Fédération CGT des Cheminots


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LA DIRECTION DE L’INGÉNIERIE DOIT ENTENDRE LES CHEMINOTS !

Audience ingénierie du 30 novembre 2022

| Maîtrise et cadres UFCM

La CGT a été reçue le 30 novembre 2022 par le directeur adjoint et la DRH des directions techniques de SNCF Réseau.

La demande d’audience avait pour objectif d’alerter la direction sur la charge de travail excessive de certains cheminots.

La CGT a également porté des propositions pour l’organisation de l’ingénierie à SNCF Réseau.

Le 4 octobre 2022, la CGT organisait une journée d’étude des ingénieries SNCF. Dans le cadre de la préparation de cette initiative et de sa restitution, les militants de la CGT ont ouvert le débat avec les techniciens et ingénieurs des agences et PRI.

Alerte sur l’aménagement du temps de travail

Des collègues des agences projets et PRI font face à une charge de travail excessive et des pertes de temps conséquentes liées à l’organisation du travail mise en place par la direction. Certains chefs de projet se sont ouverts à la CGT.

Ils dénoncent passer une partie importante de leur temps à essayer de faire communiquer des services entre eux, aussi bien vers les structures extérieures à l’Ingénierie (Infrapôle, Établissements Infra Circulation), mais aussi au sein même des services de la DGII. Cette incohérence montre l’ampleur des grippages organisationnels, voire structuraux de notre entreprise.

Dernièrement, certains indiquent travailler environ 50 heures par semaine, le soir, pour finir à temps des dossiers importants.

La CGT a interpellé la direction sur cette dérive en relevant trois problématiques.

1 – Le sous-effectif

La direction reconnaît avoir rencontré des difficultés de recrutement au premier semestre. Aujourd’hui, elle indique avoir rattrapé le retard et atteint l’objectif. Cette réponse évasive masque de vraies difficultés : celles d’organiser des recrutements internes permettant des passerelles entre les établissements de production et les ingénieries ; celles de garder les cheminots en perte de sens.

La CGT revendique un statut social pour tous les cheminots. En plus des droits sociaux, il permet également l’établissement de véritables parcours professionnels, lisibles pour tous les cheminots afin de pouvoir s’orienter vers les métiers de l’ingénierie. La formation et l’accueil des nouveaux embauchés demandent du temps et du soin.

2 – La sous-prévision du plan de charge

L’évaluation de la charge reste aléatoire du fait de la multiplication des intervenants et des demandes : les EF, les régions, le ministère des transports et maintenant le chef de l’état qui annonce sur les réseaux sociaux, la création de 10 nouveaux réseaux de RER et les établissements de SNCF Réseau. Cela représente autant d’autorités dont les compétences restent faibles, qui se jugent toutes prioritaires.

Les chefs de projet jonglent en permanence pour tenter de régler des équations impossibles. À cela s’ajoute une organisation de la production de plus en plus tendue avec la multiplication d’acteur en raison de la politique de sous-traitance. Aujourd’hui, celle-ci atteint 30 % des études !

Le pilotage par projet atteint ses propres limites. Le manque de lignes directrices et hiérarchiques induit une surcharge de travail et un « reporting » inutile.

Il faut accroitre la capacité d’étude en interne ; l’avenir des politiques de transport dépend de l’adaptation et la modernisation du réseau ferré. La CGT revendique l’internalisation des charges de travail et d’études.

Parmi les prestataires, il y a des ex-alternants, stagiaires qui attendent d’être recrutés à la SNCF. L’embauche des prestataires, dont la convention collective est particulièrement faible, est une solution pour qu’ils se sortent d’une certaine précarité et qu’ils apportent le maintien de savoirs ferroviaires dans la SNCF.

3 – Le décompte des heures de travail

La direction de l’ingénierie est très satisfaite de la mise en place du forfait jours : « Les agents s’organisent et gèrent leurs coups de bourre avec leur vie personnelle ». La direction indique que les cheminots sont demandeurs d’autonomie et de souplesse. La CGT est favorable à une autonomie des cheminots, lorsqu’elle est possible, avec un décompte des heures travaillées.

La CGT est opposée à la forfaitisation du travail (paiement à la tâche et non en fonction du temps de travail). La mise en place du forfait efface tous les repères de temps de repos et de temps de travail. Il induit des inégalités. Ainsi, des cheminots sont sollicités le jour alors qu’ils ont travaillé de nuit ; d’autres se voient reprocher de ne pas avoir fini leur dossier.

Paradoxalement, la direction demande aux agents de pointer avec précision leurs études pour les facturer « aux clients » mais refuse d’entendre que la santé de certains agents est en danger. Les hiérarchiques sont aussi démunis d’outils alors qu’ils sont responsables : l’accord forfait jours formalise clairement la délégation de l’employeur sur le N+1 sans donner aucun moyen d’assurer un suivi.

En conclusion

Pour la direction, l’enquête « C à vous » montre des résultats très satisfaisants, prétendus meilleurs que partout ailleurs. Elle sous-entend même que, soit les mécontents n’existent pas, soit ils sont coupables de leur mal-être.

A contrario des outils de communication dont se dote la direction, la CGT continue de construire un véritable projet pour les ingénieries avec les cheminots.

La CGT, forte de sa progression aux dernières élections dans les ingénieries, invite tous les cheminots à débattre de leurs conditions de vie et de travail.

Sans les ingénieries SNCF et sans les cheminots qui les font, le ferroviaire ne relèvera pas les défis de demain.

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RENFORÇONS LA MOBILISATION POUR RENFORCER NOS DROITS !

Réforme des retraites

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 31 janvier fut une deuxième journée forte de mobilisation, avec 2,5 millions de manifestants et un cheminot sur deux en grève. La direction du GPU, dans un souci constant d’intoxication, refuse de communiquer les chiffres.

La bataille des idées fait prendre conscience aux salariés de tous collèges que cette réforme est une injustice. En effet, elle instaure une diminution des droits des salariés pour garantir plus de profits au patronat.

L’enjeu de la mobilisation n’est pas de perdre des journées de travail, mais de ne pas perdre sa vie au travail.

Si l’espérance de vie a augmenté, c’est en grande partie parce que l’on a plus de chance de vieillir en bonne santé quand on part à la retraite plus tôt.

Le gouvernement ment quand il présente son projet de réforme sous l’angle de la justice, de l’équilibre et du progrès !

S’attaquer aux régimes spéciaux qui prennent en compte nos métiers et nos choix de solidarité est une injustice sociale. Il s’agit d’un non-sens financier car les prestations sont financées par des cotisations spécifiques. À ce titre, la CGT demande l’ouverture du régime spécial à tous les cheminots, dont les contractuels de la SNCF et des entreprises ferroviaires privées et aux futurs embauchés !

Le niveau global de cotisations retraites est de 47 % au régime spécial alors qu’il est de 18 % pour le régime général.

En 2021 et 2022, les caisses de retraite étaient excédentaires respectivement de 900 millions d’euros et 3,2 milliards d’euros.

Selon le COR, il n’y a pas de dépenses incontrôlées. Les dépenses seraient globalement stables jusqu’en 2027 (entre 13,8 % à 13,9% du PIB), puis augmenteraient jusqu’en 2032 (14,2 à 14,7 % du PIB) pour se stabiliser ou diminuer à partir de 2032.

Sur le long terme (d’ici 2070), la part des dépenses de retraites dans le PIB serait comprise entre 14,7% et 12,1%.

Ensemble, cheminots de tous les collèges et de tous statuts exigeons la réouverture et le renforcement du régime spécial, quelle que soit l’entreprise pour l’ensemble de la branche ferroviaire !

Une réforme à combattre qui tourne le dos au progrès social !

Nous sommes face à un choix de société, la bataille engagée par la CGT, et particulièrement par la fédération des cheminots sur le projet des retraites, a un double objectif :

Exiger le retrait du projet dogmatique gouvernemental ;

Financer de bonnes retraites par répartition à 55 ans (50 ans pour les métiers pénibles) grâce à un régime spécial renforcé.

Cela n’est pas une utopie, les moyens de financements existent bel et bien. Il est bon de rappeler que la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé de 8,7 points depuis 1982, ce qui représente 112 milliards d’euros !

Notre retraite se doit d’être le fruit de notre vie au travail

Pour nous, Maîtrises et Cadres, le fait que, de plus en plus, nos employeurs refusent de reconnaître nos qualifications en nous cantonnant dans le piège des compétences, vise à diminuer nos salaires liquidables, et donc nos cotisations sociales.

En exigeant une véritable reconnaissance de nos qualifications, c’est-à-dire l’ensemble de nos savoirs et savoir-faire acquis par la formation, le niveau d’étude et l’expérience, par le salaire grâce à un positionnement dans une grille hiérarchique, nous contribuerons de façon concrète au renforcement du système par répartition.

L’engagement dans le travail des Maîtrises et Cadres en fait des salariés avec des contraintes certes peut être moins physiques, mais la charge mentale doit aussi être prise en compte en ce qui concerne la pénibilité. Les Maîtrises et Cadres ont aussi le droit d’accéder à la retraite en pleine santé.

La charge de travail des encadrants est de plus en plus difficilement mesurable, étant donné le refus du décompte horaire en tentant d’imposer le forfait-jours.

Un véritable décompte horaire permettrait aussi de faire valoir des droits opposables en matière de salaire, et donc de les augmenter.

Ne nous faisons pas piéger par les contrevérités assénées par l’exécutif gouvernemental et relayées par la direction du GPU !

Le système de retraites n’est pas en danger, cette réforme ne vise pas à le pérenniser, et encore moins à l’améliorer. Elle vise au contraire à le mettre à mal pour financer encore plus de « cadeaux » au patronat, et donc à ouvrir la voie à un système par capitalisation. Les leviers de financements équitables sont nombreux, crédibles et finançables.

Le gouvernement se dit inflexible malgré le nombre de manifestants. À nous d’amplifier le rapport de force pour d’autre choix de société en agissant par la grève. Le gouvernement n’est-il pas le porte-serviette du patronat ?

La Fédération CGT des cheminots et son UFCM appellent les cheminots de tous collèges, toutes fonctions, tous statuts, à poursuivre la mobilisation, par la grève, les 7 et 8 février 2023 !

ENSEMBLE, NOTRE VOIX EST PLUS FORTE !

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L’ENCADREMENT RESTERA MOBILISÉ CONTRE UNE RÉFORME INJUSTIFIABLE

| Maîtrise et cadres UFCM

L’ensemble des organisations syndicales représentatives appelle les cheminots à se mobiliser par la grève le 31 janvier 2023 contre le projet de réforme du gouvernement.

Derrière les éléments de langage, les analyses démontrent que tous les salariés, quels que soient leur statut ou leur collège, seront perdants.

Il faut agir pour porter un autre projet de société.

SOYONS NOMBREUX À PARTICIPER AUX ASSEMBLÉES GÉNÉRALES POUR DÉBATTRE DES SUITES À DONNER À NOTRE MOUVEMENT

Le 19 janvier, près de 60 % des agents de maîtrise et 40 % de cadres ont agi par la grève.

Ils ont exprimé leur refus d’une réforme injuste et injustifiable.

Injuste, puisqu’elle consiste à faire payer aux salariés des efforts budgétaires de l’État, sans relation avec nos caisses de retraites, alors que celui-ci multiplie les exonérations afin de garantir un taux de rémunération des actionnaires des entreprises.

Injustifiable, puisque les régimes de retraite sont financés par nos cotisations et que la juste revalorisation des salaires sur une grille en reconnaissance des qualifications permettrait d’améliorer les prestations des régimes de protection sociale de tous les salariés.

C’est pourquoi la CGT revendique la réouverture du régime spécial, quelle que soit l’entreprise pour les cheminots de la branche ferroviaire, et une CPA pour tous !

LE GOUVERNEMENT PRÉTEND VOULOIR RECONNAÎTRE LA PÉNIBILITÉ. C’EST UN LEURRE !

Cela ne créerait pas de nouveaux droits, les salariés seront toujours soumis à deux années supplémentaires d’activité et cela ne règlera pas la question du chômage pour les plus de 55 ans.

La pénibilité ne serait basée que sur des critères physiques, justifiant d’en écarter l’encadrement qui aurait des conditions de travail « trop douces » :

Combien de responsables hiérarchiques en établissement ne comptent plus leurs heures ?

Combien sont-ils à combler le manque d’effectif et à jongler avec les injonctions contradictoires ?

Des recrutements à la juste hauteur des besoins permettraient non seulement de répondre au véritable besoin d’un service public ferroviaire pour la population et respectueux de l’environnement, mais aussi d’améliorer les conditions de travail.

Cela permettrait de répartir la charge de travail, y compris des encadrants, et allègerait leur charge mentale dans l’organisation de la production.

Ces recrutements assureraient aussi de nouvelles ressources pour améliorer nos régimes de prévoyance et de retraite.

UNE RECONNAISSANCE DES CARRIÈRES LONGUES, MAIS PAS DES ÉTUDES

Les techniciens et encadrants sont largement issus d’un parcours de formation, scolaire ou interne à leur entreprise. C’est ce temps de formation et/ou d’expérience qui leur permet de mettre en oeuvre une technicité reconnue et d’organiser le travail de leurs équipes. Mais les années d’études ne sont pas reconnues comme des années d’activité ! Il est donc impossible à quiconque ayant dépassé le bac de rentrer dans un dispositif carrière longue.

LE PRÉSIDENT DE LA SNCF, FIDÈLE À LA LIGNE DU GOUVERNEMENT BORNE, CONTINUE D’ASSÉNER DE NOMBREUSES CONTREVÉRITÉS

Les communications de la direction relaient des informations qui ne figurent dans aucun texte, en expliquant en amont qu’elles ne sont pas sûres, et en mélangeant conditionnel, futur et tampon avec point d’interrogation. Bref, c’est invérifiable et flou.

Il est faux de dire que cette réforme ne changera rien ! Sinon, pourquoi le gouvernement s’arcbouterait ?

C’était déjà leur principal argument lors de précédentes réformes, notamment du ferroviaire, à l’instar de l’actuelle menace de liquidation de Fret SNCF.

Et demain, filialisation de la holding (GIE), des services TER pour répondre aux appels d’offres ? la maintenance de l‘infrastructure et des technicentres confiés au privé ?

Le Gouvernement et la direction SNCF semblent vouloir profiter du contexte du conflit « retraite » pour passer en force sur la liquidation du service public ferroviaire. Et ce sera encore à l’encadrement d’essuyer les plâtres !

C’EST INJUSTIFIABLE !

La Fédération CGT des cheminots et son UFCM appellent les cheminots de tous collèges, toutes fonctions, quel que soit leur statut, à se mobiliser massivement dès le 31 janvier 2023.

ENCORE PLUS NOMBREUX QUE LE 19 JANVIER, RETROUVONS-NOUS DANS LES CORTÈGES DES MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES !

ENSEMBLE, NOTRE VOIX EST PLUS FORTE !

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L’ENCADREMENT NE SERA PAS LE PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT !

Réforme des retraites

| Maîtrise et cadres UFCM

Comme à chaque mauvais coup organisé par le gouvernement en place, la direction SNCF somme son encadrement de jouer un rôle qui n’est pas le sien en lui demandant de s’improviser le relais des objectifs politiques.

La diffusion d’un document RH intitulé « Réforme des retraites », daté de janvier 2023 et réalisé par un cabinet de conseil en relations publiques et communication (« ET COMPAGNIE »), pose les bases d’une stratégie tendant à la diffusion d’éléments de langage via les lignes managériales. Il s’agirait de travailler les esprits pour rendre acceptable une réforme injuste et majoritairement rejetée dans l’opinion publique.

Au-delà du signal de fébrilité renvoyé par ce genre de procédé, cette tentative d’implication de l’encadrement à marche forcée en dit long sur la (non-)considération de la direction SNCF à l’égard de celles et ceux à qui elle délègue autorité et pouvoirs. Elle est indigne et à rejeter sans réserve !

Le gouvernement peut compter sur suffisamment de communicants et d’alliés zélés de la sphère médiatique acquis à sa cause pour mener la guerre sociale déclarée contre les cheminots et, plus largement, contre l’ensemble des Français.

L’UFCM CGT revendique, de longue date, un statut garantissant la liberté d’opinion de l’encadrement. Être fidèle à l’entreprise SNCF, ce n’est pas subir une politique de la « pensée conforme » sans ne rien avoir à dire.

L’encadrement SNCF n’est pas une espèce fondamentalement différente de l’ensemble des salariés :

  • comme 80 % des Français, il est, entre autres, opposé au report de l’âge légal de départ à la retraite ;
  • comme l’ensemble des salariés, il sera touché par le recul de l’âge d’ouverture du droit à la retraite ;
  • comme pour l’ensemble des salariés, il sera touché par l’augmentation de la durée de cotisations.

L’encadrement, quel que soit sa filière, sa fonction, pourra compter sur le soutien de l’UFCM CGT pour l’accompagner dans l’expression claire et résolue de ses revendications, à l’instar de l’ensemble des cheminots !

L’encadrement mérite mieux qu’un rôle qu’il n’a pas choisi et qui ne lui rapportera rien !

Soucieux d’analyses fines et de rigueur intellectuelle, les cheminots de l’encadrement ne se laisseront pas enfumer par des manoeuvres pareilles ! Ils pourront compter sur la CGT pour porter, pour eux aussi, un régime de branche, une CPA pour tous.

CADRES, MAÎTRISES, AGENTS D’EXÉCUTION, CADRES PERMANENTS OU CONTRACTUELS DE TOUTES ENTREPRISES FERROVIAIRES, TOUS EN GRÈVE LE 19 JANVIER 2023 !

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ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022

Maîtrises et Cadres, VOTONS CGT

| Maîtrise et cadres UFCM

L’Union fédérale des cadres et maîtrises (UFCM-CGT) est l’outil de la Fédération CGT des cheminots pour être la CGT de tout le salariat.

Le syndicalisme spécifique a pour objectif de sortir les agents de maîtrise et les cadres d’un devoir de réserve dans lequel le patronat tente de les enfermer. Notre syndicalisme cherche au contraire à développer les revendications au plus près des conditions d’exercice d’une catégorie de salarié·e·s sans l’opposer à une autre. Salarié·e·s non qualifié·e·s, ouvrier·ère·s, employé·e·s, technicien·ne·s, ingénieur·e·s, encadrant·e·s, fonctionnaires, salarié·e·s d’entreprises publiques et privées, nous faisons partie d’une même classe sociale.

La CGT n’est pas un syndicat d’accompagnement de la régression sociale et de la casse du service public. À l’opposé des caricatures, la CGT est un syndicat de propositions pour une société plus juste en réponse aux besoins des citoyens et des peuples.

Par exemple, lors de la négociation du volet « Classifications et rémunérations » de la CCN, la CGT portait une proposition pour tous les cheminots de la branche, reconnaissant les qualifications et les diplômes dans une grille de salaires mensuels.

Or, le texte du patronat nous éloigne des revendications et dégrade l’existant. La direction de la SNCF l’applique désormais sans accord d’entreprise mieux-disant.

Pour avoir de meilleurs droits, pour mieux travailler et mieux encadrer en proximité, il faut rouvrir une négociation de branche en dénonçant celui-ci. Voter CGT et UFCM-CGT, c’est voter pour redonner du sens à notre travail, améliorer nos conditions de vie professionnelles et personnelles et conquérir des droits ; c’est voter pour une SNCF utile à la nation.

DÉROULEMENT DE CARRIÈRE, TEMPS DE TRAVAIL, SÉCURITÉ DE L’EMPLOI

AVEC L’UFCM CGT, FAIRE DU SPÉCIFIQUE SANS ÊTRE CATÉGORIEL…

SOUS-TRAITANCE, SERVICE PUBLIC, SENS ET QUALITÉ DU TRAVAIL


Le VOTE CGT, c’est se donner les moyens de :

BIEN S’ORGANISER !

  • Une entreprise unique et intégrée pour l’efficacité du service public.
  • Une politique d’aménagement du territoire en phase avec les besoins de la population et les enjeux environnementaux.
  • Le désendettement et le financement d’une politique ferroviaire basée sur la coopération.
  • Une politique de recherche et développement de technologie ferroviaire.
  • Des lignes métiers fortes pour la maîtrise de la sécurité et de la qualité de la production du ferroviaire.
  • Des cercles de décision dans les établissements au plus près du terrain.

BIEN TRAVAILLER !

  • L’internalisation de tous les métiers indispensables à la maîtrise ferroviaire.
  • La formation en proximité pour garantir la compréhension des métiers et des systèmes.
  • Une classification qui respecte les métiers.
  • Des parcours professionnels pour qualifier tous les cheminots.
  • Un dimensionnement des équipes à la charge de travail et aux temps de formation.
  • Des appuis de proximité pour les encadrants.
  • Des outils (numériques) adaptés au travail (et non au reporting).
  • Moins de bureaucratie et de réunionite.

BIEN VIVRE SON TRAVAIL !

  • 32 heures de travail hebdomadaire pour partager les gains de productivité.
  • De réelles frontières entre la vie professionnelle et la vie personnelle.
  • Un décompte de chaque heure de travail (NON à la forfaitisation du travail !).
  • Une organisation du temps de travail en fonction des possibilités du collectif (horaires adaptés ou conciliés aux besoins individuels et collectifs).
  • Un bureau personnel pour chaque cheminot (NON au flex office !).
  • Un espace de travail à taille humaine pour assurer le calme (NON au plateau bruyant !).
  • Un encadrement du télétravail qui respecte le volontariat.
  • Des trêves de messagerie.

BIEN ENCADRER LE TRAVAIL !

  • Un statut social juste et transparent qui :
    • définit des règles appliquées pour tous ;
    • garantit aux encadrants le droit de dire NON ;
    • ne fait pas supporter à l’encadrant l’arbitraire patronal.
  • Des délégations de pouvoir (de l’employeur) formalisées à partir du triptyque : compétences, moyens, autorités.
  • Des temps de présence importants pour les encadrants auprès des collectifs subordonnés.
  • Des garanties disciplinaires avec une échelle de sanctions.

BIEN SE CONSTRUIRE PROFESSIONNELLEMENT !

  • Une classification qui reconnaît les diplômes.
  • Un dispositif d’accès aux fonctions maîtrises et cadres qui repose sur des connaissances du système ferroviaire, des savoir-faire techniques et des connaissances théoriques des métiers, des compétences générales d’expression, d’analyse, de synthèse…
  • Un dispositif de déroulement de carrière qui repose sur la formation.
  • Une qualification qui appartient au salarié et non au poste de travail.

BIEN ÊTRE RECONNU PAR SON SALAIRE !

  • Une grille de branche pour tous qui :
    • permet une progression d’une position tous les 4 ans au minimum (acquis de l’expérience) ;
    • reconnaît, dès l’embauche dans la branche ferroviaire, les diplômes et équivalences reconnus par l’Éducation nationale;
    • reconnaît les qualifications (et non un minimum complété par une négociation individuelle) ;
    • garantit un salaire mensuel.

Les maîtrises et cadres ont, de par leurs métier et fonctions, un rôle important dans l’organisation de la production. La CGT porte dans son projet de société des réponses essentielles indispensables à cette organisation.

Maîtrises et Cadres, VOTONS CGT aux élections professionnelles de la SNCF !


Avec l’UFCM-CGT, FAIRE DU SPÉCIFIQUE SANS ÊTRE CATÉGORIEL…

En 1937, Pierre Semard, qui prône l’ouverture de la CGT à un syndicalisme pour les agents de maîtrise et les cadres, argumente : « nous voulons que cette union de ceux qui travaillent et qui sont salariés, mais qui ont des responsabilités différentes, trouve son expression dans la même organisation, pour empêcher les tentatives du fascisme de dissoudre nos forces et de mettre de son côté les techniciens et les cadres. »

L’intelligence de l’encadrement n’est sollicitée que dans le strict cadre de l’atteinte des objectifs de productivité et de profitabilité (la performance). Il est sommé d’acquiescer et de mettre en oeuvre une stratégie d’entreprise des « décideurs » déconnectés des contraintes et réalités de la production.

Certes, les encadrants ont un rôle dans la transmission des orientations de la direction de l’entreprise, mais ils sont avant tout des experts et des référents techniques engagés dans la réalisation d’une production.

Les maîtrises et cadres ont besoin de formation, de parcours pour acquérir leurs compétences et de moyens pour exercer leurs responsabilités sans être mis en difficulté professionnelle, éthique ou juridique.

À ce titre, l’UFCM-CGT permet aux maîtrises et cadres de construire leurs revendications au regard de leurs responsabilités en ce qui concerne la qualité du travail et la sécurité.

Ces femmes et ces hommes, salarié·e·s de l’entreprise, sont en droit et en capacité d’exprimer leur avis sur les choix politiques des Comex et du gouvernement.

Afin de leur permettre d’être entendus, l’UFCM-CGT porte leurs revendications avec toute la Fédération des cheminots.

Vous pouvez feuilleter ou télécharger le 4 pages de l’UFCM-CGT

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DES SPÉCIFICITÉS FORTES À DÉFENDRE, DE NOUVEAUX DROITS À CONQUÉRIR !

Métiers de l'encadrement de la filière Trains

| ASCT

Défense du métier de RET dans une filière Trains chapeautant un seul métier, celui d’ASCT, refonte de la prime de travail, parcours professionnels spécifiques, la CGT est bel et bien la seule à oeuvrer pour défendre les encadrants de la filière Trains !

La CGT fédère bien l’ensemble de la famille cheminote, dans toute sa diversité.

Depuis la disparition de la ligne métier incarnée par la direction des Trains et les établissements commerciaux Trains, les métiers de l’encadrement de la filière Trains, et plus particulièrement celui de RET, ont été profondément impactés et déstabilisés. Les réorganisations libérales du travail ont conduit à des suppressions de postes précieux pour exercer un encadrement de qualité. Les cheminotes et les cheminots de la filière ont largement tenu la barre, souvent au détriment de leur santé. La CGT propose de reprendre la main sur les organisations du travail en partant aussi des besoins exprimés par celles et ceux qui les mettent en oeuvre quotidiennement !

1. Métiers de l’encadrement Trains : des spécificités au service des ASCT !

L’accord Classifications et rémunérations finit d’entériner le concept de flexibilité totale que l’encadrement devrait décliner et subir sans mot dire. La notion d’agent de la relation clients pouvant exercer ses missions indifféremment au sol ou à bord est un mélange des genres porteur de menaces pour l’avenir du métier d’ASCT. Le métier de RET est, par voie de conséquence, menacé d’extinction au profit de postes et emplois fourre-tout. La réalité de l’encadrement d’équipes d’ASCT démontre exactement une nécessité inverse : le métier de RET, issu du dictionnaire des filières, est la seule modalité à même de garantir un encadrement efficace et performant à destination des ASCT !

La polycompétence réclamée par la Direction, via l’encadrement de plusieurs métiers de production, finit de provoquer une perte dans la maîtrise de technicité dont le RET est détenteur vis-à-vis des ASCT.

La CGT défend la pérennité du métier, alors que la Direction cherche par tous les moyens à le noyer dans des missions d’encadrement généraliste. Un « manager » serait ainsi capable d’exercer ses fonctions aussi bien en direction d’ASCT que d’ADC ou d’agents des gares, vendeurs, etc.

Aussi, les N+1 des RET sont de moins en moins issus de la filière Trains. Cette perte en ligne de la connaissance des métiers de la filière Trains par les N+2 des ASCT révèle de plus en plus de contradictions entre ce que vivent les ASCT et leur encadrement de proximité et ce qu’imaginent les dirigeants d’unité, directeurs de ligne, dirigeants de secteur, etc.

Les injonctions contradictoires se multiplient alors, fruits du décalage entre objectifs assignés et réalité des moyens à disposition pour produire le ferroviaire.

La CGT exige :

  • que le métier de RET soit pérennisé, ses spécificités reconnues ;
  • que les postes de spécialistes Trains en pôle de soutien retrouvent l’envergure qui était la leur avant la disparition des ECT.

2. Redonner les moyens pour un service rendu de qualité

Depuis la disparition des postes de spécialistes Trains de la DDT et des ECT, l’autonomie des encadrants s’est muée en isolement. Ils seraient ainsi voués à produire du management généraliste, mais également tout le contenu métier auparavant fourni par des experts métiers (sécurité, sûreté, LAF, tarifaire et services…). D’omnipraticien déclinant le travail de spécialistes des différents pôles de soutien, le RET est devenu un polyspécialiste qui n’aurait pas d’autre alternative que sa propre inspiration, à coût constant, pour faire progresser les équipes placées sous sa responsabilité. Cette polycompétence imposée par les réorganisations successives, combinée à l’augmentation significative des missions, est en premier lieu génératrice de risques psychosociaux pour les RET via l’explosion de la charge mentale dont ils deviennent victimes malgré eux !

La CGT revendique :

  • le retour d’une direction des Trains afin de renouer avec un pilotage des métiers des Trains robuste et performant, au service des besoins des cheminots de la filière ;
  • des équipes d’ASCT ne dépassant pas 15 agents, gage d’un accompagnement personnalisé et de qualité pour chaque ASCT.

3. Autonomie et sens du travail : un fonctionnement démocratique à regagner

La CGT porte un projet démocratique et vertueux quant à la place que l’encadrement se doit de retrouver. La Direction, aidée par certaines organisations de salariés dites proches de l’encadrement, a de plus en plus isolé les RET au sein de la ligne managériale. Ils se retrouvent aujourd’hui maintenus dans une position intenable : assurer les responsabilités et les délégations qui leur sont confiées au nom de l’employeur, tout en étant systématiquement tenus à l’écart des cercles de décisions. Ce modèle est absolument non vertueux puisqu’il tend à cantonner le RET à une position d’exécutant de décisions prises sans qu’il soit consulté. Non seulement cette lubie est inefficace quant à la portée, la crédibilité et l’efficacité des positions prises mais elle incarne, en premier lieu, la volonté de ne pas considérer le RET comme un véritable professionnel.

La CGT revendique :

  • un statut protecteur pour l’encadrement garantissant la pluralité des opinions et reconnaissant leur rôle central dans la production ferroviaire ;
  • une place active et cohérente des RET au sein de la ligne hiérarchique, comme contributeurs directs des prises de décisions.

4. Déroulements de carrière : en finir avec la double peine, garantir un mécanisme spécifique d’évolution professionnelle

À la perte d’autonomie et du sens du travail, s’ajoute le déroulement de carrière des RET, dont les modalités et les spécificités ont été dissoutes dans un processus global de sélection des profils, faisant l’impasse sur l’expérience et les qualifications acquises sur les postes et laissant place à l’appréciation unilatérale de l’employeur.

Or, il convient de rappeler que les parcours professionnels des RET, initialement en ECT, étaient guidés par une philosophie d’acquisition progressive des compétences, et donc d’une reconnaissance des qualifications en conséquence. Ainsi, le changement de collège engendré par le changement de qualification (E pour F) était une modalité prise en compte dans le déroulement de carrière des RET. Or, désormais, la Direction se plait à affirmer que les RET de la qualification E (classe 5) devraient, via Ambition cadre, prouver leur aptitude à devenir cadres. Cherchez l’erreur quand ces cheminots sont, au quotidien, définis comme « encadrants » par leur direction !

La CGT revendique un mécanisme facilitant l’accès au collège Cadres pour les RET du collège Maîtrises, sous surveillance des représentants des salariés afin d’écarter tout risque de pratiques abusives de l’employeur. La « détection des potentiels », dispositif opaque sans contrôle et sans contradiction possible, doit être abandonnée. Les compétences réellement détenues, l’expérience acquise sur le poste, doivent être les seuls critères d’appréciation opposables pour le déroulement de carrière !

La CGT Cheminots et son Union fédérale des cadres et maîtrises défendent et défendront systématiquement les intérêts de tous les cheminots de la filière Trains, sans distinction de métier, de statut ou de collège.

Ensemble, avec la CGT, en considérant les spécificités de chaque métier, gagnons la bataille pour produire un service public ferroviaire de haut niveau, obtenir des moyens et des conditions de travail qui nous respectent !

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DÉFENDONS LES INGÉNIERIES, MAILLON ESSENTIEL DU FERROVIAIRE !

| Maîtrise et cadres UFCM

150 cheminotes et cheminots ont participé à une initiative de la CGT pour échanger sur la nécessité de défendre et de préserver en interne les différents métiers des ingénieries.

Cette journée d’étude des ingénieries est une première. Elle a permis de donner la parole aux techniciens et ingénieurs sur la vision de leur métier.

Les incessantes réorganisations interrogent les cheminots sur les véritables intentions des choix politiques de quelques décideurs.

Une maltraitance organisée par nos premiers dirigeants

Au prétexte de l’agilité, les entreprises de service public comme les grands groupes privés externalisent leurs propres ingénieries.

Toutes ces entreprises publiques ou privées se contentent d’élaborer des cahiers des charges. Elles ne font plus elles-mêmes mais sous-traitent. L’imposition d’une dérégulation et d’une ouverture à la concurrence restreint les investissements vers le court terme.

La direction de SNCF Réseau a externalisé 40 % de son ingénierie, ce qui a pour conséquence une perte de maîtrise technique, de continuité et de sens des projets. Des prestataires travaillent sous contrat pour une mission. Une fois la mission terminée, ils quittent l’entreprise et n’auront jamais de retour sur leurs propres projets finalisés et mis en service.

D’autres prestataires restent dans nos services des années, condamnés à une forme de précarité (la mission pouvant prendre fin à tout moment et imposer une mobilité subite).

De plus, dans un objectif de privatisation, nous assistons à de nombreuses démissions de collègues appelés par des bureaux d’études privés. La complicité de la Direction, par la non-reconnaissance des qualifications, par la faiblesse des augmentations de salaire mais aussi par des liens affichés avec ces mêmes bureaux d’études privés, semble évidente.

Tous ces choix provoquent une indignation légitime !

Imposons une vision à long terme !

Les politiques gouvernementales à courte vue nient la nécessité d’une indépendance de la recherche universitaire vis-à-vis des entreprises privées. Au service de la nation, la recherche devrait être réalisée en coopération et non dans un système de concurrence.

Investir dans l’avenir

La recherche et l’innovation sont deux composantes essentielles et indissociables pour l’avenir du pays, son industrie et ses réseaux d’énergie, de communication et de transport. Les budgets alloués à la recherche devraient être à la hauteur de 3 % du PIB. À ce jour, ils oscillent entre 2,2 % et 2,4 %.

Toutes ces entreprises, publiques ou privées, ont besoin pour leur activité de maintenir le lien entre les savoirs technologiques et les savoir-faire en interne. Il faut donc revenir à une ingénierie intégrée et en proximité au sens territorial.

La sécurité, une obligation

La sécurité ferroviaire consiste tout d’abord à assurer la continuité de la liaison rail-roue. C’est en ce sens que les ingénieries du Matériel et de l’Équipement doivent coopérer. Nous sommes, la SNCF, une des rares entreprises à disposer (encore) des bureaux d’études qui parlent un langage commun. Cela doit se renforcer. L’ingénierie SNCF doit s’inscrire dans une politique de développement, de modernisation, en réponse aux besoins de maintenance et de production des usagers, avec les enjeux de sécurité. La fiabilité et l’augmentation des capacités sont aussi incontournables dans une logique d’offre de service public.

Tout est possible si la volonté de développement est là ! D’ailleurs, les collègues présents partagent cette volonté. L’attachement au métier, à la technicité ferroviaire, et la confiance en l’utilité d’une ingénierie intégrée à l’entreprise doivent nourrir les débats dans tous les services.

Pour les cheminots présents, notre entreprise, la SNCF, doit reprendre son sens, celui de la responsabilité d’un service de la nation. Pour une politique d’aménagement du territoire en phase avec les enjeux de notre époque, il faut une entreprise en capacité de mettre en oeuvre une politique publique et qui travaille pour l’avenir, une entreprise avec des cheminots bénéficiant d’un cadre social qui garantisse l’acquisition des savoirs, qui construit les parcours professionnels par filière, qui reconnaisse les diplômes et les qualifications par un salaire mensuel !

Gagnons des ingénieries pour construire et développer la réponse aux besoins de transport ferroviaire !

ENSEMBLE, DONNONS-NOUS UN AVENIR !

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UNE GRILLE DES SALAIRES JUSTE POUR CONTRER LA DEMAGOGIE

Salaires

| Maîtrise et cadres UFCM

Face à l’inflation, la question salariale s’est imposée avec une forte mobilisation des cheminots le 6 juillet dernier. Les fédérations CGT, UNSA, SUD et CFDT ont pris rendez-vous le 1er septembre 2022 pour permettre aux cheminots de porter leurs exigences. Lors de la table ronde, la direction a été contrainte d’accorder une première augmentation pérenne, cependant elle reste insuffisante.

L’inflation est la même pour tous. Ainsi, elle péjore l’ensemble des dépenses quelle que soit la quantité. Pour compenser ses effets, il est juste d’augmenter tous les salaires à hauteur de l’inflation, donc en pourcentage.

De même, nos systèmes de protection sociale subissent l’inflation (dépenses de santé, besoin d’augmenter les pensions, les aides familles, etc.). Il est juste d’augmenter tous les salaires, donc l’ensemble des cotisations sociales.

Or, lors de la négociation, la direction a concédé une augmentation générale de 1,4 % contre une inflation de 5,8 % au 1er juillet 2022.

Elle a ensuite procédé à une augmentation en somme fixe de 400 € sous forme de point et de 100 € de gratifications, ce qui produit, face à l’inflation, une augmentation différenciée : 3,7 % à la PR 4, 3,1 % à la PR 16 ou 2,6 % à la PR 26, 2,4 % à la PR 30. À noter, le coup de pouce aux basses rémunérations est absolument insuffisant et les qualifications sont dévalorisées.

ET LES CONTRACTUELS ?

Les cheminots en CDI déjà présents dans l’entreprise vont bénéficier des mesures équivalentes. Les minimas de l’entreprise sont revalorisés de 4 % pour la classe 1, de 2, 2 % pour la classe 3, et de 1 % pour la classe 4. Et rien pour les classes 5 à 9.

Rappelons que les minimas de branche et d’entreprise sont des planchers volontairement bas pour instaurer une rémunération « négociée » de gré à gré. Rappelons également que l’accord « classification » ne reconnaît pas les diplômes.

UNE GRILLE SNCF ET DES MINIMAS INJUSTES !

Ces dernières années, la direction SNCF refusait une augmentation générale et a multiplié les mesures bas salaires puisque le Smic dépassait la grille. Ainsi, le déroulement d’un cheminot de l’exécution ou maîtrise est quasi-neutre pour sa rémunération.

Le graphique compare les minimas d’entreprise transposés de l’accord classifications et rémunération, avec la grille linéaire proposée par la CGT. À noter, l’accord classifications ne prévoit qu’une rémunération annuelle garantie (minimum) incluant les primes. Le salaire peut varier d’un mois à l’autre. La forme exponentielle des minimas est calquée sur la grille du statut SNCF avec des montants bien inférieurs.

La Direction, avec démagogie, met en place des mesures en somme fixe qui, prétend-elle, soulageront les petits salaires. Or, le problème vient de la grille. Et cyniquement, les minimas de branche (rémunération annuelle garantie) de l’accord Classifications et rémunération, signé en décembre 2021, reproduisent exactement les mêmes maux.

LA CGT A DES REVENDICATIONS CONCRÈTES AFIN DE RECONNAÎTRE LES QUALIFICATIONS

Équivalent en niveau de diplôme Salaire Qualification CGT
Sans diplôme 1 X le Smic Exe1
CAP/BEP 1,4 X le Smic Exe2
Bac 1,7 X le Smic Exe3
Bac+2 2 X le Smic M1
Licence 2,3 X le Smic M2
Maîtrise 2,6 X le Smic C1
Master 2.9 X le Smic C2
Doctorat 3,3 X le Smic CS1

Les responsabilités confiées aux maîtrises et cadres et leurs qualifications, leur technicité, qui s’acquièrent avec les diplômes, les formations qualifiantes, et l’expérience, doivent être reconnues par un véritable salaire ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus et payés tout au long de la carrière.

La Fédération CGT des cheminots exige une grille salariale de branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadre permanent, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs.

La première position de rémunération doit être au Smic : 2 000 € brut pour que chaque salarié vive dignement de son travail. L’écart entre la plus basse et la plus haute rémunération doit être contenu dans une proportion de 1 à 4.

Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

La grille CGT est plus favorable à l’ensemble du salariat et la progression du salaire en fonction du déroulement de carrière est plus juste.

Il y a donc urgence à procéder à une augmentation générale, à corriger la grille SNCF et à renégocier intégralement la classification et la rémunération de la convention collective de la branche ferroviaire.

Les luttes menées dans les entreprises sont de nature à bousculer le patronat et son gouvernement.

En septembre, la Fédération CGT des cheminots proposera une nouvelle journée de mobilisation.

Maîtrises et Cadres, emparons-nous de cette journée pour exiger la juste reconnaissance de notre travail et de nos qualifications.

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DONNONS-NOUS LES MOYENS DE NOS AMBITIONS !

Ingénierie du Matériel

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

L’ingénierie du Matériel est en souffrance. Pourtant, aux dires de ses dirigeants, les affaires sont florissantes. La charge de travail est bien présente, elle serait même en augmentation !

Alors, pourquoi tant de dysfonctionnements et de mal-être chez les agents et leur encadrement ? Et que pouvons-nous y faire ?

La CGT organise une journée d’étude le 4 octobre à Paris pour que les agents d’études se donnent un avenir.

Pour l’intérêt de la filière ferroviaire, la CGT défend l’entreprise unique et intégrée avec ses ingénieries (équipement et matériel). Le service public place en priorité la sécurité des circulations et apporte une égalité de traitement. C’est un gage d’efficacité industrielle (mutualisation du matériel roulant, retour d’expérience, fiabilisation, maîtrise technologique, planification industrielle, etc.). Le service public est l’outil pour une politique d’aménagement du territoire en phase avec les enjeux actuels (développement humain durable, énergétique etc.).

Les pôles ingénieries : un maillon non-dissociable de la chaîne de production

À ce titre, ils doivent jouir de moyens suffisants, tant en nombre d’emplois qu’en qualification, pour accomplir toutes les missions en qualité de prescripteur de règles de maintenance et de modernisation des matériels. Et c’est là où le bât blesse !

Le dogme de la financiarisation mis en oeuvre avec zèle par nos premiers dirigeants met à mal les fondements du contrat qui nous lie à la Nation.

La structuration actuelle de l’ingénierie du matériel : à refaire !

La restructuration des ingénieries Matériel en Clusters est un accompagnement de la gestion par produit réfléchie pour faciliter l’ouverture à la concurrence et l’implantation de nouveaux opérateurs ou de filiales SNCF.

La désorganisation actuelle ne permet pas d’identifier les donneurs d’ordre et les responsabilités. La direction, pour pallier cette déstructuration, met en place un système d’imputation complexe, de clients/fournisseurs, qui conduit les études vers une financiarisation en perdant l’objectif industriel.

La gestion par produit, parfois sur une même série de matériel, entraîne une règle de maintenance à plusieurs vitesses. Les « libéraux » européens allègent les STI (Spécification Technique Interopérabilité) et n’exigent rien en termes de maintenance. Cette dérégulation tend à alléger les normes… toujours dans l’objectif d’évacuer les « contraintes » et de favoriser l’implantation d’une concurrence au détriment de la sécurité de l’exploitation ferroviaire.

La CGT apporte une vision différente :

  1. L’expertise nationale du CIM, complétée par celle du laboratoire (l’AEF), sont essentielles pour préserver et développer des savoirs ferroviaires. Elles permettent l’appui technique, particulièrement pointu, des ingénieries d’établissement pour résoudre les problèmes techniques et apporter des connaissances via la formation. Elle structure les partenariats avec l’ingénierie de l’infrastructure et aussi avec les constructeurs (assembleurs et équipementiers).
  2. L’attachement des ingénieries à leur technicentre présente un double avantage :
    • Une proximité avec la production, en lien direct entre les besoins des sites de production et la recherche de réponse technique. Ce lien est indispensable à la planification des opérations et aux conditions de travail pour les agents de maintenance ;
    • Des passerelles qui permettent de construire des parcours professionnels sur les bassins d’emploi des établissements.

Pas d’ingénierie efficace sans agents qualifiés

La direction déroule son dogme : aujourd’hui, entre 25 et 30 % de la charge de travail est externalisée au prix d’une bureaucratie lourde et de gâchis liés à l’instabilité des emplois.

Pourquoi ? Afin de plagier le modèle de l’industrie pour qui une usine, sa production, sa masse salariale et ses emplois, doivent se soumettre au marché. Cela permet également de mieux la valoriser (vente aux fonds de pension, etc.). C’est une vision à court terme qui précarise le salariat (incompatible avec le temps ferroviaire : matériel amorti en 30 ou 40 ans).

Or, ce sont les emplois, leur qualification, qui permettent de conserver et de produire les savoir-faire.

Sur nos différents sites, près de 500 postes sont à pourvoir

Certes, une infime partie des prestataires apporte des connaissances qui n’existent pas dans l’entreprise, mais la majeure partie d’entre eux ne sont là que par la volonté de la direction de réduire l’emploi de cheminots.

La charge de travail étant pour la plupart pérenne : les connaissances apportées ont besoin d’intégrer l’entreprise. Nous revendiquons donc un plan de recrutement (interne et externe) de 600 emplois sur 6 ans (100 emplois par an). Les prestataires ont vocation à intégrer l’entreprise.

L’apport des savoirs via la formation initiale, continue et l’expérience est indispensable et doit être rémunéré. Or, le tassement de la grille SNCF (Cadre Permanent) et la faiblesse de la Rémunération Annuelle Garantie (CDI) ne reconnaissent pas les qualifications.

Une grande part des jeunes prestataires niveau BAC + 5 perçoivent un salaire très éloigné d’une reconnaissance de leur diplôme. En cas de proposition d’embauche, la direction la fait sur la base d’un recrutement Bac +2.

De plus, l’évolution technologique se traduit par un besoin de connaissance supérieur et nous oblige à une requalification des métiers.

À l’heure des fortes attentes sociales, environnementales et économiques vers plus et mieux de ferroviaire, il nous faut repenser l’avenir. Le constat est sans équivoque : le démantèlement de la SNCF lui tourne le dos.

Si nous voulons une planification pour amorcer le virage vers le progrès, les ingénieries intégrées dans une SNCF sont essentielles. La CGT veut donner la parole aux agents d’étude, techniciens et experts, pour construire un véritable projet, porteur de développement humain durable et de progrès.

RENDEZ-VOUS LE 4 OCTOBRE 2022 À PARIS !

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DEVELOPPONS NOS SAVOIRS POUR LE FER !

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

La fédération CGT des Cheminots et son Union Fédérale des Cadres et Maîtrises (UFCM-CGT) appellent toutes les cheminotes et tous les cheminots de l’Ingénierie à prendre conscience des enjeux qui pèseront sur eux dans les années à venir et à réagir face aux attaques qu’ils subissent au quotidien.

Étant par nature force de proposition, la CGT lance une démarche revendicative visant à établir, avec les cheminotes et cheminots de l’Ingénierie, un cahier revendicatif spécifique, tant pour l’avenir des métiers que sur les conditions sociales et de travail. Il sera construit et débattu lors de cette journée d’étude.

SORTONS D’UNE VISION COMPTABLE À COURT TERME

Les ingénieries sont un maillon essentiel dans la production ferroviaire, elles se doivent de maintenir des compétences pour pérenniser les installations existantes tout en développant une technologie de haute précision afin de rouler plus vite et plus sûr. Le TGV en est l’exemple, c’est la volonté politique avec la qualification des cheminots qui a permis de développer le ferroviaire à grande vitesse et de faire de la filière française un fleuron. La roue et le rail sont indissociables, le progrès se gagne ensemble !

UNE TECHNICITÉ ET UNE QUALIFICATION NON-RECONNUES

Les groupes de travail par métier, organisés par la CGT, ont fait un constat sans appel : les stratégies d’entreprise en ce qui concerne le maintien des compétences en interne et les parcours professionnels ne répondent pas au besoin de maintenir un haut niveau de technicité pour développer le système ferroviaire. La technicité des agents n’est pas suffisamment reconnue. En effet, pour obtenir un déroulement de carrière, il faut passer par des postes en management de projet alors que la technicité, qui s’acquiert aussi par l’expérience, ne donne pas la possibilité d’évoluer sur plusieurs qualifications.

La transposition de la convention collective de branche dans notre entreprise va mettre fin au dictionnaire des filières, ce qui va remodeler la qualification des postes en bureau d’étude, ainsi que les déroulements de carrière. Dans la CCN, c’est l’emploi qui est rémunéré selon des critères classants (technicité, management, lien avec l’extérieur…).

Dans la nouvelle classification, tous les agents et spécialistes étude, quels que soient leur grade et leur spécialité, deviennent « chargés de production Ingénierie », avec une rémunération annuelle garantie inférieure à une qualification E. Ce n’est pas entendable du point de vue de la rémunération, de la reconnaissance des qualifications et des responsabilités.

RÉINTERNALISONS ! GARDONS ET DEVELOPPONS NOS SAVOIRS POUR LE FER

L’externalisation des études et l’utilisation de travailleurs prestataires traduisent une  stratégie opaque financièrement et court-termiste, néfaste pour les cheminots de la SNCF comme pour les prestataires. Cette filialisation et ces externalisations en cascade engendrent des surcoûts pour les projets ferroviaires et des pertes de compétences énormes dans les domaines du bâtiment, des ouvrages d’art, de la voie, des télécoms, de la signalisation, des caténaires…. Le ferroviaire est un domaine « complexe », il a besoin d’une maîtrise parfaite des processus, qui s’acquiert sur un temps long. Outre  le dumping social réalisé sur ces ingénieurs et techniciens précaires, cette politiqueؘ† RH

est financièrement et stratégiquement absurde. Les cheminots des pôles Études considèrent ces prestataires comme leurs collègues. C’est pourquoi l’Union Fédérale  des Cadres et Maîtrises CGT (UFCM-CGT) revendique l’embauche immédiate de tous les  prestataires qui le souhaitent et la réinternalisation des études.

DE BONNES CONDITIONS POUR BIEN TRAVAILLER !

Le refus du flex-office, qui rend le télétravail obligatoire, apparaît comme une évidence pour les cheminots des Ingénieries. Pour ce qui est du télétravail, il doit être cadré et accepté par l’agent uniquement sur la base du volontariat. En bureau d’étude, cette organisation du travail présente des limites pour l’animation des collectifs de travail.

Cheminots et prestataires, ensemble, mettons fin à cette hémorragie des savoirs !

Ces pistes non-exhaustives doivent nous permettre d’élaborer des revendications  concrètes, qui correspondent à la réalité de vos attentes, tant dans le domaine de l’avenir de nos  métiers que sur les conditions sociales et de travail.

Nous vous invitons donc à vous rapprocher des militants de la CGT afin d’échanger sur  les problèmes et les besoins et de construire ensemble les futures actions de l’Ingénierie, qui devront, bien enten du, être à la hauteur des attaques que nous subissons.

« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

À L’AUTOMNE, LA CGT ORGANISERA UNE JOURNÉE D’ÉTUDE NATIONALE DES INGÉNIERIES FERROVIAIRES.

TOUTES CELLES ET CEUX QUI SOUHAITENT PARTAGER LEUR VOLONTÉ DE DONNER DU SENS À LEUR TRAVAIL Y SONT INVITÉS.

ENSEMBLE, DONNONS-NOUS UN AVENIR !

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20 janvier 2023

L. Brun sur RMC : Nous appelons les salariés à multiplier les actions

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