Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE

Rapport Spinetta

| Espace presse

Le rapport Spinetta a été officiellement présenté le 15 février 2018. Les préconisations qu’il contient, si elles étaient retenues, porteraient un coup sérieux aux cheminots, aux usagers, aux chemins de fer français.

Ce rapport, commandé par le gouvernement, constitue la 4ème mauvaise proposition après le projet de loi Maurey/Nègre, les assises des mobilités et le rapport Duron. Les professionnels du service public ferroviaire que sont les cheminots, et les usagers qui, eux, en sont les premiers utilisateurs, n’ont donc, pour l’heure, pas été entendus.

Ce rapport vient confirmer la politique anti-ferroviaire du gouvernement et de la direction SNCF.

Depuis plusieurs mois, la Fédération CGT des cheminots pose la question : « POURQUOI veulent-ils en finir avec le train public ? » Ce rapport répond à la question « COMMENT veulent-ils en finir ? »

QUELS SONT LES GRANDS AXES DU RAPPORT SPINETTA ?

  •  Ouverture à la concurrence,
  •  Transfert obligatoire des cheminots vers les entreprises ferroviaires qui remporteraient un appel d’offres,
  •  Possibilité de mettre un terme aux recrutements à Statut,
  •  Filialisation du Fret SNCF,
  •  Fermeture des lignes jugées non rentables et concentration des moyens sur les métropoles,
  •  Transformation des EPIC Mobilités et Réseau en Sociétés Anonymes,
  •  Amplification de l’externalisation des fonctions dévolues à l’EPIC de tête.

Au-delà des attaques contre les conditions sociales des cheminots qui sont inacceptables, ces préconisations constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quel que soit la région ou le territoire.

La Fédération CGT des cheminots redit que d’autres choix sont possibles et nécessaires, tant sur l’organisation de l’entreprise publique, son désendettement, son efficacité et son fonctionnement, permettant de répondre aux besoins des populations.

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

Le gouvernement s’apprête donc à confisquer à la Nation son entreprise publique ferroviaire.

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires et sur les étagères.

C’est donc avec conviction et détermination que la Fédération CGT des cheminots abordera les rencontres prévues avec le ministère dans les jours et semaines à venir.

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ces mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

« La SNCF, certains veulent la descendre,
nous, on la défend ! »

Téléchargements

INFO LUTTES N° 7

| Action à partir du 5 décembre 2019

6ÈME JOUR DE GRÈVE : SOLIDE !

Pour tenter de sortir de l’impasse, le Gouvernement  lance l’appareil de propagande  à plein régime pour parler d’un fléchissement de la mobilisation ce mardi 10 décembre 2019.
Avec 1 000 000 de manifestants mobilisés en seulement 4 jours, la CGT considère au contraire que le socle de la mobilisation est très solide. Ces salariés du public et du privé se sont retrouvés
quasi-spontanément dans la rue et de plus en plus de discussions ont lieu dans les entreprises.
Alors on continue !

Télécharger le PDF

Appel à la mobilisation des EFP et de la restauration ferroviaire

| Action à partir du 5 décembre 2019

Partout en France, les luttes en cours contestent les choix politiques du gouvernement, des directions d’entreprises et du patronat. Augmentations salariales, amélioration des conditions de travail, dignité au travail, diminution du temps de travail, maintien et développement de l’emploi, défense des services publics, les mêmes droits pour les femmes et les hommes, reconquête de l’industrie et de notre protection sociale, constituent les principales revendications.

Le 5 décembre a marqué sur tout le territoire national un rejet massif de la contre-réforme des retraites voulue par le gouvernement.
1 500 000 manifestants ont ainsi demandé l’abandon de ce projet néfaste et porteur de régressions sociales. C’est pourquoi la CGT revendique la pérennité et le développement du financement du système actuel.

Le gouvernement mène une politique au service exclusif des riches et de la finance. Sa politique vise la remise en cause des conquis sociaux et des solidarités. Sa stratégie de communication a pour but de mettre en opposition les travailleurs et privés d’emploi, actifs et retraités, ouvriers ou employés et cadres, salariés du public et du privé, celles et ceux qui sont aujourd’hui dans le monde du travail, celles et ceux qui y seront demain et qui créent les richesses !

Cependant, le pouvoir en place continue à vouloir diviser les travailleurs, à les opposer les uns aux autres et à vouloir faire passer l’idée que ce mouvement ne serait que l’expression d’une classe de privilégiés.

Les exemples ne manquent pas pour montrer les ravages du capitalisme effréné. L’ensemble des secteurs est touché, que ce soit la santé, la métallurgie, la chimie, le commerce, l’agro-alimentaire, la fonction publique, les transports et bien évidemment les cheminots.

Nous subissons toutes et tous les effets dévastateurs de la recherche du profit à tous les niveaux. Notre environnement subit également les effets d’un capitalisme qui ignore le développement humain durable.

Ainsi, la volonté d’économies de l’Etat qui tend à réduire toujours plus le nombre d’agents, dégradant leurs conditions de travail et les services rendus aux usagers. Avec sa réforme de l’assurance chômage, le gouvernement va supprimer l’indemnisation de 750 000 privés d’emploi et diminuer celle des 650 000 autres. En votant la non compensation de certaines exonérations de cotisations sociales, le gouvernement affaiblit sciemment notre Sécurité Sociale afin de maintenir le budget de l’Etat au niveau imposé par le capitalisme financier.

Cependant, les salarié-e-s savent que par la lutte, ils peuvent faire fléchir le gouvernement. Quand les salariés s’organisent, décident de se battre, ils gagnent des batailles revendicatives, ils font progresser leurs salaires et leurs conditions de travail !!!

En 2018, l’action des syndicats belges leur a permis de faire reculer le gouvernement sur un projet de retraite à points ! Nous savons que la victoire est possible !

Pour cela, le rapport de forces doit se construire par la tenue d’Assemblées Générales dans les entreprises, les services publics et les administrations, en intersyndicale partout où cela sera possible afin que les salarié-e-s décident, sur la base de leurs revendications et dans l’unité, des modalités des actions, de la grève, de sa reconduction pour un mouvement qui s’inscrit dans la durée afin de gagner le progrès social.

Ce combat est celui de toutes et tous, car ce projet de réforme est l’incarnation d’un choix de société où les solidarités laissent la place au « chacun pour soi » où l’insécurité sociale l’emporterait sur notre sécurité sociale.

C’est pour cela que nous devons continuer à porter une réponse à la hauteur des enjeux. La question de la grève, de sa reconduction doit être posée partout et en premier lieu dans toutes les Entreprises Ferroviaires Privées. Nous ne pouvons espérer remporter cette bataille en pratiquant la grève par procuration et en comptant uniquement sur la pugnacité des camarades cheminots de la SNCF.

Avec un taux de grévistes supérieur à 55%, touchant l’ensemble des collèges, cadres, maîtrises et exécution et une participation importante aux différentes manifestations, les cheminotes et les cheminots de la SNCF, de toutes les entreprises ferroviaires et de la restauration ferroviaire se sont massivement mobilisés sur la question du régime spécial et de son élargissement à la Branche ainsi que de l’ensemble de l’actualité qui touche le ferroviaire.

La question d’une Convention Collective Nationale de la branche ferroviaire est au cœur de ce conflit et une CCN de haut niveau pourrait bloquer les velléités patronales d’abaisser les conditions sociales des salariés du rail.

La CGT appelle donc à un nouveau temps fort demain et jeudi, avec des manifestations organisées dans tout le territoire. Nous devons transformer l’essai du 5 décembre en nous mobilisant massivement, et en mettant en place avec les salariés un mouvement durable à même de paralyser l’économie et faire reculer le gouvernement.

Cher-e-s collègues, cher-e-s camarades, nous avons fait collectivement la preuve que notre CGT est capable de se déployer, d’expliquer et de mobiliser.

Les ingrédients sont réunis pour réussir comme le 05 décembre, un grand 10 et 12 décembre ce qui donnera le ton des suites de la mobilisation.

Notre avenir et celui de nos enfants
se jouent maintenant, alors on ne lâche rien
et on va gagner !

Téléchargements

Info luttes n°6

| Action à partir du 5 décembre 2019

Au 5e jour de grève, toutes les Assemblées Générales ont reconduit le mouvement.

Le gouvernement tente de désamorcer le conflit en simulant des annonces qui n’en sont pas, à l’image de l’intervention de J-P DELEVOYE le 09 décembre au soir.

Il faut donc monter en puissance dès aujourd’hui et assurer une présence massive des cheminots dans les manifestations interprofessionnelles du 10 décembre.

RAPPORT DE FORCES  

INTERPROFESSIONNEL

Plus de 208 manifestations organisées le 10 décembre sur le territoire.

  • Maritime : préavis le 12/12.
  • Reconduction chez Saint-Gobain
  • Santé, au-delà des 10 et 12 décembre, 13 organisations appellent d’ores et déjà au 17/12
  • Les internes appellent dès le 10/12 en illimité.
  • Urgences : 580 établissements dans l’action.
  • Reconduction à la RATP
  • Agro-alimentaire : 50 syndicats en reconduction et en débrayage.

A LA SNCF

La mobilisation reste puissante notamment chez les ADC et les ASCT. Dans les autres filières, les chiffres restent significatifs, même s’il convient de renforcer le nombre de grévistes dans les heures et jours à venir. C’est à ce prix que nous gagnerons !

La Direction SNCF, fidèle à ses habitudes, a débuté le « tripatouillage des chiffres ». Par exemple, un établissement est annoncé à 0 devant travailler et donc 0 gréviste par la direction nationale. Nos militants locaux recensent pourtant 26,67% de grévistes tous collèges.

Sur un autre établissement, la direction nationale annonce 47,6% de grévistes. Nos militants locaux comptabilisent 85,07%. De plus, nous savons que les services RH n’ont pas pu saisir les grévistes après 8h du matin en raison d’un dysfonctionnement informatique.

SON OBJECTIF : Convaincre l’opinion publique, encore très favorable au mouvement (68%), que la grève s’amenuise, se radicalise et qu’une poignée de cheminots irresponsables bloquent le pays.

NOTRE ANALYSE : En plus d’être incapable d’organiser la production ferroviaire avec les ressources qu’elle prétend avoir, la direction bidonne les chiffres !

Ce faisant, elle tente de tromper l’opinion et les cheminots.

NE TOMBONS PAS DANS LE PIÈGE !

JEAN PAUL DELEVOYE DÉRAILLE !

Le Haut-Commissaire aux retraites, rédacteur du rapport qui porte son nom, a oublié « de déclarer » son mandat d’administrateur au sein d’un institut de formation des assureurs.

Cette proximité avec le milieu assurantiel interroge et est proprement scandaleuse.

Les « oublis » dont font preuve les membres de ce gouvernement sont récurrents, ces « omissions » sont contagieuses.

Nous pensions que ce gouvernement était un panier de crabes. Nous nous trompions. C’est en fait un bocal de poissons rouges.

Concernant l’intervention de J-P DELEVOYE le 09 décembre à 18h, rien de nouveau. Rien ne change sur le fond. Il s’agit de réserver les annonces au Premier Ministre mercredi prochain.

ETRE PUISSANTS LES 10 ET 12 DÉCEMBRE !

Le rythme des rendez-vous interprofessionnels s’intensifie et c’est tant mieux !

Plus nous serons nombreux, déterminés et puissants, plus nous contraindrons le Gouvernement et la Direction SNCF à reculer.

Il faut donc gagner la masse !

Le 05 décembre a vu 1 500 000 manifestants défiler dans toutes les villes de France.
Si chaque journée d’action est à analyser dans son contexte, nous devons taper plus fort les 10 et 12 décembre !

Pour cela, prenons des dispositions pratiques : convainquons nos collègues d’être présents, ceux qui ne sont pas encore entrés dans la lutte, ceux qui ont pu la quitter ! Tout le monde compte ! Tout le monde a son rôle à jouer !

ASSEMBLÉES GÉNÉRALES

Depuis le début du conflit, la CGT réaffirme la nécessité d’être extrêmement nombreux dans les Assemblées Générales afin de décider ensemble.

Dès aujourd’hui, incitons nos collègues à s’emparer de ce moment incontournable dans la conduite de la lutte !

Ce sont près de 10 000 cheminots qui étaient présents dans les Assemblées Générales le 09 au matin.

Nous devons progresser dans les jours à venir !

Les annonces qui pourraient être faites devront être débattues, analysées et soumises à l’approbation des grévistes !

95 cheminotes et cheminots ont rejoint la CGT depuis le début du conflit !

Toi aussi, rejoins la CGT !

Téléchargements

INFO LUTTES N°5

4ÈME JOUR DE GRÈVE : ON CONTINUE !

| Action à partir du 5 décembre 2019

Toutes les Assemblées Générales ont reconduit la grève jusqu’à lundi.

La mobilisation du week-end s’est stabilisée à un haut niveau de grévistes de près d’1 cheminot sur 2, tous collèges confondus, selon les chiffres de la Direction.

Pour lundi, les Directions de la SNCF et de la RATP déconseillent aux usagers de se rendre en gare au regard de la forte mobilisation et du faible niveau des circulations.

Il faut amplifier le rapport de forces par une grève encore plus forte !

LE RAPPORT DE FORCES

SNCF :

Chiffres à 8h, le samedi 7/12 : 45,01 % de grévistes (dont 79,72 % des ADC et 70,57 % des ASCT). La Direction n’a pas transmis de chiffres définitifs sur la journée.

Chiffres à 8h, le dimanche 8/12 : 40,43 % de grévistes (dont 79,97 % des ADC et 60,25 % des ASCT).

53 % des français ont de la sympathie pour le mouvement ou le soutiennent. Allons à leur rencontre pour les inciter à organiser la grève dans leur entreprise !

Interpro :

Reconduction dans 7 raffineries sur 8, dans certaines plateformes logistiques, des réseaux de transports urbains, des écoles, etc.

Appel de l’intersyndicale confédérale à deux temps forts dans la semaine pour permettre à d’autres entreprises publiques et privées de rentrer dans la lutte :

  • Mardi 10 décembre 2019 ;
  • Jeudi 12 décembre 2019.

Des manifestations seront organisées dans tout le territoire.

Appel à participer aux Assemblées Générales

Si la mobilisation est forte, la participation des grévistes aux Assemblées Générales reste insuffisante (1 gréviste sur 8).

La CGT appelle les cheminots à participer plus nombreux aux AG, pour débattre de la situation, pour que les décisions sur les suites soient représentatives de la population cheminote, pour participer aux initiatives (manifestations, distributions de tracts, etc.). Donnons-nous tous les moyens d’une grève victorieuse !

Nous alertons les cheminots sur le fait que la Direction observe le déroulement des AG (voir fiche de compte-rendu ci-contre) pour mesurer l’état d’esprit à partir du niveau de participation et du contenu des interventions des grévistes.

Pour envoyer un message clair de notre détermination, il faut donc être en grève et présent aux AG pour participer aux décisions !

Le rôle du syndicat plus important que jamais

La Fédération CGT appelle également ses adhérents à participer aux Assemblées Générales de syndiqués, qui permettent :

  • De se former et de s’informer (par exemple sur l’enjeu des retraites ou sur les négociations CCN « classifications /rémunération » au travers de diaporamas qui ont été adressés aux syndicats pour prendre le temps de décortiquer ces sujets) ;
  • D’assurer la conduite quotidienne de la lutte (organisation pour tenir les piquets de grève, faire les tournées, aller distribuer des tracts dans les autres entreprises, faire remonter les infos) ;
  • De déterminer la position de la CGT sur tous les sujets locaux et de faire remonter à la Fédération les analyses et les attentes de manière à ce que cette dernière adapte sa position en fonction des majorités qui se dégagent.

Les syndicats CGT, c’est l’union des syndiqués… Et l’union fait la force !

Ils ont décidé de rejoindre la CGT : 63 cheminot·e·s se sont syndiqué·e·s depuis le 5 décembre 2019…

Toi aussi, organise ta colère et tes revendications avec la CGT !

Négociations ?

Quelques cheminots militent pour le rejet de toute négociation.

Pour la CGT, tous les conflits sont par nature destinés à obtenir des négociations pour porter les revendications des salariés.

Le niveau d’exigence (et de résultat) dépend du niveau d’engagement des salariés dans la grève et de leur détermination à tenir.

Dans le conflit actuel, il n’y aurait aucun sens à gagner sur les retraites et à ne rien faire sur les questions professionnelles.

Cela laisserait le champ libre au patronat des transports et à la Direction SNCF pour nous imposer un cadre social éclaté entre les différentes entreprises, une CCN qui favoriserait le dumping social, des Règlements Intérieurs des Sociétés Anonymes qui nous ramèneraient au XIXe siècle (voir encadré), des droits laminés à la SNCF (statut vidé, RH0254 abrogé), un système ferroviaire toujours étranglé par le poids des investissements, donc la poursuite des restructurations et des suppressions d’emplois en cascade, etc.

La CGT réaffirme qu’il faut mener les deux combats en même temps.

La Direction SNCF, au contraire, va tenter de s’exonérer de répondre aux cheminots sur les sujets d’entreprise.

Quant à l’UTP (le patronat des transports qui négocie la Convention Collective Nationale), il va faire de même.

Il faut donc que tous les cheminots grévistes EXIGENT ces négociations.

Premier rendez-vous : le mardi 10 décembre est prévue une dernière réunion de négociation sur la CCN.

La méthode CGT

Nous menons le conflit interprofessionnel sur les retraites (dans lequel chacun peut mesurer que la CGT est au coeur de la mobilisation dans toutes les branches où elle est forte), et nous ne reprendrons le travail qu’à la victoire (ou s’il n’y a plus de mobilisation interprofessionnelle).

Et à ce moment-là, nous devrons avoir arraché de véritables acquis à la Direction de l’entreprise sur les sujets professionnels, car il serait difficile de mener un second conflit sur ces sujets à la suite du premier.

Autrement dit, nous exigeons des réponses immédiates de la part de la Direction SNCF sur les 28 revendications unitaires, mais nous ne reprendrons le travail que lorsque la bataille des retraites aura été menée à son terme.

Les Règlements Intérieurs des Sociétés Anonymes ?

La Direction a transmis aux organisations syndicales un sommaire de Règlement Intérieur « socle », qui sera complété par chaque SA en fonction de ses propres objectifs.
Ces RI seront publiés au 1er janvier 2020 en même temps que la création des SA.
Ce socle comporterait 38 articles, eux-mêmes déclinés en plusieurs points. Il semble établi pour remplacer un certain nombre de RH (comportement, règles d’hygiène et de sécurité, surveillance médicale, formation…) et certaines dispositions du Statut (sanctions, facilités de circulation…).

Quelques exemples de points inscrits :
Interdiction de prendre ses repas sur les lieux de travail
Ouverture des armoires et des vestiaires individuels
➔ Signalement des accidents du travail
➔ Test d’alcoolémie
➔ Usage des véhicules de l’entreprise
➔ Danger grave et imminent
➔ Vidéosurveillance
➔ Tenue professionnelle
Manifestation dans les emprises de l’entreprise
Interdiction d’utiliser des fournitures et équipements du GPF pour ses besoins personnels
➔ Obligation de loyauté
Interdiction de diffuser dans l’entreprise des journaux, tracts, pétitions et de procéder à des affichages sans autorisation de la direction.

Ce ne sont là que quelques extraits. Nous n’avons pas encore le détail précis de ce que la Direction veut écrire. Mais il parait évident que le flicage, la répression et le maintien ou le renforcement des contraintes professionnelles est à l’ordre du jour.

Nous devons DÈS MAINTENANT peser pour faire supprimer un certain nombre de ces menaces sur nos conditions de travail du quotidien !

Étalement de la mise en place de la réforme ?

Mercredi, le Gouvernement devrait prendre la parole pour faire des annonces.

D’après les débats publics, on croit comprendre qu’il pourrait proposer des hausses de salaires dans l’Éducation Nationale et ne pas appliquer le passage au régime par points à certaines générations de cheminots et de traminots RATP.
La CFDT n’attend que cela pour annoncer sa sortie du conflit (bien qu’elle n’y soit jamais véritablement rentrée !) et se recaler sur la position de sa confédération qui est favorable à la fin des régimes spéciaux.
L’objectif du Gouvernement est de diviser les grévistes pour gagner la fin du conflit.
La CGT appelle les cheminots à ne pas tomber dans le panneau d’un report qui ne serait que cosmétique. Quelle serait la valeur de nos pensions dans un régime qui ne serait plus alimenté par des cotisations (puisque les nouvelles générations seraient au système par point) ? Quelle pérennité d’un tel système alors qu’il ne génèrerait que du déficit de la caisse ?
Plus généralement, quelle capacité aurions-nous à nous défendre collectivement si nous acceptions un traitement différencié entre générations. Pour la CGT, pas question de sacrifier qui que ce soit ! Pas question de se diviser !

Quels liens entre revendications professionnelles et bataille sur les retraites ?

L’avenir du régime spécial, comme du régime général, dépend très largement de la politique de l’emploi et des salaires.

Par exemple, selon les scénarios du Conseil d’Orientation sur les Retraites, les projections financières du régime général d’ici 2050 peuvent passer d’un déficit de 100 milliards à un excédent de 100 milliards selon l’évolution du taux de chômage !!!

C’est la même chose pour notre régime spécial.

Les économistes prévoient une baisse progressive du nombre de retraités de 251 000 actuellement à 185 000 en 2050.

Du côté des actifs, plusieurs scénarios sont possibles :

  • La poursuite des suppressions d’effectifs à 2 % par an, qui nous ferait passer à 75 000 agents en 2050 ;
  • La stabilisation du nombre de cheminots à 139 000 ;
  • L’extension du régime à toute la branche ferroviaire (passage à 160 000 affiliés) ;
  • L’extension à la branche + la réinternalisation des charges de travail sous-traitées (passage à 240 000).

Dans tous les cas, le déficit actuel (3,3 milliards) baisserait.

Si les revendications de la CGT étaient pleinement appliquées (élargissement du régime à la branche et réinternalisation des charges sous-traitées), le déficit serait pratiquement supprimé (réduit à 450 millions).

En plus de la question de l’emploi, plus la politique salariale est importante, plus le déficit se réduit.

Exiger de l’emploi et des augmentations de salaires, c’est aussi défendre nos retraites !

RETRAITES + REVENDICATIONS D’ENTREPRISE = VRAIES SOLUTIONS !

Téléchargements

INFO LUTTES N°4

| Action à partir du 5 décembre 2019

Près d’1 cheminot sur 2 était en grève ce samedi 7 décembre, selon la direction.

L’action engagée contre la réforme des retraites et pour l’avenir du service public SNCF est forte.

Cependant, il faut accentuer la pression et augmenter le nombre de grévistes si nous voulons faire reculer direction et Gouvernement.

Engagé·e·s pour gagner !

INTERFÉDÉRALE DU 7 DÉCEMBRE 2019

Les organisations syndicales signataires du préavis unitaire (CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail) se sont réunies le 07 décembre 2019 au siège de la CGT.

Chacune a exprimé sa satisfaction du niveau puissant de mobilisation à la SNCF depuis le 05 décembre.

La fluctuation des chiffres du weekend, largement manipulés par la direction de l’entreprise, n’influe en rien sur le niveau de mobilisation des jours à venir.

Les organisations syndicales ont réaffirmé le fait d’être en lutte contre le futur projet des retraites du Gouvernement au niveau interprofessionnel.

Parallèlement, elles exigent, ensemble, l’ouverture de négociations au niveau de l’UTP (patronat ferroviaire) pour gagner une CCN de haut niveau ainsi qu’à la SNCF afin de répondre aux revendications des cheminots autour des 8 thèmes du préavis.

Le 10 décembre se tiendra une réunion de négociation sur la convention collective de la branche ferroviaire avec l’UTP. Les Fédérations CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail appellent les cheminots de la région parisienne à mettre ce rendez-vous sous la pression des grévistes en participant au rassemblement, à La Défense à partir de 11h30.

Plusieurs secteurs professionnels, au-delà du ferroviaire (chimie, transport aérien, routier -marchandises et voyageurs-, énergie, ports et docks, certaines entreprises du privé) sont impliqués dans le conflit sous une forme reconductible avec des initiatives communes qui se développent sur le territoire.

Les organisations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail ont partagé le fait que les annonces gouvernementales n’ont pour seul objectif que de diviser les salariés sans pour autant répondre à l’exigence du rejet d’un système de retraite à point exprimée par les salariés en lutte.

Les organisations syndicales signataires du préavis unitaire à 3, mesurent bien les manœuvres initiées par le Gouvernement, ministre des transports, direction SNCF.

Elles se sont mises d’accord pour amplifier le mouvement et faire du 10 décembre prochain une grosse journée de mobilisation interprofessionnelle en participant aux manifestations.

J’agis, Je m’engage : 63 cheminotes et cheminots ont rejoint la CGT

depuis le début du conflit.

Toi aussi, rejoins la CGT !

Téléchargements

LA DIRECTION NE DOIT PAS JOUER AVEC LA SÉCURITÉ

| Action à partir du 5 décembre 2019

La direction de Réseau compte accorder une dérogation à l’IN1588 concernant les rodages périodiques à réaliser pour assurer le bon fonctionnement du circuit de voie. Il s’agit d’une dérogation spécifique aux règles de sécurité pour minimiser l’impact de la grève sur le plan de transport !

Dans chaque région, les Fédérations CGT, UNSA et SUD-Rail appellent les cheminots à s’assurer du respect des règles de sécurité et d’interpeller les dirigeants locaux qui seraient amenés à enfreindre les règles de sécurité ferroviaire !

Le mouvement de grève qui a débuté jeudi 5 décembre est très largement suivi par les cheminots ce qui a mis à l’arrêt la très grande majorité des trains à l’échelle nationale.

Alors que de nombreux accidents ont eu lieu ces dernières années à la suite de « deshuntages » (dont des déraillements et non fonctionnement de passages à niveau), la direction s’apprête à alléger les procédures garantissant le fonctionnement des « installations de signalisation et de passage à niveau après une interruption du trafic de longue durée » !

Les installations qui ne sont pas circulées pendant 3 jours nécessitent des mesures de sécurité supplémentaires du fait de la couche de rouille qui peut se former sur les rails par exemple, la direction compte accorder une dérogation temporaire à cette règle du 5 au 31 décembre 2019 en espaçant ces mesures jusqu’à 140 heures, presque 6 jours !

La direction SNCF ne doit pas jouer avec la sécurité, ni dans le fonctionnement quotidien du service public ferroviaire, ni pour faire taire les revendications sociales.

Les cheminots, avec l’ensemble des salariés, vont continuer à renforcer la mobilisation pour défendre et améliorer les retraites de toutes et tous !

Téléchargements

Appel unitaire CGT – UNSA – SUD Rail

RENFORÇONS LE MOUVEMENT !

| Action à partir du 5 décembre 2019

Les 3 jours de mobilisation des cheminots à la SNCF et dans les entreprises ferroviaires de droits privés, expriment les attentes des cheminots des 3 collèges. Les fédérations CGT, UNSA Ferroviaire, Sud-Rail se sont rencontrées ce samedi 7 décembre 2019 pour faire le point sur la mobilisation interprofessionnelle sur les retraites, ainsi que sur le préavis de grève et les 8 points revendicatifs à la SNCF.

La mobilisation exceptionnelle, notamment le 5 décembre, de l’ensemble du salariat démontre une colère et une détermination qui s’étendent au-delà des régimes spéciaux. L’intoxication médiatique du Gouvernement et du patronat, en stigmatisant particulièrement les cheminots, ne prend pas. Une large majorité de salariés mesure les visées de ce projet de régime de retraite, ni égalitaire, ni juste, mais régressif indépendamment de leur système.

Plusieurs secteurs professionnels ont décidé de reconduire. Forte du soutien de la population, l’intersyndicale, sur le plan interprofessionnel, appelle à l’amplification du mouvement par la grève et les manifestations.

LES CHEMINOTS SONT DÉTERMINÉS

Tous les jours, lors des assemblées générales, les cheminots débattent sur l’ensemble du territoire pour l’avenir de leur régime et sur les sujets d’entreprise. Les réorganisations à marche forcée sont massivement rejetées, y compris par l’encadrement.

La direction et le Gouvernement doivent répondre sur l’ensemble des points revendicatifs de la DCI et du préavis unitaire :

  • Retraite ;
  • Emploi;
  • Rémunération ;
  • Arrêt des restructurations;
  • Avenir des métiers ;
  • Service Public;
  • Protection sociale;
  • Représentation des cheminots.

 

Les Fédérations CGT, UNSA Ferroviaire et Sud-Rail appellent les cheminots à poursuivre et à renforcer la mobilisation, à continuer de débattre en assemblées générales des revendications.

DIALOGUE SOCIAL ?

Le Gouvernement dit vouloir entendre les salariés en lutte ! Qu’il cesse de les opposer en retirant, dans un premier temps, son avant-projet !

La direction annonce vouloir écouter les cheminots. Il faut passer au concret dans de véritables négociations sur la branche et les entreprises. Il faut des réponses claires sur l’ensemble des points.

Les Fédérations CGT, UNSA Ferroviaire, Sud-Rail appellent les grévistes à participer massivement aux assemblées générales dès lundi. Elles invitent les cheminots à manifester largement le 10 décembre prochain.

20191207_Appel_unitaire_Renforcons_le_mouvement

Info Luttes n°3

| Action à partir du 5 décembre 2019

La mobilisation interprofessionnelle depuis le 5 décembre est significative.

La Fédération CGT salue les cheminots qui sont entrés avec détermination dans l’action, tant sur le sujet des retraites que sur l’avenir de la SNCF.

Il faut poursuivre et amplifier la grève PARTOUT, en évitant les pièges gouvernementaux tendus qui portent en eux la division des salariés.

RAPPORT DE FORCES

À LA SNCF

Malgré des remises à disposition à la veille d’un week-end, la mobilisation des cheminots demeure sérieuse et les AG ont reconduit le mouvement, certaines jusqu’à lundi.

A l’image des ADC (TA : 72,7 %, TB : 93,1 %), des ASCT (85,9 %), du Mouvement (50,1 %) ou de la Circulation (51,2 %), pour ne citer que quelques exemples, l’ensemble des cheminots, quels que soient les collèges ou les métiers, doivent poursuivre ou entrer dans la grève massivement.

C’est à ce prix que nous forcerons le Gouvernement et la direction de l’entreprise à changer de cap !

INTERPROFESSIONNEL

  • RECONDUCTIONS : RATP jusqu’au 9 décembre, RTM Marseille, dans l’aérien, dans le traitement des déchets, chez Amazon France Logistique, ADP, raffineries, transports urbains…
LA DIRECTION SNCF N’A PAS COMPRIS

C’est une première : la direction SNCF a souhaité un échange avec les Organisations Syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT en plein cœur du mouvement reconductible.

A-t-elle mesuré la mobilisation ? Appréhende-t-elle la détermination des cheminots à la hauteur nécessaire ? Rien n’est moins sûr.

Elle suspend ses annonces éventuelles et l’ouverture de négociations sur le champ professionnel au calendrier gouvernemental.

Elle maintient une Table Ronde la semaine prochaine pour « fixer la méthode » et « clarifier l’agenda social », rien de plus pour l’heure.

Ce n’est pas à la hauteur des exigences des cheminots en grève.

Cela renforce donc l’exigence d’élever la pression et de renforcer la grève pour gagner sur nos revendications professionnelles.

10 DÉCEMBRE : ÊTRE ENCORE PLUS PUISSANTS  

Les Organisations Syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF se félicitent de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre et par la participation massive aux manifestations organisées partout dans le pays.

Les Organisations Syndicales appellent en conséquence le Gouvernement à entendre le message envoyé par les salarié·e·s et la jeunesse et à prendre ses responsabilités en ouvrant de réelles négociations sans préalable avec toutes les Organisations Syndicales.

Elles revendiquent le renforcement et l’amélioration du système actuel de retraite solidaire et intergénérationnel.

Elles réaffirment leur refus d’un système par points dit universel qui, immanquablement, conduirait à une baisse des pensions et à devoir reculer, encore, l’âge de départ.

C’est pourquoi les Organisations Syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève. Dans ce cadre, elles donnent rendez-vous le mardi 10 décembre pour une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Les Organisations Syndicales se revoient le 10 décembre au soir pour les suites rapides à donner au mouvement.

LA CONDUITE DE LA LUTTE

L’annonce d’une nouvelle date interprofessionnelle unitaire contre la réforme des retraites le 10 décembre est un signe fort envoyé au Gouvernement.

Elle s’inscrit dans la poursuite de l’action engagée le 5 décembre.

La Fédération CGT invite les cheminots à se rassembler, y compris ce week-end, afin de préparer cette échéance qui sera une étape supplémentaire dans notre bataille contre la régression sociale, de même qu’il faut accentuer la pression dans chaque chantier pour obtenir de réelles avancées sur nos conditions de vie et de travail.

Dès lundi matin, il faut renforcer les Assemblées Générales. Elles seront déterminantes et essentielles pour la suite du mouvement !

C’est dans les AG que nous débattons, c’est dans les AG que nous décidons.

43 cheminots ont fait le choix de rejoindre la CGT depuis le début du conflit !

Toi aussi, rejoins la CGT !

Téléchargements

Après le 5 décembre, déterminé-e-s pour gagner !

Communiqué

| Action à partir du 5 décembre 2019

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF se félicitent de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre et par la participation massive aux manifestations organisées partout dans le pays.

D’ores et déjà de nombreuses reconductions de la grève sont lancées et d’autres sont prévues dès ce vendredi, dans le privé et dans le public.

Nos organisations syndicales appellent en conséquence le gouvernement à entendre le message envoyé par les salarié-es et la jeunesse et à prendre ses responsabilités en ouvrant de réelles négociations sans préalable avec toutes les organisations syndicales.

Elles revendiquent le renforcement et l’amélioration du système actuel de retraite solidaire et intergénérationnel.

Elles réaffirment leur refus d’un système par points dit universel qui immanquablement conduirait à une baisse des pensions et à devoir reculer encore l’âge de départ. C’est par l’amélioration de l’emploi, par la fin du chômage massif et de la précarité tout au long de la vie, par l’augmentation des salaires et l’égalité entre les femmes et les hommes, que la pérennité des retraites sera garantie.

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci là où les salarié-es le décident dès ce vendredi, ce week-end et lundi. Dans ce cadre, elles donnent rendez-vous le mardi 10 décembre pour une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Les Organisations Syndicales se revoient le 10 décembre au soir pour les suites rapides à donner au mouvement.

A Paris, le 6 décembre 2019

Téléchargements

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

03 décembre 2019

La réforme des retraites, « de l’enfumage » selon la CGT-cheminots en Bourgogne-Franche-Comté

L'appel à la grève générale contre la réforme des retraites, et cette question qui se précise d'heure en heure : faut-il s'attendre à une grosse pagaille dans les transports en Côte-d'Or ? […]

Lire la suite

Voir les autres articles

L'édito

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.