32 HEURES : UNE NÉCESSITÉ POUR LE SERVICE PUBLIC ET NOS CONDITIONS DE VIE !
Temps de travail
À la SNCF, qu’on soit à la conduite, à l’Équipement, en gare, ASCT, au Matériel et même dans les cabinets médicaux, quel que soit son grade, l’exigence de sécurité et de service public est totale. Pourtant, la réalité de nos métiers se durcit face aux logiques de rentabilité. La Fédération CGT des cheminots propose d’agir pour le progrès social et revendique, entre autres, la mise en place des 32 heures sans perte de salaire.
La bataille sur le temps de travail est plus que jamais d’actualité au sein de la SNCF. Elle s’accentue aujourd’hui au gré des offensives patronales et gouvernementales qui visent l’augmentation de notre charge de travail et la flexibilité à outrance.
La Direction envisage clairement d’élargir le champ de ses attaques à l’ensemble des cheminots. Aussi, la concurrence qui s’installe est un prétexte pour s’atteler à la déstructuration du temps de travail.
La Fédération CGT des cheminots, outre le fait de combattre pied à pied chaque projet de régression sociale, veut gagner des avancées concrètes pour l’ensemble des cheminots et porte les 32 heures de travail par semaine.
POURQUOI LES 32 HEURES À LA SNCF ?
- Pour mieux répartir la richesse produite par les travailleurs.
- Pour compenser l’impact du travail de nuit, des week-ends et de la charge mentale liée à la sécurité ferroviaire.
- Améliorer nos conditions de vie : permettre à chaque cheminot de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.
- Créer des emplois : face au sous-effectif chronique, le passage aux 32 heures est le levier pour embaucher massivement et assurer la pérennité du système ferroviaire.
Contrairement aux discours ambiants, portés par la caste libérale travailler plus n’est pas vecteur de progrès !
HALTE À LA RÉGRESSION !
Le gouvernement et la Direction cherchent à augmenter la durée du travail. Nous répondons par le progrès social. Travailler moins, c’est aussi garantir un service public de meilleure qualité pour les usagers.
Ainsi, la Fédération CGT des cheminots revendique dans la filière Trains la réduction du temps de travail à 32 heures. C’est possible et c’est progressiste !
985 emplois d’ASCT en plus ! Davantage d’ASCT à la production permettra de détendre les roulements, de mieux accorder les congés et d’accompagner les trains dans de meilleurs conditions.
Passer aux 32 heures, c’est 18 jours de repos en plus pour chaque ASCT. 3 semaines complètes de gagnées pour souffler et vivre, tout simplement.
- Le passage à 32 heures permettra d’améliorer les conditions de travail en commençant par revoir l’encadrement des repos. La CGT revendique le 8-18 heures. Cela permettrait notamment la mise en oeuvre du 4+3 (4 jours de travail consécutifs suivi de 3 repos).
- Des repos à résidence pouvant aller jusqu’à 87 heures de repos consécutives à la maison.
- Des repos hors résidence rallongés à 10 heures minimum afin de prendre en compte les temps de repos liés à l’éloignement des résidences Orféa et autres solutions hôtelières.
La mise en place d’une grille de roulement CGT garantira :
- 72 repos doubles (et triples) ;
- 24 dimanches ;
- 22 samedis-dimanches ou dimanches-lundis.
- Elle augmentera au minimum de 15 % les effectifs d’une résidence.
L’idéologie patronale est construite pour combattre chaque proposition progressiste. Il faudra donc aller chercher chaque avancée par la mobilisation, comme nous l’avons fait pendant la grève contre la réforme des retraites en 2023, permettant d’arracher la CAA.
Pour un ASCT, c’est 120 jours de travailen moins, arrachés au patronat !
Alors, le 10 juin 2026, dans un cadre unitaire, la grève pour stopper les restructurations, pour combattre la souffrance sociale dans l’entreprise, le dumping social dans la branche et maintenir nos droits est nécessaire.
Pour autant, nous devons saisir l’occasion pour gagner le progrès, face à une Direction qui, elle, vise, les reculs partout sauf pour ses profits !
Le 10 juin 2026, dans un cadre unitaire, agissons par la grève pour :
- stopper les restructurations ;
- combattre la souffrance sociale dans l’entreprise ;
- maintenir nos droits !
- Agissons pour de nouvelles conquêtes sociales !
LES 32 HEURES, C’EST POSSIBLE ! IMPOSONS-LES PAR LA GRÈVE, LE 10 JUIN !














