Fédération CGT des Cheminots


LES CHEMINOTS DU MONDE ENTIER SONT SOLIDAIRES !

| Fédération

Dans de nombreux pays du monde, le chemin de fer est un élément important de l’économie et de la société.

Les cheminots sont donc souvent en pointe dans les luttes, et aussi les premières victimes de la répression.

La Fédération CGT des cheminots a multiplié les actions de soutien et de solidarité avec nos collègues du Mali, de Cuba, de Thaïlande et dernièrement du Myanmar.

Nous appelons les cheminots français à agir avec nous pour développer la solidarité internationale.

Lors de la grève de 2018, nous avions reçu des motions de soutien de très nombreux pays. Des cheminots belges, anglais, allemands, espagnols, suisses, autrichiens, luxembourgeois, turcs, japonais, et de beaucoup d’autres pays encore, avaient envoyé des délégations pour notre grande manifestation. Plusieurs d’entre eux avaient fait des collectes de solidarité. Avec le covid, les liens sont plus difficiles à maintenir, mais la CGT redouble d’efforts pour consolider la solidarité internationale des cheminots.

NOUS RÉAFFIRMONS NOTRE INTERNATIONALISME

La CGT défend les cheminots en France, mais nous constatons tous les jours que nos collègues du monde entier vivent des situations similaires, même si c’est à des degrés divers selon l’histoire de leur propre nation. Nous unir pour nous battre ensemble contre les mêmes exploiteurs et les mêmes politiques néolibérales est donc un moyen d’être plus forts.

LA CGT PREND LA TÊTE DE LA SECTION FERROVIAIRE D’ITF

Au congrès de 2019, c’est un cheminot français de la CGT qui est devenu président de la section ferroviaire de l’ITF (Fédération internationale des travailleurs des transports). Depuis, la CGT agit pour renforcer les liens : une étude complète a été réalisée par ITF sur la situation des chemins de fer du monde (public/privé, intégrés/éclatés…), une « task force » est en cours de constitution pour aider les syndicats à lutter contre des projets de privatisation, etc.

LA LIGNE BAMAKO-DAKAR DOIT ÊTRE RELANCÉE

Privatisé il y a quelques années, le chemin de fer entre le Mali et le Sénégal a été pillé jusqu’à ce que les infrastructures et le matériel ne permettent plus de continuer. Les cheminots maliens se sont retrouvés sans salaire. Après une grève de la faim qui a provoquée 7 morts (!!!), une partie des arriérés ont été payés par le Gouvernement. Grâce à la lutte, la relance de la ligne ferroviaire est devenue la 5è priorité nationale, mais le covid a une nouvelle fois plongé les cheminots dans la misère. Après la collecte de 2019, la CGT a donc relancé un nouvel appel à la solidarité qui a eu encore plus de succès. Une délégation apportera l’intégralité des dons (27 000€) très prochainement à Bamako.

LE BLOCUS CONTRE CUBA DOIT ÊTRE LEVÉ

En 1962, Cuba décide de nationaliser un certain nombre d’entreprises. Les Etats-Unis n’acceptent pas cette décision et imposent un blocus total contre l’ile. Cette sanction collective contre toute une population ne connaît aucun relâchement, que ce soit après le passage d’un cyclone, ou même pendant la crise sanitaire mondiale du Covid-19. La SNCF en a été victime puisqu’un projet de coopération pour la remise à niveau d’un atelier du Matériel a été menacé de lourdes sanctions financières. Ce projet, abandonné par la SNCF, est désormais repris par les cheminots qui en étaient partie prenante. La CGT soutient cette démarche et exige la levée du blocus contre Cuba !

LES CHEMINOTS THAÏLANDAIS DOIVENT ÊTRE RELAXÉS

Pour avoir mené une campagne nationale de sécurité ferroviaire à la suite d’un déraillement meurtrier survenu en octobre 2009 dans la gare de Khao Tao, 13 dirigeants du syndicat cheminot SRUT ont été condamnés à 3 ans de prison et à des amendes à hauteur de 24 millions de baht (600 000€) en octobre 2020 !

Le déraillement de 2009 était principalement dû au mauvais entretien et au mauvais état de la locomotive. Le syndicat a donc engagé une série d’actions pour exiger des mesures. En l’absence de droit syndical protecteur, ces actions ont été jugées illégales. C’est inadmissible ! C’est comme si nos droits de retrait aboutissaient à de la prison. La CGT a contribué à la défense en appel des camarades du SRUT en envoyant des exemples de luttes menées en France (contre les deshuntages ou autres). D’autres actions de solidarité sont prévues.

GRÈVE GÉNÉRALE AU MYANMAR : LA RÉPRESSION DOIT CESSER

Après le coup d’état militaire au Myanmar (ex-Birmanie), la population est descendue dans les rues et les militaires n’ont pas hésité à employer la force, provoquant au moins 700 morts. Les cheminots ont déclenché une grève générale extrêmement suivie (90 % des 30 000 employés). Par mesure de rétorsion, plusieurs d’entre eux auraient été tués et incarcérés. Après plusieurs tentatives d’intimidation pour leur faire reprendre le travail, l’armée s’est attaquée à leur famille en expulsant près de 1 000 d’entre elles de leur logement de la compagnie Myanma Railways le 10 mars dernier. Le riz donné aux grévistes par la population solidaire aurait également été saisi.

Par le biais d’ITF, la CGT participe à une opération de solidarité financière afin d’assurer l’alimentation des familles.

DU LOCAL AU MONDIAL,  C’EST LA SOLIDARITÉ DES TRAVAILLEURS QUI FAIT  LA DIFFÉRENCE !

OUIGO en Espagne, privatisation en Inde ou en Turquie, répression en Colombie, nous sommes tous attaqués par les mêmes logiques libérales.

La CGT s’organise pour permettre cette solidarité à tous les niveaux. Nos structures permettent à chacun de contribuer et ainsi de construire une force qui pèse.

Cheminots, rapprochez-vous des syndicats CGT si vous voulez agir avec nous pour la solidarité locale et la solidarité internationale !

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PAS DE MIETTES POUR LES CHEMINOT·E·S DE L’ÉQUIPEMENT !

NAO du 13 janvier 2026

| Équipement

Le 13 janvier prochain, se dérouleront les négociations annuelles obligatoires (NAO). À cette occasion, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de l’Équipement à amplifier la mobilisation et à agir pour peser et obtenir des augmentations de salaire !

La Direction arrive à la table avec des résultats financiers historiques : 1,6 milliard d’euros de bénéfice net et une marge opérationnelle pour SNCF Réseau qui explose à 31,2 %.
L’argent est là ! Pourtant, les cheminots de l’Équipement voient leur pouvoir d’achat se réduire avec des augmentations générales dérisoires ces der-nières années. C’est un mépris inacceptable pour ceux qui maintiennent le réseau jour et nuit.

ASTREINTES : LE CONFLIT SE DURCIT !

Depuis plusieurs mois, les cheminot·e·s des services électriques sont en grève de l’astreinte pour arracher une véritable reconnaissance de la technicité du métier. Aujourd’hui, la colère s’amplifie à l’ensemble de la filière. La Direction doit comprendre que sans une reconnaissance réelle de nos contraintes, le réseau s’arrête !

NOS REVENDICATIONS NATIONALES CGT

Pour répondre à l’urgence sociale, la CGT porte des revendications nationales avec des exigences claires :

  • hausse des salaires : une augmentation générale d’au moins 12 % pour amorcer le rattrapage salarial nécessaire ;
  • reconnaissance de la technicité : revalorisation de la prime de travail et création d’une prime de base garantie pour tous (statutaires et contractuels) ;
  • un treizième mois pour tous : une exigence de justice pour tous les cheminots ;
  • une grille unique des salaires pour en finir avec la division entre statutaires et contractuels : « à travail égal, salaire égal ! » ;
  • annualisation de l’ancienneté : chaque année de service doit se traduire par une progression réelle et automatique.

L’HEURE EST AU RAPPORT DE FORCE !
La Direction ne nous donnera rien sans rapport de force. Les services électriques ont montré la voie. Le 13 janvier, l’ensemble de l’Équipement doit peser sur la négociation.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE LES AGENT·E·S DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT À L’ACTION LE 13 JANVIER 2026,
PARTOUT SUR LE TERRITOIRE, POUR FAIRE ENTENDRE NOTRE VOIX !

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PROGRAMME CIRCUL’ACTION : UN BILAN QUI POUSSE À L’ACTION !

NAO du 13 janvier 2026

| Exploitation

En ce début d’année et alors que la mobilisation monte dans les EIC, la direction de SNCF Réseau a organisé, le 8 janvier, une table ronde pour faire le bilan après 3 années de mise en oeuvre du programme Circul’action.

À cette occasion, la CGT est revenue à la charge pour faire aboutir les revendications des cheminots de la Circulation !

En 2022, les mobilisations des cheminots de la Circulation sur tout le territoire, à l’appel de la CGT, avaient contraint la Direction à lâcher une indemnité circulation, des recrutements supplémentaires et la prise en compte du temps de remise de service.
Après trois ans de mise en oeuvre de ce programme, que la CGT jugeait insuffisant, le bilan s’avère contrasté et nécessite d’être renforcé.

Bilan du programme Circul’action et propositions de la Direction :

  • emplois : baisse de 50 % des postes vacants, qui sont passés de 435 en 2022 à 236 en décembre 2025.
2022 2023 2024 2025
Recrutements 651 899 674 542
Cessations 555 551 482 366

Pour la CGT, les recrutements effectués ne permettent toujours pas de couvrir l’ensemble des postes. Cela nécessite un renforcement des recrutements pour l’année à venir ;

  • parcours professionnels : la Direction propose d’engager des travaux sur l’attractivité des parcours professionnels « grands centres », sur les métiers de l’encadrement et l’accès à la classe 5, sans plus de précisions pour l’heure ;
  • formation : proposition de renforcer l’accompagnement de la carrière via les ASFP ;
  • déroulement de carrière : pour les agents classe 4, étude d’un dispositif simplifié pour passer à la classe 5 ;
  • rémunération : proposition de majoration de l’indemnité circulation de 20 euros par mois au 1er janvier 2026, puis 20 euros supplémentaires dès le 1er octobre 2026.

Des groupes de travail devraient être mis en place courant 2026 pour mise en œuvre de ces propositions.

Pour la CGT, ces mesures sont encore très éloignées des revendications portées et nécessitent d’être débattues dans les établissements avec les cheminot·e·s concernés pour décider collectivement des suites à donner.

Les cheminotes et les cheminots de la Circulation n’attendent pas de la Direction de vaines perspectives ! Ils exigent des actes, alors que leurs conditions de travail se dégradent sous la pression financière !

Pour rappel, la Fédération CGT des cheminots revendique :

  • une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % ;
  • un véritable treizième mois pour tous les cheminots ;
  • la mise en place d’une grille unique pour tous les cheminots, contractuels comme statutaires ;
  • la revalorisation de la prime de travail dans une prime de base garantie pour tous les cheminots, statutaires et contractuels.

Pour les cheminot·e·s de la Circulation, nous revendiquons également :

  • de meilleures conditions de vie et de travail avec des roulements permettant de réduire la pénibilité (plus de repos, GPT courtes…) ; et
  • la neutralisation dans les compteurs, y compris celui du temps de remise de service, des journées courtes (en deçà de la DJS moyenne).

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE À LA MOBILISATION LE 13 JANVIER POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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PRIME DE TRAVAIL : DE NOUVELLES AVANCÉES POUR LES ASCT, MAIS LA LUTTE CONTINUE LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Trains

Une troisième rencontre du GT Prime de travail s’est tenue le 6 janvier. Si un pas important a été franchi avec la prise en compte de la revendication CGT de fusionner le S1 et le S2, la CGT n’abandonne pas l’objectif d’obtenir totalement satisfaction. Pour cela, elle appelle les ASCT à agir massivement lors des NAO du 13 janvier prochain.

Pour rappel, il y a cinq ans, la Fédération CGT a travaillé un projet novateur alliant refonte partielle et revalorisation de la prime de travail des ASCT. Une pétition spécifique recueillant 60 % des signatures des ASCT fut initiée. Aussi, le 19 mai 2022, 600 ASCT étaient réunis à l’occasion de la remise des pétitions au siège de la Direction à Saint-Denis. Depuis cette date, la CGT ne cesse de revenir réguliè-rement à la charge (audiences, DCI, rassemblements, grèves…).
Force est de constater que l’abnégation porte ses fruits. À vous de juger :

Revendications CGT Existant avant le projet CGT (2021) Projet CGT applicable au 07/01/2026
Augmentation de la prime de travail. Partie EA afin de reconnaître la technicité et le savoir-faire du métier Montant : 13,36 € par journée de service travaillée x nombre de journées travaillées dans le mois Montant 21,59 € par journée de service travaillées x nombre de journées travaillées dans le mois
Création d’une base garantie N’existait pas. Lors des absences (maladie, SU…), la prime de travail de l’ASCT n’était pas rémunérée. Création de la sécurisation de la prime de travail à hauteur de 320 €/350 par mois (selon les classes et les PR)
Prime de travail activité commerciale renforcée S1-S2 2 taux : S1 de 6 heures à 6 h et 30 min, rémunéré à 4,27 € (4,52 € au 31/12/2025) ; S2 au-delà de 6 h et 30 min, rémunéré à 6,34 € (6,71 € au 31/12/2025) Fusion S1-S2 pour un déclenchement horaire et un montant unique à partir de 6 heures, à 7,00 €

L’application de cette mesure surviendra en avril et sera donc soumise à rémunéra-tion sur la fiche de paie de juin, avec effet rétroactif pour les mois de janvier, février et mars en complément du mois d’avril. Selon les roulements de travail, c’est une augmentation pérenne et comptant pour la retraite de 20 à 40 euros par mois pour une large majorité des ASCT.

L’augmentation de la prime de travail des ASCT a évolué favorablement ces der-nières années. La persévérance de la CGT ainsi que les différentes mobilisations ont été centrales dans ces avancées. Cependant, il reste du chemin à parcourir pour atteindre nos objectifs, à commencer par les NAO du 13 janvier. La Direction, si prompte à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros par mois brut, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), se doit d’engager des augmentations afin d’apurer le contentieux salarial et de rémunérer à juste titre la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.
Pour cela, la CGT revendique :

  • une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % ;
  • un véritable treizième mois pour tous les cheminots ;
  • la mise en place d’une grille unique pour tous les cheminots, contractuels comme statutaires ;
  • une prime de base garantie correspondant à 75 % de sa valeur.

LA CGT APPELLE À AGIR DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS LE 13 JANVIER POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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FACE À L’AUSTÉRITÉ SALARIALES, TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·E·S LE 13 JANVIER !

NAO 2026

| Actions

Le 13 janvier 2026 se tiendront les prochaines NAO au sein du GPU SNCF.

La reconnaissance par le salaire des métiers, de la technicité, des parcours professionnels et de l’investissement humain exemplaire des cheminot·e·s dans la production du service public ferroviaire est légitime et nécessaire !

Pour l’UFCM-CGT, seule la mobilisation nous permettra d’arracher des augmentations générales de salaire, pour une réelle redistribution des richesses !

Alors que le PLFSS, désormais adopté, porte un coup sévère aux politiques de santé publique, et qu’un budget 2026 de rigueur a été imposé par le biais d’une loi spéciale, la situation n’est guère plus reluisante au sein du GPU SNCF, enfermé depuis des années dans une politique d’austérité salariale, malgré un résultat net 2025 en progression !

LA GRANDE ARNAQUE DE LA PPV !

Certaines organisations syndicales se gargarisent de la malnommée « prime de partage de la valeur » (PPV) de 400 €, décision unilatérale de l’employeur, et non-liquidable. Cette basse manœuvre de la direction n’a en réalité qu’un seul but : s’affranchir du paiement des cotisations sociales finançant notre protection sociale et nos activités sociales et culturelles via les CASI et le CCGPF, tout en utilisant cette « prime » comme prétexte pour mener des NAO au moins-disant salarial !

Dans le même temps, la dégradation des conditions de vie et de travail des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), la perte de sens et la souffrance au travail atteignent des sommets. Le manque de reconnaissance des diplômes, des métiers, de la technicité et des parcours professionnels les frappe de plein fouet, alors même que les richesses existent, créées par les cheminot·e·s eux-mêmes : il est temps d’en exiger une meilleure répartition !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • la mise en place du projet CGT de grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique et la reconnaissance des diplômes ;
  • un salaire mensuel de départ au collège maîtrise de 3 956 euros bruts et de 5 260 euros bruts au collège cadre ;
  • une augmentation générale des salaires et un plan de programmation de rattrapage du contentieux salarial ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminot·e·s ;
  • la réévaluation et la sécurisation des primes de travail pour l’ensemble des cheminot·e·s, par la création de primes de base garanties reconnaissant les savoirs, savoir-faire ainsi que la technicité des métiers.

EN VUE DES NAO DU 13 JANVIER, L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES ICTAM À SE RASSEMBLER ET À S’INFORMER DANS LES SYNDICATS CGT EN PROXIMITÉ POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE COLLECTIVEMENT LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES !

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NAO SALAIRES DU 13 JANVIER : AGIR !

Table ronde salaire 2026

| Actions

Partout, un même ressentiment domine : le manque de reconnaissance et une attente forte de mesures concrètes, pérennes et socialisées en matière salariale.
Toutes et tous concerné·es ! Ces NAO définiront le cadre des mesures salariales dans le GPU mais aussi dans les filiales Voyageurs et Fret.

La CGT revendique l’annualisation et la revalorisation de la majoration salariale d’ancienneté pour l’ensemble des cheminots, qu’ils soient contractuels ou statutaires. Il est essentiel que chaque année compte et soit pleinement reconnue.

À ce titre, l’accord de branche dit « classifications et rémunérations », non signé par la CGT, instaure une inégalité de traitement dans la prise en compte de l’ancienneté pour les cheminots contractuels.

La Fédération CGT des cheminots porte la revendication d’un nouveau statut pour tous les cheminots intégrant une grille unique des salaires, qui permet un traitement équitable et garantit une véritable progression salariale automatique ainsi que la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire des cheminots. Ces mesures sont essentielles afin que chaque cheminot bénéficie d’une reconnaissance juste et équitable, à la hauteur de l’expertise, de l’expérience et de l’engagement quotidien déployés au service du service public ferroviaire.

DANS SON PRÉAVIS NATIONAL TOUS SERVICES, LA CGT REVENDIQUE :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires pour l’ensemble des cheminots, quel que soit leur statut ;
  • Une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et sa pérennisation avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots contractuels et statutaires ;
  • L’annualisation de l’ancienneté : chaque année doit compter. Chaque année de service doit se traduire par une progression réelle, automatique et égale pour tous ;
  • Une augmentation générale des salaires d’au moins 12 % incluant une première étape du rattrapage salarial ;
  • Un 13e mois pour tous les cheminots.

AGISSONS DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
LE 13 JANVIER,
JOUR DE LA TABLE RONDE SALARIALE !

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L’ADDITION RISQUE D’ÊTRE TRÈS SALÉE !

Complémentaire santé obligatoire

| Complémentaire santé obligatoire

Salaires, PFA (Prime de fin d’année)…, alors que les prélèvements pour la complémentaire santé n’en finissent plus, une nouvelle explosion des tarifs des organismes de complémentaire est encore annoncée pour 2026.

La CGT dénonce l’extorsion et revendique l’extension du régime spécial à tous les cheminots et la couverture intégrale de leurs besoins de santé.

Après + 4,7 % en 2023, + 8,1 % en 2024, + 6 % en 2025, la mutualité française annonce une augmentation des cotisations de 4,7 % pour 2026.

Les cotisations des assurances santé complémentaires augmentent sans relâche, et cette hausse, devenue incontrôlable, atteint désormais des niveaux démesurés.

Ce phénomène est attisé par le désengagement continu du régime général, qui réduit sans cesse ses remboursements, mais aussi par l’instauration d’une nouvelle taxe.

À cela s’ajoute surtout l’appétit insatiable de certains organismes complémentaires, qui n’hésitent pas à transformer la santé en une marchandise lucrative.

Ils organisent un véritable chantage pour accéder aux soins. Ils font de la « santé » un luxe au coût exorbitant, condamnant les salariés à renoncer aux soins pour pouvoir se nourrir ou se chauffer.

Depuis le 1er mai 2025, les cheminots de la SNCF font les frais d’une assurance complémentaire santé qui leur a été imposée.

La direction du GPU SNCF, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT ont signé un accord dit « de méthode » et un accord « frais de santé » qui :

  • Imposent un organisme à tous les cheminots de la SNCF, filiales et GIE,
  • Imposent aux cheminots un niveau de couverture complémentaire santé (optique, dentaire…) et des tarifs sans même s’assurer qu’ils correspondent à leurs besoins,
  • Imposent cette complémentaire aux cheminots statutaires alors que le régime spécial les couvre mieux,
  • Déterminent les modalités de prélèvement sur le salaire et sur la PFA.

La CGT ne cédera jamais au chantage de la marchandisation de la santé.

Elle est la seule organisation syndicale à s’être opposée à la mise en place d’une complémentaire santé obligatoire pour tous les cheminots. Elle est la seule à ne pas avoir signé les accords « de méthode » et « frais de santé ».

Il n’est pas trop tard pour défaire ensemble ce qui nous a été imposé.

La CGT revendique l’extension du régime spécial à tous les cheminots et la couverture intégrale de leurs besoins de santé.

L’argent pour satisfaire ces revendications existe! À commencer par un meilleur partage des richesses avec des augmentations salariales et l’égalité entre les femmes et les hommes.

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CHEMINOTS

AVEC LA CGT, GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUTES ET TOUS

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L’ALARME EST DÉCLENCHÉE, TENONS NOUS PRÊTS À AGIR !

Circulation

| Exploitation

Alors que la CGT a déclenché l’alarme sociale, la direction tente la fuite en avant, une stratégie et une attitude inacceptables !

Les cheminots de la Circulation doivent se tenir prêts à hausser le ton pour obtenir de meilleures conditions de travail et salariales.

Les choses sont claires ! Les cheminots de la Circulation n’attendent pas de la direction de vagues promesses ou de vaines perspectives mais, avec la CGT, ils exigent des actes et des faits.

Bien que toutes les directions des EIC reconnaissent l’expertise et le professionnalisme de ces cheminots, cela ne se traduit que par des paroles ou quelques lignes dans un journal d’établissement, sans aboutir à une véritable reconnaissance concrète, un mépris qui va au contraire plus loin, en tentant de dégrader les conditions de travail pour faire de la productivité et in fine supprimer des emplois.

« Roulements innovants », « roulements à la carte »,… le panel de la direction est large pour légitimer cette dégradation sous couvert de modernisme et « d’agilité ».

Ce sont tous des outils de destruction des conditions de vie car ils visent tous le même objectif : plus de souplesse d’utilisation des cheminots pour moins d’effectifs.

SEULES LES MOBILISATIONS FONT PLIER LES DIRECTIONS

En 2022, les mobilisations sur tout le territoire des cheminots de la Circulation à l’appel de la seule CGT en proximité, avaient contraint la direction à une indemnité Circulation, à des recrutements supplémentaires et à la prise en compte du temps de remise de service (revendications portées par la seule CGT).

C’EST UN COIN D’ENFONCÉ MAIS CE N’EST PAS SUFFISANT !

Les suppressions de poste se poursuivent. La reconnaissance de la technicité du métier n’est toujours pas satisfaisante. Le temps de relève n’est pas correctement pris en compte par les directions.

LA CGT APPELLE À DE NOUVELLES MOBILISATIONS POUR ALLER PLUS LOIN

La Fédération CGT des cheminots revendique :

  • de meilleures conditions de vie et de travail avec des roulements permettant de réduire la pénibilité (plus de repos, GPT courtes…),
  • neutralisation dans les compteurs, y compris celui du temps de remise de service des journées courtes (en-deçà de la DJS moyenne)
  • revalorisation de la prime de travail dans une prime de base garantie pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

Une table ronde circulation et les NAO salariales se tiendront respectivement le 8 et le 13 janvier 2026.

TENONS NOUS PRÊTS A HAUSSER LE TON !

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RÉSULTAT FINANCIER HEXAFRET, UNE SITUATION EN TROMPE L’ŒIL

Fret

| Le transport de marchandises

La consultation annuelle sur la situation économique et financière de l’entreprise est, pour la direction, l’occasion de mettre en avant de bons résultats.

Pourtant, l’analyse de la CGT dresse un tout autre constat et révèle de fortes fragilités dans le modèle économique d’Hexafret.

Pour la CGT, le bilan d’ouverture d’Hexafret met en évidence une structure déjà fragilisée : une trésorerie nettement insuffisante, des capitaux propres faibles et des provisions pour risques anormalement élevées, notamment 28 millions d’euros hérités de Fret SNCF.

Le choix du « cash-pooling » (une gestion centralisée de la trésorerie avec les 92 filiales du groupe SNCF) n’est guère rassurant. Il illustre l’absence d’autonomie financière d’Hexafret et sa forte dépendance au Groupe ; d’autant plus que ce n’est pas directement Hexafret qui a contractualisé avec le Groupe, mais RLE, devenant ainsi le point d’entrée pour préparer l’arrivée d’un potentiel nouvel actionnaire.

Cette fragilité initiale se retrouve dans le budget 2025, qui n’est équilibré qu’au prix d’éléments extérieurs exceptionnels et non durables. Les aides publiques au wagon isolé (environ 80 millions pour 2025, auxquels s’ajoutent quelques millions de reliquat 2024 liés à Fret SNCF), la prise en charge du T2 par le Groupe (8,6 millions d’euros pour le premier semestre), ainsi que les trafics résiduels du combiné et des autoroutes ferroviaires encore sous-traités, masquent une réalité préoccupante. Sans ces soutiens, dont la plupart ne sont pas pérennes, Hexafret serait incapable d’atteindre ses engagements de rentabilité.

Parallèlement, un flou persiste autour de la gestion des biens issus de Fret SNCF, désormais devenu C32. Les élus du CSE ne disposent d’aucune information permettant de suivre les décisions, alimentant de fortes inquiétudes quant à la transparence du processus. Pourtant, des opérations telles que la vente des locomotives sont pilotées par Hexafret et RLE, qui disposent bien des informations… mais l’omerta demeure.

Pour le premier semestre, en retrait de –0,4 %, notamment en raison d’un marché de la chimie atone et d’une baisse de la sidérurgie et, plus préoccupant encore, d’une décroissance avec Arcelor ; les charges de personnel, en baisse de plusieurs millions d’euros par rapport au budget ; Pour la CGT, ces chiffres confirment les craintes exprimées dès l’origine : le modèle économique repose essentiellement sur la réduction des effectifs, tandis que la politique commerciale, centrée sur un meilleur remplissage des trains, ne peut réussir qu’avec une véritable stratégie de développement du marché et un report massif de la route vers le rail.

Or, les chiffres montrent que ce report modal bénéficie quasi exclusivement au combiné, un marché dont Hexafret est exclu pour une décennie. Sur le premier semestre, seuls 5,9 GTK ont été réalisés alors que le marché connaît une très légère croissance.

Pour la CGT, il est indispensable d’obtenir la réduction du « BAN » (bannissement) de 10 à 5 ans afin de permettre à Hexafret de se repositionner sur le segment le plus porteur, comme l’a proposé la dernière Commission parlementaire fin 2023.

Le budget 2026 a été présenté en Conseil d’administration le 11 décembre. La direction a refusé tout commentaire en CSE, mais confirme que les suppressions de postes se poursuivront en 2026. Selon la directrice financière, le budget 2026 a été construit « avec prudence ». Les élus CGT du CSE ont voté contre cette orientation financière.

La Fédération CGT des cheminots, pour sa part, porte des propositions concrètes dans le cadre d’Ensemble pour le Fret, en faveur d’un véritable développement du fret ferroviaire, reconstruire une offre solide autour du wagon isolé.

L’enjeu est de retrouver une place centrale dans la chaîne logistique du pays assuré par l’opérateur public historique, capable de répondre aux besoins des chargeurs.

 

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LE COMPTE N’Y EST PAS, AMPLIFIONS LA MOBILISATION !

Appel à la grève à l'Équipement

| Équipement

Depuis plusieurs mois, les cheminot·e·s des SEG, à l’appel de la CGT, se mobilisent pour exiger la reconnaissance de la technicité de leur métier. La Direction n’a jamais pris le soin de répondre aux revendications, préférant laisser s’enliser les conflits dans les établissements. Elle n’a pas non plus tenu compte des mobilisations des 19 novembre et 1er décembre derniers.
Ce n’est pas sérieux !

Si les dernières discussions ont permis des avancées, celles-ci sont jugées insuffisantes par les grévistes. Il est temps d’élargir et renforcer le rapport de force !
La Direction assure sur le terrain que la CGT a validé ses propositions.

C’est une grossière opération de propagande patronale !

LA RÉALITÉ : LE COMPTE N’Y EST PAS !

Les cheminot·e·s de l’Équipement exigent :

  • l’augmentation pérenne de la prime de travail pour tous les cheminot·e·s de la filière Équipement et la création d’une prime de base garantie pour tous les agent·e·s, statutaires et contractuel·le·s ;
  • la réalisation de tous les recrutements prévus aux budgets 2024 et 2025, avec la prise en compte des besoins en UTM ;
  • la revalorisation des indemnités d’astreinte aux taux A et B et du RS ;
  • l’accélération du passage à la classe 4, au bout de 7 ans maximum ;
  • la reconnaissance de la pénibilité pour tous les agent·e·s assurant l’astreinte, y compris les dirigeants d’astreinte, surveillants travaux et agents télécoms ;
  • l’abandon du projet Agur et le renforcement des effectifs GU et RH dans les établissements ;
  • un moratoire sur les réorganisations visant à fusionner les équipes ;
  • la réinternalisation des charges de travail.

Face au ras-le-bol exprimé par toute une filière, la Fédération CGT des cheminots dépose un préavis de grève illimité dès le 22 décembre 0 heure, selon la modalité de 59’ avant la fin de service.

Pour gagner, la CGT appelle tous les agent·e·s de l’Équipement à s’organiser et amplifier partout le rapport de force par la grève et à décider collectivement dans les assemblées générales des suites à donner au mouvement !

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05 décembre 2025

La bataille du rail contre la “désertification organisée” des guichets est lancée

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