Fédération CGT des Cheminots


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FORMATIONS À L’ÉQUIPEMENT : CE N’EST PAS UN DÉTAIL !

FORMATION PROFESSIONNELLE

| Action du 4 juin 2019

La formation, dans les métiers de l’Équipement, a toujours tenu une place majeure.
La technicité, tout comme la sécurité des circulations et des personnels, nécessite un important investissement.
Pour la CGT, mettre la formation en péril, c’est jouer avec la sécurité !

La direction est-elle en train de mettre un coup d’arrêt dans la formation professionnelle ? La direction souhaite-t-elle externaliser son outil de formation afin d’en abaisser le coût ?

La direction fait le choix de créer trois « Campus formation » en lieu et place des 21 centres existants. Elle ne nie pas que des sociétés privées spécialisées dans la formation de nos métiers telle Sféris, proposent des formations sur nos coeurs de métiers à des tarifs alléchants, sans que nous n’en connaissions, ni le coût, ni le cahier des charges. Oui, la formation aiguise bien des appétits. Elle représente des enjeux financiers colossaux.

Pour la CGT, les besoins en formation sont conséquents. Pour chaque cheminot de l’Équipement, un réel suivi de la formation doit être réalisé. Les formations nouvel emploi et perfectionnement doivent se tenir.

L’apprentissage et le perfectionnement sont indispensables à la bonne maîtrise de nos métiers. Vidés de leur contenu, ou mal dispensés ces derniers mettraient en danger, les cheminots, les usagers et les matières transportées.

LA FORMATION : UN ENJEU D’AVENIR !

La formation doit rester un droit dans la vie professionnelle du cheminot. Elle ne doit pas être subie, comme une charge mentale supplémentaire, la peur d’une suspension d’habilitation.

Pour la CGT, chaque cheminot doit bénéficier d’une formation adaptée et d’une rémunération correspondant à sa responsabilité et à son travail.

Il y a également une forte alerte sur la dégradation des conditions de travail des formateurs. La direction fait la sourde oreille. Cela ne peut pas durer !

Les compétences étant au centre du fonctionnement et de la conception même du système ferroviaire, les savoir-faire et leur transmission constituent un enjeu majeur pour un transport de voyageurs et de marchandises qui ne peut souffrir d’aucun écart, notamment en matière de sécurité et de maîtrise technique.

Le Président Jeantet implore toujours et encore plus de sous-traitance.

Pour la CGT, la sous-traitance à outrance est un fléau ! C’est une privatisation en cours des métiers de l’Équipement !

La CGT appelle les cheminots à se réunir partout et à répondre présent aux heures d’informations syndicales, ou tournées syndicales organisées par la CGT sur l’ensemble du territoire.

D’ores et déjà, la Fédération CGT appelle les cheminots de l’Équipement à se mobiliser massivement le 4 juin prochain dans le cadre de la manifestation nationale à Paris !
LA COUPE EST PLEINE !

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UN SEUL OBJECTIF : DÉFENDRE NOS MÉTIERS

Rassemblement National Équipement du 19 novembre 2019

| Équipement

Un fort mécontentement se fait sentir au sein de la fonction équipement suite au recours abusif à la sous-traitance, au manque de personnel, aux restructurations et aux dégradations des conditions de travail.

Face à cette situation et pour défendre nos métiers, la Fédération CGT Cheminots a décidé d’une journée d’action avec un rassemblement national le 19 novembre 2019.

Alors qu’un référé en justice obligeait SNCF RÉSEAU à stopper l’ensemble de sa maintenance et de ses travaux externalisés depuis la date du 05 septembre, puisqu’il n’y avait pas eu consultation des élus des CSE des ZP. La direction ignore la décision et méprise les élus et préfère utiliser l’argent des cheminots pour payer les astreintes auxquelles elle est soumise par le référé.

La politique de dumping social, menée par nos plus hauts dirigeants, n’a qu’une seule volonté : externaliser massivement nos métiers et missions, se passer des cheminots et privatiser nos emplois pour faire du « low-cost ». Exemple concret de cette politique de casse : sur la Zone de Production Nord Est Normandie, c’est une baisse des effectifs à hauteur de – 674 agents sur les six derniers mois !

Cette politique ne permet pas de donner les moyens aux cheminots pour assurer correctement l’entretien du réseau.

Les métiers de l’équipement dans leur diversité, leurs missions, correspondent à ce que le service public ferroviaire nécessite pour être efficace. Seulement, et le dernier budget en est la parfaite démonstration, les effectifs à disposition sont bien trop insuffisants pour une bonne réalisation de la production.

Et que dire de la formation, qu’elle soit initiale ou de perfectionnement, sinon qu’elle est réduite « à peau de chagrin » dans nos métiers où le niveau de technicité et de sécurité exige pourtant l’excellence.

Nous n’allons pas rester passivement spectateurs d’une situation empirique qui aurait pour unique conséquence de supprimer nos emplois et nos missions de service public. Face à cette ineptie, la Fédération CGT des Cheminots, par le biais de son Collectif Technique National, veut donner aux cheminots l’occasion de montrer leur colère et de gagner la bataille de la ré-internalisation de nos emplois et du maintien de nos compétences par la lutte dans une journée d’action nationale à l’Equipement sur Paris.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production.

Pour la CGT, des réponses claires doivent être apportées sur l’ensemble de ces sujets et cela passe par :

  • un plan de recrutement ambitieux et immédiat de 1800 cheminots à l’Equipement ;
  • un moratoire sur l’ensemble des réorganisations
  • la ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;
  • un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;
  • le retour aux « blanc-travaux » pour permettre une bonne politique d’entretien du réseau ;
  • des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;
  • une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !

Alors, tous à Saint Denis le 19 novembre pour gagner !
Rassemblement à 13h devant le siège SNCF Réseau
rue Camille Moke campus Rimbaud La Plaine St Denis

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QUAND LA SOUS-TRAITANCE DEVIENT HORS LA LOI !

| Équipement

Sans relâche, la CGT n’a de cesse de rappeler que la sous-traitance doit être stoppée. Désormais, c’est la justice qui le dit ! SNCF Réseau vient de se voir notifier par une ordonnance de référé du Tribunal de Bobigny, l’arrêt immédiat de toutes les opérations de sous-traitance, tant en maintenance qu’en travaux.

A compter du 5 septembre 2019, SNCF Réseau se voit donc contraint d’arrêter toute sous-traitance (maintenance et travaux). Ce jugement en référé du 01 aout 2019 appuie et conforte ce que la CGT porte. SNCF Réseau doit stopper la sous-traitance, cette politique mettant en danger l’avenir des cheminots.

L’expertise diligentée par le CE « Maintenance et Travaux » en 2018 démontrait que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure ne répondait avant tout qu’au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF.

Le risque majeur de l’externalisation est celui de la perte des compétences des cheminots SNCF.

Pourtant, nous le réaffirmons : c’est bel et bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité, en s’appuyant sur une connaissance fine du patrimoine.

Ce sont les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus serré et le transfert de l’activité vers des entreprises privées qui mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations..

Ces constats appellent bien à une réorientation stratégique, notamment par les mesures suivantes :

La ré-internalisation des charges de travail (travaux et maintenance courante) au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ;

Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ;

La responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures ;

Le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social.

LA SOUS-TRAITANCE COÛTE PLUS CHER QUE LES CHEMINOTS !

Si la direction décidait de passer outre cette décision, SNCF Réseau devrait s’acquitter d’astreintes de 500 euros par jour de retard et de 2 000 par infraction constatée.

Les malfaçons entraînent d’importants surcoûts. Des chantiers sont annulés ou bien encore stoppés. Des incidents graves surviennent. Pour la CGT, cette décision de justice doit permettre, avec les cheminots, de reprendre la charge de travail qui leur revient.

D’après les premiers échanges en plénière de CSE, la direction compte payer ! Comment, alors que la sous-traitance est déjà si gourmande en termes économique, la direction peut-t-elle vouloir s’acquitter de telles pénalités, n’est-ce pas idéologique ?

La CGT appelle les cheminots à s’emparer de ce jugement. Si des moyens financiers existent pour contourner la justice, la CGT exige que ceux-ci soient plutôt consacrés intégralement aux besoins des cheminots !

DES NÉGOCIATIONS DOIVENT S’OUVRIR. LES LEVIERS EXISTENT.

La CGT mettra tout en oeuvre pour que s’ouvrent partout des négociations. Cette décision doit peser et découler sur des garanties fortes en termes d’emploi, par l’embauche immédiate de 1 800 cheminots, au vu des démissions survenues en 2018 et 2019, l’arrêt immédiat du transfert des missions de sécurité au privé et le renforcement des collectifs de travail, ou encore des moyens de formation au plus près des cheminots.

C’est aux cheminot·e·s de prendre conscience des enjeux, leur métier et leur avenir sont en jeu. Ce référé est un levier supplémentaire pour inverser la politique mise en place par la direction.

La CGT continuera à s’opposer à toute forme de dumping social et pèsera sur le volet « Métiers » de la convention collective nationale en portant ses revendications afin de préserver l’intérêt et l’avenir de tous les cheminots !

L’engagement des cheminots de l’Equipement au côté de la CGT doit être immédiat et puissant !

LA MAINTENANCE ET LA SÉCURITÉ NE SE JOUENT PAS AUX DÉS !

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ON NE JOUE PAS AVEC LA SÉCURITÉ !

| Équipement

Les 322 recrutements réalisés dans les Infrapoles, Infralog, les EIV et l’ESTI en 2019, sont très loin des réels besoins que nécessitent un entretien optimal des infrastructures et un haut niveau de sécurité.

Les besoins de régénération du réseau, à partir de 2010, ont entraîné un accroissement important du volume de chantiers à réaliser. Les investissements pour la rénovation du réseau ont été multipliés par 2,5.

Dans le même temps, le choix a été fait de massifier les travaux sur des plages horaires plus longues et d’industrialiser la maintenance.

Cette politique ne permet pas de donner les moyens en interne aux cheminots pour assurer correctement l’entretien du réseau.

Les métiers de l’équipement dans leur diversité, leurs missions, correspondent à ce que le service public ferroviaire nécessite pour être efficace. Seulement, et le dernier budget en est la parfaite démonstration, les effectifs à disposition sont bien trop insuffisants pour une bonne réalisation de la production, malgré les dires de la direction.

Pour preuve, le manque de cheminots dans les pôles rend impossible la réalisation de la programmation, la sous-traitance des missions de sécurité met en danger les cheminots, les équipes végétations sont menacées de disparition, la fin programmée des établissements logistiques menace les métiers « transverses » et les fermetures de brigades rendent difficile l’entretien des installations.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production

Le bilan des « incidents sécurité » pour les mois d’avril et mai est très inquiétant. En effet, 14 ratés de fermeture de passages à niveau ! Cela doit interpeller au plus haut nos dirigeants et les amener à prendre des mesures immédiates pour que de tels incidents n’aient plus lieu.

Le partage des responsabilités, induit par l’externalisation et la contractualisation, remet en cause le modèle et la prévention des risques au sein de la SNCF par la perte de la maîtrise de la sécurité sur les chantiers.

Pour la CGT, le recours accru à la sous-traitance avec la multiplication des intervenants nuit gravement à la sécurité ferroviaire.

Concernant la sécurité des personnels, la sous-traitance, les mesures prises par des directions d’établissement avec des réécritures de documents sécurité et la disparition des dispositifs « boucles de rattrapage », mettent en danger les cheminots et font craindre le pire.

L’entreprise privée SAFETYFER incarne à elle seule ces dérives. C’est cette entreprise qui assurait l’annonce sur le chantier où deux cheminots ont failli perdre la vie. C’est encore cette entreprise qui opérait le 29 mai dernier où là aussi une annonce tardive aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, la sécurité n’a pas de prix et n’est pas négociable.

Il y a urgence à ce que direction et gouvernement prennent en compte les trop nombreuses alertes sécurité !
Pour la CGT, des réponses claires doivent être apportées sur l’ensemble de ces sujets et cela passe par :

  • un plan de recrutement ambitieux de 1 500 cheminots à l’Equipement ;
  • un moratoire sur l’ensemble des réorganisations ;
  • la ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;
  • un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;
  • le retour aux « blanc-travaux » pour permettre une bonne politique d’entretien du réseau ;
  • des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;
  • une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !
ALORS, ENSEMBLE, PORTONS CES REVENDICATIONS !

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TROP C’EST TROP !

Panne à la gare Montparnasse

| Équipement

Le 31 janvier 2019, la gare de Montparnasse, une nouvelle fois, a été complètement paralysée, suite à un incident d’alimentation électrique

Ce nouvel incident est le cinquième en dix-huit mois dans cette grande gare parisienne.

Rappel de la chronologie des incidents précédents :

  • 17 juillet 2017, panne électrique importante en gare de Montparnasse ;
  • 29 juillet 2017, incendie du poste de Vanves ;
  • 03 décembre 2017, panne informatique du système d’aiguillage ;
  • 27 juillet 2018, incendie du poste RTE de la Porte de Versailles.

Une fois de plus, les usagers et les cheminots ont subi les méfaits de la politique de casse de la SNCF et d’une organisation qui tourne le dos à l’intérêt général.

C’est la rupture d’une attache caténaire qui, à 8h45 le jeudi 31 janvier 2019, a provoqué l’amorçage et la chute de la caténaire. Cela a entraîné la mise hors service de 2 disjoncteurs du poste « Ouest ceinture ».

Dans le même temps, un train Transilien a subi une avarie moteur à l’entrée de la gare Montparnasse. Les usagers, excédés, sont alors descendus sur les voies. Un déclenchement du signal d’alerte radio a paralysé toute la zone.

Ces enchaînements en cascade ont entraîné des retards atteignant jusqu’à 4 heures et un transfert des TGV depuis Montparnasse vers la gare de Paris Austerlitz.

Un autre problème électrique de « retour traction » a également déclenché un incendie en milieu de matinée sur les câbles d’alimentation des portiques de filtrage d’embarquement à proximité de la voie numéro 5.

Ce courant de très forte intensité issu de la caténaire, après avoir traversé un isolateur électrique, a potentiellement exposé nos usagers à des risques d’électrocution.

Le manque chronique d’investissements, l’impact de la sous-traitance sur la régularité, les difficultés rencontrées par les cheminots en termes de programmation, les sous-effectifs, etc…font payer un lourd tribut au service public ferroviaire.

Par manque de moyens humains mais aussi matériels, les cheminots de l’équipement ne peuvent plus actuellement parer aux retards cumulés pris en termes de suivi des installations et leur maintenance.

Seuls des recrutements massifs de cheminots à l’équipement et le retour à une formation qualifiante, permettront d’avoir une maintenance de qualité et un suivi rigoureux et sérieux des installations.

Nous le réaffirmons, la direction est directement responsable de ces dysfonctionnements récurrents !

Les choix budgétaires de SNCF Réseau confirment la casse des effectifs ! Pour la deuxième année consécutive, la direction, au lieu de créer 750 emplois pour assurer la charge de travail, va recourir aux entreprises sous-traitantes du BTP, mais aussi exiger des cheminots un effort de productivité à hauteur de 575 emplois équivalents temps plein.

Le service public ferroviaire doit bénéficier, pour qu’il corresponde aux enjeux, d’une politique volontariste de la part du gouvernement et de la direction SNCF.

Les investissements doivent bénéficier à la remise en état du réseau, comme à l’entretien de celui-ci. Les surcoûts qu’engendre la sous-traitance, s’ils étaient consacrés aux cheminots de l’équipement, permettraient certainement de meilleurs résultats en termes de qualité de la production mais aussi de régularité.

Les cheminots comme les usagers ne peuvent plus continuer à subir les mauvais choix politiques qui mettent à mal le service public ferroviaire.

Faute d’une réorientation de la politique menée par la direction, ces incidents ont toutes les chances de se reproduire !

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots revendique :

  • l’arrêt de la sous-traitance massive à Réseau ;
  • une politique de maintenance et de régénération de nature à répondre aux enjeux liés à l’obsolescence des installations ;
  • des embauches au Statut en nombre conséquent pour assurer la charge de travail et le maintien des compétences.

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L’AVENIR DES ASTI PASSERA PAR LA MOBILISATION

ASTI

| Équipement

L’encre de la loi sur le pacte ferroviaire est à peine sèche que la direction, avec l’aval du gouvernement, s’empresse d’appliquer avant l’heure cette réforme néfaste pour le service public ferroviaire, les usagers et les cheminots. Les ASTI ne sont pas en dehors de ce processus.

En effet, les attaques qui sont portées contre les ASTI mettent en péril ses services… Pour les cheminots, c’est une véritable sensation de déclin du service qui est vécue. La politique de l’entreprise apporte d’ores et déjà un mal-être important pour les agents, sans réelle prise en compte à ce jour de la direction.

Face à cette situation dégradée et aux fortes inquiétudes des cheminots, la CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate pour laquelle nous avons été reçus lundi 12 novembre 2018.

Les conséquences de la politique d’entreprise sont considérables tant d’un point de vue de la production que des conditions de travail et de vie des agents.

Elles se traduisent par une augmentation notable des RPS (Risques Psycho-Sociaux), des agents en reclassement, des CO non tenus, des départs en retraite ou démissions non remplacés…

Pour se justifier de ces situations, la direction invoque toujours la même raison, à savoir que le contexte économique change en permanence et qu’il faut s’adapter. C’est un discours bien rodé et inacceptable !

Elle n’a malheureusement pas pris conscience du nombre important de « burn out », d’ILD, de l’inquiétude de plus en plus grande des cheminots quant à leur avenir et celui de leur métier ainsi que les conséquences négatives de sa politique sur la santé des cheminots.

Face à cette situation, la CGT réaffirme l’urgence et la nécessité absolue d’arrêter les réorganisations et de faire un bilan complet des précédentes.

Concernant l’emploi, la direction annonce 70 recrutements pour l’ASTI réalisés dans le cadre du budget 2018 et que les effectifs devraient être stables par rapport à 2017. Cependant, elle nous a avoué avoir des difficultés à recruter en particulier sur la région Bretagne : 5 autorisations de recrutements (spécialité cablier) ne sont toujours réalisées à ce jour faute de candidatures.

Les contraintes sans les compensations

Depuis quelques années, nous constatons que plusieurs métiers ont des difficultés de recrutements, notamment dans les métiers techniques et de sécurité. La première des causes pour la CGT est que l’entreprise est moins attractive du fait de salaires d’embauche trop bas, des contraintes du métier et des conditions de travail particulières (horaires décalés, travail de nuit, travail le week-end, astreinte…).

Sur ce dernier point, certains parcours d’astreinte voient encore leurs périmètres s’étendre considérablement avec un nombre de kilomètres routiers qui explose.

A cela s’ajoute une politique de formation pour le perfectionnement et le maintien des compétences qui n’est plus au rendez-vous.

La recherche d’une rentabilité maximale et la réduction des effectifs et des moyens sont la seule ligne directrice.

La direction a décidé de supprimer la Hotline en interne et de la remplacer par une plateforme externe attribuée à la société Econocom, sans pour l’instant en mesurer les conséquences économiques et sociales. La CGT a réaffirmé auprès de la direction son opposition à un tel projet et la nécessité de garder ce service au sein de la SNCF.

La CGT mettra tout en oeuvre pour le maintien et le développement des métiers des télécoms et de l’informatique au sein de la SNCF, pour s’opposer à tous les projets funestes de la Direction et de ce fait, appelle les cheminots de ces services à se mobiliser à ses côtés.

L’histoire récente montre que la mobilisation de la CGT et des cheminots a fait capoter le projet de vente du service informatique à IBM en 2010.

Une expertise, des audiences, des DCI sont d’ores et déjà d’actualité dans certaines régions et au niveau national à l’initiative de la seule CGT.

La CGT revendique :

✓ La ré-internalisation des charges de travail au sein de l’entreprise publique SNCF avec des cheminots à statut formés tout au long de leur carrière ;
✓ La maîtrise de tous les systèmes informatiques par des cheminots à statut ;
✓ La conservation en régions de la gestion des serveurs et du réseau informatique ;
✓ Des rythmes de travail adaptés aux rythmes biologiques, permettant d’éliminer les contraintes inutiles et de compenser en repos les contraintes résiduelles liées au Service Public, afin de préserver la santé et la sécurité des cheminots.

Pour la CGT, la première mobilisation que les cheminots doivent faire dans cette période, c’est de participer aux élections professionnelles du 16 au 22 novembre 2018 et de VOTER MASSIVEMENT CGT !

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L’INGÉNIERIE, UNE VÉRITABLE RICHESSE !

Ingénierie

| Élections CSE 2018

Elle est une composante essentielle de la sécurité, des savoir-faire au service du système ferroviaire.

L’ingénierie, dans son histoire, intervient dans quatre grands domaines, l’ingénierie technique et de système, par l’optimisation des performances du système ferroviaire et de son coût de cycle de vie. Mais, ce n’est pas cette ingénierie que la direction choisit !

Dans toutes les entités de l’ingénierie, la charge de travail est estimée par les agents comme trop importante. Il suffit de les écouter pour comprendre les problèmes auxquels ils sont confrontés et d’échanger avec eux pour y apporter des réponses concrètes.

Depuis de nombreuses années, la charge de travail est élevée et en constante augmentation, cet effet est induit par les gros projets (CDG Express, RER E, Vigirail, CCR, Suite Rapide), mais aussi du fait de nombreuses régénérations. Dans le même temps, les effectifs restent au mieux constants, voire diminuent. Cela conduit les structures à faire de plus en plus appel à de la prestation externe qui représente en Ile de France entre 20 à 25% de l’activité. Ainsi, les agents se voient ajouter une tâche supplémentaire : piloter les prestataires, ce qui augmente encore plus leur charge de travail, sans compter qu’il existe un turn-over très important chez les prestataires nécessitant en permanence d’en former de nouveaux.

Les départs en retraite de ces dernières années ont provoqué une perte de savoirs et de référents pour les nouveaux arrivants.

La gestion de la charge de travail n’est pas suffisamment anticipée, à cela s’ajoute un déficit de fiabilisation et de stabilisation des projets de la part de la maîtrise d’ouvrage. Les cellules des coordinateurs études / projets ont pris du volume au fil du temps, traduisant un manque de projection sur le long terme.

Il y a tellement de projets que personne n’arrive à faire le tri et à arbitrer. De nombreuses études sont menées en procédure dégradée à cause d’un mode d’urgence permanent pour tenir les délais. Travailler dans l’urgence devient la norme, au prix d’une souffrance au travail croissante.

Loin de résoudre ces problèmes, la direction met en place une énième réorganisation avec le projet Nouvel’R et le projet de « transformation opérationnelle des études » mettant en place de nombreux chantiers.

Parmi ceux-ci, on retrouve la remontée des alertes, l’anticipation de la prévision de la charge, la mise en place de revues hebdomadaires d’activité avec les agents, des « reportings » supplémentaires concernant les projets à « enjeux nationaux ».

Pour la direction, les difficultés rencontrées par les agents dans la conduite des projets viennent des agents eux-mêmes !

Aujourd’hui déjà, agents d’études et chefs de projet, soucieux du travail bien fait, n’ont de cesse d’alerter leur hiérarchie sur des plannings intenables.

Aujourd’hui déjà, tous les ans, les chefs de groupe élaborent le plan de charge de leur groupe, affichant parfois un manque d’effectif conséquent, sans que cela ne soit suivi d’augmentation du cadre d’organisation, ni de priorisation des études.

Aujourd’hui déjà, des revues d’activité ou « reportings » sont réalisés, jugés souvent par les agents comme chronophages.

Ce projet de transformation opérationnelle des études ne résoudra rien, car les solutions à apporter sont tout autre.

Mais rien n’est écrit d’avance ! La connaissance du système ferroviaire et l’expertise technique des agents de l’ingénierie sont un atout considérable pour la sécurité et l’efficacité du système ferroviaire.

La CGT revendique :

  • Une écoute des agents et de co-élaborer avec eux les solutions pour améliorer leurs conditions et la qualité de travail ;
  • Des embauches suffisantes pour ré-internaliser la charge de travail et faire face au défi d’investissement des années à venir ;
  • De mener ces embauches pour préparer, sans perte de compétences, le remplacement des agents qui vont partir en retraite dans les années à venir et intégrer dans les cadres d’organisation les postes tenus actuellement par des prestataires ;
  • La détente des plannings projet, pour que ceux-ci soient réalistes, avec la prise en compte du temps nécessaire, aussi bien en études, qu’en travaux et aux essais ;
  • Le maintien d’une ingénierie SNCF intégrée à l’EPIC, l’arrêt du transfert des compétences par filialisation ou externalisation ;
  • D’étaler la charge d’études dans le temps pour diminuer les recours à l’externalisation ;
  • De prioriser les projets et d’opérer de véritables arbitrages partagés à tous les niveaux (maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’oeuvre et réalisateurs travaux). Tous les projets ne peuvent être prioritaires !
  • Le maintien d’une ingénierie régionale repartie sur le territoire, garante d’une proximité avec les acteurs terrain et la bonne connaissance des installations ;
  • Le retour des CO par PRI et par département d’activité, au lieu d’un CO par plaque. Ceci pour éviter la déqualification de postes et leur juste pesage ;
  • Le maintien d’une politique de développement ambitieuse dont l’ingénierie SNCF reste maîtresse au niveau maîtrise technique des systèmes mis en œuvre.

VOTER CGT, C’EST MAINTENIR ET DÉVELOPPER LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, PAS LE SABORDER !

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DES MOYENS IMMÉDIATEMENT !

Voie-Caténaires-SEG

| Élections CSE 2018

Les métiers de la voie, du SEG, de la signalisation mécanique et des caténaires sont au coeur de la fonction Equipement.
Ces dernières années, les évolutions en termes d’emploi ont été importantes avec comme causes principales, l’externalisation et la mise en concurrence des métiers.

Si la sous-traitance n’est pas nouvelle, ce phénomène a pris une ampleur considérable. En moins de 20 ans, le budget sous-traitance « travaux » a été multiplié par 4 et l’activité Voie représente une part importante de ces montants.

SNCF Réseau, pourtant donneur d’ordre, opère avec des moyens internes réduits au regard de la charge. Le maintien des compétences ne passera que par des recrutements en nombre.

L’écart en termes d’emploi entre avril 2017 et avril 2018 confirme que les effectifs « voie » et « caténaires » sont les plus impactés avec -198 agents voie et – 53 agents caténaires. Seule la signalisation progresse de 53 agents.

Si la Direction annonce vouloir maintenir en son sein des compétences et des savoir-faire, aujourd’hui c’est tout autre. Le transfert des savoirs et la formation sont mis à mal par le modèle de production.

L’état actuel du réseau (incidents, dégradations, nombre élevé de ralentissements, déraillements…) est le fruit de la politique de maintenance des années 1980 où le renouvellement des voies a été oublié au profit des lignes TGV.

Aujourd’hui, des moyens financiers sont engagés pour la régénération et la modernisation de lignes et ceci est à mettre au crédit de nos luttes menées tant à l’echelle nationale que dans les territoires.

Pourtant, face à cet imposant programme de travaux sur plusieurs années, la direction supprime à outrance des emplois à la voie pour justifier son recours à des entreprises privées.
Des évolutions dans le système d’organisation et de management de la production doivent être réalisées.

Cela passe par l’augmentation des effectifs avec des recrutements externes afin d’assumer la charge de maintenance, tant pour la maintenance corrective que pour l’astreinte et les travaux.

Pour la CGT, conserver en interne des équipes compétentes, suffisamment dimensionnées pour préserver et développer les connaissances, tout en faisant monter en compétences les équipes, c’est s’assurer d’une organisation de la production efficace en tout point.

Pour la CGT, la direction doit revenir à une politique de la formation qui soit offensive, de haut niveau et avec des centres de formation SNCF. Actuellement, l’outil formation n’est plus adapté. La formation des plus jeunes agents, le transfert des savoirs et l’utilisation des technologies liées aux métiers, sont bien trop lentement dispensés. Le manque de formateurs est également une des causes de cet état de fait.

Cependant, il apparaît que des solutions peuvent être trouvées pour remédier à ces retards. En effet, à l’exemple de ce qui a été fait sur Montpellier et suite à l’intervention de la CGT, l’astreinte s’effectue désormais en double avec un jeune agent, afin de pourvoir à sa formation, favorisant ainsi le transfert des compétences (SEG).

D’autre part, la ré-internalisation des charges doit être menée dès à présent et ceci à tous les niveaux et en premier lieu pour l’entretien courant.

Les actions menées localement ont permis de contrer les directions et de garder de la charge de travail.

La régénération du réseau ferré ne peut être mise plus en difficulté. Le manque chronique de cheminots dans les collectifs en est la première cause ! De l’exécution à l’encadrement, les cheminots sont confrontés au manque de moyens et de ressources. Ils rencontrent les pires difficultés pour organiser la moindre opération de maintenance.

Pour la CGT, le recrutement immédiat de 1 500 agents est nécessaire et justifié.

La sécurité des cheminots doit être également une priorité. L’augmentation du volume de travaux, l’éclatement de nos unités de production, ont considérablement modifié les modes d’intervention des cheminots de l’équipement.

Par des déplacements incessants, les agents n’ont plus les connaissances suffisantes des parcours sur lesquels ils sont amenés à travailler.

Pour la CGT, la sécurité est un des fondamentaux de notre profession. A ce titre, elle nécessite des moyens humains conséquents et formés et doit rester au centre des intérêts collectifs.

C’est en ce sens que la CGT exige l’arrêt du travail agent seul qui a conduit à des accidents graves et mortels.

L’interdiction du travail agent seul nécessitera obligatoirement une augmentation des effectifs en territoires avec des agents formés aux spécificités des parcours.

Sur ce sujet, la CGT a obtenu une première avancée en faisant acter, par la direction, l’interdiction du travail agent seul pour les interventions d’astreinte.

Je vote CGT pour :

  • L’embauche de 1 500 cheminots ;
  • Le maintien de collectifs de travail dignes de ce nom. Des équipes d’astreinte adaptées en nombre ;
  • Le comblement immédiat des postes vacants au cadre d’organisation ;
  • Le renforcement du système de formation.

VOTER CGT, C’EST DÉFENDRE L’AVENIR

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DES MOYENS POUR LA TRACTION ÉLECTRIQUE !

EALE

| Élections CSE 2018

Les modifications profondes apportées à la SNCF, couplées avec une politique de réduction des coûts et d’augmentation de la sous-traitance, ont particulièrement affecté le fonctionnement des EALE.

Là où la CGT et les cheminot·e·s ont lutté de concert, des actions gagnantes ont vu le jour.

Si les EALE arrivent généralement à conserver la réalisation de la maintenance, il n’en est pas de même en ce qui concerne la rénovation des installations. La volonté de réduire le personnel et le manque d’anticipation du recrutement créent des creux générationnels qui ne permettent pas la transmission et le maintien des compétences, compromettant ainsi l’avenir du métier.

La volonté affichée de SNCF Réseau de sous-traiter 30 % de la maintenance aura forcément un impact aux EALE.

De plus en plus de travaux qui pourraient être réalisés par des cheminot·e·s le sont par des entreprises qui ont pignon sur rue dans les allées de nos Directions.

Il en est de même pour la gestion nationale du dossier amiante qui est tombée aux mains d’intérêts privés.

Dans les Centraux Sous-Stations, la problématique emploi est prégnante pour les régulateurs. Le recrutement y est exclusivement réalisé avec des ATT-TS. Les perspectives pour évoluer vers d’autres postes sont très faibles, voire inexistantes. Pour la CGT, ce recrutement n’est pas à la hauteur des besoins.

Nos métiers sont moins attractifs et des freins sont mis par l’entreprise pour recruter, notamment au statut, dans l’attente de la mise en place de la réforme.

A cela s’ajoutent les échecs suite à la formation au CPFI de Marseille et, fait nouveau dans nos métiers, nous sommes maintenant confrontés à des démissions ! Elles touchent la quasi-totalité des UP/UO.

Constatant la difficulté du métier, le type d’organisation du travail en roulement 3×8 dans les CSS, le niveau de salaire, le temps de séjour à la régulation avec la difficulté pour évoluer vers d’autres postes, de jeunes cheminots choisissent de quitter l’entreprise.

Des actions en régions ont apporté leur lot d’avancées qui doivent être prises en compte par les cheminots. La création d’un centre de formation EALE à Marseille en fut un exemple. Pour la CGT, de réels investissements dans le système de formation doivent être réalisés. Le CPFI de Marseille doit être maintenu !

Ces luttes des cheminot.e.s qui, avec la CGT, militent pour conserver au sein des UP ou UO, la maintenance, les groupes techniques, la régulation et un pilotage national des EALE, ont permis la reconnaissance des EALE comme une véritable composante de l’INFRA.

Cette liste non-exhaustive démontre, s’il en est encore besoin, qu’il est possible de faire bouger le curseur et d’obtenir la satisfaction de nos revendications lorsque le rapport de forces existe !

Pour la CGT, la charge de maintenance et de conduite des réseaux, la pérennité des équipes et des groupes techniques, nécessitent des moyens en termes de recrutement, de formation, d’évolution de carrière, en accord avec les enjeux pour un service public performant.

La sous-traitance dans les EALE a connu une croissance très forte ces dernières années. S’il n’est pas général pour les EALE, le passage du faire au faire-faire pose, là aussi, la question du maintien des compétences et de leur transfert.

Votez CGT :

  • Pour un recrutement conforme à de vrais Cadres d’Organisation ;
  • Pour un recrutement permettant des perspectives d’évolution vers d’autres postes ;
  • Pour le maintien des entités EALE dans leur propre UP ;
  • Pour le maintien des équipes de maintenance et d’une astreinte de proximité ;
  • Pour le maintien des CSS et des Groupes Techniques au sein des UP/UO EALE ;
  • Pour la pérennité des formations au poste de travail et au CPFI de Marseille ;
  • Pour des parcours permettant des délais d’intervention raisonnables.

DÉFENDRE L’AVENIR DE NOS MÉTIERS
EN DONNANT DU POIDS À LA CGT !

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DES MÉTIERS QU’IL FAUT RENFORCER !

Informatique télécom

| Élections CSE 2018

Commune à tous les métiers de l’Equipement, la vision de l’entreprise n’épargne pas le quotidien des cheminots des télécoms et de l’informatique. La sous-traitance organisée par un sous-dimensionnement des effectifs, avance avec une évolution des technologies qui, pour la direction, semble être incompatible avec le statut des cheminots.

Tant chez les télécoms que chez les informaticiens, l’accès à la formation n’est pas conforme à la capacité, la compétence et la connaissance des installations et des systèmes démontrés au quotidien. Les difficultés sont récurrentes pour organiser la maintenance et assurer l’astreinte. A cela s’ajoutant des disparités dans la rénovation des installations.

POUR LES SECTEURS INFORMATIQUES :

Certaines entités choisissent des prestations externes, jugeant nos interventions trop coûteuses. Les domaines d’intervention sont considérables et complexes par manque d’outillages ou un outillage inadapté, peu performant et très fragile. Les cheminots manquent de perspectives sur le long terme dans ces métiers et le travail est fortement dévalué. Les alternants ne sont pas formés et ils n’ont que très peu de perspectives professionnelles.
L’étendue des territoires pose souvent problème. Les agents ont le sentiment de n’être qu’une « vitrine », mise en avant par l’entreprise, mais sans moyen derrière. Les cheminots ressentent un manque d’équité au regard des différentes primes et des nombreuses disparités salariales.

POUR LES SECTEURS TELECOMS, ET LT :

Les manques de moyens impactent le bon entretien des installations. La charge de travail croît sans que pour autant, le personnel soit en adéquation. La pénurie de moyens humains est évidente et omniprésente dans l’esprit des équipes subissant au quotidien cette organisation mortifère, en laissant planer un réel doute quant à l’aspect pérenne de nos métiers.

La formation, dans ces perspectives, reflète un savoir-faire en baisse. Un réel fossé se creuse entre ce qui est dispensé aujourd’hui aux stagiaires et ce qui se pratiquait par le passé. La non reconnaissance de nos métiers, liée aux facteurs de la pénibilité, pose de réelles difficultés dans les équipes. Les missions d’ASP sont pour nous une aberration, aussi bien de par l’étendue de nos territoires, que sur l’aspect du manque de pratique.

L’externalisation de cette partie importante de la sécurité, n’est pas pour nous rassurer, tant les incidents sont légion. Les modifications d’organisation sont permanentes et détériorent la capacité des équipes à maintenir dans l’entreprise la sécurisation de notre système public ferroviaire.

Des CRIR1 ont disparu pour cause de GSMR2 et d’autres sont menacés d’obsolescence malgré l’importance du réseau sol/train. Les matériels ont atteint une limite d’âge dangereuse et la vétusté des réseaux entraine des incidents quotidiens. Le matériel de régénération est de piètre qualité en comparaison des installations. La maîtrise des systèmes informatiques disparaît au gré des mises en place de logiciels gérés à distance par des entreprises privées.

Des installations sont à bout de souffle de par leur vétusté, le niveau d’embauche ne permet pas le renouvellement de la connaissance. L’emploi de prestataires va bon train, au détriment d’embauches au statut. D’ici peu, les effectifs ne permettront plus le maintien des installations dans de bonnes conditions pour de nombreuses régions. Le manque d’anticipation dans la gestion prévisionnelle de l’emploi, posera de réelles difficultés.

Pour la CGT, il y a urgence à faire évoluer l’emploi sur ces métiers. Le mal être au travail ne peut devenir le quotidien de nombre de cheminots. Ce sont les politiques successives de casse de l’outil qui mènent à ces souffrances inacceptables.

La CGT revendique :

  • Des effectifs supplémentaires notamment pour faire respecter des cycles d’astreinte garantissant les temps de repos ;
  • Des formations continues de haut niveau adaptées aux nouvelles technologies ;
  • Une véritable reconnaissance des métiers et des déroulements de carrière satisfaisants ;
  • La maîtrise de tous les systèmes informatiques par des cheminots à statut.

VOTER CGT, C’EST MAINTENIR ET DÉVELOPPER LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

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Dans les médias

05 octobre 2019

Pays de Retz. La fin des guichets en gare, c’est pour la fin du mois

Le guichet de Pornic, le dernier encore géré par la SNCF dans le Pays de Retz, fermera officiellement le 31 octobre. C’est l’office de tourisme intercommunal qui prendra la relève.[…]

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