Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

PARCOURS PROFESSIONNELS QUALIFICATIONS:

UN STATUT SOCIAL JUSTE ET TRANSPARENT

| Maîtrise et cadres UFCM

Le volet« Classifications et Rémunérations » de la CCN a été signé par certaines OS et va être transposé unilatéralement le 1er juillet 2022 à la SNCF. La CGT s’est opposée à ces textes qui n’apportent pas ou peu de droits aux salariés des EFP, mais apportent une régression du modèle social SNCF.

De plus, la direction ouvre une négociation sur le déroulement de carrière pour remettre en cause l’ensemble des règles actuelles. Elle prévoit de la clore en septembre 2022.

Pour la CGT, il est nécessaire que chacune et chacun connaisse les enjeux des textes, leurs répercussions et surtout nos orientations et revendications.

POURQUOI LA CGT S’EST OPPOSÉE ?

De tout temps, le patronat a voulu développer l’opacité, l’individualisme, la flexibilité, afin de dégager du profit. Il cherche :

  • À combattre le collectif pour instaurer une compétition entre salariés;
  • À réduire les droits opposables pour avoir les coudées franches ;
  • À reporter son arbitraire sur la ligne hiérarchique en déléguant les risques juridiques et sociaux ;
  • À ne pas reconnaître les qualifications afin d’abaisser les salaires.

UN ACCORD INACCEPTABLE!

La CGT n’a pas signé l’accord Classifications. Il ne définit pas le salaire en fonction des savoir-faire et des qualifications. Ce modèle renforce le déséquilibre entre l’employeur et le salarié en poussant la négociation « de gré à gré». Pire, il demande au responsable hiérarchique de supporter son arbitraire en supprimant les repères collectifs.
Il nous plonge dans un système de marchandisation du travail qui ne garantit qu’un simple minimum de revenus annuels bien en dessous de notre statut.

Indéniablement, ce nouveau système marque un recul sans précédent pour toute la profession.
Ce cadre social injuste nous éloigne de nos aspirations à la justice.
Bien sûr, la direction affirme que rien ne change. Elle ne se cache pas que son objectif est de« maîtriser» le Glissement Vieillesse (ancienneté) Technicité (automaticité de la grille).

Cette communication donne quelques raisons qui motivent l’opposition de la CGT.

Pour lire la suite, téléchargez ci-dessous (ou en cliquant sur l’image) le 4 pages complet de l’UFCM-CGT.

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UNE GRILLE DES SALAIRES JUSTE POUR CONTRER LA DEMAGOGIE

Salaires

| Maîtrise et cadres UFCM

Face à l’inflation, la question salariale s’est imposée avec une forte mobilisation des cheminots le 6 juillet dernier. Les fédérations CGT, UNSA, SUD et CFDT ont pris rendez-vous le 1er septembre 2022 pour permettre aux cheminots de porter leurs exigences. Lors de la table ronde, la direction a été contrainte d’accorder une première augmentation pérenne, cependant elle reste insuffisante.

L’inflation est la même pour tous. Ainsi, elle péjore l’ensemble des dépenses quelle que soit la quantité. Pour compenser ses effets, il est juste d’augmenter tous les salaires à hauteur de l’inflation, donc en pourcentage.

De même, nos systèmes de protection sociale subissent l’inflation (dépenses de santé, besoin d’augmenter les pensions, les aides familles, etc.). Il est juste d’augmenter tous les salaires, donc l’ensemble des cotisations sociales.

Or, lors de la négociation, la direction a concédé une augmentation générale de 1,4 % contre une inflation de 5,8 % au 1er juillet 2022.

Elle a ensuite procédé à une augmentation en somme fixe de 400 € sous forme de point et de 100 € de gratifications, ce qui produit, face à l’inflation, une augmentation différenciée : 3,7 % à la PR 4, 3,1 % à la PR 16 ou 2,6 % à la PR 26, 2,4 % à la PR 30. À noter, le coup de pouce aux basses rémunérations est absolument insuffisant et les qualifications sont dévalorisées.

ET LES CONTRACTUELS ?

Les cheminots en CDI déjà présents dans l’entreprise vont bénéficier des mesures équivalentes. Les minimas de l’entreprise sont revalorisés de 4 % pour la classe 1, de 2, 2 % pour la classe 3, et de 1 % pour la classe 4. Et rien pour les classes 5 à 9.

Rappelons que les minimas de branche et d’entreprise sont des planchers volontairement bas pour instaurer une rémunération « négociée » de gré à gré. Rappelons également que l’accord « classification » ne reconnaît pas les diplômes.

UNE GRILLE SNCF ET DES MINIMAS INJUSTES !

Ces dernières années, la direction SNCF refusait une augmentation générale et a multiplié les mesures bas salaires puisque le Smic dépassait la grille. Ainsi, le déroulement d’un cheminot de l’exécution ou maîtrise est quasi-neutre pour sa rémunération.

Le graphique compare les minimas d’entreprise transposés de l’accord classifications et rémunération, avec la grille linéaire proposée par la CGT. À noter, l’accord classifications ne prévoit qu’une rémunération annuelle garantie (minimum) incluant les primes. Le salaire peut varier d’un mois à l’autre. La forme exponentielle des minimas est calquée sur la grille du statut SNCF avec des montants bien inférieurs.

La Direction, avec démagogie, met en place des mesures en somme fixe qui, prétend-elle, soulageront les petits salaires. Or, le problème vient de la grille. Et cyniquement, les minimas de branche (rémunération annuelle garantie) de l’accord Classifications et rémunération, signé en décembre 2021, reproduisent exactement les mêmes maux.

LA CGT A DES REVENDICATIONS CONCRÈTES AFIN DE RECONNAÎTRE LES QUALIFICATIONS

Équivalent en niveau de diplôme Salaire Qualification CGT
Sans diplôme 1 X le Smic Exe1
CAP/BEP 1,4 X le Smic Exe2
Bac 1,7 X le Smic Exe3
Bac+2 2 X le Smic M1
Licence 2,3 X le Smic M2
Maîtrise 2,6 X le Smic C1
Master 2.9 X le Smic C2
Doctorat 3,3 X le Smic CS1

Les responsabilités confiées aux maîtrises et cadres et leurs qualifications, leur technicité, qui s’acquièrent avec les diplômes, les formations qualifiantes, et l’expérience, doivent être reconnues par un véritable salaire ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus et payés tout au long de la carrière.

La Fédération CGT des cheminots exige une grille salariale de branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadre permanent, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs.

La première position de rémunération doit être au Smic : 2 000 € brut pour que chaque salarié vive dignement de son travail. L’écart entre la plus basse et la plus haute rémunération doit être contenu dans une proportion de 1 à 4.

Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

La grille CGT est plus favorable à l’ensemble du salariat et la progression du salaire en fonction du déroulement de carrière est plus juste.

Il y a donc urgence à procéder à une augmentation générale, à corriger la grille SNCF et à renégocier intégralement la classification et la rémunération de la convention collective de la branche ferroviaire.

Les luttes menées dans les entreprises sont de nature à bousculer le patronat et son gouvernement.

En septembre, la Fédération CGT des cheminots proposera une nouvelle journée de mobilisation.

Maîtrises et Cadres, emparons-nous de cette journée pour exiger la juste reconnaissance de notre travail et de nos qualifications.

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DONNONS-NOUS LES MOYENS DE NOS AMBITIONS !

Ingénierie du Matériel

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

L’ingénierie du Matériel est en souffrance. Pourtant, aux dires de ses dirigeants, les affaires sont florissantes. La charge de travail est bien présente, elle serait même en augmentation !

Alors, pourquoi tant de dysfonctionnements et de mal-être chez les agents et leur encadrement ? Et que pouvons-nous y faire ?

La CGT organise une journée d’étude le 4 octobre à Paris pour que les agents d’études se donnent un avenir.

Pour l’intérêt de la filière ferroviaire, la CGT défend l’entreprise unique et intégrée avec ses ingénieries (équipement et matériel). Le service public place en priorité la sécurité des circulations et apporte une égalité de traitement. C’est un gage d’efficacité industrielle (mutualisation du matériel roulant, retour d’expérience, fiabilisation, maîtrise technologique, planification industrielle, etc.). Le service public est l’outil pour une politique d’aménagement du territoire en phase avec les enjeux actuels (développement humain durable, énergétique etc.).

Les pôles ingénieries : un maillon non-dissociable de la chaîne de production

À ce titre, ils doivent jouir de moyens suffisants, tant en nombre d’emplois qu’en qualification, pour accomplir toutes les missions en qualité de prescripteur de règles de maintenance et de modernisation des matériels. Et c’est là où le bât blesse !

Le dogme de la financiarisation mis en oeuvre avec zèle par nos premiers dirigeants met à mal les fondements du contrat qui nous lie à la Nation.

La structuration actuelle de l’ingénierie du matériel : à refaire !

La restructuration des ingénieries Matériel en Clusters est un accompagnement de la gestion par produit réfléchie pour faciliter l’ouverture à la concurrence et l’implantation de nouveaux opérateurs ou de filiales SNCF.

La désorganisation actuelle ne permet pas d’identifier les donneurs d’ordre et les responsabilités. La direction, pour pallier cette déstructuration, met en place un système d’imputation complexe, de clients/fournisseurs, qui conduit les études vers une financiarisation en perdant l’objectif industriel.

La gestion par produit, parfois sur une même série de matériel, entraîne une règle de maintenance à plusieurs vitesses. Les « libéraux » européens allègent les STI (Spécification Technique Interopérabilité) et n’exigent rien en termes de maintenance. Cette dérégulation tend à alléger les normes… toujours dans l’objectif d’évacuer les « contraintes » et de favoriser l’implantation d’une concurrence au détriment de la sécurité de l’exploitation ferroviaire.

La CGT apporte une vision différente :

  1. L’expertise nationale du CIM, complétée par celle du laboratoire (l’AEF), sont essentielles pour préserver et développer des savoirs ferroviaires. Elles permettent l’appui technique, particulièrement pointu, des ingénieries d’établissement pour résoudre les problèmes techniques et apporter des connaissances via la formation. Elle structure les partenariats avec l’ingénierie de l’infrastructure et aussi avec les constructeurs (assembleurs et équipementiers).
  2. L’attachement des ingénieries à leur technicentre présente un double avantage :
    • Une proximité avec la production, en lien direct entre les besoins des sites de production et la recherche de réponse technique. Ce lien est indispensable à la planification des opérations et aux conditions de travail pour les agents de maintenance ;
    • Des passerelles qui permettent de construire des parcours professionnels sur les bassins d’emploi des établissements.

Pas d’ingénierie efficace sans agents qualifiés

La direction déroule son dogme : aujourd’hui, entre 25 et 30 % de la charge de travail est externalisée au prix d’une bureaucratie lourde et de gâchis liés à l’instabilité des emplois.

Pourquoi ? Afin de plagier le modèle de l’industrie pour qui une usine, sa production, sa masse salariale et ses emplois, doivent se soumettre au marché. Cela permet également de mieux la valoriser (vente aux fonds de pension, etc.). C’est une vision à court terme qui précarise le salariat (incompatible avec le temps ferroviaire : matériel amorti en 30 ou 40 ans).

Or, ce sont les emplois, leur qualification, qui permettent de conserver et de produire les savoir-faire.

Sur nos différents sites, près de 500 postes sont à pourvoir

Certes, une infime partie des prestataires apporte des connaissances qui n’existent pas dans l’entreprise, mais la majeure partie d’entre eux ne sont là que par la volonté de la direction de réduire l’emploi de cheminots.

La charge de travail étant pour la plupart pérenne : les connaissances apportées ont besoin d’intégrer l’entreprise. Nous revendiquons donc un plan de recrutement (interne et externe) de 600 emplois sur 6 ans (100 emplois par an). Les prestataires ont vocation à intégrer l’entreprise.

L’apport des savoirs via la formation initiale, continue et l’expérience est indispensable et doit être rémunéré. Or, le tassement de la grille SNCF (Cadre Permanent) et la faiblesse de la Rémunération Annuelle Garantie (CDI) ne reconnaissent pas les qualifications.

Une grande part des jeunes prestataires niveau BAC + 5 perçoivent un salaire très éloigné d’une reconnaissance de leur diplôme. En cas de proposition d’embauche, la direction la fait sur la base d’un recrutement Bac +2.

De plus, l’évolution technologique se traduit par un besoin de connaissance supérieur et nous oblige à une requalification des métiers.

À l’heure des fortes attentes sociales, environnementales et économiques vers plus et mieux de ferroviaire, il nous faut repenser l’avenir. Le constat est sans équivoque : le démantèlement de la SNCF lui tourne le dos.

Si nous voulons une planification pour amorcer le virage vers le progrès, les ingénieries intégrées dans une SNCF sont essentielles. La CGT veut donner la parole aux agents d’étude, techniciens et experts, pour construire un véritable projet, porteur de développement humain durable et de progrès.

RENDEZ-VOUS LE 4 OCTOBRE 2022 À PARIS !

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DEVELOPPONS NOS SAVOIRS POUR LE FER !

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

La fédération CGT des Cheminots et son Union Fédérale des Cadres et Maîtrises (UFCM-CGT) appellent toutes les cheminotes et tous les cheminots de l’Ingénierie à prendre conscience des enjeux qui pèseront sur eux dans les années à venir et à réagir face aux attaques qu’ils subissent au quotidien.

Étant par nature force de proposition, la CGT lance une démarche revendicative visant à établir, avec les cheminotes et cheminots de l’Ingénierie, un cahier revendicatif spécifique, tant pour l’avenir des métiers que sur les conditions sociales et de travail. Il sera construit et débattu lors de cette journée d’étude.

SORTONS D’UNE VISION COMPTABLE À COURT TERME

Les ingénieries sont un maillon essentiel dans la production ferroviaire, elles se doivent de maintenir des compétences pour pérenniser les installations existantes tout en développant une technologie de haute précision afin de rouler plus vite et plus sûr. Le TGV en est l’exemple, c’est la volonté politique avec la qualification des cheminots qui a permis de développer le ferroviaire à grande vitesse et de faire de la filière française un fleuron. La roue et le rail sont indissociables, le progrès se gagne ensemble !

UNE TECHNICITÉ ET UNE QUALIFICATION NON-RECONNUES

Les groupes de travail par métier, organisés par la CGT, ont fait un constat sans appel : les stratégies d’entreprise en ce qui concerne le maintien des compétences en interne et les parcours professionnels ne répondent pas au besoin de maintenir un haut niveau de technicité pour développer le système ferroviaire. La technicité des agents n’est pas suffisamment reconnue. En effet, pour obtenir un déroulement de carrière, il faut passer par des postes en management de projet alors que la technicité, qui s’acquiert aussi par l’expérience, ne donne pas la possibilité d’évoluer sur plusieurs qualifications.

La transposition de la convention collective de branche dans notre entreprise va mettre fin au dictionnaire des filières, ce qui va remodeler la qualification des postes en bureau d’étude, ainsi que les déroulements de carrière. Dans la CCN, c’est l’emploi qui est rémunéré selon des critères classants (technicité, management, lien avec l’extérieur…).

Dans la nouvelle classification, tous les agents et spécialistes étude, quels que soient leur grade et leur spécialité, deviennent « chargés de production Ingénierie », avec une rémunération annuelle garantie inférieure à une qualification E. Ce n’est pas entendable du point de vue de la rémunération, de la reconnaissance des qualifications et des responsabilités.

RÉINTERNALISONS ! GARDONS ET DEVELOPPONS NOS SAVOIRS POUR LE FER

L’externalisation des études et l’utilisation de travailleurs prestataires traduisent une  stratégie opaque financièrement et court-termiste, néfaste pour les cheminots de la SNCF comme pour les prestataires. Cette filialisation et ces externalisations en cascade engendrent des surcoûts pour les projets ferroviaires et des pertes de compétences énormes dans les domaines du bâtiment, des ouvrages d’art, de la voie, des télécoms, de la signalisation, des caténaires…. Le ferroviaire est un domaine « complexe », il a besoin d’une maîtrise parfaite des processus, qui s’acquiert sur un temps long. Outre  le dumping social réalisé sur ces ingénieurs et techniciens précaires, cette politiqueؘ† RH

est financièrement et stratégiquement absurde. Les cheminots des pôles Études considèrent ces prestataires comme leurs collègues. C’est pourquoi l’Union Fédérale  des Cadres et Maîtrises CGT (UFCM-CGT) revendique l’embauche immédiate de tous les  prestataires qui le souhaitent et la réinternalisation des études.

DE BONNES CONDITIONS POUR BIEN TRAVAILLER !

Le refus du flex-office, qui rend le télétravail obligatoire, apparaît comme une évidence pour les cheminots des Ingénieries. Pour ce qui est du télétravail, il doit être cadré et accepté par l’agent uniquement sur la base du volontariat. En bureau d’étude, cette organisation du travail présente des limites pour l’animation des collectifs de travail.

Cheminots et prestataires, ensemble, mettons fin à cette hémorragie des savoirs !

Ces pistes non-exhaustives doivent nous permettre d’élaborer des revendications  concrètes, qui correspondent à la réalité de vos attentes, tant dans le domaine de l’avenir de nos  métiers que sur les conditions sociales et de travail.

Nous vous invitons donc à vous rapprocher des militants de la CGT afin d’échanger sur  les problèmes et les besoins et de construire ensemble les futures actions de l’Ingénierie, qui devront, bien enten du, être à la hauteur des attaques que nous subissons.

« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

À L’AUTOMNE, LA CGT ORGANISERA UNE JOURNÉE D’ÉTUDE NATIONALE DES INGÉNIERIES FERROVIAIRES.

TOUTES CELLES ET CEUX QUI SOUHAITENT PARTAGER LEUR VOLONTÉ DE DONNER DU SENS À LEUR TRAVAIL Y SONT INVITÉS.

ENSEMBLE, DONNONS-NOUS UN AVENIR !

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ENSEMBLE, AGISSONS POUR NOS SALAIRES ET REFUSONS LA MARCHANDISATION DU TRAVAIL !

Appel à la grève

| Maîtrise et cadres UFCM

Sous la pression des cheminots, appuyés par la CGT, la Direction organise une table ronde Salaires le 6 juillet 2022. Face à l’inflation, la Direction annonce (enfin !) des mesures mais en somme fixe.

Pourquoi la proposition de la Direction est injuste ?

La CGT, elle, revendique une grille linéaire pour tous les cheminots avec des augmentations générales des salaires au moins égales à l’inflation.

Le 6 juillet, mobilisons-nous, tous ensemble, pour nos salaires !

L’inflation galopante met en lumière les dix années de modération et de gel salariaux. Le nombre de démissions de l’entreprise en témoigne. Les cheminots ont raison d’être excédés par l’attitude de nos premiers dirigeants. La politique de « primettes » n’apporte aucune réponse pérenne. Pis, elle exacerbe les injustices et l’absence de reconnaissance de nos qualifications et de notre travail.

Dans un discours se voulant fractionnaire ou paternaliste, la direction de la SNCF explique qu’il faut une augmentation en somme fixe pour compenser la hausse des prix. Ce discours est démagogique et significatif de sa politique salariale.

Le prix de la qualification

Une grille des salaires a pour vocation de rémunérer le salarié au prix de sa qualification. Afin de garder la même valeur de la qualification, seule une augmentation générale en pourcentage permet de maintenir la même progression salariale.

Or une augmentation en somme fixe écrase les grilles car elle ne compense pas l’inflation pour tous les salaires.

Mais la grille SNCF est injuste !

La Direction a beau jeu de vouloir mettre en place des mesures en somme fixe qui, prétend-elle, soulageront mieux les petits salaires au prétexte que les grosses rémunérations s’envoleraient. Or c’est la grille historique de la SNCF qui est fautive car elle est exponentielle. Les écarts entre les premières positions de rémunération sont dérisoires vis-à-vis des dernières.

Les minima de branche (rémunération annuelle garantie) de l’accord Classifications et rémunérations, signé en décembre 2021, reproduisent exactement les mêmes défauts.

Ne nous laissons pas abuser par nos directions ! Au final, une augmentation en somme fixe continue de péjorer les agents d’exécution et les maîtrises et dévalue les cadres. C’est tous perdants face au coût de la vie !

La CGT a des propositions concrètes afin de reconnaître les qualifications.

La qualification des maîtrises et cadres, qui s’acquiert avec les diplômes, les formations qualifiantes, la technicité et l’expérience, et les responsabilités qui leur sont confiées doivent être reconnues par un véritable salaire ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus par des qualifications et payés tout le long de la carrière.

La Fédération CGT des cheminots exige une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadres permanents, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs.

La première position de rémunération doit être au Smic : 2 000 € brut correspond aux calculs de la CGT pour que chaque salarié vive dignement de son travail. L’écart entre la plus basse et la plus haute doit être contenu dans une proportion de 1 à 4.

Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

Il y a donc urgence à corriger la grille SNCF et à renégocier intégralement la classification et la rémunération de la convention collective de la branche ferroviaire.

Et les cotisations ?

Les cotisations garantissent la solidarité entre les salariés, sous le principe où « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est le principe fondateur de la Sécurité sociale (maladie, retraite, chômage, famille, etc.) et du régime spécial SNCF.

En multipliant les primes non soumises à cotisations (comme le propose le patronat et le légifère la « macronie »), les inégalités s’accroissent, et nos régimes sont fragilisés. Elles contribuent à un système de santé à deux vitesses et tirent les pensions retraite vers le bas ! Les défenseurs des allégements de cotisations sont les promoteurs du dogme du recul de l’âge de départ à la retraite, par exemple, ou des complémentaires santé assurantielles.

Ensemble, exigeons un salaire en rapport avec nos qualifications et nos responsabilités. Les cheminots de tous les collèges doivent s’emparer de la question salariale !

La CGT appelle l’ensemble des cheminots de la SNCF à la grève, le 6 juillet 2022, pour que la Direction nous entende tous, quel que soit notre statut ou notre collège.

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STOP À LA DÉVALORISATION DE NOS MÉTIERS ! DÉFENDONS NOS QUALIFICATIONS !

Ingénierie Essayeurs

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

Devant la non-reconnaissance de notre technicité par de véritables qualifications et parcours professionnels, la Direction peine à recruter des essayeurs.

Le dogme de l’externalisation et la perte de la proximité

La Direction dans une logique de « plate-forme » pousse à l’externalisation de la charge de travail au détriment de la sécurité. Elle commence par externaliser « les essais simples » qui étaient historiquement réaliser par CCRN Travaux. La direction de Réseau a même embauché de nombreux juristes pour gérer les incidences sur la responsabilité juridique entre le sous-traitant qui réalise les essais et le donneur d’ordre.

C’est aussi le parcours professionnel des essayeurs et l’acquisition d’un savoir-faire qui se retrouvent fragilisés. L’objectif de la Direction reste focalisé sur la réduction d’emplois.

Les autres conséquences des plates-formes sont la perte de proximité avec une dégradation lourde pour les conditions de vie et de travail.

Or, il y a toujours besoin des essayeurs en proximité. Contrairement aux dires de la Direction, il n’y a pas que des postes neufs, totalement informatisés. D’ailleurs, de nombreux reports de modernisation sont actés afin de conformer SNCF Réseau à une trajectoire économique décidée par le gouvernement.

Les postes modifiés ou rénovés demandent un soin particulier qui contredit la politique du tout-investissement sur des PAI/CCR.

Le massacre de nos qualifications et de nos parcours professionnels

La transposition de la convention collective de branche dans notre entreprise va mettre fin au dictionnaire des filières, ce qui va remodeler la qualification de nos postes ainsi que les déroulements de carrière. Dans la CCN, c’est l’emploi qui est rémunéré selon des critères classants (technicité, management, lien avec l’extérieur…).

Dans la nouvelle classification, les essayeurs deviennent « chargés de production Ingénierie », avec une rémunération annuelle garantie inférieure à une qualification E. Ce n’est pas entendable du point de vue de la rémunération, de la reconnaissance des qualifications et des responsabilités.

Le cloisonnement par activité bloque les essayeurs qui ont un grade Étude, dans les PRI. Les infrapôles, eux, gardent leurs ressources. Or les passerelles sont une richesse pour les cheminots et l’entreprise.

Changeons la donne, portons ensemble les revendications CGT !

La CGT revendique les moyens de bien travailler :

  • la conservation des essais simples afin d’accueillir et de former les jeunes embauchés et les cheminots accédant au métier ;
  • des essayeurs en proximité dans tous les PRI, qui connaissent les interlocuteurs, le patrimoine, les installations. Un lien particulier doit être créé avec les responsables travaux habilités essais simples, et un accompagnement régulier doit être fait en désignant un essayeur référent par CCRN habilité essais simples ;
  • la présence de deux animateurs travaux par groupe essais. Il n’est plus possible d’assurer le travail de suivi des compétences travaux, d’animation et de remise à niveau des personnels des infrapôles et infralogs et de réaliser l’ensemble des « pièces marché » des chantiers de signalisation avec un seul agent ;
  • la mise en service : une décision collégiale. Les essayeurs doivent être intégrés aux projets beaucoup plus en amont. Il faut aussi donner les moyens aux essayeurs de vérifier la qualité des opérations préalables aux essais (au niveau des travaux, des contrôles et des vérifications techniques) et de pouvoir interrompre leurs campagnes d’essais si besoin afin de garantir toutes les conditions de sécurité. L’animateur travaux du groupe peut intervenir pour s’assurer de la qualité des opérations préalables sans mettre en porte à faux l’essayeur.

Les IN 3220 à 3225, qui régissent le déroulement normal des travaux, doivent être scrupuleusement respectés et servent de base en cas de litige au moment des essais. La qualité des essais est essentielle à la sécurité. Leur organisation doit répondre à des règles.

Pour nos conditions de travail, la CGT exige :

  • la limitation de la GPT (grande période de travail) à 4 nuits au maximum ;
  • la reconnaissance de la pénibilité avérée pour ce métier afin de permettre un départ anticipé à la retraite (via une CPA) ;
  • l’application du régime C, art. 25 de l’accord temps de travail (132 repos liés au travail de nuit), ou l’application « proratisée » si le nombre de nuits est inférieur à 65. Les essayeurs doivent avoir le même régime que les établissements.

La CGT revendique la reconnaissance de notre technicité :

  • la création d’un parcours pro, reconnaissance du diplôme de recrutement, compagnonnage/apprentissage avec va-et-vient entre Ingénierie et les établissements de production pour acquérir des compétences de terrain, en signalisation notamment. Il faut qu’en fin de cursus de formation, un essayeur puisse, s’il le souhaite, poursuivre sa carrière dans un établissement Équipement ;
  • la qualification F (ou 1re classe Cadre) des essayeurs. Les assistants d’essais doivent automatiquement passer à cette qualification (ou classe) lorsqu’ils deviennent agents d’essais ;
  • un déroulement de carrière sur les deux qualifications (ou classes) supérieures pour les essayeurs ;
  • le chef de groupe à la qualification H (ou classe 8) avec une expérience métier.

Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin !

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.

Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.

Ensemble, donnons-nous un avenir !

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REFUSONS DE BRADER NOS SAVOIRS ! DÉFENDONS UNE INGÉNIERIE UTILE !

Ingénierie Génie civil

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

Le constat est fait que les stratégies d’entreprise en matière d’externalisation et de parcours professionnels ne répondent pas au besoin de maintenir un haut niveau de technicité pour développer le système ferroviaire.

Le recours à de la main d’oeuvre prestataire ne se fait plus pour gérer les pics de charge mais pour assurer la production courante. Il y a donc un réel levier pour exiger des embauches car la charge de travail est pérenne.

Sortons d’une vision comptable à court terme.

Les ingénieries Génie civil sont essentielles, elles se doivent de développer une technologie de haute précision afin de rouler plus vite et plus sûr. Ne pas maîtriser la technologie condamne le ferroviaire à l’obsolescence. Le TGV en est l’exemple, c’est la volonté politique avec la qualification des cheminots qui a permis de développer le ferroviaire à grande vitesse et de faire de la filière française un fleuron. La roue et le rail sont indissociables, le progrès se gagne ensemble !

La technicité des agents n’est pas suffisamment reconnue. En effet, pour obtenir un déroulement de carrière, il faut passer par des postes en management de projet alors que la technicité, qui s’acquiert aussi par l’expérience, ne donne pas la possibilité d’évoluer sur plusieurs qualifications.

Nous devons porter des revendications pour garantir un véritable déroulement de carrière aux techniciens et experts !

Gares & Connexions, l’usine à gaz en pleine crise

La filiale de SNCF Réseau, Gares & Connexions (G&C), a repris depuis 2020 la gestion des quais, des souterrains et des grandes halles voyageurs (GHV). Or, cette reprise d’actifs ne s’est pas forcément accompagnée du transfert des agents et donc des compétences.

La CGT avait voté seule contre la réorganisation Transfo 2020 au comité social et économique de G&C.

Cette « désorganisation » issue de la loi ferroviaire de 2018 est accentuée par la vision dogmatique de l’entreprise, qui externalise ses études, par le biais de sa filiale Arep ou de bureaux d’études externes. Les cheminots de G&C se voient donc contraints d’assumer des projets de rénovation de quais ou de GHV sans compétences ferroviaires, restées elles en infrapôle ou dans les pôles régionaux Ingénierie (PRI).

L’installation de bâtiments et d’infrastructures en milieu ferroviaire répond à des normes de sécurité (risques électriques, risques liés aux circulation…) qui ne peuvent être maîtrisées qu’en interne.

La CGT des cheminots dénonce ce cloisonnement destructeur des savoirs et revendique la création « d’établissements multi-activité » regroupant toutes les composantes du ferroviaire, permettant ainsi de sortir de cette relation contractuelle établie entre la SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions.

RÉINTERNALISONS ! Gardons et développons nos savoirs pour le fer.

L’externalisation des études et l’utilisation de travailleurs « Presta » traduisent une stratégie opaque financièrement et court-termiste, néfaste pour les cheminots de la SNCF comme pour les prestataires.

Cette filialisation et ces externalisations en cascade engendrent des surcoûts pour les projets ferroviaires et des pertes de compétences énormes dans les domaines du bâtiment, des ouvrages d’art et de la voie.

Le ferroviaire est un domaine « complexe », il a besoin d’une maîtrise parfaite des processus, qui s’acquiert sur un temps long et uniquement dans l’entreprise SNCF.

Outre le dumping social réalisé sur ces ingénieurs et techniciens précaires, cette politiqueؘ RH est financièrement et stratégiquement absurde. Les cheminots des pôles Études considèrent ces prestataires comme leurs collègues. C’est pourquoi l’Union fédérale des cadres et maîtrises CGT (UFCM-CGT) revendique l’embauche immédiate de tous les prestataires qui le souhaitent et la réinternalisation des études.

De bonnes conditions pour bien travailler !

Le refus du flex office, qui rend le télétravail obligatoire, apparaît comme une évidence pour les cheminots des PRI.

Pour ce qui est du télétravail, il nous faut gagner un cadrage, et il doit se faire uniquement sur la base du volontariat. Ses limites ont été pointées en ce qui concerne l’animation des collectifs de travail.

Cheminots et prestataires, ensemble, mettons fin à cette hémorragie des savoirs !
« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.
Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.
Ensemble, donnons-nous un avenir !

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REFUSONS UNE MORT ANNONCÉE ! DÉFENDONS UNE INGÉNIERIE UTILE !

Ingénierie du Matériel

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

Au banquet du démantèlement du service public ferroviaire, les ingénieries font partie du menu. En effet, une restructuration a rattaché directement l’Ingénierie à la direction du Matériel, déconnectant de fait les anciens pôles Ingénierie du Matériel de la vision terrain.

En renommant ceux-ci « clusters », la Direction espérait voiler une stratégie pour faciliter la revente à la découpe de cette activité essentielle.
Plusieurs phénomènes sont à l’oeuvre pour faciliter ce dépeçage en règle.

Une vision purement comptable

Les études d’ingénierie sont désormais soumises à la validation des activités. Ce changement est loin d’être anecdotique. Il révèle la volonté de la direction de l’entreprise de ne faire passer l’ingénierie que comme un poste de dépense sur lequel on peut réaliser des économies afin de faire baisser les coûts de maintenance, au lieu de considérer que c’est une activité essentielle et un investissement durable pour le domaine.

Malheureusement, les dossiers d’appel d’offres engagés par les différentes régions pour l’ouverture à la concurrence poussent comme des champignons !

Les contrats étant établis pour une durée de dix ans, toutes les parties prenantes sont de plus en plus réticentes à mettre la main au portefeuille pour développer des réponses à des besoins qui ne leur profiteront peut-être jamais.

Le risque est de se retrouver avec une maintenance à deux vitesses, des règles à géométrie variable, des ordres de modification sélectifs selon le niveau d’engagement des autorités organisatrices et donc des politiques à court terme, plutôt que de se soucier de la sécurité ferroviaire et des investissements sur le long terme.

Masteris : le loup dans la bergerie

La société Masteris était censée vendre de la prestation d’ingénierie ferroviaire à des sociétés tiers qui ne voulaient pas s’embarrasser de frais de recherche et développement.

Mais, au fil du temps, cette filiale est en passe de devenir l’interlocuteur unique des autorités organisatrices des transports (AOT) pour répondre aux besoins d’études d’ingénierie sur le matériel roulant leur appartenant.

Voilà comment, si l’on n’y prend pas garde, on organise la casse d’une branche essentielle à la sécurité ferroviaire !

« L’humain au cœur de la performance », disait un ancien directeur du Matériel ?

Enfin, prenant exemple sur l’ex-président Pepy, qui faisait l’apologie de la gestion des entreprises automobiles, la direction du Matériel a lancé, depuis quelques années, une grande campagne de dévalorisation des métiers de l’ingénierie.

Une des premières méthodes sournoises, bien connue des DRH du secteur automobile : l’appel à des travailleurs externes et précaires. Intérimaires chez Renault, ex-PSA (devenu aujourd’hui Stellantis) ou bien Toyota, ce phénomène prend forme à l’Ingénierie du Matériel SNCF avec un recours massif à des sociétés prestataires qui s’implantent dans nos bureaux.

Cette flexibilité de l’emploi, chère aux libéraux qui nous dirigent, alloue une variable d’ajustement (à quel prix ?) pour absorber les variations de charges que nous subirons au gré des changements de propriétaire des contrats de maintenance du matériel appartenant aux différentes AOT. Il nous faudrait au contraire planifier les opérations de maintenance sur la vie des engins.

Tout cela, enrobé dans un prétexte d’indisponibilité des ressources en interne, tant du point de vue physique (manque d’attractivité de l’ingénierie) qu’intellectuel (les cheminots ne disposeraient, soi-disant, pas des connaissances nécessaires à la tenue des différents postes).

Et pourtant, à longueur d’année, la Direction ne cesse de nous répéter que l’entreprise est l’une des entreprises en France dotée du plus gros budget pour la formation.

Que prétendent nos dirigeants ?

Les cheminots n’auraient-ils que des bras et pas de cerveau ?

Sont-ils à ce point sous-qualifiés qu’il faudrait dépenser « un pognon de dingue » pour les mettre à niveau ?

Ou cacheraient-ils des intentions plus cyniques ?

« Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ! » Or leurs politiques de sous-traitance, de cloisonnement, de contractualisation conduisent à la perte de savoir et de maîtrise technique. C’est le lien entre la maintenance et l’ingénierie avec le retour d’expérience qui permettra de donner un avenir au ferroviaire.

Tout ceci n’est pas inéluctable !

La Fédération CGT des cheminots appelle donc toutes les cheminotes et tous les cheminots de l’Ingénierie du Matériel à prendre conscience des enjeux qui pèseront sur eux dans les années à venir et à réagir face aux attaques qu’ils subissent au quotidien.

Étant par nature force de proposition, la CGT établira, avec les cheminots des ingénieries, un cahier revendicatif spécifique.

Nous vous invitons donc à vous rapprocher des militants de la CGT afin d’échanger sur les problèmes et les besoins et de construire ensemble les futures actions de l’Ingénierie, qui devront, bien entendu, être à la hauteur des attaques que nous subissons.

« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.
Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.

Ensemble, donnons-nous un avenir !

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PROJET DENSITÉ LA CGT FAIT BOUGER LES LIGNES !

Flash Info

| Maîtrise et cadres UFCM

L’UFCM-CGT avait déposé début d’année une demande de concertation immédiate (DCI) auprès du GPU sur le projet Densité de transfert partiel des informaticiens des UPI des ASTI vers e.SNCF. Lors de cette réunion, l’UFCM-CGT s’était insurgée contre l’incohérence du découpage des UPI, avec notamment la séparation des TAM dans deux sociétés différentes.

Par ailleurs, deux concertations spécifiques de projet (CSP) étaient organisées par SNCF Réseau. Lors de la première réunion, l’UFCM-CGT avait défendu les revendications déjà argumentées lors de la DCI face à e.SNCF.

Grâce aux interventions de l’UFCM-CGT et à la mobilisation des nombreux TAM en grève le 31 mars 2022, les directions de e-SNCF et SNCF Réseau ont revu leur copie !

UNE DEUXIÈME CSP QUI ACTE DES AVANCÉES POUR LES CHEMINOTS !

  • Transfert de tous les TAM vers e.SNCF (pas de scission entre les applicatifs Réseau et la bureautique) ;
  • Maintien du lieu principal d’affectation (hors projets immobiliers en cours ou à venir) ;
  • Maintien des régimes de travail (pas de régime siège à 114 repos et conservation du régime établissement à 122 repos) ;
  • Tous les agents de qualification E (dont les contractuels) en tableaux de service ;
  • Pour les cadres transférés, pas d’obligation à passer au forfait jours s’ils n’y sont pas encore ;
  • Suivi de la situation des DU dont le poste est supprimé avec les organisations syndicales.

L’UFCM-CGT continuera de défendre sa vision du métier, au plus proche des utilisateurs, avec une assistance téléphonique réinternalisée et de vrais parcours professionnels. Nous avions d’ailleurs déjà présenté cette vision détaillée dans notre tract du 7 février 2022 (consulter le tract).

De même, l’UFCM-CGT sera particulièrement vigilante, au cours des prochaines échéances, quant aux autres points portés lors de la DCI.

L’UFCM-CGT vous invite à débattre de ces avancées. N’hésitez pas à contacter les militants de la CGT !

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DÉPOSONS NOS REVENDICATIONS LE 31 MARS À PARIS !

Informaticiens en ESTI / ASTI

| Maîtrise et cadres UFCM

Un projet d’ampleur de restructuration des UP Informatiques des ASTI/ESTI inquiète fortement les agents de ces services. La CGT a déposé une DCI afin de mesurer les intentions de la direction et de porter les revendications.

Le 31 mars, les informaticiens doivent se faire entendre.

Lors de la réunion de conciliation le 22 mars 2022, la CGT a été reçue par la seule direction de e.SNCF. La fracture politique et structurelle entre SNCF Réseau et e.SNCF montre une immense méconnaissance des ressources techniques informatiques actuelles et propose un projet qui ne répond pas concrètement aux besoins des informaticiens et des utilisateurs des postes informatiques.

Si la direction de e.SNCF veut tenir des propos rassurants, elle démontre également son impréparation. D’ailleurs, le projet semble prendre du retard. Certes, après des années de politique d’externalisation qui provoque une insatisfaction effective des utilisateurs et des informaticiens, une stratégie d’internalisation est affichée. Les informaticiens, avec la CGT, avaient raison. Il n’est jamais trop tard pour reconstruire, surtout que les enjeux de maîtrise de la production et de sécurité sont évidents.

Pour autant, le projet est marqué d’une volonté de fracturer les informaticiens entre Réseau et e.SNCF. C’est un risque pour la proximité et les parcours pro, en plus d’être un casse-tête en pratique.

C’est pour cela que la CGT a posé les revendications suivantes :

  • le maintien et le développement des techniciens d’assistance et de maintenance informatique en proximité pour intervenir sur la bureautique mais aussi sur des applications liées aux circulations des trains ;
  • la possibilité de dispenser une sensibilisation à la cybersécurité auprès des utilisateurs, mais aussi des aides pour l’utilisation de programmes et le développement de nouveaux services transversaux (impression 3D, SharePoint…) ;
  • une augmentation de 30 % du cadre d’organisation (internalisation et nouveau service), un plan de 100 recrutements par an doit être mis en place ;
  • l’internalisation des centres d’appel en proximité par des techniciens qui connaissent les interlocuteurs ;
  • l’embauche des prestataires, intérimaires et alternants ;
  • le développement, en interne, d’une véritable filière des métiers de l’informatique, avec une formation initiale et continue ;
  • un parcours professionnel englobant les correspondants informatiques des établissements (TAM, référents techniques, administrateurs et techniciens réseau, correspondants des systèmes d’information d’établissement…) ;
  • une stratégie pour l’emplacement des serveurs de données en territoire et nationaux.
  • 10 % du temps de travail en UP informatique dédié à la formation ;
  • l’arrêt de la forfaitisation des prestations ;
  • la mise en place de tableaux de service et l’organisation de l’astreinte.

Le 31 mars 2022, avec l’ensemble des cheminots, victimes des mêmes politiques, agissons ensemble !

La CGT déposera les cahiers de doléances et le cahier revendicatif des informaticiens :

LE 31 MARS, TOUTES ET TOUS ENSEMBLE
À LA MANIFESTATION NATIONALE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL À PARIS !

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La vraie info - Le JT des cheminots

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04 juillet 2022

Les cheminots de la gare SNCF de Sète en grève illimitée tout l’été

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