La DG TGV-IC poursuit le programme Ambition RCAD débuté le 1er septembre 2025. Sur fond de suppression d’emplois, de dysfonctionnement des outils de travail, elle souhaite désormais rattacher l’agence Groupes de Strasbourg au 1er juin 2026, ainsi que les sites RCAD de Clermont-Ferrand et de Caen-G30 au 1er septembre 2026.
La CGT reste opposée à cette réorganisation et continue d’alerter sur ses conséquences !
PRODUCTIVITÉ VERSUS CONDITIONS DE TRAVAIL
C’est à l’occasion d’une bilatérale, le 15 janvier dernier, que la direction TGV-IC a annoncé ses orientations pour 2026 sur un ton particulièrement provocateur envers les représentants de la CGT.
Dans ce contexte délétère et après un recadrage, l’annonce du maintien de tous les sites RCAD pour 2026 reste presque anecdotique. En effet, dans le même temps, elle annonce avoir supprimé 30 postes sur l’année 2025 et renouveler l’opération en 2026, soit 30 suppressions supplémentaires. En annonçant cette nouvelle saignée dans les effectifs, la Direction confirme les alertes de la CGT lors de la mise en oeuvre de cette réorganisation et dégrade toujours plus le service offert aux usagers en les renvoyant vers des boîtes vocales pilotées par l’IA.
DES ANNONCES DE MODIFICATIONS DES ROULEMENTS ET POSTES
Côté dialogue social, la mise en place au forceps d’une commission « locale » RCAD, composée de 7 membres rattachés à la CSSCT Direction sans respecter le vote des cheminots des RCAD, n’est pas satisfaisante.
De plus, les responsables de la DG TGV-IC ont présenté, le 2 décembre dernier, des fiches de postes classes 2, 3 et 4. Une réunion qui s’est tenue sans la CGT, malgré les demandes de report pour cause de grève nationale unitaire interprofessionnelle.
Dans ce contexte de suppression de postes et alors que la majorité des sites ne dispose d’aucun RPX, elle annonce vouloir lancer des travaux de refonte des roulements courant 2026. Cette démarche risque une nouvelle fois de se faire de manière unilatérale, au détriment des conditions de travail des cheminots.
La situation complexe sur l’emploi, la précarisation des contrats et les outils de production pèsent sur les conditions de travail des cheminot·e·s RCAD. Ce constat est aujourd’hui partagé par ceux de l’agence Groupes.
AGENCE GROUPES : UNE ACTIVITÉ À L’ARRÊT, UN QUOTIDIEN MIS À MAL
Les cheminot·e·s du service Groupes de Strasbourg subissent déjà les secousses de la politique de la direction RCAD. En effet, après l’arrêt brutal des outils de distribution VEG au 1er janvier, ceux-ci n’ont plus aucuns moyens pour travailler. Cette décision prise au plus haut niveau de l’entreprise fait suite à un contentieux avec le prestataire en charge du développement et de la gestion des outils.
À date, les réservations ont repris en mode dégradé, avec un outil transitoire qui fonctionne sans possibilité de modification des dossiers. Les lignes téléphoniques de l’agence sont saturées et débordent déjà vers les téléconseillers des sites RCAD, tandis que les cheminot·e·s dans les gares et à bord des trains se retrouvent confrontés à des groupes d’usagers en détresse.
Pour le moment, la direction SNCF, elle, reste silencieuse et accentue de fait les risques, en exposant les cheminot·e·s au contact des usagers. Cette situation avait déjà été vécue en 2024, après les dysfonctionnements de l’outil Newbook.
Sans remise en question de ses choix, sans pause sur ses projets, sans annonces fortes pour les cheminot·e·s des RCAD, dont l’agence Groupes, sur leurs conditions de travail et la reconnaissance de la technicité de leur métier, la Direction fait le choix de raccrocher au nez des cheminot·e·s.
LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE LES CHEMINOT·E·S
À AMPLIFIER LE RAPPORT DE FORCE ET À CRÉER LES CONDITIONS DE MOBILISATION
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !