Fédération CGT des Cheminots


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LA COLÈRE S’ÉTEND

Sécurité ferroviaire

| Espace presse

Un accident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques a eu lieu le 16 octobre 2019 en Champagne-Ardenne.
En effet, un train a percuté un convoi exceptionnel sur un passage à niveau.
70 voyageurs étaient à bord.
En cause : les choix irresponsables de la direction SNCF.

Dans le seul but d’abaisser ses coûts de production, la direction de la SNCF a accéléré, ces dernières années, sa politique de déshumanisation des gares et des trains.

Elle a pour cela généralisé la mise en place des équipements à agent seul (EAS, matériel roulant sans contrôleurs) sur l’ensemble du territoire. Cette logique d’abandon de présence humaine est aussi appliquée aux gares avec la fermeture des guichets et la suppression annoncée de l’autorisation de départ.

Ces choix contribuent à détériorer fortement le niveau de sécurité des circulations, la sûreté dans les gares et les trains.

Plusieurs accidents récents viennent malheureusement renforcer cette réalité. A titre d’exemple, nous n’en citerons que quelques-uns survenus récemment :

  • Les 2 chocs suite à accident de personne survenus sur la région de Paris Sud-est sur du matériel Régio2N ;
  • Le choc d’un train au passage à niveau survenu hier (le 16 octobre) entre Mohon et Poix-Terron.

A chaque fois, les trains circulaient en exploitation « EAS » et à chaque fois, l’agent de conduite s’est retrouvé seul et isolé à devoir traiter une multitude de procédures réglementaires et gérer les usagers, le tout en état de choc, sans dispositif de communication efficient à disposition.

La fédération CGT des cheminots exige le retour de contrôleurs sur l’ensemble de ces circulations afin de permettre aux agents de conduite de se concentrer uniquement sur la gestion de la sécurité ferroviaire.

En outre, elle exige le déclenchement immédiat de rencontres en régions sur l’équipement des trains.

La situation insupportable que vivent les cheminots et les usagers doit cesser.

La direction de la SNCF n’a pour l’heure donné aucun signe de vie. C’est inadmissible.

Au moment où s’écrivent ces lignes, plusieurs régions ont décidé de débrayer massivement.

La Fédération CGT exige des réponses immédiates de la direction SNCF et se tient résolument aux côtés des cheminots en lutte.

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EXIGEONS UN SALAIRE EN RAPPORT AVEC NOS QUALIFICATIONS ET NOS RESPONSABILITÉS !

| Maîtrise et cadres UFCM

Des négociations annuelles obligatoires sur les salaires vont s’ouvrir durant la première quinzaine d’octobre 2021.

La CGT, avec son UFCM, a été reçue en bilatérale pour préparer les NAO 2021.

Une fois de plus, rien de concret sur les salaires des maîtrises et cadres. Dogmatique, la direction s’arcboute sur le fait que les encadrants n’ont pas besoin d’augmentation étant donné que le déroulement de carrière, l’ancienneté et les EVS contribuent à compenser l’inflation.

RAPPELONS LES ENJEUX :

Le décret en ce qui concerne la classification et la rémunération est tombé. La direction applique à la lettre les directives de l’UTP afin de classer uniquement les emplois sans tenir compte des qualifications et de la reconnaissance des diplômes.

REFUSONS ENSEMBLE LA MARCHANDISATION DU TRAVAIL !

Plutôt que de payer des savoir-faire et des compétences acquis par des années d’études, de formations et d’expériences professionnelles, le patronat souhaite rémunérer de façon aléatoire, avec des éléments variables, l’employabilité des salariés.

Nous le répétons, les compétences appartiennent aux salariés ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus par des qualifications et payés tout le long de sa carrière.

C’est la seule garantie pour permettre un parcours professionnel dans les entreprises ferroviaires.

La Fédération CGT des Cheminots et son UFCM exigent aussi la reconnaissance des diplômes et des qualifications.

La Fédération CGT des Cheminots et son UFCM continueront de s’opposer à la mise à l’écart des cadres d’un véritable parcours professionnel.

Les cheminots de tous collèges doivent être acteurs de leur progression professionnelle. Nous oeuvrons afin obtenir des droits opposables pour les cheminots afin de combattre le fait que seul l’arbitraire patronal permette la détection des « potentiels » qui ne seraient pas le fruit des compétences acquises par la formation, l’expérience ou les diplômes.

Les qualifications doivent être reconnues et rémunérées à leur juste valeur. Pour l’encadrement comme pour l’ensemble du salariat, toutes les heures travaillées doivent être payées grâce à un décompte horaire.

Le patronat, qui profite de l’augmentation des qualifications de ses salariés, s’attache sans cesse à remettre en cause leur reconnaissance par le salaire, préférant user et abuser des éléments de rémunération liés à l’utilisation, tels que les EVS qui représentent environ 15 % de la rémunération des cheminots. Ils disparaissent en cas de maladie ainsi qu’à la retraite.

Dans son projet, la direction envisage de ne pas reconnaitre l’ancienneté des Cadres.

Le statut social porté par la CGT prévoit l’attribution d’échelons d’ancienneté pour tous les salariés !

Seule une grille de rémunération unique, avec une progression automatique, permet la reconnaissance des qualifications des cheminots et le paiement de leur juste salaire.

Les salaires doivent évoluer aussi en fonction du véritable coût de la vie !

La qualification des Maîtrises et Cadres qui s’acquiert avec les diplômes, les formations qualifiantes, la technicité, l’expérience acquises doit être reconnue par un véritable salaire !

Les bilans sociaux des dernières années, édités par la direction d’entreprise, font apparaître une augmentation constante des richesses produites par les cheminots et une stagnation de la masse salariale.

Si on écarte l’année 2020, dont les données sont faussées par la crise sanitaire et le recours massif au chômage partiel, les richesses produites par les cheminots (= valeur ajoutée) ont augmenté de 8 % entre 2016 et 2019.

Dans le même temps, la part dédiée aux salaires dans les richesses produites par les cheminots a diminué de 5.5 points.

DONC DE L’ARGENT IL Y EN A POUR :

  • Reconnaître par le salaire l’augmentation de la qualification individuelle, par la formation, les diplômes ou l’expérience ;
  • Des augmentations générales de salaire qui permettent notamment de compenser les augmentations du coût de la vie.

En l’absence d’augmentations générales des salaires, ce sont les gains de compétences (formation, changement de poste, avancement en grade…) et l’expérience acquise (dont l’employeur profite) qui servent à compenser les augmentations du coût de la vie.

La Fédération CGT des cheminots exige des augmentations générales des salaires et la mise en place d’une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadre permanent, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs avec une première position à 2 000 € brut.

Les cheminots de tous les collèges doivent s’emparer de leur question salariale !

La Fédération CGT des cheminots et son UFCM appellent à agir massivement par la grève le 5 octobre prochain.

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URGENCE !

Salaires

| Les conditions sociales

Des négociations annuelles obligatoires sur les salaires vont s’ouvrir durant la première quinzaine d’octobre 2021. Rappel des enjeux…

LE SALAIRE : UNE DOUBLE FINALITÉ

Le salaire doit garantir les moyens nécessaires à l’existence et permettre l’épanouissement des salariés par l’élévation de leur niveau de vie en dehors de tout autre élément de rémunération, par nature variable, et qui ne permettrait pas la réponse évolutive aux besoins.

En ce sens, le salaire comporte une partie de salaire direct (le net) pour le mois, et une partie de salaire socialisé (les cotisations) pour la vie. Cela permet au salarié de continuer à percevoir un revenu en retraite, lorsqu’il sera malade, privé d’emploi…

Les 2 rôles sont intimement liés car répondre aux besoins collectifs de Sécurité Sociale, c’est éviter les dépenses individuelles nécessaires à la réponse aux besoins (hôpital, remboursements maladie, pensions de retraite…).

Les diverses formes déviantes de rétribution, telles que la prime « Macron », la GIR, l’intéressement… ne constituent pas du salaire.

 

LE SALAIRE, CONTREPARTIE DU TRAVAIL ET DONC DE LA QUALIFICATION

Le niveau du salaire dépend de la qualification du salarié qui s’acquiert avec les diplômes, les formations qualifiantes et la technicité et l’expérience acquises.

Le patronat, bien que profitant invariablement de l’augmentation des qualifications de ses salariés, soit au travers l’expérience acquise, soit les formations, s’attache sans cesse à remettre en cause leur reconnaissance par le salaire, préférant user et abuser des éléments de rémunération liés à l’utilisation, tels que les EVS qui représentent environ 15 % de la rémunération des cheminots et disparaissent en cas de maladie ou en retraite.

Seule une grille de rémunération unique, avec une progression automatique permet la reconnaissance des qualifications des cheminots et le paiement de leur juste salaire à partir de l’embauche et pour toute la carrière.

LE SALAIRE AUGMENTE SOUS 2 EFFETS

Le salaire est susceptible de progresser sous l’effet :

  • De l’augmentation de la qualification individuelle, par la formation ou l’expérience ;
  • Des augmentations générales de salaire qui permettent notamment de compenser les augmentations du coût de la vie.

En l’absence d’augmentations générales des salaires, ce sont les gains de compétences (formation, changement de poste, avancement en grade…) et l’expérience acquise (dont l’employeur profite et qu’il qualifie de glissement vieillesse-technicité) qui servent à compenser les augmentations du coût de la vie.

C’est le cas des cheminots depuis 2014 ! À la SNCF, les qualifications cheminotes sont donc de moins en moins reconnues et rémunérées.

INFLATION : UN INDICE INSEE DEVENU OUTIL DU PATRONAT

L’indice INSEE, jadis mesure statistique de l’évolution réelle des prix pondérée par les budgets de consommation des ménages, ne mesure plus l’augmentation réelle du coût de la vie subie par les salariés.

Il est désormais élaboré à partir des prix de référentiels d’articles établis par les agences marketing de la grande distribution, donc par le patronat, puis passés à la moulinette d’algorithmes obscurs.

L’indice INSEE est devenu un outil politique pour refuser les augmentations des salaires et des pensions, au travers un abaissement fictif tel que l’indice « hors-tabac », qui sous-estime largement l’augmentation réelle du coût de la vie.

Plusieurs études évaluent cette sous-estimation à 1 point par an, portant l’inflation pour 2020 à 3 fois le taux officiel constaté.
Selon les chiffres officiels, l’inflation cumulée s’élèverait à 6,1 % depuis 2014.

LES SALAIRES DES CHEMINOTS GELÉS DEPUIS 2014

Si les salaires des cheminots avaient été augmentés ne serait-ce qu’à la hauteur du niveau officiel de l’inflation, les cheminots percevraient aujourd’hui en moyenne près de 200 euros supplémentaires par mois !

➔ Cumulés depuis 2014, ce sont 2 500 euros en moyenne que la direction doit à chaque cheminot, ne serait-ce que pour compenser l’augmentation officielle du coût de la vie.
Cette extorsion moyenne cache, en outre, d’importantes disparités salariales.

LE SALAIRE MOYEN : UN AUTRE INDICE PATRONAL

Pour justifier le gel des salaires qu’elle impose aux cheminots, la direction de l’entreprise invoque des « moyennes » de salaires qui seraient comparables, voire supérieures aux autres entreprises.

Or, le principe de la moyenne est qu’elle peut être fortement influencée par les très hauts salaires.

Le salaire brut moyen des cheminots affiché par la direction est de 3 295€. La rémunération moyenne des 10 plus hauts dirigeants de l’entreprise (hors jetons de présence des différents conseils d’administration de filiales) s’élevait en 2019 à 31 043 € (+ 4% en deux ans) par mois, soit 9.5 fois le salaire moyen des cheminots.

Le salaire MEDIAN est un indice de mesure plus fiable des politiques salariales. Il s’agit du montant de salaire pour lequel il y a autant de salariés au-dessus et en-dessous.

Le salaire médian à la SNCF s’élève à environ 2 800 € brut, soit un différentiel de plus de 15 % avec le salaire moyen, qui traduit une forte concentration des salaires vers le bas.

103 200 cheminots ont un salaire mensuel inférieur au salaire moyen affiché par la direction SNCF.

C’est d’ailleurs ce qui justifie les mesures « bas salaires » régulièrement proposées par la direction pour les premières positions de la grille.

Pour la CGT, puisque la direction reconnaît que les premières positions sont sous-payées, il faut promouvoir sans délai les cheminots aux positions supérieures au lieu de leur donner des compléments ponctuels.

À LA SNCF : UNE BAISSE CONSTANTE DE LA PART DES SALAIRES DANS LES RICHESSES PRODUITES PAR LES CHEMINOTS

Les bilans sociaux des dernières années, édités par la direction d’entreprise, font apparaître une augmentation constante des richesses produites par les cheminots et une stagnation de la masse salariale.

Si on écarte l’année 2020 dont les données sont faussées par la crise sanitaire et le recours massif au chômage partiel :

Les richesses produites par les cheminots (=valeur ajoutée) ont augmenté de 8% entre 2016 et 2019. Dans le même temps, la part dédiée aux salaires dans les richesses produites par les cheminots a diminué de 5.5 points.

LES CHEMINOTS À LA DIÈTE PENDANT QUE LE PATRONAT SE GAVE

Alors que le patronat à la tête de la SNCF refuse de payer à son juste prix le travail des cheminots depuis de nombreuses années, il engrange continuellement des profits :

  • 117 millions d’euros de cotisations sociales du Régime Spécial exonérées dans le cadre de l’activité partielle au titre de l’année 2020 ;
  • 360 millions d’euros d’aides de l’Etat perçues en 2020 au titre du chômage partiel dans le cadre des aides « Covid » ;
  • Exonérations de 6 points de cotisations sociales maladie pour tous les salaires inférieurs à 2.5 fois le SMIC (soit environ 127 000 cheminots), ce qui représente environ 25 millions d’euros ;
  • Non-paiement des heures de travail accomplies par les cheminots en forfait-jours ;
  • Hébergement de l’entreprise par les salariés en télétravail…
La Fédération CGT des cheminots exige des augmentations générales des salaires et la mise en place d’une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadre permanent, contractuels et cheminots des entreprises privées, les cadres supérieurs et les agents de conduite avec une première position à 2 000 € brut.

La CGT appelle les cheminots à s’emparer de la question salariale !

La Fédération CGT des Cheminots appelle à agir massivement par la grève le 5 octobre prochain !

Feuilletez le 4 pages spécial SALAIRES

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RESPONSABLES MAIS PAS CANDIDES

Rencontre des DET du 14 septembre 2021

| Maîtrise et cadres UFCM

La SNCF, les cheminots suscitent de nombreux débats sur la scène médiatique.

Emmanuel Macron, président candidat, lance ainsi la campagne des élections du printemps 2022.

Cheminots, du jeune embauché au DET, nous n’avons pas à servir de faire valoir à des opérations politiciennes bien éloignées de la production ferroviaire et du service public que nous devons à la Nation.

Ces deux années marquées par la crise sanitaire n’auront pas réorienté les politiques issues de deux réformes ferroviaires successives. Depuis les élections régionales, une pression pèse bien plus sur la SNCF et les cheminots. Suite au fractionnement de l’entreprise, les établissements se trouvent de plus en plus isolés et contraints.

Une série d’annonces vient nous bousculer un peu plus sur des sujets qui, si nous nous laissons embarquer, dépasseront les enjeux propres de notre entreprise publique (de service public ?).

Pass sanitaire, quand le président se cache en ligne arrière

Pour des raisons inavouées, le gouvernement avec le Président de la République n’ont pas fait le choix de rendre la vaccination contre la Covid obligatoire. Est-ce du fait du manque de recul scientifique ou de la crainte d’une défiance importante de la population ?

Cependant, ils contournent cette obligation en imposant la vaccination à certaines professions qui, un mois auparavant, étaient obligées de travailler même malades. Ils imposent également un pass sanitaire, de façon arbitraire (trains à réservation obligatoire mais pas dans les TER et RER) pour contraindre à la vaccination sans convaincre. Ce pass n’a rien de sanitaire.

Ils reportent ainsi les contraintes et leurs responsabilités sur les entreprises et les salariés. Si la vaccination semble être le meilleur outil pour combattre le virus, la loi du 5 août 2021 avec son lot de restrictions de libertés sont à combattre.

Régimes de retraites, annonces et contre-annonces organisent la cacophonie

La réforme systémique a été combattue par les salariés en 2019 et 2020. Une majorité de cheminots s’est engagée par la grève face aux mensonges du modèle proposé qui engendre plus d’inégalités et surtout moins de droits. La loi a été abandonnée (n’oublions pas que le régime à points devait être indexé sur la situation économique). Le candidat Macron revêt son costume de « réformateur populiste », ainsi, il multiplie des annonces notamment sur les régimes spéciaux ou l’âge d’ouverture de droits.

Alors que les riches se sont encore enrichis sur le dos de la crise, il est hors de question que les salariés de tous régimes financent les cadeaux de nos gouvernants aux propriétaires d’entreprise. La répartition des richesses doit être entièrement repensée, pour une économie plus vertueuse pour la population et son environnement. La CGT fait des propositions pour un régime adapté à nos métiers dont la pérennité et l’équilibre financier sont assurés par des choix de solidarité.

Facilités de circulation quand le gouvernement cherche les oppositions claniques

Les facilités de circulation subissent des attaques régulières et simplistes. Elles s’exacerbent cette année dans le cadre d’une négociation de branche. Or, la position patronale ajoute de l’ambiguïté en scindant les cheminots à l’avenir incertain.

A cela s’ajoutent les propos des Ministres Djebbari et Darmanin. Le premier voulant restreindre les droits des cheminots, le second les étendre aux forces de l’ordre à la condition d’être armées. Jouer sur les terres populistes ne renforce jamais le débat mais alimente les oppositions.

La Fédération CGT des Cheminots avec la CGT du Ministère de l’Intérieur se sont exprimées clairement pour éviter les pièges trop évidents de la division.

Ouverture à la concurrence, les appels d’offres sont pipeau

A la une des médias, Transdev qui n’emploie aujourd’hui aucun cheminot, remporte un marché sans que celui-ci ne soit voté en conseil régional. Idéologiquement, son président décide d’offrir 10% de « ses » circulations TER au privé sur l’axe Marseille/Nice représentant 34% des recettes. Le budget pour permettre à Transdev de se créer est simplement démesuré.

Nous voyons que ce sujet est dogmatique. D’un autre côté, les entreprises dédiées, que veut mettre en place la SNCF, ne peuvent en aucun cas fournir de réponse. Seule une entreprise intégrée peut mutualiser les fameux frais de structure et investir dans la recherche pour la sécurité et de la fiabilité.

La stratégie des présidents successifs de la SNCF, d’obtenir une CCN pauvre en droits, ouvre la porte en grand à tous les marchands de « mobilité ». Elle marque une déloyauté vers les cheminots.

Transdev, ex Véolia, c’était le précurseur de l’ouverture à la concurrence du transport de marchandises avant de tout abandonner. Que retenir des promesses de certains responsables politiques vantant les vertus de la déréglementation ? C’est un échec pour la société et la planète.

Décret du 25 août 2021, lorsque le gouvernement pactise avec le patronat

Après l’échec de la négociation sur la classification, le gouvernement convertit la préconisation patronale en un décret. Si les masques n’en finissent plus de tomber, la collusion est limpide. Préconisation ou décret, ce texte va à l’encontre de nos métiers, de leur contenu. Que dire des salaires lorsque les minima de branche écrasent toute reconnaissance des qualifications ; lorsque la rémunération des cadres sera essentiellement composée d’une part variable ?

Nous entrons dans une période très politique. Nous sommes cheminots et citoyens. Le rôle de la ligne hiérarchique est d’organiser et d’encadrer la production. Elle porte les responsabilités juridiques et sociales de l’employeur.

Refusons d’être les fers de lance de la politique gouvernementale. Pour un service public ferroviaire de qualité, solidaire et impartial, la CGT porte le développement d’une entreprise unique et intégrée.

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APPEL À LA MOBILISATION ET À L’ACTION DES CHEMINOT-E-S RETRAITÉ-E-S !

| Retraités UFR

LE 01 OCTOBRE 2021 : JOURNÉE DE MOBILISATION ET DE MANIFESTATIONS À L’APPEL DE 9 ORGANISATIONS DE RETRAITÉ-E-S SUR LES PENSIONS ET RETRAITES, LA SÉCURITE SOCIALE ET LA SANTÉ, LES SERVICES PUBLICS…

LE 05 OCTOBRE 2021 : JOURNÉE D’ACTIONS ET DE MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES ET INTERGÉNÉRATIONNELLES UNITAIRE POUR LES SALAIRES, L’EMPLOI, LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET D’ÉTUDE…

LE 07 OCTOBRE 2021 : À L’APPEL DE LA FÉDÉRATION EUROPÉENNE DES TRANSPORTS (ETF), RASSEMBLEMENT GARE DE L’EST POUR REJETER 30 ANS DE LIBÉRALISME !

Les retraités, comme l’ensemble des salariés et de la jeunesse, subissent violemment la politique gouvernementale menée par le Président des riches au seul service du Capital et de ses actionnaires, n’hésitant pas à utiliser la « crise sanitaire » pour enrichir les plus riches et accroitre une pauvreté qui touche toutes les générations.

Les retraités sont concernés par ces trois mobilisations, base d’un processus revendicatif qu’il nous faut amplifier en construisant un rapport de force gagnant, permettant de stopper le démantèlement de tout notre socle social et avancer sur nos revendications.

Le vendredi 01 Octobre 2021 : A l’appel de 9 organisations de retraités, les retraités sont appelés à descendre en masse dans la rue, partout en France, pour exiger une revalorisation de leur pension. Depuis 4 ans, Macron fait les poches des retraités. Nous devons être fermes et exigeants pour une réelle augmentation des pensions. L’argent existe pour la satisfaire ! Ainsi, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 60 milliards d’euros de profits au premier semestre 2021, soit 41 % de plus qu’au premier semestre 2019.

La fortune des 500 plus riches français a augmenté de 30 %, celle du top 5 de 45 % et celle de notre « champion national », Bernard Arnault (LVMH), de 57 % ! Oui, plus on est riche et plus on est démesurément riche. Et pendant ce temps, une enquête récente du Secours Populaire montre que la pauvreté prend de l’ampleur et que les plus pauvres le sont de plus en plus. Ça suffit !

Exigeons une revalorisation générale des pensions et que le minimum de pension soit relevé pour l’aligner sur le SMIC brut revendiqué par la CGT, soit actuellement 2 000 €.

Lors de cette journée, nous lutterons aussi pour l’avenir de la Sécurité Sociale et de notre système de santé. L’Etat crée artificiellement un déficit des comptes de la Sécurité Sociale pour la remettre en cause et transférer ses champs d’actions vers le secteur privé et se sert de la crise sanitaire actuelle pour amplifier le processus. La politique d’exonération de cotisations sociales accordée aux entreprises depuis une trentaine d’années représente près de 559 milliards d’euros, dont une grosse partie n’est plus compensée par l’Etat depuis 2019. Ainsi, sur les 45 milliards pour le chômage partiel, il y a 35 milliards d’euros d’exonérations de cotisations ! Les 45 milliards d’euros d’aide aux secteurs en difficulté sont totalement exonérés de cotisations, etc.

Ce contexte a entrainé une baisse sans précédent des recettes de la Sécurité Sociale ! C’est la Sécu qui finance une grande partie de leur crise, et donc les salariés, car les cotisations (salariales et « patronales ») sont partie intégrante du salaire.

Dans le même temps, ce Gouvernement poursuit la casse de la santé et de l’hôpital public ; manque de médicaments, manque de médecins, de lits d’hôpitaux (2145 ont été fermés durant la pandémie) sans oublier la fermeture d’hôpitaux de proximité !

Aucun dividende ne devrait être versé aux actionnaires ! Cet argent devrait servir l’intérêt général, la reconquête des services publics, financer une Sécurité Sociale intégrale… Et pour nous, gagner un régime spécial de branche de haut niveau. Il faut poursuivre notre campagne pour l’accès aux cabinets médicaux SNCF, contribuant au droit à la santé pour tous.

Le mardi O5 Octobre 2021 : Nous appelons tous les retraités à poursuivre la mobilisation avec les actifs et la jeunesse dans une démarche unitaire et interprofessionnelle. En convergence, nous agirons pour les salaires et les pensions, pour l’emploi, des éléments essentiels au financement et à la pérennisation de notre système de protection sociale. Nous réaffirmons notre attachement aux services publics et nous exigerons également le maintien de nos acquis comme les facilités de circulation.

Ce sera aussi l’occasion de réaffirmer notre opposition aux scandaleuses lois de réforme de l’assurance chômage ainsi que la réforme des retraites qu’ils ont gardées de côté.

Le jeudi 07 Octobre 2021 : A l’occasion de l’année du rail, l’Union Européenne a lancé une tournée ferroviaire pour promouvoir le train en Europe et qui s’achève à Paris, Gare de l’Est, le 07 octobre. ETF appelle donc à une mobilisation des cheminots européens appuyés par des délégations de différents pays et des cheminots français pour réaffirmer notre opposition au libéralisme qui conduit au dumping social et aux privatisations, à l’image de ce qui se produit en France. Ce rassemblement se tiendra à partir de 10h30, Rue d’Alsace à la Gare de l’Est.

RETRAITÉ-E-S, NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉS PAR CETTE POLITIQUE DE RÉGRESSION SOCIALE ET DEVONS DONC NOUS MOBILISER EN MASSE LORS DE CES ACTIONS ET MANIFESTATIONS. TOUS ENSEMBLE, CONSTRUISONS CE RAPPORT DE FORCE !

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POUR NE PAS SUBIR GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

Télétravail

| Maîtrise et cadres UFCM

La direction du GPU SNCF vise à imposer le télétravail au détriment des conditions de vie et de travail.

La Fédération CGT des Cheminots s’oppose à cette nouvelle offensive et revendique de nouveaux droits pour tous les cheminots.

La pandémie a été instrumentalisée afin d’imposer un télétravail tous azimuts.

Dans le GPU SNCF, les cheminots de l’encadrement, des métiers des fonctions supports mais également ceux qui étaient peu concernés jusqu’à présent, ont été contraints à un télétravail souvent destructeur.

La direction s’appuie sur ce contexte pour tenter d’étendre le télétravail au-delà de la crise sanitaire, sans l’encadrer, afin de laisser une grande latitude aux sociétés, aux établissements, voire aux chantiers.

Elle a entrepris de modifier les conditions de mise en œuvre du télétravail issu du texte d’accord de 2017 déjà très régressif. Ainsi, elle a organisé une unique séance de négociation d’un avenant à cet accord, le 5 juillet 2021, alors que les cheminots partaient en congés. Cette négociation a été, de fait, placée hors de leur contrôle.

45 000 cheminots, soit plus d’un tiers des effectifs, seraient concernés.

UN CONTEXTE DÉLÉTÈRE CONSTRUIT À DESSEIN

L’appétence des cheminots pour le télétravail est réelle.

Face aux réorganisations incessantes, aux suppressions d’emplois, à la casse des collectifs de travail, aux pertes de repères collectifs, à l’éloignement des lieux de travail, aux transports insuffisants et coûteux au regard des gels salariaux, de nombreux cheminots perçoivent le télétravail comme un palliatif acceptable.

Lorsqu’il n’est pas strictement encadré, le télétravail conduit à accélérer la dégradation des conditions de vie et de travail, peut péjorer la santé physique (troubles musculo-squelettiques, migraines oculaires), morale (pression hiérarchique et familiale indirecte) et sociale (isolement, colonisation du travail dans la sphère privée).

DES CHEMINOTS COMME VARIABLES ÉCONOMIQUES

Sous couvert d’un cadre social moderne, le télétravail se traduit par une augmentation de la productivité. Elle pourrait atteindre 30 %.

Les télétravailleurs isolés, parfois avec un sentiment, cultivé par la direction, « d’être redevable », cherchent à répondre avec zèle aux objectifs de productivité.

Cette organisation du travail devient un levier de management notamment au travers de la détermination, de l’éligibilité du poste et de la charge de travail.

Le télétravail facilite également les fermetures de sites avec les mobilités imposées. Il devient un outil de restructuration d’entreprise, de destructions d’emplois.

Enfin, il permet de réaliser des stratégies financières immobilières avec moins de bureaux et le développement du « flex office » dégradant les conditions de travail.

DE NOUVELLES CONDITIONS ENCORE PLUS DESTRUCTRICES DE DROITS

L’avenant proposé par la direction entérine la possibilité de passer outre le contrat de travail des cheminots pour mettre en oeuvre le télétravail.

Il balaye les responsabilités des directions en matière de santé et de sécurité et les transfèrent sur les encadrants et les télétravailleurs.

Il ouvre le télétravail aux stagiaires, aux alternants, alors que l’encadrement par le tuteur peut difficilement être garanti en distanciel.

La direction en profite également pour s’offrir la possibilité d’imposer ce dispositif aux cheminots de manière dérogatoire en cas de circonstances exceptionnelles qu’elle entend très larges et laissées à sa propre appréciation.

L’avenant ajoute de nouvelles formules encore plus souples pour la direction qui conduisent à plus d’isolement et de destruction de liens sociaux.

Il réévalue insuffisamment, voire de manière provocante, le remboursement des frais de mobilier (150 € au lieu de 100 €) et la participation mensuelle au forfait internet à 18 € au lieu de 15 €.

La direction ne donne aucune garantie sur la pérennité des bureaux ou espaces de travail individualisés et dédiés.

La formule et le nombre de jours de télétravail possible restent toujours imposés par le service ! La réversibilité est toujours à la main du service.

L’avenant proposé par la direction n’inscrit aucun cadrage réel de la charge de travail ou des horaires et aucun contrôle des temps de repos ou de l’ergonomie des postes.

LA CGT REFUSE CETTE TRAJECTOIRE

La CGT dénonce les méthodes utilisées qui renforcent l’arbitraire patronal et tentent de museler les salariés. La CGT appelle les cheminots à refuser tout chantage au télétravail et à faire respecter leurs droits.

Garder son sens critique, ne peut pas remettre en cause tout ou partie de notre formule de télétravail choisie.

Le télétravail reste soumis au volontariat. Le « Flex office » n’est pas une contrepartie. Revendiquons des bureaux individuels et calmes.

Le temps de travail annuel est de 1 589 heures. Il doit être décompté. Personne ne doit chercher à contacter un télétravailleur en dehors des plages de joignabilité.

Un cheminot sans tableau de service est seul maître de l’organisation de son temps de travail, son dirigeant ne peut pas imposer d’être joignable à tout moment.

La CGT revendique notamment le développement des sites de proximité dans les gares, la réversibilité du dispositif à la seule main du salarié et des garanties sur le déroulement de carrière et les droits des télétravailleurs.

Le 5 Octobre 2021
Mobilisons-nous contre la régression sociale !

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Communiqué commun avec la CGT-Intérieur Police

Facilités de circulation

| Fédération

La CGT-Intérieur Police et la Fédération CGT des Cheminots prennent acte des déclarations du ministre de l’Intérieur sur l’octroi du droit au transport gratuit sur tous les trains en France pour les agents de la Police Nationale et leur famille.

Tout d’abord, nous constatons qu’à ce jour, les directions de la Police nationale et de la SNCF ne connaissent pas précisément les conditions de réalisation de cette promesse. Il convient donc d’attendre de disposer de ces informations avant de juger pleinement cette annonce.

Pour que la gratuité du train soit un véritable acquis social et pas une contrainte supplémentaire pour les policiers ou les cheminots, il est nécessaire :

  • De déterminer strictement les conditions d’intervention des policiers à bord des trains. Chaque agent de Police a déjà l’obligation d’intervenir s’il est témoin d’un crime ou d’un délit, où que ce soit, de par son statut et sa fonction. En revanche, il ne doit pas être placé en situation de se mettre en danger, lui ou sa famille ;
  • La gratuité du train est une reconnaissance de l’engagement des policiers et ne peut pas être un palliatif à une situation d’insécurité dans les transports. Autrement dit, la présence d’agents de Police dans les trains, sur leur temps de repos, ne doit en aucun cas être une justification de la réduction de la présence des contrôleurs SNCF ou de la Police Ferroviaire (SUGE).

La CGT-Intérieur Police et la Fédération CGT des Cheminots s’interrogent également sur les aspects techniques : le gilet pare-balles sera-t-il également obligatoire comme il l’est aujourd’hui lorsque le policier est armé ? Comment sera assurée la coordination des interventions éventuelles entre agents de police et agents SNCF ? Que se passe-t-il lorsque le train circule sans contrôleur à bord ? etc.

Pour éviter toute ambiguïté, le ministère de l’Intérieur ferait mieux d’octroyer la gratuité du train sans contrepartie aux agents de Police.

La CGT-Intérieur Police et la Fédération CGT des Cheminots regrettent que cette annonce tombe en même temps que celle de la remise en cause de ce droit pour les cheminots. Il s’agit là d’une ficelle grossière pour opposer les salariés entre eux. Les policiers ne demandent pas de droits au détriment des autres salariés ! Ils demandent la juste reconnaissance de leur travail, comme les cheminots !

Alors oui à la gratuité du train pour les policiers sans contrepartie et oui à la gratuité du train pour les cheminots !

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ATTRIBUTION TRANSDEV : LA PARTIE EST TRUQUÉE !

Ouverture à la concurrence

| Le transport de voyageurs

Les médias annoncent l’attribution de la ligne TER Marseille-Nice à Transdev.

La région politique PACA l’annonçait déjà avant les élections régionales.

Cela aura des conséquences pour les usagers et les cheminots.

Le service public est sacrifié sur l’autel de la rentabilité avec… de l’argent public !

Contrairement à l’entreprise publique, un opérateur privé cherche une rentabilité financière la plus importante possible. Pour ce faire, il supprime de l’emploi, dégrade les conditions de travail et les conditions sociales des salariés restants, impose la polyvalence et réduit les budgets consacrés à la formation professionnelle des personnels. Il économise sur la maintenance des infrastructures et des trains, il ferme des guichets, voire des gares, si le « chiffre d’affaires » n’est pas à la hauteur de ses appétits financiers.

Les entreprises privées, tout comme les filiales de la SNCF de droit privé, parfois créées pour l’occasion, vont utiliser la même recette libérale, cherchant à augmenter leur marge de profit au maximum, « quoi qu’il en coûte »… pour l’usager.

Transdev n’échappe pas à la règle !

Le subventionnement de l’offre du lot concerné fait apparaître une forte augmentation des coûts pour le contribuable qui financera, in fine, la volonté des régions « d’appâter » les entreprises privées et d’augmenter les marges financières.

Dans les faits, sur PACA :

  • Transdev va percevoir 10 millions de subventions avant même que le premier train roule (première circulation prévue en 2025) ;
  • Ce contrat obtenu par Transdev lui rapportera 50 millions d’euros par an pendant toute la durée de celui-ci (10 ans avec 2 années supplémentaires en option) ;
  • La Région PACA financera :
    • L’achat de matériels roulants (10 à 12 rames) ;
    • La construction d’un atelier de maintenance alors que des ateliers SNCF existent déjà.

Cela représentera un investissement de 270 millions d’euros dont seulement 4 millions à la charge de Transdev.

Par ailleurs, le coût du « km-train » est aujourd’hui de 15,80 €. Il sera de 20 € en 2025 à l’arrivée de Transdev, soit 25 % d’augmentation de la subvention publique !

Si autant d’argent avait été mobilisé pour l’entreprise publique SNCF, parlerait-on aujourd’hui de concurrence ?

Le Gouvernement est donc prêt à tout pour légitimer sa réforme de 2018.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme son opposition aux logiques de concurrence.

Quand d’autres pays en Europe envisagent la renationalisation, partielle ou totale, la France quant à elle, fait un bon de cent ans en arrière en réinstaurant un modèle qui fut un échec économique et social avant que le choix soit fait de nationaliser les chemins de fer français.

La CGT continuera d’agir avec les cheminots pour préserver et développer le service public ferroviaire SNCF. Elle mettra également tout en oeuvre afin qu’aucun cheminot ne subisse de régressions sociales.

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SOYONS PRÊTS À AGIR ENCORE PLUS FORT !

Avenir du Matériel

| Matériel

La CGT a combattu et dénoncé l’ouverture à la concurrence des services publics de transport ferroviaire depuis 2014 jusqu’à aujourd’hui. Les cheminots du Matériel doivent faire preuve de clairvoyance face à la trajectoire prise par la Direction de la SNCF, au mépris des conditions de travail, de la qualité de transport due aux usagers et du contrat social qui risque de voler en éclats.

Au détriment de la Voie du Service Public, la direction de la SNCF décide de mettre en place un nouveau modèle économique et social, préférant les filiales à l’entreprise historique.

Selon les premiers dirigeants de la SNCF, les cheminots au Statut et leur dictionnaire des filières sont des freins à sa frénésie d’abaisser le prétendu « coût du travail ».

Cette dynamique farouche de « casser » l’outil de production se traduit par la volonté ferme de vider les Technicentres Industriels de leur contenu et préparer le terrain à une Convention Collective Nationale du système ferroviaire dépourvue d’une partie de la maintenance des matériels roulants.

A l’instar du Technicentre de Maintenance des Matériels Transilien de la région de Paris Est (ETP4-Noisy le Sec), l’entreprise prévoit de transférer 411 emplois à un nouvel opérateur en juin 2022 et vient de l’annoncer aux cheminots en leur faisant parvenir une propagande par voie postale en août 2021.

ATTENTION !!!

C’est le contrat social entre la SNCF et les cheminots qui la composent qui vole en éclats si nous n’y prenons pas garde !

Aujourd’hui, Noisy et ses cheminots, demain l’ensemble des TI et des TM pourrait connaître de multiples réorganisations impactant l’emploi (transferts/ fins de contrats/ démissions…), la rémunération (absence de 13ème mois/ primes et EVS) et l’ensemble du contrat social (remise en cause des facilités de circulation/ activités sociales).

A cela s’ajoute une situation complexe pour l’ensemble des cheminots du Matériel : un nombre de démissions en constante augmentation depuis plusieurs années et un recours abusif aux contrats précaires (intérimaires, CDD) sous couvert de supposés accroissements temporaires de charge.

Les cheminots paient au prix fort les décisions de la direction du Matériel qui refuse d’organiser une production de maintenance ferroviaire de qualité, tout en améliorant les conditions de travail et de vie des cheminots.

Il y a pourtant une solution simple, efficace et connue des cheminots.

En cette période de rentrée sociale, nous devrions voir arriver de nouveaux apprentis remplaçant nos jeunes cheminots embauchés fraîchement après 2 ou 3 ans d’efforts, motivés par des perspectives d’avenir aux chemins de fer et donnant un coup de jeune à notre fonction M.

La réalité est tout autre. Les cheminots du Matériel sont tiraillés entre la volonté de maintenir leurs EVS garantissant « des sous » à la fin du mois et l’envie de « changer de métier » pour trouver de la sérénité et un nouvel élan dans leur qualité de vie et de travail.

La digitalisation peine à se mettre en place dans les ateliers, sauf dans l’esprit des directions zélées qui martèlent que nous sommes tous équipés de tablettes tactiles, d’outils connectés et de drones. Quid de la formation à ces outils et suivi des formations des matériels roulants nouveaux, c’est la bérézina…

Ainsi, la multiplication des suppressions d’emplois et des restructurations d’ateliers, nécessite une réaction forte de l’ensemble des cheminots du domaine Matériel, car cela fragilise l’organisation du travail, les conditions de travail, la formation et le respect des règles de maintenance.

La CGT affirme que l’avenir et le développement de la fonction Matériel, composante indispensable au service public ferroviaire, passent impérativement par le maintien des quatre spécialités que sont la maintenance, l’étude, la logistique et l’approvisionnement dans une composante de service public et non dans l’éclatement par « cluster » à la finalité incertaine.

Face à ces situations d’échec des politiques visant uniquement la privatisation et l’efficience financière de quelques actionnaires, la CGT invite les cheminots du Matériel à se mobiliser dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle du 5 octobre 2021 pour porter et gagner sur les revendications suivantes :

  • L’arrêt des restructurations, et un plan de recrutement en particulier des CDD et intérimaires présents dans l’entreprise ;
  • Une augmentation générale des salaires et la revalorisation de la prime de travail pour vivre dignement de notre travail et mettre fin à 7 ans de disette salariale ;
  • Améliorer les conditions de travail ;
  • Une formation de haut niveau (formation initiale et continue) ;
  • Respect du dictionnaire des filières et arrêt de la polyvalence métiers ;
  • Réinternalisation de toutes les charges de travail ;
  • Une ingénierie forte qui maîtrise les cahiers des charges constructeurs au plus près des établissements de maintenance ;
  • Une véritable relance du FRET Ferroviaire et une maintenance réorganisée du wagon ainsi que de l’ensemble des matériels roulants.

L’avenir de nos Technicentres de Maintenance et Technicentres Industriels est en danger !
Il est temps de réagir et d’agir !!!

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LES ENTORSES DE LA DIRECTION NE PASSERONT PAS !

Pass sanitaire

| ASCT

Au 30 août 2021, les agents en relation avec le public sont soumis à l’application et à la mise en œuvre du pass sanitaire.

Constatées ces derniers jours par les syndicats de site CGT, les dérives patronales relatives au pass sanitaire doivent immédiatement cesser !

La loi autoritaire du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire impose à certains ASCT d’être en possession dun pass sanitaire valide à leur prise de service pour exécuter « normalement » leur journée de travail. De fait, aucune information sur leur situation sanitaire n’est exigible par l’employeur en amont. Or, plusieurs directions d’établissement ont demandé aux agents de fournir leur pass parfois bien en amont du 30 août. Ces directions zélées iront même, en certaines situations, jusqu’à user de menaces tout en avouant, pour mieux se justifier, que c’était dans le but de constituer des listings aux fins d’assurer la production…

Ces dérives et ces largesses prises par ces directions à l’égard du Règlement Général de la Protection des Données (RGPD) sont intolérables.

Pour la Fédération CGT, seule la médecine du travail devrait avoir accès aux données médicales, ce que conteste la direction, refusant même d’informer chaque agent des personnes nommément désignées et habilitées à recevoir les justificatifs sanitaires.

Par ces dérives et le zèle dont elle fait preuve, la direction méprise les cheminots concernés. En effet, exiger un pass sanitaire valide (pouvant résulter d’un test PCR) 24 heures avant la prise de service, outre l’illégalité du processus, entame les 72h de validité dudit pass, pouvant compromettre le retour de certains RHR, et dégrade le quotidien des agents contraints de reprendre contact avec la direction sur leur temps de repos.

Depuis plus d’un an, les ASCT sont sur le front dans le cadre de la pandémie et ne cessent de travailler avec de fortes contraintes :

Au départ :

  • Pas ou peu de masques, de gels et de lingettes ;

Ensuite :

  • Masques obligatoires avec rappels incessants des gestes barrières à bord, favorisant l’explosion des faits sûreté ;
  • Aucune traçabilité relative aux désinfections des rames, des locaux et des accessoires ;
  • Des conditions de RHR déplorables sans possibilité, durant des mois, de se restaurer convenablement et prise de repas isolé des ASCT ;
  • Retour rapide des objectifs à bord…

AUJOURD’HUI : LE PASS SANITAIRE ET LES DÉRIVES PATRONALES !

Le CTN Trains invite les ASCT subissant ces dérives à se rapprocher des militants CGT.

La Fédération CGT des cheminots demeure vigilante sur l’application de cette loi autoritaire tout en continuant d’exiger le retrait des mesures populistes et liberticides prises par le gouvernement et ses soutiens parlementaires.

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17 septembre 2021

Pyrénées-Orientales : les cheminots CGT recrutent pour la SNCF

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