Fédération CGT des Cheminots


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UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE

Rapport Spinetta

| Espace presse

Le rapport Spinetta a été officiellement présenté le 15 février 2018. Les préconisations qu’il contient, si elles étaient retenues, porteraient un coup sérieux aux cheminots, aux usagers, aux chemins de fer français.

Ce rapport, commandé par le gouvernement, constitue la 4ème mauvaise proposition après le projet de loi Maurey/Nègre, les assises des mobilités et le rapport Duron. Les professionnels du service public ferroviaire que sont les cheminots, et les usagers qui, eux, en sont les premiers utilisateurs, n’ont donc, pour l’heure, pas été entendus.

Ce rapport vient confirmer la politique anti-ferroviaire du gouvernement et de la direction SNCF.

Depuis plusieurs mois, la Fédération CGT des cheminots pose la question : « POURQUOI veulent-ils en finir avec le train public ? » Ce rapport répond à la question « COMMENT veulent-ils en finir ? »

QUELS SONT LES GRANDS AXES DU RAPPORT SPINETTA ?

  •  Ouverture à la concurrence,
  •  Transfert obligatoire des cheminots vers les entreprises ferroviaires qui remporteraient un appel d’offres,
  •  Possibilité de mettre un terme aux recrutements à Statut,
  •  Filialisation du Fret SNCF,
  •  Fermeture des lignes jugées non rentables et concentration des moyens sur les métropoles,
  •  Transformation des EPIC Mobilités et Réseau en Sociétés Anonymes,
  •  Amplification de l’externalisation des fonctions dévolues à l’EPIC de tête.

Au-delà des attaques contre les conditions sociales des cheminots qui sont inacceptables, ces préconisations constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quel que soit la région ou le territoire.

La Fédération CGT des cheminots redit que d’autres choix sont possibles et nécessaires, tant sur l’organisation de l’entreprise publique, son désendettement, son efficacité et son fonctionnement, permettant de répondre aux besoins des populations.

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

Le gouvernement s’apprête donc à confisquer à la Nation son entreprise publique ferroviaire.

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires et sur les étagères.

C’est donc avec conviction et détermination que la Fédération CGT des cheminots abordera les rencontres prévues avec le ministère dans les jours et semaines à venir.

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ces mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

« La SNCF, certains veulent la descendre,
nous, on la défend ! »

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INFO LUTTES N°45

ON EST LÀ, ON NE LÂCHERA PAS !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Même en activant tous ses relais dans les médias, le Gouvernement ne parvient pas à faire croire à un affaiblissement de l’opposition à sa réforme des retraites.

Les commentateurs se satisfont des trains qui roulent mieux, mais dans la seconde suivante, ils dénoncent les ports bloqués ou les coupures d’électricité.

Emmanuel Macron est contraint de quitter un théâtre, le Ministre de la Culture annule ses vœux lundi à la Bibliothèque Nationale de France, car les grévistes l’attendaient de pied ferme…

On se demande désormais combien de jours vont-ils encore tenir dans ce bourbier qu’est devenu la casse de notre protection sociale ?

Aidons-les à abandonner : mobilisons-nous encore plus fort !

MAINTENONS LA GRÈVE ET AGISSONS FORT LE 24/01

La Fédération CGT des cheminots appelle chaque collectif de travail, chaque cheminot, dans tous les métiers, à réfléchir à la manière la plus efficace de maintenir la pression collective par la grève.

Chaque jour, mettons-nous à disposition des actions locales interprofessionnelles pour renforcer la visibilité d’une ébullition permanente contre la réforme.

Participons fortement aux actions professionnelles et interprofessionnelles qui seront organisées les 22 et 23 janvier à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, CGC, FSU, Solidaires, UNEF, UNL.

Et contribuons à faire du 24 janvier 2020 un véritable raz-de-marée de grèves et de manifestations.

Ce jour-là, pas un train ne doit rouler, pas un chantier de travaux ne doit être organisé, pas une gare ne doit être ouverte, pas un engin ne doit sortir des ateliers, pas un service ne doit être ouvert, pour envoyer un message très puissant : comme tous les autres salariés, les cheminots rejettent la réforme des retraites et exigent des négociations pour améliorer le système actuel !

Pour ceux qui ont adapté ou adapterons leur forme de mobilisation, posez massivement vos DII au moins 48h avant votre prise de service du 24 janvier 2020.

SONDAGE DÉSASTREUX POUR LE POUVOIR

Tous les instituts de sondage montrent une opposition très majoritaire des français à la réforme des retraites. Malgré le théâtre médiatique autour de l’âge pivot, l’annonce de son pseudo-retrait ne change rien à l’opinion de la population.

Quelques extraits :

Mardi – Harris RTL AEF            67 % des français s’inquiètent de la mise en place d’un régime par points.

Mercredi – ELAB BFMTV          67 % des français considèrent que la réforme des retraites est mal gérée par Édouard Philippe.

Jeudi – ODOXA Le Figaro          66 % des français jugent la grève justifiée.

Samedi – IFOP JDD                  51 % des français sont favorables au mouvement (contre 33 % opposés).

Dans ce dernier sondage, les électeurs LREM soutiennent à hauteur de 19 % le mouvement, soit +6 points par rapport à la semaine précédente !

Quelle que soit la question posée ou l’institut, l’opposition à la réforme progresse.

Le ministre DJEBBARI le dit lui-même « en démocratie, il s’agit de convaincre et non pas de s’imposer par la force ». Un petit effort, il faut maintenant passer de la parole aux actes !

NOS ACTIONS SONT PUISSANTES ET PACIFIQUES !

Alors que la grande masse des actions organisées par les grévistes est pacifique, certains médias focalisent désormais sur une soi-disant « radicalisation du mouvement ».

Ils tentent de discréditer la grève pour retourner l’opinion publique.

Ne leur fournissons pas de matière et dénonçons ces mensonges. Notre grève trouve sa force dans le grand nombre et dans la protestation pacifique, mais déterminée !

  • Des retraites aux flambeaux se sont déroulées de nuit sans aucun incident cette semaine : Nice, Limoges, Caen, Créteil, Douarnenez, Le Mans, Orléans, Brest, Clermont-Ferrand, Marseille, Beauvais, Perpignan, Dinan, Alençon, Niort, Grenoble, Morlaix, Belfort (photo ci-contre), etc.
  • Des centaines d’actions devant les entreprises ou sur les marchés ont été menées.
  • Après les avocats, les enseignants, les infirmières, ce sont les salariés de l’aéronautique militaire de Clermont-Ferrand qui ont jeté leurs bleus vendredi.
  • Des centaines de pompiers se sont couchés devant le palais de justice de Strasbourg vendredi en déposant des cercueils.
  • Les grévistes de l’Opéra de Paris ont à nouveau donné un concert gratuit en plein air samedi devant des milliers de personnes. Idem à l’Opéra de Rouen et au Ballet de Nancy.
  • Le musée du Louvre a été fermé par la grève de son personnel, le défilé Hermès au Mobilier National a été perturbé par le piquet des grévistes,
AXA PRIS LA MAIN DANS LE POT DE CONFITURE

Dans une publicité pour ses produits d’épargne intitulée « les réformes qui vont avoir un impact sur votre retraite », l’assureur AXA annonce que l’« unification des 42 régimes actuels par la création d’une retraite par points » va provoquer « la baisse programmée des futures pensions » !

Cette publicité a immédiatement été retirée pour ne pas mettre en difficulté le Gouvernement. Le service commercial d’AXA a probablement été trop pressé de se gaver…

Cela confirme que cette réforme va nous appauvrir !

LA GRANDE MUETTE N’AIME PAS LA RÉFORME

Dans un document du 15 janvier, le Conseil Supérieur de la fonction militaire a émis un avis défavorable à la réforme. Le principal motif est que malgré les annonces de maintien de certaines dispositions du régime actuel, les pensions subiraient une décote de 20 à 60 % !

Les hauts gradés seraient-ils devenus d’horribles gauchistes ? Probablement pas.

Ils ont simplement analysé le système proposé et fait des calculs.

DES SOUTIENS QUI VIENNENT DE PARTOUT

Des réalisateurs mettent leurs films à disposition gratuitement pour organiser des initiatives : http://www.lesmutins.org/des-films-en-soutien-aux-caisses

Mardi, Alain Robert, le « spiderman français » a organisé un de ses happenings en escaladant à mains nues la tour Total à Paris, en soutien aux grévistes.

Le mercredi 22 janvier, à partir de 19h au cirque Phénix, pelouse de Reuilly à Paris (12e arrondissement), un grand concert de solidarité est organisé par la CGT avec la participation d’Audrey Vernon, Cali, Imany, Clarika, Te Beyio, Gauvain Sers, Guillaume Meurice, Alex Vizorek, Frédéric Fromet, Marie Réno, HK, Lénine Renaud, Didier Super, Agnès Bihl et Yvan Le Bolloc’h.

La recette sera reversée aux caisses de grève.

LE MOUVEMENT ÉVOLUE ET S’AMPLIFIE

Plusieurs AG de la RATP ont décidé de se recaler sur les temps forts interprofessionnels, et le taux de grévistes baisse à la SNCF, à Radio France et à l’Opéra de Paris. C’est plutôt normal après 45 jours de grève !

Certains commentateurs sautent sur l’occasion pour traduire cela par la fin du conflit.

Ils oublient un peu trop vite que depuis la rentrée, les enseignants, les avocats, les dockers, les salariés de l’énergie et de la culture durcissent leur mobilisation.

L’opération « port mort » des dockers, relayée par les marins, provoque la frayeur des patrons. Dans l’énergie, les plates-formes de stockage de gaz se rapprochent des niveaux critiques. La pétrochimie de l’étang de Berre est à l’arrêt. Dans les usines Vittel, Candia, Nestlé, Bonduelle, les grévistes perturbent désormais durement la production.

Il n’y aura pas de relâche tant que le retrait ne sera pas annoncé !

NON, LES GRÉVISTES NE SONT PAS RESPONSABLES DES PLANS D’ÉCONOMIE !

Vendredi, la direction SNCF a annoncé un manque à gagner de près d’un milliard d’euros en lien avec le conflit social sur les retraites.

Au regard des 33 milliards de chiffre d’affaire de la SNCF, cela représente donc 3 % de pertes.

Dans la foulée, elle annonce une possible vente de filiale(s), et un plan d’économies.

Or la vente d’ERMEWA (loueur de wagons Fret) est envisagée depuis des mois par la Direction SNCF qui poursuit son abandon progressif du transport de marchandises. Pas question de faire porter la responsabilité aux grévistes !

En réalité, ce sont les contraintes budgétaires imposées par le Gouvernement dans la réforme de 2018 qui amènent la direction à vendre les bijoux de famille.

Pour 2020, SNCF Réseau doit financer 2,7 milliards d’euros de régénération du « réseau structurant ». Or l’État ne les finance qu’à 0,7 % ! SNCF Voyageurs se voit donc imposer une hausse de 225 millions d’euros du dividende qu’elle doit verser à SNCF Réseau (mécanisme issu de la réforme de 2014).

En parallèle, l’annonce récente du Gouvernement qu’il ne financera pas les « petites » lignes, alors que les Conseils Régionaux exigent leur maintien, va obliger SNCF Réseau à faire un effort supplémentaire.

Enfin, le financement de la SNCF dans les grands projets décidés par l’État (EOLE, CDG Express, Lyon-Turin) va doubler en 2020 pour représenter 20 % des budgets.

Autrement dit, l’État n’a pas changé de logique : il décide et c’est la SNCF qui finance, quitte à sacrifier les moyens du service public ferroviaire pour cela, ou à vendre des filiales.

CES ANNONCES CONFORTENT LA STRATÉGIE SYNDICALE CGT : EN PLUS DU RETRAIT DE LA RÉFORME DES RETRAITES PAR LE GOUVERNEMENT, NOUS EXIGEONS DE VÉRITABLES NÉGOCIATIONS SUR LES SUJETS D’ENTREPRISE AVEC LA DIRECTION SNCF !

NOTRE OUTIL SYNDICAL DOIT ÊTRE RENFORCÉ !

On le voit tous les jours, c’est dans les entreprises et les services où la CGT est la plus forte que la grève contre la réforme des retraites est la plus vigoureuse.

Les médias et les membres du Gouvernement ne s’y trompent pas : ils attaquent avec véhémence notre organisation syndicale pour tenter de l’affaiblir.

Face au rouleau compresseur de l’État et des capitalistes, nous ne pouvons compter que sur notre nombre, notre organisation, nos moyens de communication et de mobilisation.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons efficaces et puissants !

356 cheminots ont rejoint la CGT depuis le début de la grève !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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NOUS VISONS LA GAGNE !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le Président de la République a usé toutes ses cartouches : focalisation sur les régimes spéciaux, pause des fêtes de fin d’année, enfumage autour de l’âge pivot…

Malgré cela, le mouvement d’opposition à la réforme des retraites est toujours très large et il est de plus en plus soutenu dans l’opinion publique.

Le seul espoir du Gouvernement est que les grévistes craquent sous le poids des contraintes financières, des intimidations, du pilonnage médiatique et des tentatives de divisions.

Donc organisons-nous pour durer et vaincre !

Alors que nous engageons la 8ème semaine de grève, des interrogations légitimes peuvent se poser sur les suites à donner.

LA TACTIQUE DU GOUVERNEMENT EST UN ÉCHEC !

Le Gouvernement mise depuis le début sur l’usure des grévistes et le retournement de l’opinion publique.

Ces 3 dernières semaines, un véritable matraquage médiatique nous a été imposé autour de l’âge pivot. Le but était de scénariser une opposition, puis de pseudo-concessions, afin de pouvoir sonner la fin des négociations et dénoncer les « radicaux » qui ne se plient pas au compromis.

C’est un échec total.

Le Gouvernement est contraint d’avouer que le système par points a pour finalité de faire travailler les salariés de plus en plus longtemps (âge pivot ou pas) en faisant varier les pensions à la baisse. Le « compromis » était donc un marché de dupes.

A chaque concertation (sur la pénibilité, sur l’emploi des seniors ou autres), il montre qu’il ne se préoccupe que de préserver les profits des grandes entreprises.

L’intersyndicale CGT, FO, FSU, CGC, Solidaires, UNEF, UNL qui organise la mobilisation depuis le début, reste unie.

L’opinion publique soutient toujours très largement le conflit (60 % selon le sondage Haris du 16 janvier 2020).

Le Gouvernement est donc coincé entre l’option de faire des concessions à certaines professions, et la tentation du passage en force contre l’opinion publique. Chacun de ces scenarii pourrait lui coûter très cher politiquement.

S’il veut limiter la casse, il doit retirer son projet !

LE MOUVEMENT SOCIAL EST PUISSANT !

La grève reconductible menée depuis le 5 décembre 2019 dans plusieurs secteurs (SNCF, RATP, Opéra de Paris, Radio France…) a permis d’amorcer une véritable dynamique de contestation du projet de réforme des retraites.

Les manifestations des journées ciblées par l’intersyndicale ont toutes été de grande ampleur.

Des actions quotidiennes sont organisées dans les territoires et créent une ébullition autour du sujet des retraites.

Depuis la rentrée, les profs, les avocats, les dockers, les salariés de l’énergie durcissent leur mobilisation. Dans la culture, de plus en plus d’actions sont menées par les artistes. Dans l’industrie privée, une hausse des arrêts de travail est identifiée (agroalimentaire, pétrochimie, construction navale…). De nouveaux secteurs rejoignent l’action (dernièrement : les laboratoires de recherche et même des clercs de notaires !).

Tous les secteurs ne sont pas encore pleinement mobilisés mais l’évolution est positive.

Le mouvement est loin de s’affaiblir, il se renforce !

Le prochain temps fort interprofessionnel du 24 janvier 2020, jour du Conseil des Ministres, sera énorme !

POUR NOS RETRAITES : L’EMPLOI ET LES SALAIRES !

Chaque emploi manquant, chaque emploi précaire affaiblit la protection sociale. Nous revendiquons l’abandon des 1000 suppressions d’emplois prévues dans le budget 2020 des 5 sociétés SNCF.

L’orientation des budgets de nos entreprises en faveur des banques et des actionnaires affaiblit la protection sociale. Nous revendiquons l’augmentation de nos salaires !

L’externalisation des charges de travail, l’abandon du Fret, l’absence de financement public des petites lignes, les économies sur la sécurité ou sur le service public par la déshumanisation des gares et des trains, tout cela affaiblit la protection sociale. Nous revendiquons une autre politique de la Direction SNCF et du Gouvernement.

Aucun droit n’est gratuit, il n’y a pas de privilèges chez les salariés. Nos retraites sont financées par nos emplois et nos salaires. Défendons-les !

LES CHEMINOTS DOIVENT RESTER MOBILISÉS

Dans ce moment charnière où la victoire se joue, les cheminots doivent continuer à contribuer au mouvement.

La force symbolique de notre profession, notre visibilité sont telles que le Gouvernement exploiterait comme une victoire l’arrêt de la grève, alors qu’il est lui-même dans une extrême difficulté.

Après plus de 40 jours, nous avons démontré notre détermination totale et convaincue sur le REJET TOTAL du projet. Le poids financier de la grève peut nous amener à adapter nos formes de mobilisation, mais cela n’entame EN RIEN notre détermination à faire retirer le projet de réforme.

Chaque collectif de travail, chaque cheminot, dans tous les métiers, doit réfléchir à la manière la plus efficace de maintenir la pression collective par la grève.

Dans tous les cas, nous devons participer aux actions locales, et être massivement présents lors des temps forts de mobilisation décidés par l’intersyndicale nationale.

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Info Luttes n° 44

NOTRE FORCE : LUCIDES ET RASSEMBLÉ·E·S !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Depuis le 5 décembre, les cheminots mènent, dans le cadre d’un mouvement revendicatif interprofessionnel, une lutte exemplaire et déterminante pour sauvegarder notre régime de retraite solidaire.

LA CGT : DÉTERMINÉE POUR GAGNER !

Face à cette situation conflictuelle historique, le Gouvernement, avec l’aide, souvent militante, de nombreux médias, manie le mensonge, la répression, la division. Mais rien n’y fait, le dernier épisode avec le feuilleton « Retrait de l’âge pivot », réalisé par le Président de la République, le Medef, la CFDT et l’UNSA, n’a pas entamé l’engagement des grévistes et manifestants.

Le relai médiatique de cette fumisterie n’a pas non plus fait bouger l’avis de nos concitoyens, qui restent contre cette réforme et en demandent le retrait à 67 %.

C’est bien cette situation favorable au mouvement social qui doit guider notre activité pour gagner et faire tomber cette réforme.

Pour ce faire, il nous faut élargir le rapport de force ces prochains jours et créer les conditions d’un raz-de-marée le 24 janvier !

  • Elargir la grève reconductible à la SNCF dans tous les services, en rencontrant les cheminots non-grévistes pour qu’ils s’engagent et/ou se réengagent dans cette mobilisation capitale pour l’avenir de nos retraites ;
  • Elargir la grève dans le pays en rencontrant, avec les organisations syndicales interprofessionnelles, les salariés des autres entreprises, pour qu’ils passent d’un soutien à la grève à une participation active et visible ;
  • Elargir la participation des retraités et de la jeunesse pour qu’ils agissent massivement afin de pérenniser les systèmes actuels, et donc leurs droits ;
  • Poursuivre et accentuer la solidarité financière pour aider les grévistes.

La détermination de la CGT, la communication à votre disposition pour vous déployer ces prochains jours, peuvent permettre d’atteindre ces objectifs.

Oui, tous ensemble, nous pouvons gagner le retrait de cette réforme !

LA SOLIDARITÉ ARRIVE !

La caisse de solidarité qu’a mis en place la CGT doit permettre d’apporter une aide aux grévistes. Elle ne peut, et ce n’est pas son objectif, annuler la perte de salaire, souvent conséquente, que vont avoir de nombreux cheminots sur leur feuille de paie.

La CGT le redit, la meilleure solidarité, c’est de s’engager dans le mouvement social pour élever le rapport de force, et donc créer les conditions de la gagne.

A ce jour, la caisse de solidarité, qui comptabilise 429 651 €, va répartir cette somme sur 5 066 grévistes qui ont fait une demande et qui représentent 92 500 jours de grève.

La CGT remercie encore tous les donateurs et distribuera cette solidarité sur ces bases à la fin du mois de janvier.

UN GOUVERNEMENT ET UNE DIRECTION  DANS LA FICTION !

Alors que la mobilisation ne faiblit pas contre la réforme des retraites à points du Gouvernement, toujours soutenue par plus de 60 % des Français, le Gouvernement tente d’écrire la dernière page de ce conflit, qui est loin d’être terminé.

Après avoir retiré temporairement son âge pivot, autour d’une opération orchestrée, il veut, avec l’aide de la plupart des médias, passer des messages incessants de fin de conflit. Mais la répétition n’est pas toujours pédagogique !

C’est avec cet état d’esprit que le secrétaire d’Etat aux transports a voulu, le vendredi 17 janvier, s’offrir une balade au technicentre de Saint-Pierre-des-Corps.

Apprenant cette nouvelle, les cheminots du technicentre ont décidé d’arrêter le travail pour interpeller ce responsable aux Transports du Gouvernement sur l’avenir de leur retraite et de leur entreprise.

Pas courageux, il a décliné l’invitation à cet échange démocratique, pourtant exercice auquel il se revendique régulièrement dans les médias, qui lui sont largement ouverts.

Par ailleurs, la direction du technicentre de Bischheim a organisé un événement pour fêter la sortie de la rame 262, le 17 janvier 2020.

Sur les 909 cheminots de l’établissement, seulement environ 300 avaient fait le déplacement.

La CGT a décidé de contrer une direction qui tente de faire croire au repli du conflit. Elle a envahi la scène et pris la parole pour inviter les cheminots à nous rejoindre dans la lutte, en insistant sur le 24 janvier, prochain temps fort de l’action de grève confédérale.

La CGT a rappelé nos revendications salariales et d’embauches de cheminots formés, qualifiés et installés dans les meilleures dispositions possibles dans l’emploi, c’est-à-dire au Statut !

Les applaudissements nourris des cheminots ont démontré qu’ils étaient toujours disponibles pour agir.

Et oui, Mesdames et Messieurs, le conflit n’est pas terminé.

Une belle leçon de réalisme ! Félicitations aux cheminots de Saint-Pierre-des-Corps et de Bischheim !

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RETRAITÉS : CONCERNÉS et DÉTERMINÉS

Le 24 : mobilisation générale !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le mouvement de lutte historique en cours sur l’avenir de notre système de retraite depuis le 05 décembre 2019 marquera l’histoire sociale de ce 21ème siècle. D’où l’importance et l’urgence de tout mettre en oeuvre pour qu’il s’amplifie dans le pays, dans toutes les entreprises et parmi les retraités pour conduire à la victoire !

Historique par la force de la mobilisation, par sa durée, sa diversité et sa grande lucidité, par sa popularité !

Historique sur le fond de ce que porte cette lutte. Car avec cette réforme des retraites, le Gouvernement au service du Capital s’attaque au fondement même de notre socle social issu du programme de Conseil National de la Résistance avec la sécurité sociale qu’il veut démanteler pour servir les appétits sans limite des financiers.

Oui, il s’agit bien d’un combat sur un choix de société. Et le démantèlement de la sécurité sociale, ça ne se négocie pas, ça se combat !

C’est ce que fait la CGT depuis le début de ce conflit dans une démarche unitaire avec 4 autres organisations syndicales (FO – FSU – Solidaire – CFE-CGC) en faisant des propositions concrètes pour améliorer et renforcer notre régime de répartition à prestations définies qui a fait la preuve de son efficacité.

Toutes les générations sont concernées !

L’argent existe pour satisfaire les revendications. L’argent coule à flot pour une petite minorité et le CAC 40 a battu de nouveau record de dividendes pour ses actionnaires en 2019.

Mais le patronat, avec la complicité du Gouvernement ne veut plus payer la partie socialisée du salaire qui contribue au financement de la protection sociale. Par contre, tous ces vautours veulent récupérer cette manne financière qui leur échappe et qui se chiffre en centaine de milliards pour l’orienter vers la capitalisation et les fonds de pensions.

Avec ce système à « cotisations définies » (à point) on sait ce que l’on cotise mais pas ce que l’on touchera, et cela se confirme dans les arguments pitoyables des ministres et autres « marcheurs » qui essaient de démontrer les « bienfaits » de cette réforme largement rejetée.

Les retraités d’aujourd’hui sont concernés par les effets que vont entraîner cette réforme qui conduira à une stagnation voire une régression des pensions (c’est ce qu’à commencer à faire le Gouvernement en ne revalorisant les pensions que de 0,3 %, bien en deçà de l’inflation) pour aller vers une baisse si la loi devait passer.

En effet, maintenir à 14 % du PIB le montant des pensions versées à l’horizon 2040… alors que le nombre de retraités passera de 17 millions à 23 millions à cette date, aura un impact sur le niveau des pensions tout comme établir comme un dogme « une règle d’or d’équilibre des comptes » du (des) régime(s) en ajustant la valeur du point… ne pourra qu’entraîner une baisse du montant de la pension.

Le conflit en cours porte aussi sur la suite de la réforme de 2018 qui est entrée en application au 1er janvier 2020, avec, pour effet, la fin des 3 EPIC et la « naissance » de 5 SA ainsi que la fin des embauches au statut entraînant la fermeture du régime spécial de protection sociale des cheminots actifs et retraités ! Les conséquences seront lourdes sur : le niveau des pensions et le financement des droits spécifiques (y compris les pensions de réversions), le niveau de remboursement des prestations maladie, l’impact sur l’action sociale et le FASS…

La CGT exige l’élargissement de notre régime spécial au niveau de la branche afin de garantir nos droits à l’avenir.

Dans ce contexte, les retraités doivent continuer massivement à se mobiliser en convergence avec les actifs, participer aux assemblées générales, s’inscrire dans les multiples initiatives locales interprofessionnelles…

La mobilisation des retraités doit aussi se retrouver dans la solidarité financière avec les grévistes qui mènent un combat exemplaire !

Mettons tout en oeuvre pour faire du vendredi 24 janvier 2020 une puissante journée de lutte et de manifestations !

Retraités, en masse, descendons dans la rue crier notre colère et porter nos revendications !

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LE 24 JANVIER, REDISONS NON AU GOUVERNEMENT !

Mobilisation des maîtrises et cadres

| Action depuis le 5 décembre 2019

Les Maîtrises et Cadres de la SNCF et des entreprises de la branche ferroviaire de droit privé ont pris toutes leur place dans ce conflit contre la réforme des retraites.

Et pour cause, ils sont pleinement pénalisés par ce régime à points.

Seuls les dividendes des actionnaires et les assurances sortent gagnants de cette dévalorisation du travail.

Au bout du 44ème jour, la mobilisation chez les Maîtrises et Cadres est toujours importante.

L’encadrement ne s’est pas marginalisé vis-à-vis de l’ensemble des cheminots, il sait et le dit : le projet du Gouvernement est néfaste pour les droits du salariat, et souhaite son retrait.

LA DÉGRADATION DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL

Depuis le rapport Delevoye, rien n’a réellement changé sur le fond de la réforme. Au contraire, le Gouvernement durcit le ton. Même le prétendu compromis sur l’âge pivot s’avère être une impasse, puisse qu’il exige 12 milliards d’économie avec des recettes amputées.

La prise en compte des carrières complètes fera mécaniquement chuter le niveau des pensions, sauf à s’éterniser au travail ou à se financer une complémentaire par capitalisation.

PAS D’UNIVERSALITÉ, MAIS UNE FRACTURE RENFORCÉE DE LA SOCIÉTÉ

Cette notion de carrière complète pénalise encore plus les femmes, dont les déroulements sont hachés et pénalisés, parce que pour progresser, il faut donner un temps de présence et une disponibilité, même pendant les repos, importants lorsqu’on est encadrant. Les études sont unanimes : plus le temps de travail est grand, plus il est difficile de concilier la vie familiale et le travail, plus les femmes sont généralement mises à l’écart… Les archaïsmes ont la vie dure.

L’autre fracture est provoquée par la moindre contribution des hauts revenus aux régimes par répartition. Alors qu’aujourd’hui, ils cotisent sur l’ensemble de leur salaire jusqu’à 27 016 € brut/mensuels, ils ne cotiseraient plus que jusqu’à 10 000 €. Les cotisations de solidarité, d’un montant total de 9,94 %, seraient ramenées à 2,8 %, soit une perte de 4,8 milliards d’Euros par an !

La réforme de l’épargne retraite de la loi Pacte (adoptée en 2019), renforce la défiscalisation et assouplit les modalités de versement de l’épargne retraite.

REFUSONS DE COLPORTER LES CONTRE-VÉRITÉS

Depuis début janvier, la DRH de la SNCF demande aux encadrants de faire la promotion du futur régime et de supposées contreparties. Or, cette réforme entérinera un recul social si nous nous n’y opposons pas. Déjà, du temps de Guillaume Pepy, les mensonges se sont accumulés notamment sur les deux réformes ferroviaires. Aujourd’hui, la Convention Collective, notamment le dernier accord proposé à signature sur la classification et la rémunération, est inférieure à toutes les entreprises de droit privé. L’ancien DRH de la SNCF affirmait la transposer directement à la SNCF pour les contractuels et les nouveaux embauchés. Quant au déroulement de carrière du Statut, il indiquait vouloir « l’alléger » de tous les éléments protecteurs collectifs : adieu l’objectif de transparence et d’égalité.

Les indicateurs de l’observatoire social de la SNCF sont clairs : les Maîtrises et Cadres sont en rupture des orientations des COMEX. Demain, pour réaliser un travail de qualité, il nous faudra de la sérénité et de la cohésion. Refusons l’opposition entre catégorie de cheminots.

LE GOUVERNEMENT N’A PLUS DE SUBTERFUGE

L’enfumage sur l’âge pivot n’a ébloui personne. Négocier avec une épée de Damoclès est un faux semblant. La population française n’a pas applaudi cette mauvaise pièce, si mal jouée. Tous les sondages démontrent un soutien inamovible pour notre mouvement. Les entreprises privées répondent de plus en plus présent aux journées d’action lancées par l’intersyndicale CGT, CFE-CGC, FO et Solidaires.

De nombreuses professions ont obtenu des reculs, tout en poursuivant la lutte pour faire chuter ce projet de régression sociale. Les masques tombent, avec la multiplication des scandales démontrant la main de la finance à l’origine des réformes de la Macronie.

Le 22 et 23 janvier, les salariés de notre pays sont appelés à agir dans leurs entreprises. C’est l’occasion pour les cheminots de porter leurs revendications sur l’emploi et notamment la ré-internalisation du travail, sur les salaires et une Convention Collective Ferroviaire pour tous les cheminots.

Le 24 janvier 2020, tous ensemble, nous pouvons marquer notre engagement par une journée exceptionnelle de grève et de manifestation.

La place que prendront les maîtrises et cadres, comme depuis le début du conflit, sera observée par tous.

Cheminots Maîtrises et Cadres de tous métiers, restons solidaires et déterminés !

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INFO LUTTES N°43

Ensemble, c'est possible !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Les cheminots agissent depuis le 05 décembre avec intelligence et conviction. La grève dans la durée n’est jamais anodine.

S’organiser pour répondre présents aux initiatives interprofessionnelles à venir est une nouvelle preuve de la détermination des cheminots à poursuivre le combat. C’est aussi une preuve de grande lucidité.

Continuons !

La direction SNCF et le Gouvernement cherchent des prétextes

La direction SNCF a annoncé un manque à gagner de près d’un milliard d’euros en lien avec le conflit social sur les retraites. Au regard des 33 milliards de chiffre d’affaires de la SNCF, cela représente donc 3 % de pertes.

C’est un impact important mais qui ne justifie en rien ni les ventes de filiales, ni les plans d’économies annoncés. Beaucoup de ces éléments étaient déjà dans les cartons.

En revanche, l’annonce récente du Gouvernement qu’il ne financera pas les « petites » lignes, ou encore la pression de Bercy pour imposer à la SNCF l’autofinancement des investissements de régénération des infrastructures, est plus probablement la cause des choix financiers de la direction de l’entreprise.

En parallèle, les salariés grévistes perdent – eux – 100 % de leur salaire. Ils toucheront une paye de 0 le 31 janvier 2020. Leurs familles en sont gravement affectées et le plan d’économies qu’elles s’appliqueront sera bien plus dramatique que celui de la SNCF.

La Fédération CGT des Cheminots dénonce un Gouvernement pyromane qui n’écoute pas la population. Malgré le cirque médiatique organisé autour de l’âge pivot destiné à faire croire à un compromis, l’opinion publique n’est pas dupe et continue de soutenir le mouvement.

Certains commentateurs tentent encore de tordre l’analyse des enquêtes d’opinion en mettant en avant la demande de fin de la grève par les citoyens. Qu’ils se rassurent : 100 % des cheminots veulent la fin de la grève ! Mais ils ne la décideront que lorsque leurs légitimes revendications auront été satisfaites.

Les citoyens ont compris que tous les salariés seront perdants dans l’application d’un système par points qui a conduit à l’appauvrissement en Suède et qui a été rejeté en Belgique il y a deux ans. Ils sont de plus en plus nombreux à se poser la question de la grève dans leur entreprise.

Le Gouvernement s’obstine à fracturer le pays, il tente de diviser les salariés entre eux, il utilise toutes les méthodes de caniveau pour salir les grévistes. Il est le seul à pouvoir apaiser la situation en retirant un projet qui est très largement rejeté. Mais il veut passer en force pour des considérations politiciennes. Il est irresponsable et dangereux.

Les secteurs des transports, de l’énergie, du commerce, de la culture, seront durement affectés par ce choix politique du président de la République.

La Fédération CGT des Cheminots exige que le Gouvernement retire son projet de réforme des retraites, organise de véritables négociations pour améliorer le système actuel, et assume les conséquences financières pour les secteurs économiques impactés.

Une intersyndicale solide au 44e jour

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL, UNEF et FIDL se félicitent de l’ampleur de la mobilisation et de la multiplicité des actions et des initiatives dans tout le pays, le 16 janvier 2020, ainsi que de son caractère interprofessionnel et intergénérationnel malgré les dires gouvernementaux.

Ensemble, majoritaires à 57 %, elles sont, plus que jamais, déterminées à obtenir satisfaction du retrait du projet du système de retraite par points avec l’ouverture de véritables négociations pour améliorer le système de retraite existant, sur la base de nos propositions.

Elles décident de se revoir en intersyndicale le mercredi 22 janvier 2020 après-midi.

La LUTTE se poursuit : menons la ENSEMBLE !

La semaine à venir sera à nouveau un moment important de la bataille contre la réforme détestable du Gouvernement.

En effet, le projet de texte de loi devrait être présenté au Conseil des ministres. Ce n’est qu’une étape d’un processus qu’il faut bousculer par une mobilisation monstrueuse le 24 janvier.

D’ici là, chaque cheminot qu’il soit gréviste ou non, doit être rencontré, informé des effets désastreux qu’aurait un système par points sur l’ensemble des salariés.

D’ici là, chaque cheminot est fortement invité à poursuivre l’action ou à la rejoindre, notamment en participant aux actions locales et régionales des 22 et 23 janvier.

D’ici là, nous devons tout mettre en oeuvre pour gagner un engagement massif de tous les métiers cheminots.

La Fédération CGT appelle ses militants locaux à organiser des AG, des réunions d’informations, des tournées, des permanences, des opérations massives de dépôt de D2I, des rencontres avec les cheminots maîtrises et cadres, afin de débattre du contenu du projet gouvernemental, des propositions de la CGT, du nécessaire engagement de toutes et tous et des suites à donner à l’action.

Plus forts nous serons, Mieux nous les plierons !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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INFO LUTTES N°42

ILS JOUENT LE POURRISSEMENT, NOUS JOUONS L’ENDURANCE !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Les cheminots poursuivent l’action avec intelligence et détermination.

Plus de 15 % d’entre eux, tous collèges et toutes fonctions confondus, étaient en grève ce jeudi 16 janvier 2020, 43e jour de grève. L’ensemble des collèges est en progression.

Nous entrons dans une phase charnière du mouvement !

C’est le nombre de cheminots en grève dans les prochains rendez-vous interprofessionnels qui fera basculer la lutte du bon côté…

Allons-y !

L’UNITÉ SYNDICALE INTERPROFESSIONNELLE TELLE QU’AU PREMIER JOUR

La journée interprofessionnelle unitaire du 16 janvier est d’ores et déjà une nouvelle réussite dans le processus engagé le 5 décembre.

Alors que le Gouvernement et ses béquilles médiatiques ne cessent de marteler que le front syndical se fissure, il n’en est rien !

L’ensemble des organisations qui ont appelé à s’engager dans la grève sont toujours unies !

Elles réaffirment :

« […] Malgré les annonces du Premier ministre […], la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60 % de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La communication gouvernementale visant à nous expliquer à nouveau que ce projet est ‘’juste et simple’’ se heurte à une opinion publique qui voit bien qu’il s’agit de nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus basses.

Majoritaires ensemble, les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités. […]

Il faut augmenter les salaires dans le privé et les rémunérations dans le public, mettre en œuvre immédiatement l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Il faut développer l’emploi stable, mettre fin à la précarité particulièrement de la jeunesse et prendre en compte les années d’étude. Les plateformes numériques doivent être soumises à cotisation.

Nous exigeons la fin ou la compensation des exonérations patronales, la réorientation des crédits d’impôts aux entreprises vers le régime des retraites et l’élargissement de l’assiette de cotisations afin d’inclure tous les travailleur·euses dans le régime par répartition et d’éviter toute ouverture à la capitalisation. Il est indispensable de préserver les réserves de tous les régimes de retraite.

La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale doit être une priorité avec l’instauration d’une contribution sociale pour la protection sociale sur les revenus du capital.

C’est pourquoi les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF, UNL et FIDL appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d’obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur la base de nos propositions.

Nos organisations appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié.es le décident. Elles appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des ‘’Retraites aux flambeaux’’ ou autres initiatives le jeudi 23 au soir.

Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle. »

NOUS NE SOMMES PLUS TRÈS LOIN !

Le Gouvernement aura tout essayé ! Rien n’y fait. Il a déjà perdu sur le terrain idéologique : la grande majorité de nos concitoyens ne croit pas en cette réforme. Les semaines passent et les sondages restent largement favorables à l’action en cours. Pire, ils jugent de plus en plus sévèrement le Premier ministre quant à sa capacité à conduire la réforme.

Le Gouvernement est disqualifié, définitivement.

Les salariés dans leur ensemble ont compris que la dernière cartouche en date sur le retrait provisoire de l’âge pivot n’atteindra pas sa cible. Il n’y a plus guère que Laurent Berger pour imaginer qu’ils pourront s’en sortir sans encombre.

NOUS POUVONS GAGNER

Pour cela, il faut néanmoins que plus de salariés, dans la mesure de leurs possibilités, s’inscrivent dans la grève et dans les temps interprofessionnels unitaires.

Il faut aussi que les cheminots dans leur ensemble continuent ou reprennent le chemin de la grève. C’est à cette condition que nous ferons définitivement la différence.

C’est le moment !

LES CHEMINOTS PARLENT AUX CHEMINOTS !

C’est pourquoi, dès aujourd’hui, il s’agit de s’inscrire dans les initiatives locales et régionales interprofessionnelles des 22 et 23 janvier.

C’est aussi pourquoi il faut impérativement faire du 24 janvier prochain une journée exceptionnelle de luttes !

C’est dès maintenant que nous devons nous y préparer ! Allons à la rencontre de tous les cheminots, sans polémique et avec conviction pour élargir massivement la mobilisation !

Cheminotes et cheminots, quel que soit votre métier, votre collège, vous avez votre place dans la lutte !

CCN : IL FAUT ROUVRIR DES NÉGOCIATIONS

La Fédération CGT des Cheminots a adressé ce jour une lettre ouverte au Président de l’UTP. Cette lettre intervient à la fois dans un contexte d’un conflit interprofessionnel qui aborde son 43e jour, mais aussi de l’ouverture à la signature de l’accord de Branche sur les Classifications.

La réforme ferroviaire de 2018 s’est bâtie sur de nombreux mensonges et notamment celui de la mise en place au 1er janvier 2020 d’un cadre social de haut niveau censé se substituer à la suppression du recrutement au STATUT.

C’était pourtant ce qui emplissait la bouche du Gouvernement et du patronat du ferroviaire, pour tenter de faire croire que cette réforme ne se ferait pas aux dépens des droits et garanties sociales de cheminots.

Pour la CGT un cadre social de haut niveau suppose d’apporter des droits nouveaux aux cheminots, sans en retrancher aucun.

C’est tout le contraire au regard du contenu de l’accord sur les classifications et rémunérations, avec des minimas conventionnels qui ne bousculent aucune entreprise de la Branche, des majorations d’ancienneté inférieures au STATUT, à la majorité des conventions collectives existantes, y compris celles que signe l’UTP dans d’autres Branches…

Le déroulement de carrière est contraint et laissé à la main des processus managériaux dans les entreprises, sans compter un système de classification des plus opaques et subjectifs.

Les négociations sur ce volet doivent être rouvertes sans tarder, comme d’ailleurs la quasi-totalité des volets déjà négociés. C’est le cas du champ d’application. Cela suppose d’intégrer enfin la Restauration Ferroviaire, ou encore les Voies ferrées d’intérêt local (VFIL), dont l’UTP a dénoncé récemment la convention, mais aussi de nombreuses activités ou services ferroviaires.

D’autres volets comme le contrat de travail ou l’organisation du temps de travail doivent également être réécrits, car ils ne constituent pas en réalité le socle de droits et garanties répondant aux spécificités de nos métiers.

La Fédération CGT entend poursuivre le combat pour construire ce cadre de social attendu par TOUS les cheminots, au niveau de la Branche, mais aussi entreprise par entreprise.

La concurrence ne doit pas se faire et ne se fera pas entre salariés. Les droits sociaux des cheminots ne seront pas la variable d’ajustement d’une éventuelle ouverture à la concurrence qui, comme l’a démontré la CGT, n’est ni obligatoire, encore moins utile, et absolument pas nécessaire pour répondre aux besoins de Transport.

LA SNCF INAUGURE SON NOUVEAU MONDE

Après avoir subi un président qui n’aimait pas le train pendant 11 ans, l’entreprise publique s’est vu dotée d’un « nouveau » président, qui a d’emblée indiqué vouloir changer de méthode.

Au 43e jour de grève, sur les questions d’entreprise et la réforme des retraites, sur la question du dialogue social, la méthode apparaît peu changeante puisque les cheminots passent d’un président qui refusait de négocier pendant les grèves à un président qui propose de négocier après la grève.

Un jeu de chaises musicales a été dévoilé aujourd’hui, avec le retour de nombreux anciens dirigeants qui donne au « Nouveau Monde » de la SNCF la même allure de déjà vu que le Nouveau Monde de Macron.

Ainsi, l’ancien directeur général de la sécurité ferroviaire prend la direction de la SAS Fret après avoir mis en place la suppression de l’autorisation de départ des trains, encouragé l’expansion de l’EAS, mis sous silence les causes des accidents ferroviaires, notamment la collision survenue le 16 octobre dernier dans les Ardennes entre un camion et un TER. Au regard du bilan sécurité, gageons qu’il ne promeuve pas exclusivement les circuits courts au sein de Fret.

Pour rappel, il avait pris ses fonctions de Directeur Général Sécurité en janvier 2016, quittant les fonctions de Directeur France et Opérations monde chez SYSTRA, filiale en charge des essais ferroviaires. Il occupait ces fonctions au moment de la catastrophe d’Eckwersheim, qui a coûté la vie à 11 personnes en novembre 2015.

A ce jeu de chaises musicales, certains héritent de tabourets.

En effet, le DRH du Groupe Public Ferroviaire pourrait être « promu » aux fonctions de directeur de la région Paris-Saint-Lazare-Normandie après quatre mois de break, selon la presse spécialisée.

Parmi les faits marquants de son bilan, il faut noter l’échec des négociations relatives à l’amélioration du dialogue social.

Membre de la délégation patronale de l’UTP et partisan ostensible des syndicats dits « réformistes », il porte également une partie de la responsabilité de l’échec des négociations de la CCN en s’arcboutant sur la réduction des droits des cheminots plutôt que sur leurs besoins et les besoins de sécurité portés par la CGT.

Il avait porté et assuré le service après-vente de la réforme de 2018, promettant aux cheminots que leur régime spécial de retraite serait préservé même en cas de changement d’employeur ferroviaire. C’est également sous son impulsion que la direction d’entreprise essaie en ce moment de convaincre les cheminots que la réforme des retraites entraînerait une hausse des pensions…

Celui qui s’est évertué à assécher le dialogue social et la représentation des cheminots lors de la mise en place des CSE sur des périmètres disproportionnés aura donc probablement désormais le plaisir de pouvoir constater directement les effets « positifs » de sa politique en proximité. Bonne continuation…

 

Direction SNCF + patronat ferroviaire + Gouvernement = même combat !

Il faut donc cogner fort pour gagner de nouveaux droits,

Il faut donc cogner fort pour abattre la réforme des retraites !

 

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

 

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LETTRE OUVERTE À M. MALLET, PRÉSIDENT DE L’UTP

| Action depuis le 5 décembre 2019

Monsieur le Président,

Depuis le 7 janvier 2020, vous soumettez à la signature des organisations syndicales le volet « classification et rémunérations » de la CCN de la branche ferroviaire.

La Fédération CGT des cheminots a pris toute sa part lors des négociations de ce texte afin de construire le cadre social de haut niveau que les cheminots attendent et méritent.

Pour être qualifiée de haut niveau, une CCN doit créer de nouveaux droits pour tous les cheminots et empêcher le dumping social.

Or, force est de constater que, sur la forme comme sur le fond, vous êtes loin de cet objectif.

Sur la forme, à aucun moment vous n’avez cherché réellement à obtenir la signature de la CGT – 1ère organisation syndicale de la branche – en tentant de répondre à nos revendications.

Comme le Gouvernement le fait sur les retraites, vous avez préféré vous tourner vers les organisations plus conciliantes avec le nouveau système de classification voulu par le patronat.

Vous vous obstinez à imposer le système des « critères classants » contre la règle qui est majoritairement appliquée dans la branche aujourd’hui (le système « Parodi », qui a inspiré le dictionnaire des filières de la SNCF), malgré les distorsions flagrantes que cela va engendrer entre les salariés, comme la CGT l’a montré.

Vous choisissez la voie d’un accord minoritaire avec des organisations représentant 30 % des salariés pour pouvoir garantir la latitude la plus grande possible aux employeurs dans leur volonté d’imposer la polyvalence aux cheminots de leurs entreprises.

Nous espérons vivement que vous ne parviendrez pas à obtenir ces signatures, qui seraient un coup de poignard de plus dans la protection des salariés.

La Fédération CGT des cheminots a engagé une consultation de ses structures sur les suites à donner au regard de votre acharnement à organiser les reculs sociaux.

Sur le fond, votre pratique consiste à négocier un mandat à l’intérieur de l’UTP en vous calant sur l’employeur le moins volontariste.

Cela ne peut pas produire un texte de haut niveau, puisque vous n’écoutez pas les arguments des organisations syndicales et restez figé sur le mandat patronal.

Le résultat est, pour l’instant, un ensemble de volets qui ne produisent aucune contrainte d’amélioration des conditions sociales des salariés.

A ce jour, les luttes impulsées par la CGT dans les différentes entreprises ferroviaires ont produit plus d’acquis que 5 ans de négociations avec l’UTP.

Il est regrettable que le patronat attende la conflictualité et ne se serve pas de cette expérience pour généraliser les progrès sociaux validés par certains employeurs, y compris la SNCF.

Nous vous adressons ce courrier car nous voulons croire que vous reviendrez à la raison et que vous rouvrirez les négociations sur l’ensemble de la CCN, notamment le volet soumis à signature.

Ces dernières semaines, les cheminots de la SNCF se sont mobilisés de manière exceptionnelle, et les cheminots des autres entreprises ferroviaires n’ont pas été en reste, notamment lors des journées d’action interprofessionnelles.

Ils ont agi, bien sûr contre le projet de réforme injuste du système de retraite, mais également pour exiger un cadre social de haut niveau dans la branche ferroviaire.

Leurs préoccupations, relayées par la CGT, concernent le volet « classification et rémunérations » qui n’apporte pas de progrès dans leurs entreprises respectives, mais également les autres volets déjà écrits.

Au regard du comportement des employeurs de la branche, plusieurs lignes fortes ressortent :

  • L’exigence d’un champ d’application qui couvre toute la branche, y compris les activités connexes, pour empêcher les filialisations ou structurations opportunistes qui permettent d’affecter les salariés à des CCN inadaptées aux spécificités ferroviaire, et donc moins-disantes ;
  • La proposition d’un mécanisme de branche « sécurité de l’emploi » qui assure le maintien intégral des droits des salariés et leur reclassement dans une entreprise de la branche en cas de restructuration ou de défaillance de leur entreprise, et en cas d’inaptitude à la visite de sécurité ;
  • L’exigence d’un cadrage du temps de travail qui tienne compte des impératifs de sécurité et qui octroie des contreparties réelles aux contraintes de l’exploitation ferroviaire;
  • L’exigence d’une classification des métiers qui empêche la polyvalence échevelée à laquelle vous avez parfois fait référence dans les discussions (l’agent de conduite qui pourrait faire le nettoyage de son train, l’accueil commercial, ou autres) ;
  • L’exigence d’une véritable rémunération de la qualification, d’une reconnaissance des qualifications, avec des minima hiérarchiques plus élevés, d’un système de carrière qui intègre des éléments d’automaticité pour reconnaître l’acquisition de compétences dans l’exercice du métier, et une meilleure valorisation de l’ancienneté sur l’ensemble de la carrière et dans tous les collèges ;
  • L’exigence d’un salaire socialisé plus important avec la création d’une cotisation sociale « employeurs » spécifique qui finance des droits supplémentaires à la retraite (bonifications de 5 ans pour tous et de 10 ans pour les métiers à pénibilité, taux de remplacement à 75 %, salaire de référence calculé sur les 6 meilleurs mois, etc.).

A ce jour, vous n’avez fait preuve d’aucune ouverture. Vous avez même mis en œuvre des pratiques malhonnêtes en dénonçant la CCN des VFIL (Voies Ferrées d’Intérêt Local), malgré notre interpellation solennelle à laquelle le Ministère avait, une fois n’est pas coutume, apporté son soutien. Vous tentez également d’écarter les salariés de la restauration ferroviaire.

Ces éléments revendicatifs de la 1ère organisation syndicale de la branche sont autant d’alertes sociales : ce que vous n’accorderez pas dans les négociations de la CCN, nous irons le chercher dans la mobilisation et la lutte.

La voie d’un compromis dans lequel les salariés identifient des points réellement positifs dans leur quotidien est pourtant toujours possible.

Vous avez une opportunité historique de démontrer que le patronat n’est pas rivé seulement sur le profit des entreprises, mais prend également en compte les aspirations des salariés à vivre mieux de leur travail et dans leur travail.

Dans ces conditions, vous portez aujourd’hui la responsabilité de relancer le dialogue social dans la branche ou de l’enterrer en méprisant une nouvelle fois les alertes syndicales de la CGT.

C’est votre décision qui imprimera une logique de construction ou une logique de confrontation sur la CCN ferroviaire.

Dans l’attente de vous lire, recevez Monsieur le Président, l’expression de mes respectueuses salutations.

Laurent BRUN
Secrétaire Général

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INFO LUTTES N°41

TAPONS JUSTE ET FORT !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Après 42 jours de grève contre une réforme inacceptable et alors que 60% des concitoyens soutiennent toujours le mouvement, le président de la République fait, une fois de plus, une sortie ratée et rend totalement illisible un projet largement contesté.

 Il faut taper fort le 16 janvier et sur les prochains jours interprofessionnels et unitaires !

C’EST POURTANT CLAIR !

« Universel, ça veut pas dire que c’est le même pour tout le monde » c’est par cette phrase limpide que le président de la République a tenté de clarifier sa réforme en marge d’un déplacement à Pau le 14 janvier.

Après l’universalité d’un système qui contient des régimes spécifiques, le retrait provisoire de l’âge pivot avant son retour, l’apparition fugace d’un simulateur qui aujourd’hui a disparu mais qui devrait revenir après le vote de la loi, l’incapacité à définir ce qu’est une carrière complète et à quel âge nous pourrons partir pour quel niveau de pension, voilà qu’un article bien caché s’invite dans le décor !

En effet, l’art 64, chapitre 1 du titre 5 du projet de loi vise à ratifier 3 ordonnances liées à la loi PACTE qui a déjà modifié l’épargne retraite pour la rendre plus attractive.

Cet article vise notamment à : « la stimulation de la concurrence sur ce marché par une ouverture de tous les produits d’épargne retraite aux assureurs, aux gestionnaires d’actifs et aux fonds de retraites professionnels supplémentaires ».

Voilà ! Ça au moins c’est clair ! En plus des objectifs de baisse des pensions et du recul de l’âge de départ, le but est donc bien de forcer à l’épargne et donc à la capitalisation !

Le Gouvernement s’acharne donc à masquer la réalité d’une réforme dont on redit qu’elle est désastreuse pour les salariés et les retraités.

Pour couronner ce florilège, le Premier ministre a déclaré le 15 janvier devant le Sénat : « Nous voulons créer l’âge d’équilibre de façon à inciter nos concitoyens à travailler plus longtemps pour équilibrer le système. Ce n’est ni un gros mot, ni un scandale, c’est ce qui se passe dans tous les pays du monde. »

Une seule solution : l’action !

Initiatives interprofessionnelles pour le 16 janvier (liste non exhaustive)

UD 1 :  14H30, Bourg en Bresse : Manifestation

UD 2 : 10H00 Château-Thierry : place de la Gare, Manifestation

15H30  St Quentin : manif place Longueville

UD 3 : 18H00 Vichy : Manif aux flambeaux

18H00 Moulins : Manif aux flambeaux

18H00 Montluçon : Manif aux flambeaux

UD 4 : 10h30 Digne : place Général de Gaulle

UD 5 :  matin  Gap: rassemblement devant l’hôpital psychiatrique

18h00 Gap : Préfecture retraite aux flambeaux

10h30 Digne : manifestation

18h00 Laragne : manifestation sur défense hôpital

UD 6 : 18H00 Nice Retraite aux flambeaux

UD 7 : 14h00 : Valence manifestation

      14h00 : Aubenas manifestation

UD 8 : 17H00 Charleville Mézière : manif devant la bourse du travail déambulation lumineuse et soupe populaire

UD 9 : 07H00 Pamiers : Rassemblement opération coup de poing Place Milliane

14H00 Pamiers : Rassemblement place St Hélène

UD 10 : 15H30 Bar/Aube : manifestation place de la Mairie rdv 13 h à bourse pour opération escargot

UD 11 : 10h30 Narbonne

14H30 Carcassonne : Manifestation au Portail des Jacobins

UD 12 : 14h00 Rodez : devant la gare

UD 13 : 10h30 Marseille : Vieux Port – Manifestation

UD 14 : 10H30 Caen : place St-Pierre

        10H00 Lisieux : place Mitterrand

17H30 Vire : porte de l’Horloge

UD15 :  14H00 Aurillac : MANIF rdv gare

UD 16 :  10h00 Angoulême : gare SNCF manif

UD 17 :  10h30 Saintes manif Palais de justice

10h30 Rochefort manif place Jean Louis Frot

17H00 La Rochelle manif devant la gare

UD 18 :  10h00 Bourges : manif

UD 19 : 10H30 Brive : manifestation devant la gare

UD 21 :14H00 Dijon : place de la Libération manif

17H00 Montbard manifestation place Gambetta

UD 22 : 11h00 Guingamp : rond-point de Kersalic

         13H30 St Brieuc – Place de la Liberté manif

UD 23 : 7H45 Guéret tractage devant les centres de distribution de la poste à Guéret, la Souterraine et Aubusson

10H00 Guéret café partagé sur le marché de Guéret pour infos en direction des indépendants et rassemblement à 12h à la préfecture.

UD 24 : 10h00 Périgueux manifestation

15h00 : Bergerac manifestation

UD 25 : 10H30 Besançon : parvis de la gare manif

14H00 Montbéliard – champ de foire manif

UD 27 : 10H00 Evreux – 1090 rue Jacquard – action devant le siège de l’UIMM suivi à 12h d’un barbecue

14H00  Evreux – devant la gare – manifestation

UD 28 : 14H30  Chartres : place châtelet, manif

19H00  Champhol : concert solidaire compagnie « Jolie Môme »

UD 29 : 11h00 Morlaix

11h00 Brest place de la liberté

11h00 Quimper place de la résistance

11h00 Quimperlé Coat Kaer

11h00 Carhaix maison des syndicats

UD 30 : 14h30 Nîmes – jardin de la fontaine- manifestation

10H30 Bagnols : manif départ monuments aux morts

10H00 Alès : sous-préfecture manif

UD 31 : 10h00 : Toulouse st Cyprien manifestation

14h00 St Gauden place Jean Jaurès

18h00 Muret sous préfecture

UD 33 : 11H30 Bordeaux : place de la République manif

UD 34 : 10h00 Séte devant la maire manifestation

10h30 Béziers bourse du travail

10h30 Montpellier place Zeus manifestation

16h00 : Lodève centre Enedis manifestation

UD 35 : 11 h00 Rennes esplanade Charles de Gaulle manifestation

17h30 Fougères rassemblement place Aristide Briand

18h30 Combourg parvis du Lycée

UD 36 : 10H00 Châteauroux – place de République manif

15h00  Issoudun : place du sacré cœur

UD 38 :  17H00 Grenoble : manifestation avec lampes frontales et flambeaux

UD 40 :  10H30  Mont de Marsan : manif

UD 41 : 14h00 Blois manifestation INSA rue de la Chocolaterie

10h30 Vendôme sous-préfecture manifestation

UD 42 :  10H30  Roanne – manifestation à la gare

10H30  Saint-Etienne – manifestation place du Peuple

UD 44 :  10h30  Chateaubriand : mairie

10H00  Saint-Nazaire : Place de l’Amérique Latine – manifestation

10H30  Nantes : Miroir d’eau – manifestation

UD 45 :  10h30  Orléans : parvis de la cathédrale

10H00  Gien : place Jean Jaurès

10H30  Montargis : place du Patis

14h30  Bricy : devant la mairie pour « accueillir macron »

UD 46 :  14h30  Cahors : place Mitterrand

10h00  Biars – Place de la mairie

UD 47 :  14H00 Agen manif

14H30 Marmande Manif

UD 49 :  16h30  Angers : place du ralliement manifestation suivie d’un concert à 18h30

17h00  Saumur : place Billange manif

UD 50 :  10H30 Coutance devant la Mairie

13h30  Cherbourg carrefour des luttes manif

17H30 St Lô – place de la Mairie – rassemblement

UD 51 :  10H00 Reims : maison des syndicat manif

10H00 Chalons : maison des syndicats manif

10H00 Epernay : avenue de Champagne manif

UD 52 :  13h30  St Dizier : lycée Blaise Pascal – rassemblement

16H00  Chaumont : place de la mairie rassemblement

17H00  St Dizier : place de l’hôtel de ville – rassemblement

UD 53 :  14h30  Laval : place de la Trémoille

UD 54 :  13H30  Nancy – Place de la république manif

UD 56 :  10H00 Lorient : cours de Chazelle – manif

10H30  Pontivy : la plaine

11H00 Belle Ile – au port

UD 58 :  14H30 Nevers : manif 4 cortèges convergents en direction de la place de la Résistance. CGT appelle à se retrouver au départ du rond-point de la croix joyeuse

UD 59 : 10h00 Douai manifestation

10h00 Valenciennes manifestation

14h30 Lille manifestation

15h00 Dunkerque manifestation

UD 60 :  10H00  Nogent sur Oise, pont Royal manif

10H00  Compiègne cours Guynemer – manif

14H00 Beauvais Rond-point Ludl/Mercedes manif

UD 61 :  11H00 Alençon :  rassemblement Halle Blé

UD 62 :  9H30    Boulogne : rdv à CAB, pour se rendre à la sous-préfecture manif

9H30 Calais : gare centrale, manif

9h45 : RDV UL pour aller au centre de transfusion sanguine

10H00 Lens : Distribution de tract sur la zone Delta – Rdv à Ul Hénin-Beaumont

UD 63 :  10H00  Clermont-Ferrand : Manifestation et rassemblement devant le siège Michelin

UD 64 :  10h30  Bayonne : Place Ste Ursule. Manifestation

10h30 Bayonne : Place Ste Ursule. Manifestation

10h30 Pau : Place de Verdun manifestation

UD 65 :  10H00  Tarbes : bourse du travail manifestation

UD 66 : 10h30 Perpignan manifestation place Catalogne

UD 67 :  14h00  Strasbourg : place Kleber manif

UD 68 :  17H30 Mulhouse Retraite aux Flambeaux Square de la Bourse

UD 69 :  11H30  Lyon 3ème – Manufacture des Tabacs place Bellecour

UD 71 : 14h00 Chalons maison des syndicats, manifestation

14h00 Mâcon esplanade Lamartine manifestation

14h30 Le Creusot Alto manifestation

14h30 Montceaux Mairie manifestation

14h30 Autun UL manifestation

UD 72 :  07H00  Carrefour de la Patte d’oie

13H30 Le Mans – manif départ devant Renault

UD 73 :  8H00 Chambéry : petit déjeuner revendicatif devant le MEDEF

12H00 Chambéry : convergence des luttes travailleurs-étudiants sur le campus de Technolac

UD 74 :  17H00  Thonon Place des Arts

17H00 Sallanches Mairie

14H00 Annecy : préfecture manif

UD 75 :  13h30  Paris : manif régionale Gare Montparnasse vers place d’Italie

UD 76 :  10H30 Le Havre : Manifestation

UD 77 :  9h00 Noisiel : Ag devant la Gare

UD 78 :  14H00 Vélizy : mairie à Auchan manif

14h00  Rambouillet : départ caserne SP intersyndicale avec FSU, Ch Rambouillet, Mairie Territoriaux ; EHPAD, secteur privé, pour un tour de ville

UD 79 : 11h00 Niort manifestions place de la brèche

11h00 Thouars Place Flandre

UD 80 :  10 h00 Abbeville manifestation

UD 81 :  7h00    Albi : rdv à la fac sur le parking des étudiant pour actions

14H30    Albi : manifestation place du Vigan

UD 82 :  10H00  Montauban – Rendez-vous Parking MCDO Albasud.

UD 83 :  06H00  Toulon : blocage arsenal

07h00  Rassemblement opération coup de poing place Miliane

10H30  Toulon Porte Cast igneau (Arsenal) manif

10H30  Draguignan : sous-préfecture manif

14h00  Rassemblement place St Hélène

UD 84 :  17H00  Avignon – Gare centre / Palais des papes

UD 85 :14H00   La Roche/yon : Rond-point de l’Hôpital manif

UD 86 : 10H00  Montmorillon manif

14H00  Poitiers :  manif

10H00  Chatellerault – manif

17H30  Chauvigny manif

UD 87 :  10H00  Limoges – Manifestation carrefour Tourny

UD 88 : 14H00  Manifestation intersyndicale départementale à Epinal Départ devant le MEDEF

10H00 Neufchateau : devant le lycée

UD 89 : 13h30  Auxerre : manifestation maison des syndicats

UD 90 : 10H00  Belfort – opération du don du sang « ponction solidaire » avec les cheminots

17H00  Belfort – Rassemblement devant les prud’hommes et AG solennelle

18H00  Belfort – manif aux flambeaux départ sous l  e lion jusqu’à la Gare

UD93                11H00  Bondy : Manifestation départementale Place de la gare jusque devant la perm de la députée LREM S. Charrière à Villemonble

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Dans les médias

17 janvier 2020

Tarbes. Nicolas Sarrat un cheminot en lutte

Après leur assemblée générale quotidienne, ce jeudi, à la bourse du travail, une centaine de cheminots grévistes prennent place en queue du cortège de la manifestation contre la réforme des retraites. Parmi eux, Nicolas Sarrat, de la CGT cheminots, qui évoque son quotidien, depuis le 5 décembre dernier.[…]

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