Fédération CGT des Cheminots


ORGANISÉS ET DÉTERMINÉS !

Action du 5 octobre 2021

| Exploitation

Les réorganisations incessantes dans les services et les nombreuses suppressions d’emplois nécessitent une réaction forte de l’ensemble des cheminot-e-s de l’Exploitation, tant les conséquences sont néfastes pour l’organisation du travail, les conditions de vie et de travail et la sécurité des circulations.

Le 5 octobre, saisissons-nous de nos revendications et portons-les par la grève !

Considérant les droits sociaux et spécifiques des cheminots et le dictionnaire des filières (métiers) comme des freins à sa recherche incessante de productivité, la direction poursuit la casse sociale pour préparer l’ouverture à la concurrence promue par les réformes ferroviaires de 2014 et 2018. A cet effet, elle projette la création d’une multitude de filiales de droit privé. Dans le même temps, elle impulse et accélère le développement de la polyvalence en gare, l’incitation à la reconversion du métier d’ASCT, la digitalisation, la numérisation etc.

Opportuniste, elle instrumentalise la COVID et ses conséquences pour accentuer sa productivité, n’hésitant pas à recourir à nouveau au chômage partiel de longue durée. Son objectif est clair : supprimer de 1,7 à 1,9 % des emplois du GPU chaque année jusqu’en 2030. Ces logiques mortifères entraînent un mal-être au travail marqué par la perte du sens du travail.

Subir ou inverser la tendance !

Au travers de son projet OSLO, la direction entend supprimer les agents assurant les liaisons sol/bord, faisant reposer les responsabilités sur l’agent de train et le conducteur. En supprimant les boucles de rattrapage « sécurité » qu’ils assurent, la Direction affaiblit le service public et méprise les règles de sécurité.

Mais là où la CGT organise les cheminots, des luttes naissent et la direction recule, notamment au commercial. A Thionville, les mobilisations croisées des usagers et des cheminot-e-s, avec le syndicat CGT local, ont permis la réouverture d’un guichet. Cela doit nous inciter à créer les conditions, partout, d’asseoir et d’amplifier les rapports de forces, la mobilisation collective des cheminot-e-s contre la casse organisée de nos emplois.

Redévelopper les services et les emplois commerciaux, c’est combattre les inégalités !

La défenseure des droits a récemment épinglé la direction SNCF sur sa politique de dématérialisation des titres de transport en pointant une détérioration du service avec des inégalités territoriales en matière d’accès aux différents canaux de distribution de vente, de tarification, de régularisation et de verbalisation à bord des trains. Enfin, le gouvernement annonce vouloir ré humaniser 1000 PANG. Pour la CGT, les agents commerciaux gares doivent permettre d’améliorer la prise en charge des voyageurs et cela passe par des emplois qualifiés et en nombre suffisant dans toutes nos gares.

Ile de France

C’est à l’inverse de ce que Transilien envisage : une grande réorganisation des gares et des personnels des lignes LAJ (ex région Paris Saint Lazare). Il s’agit d’une nouvelle attaque en règle contre les conditions de vie et de travail des cheminots et le service public : augmentation des périmètres d’intervention des agents, modification du régime de travail, fermetures de gares… Les cheminot-e-s ne doivent plus servir de variable d’ajustement d’une politique d’austérité budgétaire !

Les cheminots des EIC aussi dans la ligne de mire !

Les projets liés à la digitalisation et à la modernisation du réseau visent à impacter fortement les agents des EIC. Dans le projet EOLE, comportant la mise en oeuvre de la Commande Centralisée Unifiée (C.C.U de Pantin), la direction n’apporte aucune réponse fiable sur le dimensionnement des secteurs circulation et n’hésite pas à supprimer tous les accords locaux !

Pour la CGT, les avancées technologiques ne doivent pas viser les emplois mais, au contraire, permettre aux cheminot-e-s de travailler sur des rythmes dont l’objectif sera de limiter une fatigue accrue liée aux caractéristiques des postes de travail. D’autre part, les agents ne peuvent accepter une baisse de rémunération après 7 ans de gel des salaires, ni un accroissement des temps de trajet domicile/travail qui augmenterait les risques d’accidents routiers. Ces dossiers démontrent que tous les cheminots sont touchés par les mêmes maux : austérité, productivité, polyvalence, dégradation des conditions de vie et de travail.

La lutte paie !

  • A Toulouse, les cheminots de la CCR se sont mobilisés pour gagner de nouveau dans les postes dits : « à grand rayon d’action » et ont gagné des emplois, l’ouverture de négociations sur la remise de service sur la ZP Atlantique et une reconnaissance financière de la technicité.
  • A Paris Nord, les aiguilleurs et CCL sont entrés dans un conflit social depuis le 1er juillet au sujet de la rémunération et de la charge de travail, notamment la nuit. A ce jour, si certaines revendications ont pu aboutir, les agents font le choix de continuer la grève jusqu’à obtenir gain de cause sur les revendications de la CGT.

Face à ces politiques d’austérité visant à déshumaniser les gares et les trains, la CGT invite les cheminot-e-s de l’Exploitation à se mobiliser massivement dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle du mardi 5 octobre 2021 pour porter et gagner les revendications suivantes :

  • L’arrêt de la précarisation et l’embauche en CDI des CDD et intérimaires ;
  • Le respect des cadres d’organisation pour répondre aux besoins du service public ;
  • L’amélioration des conditions de travail ;
  • La réouverture des guichets et des gares ;
  • La prise en compte comme temps de travail effectif de la remise de service ;
  • Le respect du dictionnaire des filières et l’arrêt de la polyvalence à outrance ;
  • Une véritable reconnaissance de la pénibilité pour les métiers du Commercial ;
  • L’augmentation générale des salaires et la revalorisation des primes de travail.

Réagissons collectivement le 5 octobre pour défendre nos emplois et le service public SNCF !

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Pour gagner : dans la rue et en grève !

Infoluttes

| Non classé

Depuis plusieurs semaines, les luttes se multiplient contre l’austérité, la casse sociale, la faiblesse des salaires et pensions.
Après la journée réussie du 29 septembre ainsi que les mobilisations de la jeunesse, le 17 octobre, près de 800 000 personnes, dont de nombreux cheminot·e·s, se sont mobilisées partout en France.
La Fédération CGT des cheminots, et ses structures locales prennent toute leur place dans ces mobilisations.

Les mobilisations se multiplient pour l’augmentation des salaires, des minima sociaux, le financement des retraites et des services publics. La jeunesse, les salariés, les retraités, les privés d’emploi, dénoncent les inégalités dans notre pays et la violence du projet budgétaire en cours de discussion, alors même que beaucoup d’entre nous devons choisir entre faire le plein de carburant, faire nos courses, s’alimenter tous les jours ou se soigner.
Le budget débattu actuellement à l’Assemblée nationale ne prévoit aucune mesure pour récupérer l’argent des exonérations de cotisations sociales (211 milliards d’euros), celui stocké dans les niches ou paradis fiscaux, ou encore pour taxer les profits records des entreprises du CAC 40 notamment (environ 63 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires dans le premier semestre 2026). À l’inverse, il prévoit 54 milliards d’économies qui pèseront directement sur les services publics déjà exsangues (- 7 milliards d’euros sur les moyens attribués aux Régions), la baisse de la taxe exceptionnelle sur les hauts revenus (passage de 7 à 5 milliards) et de nouveaux cadeaux aux grands groupes.
Ce budget régressif que voudrait nous imposer l’Exécutif va aggraver la pauvreté, amputer la Sécurité sociale, geler les salaires des fonctionnaires et assécher les moyens pour les services publics et la transition écologique.

Par leur refus obstiné de répondre aux revendications portées massivement dans les manifestations, gouvernement et patronat portent la responsabilité politique de la montée des violences, qui ne sont en rien le fait des manifestants.
Dans ce contexte, la CGT soutient sans retenue le mouvement de la jeunesse qui défend des revendications légitimes et est confrontée à une répression qui menace la liberté de manifester. Elle appelle à poursuivre la mobilisation pacifique avec les jeunes, à mettre partout en débat sur les lieux de travail les conditions de la réussite des prochaines étapes revendicatives, dont la grande journée unitaire et interprofessionnelle de grève et de manifestation du 5 NOVEMBRE PROCHAIN.

Dans le ferroviaire

Les salaires sont en berne. L’austérité imposée dans le ferroviaire reflète la politique gouvernementale appliquée dans tout le pays. Partout, les cheminotes et les cheminots voient leur salaire décrocher, leur niveau de vie reculer. Face à la flambée des prix, les 0,18 % d’augmentation générale des salaires décidés lors des négociations annuelles à la SNCF pour 2026 ont tout d’un affront. Quand la Direction répond en centimes à des factures qui se comptent en centaines d’euros, elle ne reconnaît pas notre travail, elle en rabaisse la valeur.
La reconnaissance du travail des cheminots doit enfin se lire sur la fiche de paie. Quels que soient le métier, le statut social ou l’entreprise ferroviaire, nous faisons toutes et tous face à la même urgence : pouvoir vivre dignement de notre travail. Toutes et tous ensemble, interpellons les directions des entreprises ferroviaires pour exiger des augmentations générales des salaires. Sous l’impulsion de la Fédération CGT des cheminots, un rassemblement unitaire est organisé pour exiger l’ouverture de négociations salariales à la SNCF.

LE 3 NOVEMBRE, SOYONS NOMBREUX À SAINT-DENIS !

Parallèlement, nos conditions sociales, de vie et de travail se dégradent. Le manque de moyens pour bien travailler, la dérèglementation du travail et les reculs sociaux deviennent la norme. Le processus de privatisation en cours à la SNCF, la mise en place de filiales, l’ouverture du capital d’Hexafret ainsi que les nombreuses réorganisations/restructurations dans les différentes sociétés du Groupe frappent notre quotidien d’incertitudes, d’incompréhensions et génèrent de l’anxiété.
Par ailleurs, les cures d’austérité vis-à-vis du financement du réseau, le manque d’emplois et de formations, impactent le niveau de sécurité des circulations et les conditions de vie et de travail des cheminot·e·s.

LE 5 NOVEMBRE, L’UNITÉ DES CHEMINOTS SERA NOTRE FORCE !

Dans ce contexte de mobilisations multiformes de ces dernières semaines, la CGT – et sa fédération des cheminots – a fait le choix de soutenir les mobilisations lycéennes et étudiantes et de sécuriser les cortèges de manifestants, de s’inscrire dans les mobilisations citoyennes du samedi. Pour la CGT, le patronat en général, celui du ferroviaire dont la direction du GPU SNCF en particulier, ne peuvent demeurer simples spectateurs d’un contexte abrasif. Les grèves dans les entreprises s’imposent et doivent s’ancrer pour que s’ouvrent des négociations sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail notamment.

MANIFESTER DONNE DE LA VISIBILITÉ MAIS NE SUFFIRA PAS : IL NOUS FAUT DÉSORMAIS PESER SUR L’ÉCONOMIE ET SUR LA PRODUCTION POUR OBLIGER GOUVERNEMENT ET PATRONAT À ENTENDRE NOS REVENDICATIONS

POUR LE SERVICE PUBLIC, POUR NOS CONDITIONS SOCIALES ET DE TRAVAIL, EXIGEONS ENSEMBLE :

  • L’ouverture immédiate de négociations salariales dans les entreprises de la branche ferroviaire et des augmentations générales des salaires ;
  • Le maintien de l’unité sociale au sein de la SNCF ;
  • Des embauches en nombre suffisant ;
  • Une formation qui permette d’exercer nos métiers dans les meilleures conditions ;
  • La mutualisation des moyens financiers, matériels et humains pour une production plus efficace et sûre ;
  • Des droits sociaux de haut niveau pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche ;
  • L’arrêt du processus de privatisation de la SNCF ;
  • L’accès aux cabinets médicaux pour les actifs et les retraités.

À chaque fois que nous nous sommes mobilisés fortement par la grève, nous avons mis en échec de nombreuses attaques du gouvernement et des directions des entreprises ferroviaires.
Sous l’impulsion de la Fédération CGT des cheminots, les quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF appellent les cheminot·e·s à s’inscrire dans la grande journée intersyndicale de grève et de manifestation du 5 novembre.
L’urgence sociale et salariale frappe l’ensemble des métiers avec la même force qu’elle frappe les écoles, les hôpitaux et les usines. Dès maintenant, débattons le plus largement possible sur les lieux de travail, avec les syndicats CGT de proximité, de la construction d’une grève majoritaire dans toutes les entreprises du ferroviaire.

POUR EXIGER UN AUTRE PARTAGE DES RICHESSES, RETROUVER NOTRE DIGNITÉ ET IMPOSER D’AUTRES CHOIX, ACCENTUONS NOTRE MOBILISATION, TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !

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pour la suge, la CGT ne désarme jamais !

| Non classé

Dans un système ferroviaire profondément transformé par les réorganisations, la filialisation et l’ouverture à la concurrence, les cheminot·e·s ont démontré, ces derniers mois, leur volonté de ne pas subir. Pour la Suge comme pour l’ensemble du système ferroviaire, les échéances des 3 et 5 novembre seront une nouvelle étape pour construire le rapport de forces nécessaire.

DES REVENDICATIONS QUI NE DATENT PAS D’HIER !

Depuis 2014, la CGT défend une Suge au service du ferroviaire et porte, aux côtés des cheminot·e·s, des revendications constantes : effectifs adaptés, reconnaissance des qualifications, formations TIS et TIR, conditions de travail, déroulement de carrière et augmentation des salaires. L’intégration de l’IPA et de l’ICPA dans la prime de travail, comme la reconnaissance des formations et des qualifications, s’inscrit dans la continuité de ce travail revendicatif.

LA CGT ORGANISE LA LUTTE AVEC LES CHEMINOT·E·S !

Parce que les revendications ne suffisent pas sans rapport de forces, la CGT a organisé et accompagné les mobilisations des cheminot·e·s de la Suge. Des rassemblements nationaux de mars et mai 2024 aux actions menées dans les DZS, ces mobilisations ont permis d’obtenir des avancées concrètes sur les déroulements de carrière, les notations, les dossiers individuels, les effectifs et les compensations liées aux fortes chaleurs. Elles ont également contribué à inscrire les revendications de la Suge dans la mobilisation plus large des cheminot·e·s contre les restructurations et la filialisation du ferroviaire.

LA CGT PORTE UN PROJET POUR SORTIR DE LA CONTRACTUALISATION ET GARANTIR L’AVENIR DE LA SUGE.

Sur l’avenir de la Suge, la CGT ne s’est pas contentée de dénoncer les choix de la Direction. À l’occasion des débats ayant conduit à la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les transports, elle a notamment alerté sur les risques de transfert de certaines missions progressivement transférées vers la sécurité privée. Si cette loi a renforcé certaines prérogatives des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP, le décret du 28 mars 2026 en a précisé les modalités d’application dans un contexte où l’ouverture à la concurrence continue de faire peser des menaces sur l’avenir de la sûreté ferroviaire.
Face à ces enjeux et aux travaux en cours sur l’avenir de la Suge, la CGT défend son intégration parmi les facilités essentielles du système ferroviaire, avec des moyens pérennes, des prérogatives renforcées et la reconnaissance de son rôle indispensable pour la sécurité des voyageurs, des personnels et des circulations.

Dans un contexte où la sécurité des installations, des circulations et des emprises n’a jamais été autant d’actualité, la CGT continue à revendiquer plus de moyens et de reconnaissance pour la Suge :

  • revendications salariales : grille unique des salaires, intégration IPA/ICPA à la prime de travail et liquidable pour la retraite ;
  • formation : renforcement des formations TIS/TIR ;
  • carrières et qualifications : la CGT exige une reconnaissance proportionnelle à la technicité du métier ;
  • emploi et conditions de travail : les enjeux d’effectifs, d’attractivité, de conditions de travail et l’avenir de la Suge restent ouverts.

a CGT appelle, dans un cadre unitaire, l’ensemble des cheminot·e·s de la Suge à se mobiliser les 3 et 5 novembre pour exiger des augmentations de salaire et des moyens pour bien travailler. Elle appelle également à voter CGT du 19 au 26 novembre 2026.

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ASCT : NOS MISSIONS, NOS DROITS, NOTRE AVENIR !

STI OPE

| Non classé

Face à l’application de la STI OPE, la CGT s’est mobilisée pour défendre le métier d’ASCT et ses missions 4S. Notre détermination avec l’appui de la mobilisation des ASCT ont permis d’obtenir des engagements de la Direction. Une première avancée significative, mais le combat continue pour préserver nos droits et notre avenir professionnel !

STI OPE : LA CGT OBTIENT DES GARANTIES, LE COMBAT CONTINUE !

Entré en vigueur le 18 juin 2024 et applicable depuis le 18 avril 2026, ce règlement européen fait l’objet d’interpellations répétées de la CGT auprès de la Direction depuis plus de 18 mois.
Pour la CGT, il est inconcevable que sa mise en oeuvre serve à remettre en cause la reconnaissance et le contenu du métier d’ASCT en réduisant les habilitations de sécurité des ASCT IC et TER à quelques seules FLS (fonc-tions liées à la sécurité).
Dans sa logique permanente de réduction des coûts, la Direction voudrait s’appuyer sur ce texte pour diminuer les missions, alléger les formations, réduire le suivi médical, ce qui a pour première conséquence de remettre en cause les parcours professionnels. À terme, ce sont la qualification, la rémunération et les perspectives de carrière des ASCT qui sont directe-ment menacées.
De plus, au regard des événements graves de sécurité survenus ces der-niers mois, le métier d’ASCT ne peut en aucun cas être réduit à quelques tâches isolées. Nos missions 4S (sécurité, sûreté, service et sauvegarde des recettes) forment un tout cohérent, indissociable et indispensable, qui doit être pleinement reconnu, préservé et valorisé.

UNE DÉMARCHE SYNDICALE QUI A CONTRAINT LA DIRECTION À FAIRE DES ANNONCES !

Face à une direction qui tentait d’imposer cette évolution comme une fatalité, la CGT a refusé la résignation. Nous avons fait le choix de construire le rapport de forces et de rechercher l’unité syndicale sur la base de nos revendications.
Au fil des mois, les interventions de la CGT et le rapprochement avec la CFDT sur nos exigences ont permis de renforcer le rapport de forces. Appuyée par la mobilisation croissante des cheminots de la filière Trains, cette démarche a contraint la Direction à revenir à la table des négocia-tions.
Le puissant mouvement du 10 juin, avec 63 % d’ASCT en grève, a constitué un tournant. En déposant conjointement une nouvelle demande de concer-tation immédiate, nos deux organisations syndicales ont obligé la Direction à prendre des engagements écrits, formalisés dans un courrier reçu le 5 octobre 2026.

CE QUE NOUS AVONS ARRACHÉ

Après un mois d’arbitrage, la Direction s’engage par écrit sur nos revendications clés :

Ce que la direction voulait imposer Ce que la CGT a obtenu par l’action et l’argumentation
Fin de la VMAS pour les agents hors TCS et les nouveaux embauchés Passage de la VMAS pour tous les nouveaux embauchés, leur garantissant le déroulement de carrière comme tous les autres agents et retour de la VMAS pour les ASCT classe 4 et les parcours professionnels
Perte des compétences au TER, à Transilien et à Intercités Maintien des compétences TCS pour les agents TER visés par des parcours professionnels en 2027 et 2028 afin d’anticiper les montées vers Voyages
Déqualification du métier Maintien des TCS pour tous les agents de classe 4 à TER, valorisant pleinement leur rôle de moniteur

+ Effet collatéral victorieux : ce résultat évite également la fermeture de certains cabinets médicaux grandement fragilisés par l’application de la STI !

UNE AVANCÉE, MAIS PAS LA FIN DU COMBAT !

Ces garanties ne règlent pas toutes les conséquences de la STI OPE. La CGT continuera d’agir pour empêcher la déqualification du métier, défendre les qualifications et la rémuné-ration, préserver les possibilités d’évolution professionnelle et garantir la reconnaissance de nos missions 4S.
La réglementation européenne ne doit pas servir de prétexte à la remise en cause de nos droits et de notre métier !

La CGT appelle l’ensemble des ASCT à maintenir la pression et à s’inscrire dans les prochaines mobilisations professionnelles et interprofessionnelles.

AVEC LA CGT, JE LUTTE POUR MES DROITS ET POUR EN CONQUÉRIR DE NOUVEAUX !
DU 19 AU 26 NOVEMBRE, JE VOTE CGT !

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Cancer du sein : Octobre de la colère

| Non classé

De la précarité médicale à la prise en charge à 100 %

Une double peine pour les travailleurs

En France, chaque année, 900 000 femmes vivent avec un cancer du sein, 61 000 nouveaux cas diagnostiqués tous les ans et 600 chez l’homme. Elles subissent la maladie mais aussi la violence du système économique.
Le blocage politique de la loi 2025-106 de février 2025 sur le remboursement intégral est inacceptable. Pour rappel, les députés de l’extrême droite ont voté CONTRE !
Faute de décret d’application de la part du gouvernement, les patientes continuent de payer de leur poche.
Une loi sans décret est une loi fantôme : EXIGEONS SON APPLICATION !

La réalité des restes à charge

Selon l’Assurance maladie, le reste à charge peut atteindre plus de 1 500 € par victime du cancer du sein.
Les dépassements d’honoraires représentent une part importante (environ 27 %) de ce reste à charge, notamment pour les actes chirurgicaux.
Les dépenses liées aux soins de confort, tels que le soutien psychologique ou les aides à domicile, restent souvent à la charge des patientes.
Il en va de même pour les dispositifs spécifiques indispensables au quotidien, comme le tatouage du mamelon, les crèmes de soin réparatrices ou les vernis protecteurs.
Enfin, les frais annexes liés à l’organisation de la vie quotidienne, notamment le transport et la garde des enfants, sont également mal ou non remboursés.
Aujourd’hui, l’accès à une prise en charge totale contre le cancer du sein dépend entièrement de la signature des décrets gouvernementaux et de leur application. Chaque mois de retard dans leur publication est un mois de trop imposé aux malades.
C’est pourquoi la CGT revendique le 100 % SÉCU

Une hôtesse de l’air obtient la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle
Juillet 2026

Une infirmière obtient la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle
Mars 2026

POUR UNE PREVENTION OFFENSIVE ET DE PROXIMITE

De nombreuses cheminotes sont exposées au travail de nuit (conductrices, dans les EIC, les escales…).
Dans les entreprises de la branche, le travail de nuit doit strictement être limité à la continuité du Service Public.

La Fédération CGT des cheminots revendique :

  • un suivi médical renforcé : en effet, le risque du cancer du sein augmente de 26 à 30 % pour les femmes ayant une activité nocturne ;
  • un gynécologue par cabinet médical SNCF ;
  • l’ouverture des cabinets de radiologie ;
  • la réduction du travail de nuit.

Pour le retour dans l’emploi, la CGT exige aussi :

  • Un accompagnement dans le travail ;
  • La reconnaissance en maladie professionnelle pour les femmes ayant travaillé sur des horaires de nuit ;
  • La nécessité d’intégrer le genre dans les DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels).

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LE 21 OCTOBRE, EXIGEONS DES MOYENS SUPPLÉMENTAIRES !

Sécurité ferroviaire

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 21 octobre 2026, une table ronde réunira le directeur général de SNCF Réseau et les organisations syndicales représentatives du groupe SNCF, dans un contexte marqué par la multiplication des accidents graves et des incidents de sécurité. La CGT appelle ses syndicats à interpeller leurs directions locales, ce jour-là.

DES MOYENS POUR LA SÉCURITÉ, DES RÉPONSES À NOS ALERTES !

Depuis le début de l’année, huit événements graves ont marqué le réseau ferro-viaire, dont le déraillement de Cléon, en Normandie, le 11 septembre dernier. Dans le même temps, les alertes se multiplient : rails cassés, pièces manquantes ou détériorées sur des rames, ainsi que des difficultés à assurer la maintenance faute de temps et de personnel. Ces situations ne peuvent être ignorées.

LA SÉCURITÉ, FONDEMENT DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Des décennies de restrictions budgétaires, de suppressions d’emplois et de réor-ganisations fragilisent le système ferroviaire. L’ouverture à la concurrence accen-tue son morcellement, multiplie les interfaces et favorise la sous-traitance, tandis que la recherche permanente de réduction des coûts pèse sur les effectifs, la formation et les conditions de travail.
Dans tous les métiers, les cheminot·e·s subissent la dématérialisation à marche forcée, la multiplication des outils numériques, le développement du travail isolé et la dégradation des horaires et des amplitudes de travail. Parallèlement, les moyens de la médecine du travail diminuent, les effectifs de la Suge sont fragilisés et leurs missions sont soumises à des logiques de contrats commerciaux.
Pour la CGT, la sécurité repose avant tout sur des cheminot·e·s formés, expérimentés, présents sur le terrain et disposant du temps et des moyens nécessaires pour travailler correctement.

LE 21 OCTOBRE, FAISONS ENTENDRE LES RÉALITÉS DU TERRAIN !

Cette journée ne doit pas se résumer à une réunion d’experts ni à de simples déclarations d’intention. Elle doit permettre d’interpeller les directions dans les territoires sur les manques de moyens, les dysfonctionnements constatés et les événements de sécurité locaux.
La CGT appelle les cheminot·e·s de tous les métiers à faire remonter leurs alertes et à exiger des réponses concrètes. Les réunions territoriales à venir devront pro-longer cette démarche et déboucher sur des mesures précises pour prévenir de nouveaux accidents.

UN AUTRE CHOIX POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

La multiplication des appels d’offres, la duplication des moyens et le morcellement des activités alourdissent l’organisation du système ferroviaire, alors que la sécurité exige de la coordination, de la continuité et une vision globale du réseau.
La CGT refuse cette logique de fragmentation et revendique un service public ferroviaire qui mutualise ses moyens humains, techniques et matériels pour gagner en efficacité et en sécurité.
Nous exigeons des effectifs suffisants, une maintenance réalisée dans de bonnes conditions, une formation de qualité, le renforcement de la médecine du travail et de la Suge, ainsi que la maîtrise des missions essentielles à la sécurité.

Le 21 octobre, faisons entendre nos exigences et imposons des réponses à nos alertes !

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DES MOYENS À LA HAUTEUR DE NOS MISSIONS, DES DROITS À LA HAUTEUR DE NOS RESPONSABILITÉS !

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 15 septembre, la CGT et son UFCM ont réuni les cadres Traction pour échanger sur leur quotidien et leurs conditions de travail. Quatre sujets majeurs sont ressortis : les effectifs, le forfait-jours, les astreintes et la reconnaissance de la pénibilité sur lesquels la CGT et son UFCM revendiquent des réponses concrètes.

Les restructurations de l’entreprise sont menées tambour battant depuis plusieurs années avec pour conséquence la modification profonde de nos environnements de travail. Les activités sont de plus en plus cloisonnées, et des collectifs de travail qui fonctionnaient pourtant bien sont aujourd’hui remis en cause par les nouvelles organisations de l’entreprise. En plus de devoir accompagner ces profondes mutations, l’encadrement est sommé de s’adapter à marche forcée avec une évolution profonde des contours métier. Pour la CGT et son UFCM, l’encadrement Traction a des missions centrales dans la sécurité ferroviaire.

Les effectifs, une question de moyens et de sécurité ferroviaire.

Aujourd’hui, certains CTT ont plus de 40 ADC à encadrer. À ces niveaux d’effectifs, il leur devient impossible d’assurer correctement la certification des ADC par la formation et le suivi professionnel.
Pour la CGT et son UFCM, la solution n’est pas de rajouter des RMT ou des ARC pour pallier le manque de moyens. Les CTT doivent garder pleinement leurs responsabilités en matière d’animation et de pilotage de la sécurité ferroviaire.

Le forfait jours, ça suffit !

Les dérives du forfait jours ont fait exploser le temps de travail des CTT, bien au-delà des heures annuelles réglementaires. Il invisibilise le travail réel et les heures effectuées, en imposant une part importante de travail non rémunéré tout au long de l’année !
La charge de travail doit être réellement évaluée, en tenant compte de toutes leurs missions : astreintes, accompagnement, gestion des aléas, appels et sollicitations en dehors des horaires habituels…
Leurs responsabilités ne doivent pas signifier être disponibles en permanence, au détriment de leur équilibre vie pro – vie perso et de leur santé physique et mentale.
Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie ne veut pas dire travailler sans compter. C’est pouvoir organiser réellement ses missions et son temps de travail. Pour cela les effectifs doivent être à la hauteur des missions et de la charge réelle des cadres traction.

Des parcours d’astreinte démesurés

La Direction de l’Axe TGV Sud-Est expérimente un nouveau découpage des parcours d’astreinte. Ces nouveaux découpages des astreintes, s’ils sont mis en place, risquent de limiter les interventions des CTT à leur seule activité, au détriment de la réactivité sur le terrain.
Pour la CGT et son UFCM, les CTT doivent conserver une gestion transverse et cohérente de la sécurité, indispensable pour intervenir rapidement et efficacement, notamment lors d’événements graves.
La réactivité ne doit pas être sacrifiée au cloisonnement des activités et de la sécurité ferroviaire.

Pour une reconnaissance de la pénibilité du métier de CTT

Le métier de CTT exige de nombreuses connaissances et responsabilités. Pourtant, la charge administrative ne cesse de s’alourdir, au détriment du coeur du métier.
Entre la planification, l’alourdissement de la charge mentale, le stress dû à la gestion des incidents et l’accompagnements des ADC, il devient de plus en plus difficile d’organiser ces journées. Cela entraîne des RHR réguliers et des accompagnements tôt le matin, ou tard le soir, avec pour conséquence un véritable déni du droit à la déconnexion.
À cela s’ajoutent les difficultés d’effectifs ADC, qui amènent régulièrement les CTT à assurer la conduite et à contribuer à la continuité du service public.
Pour la CGT et son UFCM, ces contraintes doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

La CGT et son UFCM revendiquent :

• un décompte horaire garantissant le respect de la durée annuelle du temps de travail ;
• le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
• un réel droit à la déconnexion interdisant toute sollicitation en dehors du temps de travail ou d’astreinte ;
• l’élargissement de la liste des ERPA aux CTT, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3.

POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE HUMAIN ET SOLIDAIRE, POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES, AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

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NON À LA DÉMATÉRIALISATION DE LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE !

Mémento

| Non classé

Après avoir dématérialisé une grande partie de la documentation destinée aux agents de conduite (fiches trains, RCL, Lili, Flash, FLH, cadres avis urgents…), la Direction veut désormais s’attaquer au Mémento à l’usage du conducteur de ligne. Pour la CGT, c’est une ligne rouge qu’elle ne doit pas franchir !

Sous couvert de problèmes d’impression, de livraison et de considérations financières, la Direction présente la dématérialisation du Mémento comme une nouvelle étape de la « modernisation » numérique. La Direction prévoit d’établir son cahier des charges d’ici la fin de l’année, avec plusieurs prérequis : consultation en plein écran, historique des pages consultées, facilité de lecture des documents et liens entre le Mémento et les BS. Une phase de test auprès de 400 à 500 ADC est prévue début 2027, avant un éventuel déploiement généralisé en décembre 2027.
Pour la CGT, ces arguments ne justifient pas de supprimer un outil essentiel au métier des conducteurs. De nombreux problèmes techniques restent à régler, et la fiabilité des outils numériques est loin d’être garantie.

QUAND LE NUMÉRIQUE BUGUE, LE CONDUCTEUR DOIT QUAND MÊME ASSURER SA MISSION !

Les nombreux dysfonctionnements rencontrés cet été sur Sirius Next et Ares en sont la preuve. Les pannes et les situations de mode secours se sont multipliées, devenant une réalité trop fréquente pour les ADC. Et demain, que se passera-t-il si le Mémento devient lui aussi inaccessible ? En situation perturbée ou lors d’un incident, le conducteur a besoin d’un document simple, immédiatement disponible et fiable. Le papier répond à cette exigence.

LE MÉMENTO N’EST PAS UN DOCUMENT COMME LES AUTRES !

Le Mémento est utilisé très régulièrement par les ADC au cours de leurs missions, et pas seulement en cas d’incident. Sa simplicité d’usage est un gage d’une utilisation systé-matique de ce document.
Or, en matière de sécurité ferroviaire, ce qui compte, c’est de pouvoir accéder immédia-tement aux textes réglementaires. Les conducteurs utilisent leur Mémento comme un véritable point d’appui professionnel.

LA CGT N’EST PAS CONTRE LE NUMÉRIQUE, MAIS JAMAIS AU DÉTRIMENT DE LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE !

Toute évolution technologique doit avant tout garantir des conditions de travail adaptées et préserver un haut niveau de sécurité indispensable au ferroviaire.
À la SNCF, Les évolutions numériques se multiplient, mais le temps consacré à leur formation reste insuffisant. Les exemples récents d’Odiceo et du Mode pro conduite montrent les limites d’une formation trop rapide, parfois essentiellement théorique, qui ne permet pas toujours aux conducteurs de maîtriser les nouveaux outils et les nouvelles pratiques.

17 EUROS, C’EST LE PRIX DE LA SÉCURITÉ POUR LA DIRECTION ?

Aujourd’hui un Mémento coûte environ 17 euros. C’est donc le prix que la Direction est prête à mettre en balance avec la sécurité ferroviaire. Pour la CGT, quand il s’agit de sécurité ferroviaire, on ne compte pas les euros ! On ne brade pas la sécurité pour faire des économies de bouts de chandelle !

Pour la CGT, la sécurité ferroviaire doit rester une priorité absolue : aucune évolution numérique ou organisationnelle ne doit conduire à la réduire ou à la fragiliser. Le Mémento papier est garant de la sécurité ferroviaire. C’est pourquoi la CGT revendique le retrait pur et simple du projet.

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DES MAUVAIS CHOIX QUI ONT DES CONSÉQUENCES !

| Communiqué

Le procès de l’accident ferroviaire de Denguin aura lieu du 5 au 9 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Pau.
Depuis cet accident, les moyens dévolus à la maintenance n’ont cessé de rétrécir. La CGT continuera de porter ces enjeux, notamment lors de la table ronde sécurité du 21 octobre prochain présidée par le P-DG de SNCF Réseau.

Le 17 juillet 2014, un TER a percuté un TGV à Denguin, après le passage au vert du sémaphore S23 alors que le TGV se trouvait encore sur la voie. L’acci-dent a fait de nombreuses victimes et provoqué de graves blessures.
Les investigations ont écarté la responsabilité des conducteurs, du régulateur et du matériel roulant. Elles ont mis en évidence un dysfonctionnement de la signalisation lié à la dégradation de câbles électriques par des rongeurs dans une guérite insuffisamment protégée.
Le dossier fait également apparaître des insuffisances concernant la concep-tion des installations, la prévention du risque lié aux rongeurs, la maintenance, la formation des agents, la clarté des procédures et les moyens humains consacrés à la sécurité.
La CGT considère que cet accident ne peut pas être réduit à une panne tech-nique ou à une erreur individuelle. Il pose la question des choix d’organisation du travail : réduction des effectifs, allongement des délais de maintenance, parcours d’astreinte étendus, pression sur la production et priorités budgé-taires incompatibles avec une maintenance réellement préventive.
Derrière ces choix, c’est la responsabilité de l’organisation et des niveaux de décision qui doit être examinée. Les agents de terrain ne peuvent pas être désignés comme les responsables lorsque les moyens, les formations et les consignes ne leur permettent pas d’assurer pleinement leur mission de sécu-rité.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large. Après Brétigny, puis Eck-wersheim, et plus récemment l’accident survenu en Normandie, la question revient toujours : les accidents ferroviaires sont-ils traités comme des événe-ments isolés ou comme les conséquences de choix durables en matière d’organisation, d’effectifs et de maintenance ? Pour la CGT, les mêmes causes produisent les mêmes effets lorsque les alertes du terrain ne sont pas enten-dues et que la sécurité reste soumise aux impératifs de productivité.
La CGT des cheminots s’est constituée partie civile afin de défendre l’intérêt collectif de la profession. Elle entend faire reconnaître l’atteinte portée à la sécurité des cheminots, des conducteurs, des agents de maintenance et, plus largement, à l’ensemble du service public ferroviaire.
La CGT demandera que soient pleinement examinées les responsabilités des sociétés renvoyées devant le tribunal, ainsi que les choix d’organisation qui ont contribué à fragiliser la prévention des risques. Elle rappellera que la sécurité ne peut pas dépendre des seuls moyens disponibles ni être ajustée aux con-traintes de production.

La sécurité ferroviaire est une obligation collective. Elle ne peut être sacrifiée à la rentabilité, à la réduction des effectifs ou à la recherche de gains de productivité.

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LYCÉEN·NES, ÉTUDIANT·ES, SALARIÉ·ES : forces vives de la nation !

| Communiqué

Depuis plusieurs jours, les lycéen·nes et étudiant·es se mobilisent devant leurs établissements. Ce 1er octobre, ce sont plus de 30 universités et 640 lycées qui étaient concernés de Paris à Carpentras en passant par Rouen, Poitiers ou Rennes.
Le projet de budget 2027 prévoit de supprimer encore des postes d’enseignants et maintient le gel du point d’indice.

Des revendications légitimes !

Le manque de moyens humains et financiers dans les établissements scolaires, les inégalités d’accès aux études supérieures aggravées par Parcoursup et « Mon Master », l’augmentation globale des frais d’inscription à l’université et la baisse des aides sont autant de conséquences de la même politique qui frappe de plein fouet les étudiant·es, lycéen·nes et salarié·es.
Cette politique d’austérité impacte tous les services publics, dont le ferroviaire : le désengagement de l’État se poursuit en faisant peser le financement du réseau sur la SNCF elle-même. Les cheminot·es en paient le prix : attaque sur les droits et la réglementation du travail, dégradation de la sécurité, suppressions d’emplois, manque de moyens pour travailler dignement.

Une réponse inadmissible

La répression policière et l’intimidation à l’oeuvre, contre des jeunes citoyen·nes en lutte pour leurs droits, sont inacceptables. Ce n’est pas au ministère de l’Intérieur de gérer cette crise profonde de l’enseignement public ! Ce qu’il faut, c’est apporter des réponses à la hauteur des enjeux, abandonner les politiques austéritaires et redonner les moyens nécessaires aux services publics, et à toutes celles et ceux qui les font vivre, de mener à bien leurs missions.

Toutes et tous concerné·es

La France, pays démocratique, doit pouvoir laisser s’exercer la liberté d’expression, le débat contradictoire, avec au coeur une jeunesse qui s’implique dans les choix de société.
Face aux revendications portées par une jeunesse qui demande des conditions dignes pour apprendre, le gouvernement entend poursuivre sa politique régressive, qui confisque les moyens de bien travailler et la liberté de revendiquer.
Dans le ferroviaire, les jeunes cheminot·es et les alternant·es sont concerné·es par l’accès à la formation, au logement et aux aides sociales. Des bancs des établissements scolaires jusqu’aux emprises ferroviaires, la précarité doit cesser !
Il faut dès maintenant entendre et répondre aux revendications légitimes de la jeunesse mobilisée et aux besoins de services publics dans l’intérêt général de la nation !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SE TIENT AUX CÔTÉS DES JEUNES MOBILISÉ·ES ET CONDAMNE TOUTES LES VIOLENCES D’ÉTAT EXERCÉES À LEUR ENCONTRE !

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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