026 à une réunion portant sur la mise en oeuvre de l’accord forfait-jours, que la CGT n’a pas signé.
Loin de revenir sur l’essence même de ce dispositif, cette réunion a surtout été l’occasion pour la Direction de réaffirmer sa volonté de poursuivre dans cette voie !

La participation de la CGT à cette réunion a été l’occasion, une nouvelle fois, de réaffirmer notre revendication d’abrogation pure et simple de toute forme de comptabilisation du temps de travail forfaitisé en jours. Après 9 années d’application chaotique et détournée du forfait-jours, et d’un suivi quasi inexistant, la direction s’est simplement contentée de proposer un bien pâle ripolinage de ce dispositif sans s’attaquer à la source du problème, à savoir l’absence de comptabilisation des heures réellement travaillées !

Pour la CGT et son UFCM, ce ne sont ni les opérations de communication ni la succession d’interminables « groupes de travail » visant à débattre des contraintes et des dégâts du forfait-jours, sans jamais les remettre en cause, qui régleront l’explosion du temps de travail et l’aggravation de la charge mentale subies au quotidien par les encadrant·e·s !

La charge de travail de l’encadrement doit être étudiée poste par poste en dehors du carcan du forfait-jours, suivie en IRP et permettre de déterminer le nombre et les types d’emplois nécessaires pour assurer un service public ferroviaire de qualité. Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie c’est avant tout d’avoir la main sur l’organisation de ses missions !
Seul point positif, la direction a annoncé que le droit à la déconnexion fera l’objet d’une négociation à part. La plateforme commune unitaire du 24 octobre 2025, construite sous l’impulsion de l’UFCM-CGT, a porté ses fruits. La Fédération CGT des cheminots continuera de porter la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible dans l’intérêt de tous·tes les cheminot·e·s !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages horaires variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
  • de remettre l’Humain au centre de l’organisation de la production et du travail.

POUR DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL QUI PROTÈGENT RÉELLEMENT LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE DES CHEMINOT·E·S ET QUI FAVORISENT L’EMPLOI, ÉLEVONS COLLECTIVEMENT LE RAPPORT DE FORCE !

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14 OCTOBRE 2026 : RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·E·S ET DU PRIVÉ, ENSEMBLE DANS L’ACTION !

AGIRC-ARRCO

| Retraités UFR

Face à l’avalanche d’annonces de mauvais coups visant notamment les retraité·e·s et leur pouvoir d’achat, nous avons besoin d’élever le rapport de force en nous mobilisant massivement.

Les gouvernements se suivent, mais les orientations politiques de régression sociale perdurent. Et les retraité·e·s sont toujours une cible. Depuis plusieurs semaines, une campagne orchestrée par le gouvernement et le Medef, nombre de candidats à la présidentielle allant du centre gauche à l’extrême droite, tente de nous culpabiliser sur le niveau de la dette et nous préparer à des périodes très difficiles en prévision du futur projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en ciblant le monde du travail, comme les retrai-té·e·s, mais préservant les intérêts du capital et ses actionnaires.
Avec un sujet commun qui est de s’attaquer au salaire socialisé, en évoquant souvent la volonté de rapprocher le net du brut, vieux leitmotiv de l’extrême droite et du patronat, en s’attaquant aux cotisations sociales, partie intégrante du salaire, ils s’attaquent au financement et à l’avenir même de la Sécurité sociale, notre bien commun depuis 1945 que veut s’approprier le capital. Car si les annonces sont multiples, il est toujours envisagé la désindexation des pensions, la suppression des 10 % d’exonération fiscale… sans oublier la forte augmentation des franchises médicales et des participations forfaitaires qui viennent d’être validées par décret. Le patronat est à l’origine de ces choix politiques et voudrait imposer un système par capitalisation comme il le fait pour la santé et les complémentaires santé obligatoires, s’attaquant au fonde-ment de notre système de Sécurité sociale.
Depuis l’arrivée d’E. Macron, les pertes de pouvoir d’achat pour les retraité·e·s se chiffrent en dizaines de milliards d’euros, situation amplifiée pour les salarié·e·s touchant l’Agirc-Arrco, qui ont subi deux années sans revalorisation, le patronat bloquant les revalorisations alors qu’il y a plus de 108 milliards dans les caisses. Cet argent ne leur appartient pas, c’est le fruit des cotisations des salarié·e·s, et parmi eux, les cheminot·e·s contractuels, qui sont au régime général, ainsi que des dizaines de milliers de cheminot·e·s statutaires polypensionnés, ainsi que leur épouses ou époux.
Depuis 2020, la retraite complémentaire moyenne ne cesse de diminuer pour les retraité·e·s : 8,4 % pour les employé·e·s et ouvrier·e·s ; et 17,9 % pour les cadres. C’est la conséquence d’une politique du prix d’achat du point le plus élevé au-dessus de l’inflation et d’un prix du point retraite sous-évalué. C’est la double peine ! Plus de cotisations, moins de points acquis et un niveau de retraite complémentaire en recul à chaque génération. Laisser entendre que les retraité·e·s sont égoïstes et ne se préoccupent pas de leurs descen-dants relève aussi du scandale ! Les retraités qui ont toute leur vie produit de la richesse (en partie détournée par le capital à son profit) continuent d’en produire en s’investissant dans les associations, les conseils municipaux, la garde des petits-enfants, en étant aidants de proches…
Le débat n’est pas économique mais politique. Il faut sortir du « pilotage » financier de l’Agirc-Arrco. Avec la CGT, exigeons :

  • un plan de rattrapage des 10 % de perte du pouvoir d’achat depuis 2020 ;
  • une augmentation immédiate de 5 % du prix du point de service (retraite) ;
  • une baisse de 2 % du point d’achat ;
  • l’obtention de points dès le premier euro cotisé ;
  • la suppression de la sous-indexation de 0,4 % par rapport à l’inflation ;
  • l’attribution de points supplémentaires pour les petites retraites ;
  • le retour au principe de revalorisation en début d’année.

C’est notre argent, c’est le fruit du travail qui seul crée de la richesse ! Et c’est bien pourquoi il est inadmissible que le patronat puisse décider comme bon lui semble de l’argent qui ne lui appartient pas.

Le 14 octobre 2026, nous appelons les cheminot·e·s retraités à se mobiliser et à manifester avec l’ensemble des retraité·e·s du secteur privé !

À Paris, rassemblement festif autour d’un pique-nique à partir de 12 heures, place de la Bastille, et manifestation en direction du siège de l’Agirc-Arrco (Paris 12e).

Et au niveau national, dans chaque département, rassemblement devant les agences de l’Agirc-Arrco, les chambres de commerce et d’industrie, le patronat…

SIGNEZ MASSIVEMENT LA PÉTITION ÉDITÉE PAR L’UCR-CGT !

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La CGT des cheminots lance l’alerte !

Communiqué

| Espace presse

Après le déraillement de Cléon le 11 septembre et la découverte d’une éclisse cassée à Coutances le 22 septembre, un droit d’alerte a été déposé par les élus CGT auprès de la direction TER Normandie.
Actuellement, les cheminots concernés exercent leur droit de retrait.
La Fédération CGT des cheminots se tient aux côtés de tous les cheminots qui alertent depuis des mois sur la situation du réseau national.

Les derniers évènements sécurité graves survenus en Normandie, ajoutés à tous ceux recensés sur l’ensemble du territoire depuis le début de l’année, viennent confirmer ce que la CGT des cheminots dénonce depuis des mois : l’urgence sur les moyens pour l’entretien du réseau est bien réelle !
Alors que la France figure en queue du peloton européen en matière d’investissements dans les infrastructures ferroviaires, les désorganisations successives réduisent les effectifs des cheminots et rendent intenable l’exercice de leurs métiers !
Gouvernement et directions doivent répondre des enjeux de sécurité, de moyens humains et matériels consacrés à la surveillance et à la maintenance du réseau : par exemple, comment seulement 10 cheminots sont-ils censés assurer la maintenance et la surveillance régulières de 57 kilomètres de voies, dont certaines atteignent près de 37 ans d’âge ?

La CGT des cheminots porte des revendications concrètes :

  • Renforcer les équipes de maintenance,
  • Remettre totalement en cause le programme Maintenir Demain et déclencher immédiatement un moratoire pour toutes les réorganisations en cours,
  • Mettre fin à la logique de sous-effectifs à la SUGE (Surveillance Générale SNCF) et de contractualisation de la sûreté,
  • Préserver les métiers et les savoir-faire ferroviaires,
  • Garantir des parcours professionnels reconnaissant l’expérience, l’ancienneté, la technicité des métiers et les diplômes,
  • Flécher de nouvelles ressources financières pour investir massivement sur les infrastructures ferroviaires.

L’ensemble des cheminots exerçant sur le réseau ferré est exposé : la CGT des cheminots a donc déposé un droit d’alerte national sur les CSE Centraux Réseau et Voyageurs, sur le CSE Hexafret et a pris contact avec les élus CGT des entreprises ferroviaires privées !

La vie des cheminots et des usagers ne se brade pas : la sécurité ferroviaire repose sur la prévention, une infrastructure entretenue et des cheminots suffisamment nombreux et expérimentés.
Nous réaffirmons que c’est grâce aux cheminots que la sécurité ferroviaire tient, et que c’est à cause des politiques ultra-libérales qu’elle est mise en péril, à l’instar du service public !

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UNE AUGMENTATION DES SALAIRES MAINTENANT !

Observatoire de la rémunération

| Non classé

Un Observatoire de la rémunération s’est tenu le 22 septembre.
Le constat est clair : les cheminot·es n’ont pas besoin qu’on observe leurs salaires à la loupe. Ils ont besoin qu’on les augmente.
Pas demain. Maintenant !
La CGT exige l’ouverture immédiate de négociations salariales.

Quand la colère monte, la direction ressort son Observatoire : écran de fumée, experts en renfort !
Leur mission ? Nous faire croire que tout va bien pendant que nos fiches de paie décrochent, nous vendre l’idée que les cheminot·es seraient « bien lotis », alors que les factures explosent, nous expliquer qu’il faut surtout attendre pour ne pas mettre en péril le « modèle économique » alors que les bénéfices s’étalent dans la presse.
Les experts peuvent empiler les graphiques : aucun tableau ne remplit un frigo.
Carburant, alimentation, énergie, loyer… tout augmente. Même dans le scénario le plus favorable, l’inflation atteindrait 2,9 % d’ici fin 2026.
Les dépenses contraintes, celles que l’on ne peut pas repousser, ont augmenté de 3,6 % en 9 mois et continuent de grimper (loyers, énergie, transports, assurances, crédits…). Les prix des produits alimentaires explosent (les légumes frais : +17 %).
Le président de la SNCF sait trouver les mots pour saluer l’engagement des cheminotes et cheminots. Cela doit se concrétiser en euros sur la fiche de paie.
+ 0,18 % comme mesure générale d’augmentation pour 2026 : c’est ce qu’a accordé la direction lors des dernières NAO salaires. Ce n’est pas une reconnaissance salariale. C’est une gifle sociale.

STOP AU CINÉMA SOCIAL ! IL FAUT DE VRAIES NÉGOCIATIONS SALARIALES.

La CGT le dit clairement : quels que soient les résultats comptables, les bénéfices ou pas, les cheminot·es créent tous les jours de la richesse, car ils assurent le service public ferroviaire.
Parce que leur travail, leurs savoirs doivent être enfin reconnus, la CGT revendique :

  • 12 % d’augmentation générale immédiate pour toutes et tous ;
  • des primes de travail, de traction revalorisées et l’équivalent pour les cheminots contractuels et une prime de base garantie ;
  • un véritable 13e mois pour tous.

Parce qu’ils n’ont pas à subir les soubresauts économiques, l’inflation dont ils ne sont pas responsables, la CGT revendique :

  • un vrai rattrapage du contentieux salarial accumulé depuis des années ;
  • l’échelle mobile des salaires pour que les paies suivent automatiquement les prix.

Parce que les inégalités entre cheminotes et cheminots, mais aussi entre cheminots contractuels et statutaires, sont intolérables, la CGT revendique :

  • une grille salariale unique garantissant une progression automatique.
    Le salaire brut, c’est du durable, de la retraite, de la protection sociale. C’est la reconnaissance du travail. Le salaire, c’est pour la vie !

À l’issue de cet « observatoire », la direction annonce :

  • la tenue d’une réunion « pouvoir d’achat » le 3 novembre.
    La direction reconnaît donc qu’il y a une problématique sérieuse.
  • la tenue d’une NAO en janvier 2027.
    Les cheminotes et les cheminots n’attendront pas aussi longtemps !

Une interfédérale s’est tenue le 22 septembre au soir.
La CGT Cheminots, l’UNSA ferroviaire, la CFDT Cheminots étaient présentes.

La Fédération CGT des cheminots a proposé :

  • la sortie d’un communiqué unitaire,
  • le dépôt d’une demande de concertation immédiate,
  • la possibilité d’agir unitairement sur la question des salaires.

RASSEMBLÉS,
ORGANISÉS, DÉTERMINÉS : GAGNONS
UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES,
TOUT DE SUITE !

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La CGT participe pour porter la sortie du dispositif !

| Non classé

Après neuf ans de silence et sans réel suivi, sur un accord que la CGT et Sud-Rail n’ont pas signé, la direction du groupe SNCF convoque les organisations syndicales représentatives à une réunion le 23 septembre 2026 sur la mise en oeuvre du forfait jours.
Cette réunion intervient suite à une obligation juridique qui n’implique pas explicitement la notion de sortie du forfait jours.
Il s’agirait donc de remettre à plat le régime du forfait jours et ses conditions d’application.

La CGT s’est largement expliquée au moment de la négociation et depuis la mise en oeuvre du forfait jours à la SNCF. Elle n’a cessé de dénoncer ses méfaits et dangers.

LA POSITION DE LA CGT EST CLAIRE.

NOUS REVENDIQUONS L’ABROGATION DE L’ACCORD FORFAIT JOURS.

Nous ne voulons pas négocier le poids des chaînes. Pour nous, la réponse passe notamment par :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail ;
  • une autre organisation de la production et du travail.

La charge de travail doit également être traitée, mais elle ne peut pas être réduite à la mise en place d’outils de suivi du forfait jours.

Le droit à la déconnexion doit être négocié dans un autre cadre, dans un accord spécifique applicable à tous les collèges.

ALORS POURQUOI PARTICIPER ?

Nous avons fait le choix de participer à cette première réunion pour :

  • porter directement nos revendications ;
  • connaître les intentions de la Direction ;
  • analyser les propositions qui seront mises sur la table avant de décider des suites.

Nous ne participerons pas à une démarche visant à simplement sécuriser ou pérenniser le dispositif. Notre boussole reste de garantir la santé physique et mentale des cheminots. Nous rendrons compte de cette réunion et déciderons des suites à lui donner.

POUR L’UFCM-CGT, IL FAUT ABANDONNER LE FORFAIT JOURS, PAS LE SÉCURISER !

Nous avons des revendications qui préservent la possibilité d’organiser sa journée de travail tout en sécurisant le temps de travail en limitant la surcharge de travail.

Le combat continue pour le décompte réel du temps de travail, les emplois nécessaires et une organisation du travail respectueuse des droits des cheminot·es.

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LA CGT FAIT RÉTABLIR LES DROITS DES CHEMINOTS !

Frais de transport Hexafret

| Le transport de marchandises

Des centaines de cheminots se sont vus refuser la prise en charge par l’entreprise de leurs frais de transport par TGV entre leur domicile et leur lieu de travail.
La CGT est intervenue afin de faire respecter ce droit.

Du jour au lendemain, des centaines de cheminots ont été privés du rem-boursement de leurs trajets en TGV entre leur domicile et leur lieu de travail. Face à cette remise en cause brutale, la CGT a immédiatement interpellé la Direction pour exiger le rétablissement de ce droit. Cette décision injuste pénalise directement les agents, alors même que leurs déplacements sont imposés par l’organisation du travail.
La Direction tente aujourd’hui de se défausser en invoquant une prétendue incompréhension, alors qu’il s’agit bien d’une tentative de faire disparaître un droit dû aux cheminots. Sous la pression des interpellations de la CGT, Elle a dû s’engager à procéder sans délai au remboursement des chemi-nots concernés et aux régularisations nécessaires.
Pour la CGT, aucun cheminot ne doit supporter sur son salaire le coût des transports nécessaires pour rejoindre son poste. La Direction doit mettre fin à ces pratiques, revoir sa position et garantir une prise en charge claire, durable et identique pour toutes et tous. Par ailleurs, lorsque le trajet est effectué en train, il doit relever des facilités de circulation accor-dées aux cheminots, donc gratuit.
C’est grâce à l’action de proximité menée au quotidien par les syndicats de site CGT que cette situation a pu être rapidement identifiée et portée auprès de la Direction. Présents sur le terrain, à l’écoute des cheminots et de leurs difficultés, les syndicats de site CGT ont pu intervenir sans attendre afin que les cheminots concernés soient dédommagés.
Cette victoire concrète démontre l’importance d’un syndicalisme de proxi-mité, capable d’agir vite, de faire remonter les problèmes et d’obtenir des réponses pour les cheminots. Quand les cheminots s’adressent à leur syndicat de site CGT, les problèmes ne restent pas isolés, ils sont rassemblés, défendus collectivement et portés avec détermination face à la Direction.
La CGT continuera d’agir partout où les droits des cheminots sont remis en cause, pour que chaque agent obtienne ce qui lui est dû et pour gagner de nouvelles garanties collectives.

INFORMEZ-VOUS DANS LES SYNDICATS DE SITE ET ORGANISEZ-VOUS AVEC LA CGT !

ENSEMBLE, EXIGEONS DE NOUVEAUX DROITS POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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mêmes droits, même combat !

Cadre social Hexafret

| Le transport de marchandises

La direction d’Hexafret tente de remettre en cause la cadre social et ouvrir la voie à de nouveaux reculs pour l’ensemble des cheminots. Son objectif est clair : affaiblir nos garanties collectives pour plus de productivité en s’attaquant d’abord à l’organisation du temps de travail.
Ce que la Direction tente d’imposer aux cheminots d’Hexafret prépare aussi une offensive plus large contre tous les cheminots.
Ensemble, organisons la riposte et imposons nos droits !

L’accord de transition, qui garantit aujourd’hui aux cheminots d’Hexafret le cadre social du GPU SNCF, prendra fin le 31 décembre 2027. La Direction tente de se servir de cette échéance pour remettre en cause nos garanties et tirer les droits vers le bas.

DES DROITS MIS AU GARAGE

Une première réunion s’est tenue le 10 septembre 2026. Derrière les discours bien connus sur la « productivité » et la « souplesse », la direction d’Hexafret cherche à faire sauter les verrous protecteurs de l’organisation du temps de travail. Elle entend sacrifier les conditions de vie et de travail des cheminots pour remplir ses objectifs économiques.

La Direction veut réduire les délais de prévenance afin de modifier plus facilement les journées de service, les prises et fins de service, les roulements et les repos.

En clair, elle veut pouvoir adapter nos vies presque au jour le jour, selon ses besoins.

Elle veut aller encore plus loin en facilitant les dérogations locales, pour tirer vers le bas l’ensemble des garanties existantes : repos, durée journalière de service…

Rien ne serait épargné au gré des objectifs économiques locaux.

TOUS LES CHEMINOTS DEMAIN ?

Défendre les droits des cheminots d’Hexafret, ce n’est pas défendre un cas

particulier, c’est défendre un cadre commun pour tous les cheminots. Il serait dangereux de croire que cette offensive s’arrête à Hexafret. Dans le ferroviaire, chaque recul imposé quelque part devient un point d’appui pour attaquer ailleurs.

La méthode est connue : isoler un périmètre, obtenir un recul, puis tenter de le généraliser. Aujourd’hui une filiale, demain une autre société, après-demain l’en- semble de la profession.

D’ailleurs, c’est ce que visent les directions de la SA Voyageurs, de la SA Réseau mais aussi dans les filiales dédiées dans le cadre de l’ouverture à la concurrence : le dumping par l’effacement brutal ou progressif des garanties et des droits collectifs. C’est maintenant qu’il faut fermer la brèche !

RÉPONDRE ENSEMBLE !

La mobilisation du 10 juin a montré qu’une exigence commune pouvait rassembler largement : mêmes droits, mêmes garanties, même niveau de protection pour tous ! Face à une stratégie qui cherche à isoler les cheminots, notre réponse doit être collective. Défendre les droits des cheminots d’Hexafret, c’est défendre les droits de tous les cheminots. Refuser les reculs ici, c’est empêcher qu’ils deviennent demain la nouvelle référence imposée à l’ensemble de la profession.

C’est en faisant front commun que nous imposerons l’unité sociale, de nouveaux droits et une organisation du travail plus protectrice pour tous les cheminots.

INFORMEZ-VOUS DANS LES SYNDICATS DE SITE ET ORGANISEZ-VOUS AVEC LA CGT !

ENSEMBLE, EXIGEONS DE NOUVEAUX

DROITS POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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DE L’ARGENT POUR LE FER ET POUR LA TERRE, PAS POUR LA GUERRE !

| Espace jeunes

La CGT appelle à participer le 26 septembre partout en France aux grandes marches pour la Paix, le climat et les solidarités. La jeunesse, pleinement consciente de ces enjeux et les cheminot·es, qui oeuvrent chaque jour au service public ferroviaire, y prendront pleinement leur part !

Les catastrophes qui se sont accentuées cet été dans le monde entier confirment brutalement la réalité du dérèglement climatique. Pour notre syndicalisme, les questions environnementales et l’urgence climatique sont indissociables de nos combats pour le progrès et la justice sociale.

Gouvernements et patronat ont refusé d’entamer les transformations nécessaires en matière de transition écologique et les salarié·es et les populations les plus vulnérables en paient directement les conséquences. Il est impératif d’établir un grand plan pour le climat, plaçant au centre la science, la solidarité et la coopération internationales dans la lutte contre le changement climatique, avec des transformations profondes et contraignantes dans les différents secteurs économiques plutôt que de se soumettre en permanence aux lobbys industriels et anti-écologiques.

Notre jeunesse, contrairement au capital, se préoccupe de l’avenir de l’Humanité !
Changeons de systéme, pas le climat !

À l’image de nombreux autres pays, la France a opté pour un budget militaire de 53,7 milliards d’euros en 2026 et une prévision de 67,4 milliards en 2030, soit, en 13 ans, plus du doublement des dépenses militaires.
Pendant ce temps-là, alors qu’il faut trouver au moins un milliard d’euros de financement par an d’ici 2032, la CGT des Cheminots revendique une loi de programmation pluriannuelle du financement des infrastructures afin de véritablement planifier, prioriser les travaux de régénération et de développement du réseau.

Or le projet de loi-cadre relatif au développement des transports entérine le désengagement de l’État du financement des infrastructures et la poursuite du sous-investissement public. La réalité est pourtant claire :

Le moyen de transport le plus écologique, c’est le train !

Exigeons les investissements publics nécessaires pour développer un service ferroviaire public, sûr et exercé par des cheminot·es qui assurent leurs missions dans une entreprise unique et intégrée la SNCF !

Le 26 septembre, en manifestation, exigeons une véritable politique écologique, avec un budget 2027 qui tire les nécessaires leçons des catastrophes de ces derniers mois !

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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