Fédération CGT des Cheminots


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PORT DU GILET ROUGE, LA NOUVELLE LUBIE

Conditions de travail

| ASCT

La Direction Voyages a unilatéralement décidé de doter d’un gilet rouge les agents du sol et du bord participant aux accueils / embarquements des TGV InOui.

Ce port rendu obligatoire à compter du 16 septembre, s’accompagne d’un rectificatif à venir de la VO 773. Ainsi, les ASCT, les agents d’Escale et tout cheminot qui participera aux A/E se verront prochainement dotés d’un gilet rouge.

La volonté de la direction de ne faire qu’un seul et même métier Escale / ASCT passe aussi par là.

« Besoin de rassurer, d’être visible, identifiable en gommant les métiers. » Ces quelques éléments de langage extraits du dossier présenté au CSSCT concerné sont éloquents. Sous le couvert fallacieux d’augmenter la visibilité des cheminots par les usagers, notamment dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, la volonté réelle de la direction Voyages est de franchir un pas supplémentaire dans l’attaque de nos métiers.

Obligatoire été comme hiver, le port du gilet entrera dans le baromètre Qualité et, de facto, dans la notation des agents. Par ce même artifice, la direction s’inscrit pleinement dans l’effacement de nos métiers, déjà caractérisé par la volonté de certains axes de mettre en oeuvre une polyvalence à outrance, en piétinant au passage le dictionnaire des filières. C’est dans la continuité de la mise en place des ESV, des tenues similaires, ou de l’outil technologique Cosmo.

Afin d’enjoliver son projet, la direction cherche à gagner les agents en jouant sur leur souci de rendre une bonne qualité de service aux usagers, tout en les rassurant (tissu léger pour ne pas avoir chaud l’été, aucun risque Sûreté, pas de sujet SST, nettoyage simple et obtention de points supplémentaires Clean Way à l’étude…). Bref, elle joue l’apaisement pour poursuivre le chemin de l’éclatement du métier par la séparation définitive des activités.

Cependant, la direction n’amène aucun élément tangible sur différents sujets, notamment celui de la sûreté. Enfin, la présentation dans les CSSCT et non en CSE, démontre sa volonté d’édulcorer les conséquences du port du gilet rouge. Jusqu’à présent, il y a toujours eu une présentation nationale des éléments touchant à la tenue avant une présentation dans les CHSCT.

La CGT constate une dérive supplémentaire qui s’ajoute à celles constatées ces dernières semaines, tant sur la VO 178 que sur les primes de langue. En effet, là-aussi, sans concertation, des directions d’activité ont décidé de refaire passer des constats de langue par des entreprises « agréées » sur rendez-vous et par téléphone.

La CGT n’est pas dupe des « arguments » de la direction concernant le port du gilet rouge. C’est un stratagème de plus qui s’inscrit dans un processus insidieux qui a pour but de déguiser le véritable objectif : la fusion des métiers et l’encloisonnement des cheminots par activité.

LA FORCE DU MÉTIER D’ASCT RÉSIDE DANS L’UNICITÉ DE CELUI-CI. ENSEMBLE, NE LAISSONS PAS FAIRE LA DIRECTION SNCF.

LA CGT INVITE LES ASCT À FAIRE ENTENDRE LEURS REVENDICATIONS LE 24 SEPTEMBRE 2019 !

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NOUVELLE PROVOCATION DE LA DIRECTION

RH657

| Services communs

Fin 2018, les cheminots de la SUGE, très largement mobilisés et rassemblés, exprimaient de fortes attentes s’agissant de leurs conditions de travail et notamment sur la question de la stabilité de leur programmation.

Dans le cadre des négociations imposées par le rapport de forces des cheminots de la SUGE, la direction de la sureté, affirmant avoir entendu le message, s’engageait à rapidement proposer des solutions d’amélioration. La direction de la sureté vient enfin de dévoiler sa proposition répondant, selon elle, aux revendications portées 9 mois plus tôt par les cheminots de la SUGE : la réécriture du RH 657 « modalités d’application de l’accord national 35 heures au personnel de la SUGE ».

Une programmation « imprévisible » en toutes circonstances !

En fait de réécriture, la direction de la sureté vient instaurer de nouvelles règles s’agissant des délais de prévenance pour modifier l’utilisation de l’agent SUGE. Faisant disparaitre le seul délai de prévenance existant jusqu’à lors (10 jours de prévenance au seul motif de circonstances exceptionnelles et accidentelles), la direction de la sureté profite de ce qu’elle considère comme un simple toilettage pour inclure dorénavant une liste conséquente de motifs lui permettant de modifier la programmation des agents de la SUGE (délai de prévenance de 10 jours, 3 jours, 24 h ou 1 heure selon le motif).

Signé par l’UNSA et CFDT en août 2016, l’accord sur l’Organisation du Temps de Travail (OTT) prévoyait la mise en place d’un groupe de travail paritaire sur l’actualisation dans les 6 mois suivant la signature de l’accord, sans remettre en cause les dispositions du RH 657 les plus favorables aux agents. Pourtant, et bien que régulièrement sollicitée par la CGT pour respecter cette disposition, la direction de la sureté a systématiquement balayé la mise en place de ce groupe de travail au motif d’un désaccord avec les deux organisations syndicales signataires de l’accord.

Accord ou mesures unilatérales ?

Aujourd’hui, c’est donc sans aucune négociation que la direction de la sureté impose une nouvelle mouture du RH 657 avec pour objectif principal d’avoir une très grande souplesse dans l’utilisation du personnel (les nouveaux délais de prévenance pouvant lui permettre à l’avenir de modifier une journée de service jusqu’à 24h avant ou l’horaire de service jusqu’à une heure avant celui initialement prévu).

Lors de la bilatérale avec la direction de la sureté le lundi 9 septembre dernier, la CGT rappelait son désaccord tant sur le fond que sur la forme, en précisant notamment qu’en présence d’un accord d’entreprise, c’est ce dernier qui doit primer sur l’accord de branche (notamment s’agissant de la question des délais de prévenance).

Pour autant, la direction persiste et signe. Par ailleurs, elle précise que, si le nouveau contenu du RH 657 est une décision unilatérale de l’entreprise, cette décision serait, selon ses dires, partagée par les organisations syndicales UNSA et CFDT signataires de l’accord…

Avant la mise en application du RH 657, prévue au 1er janvier 2020, ce règlement devra être soumis à l’avis des représentants du personnel (CSSCT et CSE) avant d’être présenté en commission de validation tel que prévu par l’article 49 de l’accord sur le temps de travail.

Lors de la CSSCT du mercredi 11 septembre 2019, la délégation CGT s’est opposée au projet du RH 657 en votant contre le contenu du texte présenté. Elle exprimera le même avis lors d’une prochaine réunion plénière du CSE, lorsque le sujet sera porté à l’ordre du jour.

La mouture du RH 657, telle que voudrait l’imposer la direction de la sureté, est néfaste pour les cheminots de la SUGE, pour leurs conditions de travail, pour la stabilité de leur programmation ou encore pour l’équilibre vie professionnelle/vie privée. Quand elle prétendait avoir clairement entendu le mécontentement des cheminots de la SUGE fin 2018, la direction de la sureté revient 9 mois plus tard avec pour seule réponse un texte de régressions sociales pour les agents du service.

La CGT appelle les cheminots de la SUGE à interpeller leurs dirigeants de proximité et DZS en exigeant l’ouverture de réelles négociations sur la réécriture du RH 657 devant intégrer de nouveaux droits prenant en compte les revendications sur les conditions de travail.

LE 24 SEPTEMBRE, JOURNÉE D’ACTION INTERPROFESSIONNELLE,

AGISSONS PAR LA GRÈVE POUR FAIRE ENTENDRE NOS REVENDICATIONS !

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NOUVELLE VICTIME DE LA RÉFORME DU FERROVIAIRE

Prime de Traction

| La réforme du système ferroviaire

Dans la continuité de la mise en place de la réforme du ferroviaire, la direction étend son oeuvre de destruction de tous les systèmes contribuant à l’unicité des activités. La nouvelle victime de cette politique de détricotage est le système de primes de traction.

Jour après jour, chaque activité devient de plus en plus autonome ; le système de primes de traction actuel apparait pour nos dirigeants comme une épine dans le pied car unificateur de la production des ADC.

La CGT a toujours expliqué que ce système était injuste et obscur (trop peu de personnes connaissent exactement la méthode de calcul) mais elle reconnaît qu’il a l’avantage d’être un système intégrateur dans le sens où l’ensemble des activités y participait, FRET compris.

La prime complémentaire (PC) est issue de la mise en commun de l’ensemble des kilomètres réalisés par les conducteurs de toutes les activités. Cette somme, fruit des kilomètres parcourus, donne au niveau national une enveloppe équivalente pour la prime complémentaire. Cette PC est redistribuée à l’ensemble des roulements quelle que soit leur activité. Mais, pour nos dirigeants, cette pratique est insupportable. Ils souhaitent une autonomie totale de chaque activité afin de faciliter l’ouverture à la concurrence.

Chaque activité souhaite faire exploser ce système de primes afin de mettre en place son propre système ne reposant sur aucune garantie nationale. Les activités espèrent ainsi pouvoir peser sur le niveau des primes de traction dans le cadre de la concurrence. Une telle perspective ne viendrait qu’aggraver les injustices du système actuel.

Le système actuel génère de trop grands écarts entre les roulements les plus rémunérateurs et ceux qui le sont moins et de fortes disparités sur les niveaux de pensions des ADC.

Aussi, la direction se sert de ce système comme moyen de pression pour faire accepter sa politique de répartition de la charge de travail en favorisant tel ou tel roulement, ce qui le rend particulièrement injuste.

En effet, des roulements ayant un nombre de kilomètres journaliers identiques peuvent voir leurs primes complémentaires placées à des niveaux différents selon la volonté de la direction.

La CGT revendique un système intégrateur, juste et compréhensible par l’ensemble des conducteurs. Chaque ADC doit être en capacité de calculer le montant de sa prime de traction.

Une prime de base garantie journalière doit être incluse, ce qui contribuerait à une meilleure rémunération en cas de maladie ou de blessure hors service.

Cette évolution doit être réalisée sans aucune baisse de prime pour tous les conducteurs.

Bien évidemment, les différents taux composant la prime de traction doivent être augmentés car les primes de traction, tout comme les salaires, subissent un gel depuis plus de cinq années consécutives, alors que la productivité s’accentue. Il n’y a donc eu aucun retour sur la productivité pour l’ensemble des conducteurs.

Le 24 septembre 2019, mobilisons-nous pour défendre nos revendications !

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POURQUOI LA CGT NE PARTICIPERA PAS À L’ATELIER DE LA TRANSFORMATION

Réforme du ferroviaire

| La réforme du système ferroviaire

La Direction veut organiser une pseudo consultation appelée « atelier de la transformation », pilotée par 4 « personnalités ». Il s’agit d’une technique managériale bien connue qui consiste à associer les salariés (ou leurs représentants) à une discussion sur les aménagements d’un projet, afin de leur en faire accepter le cadre sans aucune négociation.

La CGT n’est pas d’accord avec le cadre de la réforme ferroviaire, comme de nombreux cheminots. Nous ne nous contenterons pas de discussions cosmétiques. Si le cap est maintenu par le Gouvernement et la Direction SNCF, le recul social sera important, atelier de la transformation ou pas. Ce sont bien les axes fondamentaux du projet qui doivent être changés.

DES AXES INACCEPTABLES

La réforme se traduit par de nouvelles contraintes économiques qui se reportent sur les cheminots.

La Direction casse l’emploi et veut profiter de la suppression du Statut pour remettre en cause toutes les règles qui protègent un peu les agents (promotions, sanctions, congés, taquets sur le temps de travail…). Elle veut notamment diviser les cheminots et imposer des règles différentes entre les Sociétés Anonymes.

Accepter ce cadre, c’est se condamner à valider les reculs sociaux et à discuter sur des points insignifiants (quels critères pour le choix de la compagnie qui gérera la mutuelle obligatoire, etc…).

Les cheminots organisés par la CGT ne peuvent s’y résoudre.

DES « PERSONNALITÉS » QUI CONFIRMENT L’ARNAQUE DE LA DÉMARCHE

4 « personnalités » dites « extérieures » sont censées garantir la prise en compte de l’avis des cheminots. Mais le casting est tellement caricatural qu’aucune confiance ne peut être accordée à cet atelier patronal :

Bruno METLING : ancien DRH de France Télécom de 2010 à 2015, auteur d’un rapport en 2015 qui a inspiré une partie de la loi El Khomri sur le casse du Code du travail (notamment sur le forfait jours) …

Carole COUVERT : présidente de la CFE-CGC de 2013 à 2016, négociatrice de l’adossement de la caisse du régime spécial de l’Energie à la Sécu, signataire du pacte de responsabilité en 2014.

Olivier MAREMBAUD : ancien dirigeant SNCF, président de Kéolis puis Directeur délégué Fret de 2006 à 2008 (il a mis en place en 2007 l’un des plans qui ont affecté durablement l’activité).

Bénédicte TILLOY : ancienne dirigeante SNCF, responsable de la mise en place du yield management, de la modernisation des trains Corail et des trains de nuit, des investissements SNCF liés au Grand Paris… Nous en voyons aujourd’hui les résultats.

CE QUE LA CGT REVENDIQUE

Il faut remettre sur la table la question du financement du système ferroviaire. La hausse des investissements nécessaires pour rattraper 40 ans de retard ne peut pas reposer sur « l’argent magique » de la productivité. Il manque 1,5 milliard par an et il est de la responsabilité de l’Etat d’apporter cette somme au titre du financement du service public. Cela permettrait de financer les infrastructures et de desserrer l’étau des suppressions d’emploi dans toutes les activités.

La CGT exige également l’arrêt de la politique de dumping social (ré-internalisation des charges de travail sous-traitées, CCN ferroviaire de haut niveau pour étendre les droits à tous les salariés de la branche, maintien du Statut et du régime spécial, élévation des droits des cheminots contractuels pour les amener à égalité des « statutaires »…).

Une simple discussion ne suffira pas. La Direction et le Gouvernement lâcheront seulement s’il y a contrainte. La CGT continue donc d’appeler les cheminots à établir un nouveau rapport de forces dont l’intensité déterminera si nous parvenons à remettre en cause les axes principaux de la réforme, ou seulement à en modifier le contenu. Cela dépend de nous !

Nous pouvons faire autrement !

Commençons dès le 24 septembre prochain !

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LA CGT CONTRAINT LA DIRECTION À SE JUSTIFIER ET À S’ENGAGER !

Info VO178

| ASCT

Le 22 juillet, une note abrogatoire de la VO 178, applicable au 1er août 2019, était produite par la direction.

La fédération CGT des cheminots a donc écrit à la direction Voyages afin de lui faire part de son désaccord et exiger sa réactivation immédiate.

Manifestement embarrassée, il aura fallu la publication d’un tract d’information aux cheminot-e-s et une relance à la direction pour qu’elle réponde à la CGT.

Cette dernière a confirmé l’abrogation du 1er août 2019 intervenue à la suite, selon elle, d’une demande de l’EPSF (Etablissement public de sécurité ferroviaire) lui enjoignant de supprimer les règlements SNCF « vieillissants ».

Demande que la direction a satisfaite en plein coeur de l’été…. pour un texte qui, elle l’admet, «ne le nécessitait pas ». Ce serait une banale erreur.

Dans son courrier de réponse, la direction s’engage donc à réactiver la VO « inchangée ».

RESTE QUE…

La CGT demeurera vigilante pour s’assurer que cette réactivation intervienne effectivement sans modification du cadre règlementaire.

La CGT n’est pas en mesure de juger du caractère intentionnel de cette abrogation et des délais, nettement plus longs, nécessaires à sa réactivation. Mais elle n’est pas naïve.

L’EPSF a régulièrement bon dos pour justifier des coupes budgétaires et réglementaires que la SNCF engage, à l’instar du sujet autorisations de départs et mise en mouvement des trains.

La vigilance et l’action de la CGT dans l’intérêt des ASCT ont payé.

La CGT appelle les ASCT et les personnels des ESV à agir ensemble et à participer massivement à l’action du 24 septembre.

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LES PENSIONS BAISSENT ! LES DIVIDENDES EXPLOSENT !

Appel à la mobilisation

| Retraités UFR

Cet été n’a pas inversé, bien au contraire, la politique ultralibérale menée à pas de charge par le gouvernement sous l’impulsion du Président de la République au service de la finance.

La CGT ne délire pas en affirmant cela, les chiffres parlent et sont démonstratifs de cet état de fait.

Des riches de plus en plus riches

Les dividendes versés aux grandes entreprises, aux actionnaires Français pour le deuxième trimestre 2019 représentent un pactole de 46 milliards d’euros, soit une augmentation de 3,1% par rapport à la même période en 2018.

« Ce pognon de dingue » vient se rajouter aux multiples cadeaux faits par ce gouvernement et son Président des riches en direction des plus fortunés. La suppression de l’Impôt sur la fortune, les 230 milliards d’aides diverses accordées au capital chaque année prises sur nos impôts et le budget de la sécurité sociale, ainsi que les 100 milliards de fraude et les 80 milliards à l’évasion fiscale, sont quelques exemples des effets de cette politique qui favorise en permanence les plus riches au détriment du plus grand nombre.

Et pendant ce temps-là, les retraités voient leurs conditions de vie fortement se dégrader !

En effet, pour compenser ces cadeaux aux plus riches, les retraités sont la cible « privilégiée » d’Emmanuel Macron. Depuis son élection, il a augmenté la CSG de 25%, maintenu le quasi blocage des pensions, pire, il a désindexé les pensions du coût de la vie.

Après le blocage des pensions en 2018, il accorde en 2019 une augmentation de 0,3%, alors que l’inflation sera de l’ordre d’1,6%. Au total sur les années 2018, 2019 et 2020, ce sont 2 mois de pensions sacrifiés pour les retraités.

A la SNCF, au travers de la réforme du ferroviaire de 2018, les droits des retraités sont remis en cause !

Sur fond de démantèlement du service public ferroviaire, cette néfaste réforme fait qu’à partir du 1er janvier 2020, il n’y aura plus d’embauches à Statut. Cette décision, ajoutée aux cheminots qui pourraient être transférés et rattachés au régime général, amènerait le régime spécial de retraite et de prévoyance à devenir un régime « fermé » au 1er janvier 2020.

A court terme, le risque serait grand de voir les prestations du régime et les droits des cheminots retraités, de tous les cheminots retraités, alignés sur celui de la sécurité sociale avec :

  • La réduction des remboursements des soins de ville et d’hospitalisation ;
  • La remise en cause des prestations spécifiques pérennes et non pérennes.

Cette réduction des droits aurait pour conséquence l’augmentation du reste à charge pour les malades, l’obligation d’une complémentaire santé avec une augmentation importante des cotisations.

La mise en œuvre d’une telle réforme du ferroviaire avec la généralisation de la concurrence, interroge également fortement sur l’avenir de nos activités sociales et de nos facilités de circulation et ceci pour les actifs et les retraités.

Cette réforme reste donc inacceptable et doit être combattue et remise en cause !

ÇA SUFFIT, AGISSONS ENSEMBLE POUR :

  • Gagner la revalorisation des pensions directes et de réversion et un retour à l’indexation sur les salaires avec une pension minimale au niveau du SMIC à 1800€ brut mensuel ;

  • Annuler la hausse de la CSG pour tous les retraités et son abrogation ;

  • Maintenir et améliorer le Statut et notre régime spécial ;

  • Arracher des mesures pérennes sur la rematérialisation des feuilles de pension pour les retraités en difficulté avec internet et la mise en place de permanences de la CPR en proximité pour permettre aux cheminots d’y accéder ;

  • Que les moyens de la CPR soient en adéquation avec les besoins des affiliés ;

  • Empêcher les retraites par points au niveau interprofessionnel et améliorer notre système par répartition en mettant en oeuvre les propositions de la CGT.

Le 24 septembre dans l’unité actifs et retraités ;

Le 08 octobre, tous ensemble retraités à l’appel du groupe des 9 (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR, UNRPA)

AGISSONS EN MASSE POUR EXIGER SATISFACTION À NOS LÉGITIMES REVENDICATIONS !

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NOUS POUVONS FAIRE AUTREMENT !

Appel à la grève - Action interprofessionnelle du 24.09.2019

| Fédération

Les stratégies gouvernementales portent la remise en cause globale et profonde des droits collectifs. Celles-ci ne servent que les intérêts partisans de quelques-uns au détriment du plus grand nombre.

Ce qui est vrai pour la réforme des retraites l’est aussi s’agissant de la réforme du ferroviaire.

Pourtant, d’autres solutions existent.

Le projet Macronien vise à en finir avec le système de retraite intergénérationnel et par répartition avec, à terme, la mise en oeuvre d’un système par points, inégalitaire et aléatoire. Les cheminots sont évidemment concernés par cette réforme.

RETRAITES : LE SYSTÈME ACTUEL EST VIABLE, POURQUOI EN CHANGER ?

Notre système actuel par répartition doit, certes, être amélioré mais à qui fera-t-on croire que ce qui a été créé à la Libération dans un pays ravagé et ruiné par la guerre devrait se traduire, aujourd’hui, par une régression sociale dans une des plus grandes puissances économiques du monde ? Ce qu’il faut, c’est un autre partage des richesses ! L’argent existe !

CE QUE NOUS POUVONS ET DEVONS GAGNER

  • Développer l’emploi stable et qualifié : le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) estime que la baisse du taux de chômage à 7,4 % à l’horizon 2022 permettrait de dégager des ressources à hauteur de 0,4 point de PIB (près de 10 milliards d’euros). Un véritable retour au plein emploi à terme (3 % de chômage) permettrait de dégager des ressources encore plus importantes.
  • Augmenter les salaires : une augmentation des salaires de 3,5 % dégagerait immédiatement 6,5 milliards d’euros pour financer les retraites.
  • L’égalité salariale femmes/hommes rapporterait 5,5 milliards d’euros (source CNAV).

STOPPER LES EXONÉRATIONS, SOUMETTRE À COTISATIONS SOCIALES

Les lois de financement de la Sécurité Sociale pour 2018 et 2019 ont augmenté massivement les exonérations de cotisations sociales (suppression des cotisations salariales assurance maladie et assurance chômage, exonération des heures supplémentaires, transformation du CICE en exonération de cotisations sociales, etc).

La suppression de ces exonérations permettrait de dégager près de 20 milliards d’euros pour financer les retraites.

Soumettre à cotisations sociales l’intéressement, la participation, l’épargne salariale et l’épargne retraite rapporterait 10 milliards d’euros, qui pourraient être affectés aux retraites.

IL EST DONC POSSIBLE DE FAIRE AUTREMENT ! C’EST UN CHOIX POLITIQUE QUE NOUS DEVONS IMPOSER PAR LA MOBILISATION !

RÉFORME SNCF : POURQUOI NOUS POUVONS FAIRE AUTREMENT ?

Le président sortant de la SNCF communique sur les chiffres record de fréquentation de la période estivale ! Pourquoi déstructurer l’Entreprise Publique, casser le Statut de ses salariés et ouvrir à la concurrence quand les résultats sont au rendez-vous ? Le Statut d’EPIC et celui des cheminots ne sont pas un frein au fonctionnement de la SNCF ni à son développement.

Par contre, la casse de l’emploi cheminot, le recours massif à la sous-traitance, la gestion par activités et par produits, le rabougrissement de l’offre ferroviaire par la fermeture massive des guichets, de certaines gares, voire de certaines lignes, sont autant de choix au passif du président sortant qui empêchent de répondre totalement aux attentes des usagers et plus largement des populations.

  •  EMPLOI

La CGT a été reçue en DCI le 4 septembre dernier. Le bilan emploi parle de lui-même.

A fin juin, 1 800 recrutements ont été réalisés dans le GPF pour une prévision de 4 200 à 4 500 recrutements en 2019. La trajectoire emploi se dégrade au-delà de ce qui était prévu budgétairement : la direction a atteint en 8 mois ce qui était prévu sur l’année. Si la direction continue à ce rythme, nous atteindrons les 3 600 suppressions à fin 2019.

Les leviers pour recruter existent, contrairement à ce que dit la direction. Par ailleurs, 3 000 à 4 000 cheminots sont aujourd’hui placés dans les EIM et donc sans poste.

LA CGT EXIGE une campagne de recrutements et de régularisations immédiate au Statut et l’attribution de postes aux cheminots placés dans les EIM, en fonction de leur profil, de leur métier d’origine, de leur qualification.

  • SOUS TRAITANCE/EXTERNALISATION

Le tribunal de Bobigny a condamné la SNCF à consulter les instances représentatives du personnel concernant la mise en oeuvre des chantiers sous-traités. La direction doit stopper toute mise en oeuvre de chantiers de ce type sous peine d’une astreinte de 500 euros par jour depuis le 5 septembre 2019 en cas de non-exécution de l’ordonnance.

La direction ignore ce jugement et continue de tracer sa feuille de route !

La CGT exige le respect de cette ordonnance et appelle ses équipes à constater tout manquement à celle-ci, afin d’envisager les suites que nous jugerons utiles.

LA CGT EXIGE la ré-internalisation des charges sous-traitées, dans tous les domaines de l’entreprise dès lors que le savoir-faire existe en interne. Pourquoi faire faire quand on sait faire ? La sous-traitance représente un surcoût de 10 à 15 % totalement assumé par la direction. STOP !

  • FERMETURE GUICHETS, GARES, LIGNES

Le renoncement de la direction SNCF et du Gouvernement à assurer un service public ferroviaire pour tous et en tous points du territoire se traduit par un recul sans précédent de l’offre ferroviaire, notamment en proximité.

La réforme de 2018 vient accentuer ce phénomène. Devons-nous accepter sans broncher le dépeçage de nos gares et de nos lignes, le dynamitage en règle du FRET SNCF, la disparition du « train des primeurs », de l’auto train, des trains de nuit, des liaisons Intercités alors même que les besoins de transport, tant voyageurs que marchandises, s’accroissent face aux enjeux climatiques et environnementaux qui nous concernent tous ?

LA CGT RÉAFFIRME que la réforme ferroviaire de 2018 vise à en finir avec le train public, qu’elle ne répond pas aux attentes des populations. Elle ne sert que le dogme ultra libéral qui consiste à casser les services publics, les conditions sociales des salariés, la notion d’égalité de traitement et de cohésion sur le territoire national.

AVENIR DE NOS RETRAITES, DE LA SNCF :
NOUS POUVONS FAIRE AUTREMENT !

Commençons dès le 24 septembre prochain en participant massivement aux grèves et aux manifestations interprofessionnelles !

Un préavis national sera déposé par la Fédération CGT des Cheminots.

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IL EST URGENT D’AGIR !

Réorganisations

| Matériel

En provoquant des restructurations perpétuelles dans les ateliers au Matériel, en désorganisant la production de maintenance, la Direction M crée les conditions d’une désorganisation de la maintenance ferroviaire pour mieux la diviser voire de s’en débarrasser.

Le constat des dégradations commises sur le dos des cheminots s’impose. Sans l’intervention des cheminots, c’est un désastre annoncé.

Après la séparation des Technicentres Industriels et de maintenance courante, la perte de plus de 2 000 emplois en 3 ans, le rattachement de la maintenance wagons à MI (Techninat), le transfert des cheminots de la maintenance FRET à la future SA FRET, la création de Cluster ou autre Business Unit (BU), la mise en « plaques » des Bureaux Administratifs et l’effritement des pôles transverses de sécurité et de qualité …

…Voilà que l’entreprise s’attaque à l’ingénierie.

Cette situation mortifère pour les cheminots du Matériel exige une réaction de grande ampleur des cheminots de tous les collèges !

Les dégâts que cause cette politique de « minimalisation des coûts » et de « rationalisation des moyens » de la maintenance ferroviaire et le désordre qui règne dans la production de maintenance, ont des effets pervers et destructeurs pour les cheminots :

  • ils quittent l’entreprise en quête d’un emploi mieux payé et/ou moins anxiogène pour leur santé physique et mentale.
  • Les manques d’effectifs dans certains secteurs obligent les cheminots à de lourds et coûteux déplacements familiaux ;
  • Le transfert des cheminots du Matériel Fret dans une entité nationale (FRET SA au 1er janvier 2020) prive la maintenance d’une expertise métier indispensable à la maîtrise de la sécurité du transport de marchandises ;
  • Les Pôles Ingénierie Matériel pourraient être vidés de leurs connaissances et de leur maîtrise technique pour rendre notre outil de maintenance stérile. A l’instar des rames Regio2N, l’absence de moyens est flagrante pour manquer à ce point de solutions techniques afin de modifier et fiabiliser un matériel roulant qui pose énormément de problèmes depuis 2015 ;
  • la mobilité géographique se fait de plus en plus forte pour suivre les charges de travail en perpétuel mouvement ;
  • ils sont soumis à l’exposition ou à la suspicion d’exposition amiante, rendant les conditions de travail plus difficiles encore par un climat de tension au travail réellement anxiogène.

Il est temps d’inverser cette spirale du moins pire et de prendre les décisions qui rendront moyens, autorité et compétence aux véritables acteurs du ferroviaire, LES CHEMINOTS.

Il faut cesser d’accepter les dégradations importantes des conditions de travail, elles-mêmes dénoncées par la médecine du travail ainsi que l’Inspection du Travail partout où elle est sollicitée.

Même si certains sont tentés de le croire, la maintenance ferroviaire n’est pas à vendre et les cheminots du Matériel non plus ! Ils connaissent parfaitement leur métier. La maintenance ferroviaire n’est pas à prendre à la légère. Elle est gage de SÉCURITÉ, FIABILITÉ, PONCTUALITÉ et CONFORT.

La CGT demande aux cheminots du Matériel de s’opposer au dépeçage de la production de maintenance en utilisant les moyens mis à leur disposition, notamment le rapport de forces !

  • Nous réclamons un redimensionnement des Cadres d’Organisation pour un développement des compétences humaines et organisationnelles ;
  • Nous voulons des moyens matériels et humains pour réussir toutes les missions et réaliser un travail de qualité. Pour réussir cette évolution, nous avons besoin d’embauches anticipées d’au moins 6 mois pour permettre la transmission des savoirs en prenant en compte les évolutions techniques des nouveaux matériels ;
  • Nous exigeons l’adaptation des organisations de travail dans les Technicentres à l’homme en respectant le périmètre des métiers existants et les conditions de vie des cheminots ;
  • La remise en place et le renforcement des postes transverses (BA, IO, Ingénierie,…) nécessaires au fonctionnement de nos établissements que l’entreprise néglige et transforme pour les faire disparaître ;
  • Nous pouvons obtenir le développement des compétences d’ingénieurs et de techniciens pour mécaniser et fiabiliser le démantèlement ainsi que le désamiantage, afin de le rendre moins pénible et limiter au maximum les risques pour la santé des cheminots.

La CGT invite les cheminots à combattre les projets de la direction pour sauvegarder les technicentres industriels et de maintenance courante, maintenir l’outil de maintenance partout dans nos emprises SNCF et le développer.

Dès maintenant, partout où cela est possible, la Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots du Matériel à combattre toutes les formes de régression sociale et s’opposer au tricotage de l’entreprise SNCF.

LE 24 SEPTEMBRE, JOUR D’ACTION INTERPROFESSIONNELLE, FAISONS CONVERGER NOS REVENDICATIONS LOCALES ET NATIONALES PAR LA GRÈVE.

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QUAND LA SOUS-TRAITANCE DEVIENT HORS LA LOI !

| Équipement

Sans relâche, la CGT n’a de cesse de rappeler que la sous-traitance doit être stoppée. Désormais, c’est la justice qui le dit ! SNCF Réseau vient de se voir notifier par une ordonnance de référé du Tribunal de Bobigny, l’arrêt immédiat de toutes les opérations de sous-traitance, tant en maintenance qu’en travaux.

A compter du 5 septembre 2019, SNCF Réseau se voit donc contraint d’arrêter toute sous-traitance (maintenance et travaux). Ce jugement en référé du 01 aout 2019 appuie et conforte ce que la CGT porte. SNCF Réseau doit stopper la sous-traitance, cette politique mettant en danger l’avenir des cheminots.

L’expertise diligentée par le CE « Maintenance et Travaux » en 2018 démontrait que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure ne répondait avant tout qu’au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF.

Le risque majeur de l’externalisation est celui de la perte des compétences des cheminots SNCF.

Pourtant, nous le réaffirmons : c’est bel et bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité, en s’appuyant sur une connaissance fine du patrimoine.

Ce sont les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus serré et le transfert de l’activité vers des entreprises privées qui mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations..

Ces constats appellent bien à une réorientation stratégique, notamment par les mesures suivantes :

La ré-internalisation des charges de travail (travaux et maintenance courante) au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ;

Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ;

La responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures ;

Le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social.

LA SOUS-TRAITANCE COÛTE PLUS CHER QUE LES CHEMINOTS !

Si la direction décidait de passer outre cette décision, SNCF Réseau devrait s’acquitter d’astreintes de 500 euros par jour de retard et de 2 000 par infraction constatée.

Les malfaçons entraînent d’importants surcoûts. Des chantiers sont annulés ou bien encore stoppés. Des incidents graves surviennent. Pour la CGT, cette décision de justice doit permettre, avec les cheminots, de reprendre la charge de travail qui leur revient.

D’après les premiers échanges en plénière de CSE, la direction compte payer ! Comment, alors que la sous-traitance est déjà si gourmande en termes économique, la direction peut-t-elle vouloir s’acquitter de telles pénalités, n’est-ce pas idéologique ?

La CGT appelle les cheminots à s’emparer de ce jugement. Si des moyens financiers existent pour contourner la justice, la CGT exige que ceux-ci soient plutôt consacrés intégralement aux besoins des cheminots !

DES NÉGOCIATIONS DOIVENT S’OUVRIR. LES LEVIERS EXISTENT.

La CGT mettra tout en oeuvre pour que s’ouvrent partout des négociations. Cette décision doit peser et découler sur des garanties fortes en termes d’emploi, par l’embauche immédiate de 1 800 cheminots, au vu des démissions survenues en 2018 et 2019, l’arrêt immédiat du transfert des missions de sécurité au privé et le renforcement des collectifs de travail, ou encore des moyens de formation au plus près des cheminots.

C’est aux cheminot·e·s de prendre conscience des enjeux, leur métier et leur avenir sont en jeu. Ce référé est un levier supplémentaire pour inverser la politique mise en place par la direction.

La CGT continuera à s’opposer à toute forme de dumping social et pèsera sur le volet « Métiers » de la convention collective nationale en portant ses revendications afin de préserver l’intérêt et l’avenir de tous les cheminots !

L’engagement des cheminots de l’Equipement au côté de la CGT doit être immédiat et puissant !

LA MAINTENANCE ET LA SÉCURITÉ NE SE JOUENT PAS AUX DÉS !

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Livret « Aménagement du temps de travail »

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La règlementation et le temps de travail sont des éléments essentiels et structurants des conditions de vie et de travail des cheminot-e-s. Ce guide, réalisé par la Fédération CGT des Cheminots, a pour vocation d’aider à une meilleure compréhension et appropriation des différentes dispositions de l’accord sur l’organisation du temps de travail de 2016.

visuel_temps_travail-actuChaque disposition est commentée, analysée et accompagnée des propositions d’amélioration portées par la Fédération CGT.

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Cet accord n’a alors pas été signé par la CGT, car insuffisant en bien des aspects. Les négociations qui se sont tenues en 2016, ont abordé de manière concomitante l’accord d’entreprise et l’accord de Branche.

L’accord de Branche, d’un niveau encore moins élevé que l’accord d’entreprise, a alors été paraphé par plusieurs organisations syndicales représentatives. Leur signature a permis d’installer le dumping social dans la Branche avec des conditions d’utilisation du personnel qui impactent l’équilibre vie privée/vie professionnelle et la santé des salariés. Sans doute pensaient-ils qu’ils avaient sauvé les meubles pour les cheminots de la SNCF et que ces dispositions ne concerneraient que quelques milliers de salariés des Entreprises Ferroviaires privées…

Force est de constater que la nouvelle réforme ferroviaire de 2018 a acté l’ouverture à la concurrence et les transferts de personnels en cas de perte de marché, et que ces dispositions au rabais auront vocation à s’appliquer aux cheminots transférés.

L’explosion du Groupe Public Ferroviaire au 1er janvier 2020 ouvre également la voie à une différentiation du cadre social applicable dans les différentes entreprises. L’exemple de FRET SNCF avec sa filialisation annoncée en est la meilleure illustration. En effet, la Direction envisage de dénoncer les accords collectifs et singulièrement celui sur le temps de travail. Ce scénario pourrait se reproduire dans d’autres filiales ad-hoc qui verraient le jour à la suite de « marchés » remportés par SNCF Voyageurs dans le cadre de l’ouverture à la concurrence.

La Fédération CGT des Cheminots n’a pour sa part jamais cessé le combat contre une concurrence qui n’est pas obligatoire au regard des textes européens et qui ne répond en rien aux besoins du Service Public de transport de FRET et de Voyageurs.

Ce combat se matérialise également par l’exigence de construire une Convention Collective de haut niveau de droits et de protections collectives pour TOUS les cheminots. Cela nécessitera à n’en pas douter l’intervention des cheminots pour conquérir des droits nouveaux et barrer la route aux libéraux dont la feuille de route suppose de mettre en concurrence les salariés.

Les évolutions technologiques et la digitalisation seront dans les prochaines années des vecteurs de productivité. Ces « gains » doivent profiter aux cheminots et se traduire par une réduction du temps de travail. Les 32 heures pour tous demeurent un objectif à atteindre pour favoriser l’emploi et améliorer nos conditions de vie et de travail.

Bonne lecture !

Laurent Brun
Secrétaire général

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

16 septembre 2019

Le n°2 de Fret SNCF de passage à Perpignan : les cégétistes envahissent la salle

Le n°2 de Fret SNCF, Stéphane Derlincourt, est venu ce lundi à Perpignan pour participer à une réunion avec des cheminots au marché Saint-Charles.[…]

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