Fédération CGT des Cheminots


NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE, LA CGT ALERTE LA DIRECTION !

DCI nationale

| Fédération

La crise sanitaire que nous subissons depuis plusieurs mois est révélatrice, si besoin était, de la fragilité du modèle libéral exacerbé par des années de politiques d’austérité en matière d’investissement et de services publics, aux seules fins de rentabilité financière.

Le contexte particulier dû au confinement puis déconfinement progressif depuis le 11 mai ne doit pas servir de prétexte au Gouvernement et au patronat pour remettre en cause nos droits sociaux et dégrader nos conditions de vie et de travail.

Le monde ferroviaire et la SNCF en particulier n’échappent pas à la situation. Les annonces du président Farandou quant aux mesures qu’il compte mettre en œuvre pour « préserver » la situation financière de l’entreprise ont des airs de déjà-vu et vécu : maîtrise de la masse salariale et coup de frein sur les investissements.

IL N’EST PAS QUESTION QUE LES CHEMINOT·E·S PAYENT LA FACTURE !

Les cheminot·e·s qui ont su, dans la dernière période, malgré le manque de moyens et des directives fluctuantes et parfois contradictoires, faire face à la situation et maintenir « la boutique » en ordre de marche n’ont pas à être la variable d’ajustement et subir les conséquences d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.

Dans ce contexte, la direction, qui n’a de cesse de louer le professionnalisme des agents, doit immédiatement leur rendre les 6 jours de repos qu’elle leur a pris contre leur gré.

De la même manière, les recrutements gelés dans de nombreux métiers et filières ces derniers mois doivent être rapidement réactivés et un plan massif de rattrapage doit être mis en œuvre pour au moins respecter les objectifs d’embauche initiaux. La priorité doit être donnée aux milliers d’intérimaires, de CDD et d’alternant·e·s actuellement dans l’entreprise.

Pour la CGT, la reconnaissance de l’engagement des agents passe aussi par une revalorisation des salaires, gelés depuis maintenant 5 ans.

La direction s’était engagée à ouvrir des négociations salariales en avril. Même si la période du confinement ne s’y prêtait pas, force est de constater que le déconfinement ne rime pas avec ouverture de négociation. Une 6e année sans augmentation générale de salaire conséquente, alors que les marges de manœuvre existent dans l’entreprise serait incomprise et inadmissible.

Les sommes consacrées tous les ans aux dispositifs d’intéressements, primes, gratifications individuelles pourraient aisément être réorientées vers le salaire de l’ensemble des cheminot·e·s quel que soit leur collège et ainsi être pérennisées et alimenter le financement de notre protection sociale.

LE FERROVIAIRE A PROUVÉ SA PERTINENCE !

La crise sanitaire révèle une nouvelle fois à quel point le rail est indispensable pour garantir le droit aux transports pour toutes et tous. Le fret ferroviaire a démontré son utilité dans l’acheminement des matières et produits indispensables à la Nation. Les actes doivent désormais succéder aux paroles. Un plan de relance ambitieux et pérenne de Fret SNCF doit être décrété et financé rapidement.

La réduction des investissements annoncés par le président Farandou ne peut être la solution pour améliorer les comptes de l’entreprise. Au contraire, ils doivent être augmentés pour permettre au ferroviaire de se développer sur l’ensemble du territoire et ne pas conduire à abandonner les milliers de kilomètres de « petites lignes » qui irriguent le pays. La CGT exige que des engagements soient pris quant à leur maintien et développement.

Malgré la multiplication des rencontres avec la direction sous forme de bilatérales ou tables rondes dans la dernière période, les revendications portées par la CGT depuis de nombreux mois sont toujours sans réponses. Comme quoi, qualité et efficacité du dialogue social ne rime pas avec quantité !

Face à cette situation, la CGT a décidé de provoquer la négociation en déposant une démarche de concertation immédiate (DCI) auprès du DRH national.

LA CRISE SANITAIRE NE MASQUE PAS LES REVENDICATIONS !

LA CGT CONTINUE À DÉFENDRE LES DROITS DES CHEMINOT·E·S

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UN DANGEREUX ET IRRESPONSABLE DÉNI DE RÉALITÉ !

Réunion de concertation préavis

| Les conditions sociales

La Direction avait « oublié » de convoquer la réunion prévue suite au dépôt d’un préavis. La Fédération CGT des cheminots l’a donc convoquée. La réunion s’est tenue le 8 avril. Les réponses concrètes à l’urgence sanitaire et sociale se font toujours attendre…

SUR L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE ET SOCIAL

La direction de l’entreprise continue de nier la responsabilité de ses politiques brutales de transformation pour imposer son « nouveau monde ». Par le rabotage des droits et une pressurisation des cheminots à l’extrême, elle ambitionne un dumping social à tous les étages.

Pour exemple, le lendemain d’un nouveau drame endeuillant une nouvelle fois la famille cheminote, une direction de zone de production annonçait aux élus la poursuite de l’ensemble des restructurations…

Notre exigence d’un moratoire sur l’ensemble des restructurations est plus que jamais d’actualité pour stopper cette fuite en avant dangereuse et irresponsable.

Alors que, dans tous les métiers, la situation de l’emploi impacte durement les conditions de vie et de travail des cheminots, la Direction assume au contraire la nécessité d’engendrer du cash pour alimenter le fonds de concours et la régénération du réseau.

SUR L’ÉTAT D’URGENCE SALARIAL

La Fédération a porté l’exigence de mesures immédiates, et singulièrement pour les cheminot·e·s qui payent de leur poche pour aller prendre leur service quotidiennement, mais aussi l’urgence à rouvrir des négociations en vue d’augmenter les salaires et d’instaurer une grille unique des salaires pour en finir avec l’iniquité et l’opacité du système de rémunération. La Direction se retranche derrière l’inaction du gouvernement pour justifier la sienne et consentir uniquement à convoquer courant mai un « observatoire de la rému-nération » pour nous expliquer sans doute qu’elle va continuer à nous faire les poches…

SUR L’UNITÉ SOCIALE ET LES DROITS DES CHEMINOTS

La Direction indique que toutes les discussions sont bloquées par le temps de travail, avec une volonté toujours intacte de remettre en cause les 35 heures et tous les taquets de l’accord sur l’organisation du temps de travail.
Pour la CGT, le processus de filialisation/privatisation doit être stoppé, et l’ensemble des droits des cheminot·e·s maintenus.

Face à cette situation, la Fédération CGT des cheminots continuera à maintenir et renforcer l’unité syndicale sur l’ensemble des sujets et à agir pour maintenir l’ensemble des droits des cheminots.

LES RECULS SOCIAUX NE SE NÉGOCIENT PAS, ILS SE COMBATTENT !

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LA SÛRETÉ EST ESSENTIELLE !

Avenir de la SUGE

| Services communs

Dans le cadre de l’audition des organisations syndicales par la « mission Tabarot » sur les impacts de la concurrence sur l’avenir de la SUGE, la Fédération a réitéré sa proposition de considérer la sûreté comme une facilité essentielle liée à l’accès au réseau, et qui s’imposerait à tous les opérateurs.

 

UNE MISSION DE TOUS LES DANGERS...

Cette audition aura permis de rappeler aux deux « chargés de mission » la constance des positions de la CGT, qui a toujours dénoncé la logique de marchandisation de la sûreté via le système inique de la contractualisation.

Ce qui était déjà un problème lors de la création des 3 EPIC s’est accentué par la création des 5 SA, puis du GIE, des filiales FRET et Voyageurs, sans compter les nouveaux opérateurs, tant pour les services librement organisés que conventionnés.

Si tout le monde s’accorde sur le professionnalisme des cheminots de la SUGE et leur niveau de formation, personne ne veut pour autant payer !

Les entités du groupe et la myriade de nouveaux intervenants sur le réseau préfèrent recourir à des sociétés de sécurité privées, dont les agents sont formés en à peine quelques jours, ignorent tout des risques ferroviaires et n’ont pas les prérogatives des agents de la SUGE.

DES QUESTIONNEMENTS QUI ANNONCENT DÉJÀ LA COULEUR

Les « chargés de mission » n’ont pas manqué d’interroger les organisations syndicales sur une possible externalisation de la SUGE au motif que dans un monde concurrentiel, pour les nouveaux opérateurs, le fait que la SNCF ait le monopole de cette prestation serait une anomalie.

L’éventualité d’un GIE ou d’un GIP (groupement d’intérêt économique ou groupement d’intérêt public) a été évoquée, rejoignant ainsi les ambitions de l’actuel directeur de la sûreté, qui n’a en réalité jamais abandonné cette perspective.

Pour autant, les montages du type GIE ou GIP nécessitent l’adhésion des différentes parties prenantes…

UNE EXTERNALISATION DE LA SUGE EST INACCEPTABLE !

Les promoteurs des différentes réformes et les dirigeants de l’entreprise qui promettaient que la SUGE ne serait pas impactée par la concurrence ont donc menti aux cheminots !

La CGT demeure aux côtés de cheminotes et cheminots de la SUGE et est déterminée à :

  •  Gagner une sûreté ferroviaire qui deviendrait une « facilité essentielle » qui s’imposerait à tous les opérateurs,
  • Maintenir et renforcer l’expertise ferroviaire et la formation des cheminots de la SUGE.

TOUTES ET TOUS CHEMINOTS !

RÉUNIFIONS LE SYSTÈME FERROVIAIRE
DANS UNE ENTREPRISE UNIQUE, PUBLIQUE ET INTÉGRÉE : LA SNCF !

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LA FAMILLE CHEMINOTE ENDEUILLÉE

Accident ferroviaire de Bully-les-Mines

| Espace presse

Ce mardi 7 avril 2026, un de nos collègues, cheminot de la SNCF, conducteur du train numéro 7304 circulant sur la ligne Dunkerque – Paris-Nord, est décédé au travail à la suite d’un impact violent avec un convoi militaire.

L’accident est survenu à 6 h 53 au passage à niveau se situant sur la commune de Bully-les-Mines entre Dunkerque et Arras.

Face à ces circonstances dramatiques qui suscitent la plus vive émotion au sein de la famille cheminote, la Fédération CGT des cheminots adresse ses plus sincères condoléances à la famille de notre collègue ainsi qu’à ses proches.

Elle adresse aussi tout son soutien aux nombreux blessés dénombrés dans cet accident.

D’ores et déjà, la Fédération CGT des cheminots a interpellé la direction de l’entreprise afin que les mesures d’accompagnement des collègues directement touchés par ce drame soient mises en place dans les plus brefs délais. L’ensemble des éléments doit être transmis en toute transparence aux représentants du personnel.

Sans devancer les conclusions des enquêtes en cours, la Fédération CGT des cheminots exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame.

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LA FILIALISATION : UN CHEVAL DE TROIE CONTRE LES DROITS DE TOUS !

Droits et temps de travail

| Les conditions sociales

Face à la colère des cheminots et à la dénonciation unitaire du projet de « paramètres activables » sur le temps de travail dans les filiales, la Direction tente un rétropédalage tactique. Par un courrier du 27 mars, elle prétend « dissiper les malentendus » et jure de ne pas toucher aux 35 heures. Mais ne nous y trompons pas, si la durée légale reste, c’est l’organisation de nos vies qu’ils veulent saccager !

UN RECUL EN TROMPE-L’ŒIL
L’invitation pour le 21 avril prochain ne change rien au fond du problème, la Direction maintient sa stratégie de filialisation (sociétés dédiées) pour répondre aux appels d’offres. Pourquoi créer des filiales si ce n’est pour ne pas appliquer la totalité des accords ?

Vouloir remettre en cause le temps de travail dans les filiales est un cheval de Troie. Une fois que la Direction aura réussi à imposer des conditions dégradées dans une « société dédiée », elle s’en servira comme d’un levier pour exiger les mêmes sacrifices partout ailleurs, au nom de la « concurrence interne ».

LE VRAI VISAGE DU PROJET : DÉCRYPTAGE DES ARTICLES

Voici la réalité des « paramètres activables » que la Direction souhaite mettre en œuvre dans les filiales en dérogeant à nos droits :

Paramètre activé (projet Direction) Réf. accord groupe SNCF Réf. accord de branche Impact pour le cheminot
Amplitude max. (roulants) Art. 8.1 (11/12 heures) Art. 18 (jusqu’à 13 h) Journées de service à rallonge.
Travail effectif/JS (roulants) Art. 7.3 Art. 7 Densification de la journée de travail.
Pause repas (roulants) Art. 11 (cadre strict) Art. 31 (plus souple) Temps de coupure réduit.
Repos journalier à résidence (roulants) Art. 15 (14 h minimum) Art. 22 (11 h minimum) Moins de sommeil, plus de fatigue.
Repos simples (roulants) Art. 16.4 Art. 27 Fragilisation des récupérations.
Prise de service délocalisée Encadrée (résidence) Art. 6 (autorisée) Le trajet devient votre problème.
Repos périodiques (roulants) Art. 16.6 et 18.1 Encadrement strict 19/6 Art. 25 à 28 Encadrement plus souple Perte de la qualité des repos.
Repos doubles (roulants et sédentaires) Art. 16.4 et 32.5 (52 par an) 39 pour les roulants, 30 pour les sédentaires (art. 45) Casse massive des week-ends.
Dimanches garantis Art. 18.3 et 32.7 (22 par an) Art. 26 (14 par an) Casse de la vie familiale et sociale.
Définition du roulant Art. 4 (protecteur) Art. 16 (restrictif) Basculer des agents vers des régimes dégradés.
Décalage PS (CRTT) Stabilité (GPT) Art. 4 (souplesse) Flexibilité et imprévisibilité en gare.
Forfait jours (cadres) 205 jours 217 jours + 12 jours de travail gratuit par an.

LA RÉGLEMENTATION : UN GARDE-FOU, PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT
Il est crucial de rappeler que nos accords actuels ne sont pas des privilèges mais des protections indispensables. Dans le cadre de la continuité de service, le régime ferroviaire est déjà extrêmement contraignant par rapport au droit commun : astreintes, travail de nuit, dimanches, jours fériés et découchés.

Les « taquets » que la Direction veut aujourd’hui « activer » sont en réalité des garde-fous vitaux. Ils garantissent :

  • la sécurité ferroviaire – un cheminot fatigué par une amplitude démesurée ou un repos écourté est un risque pour lui-même, ses collègues et les usagers ;
  • la santé des travailleurs – nos organismes subissent déjà les effets des horaires décalés, réduire les temps de récupération, c’est condamner les cheminots à l’épuise-ment professionnel.

Vouloir « bouger les taquets » pour gagner quelques points de productivité face à la concur-rence, c’est jouer avec la sécurité du système ferroviaire et donner aux concurrents le top départ du dumping social.

ENCADREMENT ET FORFAIT JOURS : LA BOMBE À RETARDEMENT

Les cheminots de l’encadrement ne sont pas épargnés, bien au contraire. Déjà, aujourd’hui, le forfait jours est synonyme d’une explosion du temps de travail effectif, bien au-delà de toute limite raisonnable. La charge mentale, la disponibilité permanente et l’absence de réelle déconnexion mènent déjà trop de collègues au burn-out.
Vouloir passer de 205 jours (accord groupe) à 217 jours (accord de branche) dans les filiales, c’est rajouter 12 jours de travail par an sans aucun encadrement des heures réelles, c’est institutionnaliser le surmenage et sacrifier la santé des cadres sur l’autel de la rentabilité. La CGT revendique un encadrement strict du forfait jours et une réduction réelle du nombre de jours travaillés.

L’ÉQUILIBRE VIE PRO–VIE PERSO : UNE ASPIRATION NON NÉGOCIABLE

Aujourd’hui, les cheminots, tous collèges confondus, aspirent légitimement à une vie privée préservée. Travailler la nuit, le dimanche, les jours fériés ou avec des horaires décalés a un impact lourd sur la santé et la famille. La Direction veut nous faire reculer de 20 ans, alors que le progrès social commande d’aller vers :

  • la semaine de 32 heures sans perte de salaire, pour travailler mieux, vivre mieux et créer des emplois ;
  • le maintien de l’ensemble des accords pour TOUS les cheminots (GPF et filiales) ;
  • l’arrêt immédiat du processus de filialisation, qui fragmente le corps social et prépare le dumping.

PRÉPARONS L’ACTION !

L’unité syndicale construite par la CGT est notre meilleure arme. La Direction a reculé sur la forme car elle craint notre réaction collective. Transformons cette peur en victoire !
Ne laissons pas le cheval de Troie de la filialisation dégrader nos vies et nos métiers.

TOUS ENSEMBLE, AVEC LA CGT, EXIGEONS LE MAINTIEN
DE L’ENSEMBLE DES DROITS POUR TOUTES ET TOUS ET LA CONQUÊTE DES 32 HEURES !

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« INCENTIVE » : LA PRIME QUI VEUT DU MAL AUX CHEMINOTS DU MATÉRIEL !

Sécurité du personnel

| Matériel

Une nouvelle fois, la direction du Matériel tente de monnayer la santé des cheminot·e·s. La reconduction de la prime « Incentive » dans les technicentres industriels cache une réalité dangereuse : faire produire toujours plus avec toujours moins, au mépris de la sécurité et de la réglementation.

Pour la CGT, c’est inadmissible !

LA SÉCURITÉ N’EST PAS UN CHALLENGE, C’EST UN DEVOIR DE L’ENTREPRISE !
En 2026, l’un des indicateurs pour toucher cette prime est le nombre d’accidents du travail avec arrêt (ATAA). La Direction fixe des quotas : dépassez le nombre d’accidents « autorisés », et vous perdez votre prime.

Ce système est nocif, injuste et dangereux. Il transforme une blessure en une variable comptable. La CGT dénonce ces pratiques managériales qui conduisent à : l’incitation à la dissimulation, l’omerta organisée par une pression constante pour ne pas déclarer les accidents, la culpabilisation des victimes, et la mise en danger des agents.

SITUATION SANITAIRE ET RÉGLEMENTATION : LE DOUBLE DISCOURS !

Pendant que la Direction s’amuse avec des primes de « challenge », nous constatons dans de nombreux ateliers un manque de moyens pour l’entretien des locaux et des outillages et une dégradation du suivi médical des cheminot·e·s qui met en péril notre santé au quotidien.

De plus, pour atteindre les objectifs, la Direction n’hésite plus à contourner les réglementations sur le temps de travail, les repos et les procédures de sécurité.

NOTRE SANTÉ N’EST PAS À VENDRE !

En limitant les hausses de salaire à quelques miettes, la Direction utilise la préca-rité pour imposer des méthodes toxiques. L’engagement des cheminot·e·s est exemplaire, mais il est sabordé par une désorganisation chronique.

Le salaire ne doit jamais être opposé à l’intégrité physique. Un accident n’est pas un « mauvais chiffre », c’est un signal d’alerte qui impose de renforcer la préven-tion, pas de faire taire les victimes.

Pour la CGT, la sécurité ne doit en aucun cas devenir un levier de chantage financier !
LA CGT REVENDIQUE :

  • l’arrêt immédiat des primes infantilisantes et nocives, qui incitent à la sous-déclaration ;
  • le renforcement et l’extension du régime spécial de protection sociale à l’en-semble des cheminot·e·s de la branche ferroviaire, pour garantir la santé des cheminot·e·s ;
  • des hausses générales de salaire et l’instauration d’une grille unique ;
  • le respect strict de la réglementation du travail et des accords sur le temps de travail ;
  • un véritable plan d’urgence sanitaire pour nos locaux, nos postes de travail et notre suivi médical ;
  • la hausse de la prime de travail à hauteur de 650 euros minimum, pour TOUS.

La sécurité des cheminot·e·s n’est ni à vendre, ni une variable d’ajustement !

LA CGT APPELLE LES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL À SE TENIR PRÊTS À AGIR !

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DÉTERMINÉS À AGIR !

Communiqué unitaire

| Communiqué

Nos fédérations font le constat sans appel d’une dégradation sans précédent de la situation sanitaire et sociale dans l’entreprise. Nous ne laisserons pas les drames se succéder. L’empilement de restructurations, et le processus de privatisation/ filialisation, ont un seul fil conducteur : attaquer frontalement le socle de droits et garanties collectives des cheminot·e·s.

Nous devons stopper cette politique visant à déstabiliser les salarié·e·s de tous les collèges et créer un climat professionnel anxiogène.

Situation sanitaire et sociale : nos fédérations déclarent l’état d’urgence.

Les drames se succèdent depuis le début de l’année, et il est évident que le travail ne peut pas être mis de côté. Pour nos fédérations, il y a urgence absolue à mettre en protection toutes les cheminotes et tous les cheminots. C’est le sens de l’action de nos fédérations.

Nos organisations syndicales exigent un arrêt des restructurations à tous les niveaux de l’entreprise et du processus de démantèlement/filialisation. Il faut des moyens humains pour bien travailler : la destruction des collectifs et de la proximité doit cesser. C’est bien un arrêt d’urgence qu’il faut opérer !

L’unité sociale des cheminot·e·s est un combat !

Sous couvert d’ouverture à la concurrence, la stratégie d’éclatement et de filialisation est poursuivie aveuglément par la direction SNCF. Ce sont l’ensemble des droits et garanties collectives des cheminot·e·s que la Direction entend raboter, voire supprimer, et ce bien au-delà des seules sociétés dédiées à Voyageurs ou Fret. L’ouverture à la concurrence, que nous continuerons à combattre, ne doit pas servir de prétexte à du moins-disant social généralisé. La sous-traitance répond aux mêmes logiques.

Nous voulons maintenir TOUS les droits pour TOUS. Ce n’est pas aux cheminot·e·s de payer les surcoûts de l’ouverture à la concurrence !

Le temps de travail et les conditions de travail des cheminots dans le collimateur

Toujours sous couvert de la concurrence, et dans un premier temps dans les filiales dédiées, c’est au tour du temps repos et des conditions de travail des cheminot·e·s que la Direction entend s’attaquer. Nous ne sommes pas dupes ! La volonté est bien de remettre en cause les temps de repos journaliers et périodiques, le nombre de jours travaillés, les amplitudes, le nombre de week-ends de TOUS les cheminot·e·s… tout y passe !

C’est déjà le cas avec la volonté d’imposer des outils de commande qui font fi de toute la réglementation et qui poussent les cheminot·e·s vers l’épuisement physique et mental. Les cheminotes et les cheminots ne laisseront pas un pilier de notre unité sociale exploser en de multiples accords au gré des envies de toutes les activités du Groupe !

Nos fédérations entendent continuer à agir dans l’unité, sans exclure aucune modalité d’action, dans l’hypothèse où la Direction maintiendrait sa feuille de route régressive sans prendre en compte les attentes légitimes des cheminot·e·s.

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LA JUSTICE IMPOSE LA TRANSPARENCE À SNCF RÉSEAU !

Sous-traitance

| Tract

Le 26 mars 2026, la cour d’appel de Paris a rendu un arrêt historique confirmant intégralement la condamnation de SNCF Réseau. La Direction doit désormais communiquer toutes les informations sur sa politique de sous-traitance au CSE central. Une victoire décisive pour la CGT, qui combat depuis des années l’opacité sur l’externalisation des activités ferroviaires.

Le contrat de performance signé en 2018 entre l’État et SNCF Réseau a ouvert la voie à une externalisation massive sans transparence. Les consé-quences sont majeures : précarisation de l’emploi avec la multiplication des contrats externalisés, risques accrus pour la sécurité avec l’intervention croissante de sous-traitants, perte progressive des savoir-faire internes menaçant l’avenir du service public ferroviaire.

En janvier 2024, suite à plusieurs incidents de sécurité impliquant des entre-prises extérieures, les élus CGT du CSE central ont exigé la liste complète des partenaires intervenant sur le réseau. La Direction a opposé un refus catégorique, arguant que seuls les CSE d’établissement étaient compétents sur ce sujet. Une stratégie délibérée de fragmentation de l’information pour empêcher toute analyse globale de l’externalisation.

Saisi par la CGT, le tribunal judiciaire de Bobigny a ordonné, le 10 juillet 2025, à SNCF Réseau de communiquer l’intégralité des données. La Direc-tion ayant fait appel, la cour d’appel de Paris rejette tous ses arguments et confirme le jugement point par point.

La décision du 26 mars 2026 ne laisse aucune place à l’ambiguïté. SNCF Réseau doit intégrer dans la base de données économiques, sociales et environnementales accessible au CSE central l’identité complète de toutes les entreprises partenaires, la description détaillée des prestations confiées, le montant et la durée de chaque contrat, les périmètres d’intervention sur le réseau, l’organisation du travail envisagée, avec des données couvrant six années complètes.

Les chiffres révèlent l’ampleur de ce que la Direction tentait de dissimuler : près de 5 000 entreprises partenaires recensées par an, représentant des milliers de contrats et d’interventions sur l’ensemble du réseau ferré national.

La cour d’appel rappelle fermement les obligations légales de l’employeur. Le Code du travail exige la communication d’informations précises et documen-tées concernant tous les partenariats. Le CSE central dispose d’un droit d’accès intégral aux informations de l’entreprise, incluant celles normalement destinées aux CSE d’établissement et rien ne peut venir restreindre ces droits garantis par la loi.

Cette décision de justice crée un précédent majeur puisqu’elle interdit aux directions de fragmenter l’information pour échapper au contrôle des élus sur les politiques d’externalisation.

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TRACTION : UNITÉ TOTALE CONTRE LE DÉMANTÈLEMENT DE NOS DROITS !

Commission métiers Traction

| Traction

Ce matin, les quatre organisations syndicales représentatives (CGT, Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail et CFDT) ont quitté unitairement la commission métiers Traction après une déclaration commune.

L’ouverture brutale d’un chantier de régressions sociales annoncé par l’entreprise est inacceptable. Le PDG du Groupe tente d’imposer une flexibilité accrue en faisant passer la rentabilité avant la sécurité ferroviaire et la santé physique et mentale des cheminot·e·s.

La réglementation : un rempart pour la sécurité, pas un obstacle

  • La réglementation actuelle du temps de travail est un pilier de la sécurité pour les cheminots et les usagers.
  • Les repos ne sont pas un privilège, mais une condition indispensable au maintien de la vigilance et de la concentration.
  • Le temps de repos est essentiel pour la santé, les obligations familiales et la vie sociale.

Une dégradation organisée sous prétexte de « spécificités »

Sous couvert de créer des filiales de droit privé (SVEA, SVLO et SVSA), la Direction organise la casse généralisée des conditions de travail des cheminots. Elle propose aux sociétés dédiées de puiser dans un « catalogue » de reculs sociaux sans précédent, remettant en cause l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle issu de l’accord de 2016.

Ce qui s’appliquerait en filiales s’appliquera demain à nous tous !

L’épuisement s’installe déjà à la Traction, et la souffrance au travail est une réalité quotidienne. Exiger des cheminots qu’ils travaillent davantage avec moins de repos, c’est mettre en danger l’ensemble du système ferroviaire.

VOICI LE « CATALOGUE » DE LA RÉGRESSION – DÉCRYPTAGE TECHNIQUE

La Direction a listé des paramètres que les sociétés dédiées pourront activer selon leurs besoins. Voici les menaces concrètes :

  • amplitude max. de la JS roulant (art. 8.1) : la Direction veut allonger la journée de service. Risque : fatigue extrême et baisse de vigilance critique en fin de parcours ;
  • durée max. de travail effectif (art. 7.3) : augmentation du temps de travail réel par journée. Risque : surcharge cognitive et dépassement des limites de résistance physique ;
  • pause repas roulant (art. 11) : flexibilité ou réduction des temps de coupure. Risque : dégradation de l’hygiène de vie et de la capacité de récupération immédiate ;
  • repos journalier à résidence (art. 15) : réduction du temps de repos minimal entre 2 JS. Risque : dette de sommeil accumulée et mise en danger directe de l’agent ;
  • repos simples et doubles (art. 16.4 et 32.5) : diminution de la durée des repos pério-diques. Risque : incapacité à déconnecter durablement et accumulation de fatigue chronique ;
  • dimanches garantis (art. 18.3 et 32.7) : réduction du nombre de week-ends garantis. Risque : rupture brutale de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle ;
  • prise de service délocalisée : disparition de la notion de lieu principal d’affectation. Risque : instabilité, fatigue supplémentaire, surcoût de transport et possible dispari-tion des RHR ;
  • décalage PS pour CRTT dans une GPT (art. 44.1) : flexibilité accrue. Risque : rupture brutale de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle et impact sécurité.

Notre exigence : unité sociale et accord Groupe

L’accord Temps de travail est un accord Groupe. Il doit s’appliquer à toutes et tous, quelle que soit la filiale, sans aucunes dégradations. L’unité sociale passe par des droits équivalents pour garantir une réelle justice sociale.

NOUS NE NÉGOCIERONS AUCUN RECUL. LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE ET LA DIGNITÉ DES CHEMINOT·E·S NE SE DISCUTENT PAS !

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DÉMÉNAGEMENT AUX SERRES DE PANTIN : LA DIRECTION FAIT LES POCHES DES AGENTS !

Gares & Connexions

| Tract

Le 16 mars 2026, une réunion bilatérale s’est tenue à la demande la Direction de G&C au sujet du déménagement du siège à Pantin. Voici ce que la direction vous cache, et ce que la CGT exige pour vous.

VOS TRAJETS VONT S’ALLONGER : LES INDEMNITÉS NE SUFFISENT PAS

La direction annonce des hausses d’indemnités de déplacement. Ça sonne bien. Mais regardons la réalité :

  • + 338 000 € pour les trajets dépassant 30 minutes aller-retour. C’est la stricte application du RH 910, rien de plus, rien de moins.
  • + 390 000 € pour les trajets dépassant 90 minutes. Toujours le minimum légal.
  • Le Pass Navigo : 200 agents supplémentaires concernés, entre 200 000 et 700 000 € de frais annoncés. Des chiffres flous, que nous allons vérifier.

La CGT le dit clairement : appliquer le minimum légal, ce n’est pas faire un cadeau. Des agents habitent déjà loin. Allonger encore leur trajet de 10, 20 ou 30 minutes, c’est parfois insupportable. Et quand on leur parle de cela, la Direction répond qu’« habiter loin est un choix personnel ». C’est à la fois irrespectueux et inacceptable.

TÉLÉTRAVAIL : UN PIÈGE QUE LA DIRECTION NOUS TEND

Un troisième jour de télétravail serait envisagé pour les agents dont le trajet s’allongerait de plus d’une heure aller-retour…

La CGT a réaffirmé que le télétravail ne doit pas être un outil managérial ou de productivité destiné à accompagner les restructurations incessantes de la Direction.

Le télétravail n’est pas la solution : c’est un palliatif. Le vrai problème, c’est un déménagement décidé sans mesurer réellement ses conséquences sur la vie des agents.

Pire : la direction reconnaît déjà que les règles pourraient évoluer, avec un encadrement des jours de présence et de télétravail selon les équipes pour éviter les pics d’affluence et optimiser les surfaces de bureaux.

La CGT rappelle qu’elle avait demandé une expertise dès le début du dossier, refusée par l’UNSA, tandis que la CFDT et la CFE-CGC s’étaient abstenues.

FLEX OFFICE : DES CHIFFRES QUI CLOCHENT

Concernant le flex office, la CGT a réaffirmé son opposition, mais aussi l’iniquité de ce dispositif. Comment expliquer que des métiers identiques entre AREP et G&C aient des taux de flex différents ?

La confiance affichée par la direction ne suffira pas à rassurer la délégation CGT ni les collègues de G&C. Pour la CGT, le seul objectif est d’imposer encore davantage de productivité, en dégradant toujours un peu plus les conditions de travail, avec le risque que les agents fuient le site par une explosion du télétravail, aujourd’hui non encadré.

RESTAURANT D’ENTREPRISE : LE DRH DIT NON, LES AGENTS PAIERONT

La CGT a demandé que les agents de G&C puissent accéder au restaurant d’entreprise du CASI, à 13 minutes à pied des Serres de Pantin. Réponse du DRH de Gares & Connexions : non.

La Direction affirme que ce n’est pas ce que recherchent les agents. La CGT a donc posé une question simple : leur avez-vous demandé ? Réponse : non. La Direction parle en leur nom sans les consulter, puis décide à leur place.

Pourtant, les faits sont simples :

  •  Au restaurant d’entreprise du CASI : entrée, plat, dessert pour environ 7 €.
  • À la Grande Halle des Serres de Pantin : 10 € le plat seul.
  • Soit 3 € de plus par jour pour un repas moins complet, et plusieurs centaines d’euros sur l’année.

Alors pourquoi ce refus ? Chemin non sécurisé, restaurant plein, contrôle d’accès… autant de problèmes qui peuvent se régler. Mais au final, le DRH de G&C invoque un mauvais souvenir personnel de cette cantine. Une décision qui pénalise financièrement des centaines d’agents chaque jour : c’est un comble.

La CGT ne lâchera pas ce sujet. Nous allons nous rapprocher du CASI et des représentants CGT de l’immobilier. Et nous dirons aux agents ce que cela leur coûte réellement.

LOCAUX TROP PETITS, MOBILIER RAPETISSÉ : LA DIRECTION S’EN SORT À BON COMPTE

Le premier projet de déménagement prévoyait des locaux beaucoup trop petits. La direction a fini par le reconnaître et a ajouté 2 500 m² supplémentaires. Bien. Sauf qu’ils ne seront livrés qu’en mai 2028.

En attendant, 100 % des équipes seront déménagées en 6 semaines, aux alentours de novembre 2026. Tout le monde sera dans des locaux sous-dimensionnés pendant près de deux ans.

La CGT surveille de près le planning des travaux, les surfaces réelles et les conditions dans lesquelles les agents vont travailler dès novembre 2026.

ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE NOS VOIX !

Ce déménagement, c’est votre quotidien qui est en jeu. Vos trajets, votre repas du midi et votre espace de travail : la CGT se bat pour que tout cela soit garanti, noir sur blanc, dans des accords écrits.

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