Fédération CGT des Cheminots


LA DIRECTION DE LA SNCF DOIT RÉAGIR!

Risques psychosociaux

| Espace presse

Le 11 mai 2017, une fois encore, un cheminot mettait fin à ses jours dans les emprises ferroviaires aux abords d’Epinal.

Ce nouveau drame vient s’ajouter à ceux, trop nombreux, qui ont eu lieu depuis le début de l’année.
La Fédération CGT s’associe évidemment à la douleur des proches de notre collègue de 37 ans disparu dans des conditions tragiques.

Au-delà de l’émotion, bien légitime, la CGT souhaite ici redire sa colère quant à la dégradation des conditions de vie et de travail des cheminots.

Si le contexte professionnel ne peut expliquer à lui seul un tel passage à l’acte, force est de constater que la stratégie de casse du service public, avec son lot de suppressions de postes et de réorganisations tous azimuts, constitue un facteur aggravant.

Il n’est jamais anodin de se donner la mort sur son lieu de travail.

Les alertes syndicales ne sont toujours pas entendues par la direction !

En effet, les 4 fédérations syndicales représentatives nationalement à la SNCF ont interpellé la direction par écrit le 13 avril 2017 afin qu’une table ronde nationale soit organisée dans les plus brefs délais sur les risques psychosociaux encourus par la famille cheminote.

A ce jour, la direction n’a pas donné de suites concrètes et à hauteur de la situation.

Pendant ce temps, les drames s’accumulent.

La Fédération CGT ne se contentera pas de statistiques et de mesures curatives qui ne règlent rien sur le fond.

Des leviers très concrets existent afin d’améliorer les conditions sociales des cheminots en matière d’emplois, d’arrêt des processus de sanctions, de discrimination, d’arrêt des restructurations, entre autres.

La Fédération CGT des Cheminots exige que la direction réponde favorablement et immédiatement à la demande des 4 fédérations concernant une table ronde nationale.

Si cela n’était pas rapidement mis en oeuvre, la direction de la SNCF porterait l’entière responsabilité des drames futurs qui pourraient survenir dans les mêmes circonstances.

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DES MAUVAIS CHOIX QUI ONT DES CONSÉQUENCES !

| Communiqué

Le procès de l’accident ferroviaire de Denguin aura lieu du 5 au 9 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Pau.
Depuis cet accident, les moyens dévolus à la maintenance n’ont cessé de rétrécir. La CGT continuera de porter ces enjeux, notamment lors de la table ronde sécurité du 21 octobre prochain présidée par le P-DG de SNCF Réseau.

Le 17 juillet 2014, un TER a percuté un TGV à Denguin, après le passage au vert du sémaphore S23 alors que le TGV se trouvait encore sur la voie. L’acci-dent a fait de nombreuses victimes et provoqué de graves blessures.
Les investigations ont écarté la responsabilité des conducteurs, du régulateur et du matériel roulant. Elles ont mis en évidence un dysfonctionnement de la signalisation lié à la dégradation de câbles électriques par des rongeurs dans une guérite insuffisamment protégée.
Le dossier fait également apparaître des insuffisances concernant la concep-tion des installations, la prévention du risque lié aux rongeurs, la maintenance, la formation des agents, la clarté des procédures et les moyens humains consacrés à la sécurité.
La CGT considère que cet accident ne peut pas être réduit à une panne tech-nique ou à une erreur individuelle. Il pose la question des choix d’organisation du travail : réduction des effectifs, allongement des délais de maintenance, parcours d’astreinte étendus, pression sur la production et priorités budgé-taires incompatibles avec une maintenance réellement préventive.
Derrière ces choix, c’est la responsabilité de l’organisation et des niveaux de décision qui doit être examinée. Les agents de terrain ne peuvent pas être désignés comme les responsables lorsque les moyens, les formations et les consignes ne leur permettent pas d’assurer pleinement leur mission de sécu-rité.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large. Après Brétigny, puis Eck-wersheim, et plus récemment l’accident survenu en Normandie, la question revient toujours : les accidents ferroviaires sont-ils traités comme des événe-ments isolés ou comme les conséquences de choix durables en matière d’organisation, d’effectifs et de maintenance ? Pour la CGT, les mêmes causes produisent les mêmes effets lorsque les alertes du terrain ne sont pas enten-dues et que la sécurité reste soumise aux impératifs de productivité.
La CGT des cheminots s’est constituée partie civile afin de défendre l’intérêt collectif de la profession. Elle entend faire reconnaître l’atteinte portée à la sécurité des cheminots, des conducteurs, des agents de maintenance et, plus largement, à l’ensemble du service public ferroviaire.
La CGT demandera que soient pleinement examinées les responsabilités des sociétés renvoyées devant le tribunal, ainsi que les choix d’organisation qui ont contribué à fragiliser la prévention des risques. Elle rappellera que la sécurité ne peut pas dépendre des seuls moyens disponibles ni être ajustée aux con-traintes de production.

La sécurité ferroviaire est une obligation collective. Elle ne peut être sacrifiée à la rentabilité, à la réduction des effectifs ou à la recherche de gains de productivité.

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LYCÉEN·NES, ÉTUDIANT·ES, SALARIÉ·ES : forces vives de la nation !

| Communiqué

Depuis plusieurs jours, les lycéen·nes et étudiant·es se mobilisent devant leurs établissements. Ce 1er octobre, ce sont plus de 30 universités et 640 lycées qui étaient concernés de Paris à Carpentras en passant par Rouen, Poitiers ou Rennes.
Le projet de budget 2027 prévoit de supprimer encore des postes d’enseignants et maintient le gel du point d’indice.

Des revendications légitimes !

Le manque de moyens humains et financiers dans les établissements scolaires, les inégalités d’accès aux études supérieures aggravées par Parcoursup et « Mon Master », l’augmentation globale des frais d’inscription à l’université et la baisse des aides sont autant de conséquences de la même politique qui frappe de plein fouet les étudiant·es, lycéen·nes et salarié·es.
Cette politique d’austérité impacte tous les services publics, dont le ferroviaire : le désengagement de l’État se poursuit en faisant peser le financement du réseau sur la SNCF elle-même. Les cheminot·es en paient le prix : attaque sur les droits et la réglementation du travail, dégradation de la sécurité, suppressions d’emplois, manque de moyens pour travailler dignement.

Une réponse inadmissible

La répression policière et l’intimidation à l’oeuvre, contre des jeunes citoyen·nes en lutte pour leurs droits, sont inacceptables. Ce n’est pas au ministère de l’Intérieur de gérer cette crise profonde de l’enseignement public ! Ce qu’il faut, c’est apporter des réponses à la hauteur des enjeux, abandonner les politiques austéritaires et redonner les moyens nécessaires aux services publics, et à toutes celles et ceux qui les font vivre, de mener à bien leurs missions.

Toutes et tous concerné·es

La France, pays démocratique, doit pouvoir laisser s’exercer la liberté d’expression, le débat contradictoire, avec au coeur une jeunesse qui s’implique dans les choix de société.
Face aux revendications portées par une jeunesse qui demande des conditions dignes pour apprendre, le gouvernement entend poursuivre sa politique régressive, qui confisque les moyens de bien travailler et la liberté de revendiquer.
Dans le ferroviaire, les jeunes cheminot·es et les alternant·es sont concerné·es par l’accès à la formation, au logement et aux aides sociales. Des bancs des établissements scolaires jusqu’aux emprises ferroviaires, la précarité doit cesser !
Il faut dès maintenant entendre et répondre aux revendications légitimes de la jeunesse mobilisée et aux besoins de services publics dans l’intérêt général de la nation !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SE TIENT AUX CÔTÉS DES JEUNES MOBILISÉ·ES ET CONDAMNE TOUTES LES VIOLENCES D’ÉTAT EXERCÉES À LEUR ENCONTRE !

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AU SERVICE DES CHEMINOTS, PAS DE LA RENTABILITÉ !

| Maîtrise et cadres UFCM

Les 9 et 17 septembre derniers, la CGT a participé à deux réunions bilatérales consacrées à l’intelligence artificielle (IA), à SNCF Voyageurs et à SNCF Réseau.
Alors que l’IA impacte l’ensemble du GPU, la Direction choisit de traiter le sujet séparément dans chaque SA, empêchant un véritable débat de fond sur les conséquences de l’IA pour les cheminot·e·s, leurs métiers et le service public ferroviaire.
Derrière des présentations rassurantes et un discours axé sur la modernisation, la Direction affiche sa volonté d’accélérer le déploiement de l’IA. Pour la CGT, le progrès n’a de sens que s’il bénéficie à toutes et tous, et l’humain doit rester aux commandes.

UN DÉPLOIEMENT DE L’IA SANS DÉBAT NI TRANSPARENCE !

La Direction reconnaît que des outils intégrant de l’IA sont déjà utilisés depuis plusieurs années au sein des SA Réseau et Voyageurs, sans information préa-lable des représentants du personnel, ce qui ne l’empêche pas d’annoncer vouloir amplifier son déploiement ! Avec SNCF-GPT, elle affirme vouloir « sécu-riser les données » et présente l’IA comme un simple outil d’assistance destiné à gagner en temps et en efficacité. Mais lorsque sont abordées les consé-quences concrètes sur l’emploi, les salaires, les qualifications ou l’ouverture à la concurrence, la Direction botte en touche.
Pour la CGT, cette approche purement technico-technique est insuffisante : une technologie n’est jamais neutre lorsqu’elle transforme l’organisation et le contenu du travail !

DERRIÈRE LE DISCOURS TECHNOCRATIQUE, LA COURSE À LA PRODUCTIVITÉ !

Pour les directions d’entreprise, l’IA est avant tout présentée comme un levier d’optimisation des coûts et des effectifs. Les exemples déjà observés à la SNCF interrogent, à commencer par les outils de commande du type Hastus, Oscar et Score pour les roulants, Self-Service pour les agents de gare. Des IA trient déjà les appels dans les RCAD et distribuent le travail des chemi-not·e·s des agences Paie et Famille. Des transformations sont également attendues dans l’Ingénierie du Matériel, dans les communications entre les opérateurs sécurité sur les liaisons transfrontalières avec des traducteurs du type Athéna à la Traction. Plus largement, la déshumanisation des gares, des trains et de nos métiers montre que ces dangers sont désormais bien réels !
Chez SNCF Réseau, la réflexion autour d’un outil d’organisation des travaux piloté par IA illustre cette logique. Après avoir détruit les métiers, les savoir-faire et les coordinations préexistantes avec la mise en place de Résonances, ce genre d’annonce est hors sol ! Pour la CGT, l’IA doit améliorer le travail des cheminot·e·s et renforcer le service public, et non justifier des suppressions d’emplois, dégrader les conditions de travail ou faire pression sur les salaires !

L’HUMAIN DOIT RESTER AUX COMMANDES !

Il est nécessaire que tout déploiement d’outils contenant de l’IA ayant une incidence sur le travail fasse l’objet d’une information-consultation préalable des CSE, conformément aux obligations de l’employeur.

La CGT exige que soient systématiquement évalués les effets sur :

  • l’emploi ;
  • les métiers et les qualifications ;
  • les parcours professionnels ;
  • la formation ;
  • la santé et la sécurité ;
  • les conditions de travail.
  • Aucun système ne doit pouvoir décider à la place des cheminot·e·s ni servir de prétexte à la remise en cause de leurs droits.

LA CGT ET SON UFCM, PORTE DES PROPOSITIONS !

La CGT revendique un encadrement strict du recours à l’intelligence artificielle afin de garantir qu’elle reste au service des salarié·e·s.
Nous revendiquons :

  • l’interdiction de l’IA dans les décisions relatives à l’embauche, l’évaluation, la rémunération, la gestion des carrières ou les procédures disciplinaires ;
  • le maintien d’une décision humaine pour toute mesure impactant un cheminot ou une che-minote ;
  • un contrôle social des outils d’IA, de leur conception à leur exploitation, incluant les données utilisées, les objectifs poursuivis et les droits d’accès ;
  • une information-consultation systématique des CSE sur les conséquences en matière d’em-ploi, d’organisation et de conditions de travail ;
  • la garantie qu’aucun déploiement d’IA ne conduise à des suppressions d’emplois.

Pour la CGT, les gains de productivité générés par l’IA doivent bénéficier aux cheminot·e·s par la réduction du temps de travail et l’instauration de la semaine de 32 heures, la mise en place de la grille unique des salaires CGT dans le cadre de la construction d’un nouveau Statut du travail cheminot et la conquête de nouveaux droits sociaux.

POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE HUMAIN ET SOLIDAIRE, POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES, AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

 

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POUR UNE INGÉNIERIE DE HAUT NIVEAU, MAILLON ESSENTIEL DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

| Maîtrise et cadres UFCM

Prisonnier·e·s d’une vision comptable court-termiste, d’une non-reconnaissance de la technicité des métiers et des qualifications ainsi que d’un recours abusif à la sous-traitance et à l’externalisation, les cheminot·e·s des pôles d’études et ingénierie (PEI, ex-PRI) sont en première ligne pour essuyer les plâtres de l’ultra-financiarisation de l’entreprise.
Pour l’UFCM-CGT, il est temps de remettre au goût du jour une idée révolutionnaire : LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Conséquence de la mauvaise loi de 2018 qui impose la règle d’or financière, empêchant la SA Réseau de s’endetter et de la Loi d’orientation des Mobilités (LOM) qui reporte la propriété des Lignes de Dessertes Fines du Territoire (LDFT) aux régions, le projet « Résonances » a été une véritable attaque en règle contre le service public ferroviaire et les cheminot·e·s.

LA VENTE À LA DÉCOUPE DU RÉSEAU AU DÉTRIMENT DE L’INGÉNIERIE !

Derrière le vernis affiché sur les présentations et les grands discours, « Résonances » a profondément changé la donne en rattachant les pôles d’études et ingénierie (PEI) aux nouvelles directions régionales, entrant dans le giron des DG (ex-ZP). Sous couvert d’une décentralisation de façade, cette réorganisation met l’ingénierie au service des appels d’offres, en mobilisant les PEI pour répondre aux besoins commerciaux de la SA Réseau, notamment auprès des nouveaux entrants, avec une approche purement comptable, au détriment des cheminot·e·s et du service public !
Les PEI contribuent ainsi aux gains de productivité de la SA Réseau dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Ce changement génère une perte de vision stratégique de l’ingénierie, une pression accrue sur les moyens humains et financiers avec des répercussions sur l’emploi, ainsi qu’un affaiblissement du rôle des PEI, indispensables au service public ferroviaire et à l’aménagement du territoire. Pour l’UFCM-CGT, seul le retour à une entreprise publique, unique et intégrée permettra aux cheminot·e·s des PEI de travailler dans des conditions optimales, avec les moyens humains et techniques nécessaires au développement du service public ferroviaire de demain !

INGÉNIEUR·E·S, CADRES, TECHNICIEN·NE·S ET AGENT·E·S DE MAÎTRISE (ICTAM) DES PEI :
POUR UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DES MÉTIERS DE L’INGÉNIERIE !

Depuis l’accord classifications-rémunérations (que la CGT n’a pas signé), tous les agent·e·s et spécialistes études, quels que soient leur classe ou leur métier, sont devenus des « chargé·e·s de production Ingénierie ». Cette uniformisation des postes a eu pour effet de casser les parcours professionnels, en supprimant les spécificités métier et les possibilités d’évolution. Elle a également conduit à une remise en cause de la reconnaissance des diplômes et des qualifications. En regroupant sous un même emploi-repère des métiers aux niveaux d’expertise différents, la reconnaissance de la technicité propre à chaque spécialité de l’ingénierie s’en trouve amoindrie.

L’ingénierie intervient sur l’ensemble du champ ferroviaire : ingénierie d’études techniques, de projet, d’exploitation, de maintenance, recherche et développement… Une production ferroviaire de qualité doit s’appuyer sur une ingénierie forte et intégrée, garante de la sécurité, reposant sur des effectifs en nombre suffisant et reconnus à la hauteur de leurs qualifications et de la technicité de leurs métiers, sous maîtrise publique exclusive du GPU SNCF, afin de garantir un service public ferroviaire de haut niveau !

PAS D’INGÉNIERIE DE QUALITÉ SANS CADRE SOCIAL DE HAUT NIVEAU !

Les conditions de vie et de travail des cadres et maîtrises se sont fortement dégradées : la charge mentale ne cesse d’augmenter et le temps de travail explose, notamment dû au forfait-jours. Cette pression constante entraîne une perte de sens et une souffrance au travail causant des effets dévastateurs sur la santé physique et mentale des cheminot·e·s. L’UFCM-CGT exige un décompte horaire garantissant le respect du temps de travail annuel, une mise en oeuvre d’un réel droit à la déconnexion préservant les temps de repos ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité des métiers de l’encadrement ! LA GESTION CGT DES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES : UNE VISION ÉMANCIPATRICE, SOLIDAIRE ET HUMAINE !
La CGT et son UFCM rappellent que les CSE qui ne mutualisent pas totalement la dotation destinée aux activités sociales et culturelles (ASC) avec les CASI privent les cheminot·e·s et leurs ayants droit de l’ensemble des prestations sociales et culturelles que ces derniers proposent.
Contrairement à certaines organisations syndicales qui privilégient les chèques en tous genres et le tourisme marchand, la gestion CGT des ASC via les CASI et le CCGPF garantit un véritable droit à des ASC émancipatrices, progressistes et humaines, ainsi qu’aux vacances pour toutes et tous (actif·ve·s, retraité·e·s et enfants), permettant à celles et ceux qui n’en auraient jamais la possibilité d’en bénéficier.

CAR NON, CONTRAIREMENT À CE QUE DISENT CERTAINES ORGANISATIONS SYNDICALES, LES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES NE SONT PAS UN COMPLÉMENT DE SALAIRE !

AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE,
POUR DÉFENDRE MES DROITS ET EN GAGNER DE NOUVEAUX,
JE VOTE CGT !

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PAS DE SALAIRES SUR VOIE DE GARAGE

| Non classé

Partout, les cheminotes et les cheminots voient leurs salaires décrocher, leur niveau de vie reculer et les dépenses indispensables absorber une part toujours plus grande de leur budget.
Quels que soient leur métier ou leur statut, toutes et tous font face à la même urgence : pouvoir vivre dignement de leur travail.

Même dans l’hypothèse la plus favorable, l’inflation atteindrait 2,9 % d’ici à la fin de 2026. En un an, le gazole a bondi de 41 % et l’essence de 24 %. En neuf mois, les dépenses contraintes – loyers, énergie, transports, assurances ou crédits – ont augmenté de 3,6 %. L’alimentation pèse elle aussi toujours plus lourd, avec notamment une hausse de 17 % pour les légumes frais.

À LA SNCF, LE COMPTE N’Y EST PAS

Réuni le 22 septembre à la SNCF, l’Observatoire de la rémunération a confirmé ce que les fiches de paie disent déjà : pendant que les prix prennent de la vitesse, les salaires restent à quai. Mois après mois, l’écart se creuse et le niveau de vie des cheminotes et des cheminots poursuit sa sortie de voie.
Face à ce constat et à la colère exprimée massivement, notamment par l’action de grève du 10 juin, la direction a annoncé l’ouverture, le 3 novembre, de discussions pour le « pouvoir d’achat ».
Chaque jour, les cheminotes et les cheminots font circuler les trains, assurent le service public ferroviaire et produisent la richesse de l’entreprise. Cette richesse doit revenir à celles et ceux qui la créent : leur engagement et leur savoir-faire exigent plus que des mots de remerciements. Ils exigent de véritables augmentations.

NOS SALAIRES DOIVENT CHANGER DE VOIE

Réunies en interfédérale le soir même de l’Observatoire, la CGT Cheminots, l’UNSA-Ferroviaire et la CFDT Cheminots portent ensemble des revendications unitaires (SUD-Rail, également invitée, a malheureusement décliné sa participation) :

  • Des augmentations générales maintenant : une revalorisation immédiate des salaires pour rattraper la chute du niveau de vie et reconnaître réellement le travail des cheminots,
  • Des primes de travail enfin revalorisées : une hausse significative pour tous les collèges, avec des mesures équivalentes pour les contractuels,
  • Une indemnité de résidence à la hauteur : une véritable indexation tenant compte de la crise du logement et des disparités géographiques, avec des mesures équivalentes pour les contractuels,
  • Un vrai 13e mois pour toutes et tous : sa généralisation à l’ensemble des cheminots, statutaires comme contractuels.

Rien ne nous sera donné ! Dès maintenant, tenons-nous prêts à agir pour aller chercher ce qui nous est dû !

ENSEMBLE, ALLONS CHERCHER NOS AUGMENTATIONS !

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Alternant·e·s : construisons l’avenir sur des droits de haut niveau !

| Espace jeunes

Les politiques d’austérité menées au sein du GPU SNCF n’ont pas épargné les alternant·e·s. Précarité, mal-logement, alourdissement de la charge mentale, pression subie, incertitudes sur l’avenir…
Pour la CGT, son UFCM et ses collectifs Jeunes, il est urgent de gagner des droits nouveaux pour les alternant·e·s, qui sont les cheminot·e·s d’aujourd’hui et de demain !

Les alternant·e·s ne doivent pas être une main-d’oeuvre à bas coût, sous prétexte qu’elles et ils sont jeunes ! Utilisés par la Direction pour combler les manques de personnels, rémunérés au minimum légal, privés de primes de travail et de gratification de fin d’année, et contraints d’assumer une grande partie de leurs frais de transport, de déplacement (repas, etc.) et d’héberge-ment, elles et ils subissent une précarité insupportable. Pourtant, l’entreprise bénéficie d’importants financements publics en faveur de l’alternance. Pour la CGT et son UFCM, ces aides doivent servir à former les cheminot·e·s de demain au lieu de servir à réaliser des gains de productivité !

MAL-ÊTRE ET SANTÉ MENTALE : AGIR MAINTENANT !

Les alternant·e·s doivent bénéficier d’un statut social de haut niveau, garan-tissant une rémunération juste, des conditions de vie dignes et de réelles perspectives professionnelles. Cela leur procurerait une sécurité économique et sociale, leur permettant de réussir pleinement leurs vies personnelle et professionnelle. Garantir des conditions de vie dignes pour les cheminot·e·s en alternance, c’est aussi garantir leur réussite et préparer l’avenir !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT POUR TOU·TE·S LES ALTERNANT·E·S :

  • le recrutement en CDI à l’issue de leur formation, pour celles et ceux qui le souhaitent ;
  • l’augmentation de leur rémunération et la reconnaissance de leurs diplômes ;
  • l’attribution de la prime de travail et de la gratification de fin d’année ;
  • la prise en charge par l’employeur de tous les frais de transport et de dépla-cement domicile-CFA-lieu de travail ;
  • des garanties de logement et d’hébergement, et la prise en charge intégrale des loyers ;
  • qu’elles et ils bénéficient d’un accompagnement de qualité assuré par des cheminot·e·s en nombre suffisant, disposant du temps nécessaire au tutorat et au monitorat, afin de garantir la transmission des savoirs, des savoir-faire et de la culture cheminote.

POUR DES DROITS NOUVEAUX, POUR UN AVENIR HUMAIN ET SOLIDAIRE, AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

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NOTRE SALAIRE, NOTRE AVENIR !

| Espace jeunes

Les loyers augmentent. Les denrées alimentaires augmentent. L’énergie, les transports, les assurances augmentent.
Et nos salaires ?

La direction nous parle de péril du modéle économique, de graphiques et de patience. Mais nous, on regarde notre compte en banque à la fin du mois. Pour une génération qui débute dans le ferroviaire, qui cherche à se
loger, qui veut construire sa vie, les salaires sont une question d’avenir.

NOTRE TRAVAIL CRÉE DES RICHESSES.
NOTRE SALAIRE DOIT NOUS PERMETTRE D’EN VIVRE !

Face à une inflation galopante à 2,9 % (dans les meilleurs prévisions) et des dépenses contraintes qui bondissent de 3,6 %, l’augmentation dérisoire de 0,18 % octroyée début 2026 par la direction condamne les bas salaires à la précarité.
Le loyer étant le premier poste de dépense des ménages, garantir un logement digne à tous les nouveaux embauchés cheminot.es de la branche (SNCF, filiales et privées) est une mesure d’urgence et un levier puissant contre la précarité.
C’est un des moyens de redonner immédiatement du pouvoir d’achat, et d’imposer que notre travail nous permette enfin de vivre dignement !

  • +12 % d’augmentation générale immédiatement pour toutes et tous,
  • Un Nouveau Statut du Travail Cheminot comprenant une grille unique des salaires,
  • La revalorisation des primes de travail et de traction, avec l’équivalent pour les contractuel·les,
  • Un véritable 13e mois pour toutes et tous,
  • Le rattrapage du contentieux salarial,
  • L’échelle mobile des salaires, pour que nos paies suivent les prix,
  • Une embauche = un logement!

La direction annonce des NAO en janvier 2027 et une réunion « pouvoir d’achat »
le 3 novembre, elle reconnaît donc qu’il y a une problématique sérieuse!

JEUNES CHEMINOT·ES, NOUS N’ATTENDRONS PAS !
Nos fins de mois, c’est maintenant.
Nos loyers, c’est maintenant.
Nos besoins, c’est maintenant.
Notre avenir, c’est maintenant.

La jeunesse cheminote ne veut pas de promesses.
ELLE VEUT DU SALAIRE !
POUR L’AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES
TOUT DE SUITE !
RASSEMBLONS-NOUS.
ORGANISONS-NOUS.
MOBILISONS-NOUS.

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GM : FACE À NOS RÉALITÉS, PLACE À LA RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER !

| Maîtrise et cadres UFCM

À l’initiative de la CGT, une audience s’est tenue le 8 septembre dernier. Trois axes revendicatifs majeurs ont été portés : la reconnaissance de la pénibilité, la revalorisation de la prime de travail et l’ouverture à un véritable parcours professionnel des métiers de la commande et de la planification.

Cette première audience confirme l’analyse de la CGT, les transformations de l’entreprise ont profondément modifié le métier de gestionnaire de moyens : multiplication des outils numériques, réorganisations, charge de travail accrue et perte de sens au travail. Pour-tant, les GM restent au coeur de la production ferroviaire et assument chaque jour des responsabilités essentielles. Face à cette situation, la CGT et son UFCM portent trois exi-gences : pénibilité et conditions de travail, reconnaissance salariale et parcours profes-sionnels.

LA CGT POURSUIT SON PROCESSUS AVEC LES GM.

Pénibilité – Le quotidien des agents de la commande, qu’ils soient GM, RCT, programmeurs ou ordonnanceurs, est marquée par des contraintes lourdes et chroniques. Horaires en 2X8, 3X8 ou forfait jours, alourdissement de la charge mentale, travail sous pression, déni du droit à la déconnexion, gestion des incidents, décisions à prendre rapidement et responsabilité permanente dans la production constituent leur réalité quotidienne. Ces contraintes ne peuvent plus être ignorées par la Direction ! Elles doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

Reconnaissance salariale – La charge de travail, les contraintes horaires, la pression per-manente et les responsabilités assumées par les agents de la commande justifient une véritable revalorisation de la prime de travail (et une mesure équivalente pour les contrac-tuels). La Direction refuse pourtant de reconnaître l’expertise et les fonctions d’encadre-ment exercées au quotidien par les GM. Cette absence de reconnaissance n’est plus acceptable ! La CGT et son UFCM revendiquent le rattachement des gestionnaires de moyens de la commande Traction et Trains au code prime 25, correspondant à la prime d’encadrement train, afin que leurs responsabilités et les contraintes spécifiques de leur métier soient enfin reconnues.

Parcours professionnels – Les compétences acquises, la reconnaissance de la technicité du métier, l’expérience, l’ancienneté et les responsabilités assumées doivent ouvrir des droits et des perspectives. Pour la CGT et son UFCM, il n’est pas question que les cheminot·e·s soient condamnés à rester dans un « tube » professionnel alors même que l’entreprise leur demande de s’adapter en permanence. L’évolution des métiers doit aussi être une opportunité d’évolution professionnelle pour les GM.

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’élargissement de la liste des ERPA aux GM, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3 ;
  • le rattachement de la prime de travail au code prime 25 (environ + 144 euros men-suels) et une mesure équivalente pour les contractuels ;
  • une prime de base garantie reconnaissant la technicité du métier, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite ;
  • la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes par JS, au moyen de l’incrémentation d’un compteur à la main de l’agent ;
  • un parcours professionnel reconnaissant les diplômes, les qualifications et l’ancienneté pour un véritable déroulement de carrière et des passerelles entre les métiers.

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S GESTIONNAIRES DE MOYENS À SIGNER ET FAIRE SIGNER LA PÉTITION. CELLE-CI DOIT PERMETTRE D’INTERPELLER LA DIRECTION DANS LES PROCHAINES SEMAINES SUR LA BASE DE NOS REVENDICATIONS.

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UNE DIRECTION QUI PERSISTE ET SIGNE !

| Maîtrise et cadres UFCM

À la suite d’une obligation juridique, la direction du GPU a convié la CGT le 23 septembre 2026 à une réunion portant sur la mise en oeuvre de l’accord forfait-jours, que la CGT n’a pas signé.
Loin de revenir sur l’essence même de ce dispositif, cette réunion a surtout été l’occasion pour la Direction de réaffirmer sa volonté de poursuivre dans cette voie !

La participation de la CGT à cette réunion a été l’occasion, une nouvelle fois, de réaffirmer notre revendication d’abrogation pure et simple de toute forme de comptabilisation du temps de travail forfaitisé en jours. Après 9 années d’application chaotique et détournée du forfait-jours, et d’un suivi quasi inexistant, la direction s’est simplement contentée de proposer un bien pâle ripolinage de ce dispositif sans s’attaquer à la source du problème, à savoir l’absence de comptabilisation des heures réellement travaillées !

Pour la CGT et son UFCM, ce ne sont ni les opérations de communication ni la succession d’interminables « groupes de travail » visant à débattre des contraintes et des dégâts du forfait-jours, sans jamais les remettre en cause, qui régleront l’explosion du temps de travail et l’aggravation de la charge mentale subies au quotidien par les encadrant·e·s !

La charge de travail de l’encadrement doit être étudiée poste par poste en dehors du carcan du forfait-jours, suivie en IRP et permettre de déterminer le nombre et les types d’emplois nécessaires pour assurer un service public ferroviaire de qualité. Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie c’est avant tout d’avoir la main sur l’organisation de ses missions !
Seul point positif, la direction a annoncé que le droit à la déconnexion fera l’objet d’une négociation à part. La plateforme commune unitaire du 24 octobre 2025, construite sous l’impulsion de l’UFCM-CGT, a porté ses fruits. La Fédération CGT des cheminots continuera de porter la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible dans l’intérêt de tous·tes les cheminot·e·s !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages horaires variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
  • de remettre l’Humain au centre de l’organisation de la production et du travail.

POUR DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL QUI PROTÈGENT RÉELLEMENT LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE DES CHEMINOT·E·S ET QUI FAVORISENT L’EMPLOI, ÉLEVONS COLLECTIVEMENT LE RAPPORT DE FORCE !

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Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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