Fédération CGT des Cheminots


LE SALAIRE EST UN DROIT !

Tract aux cheminots

| Les conditions sociales

La crise sanitaire que nous traversons relance les appétits du patronat et met en évidence la grave crise sociale que subissent les salariés français depuis plusieurs années. À la SNCF, après 5 années de gel des salaires, la direction semble favorable au maintien de l’austérité salariale, au motif de pertes financières qu’elle entend récupérer sur le dos des cheminots !

Alors qu’il bénéficie d’aides financières massives depuis plusieurs décennies, le patronat réclame la baisse des salaires, soit directe, soit par l’augmentation du temps de travail, soit par les exonérations de cotisations sociales.

• LE FANTASME PATRONAL DU COÛT DU TRAVAIL 

Les richesses produites en France n’ont cessé de croître depuis l’après-guerre et elles n’ont jamais été aussi inégalement réparties.

Il ne peut y avoir de création de richesses sans l’intervention de l’Homme.

Le patronat ne crée pas de richesses, et tout comme le fantasme du « coût du travail », le mythe du créateur d’emplois est une thèse absurde.

Les employeurs ne créent pas d’emplois, ils font appel à la main-d’œuvre pour créer les richesses qu’ils ne sont pas capables de produire eux-mêmes.

Le patronat est donc en quelque sorte le coucou de la chaîne de création de richesses.

Ce sont les travailleurs qui créent les richesses et le salaire est le prix de leur travail.

• LE SALAIRE A UNE DOUBLE FINALITÉ

Le salaire doit garantir les moyens nécessaires à l’existence et permettre l’épanouissement des salariés par l’élévation de leur niveau de vie en dehors de tout autre élément de rémunération, par nature variable, et qui ne permettrait pas la réponse évolutive aux besoins.

En ce sens, le salaire comporte une partie de salaire direct (le net) pour le mois, et une partie de salaire socialisé (les cotisations) pour la vie. Cela permet au salarié de continuer à percevoir un revenu en retraite, lorsqu’il sera malade, privé d’emploi…

Les 2 rôles sont intimement liés car répondre aux besoins collectifs de Sécurité Sociale, c’est éviter les dépenses individuelles nécessaires à la réponse aux besoins (hôpital, remboursements maladie, pensions de retraite…).

• 2 COMPOSANTES INDISSOCIABLES POUR 2 FINALITÉS ESSENTIELLES

La distinction idéologique entre cotisations dites « salariales » et « patronales », est largement usitée pour inoculer les exonérations, notamment celles promises encore récemment au patronat. Elle serait basée sur le fait que c’est l’employeur qui les verse.

Tout d’abord, cette distinction est absurde. Pour faire un parallèle, chacun sait que la TVA est payée par les consommateurs et pourtant ce sont les entreprises qui la collectent et la versent.

Ensuite, cette distinction vise à remettre en cause une partie du salaire des salariés, au détriment de la Sécurité Sociale, sur fond d’abaissement du prix du travail au profit du capital.

Le salaire est un tout et les cotisations sociales, qu’elles soient dites « patronales » ou « salariales », sont la contrepartie du travail du salarié. Toute exonération de cotisations sociales constitue donc une baisse du salaire !

• LE SALAIRE : SEUL GAGE DE RECONNAISSANCE DES QUALIFICATIONS

Le niveau du salaire doit permettre la reconnaissance des qualifications, que ce soit à l’embauche ou en cours de carrière.

La qualification s’acquiert par la formation et l’expérience.

Selon l’INSEE et l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion sociale, il faut au minimum 1 424€ (net) à une personne seule pour vivre décemment.

Cet état de fait conforte la revendication de la CGT pour un salaire minimum d’embauche sans diplôme à 1 800 euros brut.

L’évolution permanente des sciences et des techniques amène une élévation constante des qualifications nécessaires tant à l’embauche qu’en cours de carrière, ce qui doit se traduire pour la CGT par :

  • La reconnaissance des diplômes de formation générale et professionnelle ;
  • La prise en compte de l’évolution de la qualification liée aux transformations technologiques (évolution du métier, de l’outil de travail), à l’expérience, à l’ancienneté acquise, à la formation continue, à la réussite aux examens, concours, constats d’aptitude, à la validation des acquis de l’expérience (VAE) et à la validation des acquis professionnels (VAP).

La reconnaissance de la qualification s’oppose à la notion d’employabilité, qui constitue une pure forme d’arbitraire patronal selon lequel les qualifications reconnues sont celles dont l’employeur prétend avoir besoin à un temps donné.

• LA CGT REVENDIQUE UN VÉRITABLE DROIT À LA CARRIÈRE !

Pour la CGT, l’expérience acquise tout au long de la vie professionnelle, doit permettre à chaque cheminot, hors action de formation ou promotion particulière, d’obtenir au minimum le doublement de son salaire d’embauche.

C’est pourquoi la CGT revendique une grille de rémunération unique pour tous les cheminots de la branche ferroviaire, débutant à 1 800 € brut pour un cheminot embauché sans diplôme.

Cette grille est basée sur la reconnaissance des diplômes et qualifications acquises à l’embauche et tout au long de la carrière.

Dans la grille CGT, pour une juste reconnaissance des qualifications, à ancienneté égale, aucun cheminot ne perçoit plus de 4 fois le salaire d’un autre.

Pour la CGT, chaque cheminot doit franchir une position tous les 4 ans (3 ans pour les agents de conduite et métiers à pénibilité avérée pour lesquels la CGT revendique le bénéfice des bonifications retraite).

Dans le cadre des opérations de notations à venir, les représentants CGT porteront cette exigence légitime !

• LA CGT REVENDIQUE DES AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES EN POURCENTAGE

La question salariale influe nécessairement sur le pouvoir d’achat des salariés au travers :

  • Le salaire net pour le mois ;
  • Les cotisations sociales qui financent les prestations de Sécurité Sociale pour couvrir les besoins de santé, de retraite, de revenu de remplacement en cas de privation d’emploi… ;
  • Le financement du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale SNCF qui apporte une aide aux cheminots en difficulté ;
  • Le financement des Activités Sociales et Culturelles des CSE et CCGPF ;
  • Les impôts sur le revenu qui financent notamment les Services Publics dont l’objet est la mise en commun des moyens pour permettre l’accès de tous aux besoins fondamentaux.

Les augmentations générales des salaires ont pour objet :

  • De faire profiter les salariés des gains de productivité liés aux avancées des techniques et technologies ;
  • De restituer aux salariés une partie des richesses qu’ils produisent (la valeur ajoutée) ;
  • D’augmenter le pouvoir d’achat des salariés.

Dans ce cadre, pour faire face à l’augmentation des prix et des dépenses et pour tourner le dos au gel des salaires à la SNCF depuis 5 ans, l’augmentation générale des salaires est indispensable !

Dans ce cadre, pour faire face à l’augmentation des prix et des dépenses et pour tourner le dos au gel des salaires à la SNCF depuis 5 ans, l’augmentation générale des salaires est indispensable ! Le traitement des cheminots est basé sur la valeur du « point ».

Chaque position de rémunération correspond à un coefficient hiérarchique qui est ensuite multiplié par cette valeur du point. La CGT revendique une augmentation générale et en pourcentage de la valeur du point afin de garantir à tous la même amélioration du pouvoir d’achat.

Les augmentations de salaires en sommes fixes modifient la grille de rémunération (coefficients hiérarchiques), remettent en cause la reconnaissance des qualifications, et entraînent une stagnation du pouvoir d’achat pour les positions intermédiaires et une baisse pour les niveaux supérieurs.

La Fédération CGT des cheminots exige que des NAO salariales se tiennent avant l’été !

La CGT revendique l’amélioration et l’augmentation des primes de travail.

Les dérives managériales préexistantes font que la rémunération de certains cheminots comporte une part excessive d’EVS en lieu et place du salaire. Cette absence de reconnaissance des qualifications conjuguée à des perfusions d’EVS incitent certains cheminots à s’exposer volontairement au risque, qu’il s’agisse du travail de nuit, du travail isolé ou actuellement du travail sans protection, ou sans faire valoir un arrêt maladie.

La CGT revendique l’abrogation de tous les dispositifs de rémunérations individuelles, aléatoires (GIR, La Prime, intéressement, etc.). Les montants globaux doivent être consacrés aux augmentations générales des salaires.

La prime de travail est un élément de rémunération qui permet, outre la reconnaissance des qualifications, de rémunérer une technicité spécifique. La prime de travail est liquidable pour les droits à retraite.

La CGT revendique l’amélioration et la revalorisation de l’ensemble des primes de travail.

C’est pourquoi, forte de son expertise et de ses relations quotidiennes avec l’ensemble des cheminots, la Fédération CGT continuera de porter l’exigence d’une autre politique salariale, notamment lors des prochaines négociations annuelles obligatoires.

Oui, le salaire est un droit !

Il appartient aux salariés, pas au patronat !

 

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MÉPRIS ET FUITE EN AVANT !

Conditions de travail en proximité

| Les conditions sociales

La Direction méprise la gravité de la situation et tente d’esquiver ses responsabilités.

La CGT appelle les cheminots à hausser le ton !

Neuf suicides en quelques semaines, des collectifs de travail mais aussi des individus en souffrance depuis des mois et même des années, pourtant, les réorganisations locales et nationales ou les stratégies de filialisation se pour-suivent et s’accélèrent.

La Direction n’a pas pris la mesure des drames qui se déroulent. Alors que la souffrance au travail se traduit de plus en plus violemment dans la vie des cheminots, la Direction continue de nier ses responsabilités dans cette crise sanitaire.

Lors de la table ronde de ce jour, elle ne consent qu’à programmer différents groupes de travail, des retours d’expérience et un observatoire du travail, avec pour seul objectif d’accompagner les restructurations toujours plus nombreuses.

Pour cela, elle compte déployer une nouvelle « task force RH » dans les territoires pour mieux faire passer la pilule. Pour être clair, elle invite les cheminots à une écoute « polie » sans moyens pour améliorer les conditions de travail.

La Fédération CGT des cheminots n’accompagnera jamais ces réorganisations qui broient tant de vies et aggravent la souffrance au travail. En séance, la CGT a rappelé l’exigence de mesures immédiates :

  • la mise en œuvre par la Direction de dispositifs d’aide et de soutien pour les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie ;
  • l’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des sociétés du groupe public unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • l’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, surla formation professionnelle initiale et continue, sur les conditions de travailet les conditions sanitaires des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, ceci afin de prendre des mesures d’urgence et stopper les drames.

Aucune réponse sérieuse n’a été fournie, renvoyant l’essentiel à différents groupes de parole. La CGT a donc quitté cette table ronde stérile.

NOUS APPELONS LES CHEMINOTS, SUR TOUT LE TERRITOIRE, À S’ORGANISER DANS LES SYNDICATS DE SITE AFIN DE CONSTRUIRE LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES POUR FAIRE PLIER LES DIRECTIONS LOCALES POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL EN PROXIMITÉ.

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UN DÉTOURNEMENT SCANDALEUX !

Action sociale SNCF

| Les conditions sociales

Dans l’ombre la direction passe à la moulinette les droits des cheminots et les emplois des travailleurs sociaux à l’action sociale SNCF La CGT appelle les cheminots à se mobiliser.

Plus qu’un filet de sécurité, l’Action Sociale SNCF a été construite pour aider les cheminots contractuels et statutaires, actifs et retraités à faire face aux aléas de la vie mais aussi pour les accompagner au quotidien.

La direction de la SNCF a entrepris de briser cette solidarité que les professionnels et les travailleurs sociaux SNCF font vivre alors qu’ils subissent des coupes franches inacceptables dans leurs effectifs (803 professionnels en 2016 à 509 en 2026).

DES FONDS DÉTOURNÉS :
Le FASS (Fonds d’Action Sanitaire et Sociale) permet de financer les prestations sociales et les services de l’action sociale SNCF.
Son financement s’appuie sur le travail des cheminots. L’argent du FASS leur appartient.

Pourtant, depuis le 1er janvier 2026, la direction de la SNCF a décidé de siphonner le FASS en réduisant son financement pour alimenter son ambition d’ouvrir en grand à la concurrence et réaliser des économies sur les dos des cheminots : (de 1,1 % à 0,82 %).

RÉDUIRE LE FINANCEMENT DU FASS, C’EST :

  • dégrader la qualité des prestations, voire les supprimer ;
  • affaiblir un service essentiel aux salariés, retraités et à leurs familles ;
  • organiser la disparition de l’Action Sociale SNCF.

LA CGT PORTE DES ALTERNATIVES EN REVENDIQUANT :

  • le maintien du taux de financement du FASS à 1,1% de la MSI ;
  • la fin de l’externalisation des prestations ;
  • la couverture de l’ensemble du territoire : Département = 1 CAS (Centre d’Action Sociale) au minimum ;
  • à minima par CAS : 1 secrétaire et 1 travailleur social ;
  • la revalorisation des prestations et des barèmes ;
  • la révision du secours d’urgence ;
  • de nouvelles prestations ;
  • le développement des centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) ;
  • des Centres d’Orientation Scolaire et Professionnelle (COSP) de proximité.

La CGT appelle tous les salariés et retraités à la mobilisation et à un sursaut collectif.

Pour plus d’informations, contacter le syndicat de votre site et faites comme des milliers de cheminots : rejoignez la CGT !

ENSEMBLE, GAGNONS
UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS

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LE SALAIRE, POUR LA CGT, C’EST TOUTE L’ANNÉE !

Accord NAO salaires SNCF

| Les conditions sociales

La CGT ne signera pas l’accord salarial 2026.

Les propositions de la direction SNCF constituent une véritable provocation envers l’ensemble des cheminots.

Pour autant, la question des salaires n’est pas close !

Dès lors, nous appelons tous les cheminots à se rassembler dans les syndicats CGT afin de décider et d’organiser les mobilisations nécessaires.

Les mesures salariales reprises à l’accord ne répondent pas aux besoins des cheminots. Ces mesures accentuent les disparités et augmentent la précarité, en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, comme le complément de PPV.

Cela se fait au détriment des augmentations générales des salaires, tout en réduisant les indemnités en cas de maladie ainsi que les montants des pensions de retraite.

DU VENT DANS LES POCHES

La machine à enfumer fonctionne à plein régime. Les Temps réels de la Direction, relayés par les médias, prétendent que les cheminots seraient déjà privilégiés et profiteraient, en plus, de mesures NAO 2026 présentées comme généreuses.
Pourtant, les chiffres traduisent une tout autre réalité de la situation et du contenu de cet accord.

12 € C’est le prix d’un bidon de lessive… mais c’est aussi l’augmentation du salaire moyen de base mensuel brut à partir d’octobre 2026.
0,18% D’augmentation générale des salaires sur l’année 2026.
21,3% D’inflation cumulée depuis 10 ans.
1,3 Md€ Pour gaver les organismes de complémentaire santé obligatoire au détriment des salaires et des régimes de base (Sécurité sociale et régime spécial SNCF).
– 6,2% De la part du salaire liquidable/imposable sur 6 ans du fait du développement de la PPV et intéressement que d’autres organisations syndicales promeuvent lors des NAO.
Il faudrait travailler 11 trimestres de plus pour compenser cette perte sur la pension de retraite, soit presque 3 ans.
Cette baisse a également des conséquences sur les revenus de remplacement en cas de maladie.

Bien sûr, les initiatives organisées par la CGT le 13 janvier ont contraint la Direction à céder une forme d’annualisation de la majoration pour ancienneté. Toutefois, elle est très limitée, sans revalorisation et sans tenir compte de la pénibilité. De plus, elle maintient les inégalités entre cheminots contractuels et statutaires, instaurées par l’accord sur les classifications et rémunérations, auquel seule la CGT s’oppose.

EXIGEONS DES AUGMENTATIONS EN METTANT COLLECTIVEMENT LA PRESSION !

Tout au long de l’année, les mobilisations sur la question des salaires, souvent de proximité ou de métier, font bouger les lignes. C’est particulièrement le cas des initiatives organisées par la CGT pour la reconnaissance de la technicité des métiers, à la Traction, au Train, à la Circulation, à l’Équipement et dans bien d’autres secteurs.

La période des notations pour les cheminots au statut et des entretiens individuels pour les revalorisations salariales individuelles des cheminots contractuels s’ouvre !

L’accord Classifications et Rémunérations permet des revalorisations totalement arbitraires, qui visent à diviser les cheminots contractuels entre eux, alors que les cheminots au statut voient leur évolution salariale fortement ralentie.

Portons alors, ensemble, les réclamations des cheminots contractuels et cheminots statutaires pour des revalorisations salariales avec des initiatives et des interpellations des directions locales organisées par nos syndicats de site CGT.

INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DES SYNDICATS DE SITE POUR PORTER COLLECTIVEMENT LES RÉCLAMATIONS !
FAITES COMME DES MILLIERS DE CHEMINOTS, ORGANISEZ-VOUS EN REJOIGNANT LA CGT
POUR DÉFENDRE ET GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !

La CGT revendique :

  • UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES D’AU MOINS 12 % ;
  • UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS (avec une meilleure progression salariale automatique pour les cheminots, statutaires et contractuels) ;
  • UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DE LA TECHNICITÉ DES MÉTIERS ET SA PÉRENNISATION (avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots, contractuels et statutaires) ;
  • L’ANNUALISATION ET LA REVALORISATION DE L’ANCIENNETÉ (Chaque année doit se traduire par une progression automatique et égale pour tous. ) ;
  • UN TREIZIÈME MOIS POUR TOUS.

TOUTES ET TOUS CHEMINOTS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ ! EXIGEONS LE PROGRÈS SOCIAL !
LA BATAILLE POUR LES SALAIRES, C’EST ENSEMBLE ET TOUTE L’ANNÉE !

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L’ALLIANCE DES DROITES CONTRE LES TRAVAILLEURS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE !

Droit de grève

| Les conditions sociales

Une offensive législative majeure contre les droits sociaux se prépare pour le 22 janvier prochain. Profitant d’une niche parlementaire, le groupe Les Républicains, avec l’appui du RN, veut s’attaquer au 1er mai et durcir le droit de grève dans les transports. La Fédération CGT des cheminots appelle les parlementaires progressistes à renvoyer ces lois dans les poubelles de l’histoire !

En plein bras de fer budgétaire pour l’année 2026, la droite et le patronat profitent de la cure d’austérité imposée par le gouvernement pour accélé-rer leurs attaques.

Ainsi, des projets de loi intitulés « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » ou encore « Concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève et à privilégier le dialogue social et la liberté de circulation » vont être soumis au vote des députés.

Ces textes confirment les velléités du patronat et de leurs porte-serviettes de casser les outils de solidarité au mépris des conquêtes sociales historiques de notre pays.

Concernant le projet de restriction du droit de grève, le texte prévoit notamment :

  • une privation du droit de grève, jusqu’à 30 jours par an ;
  • l’instauration d’une limite de 6 heures de grève par jour, sur un maximum de 7 jours consécutifs. Périodes concernées : veilles et lendemains de jours fériés, vacances scolaires, élections, événements d’ampleur régionale, nationale ou internationale…, fixées par décret en Conseil d’État ;
  • l’allongement du délai de D2I de 48 à 72 heures ;
  • la mise en place d’un dispositif contre les préavis de grève de « longue durée » ;
  • l’interdiction du droit de grève avec les modalités de 59 minutes ou 3 heures et 59 minutes ;
  • l’affichage public du nombre de salariés en grève par ligne, par dépôt, par réseau.

Malgré le rejet unanime des organisations syndicales et l’opposition des forces progressistes, la droite s’obstine. En cherchant l’alliance avec l’extrême droite, elle confirme sa volonté d’aller au bout de sa logique de casse sociale, au mépris du dialogue et de l’unité syndicale.

ALLIANCE DE CIRCONSTANCE OU FONDATIONS DE L’ALLIANCE DES DROITES ?

Pour la CGT, il n’y a pas d’ambiguïté. Nous estimons que la casse des droits sociaux constitue les fondations de l’alliance des droites !

Déjà, fin 2024, É. Ciotti, ancien président de LR et allié aujourd’hui du Rassemblement national, avait tenté le passage d’un projet de loi de ce type, sans succès.

Les travaux parlementaires qui se sont tenus en amont des débats du 22 janvier prochain ont acté que le groupe RN a mené la bataille pour durcir le texte, en présentant des amendements, tels que :

  • passer le nombre de jours d’interdiction de grève à 90 au lieu de 30 ;
  • élargir les motifs d’interdiction du droit de grève ;
  • durcir les sanctions pour les grévistes.

Le RN est une fois de plus démasqué ! Sous sa posture de défenseur des « petits » et avec la bienveillance des médias détenus par les milliardaires, le parti de la haine ne sert que les intérêts des plus puissants pour museler et sanctionner les mobilisations !

La Fédération CGT des cheminots saura prendre ses responsabilités si d’aventure ce texte était voté ! En effet, nous nous opposons fermement à toute évolution visant à restreindre le droit de grève et nous revendiquons l’abrogation de tous les textes existants sur le sujet ! La défense des intérêts des salariés par la grève est inaliénable, quels que soient leur fonction, leur classe ou leur métier !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS CONTINUERA À PORTER SES REVENDICATIONS
POUR L’AMÉLIORATION AU QUOTIDIEN DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE
ET DÉFENDRA L’ENSEMBLE DES DROITS DES CHEMINOTS,
PAR TOUS LES MOYENS QUI SERONT À SA DISPOSITION, Y COMPRIS PAR LA GRÈVE !

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LOIN DU COMPTE !

NAO salaires

| Les conditions sociales

Aujourd’hui se tenait la table ronde salariale à la SNCF.

Partout sur le territoire, les cheminotes et les cheminots ont répondu aux appels à agir lancés par les syndicats CGT.
La Fédération CGT salue celles et ceux qui s’engagent dans l’action collective !

La direction du GPU SNCF ne prend toujours pas la mesure de l’urgence à reconnaître le travail des cheminots.

REVENDICATIONS CGT POSITIONS DE LA DIRECTION
Augmentation générale des salaires d’au moins 12 % + 0,25 % à partir du 1er juillet 2026
+ 0,25 % à partir du 1er octobre 2026
Grille unique des salaires pour tous avec une meilleure progression salariale automatique
pour les cheminots statutaires et contractuels
REFUS (prétextant de l’accord classifications-rémunérations)
Une véritable reconnaissance
de la technicité des métiers et sa pérennisation
(avec la revalorisation de la prime de travail,
de la prime de traction
et une prime de base garantie
pour tous les cheminots contractuels
et statutaires)
PAS DE MESURES POUR L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS, mais suite aux mobilisations dans les métiers, la direction cède des mesures (non soumises à accord NAO) :

  • +40 € / mois (au total 100 € / mois) prime technicité Circulation
  • Environ +30 € / mois sur la prime de travail ASCT
  • Environ +40 € / mois prime de Traction
  • Des propositions à venir pour l’Équipement
Revalorisation de l’ancienneté AUCUNE REVALORISATION
Annualisation de la majoration de l’ancienneté
(chaque année doit se traduire
par une progression automatique et égale
pour tous)
LA DIRECTION CONCÈDE LE PRINCIPE D’UNE ANNUALISATION DE LA MAJORATION DE L’ANCIENNETÉ POUR TOUS LES CHEMINOTS.
Cela se traduit par une augmentation annuelle minimale de 0,6 %.
Un véritable 13e mois pour tous REFUS, sous couvert de l’accord classifications-rémunérations qui met en place une rémunération annuelle et pas mensuelle.

AUTRES ANNONCES DE LA DIRECTION

  • Complément de PPV de 250 € versé sur les salaires du mois de mars.
    Ce dispositif dit « prime Macron » exonère l’entreprise de cotisations sociales.
  • Revalorisation du seuil minimum des salaires au niveau du SMIC +10 % (soit 2 005 € brut/mois) (pas soumis à accord NAO). Cela concerne moins de 150 cheminots.
    En conséquence, les seuils de rémunération annuelle pour les cheminots contractuels seront réévalués.
  • Prorogation FMD (Forfait Mobilité Durable) 400 €/an.
    Prime de 150 € pour premier achat de vélo.
  • Pour les cheminots statutaires :
    • 1 200 PR hors compte supplémentaires.
    • Délais de séjours maxi de 4 ans sur les PR des classes 2 à 6, TA et TB.
    • Refonte de la rémunération des classes 8 au statut (non soumis à accord NAO).
  • Enveloppes pour les augmentations individuelles des cheminots contractuels :
    • 1,2 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 1 à 6.
    • 1,4 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 7 à 8.
    • 3 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels en début de parcours.

 

COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : La direction considère que la participation de l’entreprise dans la cotisation à la mutuelle dite obligatoire représente
un coût et est un élément qui pèse sur les mesures salariales. En clair : c’est autant de moins pour des augmentations générales de salaire !

LA PRESSION DES MOBILISATIONS IMPULSÉES PAR LA CGT COMMENCE À FISSURER CERTAINES POSITIONS DE LA DIRECTION !

La CGT invite les cheminotes et cheminots
à rejoindre les syndicats de site pour s’informer,
débattre et construire une action collective tous services.

 

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FACE À L’AUSTÉRITÉ SALARIALES, TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·E·S LE 13 JANVIER !

NAO 2026

| Actions

Le 13 janvier 2026 se tiendront les prochaines NAO au sein du GPU SNCF.

La reconnaissance par le salaire des métiers, de la technicité, des parcours professionnels et de l’investissement humain exemplaire des cheminot·e·s dans la production du service public ferroviaire est légitime et nécessaire !

Pour l’UFCM-CGT, seule la mobilisation nous permettra d’arracher des augmentations générales de salaire, pour une réelle redistribution des richesses !

Alors que le PLFSS, désormais adopté, porte un coup sévère aux politiques de santé publique, et qu’un budget 2026 de rigueur a été imposé par le biais d’une loi spéciale, la situation n’est guère plus reluisante au sein du GPU SNCF, enfermé depuis des années dans une politique d’austérité salariale, malgré un résultat net 2025 en progression !

LA GRANDE ARNAQUE DE LA PPV !

Certaines organisations syndicales se gargarisent de la malnommée « prime de partage de la valeur » (PPV) de 400 €, décision unilatérale de l’employeur, et non-liquidable. Cette basse manœuvre de la direction n’a en réalité qu’un seul but : s’affranchir du paiement des cotisations sociales finançant notre protection sociale et nos activités sociales et culturelles via les CASI et le CCGPF, tout en utilisant cette « prime » comme prétexte pour mener des NAO au moins-disant salarial !

Dans le même temps, la dégradation des conditions de vie et de travail des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), la perte de sens et la souffrance au travail atteignent des sommets. Le manque de reconnaissance des diplômes, des métiers, de la technicité et des parcours professionnels les frappe de plein fouet, alors même que les richesses existent, créées par les cheminot·e·s eux-mêmes : il est temps d’en exiger une meilleure répartition !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • la mise en place du projet CGT de grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique et la reconnaissance des diplômes ;
  • un salaire mensuel de départ au collège maîtrise de 3 956 euros bruts et de 5 260 euros bruts au collège cadre ;
  • une augmentation générale des salaires et un plan de programmation de rattrapage du contentieux salarial ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminot·e·s ;
  • la réévaluation et la sécurisation des primes de travail pour l’ensemble des cheminot·e·s, par la création de primes de base garanties reconnaissant les savoirs, savoir-faire ainsi que la technicité des métiers.

EN VUE DES NAO DU 13 JANVIER, L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES ICTAM À SE RASSEMBLER ET À S’INFORMER DANS LES SYNDICATS CGT EN PROXIMITÉ POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE COLLECTIVEMENT LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES !

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NAO SALAIRES DU 13 JANVIER : AGIR !

Table ronde salaire 2026

| Actions

Partout, un même ressentiment domine : le manque de reconnaissance et une attente forte de mesures concrètes, pérennes et socialisées en matière salariale.
Toutes et tous concerné·es ! Ces NAO définiront le cadre des mesures salariales dans le GPU mais aussi dans les filiales Voyageurs et Fret.

La CGT revendique l’annualisation et la revalorisation de la majoration salariale d’ancienneté pour l’ensemble des cheminots, qu’ils soient contractuels ou statutaires. Il est essentiel que chaque année compte et soit pleinement reconnue.

À ce titre, l’accord de branche dit « classifications et rémunérations », non signé par la CGT, instaure une inégalité de traitement dans la prise en compte de l’ancienneté pour les cheminots contractuels.

La Fédération CGT des cheminots porte la revendication d’un nouveau statut pour tous les cheminots intégrant une grille unique des salaires, qui permet un traitement équitable et garantit une véritable progression salariale automatique ainsi que la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire des cheminots. Ces mesures sont essentielles afin que chaque cheminot bénéficie d’une reconnaissance juste et équitable, à la hauteur de l’expertise, de l’expérience et de l’engagement quotidien déployés au service du service public ferroviaire.

DANS SON PRÉAVIS NATIONAL TOUS SERVICES, LA CGT REVENDIQUE :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires pour l’ensemble des cheminots, quel que soit leur statut ;
  • Une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et sa pérennisation avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots contractuels et statutaires ;
  • L’annualisation de l’ancienneté : chaque année doit compter. Chaque année de service doit se traduire par une progression réelle, automatique et égale pour tous ;
  • Une augmentation générale des salaires d’au moins 12 % incluant une première étape du rattrapage salarial ;
  • Un 13e mois pour tous les cheminots.

AGISSONS DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
LE 13 JANVIER,
JOUR DE LA TABLE RONDE SALARIALE !

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RÉGRESSION SOCIALE, MOTEUR DU CAPITAL !

Droit du travail

| Les conditions sociales

Que ce soit sur le temps de travail, sur les repos hebdomadaires, sur les arrêts maladie…, les attaques du patronat et du pouvoir en place contre les droits des salarié·es s’accélèrent.

Ces mesures ne s’appliquent pas, pour l’instant, dans les branches professionnelles disposant d’une Convention collective, mais jusqu’à quand ?

Le 13 novembre dernier, la Cour de cassation a jugé qu’un·e salarié·e peut travailler plus de 6 jours consécutifs, à condition qu’il ou elle ait au moins un jour de repos dans chaque semaine civile (du lundi 0h00 au dimanche 24 heures). En d’autres termes, elle considère que le Code du travail autorise un·e salarié·e à travailler jusqu’à 12 jours consécutifs étalés sur deux semaines, tant qu’un repos existe dans chaque semaine civile !

Cette lecture orientée du droit constitue une nouvelle attaque contre les salarié·e·s, insultant l’histoire sociale des travailleur·euse·s en rayant d’un trait de plume la lutte des mineurs en 1906 après la catastrophe de Courrières, débouchant sur la création du repos hebdomadaire à la suite d’un mouvement social d’ampleur marqué par une répression sans précédent !

L’OFFENSIVE DÉCOMPLEXÉE DES IDÉES CONSERVATRICES S’INTENSIFIE !

Le 22 novembre 2025, c’est au tour de la droite sénatoriale, dans le cadre de l’examen du PLFSS 2026, d’afficher son mépris pour les salarié·e·s en votant un amendement augmentant la durée annuelle de travail des salarié·e·s de 12 heures supplémentaires par an ! Cette mesure s’inscrit dans la lignée de la bataille culturelle menée par le capital et ses laquais, en infusant dans le débat public des idées régressives et antisociales, à l’image du projet de loi du 3 juillet dernier voulant mettre fin au 1er mai férié, chômé et payé, ainsi que l’adoption, le 31 octobre 2025, de l’amendement rendant possible la prescription par les médecins d’une période de télétravail en lieu et place d’un arrêt maladie !

UNE AUTRE VOIE, HUMAINE ET SOLIDAIRE, EST POSSIBLE !

Alors que le patronat du ferroviaire (UTP) applique les mêmes recettes avec ses attaques incessantes contre la CCN de branche, les cheminot·e·s en ressentent déjà les effets dévastateurs, notamment du fait des réorganisations en cascade et de la dégradation de leurs conditions de travail. Concernant les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), ils et elles subissent l’explosion de leur temps de travail, souffrent de l’accroissement exponentiel de leur charge mentale et d’un déséquilibre vie pro-vie perso grandissant.

C’est pourquoi il est nécessaire de se rassembler avec la CGT et son UFCM pour revendiquer un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) protecteur et émancipateur, et de se mobiliser contre nos ennemis de classe, dont l’unique objectif est de détruire nos repères collectifs en matière de droits, de salaires, de protection sociale et de retraite !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • des augmentations générales de salaire et la mise en place d’une grille unique des salaires ;
  • l’extension de la liste des emplois-repère à pénibilité avérée (ERPA) et l’amélioration des dispositifs de CAA existants ;
  • la reconnaissance de la pénibilité pour les encadrants de proximité, leurs adjoints, les RET, les GM, les CTT, les ordonnanceurs et les « astreinteurs » ;
  • la mise en place d’un décompte horaire pour contrôler le temps de travail mais aussi le temps de repos ;
  • l’instauration de véritables dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur ;
  • l’abrogation de la contre-réforme des retraites ;
  • l’arrêt de toutes les réorganisations en cours.

CONTRE LA RÉGRESSION SOCIALE ET L’AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE,
CHEMINOT·ES DE TOUS MÉTIERS ET DE TOUS COLLÈGE,

EN GRÈVE ET DANS LES INITIATIVES LOCALES LE 2 DÉCEMBRE !

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LA CGT SONNE LA RÉVOLTE SALARIALE

Salaires

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À la SNCF et dans toutes les entreprises ferroviaires, la CGT exige des mesures salariales concrètes.
L’heure est venue d’imposer nos revendications !

Que les cheminots soient sous statut ou non, leur travail est de moins en moins valorisé et leur niveau de vie continue de se détériorer.
À la SNCF, la direction refuse d’ouvrir des négociations salariales. Elle prétend avoir cédé suffisamment aux cheminots et augmenté les salaires de 21% en 3 ans.

En réalité, en 10 ans, la valeur du point de la grille des salaires n’a progressé que de 5,28 % alors que les prix à la consommation ont augmenté de plus de 19%.

Allons-nous tolérer un nouveau gel des salaires et la dégradation de nos conditions de vie ?

Avec la fin du recrutement au statut, la grille des salaires ne permet plus une progression salariale suffisante mais la direction refuse obstinément la mise en place d’une nouvelle grille.

Allons-nous laisser la direction anéantir définitivement l’évolution salariale automatique ?

Les cheminots contractuels subissent quant à eux la jungle salariale sans aucune garantie de progression.

Allons-nous tolérer les ravages d’un accord classification et rémunération qui divise les cheminots, accentue les inégalités, engendre discriminations et arbitraire et, au final, bloque la progression salariale ?

Les seuils pour bénéficier d’une majoration d’ancienneté sont très longs.Allons-nous continuer de tolérer des délais de plusieurs années pour la reconnaissance de l’ancienneté ?

Les éléments variables atteignent près de 50% de la rémunération dans certains métiers. Allons-nous tolérer cette précarité salariale, véritable outil patronal utilisé pour dégrader les conditions de travail ?

LA CGT APPELLE A LA MOBILISATION POUR LES SALAIRES

La CGT refuse les politiques salariales injustes, la stagnation des salaires et la dégradation des conditions de vie.

Elle refuse la perte de pouvoir d’achat, alors que les richesses produites par le travail des cheminots battent des records de bénéfices.

Parce que les salaires, c’est aussi le financement solidaire pour garantir nos retraites et l’accès à la santé ;
Parce que les salaires, c’est la reconnaissance du travail des cheminots ;
Parce que c’est juste et légitime.

La Fédération CGT des Cheminots revendique :

  • Des augmentations salariales immédiates de 12% et un plan de rattrapage du contentieux salarial de plus de 8 années de gel des salaires et plus de 40 ans de désindexation des salaires.
  • Une grille unique des salaires pour tous les cheminots avec une progression automatique.
  • La reconnaissance de la technicité des métiers et sa pérennisation sous forme de base garantie dans le salaire.
  • Une meilleure reconnaissance de l’ancienneté et l’annualisation de la majoration pour tous les cheminots.
  • Un 13e mois pour tous.

En proximité, à l’équipement, au matériel, à la traction, au train, à la vente ou à la circulation, à l’appel de la CGT, les cheminots se mobilisent déjà pour exiger une réelle
reconnaissance de leur travail.

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CHEMINOTS, ENSEMBLE AMPLIFIONS LES MOBILISATIONS !

INFORMEZ-VOUS DANS VOS SYNDICATS EN PROXIMITÉ ET FAITES COMME DES MILLIERS DE CHEMINOTS, REJOIGNEZ LA CGT POUR CONSTRUIRE LES LUTTES VICTORIEUSES !

METTONS SOUS PRESSION LES NÉGOCIATIONS DANS LA BRANCHE FERROVIAIRE !
ET EXIGEONS L’OUVERTURE IMMÉDIATE DE NÉGOCIATIONS SALARIALES À LA SNCF !

LE 2 DÉCEMBRE 2025
HAUSSONS LE TON
AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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