Fédération CGT des Cheminots


TECHNINAT EN DANGER

| Matériel

La fonction Matériel se réorganise autour d’un pilotage par activité/produit. Techninat, l’entité de réparation et de maintenance des wagons et des locomotives, en est un exemple. Les cheminots des ateliers wagons subissent des réorganisations entrainant des mutations forcées, une absence de postes pérennes… Pourtant les fermetures d’UO ou d’ateliers souhaitées par la direction sont évitables !

D’où partons-nous ?

Après la séparation des technicentres industriels et des technicentres de maintenance, la mise en place de CSE par activité et ligne, produit ou axe avait pour objectif la séparation technique et comptable de la fonction Matériel.

Techninat est un établissement de production rattaché à la direction du Matériel et relevant du CSE Maintenance industrielle (MI). Il s’est créé en juillet 2019 avec l’intégration de la maintenance wagons, dépendant jusque-là des technicentres de maintenance, et relevant des CSE TER régionaux ou Transilien. Très vite suit le rattachement de la maintenance des locomotives.

Au dire de la direction, la création de Techninat devait améliorer les « process » de travail et rendre la production plus efficace, garantissant ainsi un bel avenir à cet établissement unique et cloisonné. La direction ira jusqu’à en faire la promotion en expliquant aux agents concernés qu’ils étaient assis sur une mine d’or !

Durant l’année qui a suivi la création de Techninat, la direction du CSE MI a laissé volontairement planer le doute sur l’efficience financière de l’entité, qu’elle sait économiquement contrainte par son modèle cloisonné. Sans scrupule, elle a articulé la peur des cheminots, craignant leur avenir, pour mettre une pression supplémentaire sur la production et les conditions de travail. Clou du spectacle, la direction a fêté le premier anniversaire de Techninat à grand renfort de communications alors qu’elle était sur le point d’annoncer officiellement la fermeture de trois ateliers !

Où en sommes-nous à ce jour ?

Refusant d’élaborer un plan de développement afin de garantir de la charge de travail, la direction entend poursuivre les fermetures de sites… La fameuse « mine d’or » tant vantée a disparu !

La CGT, a notamment déclenché, par le biais de ses élus du CSE MI, une expertise mi-2020.

Le recours à cette expertise avait pour but de pointer les enjeux stratégiques et économiques de cette réorganisation, d’analyser la pérennité de l’activité, de mesurer la dégradation des conditions de travail et de santé des personnels.

La CGT demeure opposée à cette casse de l’outil de production d’autant plus que la situation vécue à travers la crise sanitaire a démontré l’importance du Fret SNCF pour maintenir les approvisionnements vitaux des populations du pays. De surcroît, au regard des enjeux environnementaux propices au transport de marchandises par rail, le gouvernement a annoncé la redynamisation du fret ferroviaire. Nos ateliers pouvant y concourir, ce projet patronal est donc bien une aberration !

Que pouvons-nous faire pour contrer les projets néfastes de la direction ?

À ce jour, et après avoir abandonné les ateliers d’Ambérieu, Saint-Pierre-des-Corps et Dunkerque, la direction entreprend de poursuivre les fermetures des sites de production de maintenance wagons. Cela n’a aucun sens si ce n’est pour organiser une purge des emplois et des installations.

Pour cause, ce que nous savons maintenant c’est que la fermeture des sites wagons identifiés dans le projet Techninat a été pensée sur la base des recommandations d’un cabinet de conseil (Oliver Wyman) qui avait proposé de se « recroqueviller » par le recentrage de l’activité vers des sites jugés « stratégiques ». Cette étude datant de 2018 a été « cachée » aux cheminots.

Pas étonnant donc qu’aucun plan de développement n’ait été travaillé. Durant une année, la direction du Techninat a vendu un faux projet aux agents en se pavanant sur les sites et en sollicitant du temps et de la confiance. Cette confiance a été trahie et les agents, dupés, devraient en payer les conséquences ? Une honte que la CGT dénonce !

À l’échelle nationale, la Fédération CGT des cheminots a construit un ensemble de propositions reprises dans son projet « Ensemble pour le Fret ». Ce projet est une alternative au déclin du Fret SNCF et fixe des axes concrets à mettre en oeuvre pour le redévelopper. L’avenir de la maintenance des wagons et des locomotives, donc des cheminots du Techninat, en dépend !

Pour être en capacité de redévelopper le Fret SNCF, il est dans l’immédiat indispensable de préserver les emplois, les métiers, les compétences et les outils de maintenance que sont les ateliers.

Sans y être contraints, les pouvoirs publics et la direction ne s’empareront pas de cette alternative. Il devient alors indispensable de s’organiser avec la CGT pour construire les mobilisations nécessaires.

Au-delà de ces éléments, le projet de la direction aura des effets néfastes sur les conditions d’emploi, de vie et de travail des cheminots.

« Polyvalence »

Selon la direction, pour gagner en efficacité, le développement accru de la polyvalence est nécessaire.

Pour la CGT, un développement de la polyvalence, utile à la direction pour réduire le volume d’emplois, conduira à vider de leurs contenus nos métiers et affaiblira la sécurité… Aussi, des effectifs en nombres suffisants et basés sur nos métiers (freinistes, etc.), l’intégration des jeunes embauchés, les formations nécessaires, la réinternalisation de charges et les solidarités entre services restent les éléments fondamentaux permettant d’assurer un service public de qualité en toute sécurité.

Maintenance

La direction souhaite gonfler les équipes de maintenance mobiles, dont les conditions de travail sont compliquées, avec des temps de parcours importants, des problèmes de manque de moyens, des problèmes d’organisation des relations avec les clients, etc.

Pour la CGT, la maintenance doit être réalisée dans des ateliers modernes, pour lesquels des investissements doivent être menés régulièrement pour disposer de dignes conditions de travail. Les cheminots ne doivent en aucun cas se retrouver à travailler dehors, sans sécurité, en raison du développement de ces équipes mobiles.

Pénibilité

La direction confirme les facteurs de pénibilité qui risquent d’augmenter et le risque amiante qui n’est toujours pas éradiqué.

Pour la CGT, la pénibilité est pour une part importante liée aux conditions de travail. Ainsi la direction démontre elle-même que son projet impacte négativement la santé des agents. Une raison supplémentaire de stopper ce projet !

L’éradication de l’amiante sur tous les matériels et dans les ateliers doit être effective au plus vite !

Contexte socio-sanitaire

La direction précise que le contexte socio-sanitaire est en outre dégradé à Techninat, et les activités particulièrement accidentogènes : les absences pour maladie, la fréquence des accidents du travail et leur gravité sont plus élevés que la moyenne du périmètre MI.

Pour la CGT, des mesures préventives et correctives doivent être prises au plus vite.

Conservation des sites et futur des agents

La direction indique que plusieurs agents vont subir des reclassements ou des mutations forcées ayant des impacts sur leur vie personnelle, alors qu’ils avaient construits leur vie autour de ces sites historiques.

Pour la CGT, ces sites que la direction veut fermer sont stratégiques pour le développement du fret. Il est donc nécessaire d’exiger l’arrêt de ce projet, puis le développement de ces sites à l’appui d’une véritable stratégie de réorientation de charges. En outre, ces ateliers sont une des solutions devant permettre au gouvernement d’assurer la bonne mise en oeuvre de ses annonces relatives à la redynamisation du fret ferroviaire.

Et les compétences alors ?

Les réorganisations, supprimant des postes, engendrent des pertes de compétences et de savoir-faire. Elles ont donc des conséquences importantes sur la qualité du travail à réaliser et sur la sécurité du personnel comme des circulations ferroviaires. En outre, des compétences ou savoir-faire perdus sont un frein au redéveloppement d’une activité.

De surcroît, aucune action de reconversion ou d’adaptation à un autre emploi n’a été dispensée en 2019 alors même que les reconversions induites par les suppressions de postes l’obligeaient. Démonstration supplémentaire que les suppressions de postes sont à combattre !

À ce sujet, la CGT exige :

  • Une construction des plans de formation à partir des besoins anticipés ;
  • Embaucher à une hauteur suffisante pour permettre la mise en formation des personnels ;
  • Développer des écoles de formation en proximité (bassins d’emploi) et de qualité ;
  • Améliorer le déroulement de carrière des acteurs de la formation.
En conclusion

Une mobilisation massive des cheminots en réponse à la volonté de la direction de casser l’outil de maintenance tout en exigeant des cheminots de produire toujours plus avec toujours moins de moyens (effectifs, formations, etc.) !

Seul un rapport de force permettra d’obliger la direction à stopper l’ensemble des réorganisations et restructurations au profit, du maintien des effectifs, des compétences et d’un rééquilibrage de charge entre sites, pour ensuite permettre le redéveloppement de la maintenance des wagons et des locomotives. C’est indispensable !

Alors, avec la CGT, défendons notre outil de maintenance, défendons l’avenir du Fret SNCF, de la maintenance wagon et loco. Notre avenir doit être celui d’un véritable service public SNCF !

ENSEMBLE POUR LE FER !

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UNI·ES POUR NOS DROITS !

Communiqué aux cheminot·es

| Les conditions sociales

Une rencontre entre la direction de la SA Voyageurs et les organisations syndicales a eu lieu le mercredi 18 mars.

Cette réunion s’est tenue en présence de la DRH Groupe.

Elle fait suite à la table ronde du 10 mars avec le président Castex, qui refuse toujours d’étendre les accords et textes concernant l’organisation du travail aux filiales SNCF.

La direction de la SA Voyageurs souhaitait préciser ses intentions en matière d’évolution de l’organisation du travail au sein des filiales créées en réponse aux appels d’offres.

Nos fédérations syndicales ont mis trois constats et exigences en avant :

  1. La réglementation actuelle du temps de travail est le fruit d’une histoire : celle de la production et de la situation sociale.
    L’organisation du travail répond à plusieurs impératifs : elle permet d’assurer la production ferroviaire et de répondre aux obligations et contraintes posées par le contexte local grâce à ses capacités d’adaptation.
    L’équilibre issu de la réglementation applicable en matière de temps de travail est également un pilier de la sécurité ferroviaire, donc du service public. Les repos constituent la réponse à un impératif physiologique indispensable au maintien de la vigilance, de la concentration et à l’ensemble des aptitudes nécessaires à la sécurité de l’exploitation ferroviaire et à la sécurité des personnels. Les repos, c’est aussi du temps à consacrer à nos besoins du quotidien (santé, loisirs, obligations familiales) ainsi que du temps que nous pouvons partager avec nos familles / amis.L’accord temps de travail existant au sein de l’entreprise permet déjà des adaptations sans changer le droit des cheminotes et des cheminots. Nos fédérations ont fortement rappelé que la réglementation existante permet aux directions d’organiser le temps et les organisations de travail à partir des particularités et des réalités professionnelles des roulants, des sédentaires en horaires décalés ou de journée, et des mesures liées à la continuité de service et à l’astreinte.
  2. Cette garantie d’application des droits existants est une condition évidente de l’unité sociale.
    Il ne s’agit ni d’un concept ni d’un principe, mais bel et bien d’une réalité. L’unité sociale passe par des droits équivalents pour toutes et tous. C’est une nécessité pour garantir les parcours professionnels et assurer une réelle justice sociale pour toutes les cheminotes et tous les cheminots. L’accord temps de travail est un accord Groupe. Il doit s’appliquer à tous, quelle que soit la société ou filiale.
  3. Nos fédérations syndicales ont demandé à ce qu’un état des lieux précis de la situation économique des filiales Voyageurs soit présenté.
    Les discussions doivent se baser sur des faits, pas sur des dogmes. La SA Voyageurs ne peut pas dicter des changements qui lui paraissent inévitables, il faut le démontrer !

Nos fédérations ont également rappelé que l’organisation du travail est intimement liée à la question de l’emploi. Il est impératif que les moyens nécessaires soient directement attribués à la production. Plus d’emploi est indispensable pour assurer une production ferroviaire de qualité, en toute sécurité, et permettre des conditions de vie et de travail dignes pour les cheminotes et les cheminots.

Une prochaine rencontre avec la direction de la SA Voyageurs est prévue d’ici un mois. Nos fédérations syndicales se rencontreront en interfédérale avant cette réunion.

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NOUS NE SOMMES PAS LES MARIONNETTES DU BUSINESS !

Temps de travail

| Les conditions sociales

La direction SNCF s’attaque aux 35 heures, à l’instar du patronat français qui en rêve pour préserver ses profits sur le dos des salariés !

Lors d’une table ronde qui s’est déroulée le 18 mars, elle a clairement réaffirmé cette intention.

La CGT appelle à l’unité et au rassemblement des cheminots pour organiser la lutte.

Le 10 mars, Jean Castex annonçait sa volonté de revenir sur la mise en oeuvre des 35 heures à la SNCF. La direction souhaite commencer par les filiales dédiées de la SA Voyageurs, puis insidieusement l’étendre à tous les cheminots du Groupe SNCF.

L’analyse des dirigeants est froide ! Elle est d’ailleurs la même depuis la mise en place de l’accord 35 heures à la SNCF en 1999. Cette réduction du temps de travail a toujours été vivement pointée comme un obstacle économique par tous les dirigeants successifs à la SNCF.

Cette fois, l’objectif est précisé : augmenter la durée de travail et la souplesse d’utilisation des cheminots en déréglementant l’organisation du temps de travail.

Les moyens sont clairement identifiés. Il s’agit de lever tous les freins : réduire la durée des repos journaliers, remettre en cause le 19/6 pour les roulants, réduire le nombre et la qualité des repos périodiques, généraliser les prises et fins de service délocalisées…

La direction l’a déclaré, elle vise à réaliser des économies sur les conditions de vie et de travail des cheminots pour pouvoir dégager plus de marge bénéficiaire, profitant du contexte de l’ouverture à la concurrence que nous combattons.
Alors que le Groupe, grâce au travail des cheminots, a généré 1,8 milliard de bénéfice en 2025, les taux de rentabilité dans les trois nouvelles filiales (SVSA, SVEA, SVLO) de la SA Voyageurs sont déjà importants, pouvant atteindre jusqu’à près de 5 % de marge. Rien ne justifie donc une telle régression !

Pendant ce temps, les cheminots ne cessent de souffrir de la productivité accrue, de la politique de filialisation, des réorganisations incessantes qui dégradent les conditions de vie et de travail. Les accidents de travail se multiplient, la souffrance au travail s’aggrave, pouvant conduire jusqu’au suicide.

Les cheminots, comme l’ensemble des salariés, aspirent légitimement à de meilleures conditions de travail, à de véritables temps de repos pour répondre pleinement aux besoins quotidiens de la vie, à plus de loisirs et de moments partagés avec leurs amis et leur famille. La direction SNCF s’aligne sur le dogme gouvernemental de la régression sociale qui vise, entre autres, à faire sauter le jour férié du Premier-Mai pour l’ensemble des salariés.

La CGT refuse toute remise en cause des droits conquis par les cheminots et revendique, à rebours de la direction, la réduction et le partage du temps de travail pour tous !

Elle appelle l’ensemble des cheminots à se préparer à agir et à se rassembler avec les syndicats de site pour organiser la lutte.

ENSEMBLE, REMETTONS LES PENDULES À L’HEURE ET GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

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LES PRIX S’ENVOLENT, LES SALAIRES NE DÉCOLLENT PAS !

Salaires

| Les conditions sociales

Les prix flirtent avec les sommets, et les salaires des cheminots ne suivent pas !
La Direction tente toujours de se défausser pour ne pas répondre à l’urgence salariale.
La CGT exige l’ouverture immédiate de négociations sérieuses pour des revalorisations salariales.

Les prix de l’énergie, des carburants et du caddie de courses flambent. Les salaires des cheminots doivent être revalorisés sans plus attendre.

Depuis les années 1980, les salaires sont désindexés des prix.

Dans un contexte où les puissants tentent de s’approprier toutes les richesses, ce sont toujours les populations qui paient le prix fort. Les chemi-nots, comme l’ensemble des salariés, subissent une flambée du coût de la vie qui entraîne une forte diminution de leur pouvoir d’achat.

L’augmentation générale des salaires des cheminots décidée par la direc-tion du GPU SNCF est de 0,18 % pour 2026, une honte au regard du travail réalisé par les cheminots et des richesses qu’ils produisent !

La Direction tente de détourner l’attention en mettant en avant des me-sures non pérennes comme l’intéressement, dont le montant est lié à la productivité et, par conséquent, à la souffrance au travail, des formes de rémunération qui visent à masquer l’insuffisance des augmentations générales tout en cherchant à diviser les cheminots et à minimiser l’urgence d’une réelle revalorisation salariale.

ASSEZ DE FUITE EN AVANT !

La Direction pense avoir clos les discussions salariales. Mais nous ne nous contenterons pas de miettes ou de vagues promesses, alors même que les prix à la consommation explosent.

La Fédération CGT des cheminots a déclenché l’alerte sociale et demande aux cheminots de se tenir prêts à agir.

Nous exigeons :

  • une augmentation générale des pensions et des salaires d’au moins 12 % et un plan de rattrapage du contentieux salarial ;
  • l’indexation des salaires sur les prix ;
  • la mise en place d’une grille unique des salaires ;
  • l’égalité entre les femmes et les hommes.

La CGT appelle l’ensemble des cheminots à se rassembler dans les syndicats de site et à décider des actions à mener pour gagner des augmentations salariales pour tous.

L’AUGMENTATION DES SALAIRES, C’EST MAINTENANT !

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RÈGLEMENTS INTÉRIEURS : LA CGT FAIT PLIER LA DIRECTION DEVANT LA COUR D’APPEL !

| CSE/CCGPF

Par un arrêt rendu le 17 mars 2026, la Cour d’appel de Paris confirme l’essentiel du jugement obtenu par la CGT devant le Tribunal Judiciaire de Bobigny le 21 novembre 2024.
Elle adresse un rappel à l’ordre sans ambiguïté à la direction SNCF : le règlement intérieur n’est pas une zone de non-droit.

La SNCF ne peut pas tout écrire, tout imposer, ni tout contrôler. La cour d’appel sanctionne des dérives graves en confirmant l’annulation de plusieurs dispositions qui portaient directement atteinte aux droits fondamentaux des salariés.

Sont notamment balayées :

  • les tentatives de remise en cause du droit de retrait (interdiction de menacer de sanctions les agents qui se protègent d’un danger) ;
  • les interdictions générales de manifester dans l’entreprise est annulée au nom de la liberté d’expression ;
  • les dispositifs de surveillance des salariés dans leurs démarches judiciaires. Cela va bien au-delà de la simple fin de l’obligation de rendre compte de ses déclarations puisque c’est toute la tentative de surveillance des salariés face à la justice qui est supprimée.

Autrement dit, c’est tout un arsenal destiné à faire taire, contrôler et intimider qui est déclaré illégal. La cour rappelle une règle simple mais essentielle : le règlement intérieur doit respecter les libertés fondamentales.

La Cour a toutefois rétabli l’article 26 sur la neutralité pour lequel la CGT étudie un pourvoi en cassation sur ce point.

Néanmoins, même si cet article est rétabli, la liberté d’expression dans son ensemble est largement reconnue par ailleurs par le Code du travail et par une jurisprudence constante protégeant le salarié, notamment par 3 arrêts du 14 janvier 2026 de la Cour de cassation.

Ces récentes décisions réaffirment avec force que le salarié est protégé dans son expression, qu’elle s’exerce individuellement ou collectivement et que l’employeur ne peut brider cette liberté fondamentale dans l’entreprise sous couvert de neutralité.

Ce jugement du 17 mars 2026 est d’application immédiate et la SNCF doit mettre à jour ses textes.

Tout cheminot sanctionné via un article annulé par le TJ de Bobigny et confirmé en appel peut exiger l’annulation de sa sanction.

La vigilance s’étend désormais aux règlements d’Hexafret et de Technis.

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Moins de cheminot·e·s, moins de droits, la colère monte au téléphone !

Ambition RCAD

| Exploitation

Alors que la restructuration des Centres Relation Client à Distance (RCAD) poursuit sa mise en œuvre, les cheminot·e·s avec la CGT continuent de revendiquer de meilleures conditions de travail, l’amélioration du service rendu aux usagers et la reconnaissance de leur métier !

L’alerte est donnée : la direction TGV Care fait fausse route !

Les cheminot·e·s des RCAD subissent de plein fouet les déclinaisons du programme « Ambition RCAD ». Derrière les beaux discours sur la « fierté » et la « réparation client », la réalité est toute autre : productivité à outrance, dégradation des conditions de travail et dialogue social au point mort.

Productivité : le « dépôt de casques » comme avertissement !

En refusant de remplacer les départs (objectif de 30 suppressions de postes), la direction sature les agents. Le « dépôt de casques » au RCAD de Poitiers le 11 mars, jour de l’ouverture des ventes, est un signal fort : les agents ne peuvent plus pallier les manques d’effectifs chroniques.

Un service public dégradé par des choix absurdes !

Comment prétendre devenir « champion de la relation client » quand :

  • le taux de réponse stagne à 72 % pour un objectif de 90 % ?
  • l’activité Loisirs (50 % de la charge de travail) est délaissée ou externalisée (nouveau prestataire Konecta) au profit de la seule activité « Fidélité » ?

Pour la CGT, prioriser les clients « Optimum » au détriment des voyageurs loisirs est une aberration économique et sociale.

Carrières et notations : la douche froide !

La centralisation du périmètre de notation à Paris est une catastrophe pour l’évolution des agents :

  • notation 2026/2027 au rabais : Quelques passages en classe 4 sont octroyés uniquement pour compenser le non-remplacement de postes d’ACM ou de superviseurs ;
  • la direction invente également ses propres règles : un agent ayant pris une position ne pourrait pas être noté sur un niveau ou une classe supérieure l’année suivante…

Un dialogue social « hors-sol » !

Les agents des RCAD ont perdu leurs représentants de proximité et dépendent désormais d’une CSSCT centrale rattachée au siège (TGV-IC), gérée par une organisation syndicale plus préoccupée par son catalogue de chèques cadeaux que par la défense des conditions de travail et de santé des cheminot·e·s.

La CGT revendique :

  • le remplacement immédiat de tous les départs ;
  • la réinternalisation des charges de travail ;
  • la mise en place de comités de proximité SSCT avec de réelles prérogatives ;
  • une véritable reconnaissance salariale et un déroulement de carrière transparent et non lié à des logiques de suppressions de postes.

Pour la CGT, d’autres choix sont possibles. La CGT travaille activement à la construction d’une mobilisation de tous les cheminot·e·s.

Restons unis, informés et prêts à agir pour défendre
nos emplois, nos conditions de vie et de travail !

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GIE OPTIM’ SERVICES : STOP AU PLAN SOCIAL DÉGUISÉ !

| Services communs

En seulement six mois, la direction du GIE enchaîne les projets de réorganisation avec un seul mot d’ordre : l’austérité. Sous prétexte d’ouverture à la concurrence, on demande aux cheminots de payer la facture d’une stratégie purement comptable.
Pour la CGT c’est non !

Depuis sa création en 2023, la CGT dénonce la face cachée d’OPTIM’SERVICES. En effet, ce qui nous était présenté alors comme un centre de « services partagés » (Paie, Médical, Action Sociale, Logement) constituait en réalité l’outil du dépeçage de la SA de tête. En transférant 3 000 cheminots (sur les 10 100 de la Holding) vers ce GIE, la direction préparait une sortie pure et simple du cadre historique de la SNCF en créant une « Holding » pour faire du cash.
Le projet était alors clair : détourer les activités, isoler les missions pour, à terme les sous-traiter ou les filialiser.
3 ans après cette stratégie se précise et ses répercussions sont brutales.

PRODUCTION COMPTABLE : L’EFFONDREMENT DES EFFECTIFS

Ce n’est pas une « optimisation », c’est un plan de suppression d’emplois qui ne dit pas son nom. L’expertise du CSE est sans appel :

  •  – 21 % d’effectifs théoriques : une saignée sans précédent.
  • 35 suppressions de postes (dont 57,1 % sont à la classe 5) pour seulement 11 créations.
  • Bilan net : 24 postes supprimés au Cadre d’Organisation.

La direction l’avoue elle-même : ce projet explose les Risques Psycho-Sociaux (RPS) en dégradant violemment les conditions de travail.

APTITUDE FERROVIAIRE (CFAS) : LA SÉCURITÉ EN DANGER !

Le projet « Relevons le défi ! » est un défi à la sécurité et au bon sens :

  • 40 % de suppressions d’emplois sur Lyon et Paris Sud-Est (passage de 46 à 28 agents).
  • Objectif financier : 500 000 € d’économies sur le dos de notre santé et de la sécurité ferroviaire.
  • Cadence infernale : 14 Visites Médicales (VMAS) par jour. L’infirmière n’aura que 5 minutes par acte (prélèvements, ECG, biométrie) !

En fermant le centre de Rennes (1 600 agents suivis à rebasculer sur Paris), la direction met en péril la qualité du suivi médical et la sécurité des circulations.

ARCHIVES (SARDO) : LE GRAND BRADAGE

Le SARDO, responsable de plus de 100 km d’archives papier pour toutes les SA, a vu ses effectifs diminuer de 50 % en moins de dix ans.

Malgré cela, la direction poursuit son oeuvre de démantèlement : déqualification de postes au siège (Bat. Acrobates), polyvalence forcée au Mans et fermeture définitive du site de Combs-la-Ville. Le résultat ? Trois suppressions de postes sur un effectif déjà réduit à peau de chagrin (34 agents).

Le scandale est aussi financier : la charge de travail de Combs-la-Ville est transférée à la société privée Géoparts, qui facturerait depuis 2021 des prestations non réalisées !

NE PAS RESTER SPECTATEUR !

La CGT se bat dans toutes les instances (CSE, CSSCT) pour bloquer ces projets néfastes. Mais pour gagner, l’unité est indispensable. Nous déplorons que l’organisation majoritaire refuse parfois de soutenir nos demandes d’expertises, comme le 5 février dernier…

TOUS ENSEMBLE : CONSTRUISONS LA RIPOSTE !

Face à cette offensive globale contre nos métiers, la réponse doit être collective et massive.

La CGT travaille activement à la construction d’une mobilisation de tous·tes les cheminot·es.

RESTONS GROUPÉS,
INFORMÉS ET PRÊTS À AGIR
POUR DÉFENDRE NOS EMPLOIS
ET NOS CONDITIONS DE VIE !

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GIE « DÉSOPTIM’SERVICES » : STOPPONS L’HÉMORRAGIE MÉDICALE !

Cabinets médicaux

| Services communs

La Direction du GIE Optim’Services tente de maquiller le démantèlement de notre médecine en « modernisation ».

Dans un contexte sanitaire déplorable au sein du GPU SNCF, pour la CGT, la réalité des chiffres est glaciale : on ne soigne plus les cheminot·e·s, on gère de la ressource humaine.

Alors que la Direction veut faire croire à une « optimisation » de l’offre de soins, la réalité est tout autre !

En effet, les documents internes fournis en CSE révèlent un fossé entre les discours lénifiants sur la « proximité » et la disparition programmée de nos structures de santé. Il s’agit d’une véritable stratégie d’effacement des moyens, où l’on prétend maintenir un service tout en supprimant les ressources nécessaires à son fonctionnement.

UN MAILLAGE TERRITORIAL EN MIETTES – LA SNCF NE VEUT PLUS SOIGNER SES AGENTS

Elle veut uniquement vérifier leur « aptitude à la production ». La preuve par les chiffres : les effectifs de médecine générale se sont effondrés de 49,4 %, tandis que ceux des infirmières de soins ont été réduits de 48 % et que les secrétaires médicales, pilier de l’organisation, ont subi une coupe sombre de 77 %. Depuis 2011, presque la moitié des cabinets médicaux a disparu.

UNE ACCÉLÉRATION INQUIÉTANTE

L’analyse des rapports de 2023 à 2026 confirme une accélération de la réduction du maillage sanitaire au sein du GIE Optim’Services. En seulement trois ans, le nombre de cabinets médicaux est passé de 99 en mai 2023 à 87 structures en octobre 2025, soit une perte de 12 cabinets (- 12,1 %).

Voici l’ampleur du désastre entre 2011 et 2025 :

Catégorie de personnel / Structure Effectifs 2011 Effectifs 2024/2025 Évolution
Médecins Spécialistes 492 374 -24 %
Médecins Généralistes (Soins) 164 83 -49,4 %
Médecins du Travail (MT) 156 96 -38,5 %
Infirmières de Santé au Travail (IST), polyvalentes et CFAS 334 197 -41 %
Infirmières de Soins 41 20 -48 %
Secrétaires Médicales de soins et laboratoire 112 26 -76,8 %
Laborantins 33 21 -76,8 %
Laboratoires 5 3 -40 %
Cabinets Médicaux (structures) 147 87 -41 %

UNE CHARGE DE TRAVAIL EXPLOSIVE

Comment assurer le suivi de 155 458 cheminot·e·s avec des équipes réduites de moitié ?

  • L’effondrement du secrétariat : en 2011, on comptait 1 secrétaire pour 6 médecins. Aujourd’hui, c’est 1 secrétaire pour 17 médecins !C
  • Conséquence directe : les médecins et infirmières croulent sous l’administratif. Ce temps « caché » est du temps en moins pour l’écoute, le diagnostic et la prévention.
  • Mise en danger : la précipitation et la surcharge sont les premiers facteurs d’erreurs et d’accidents. La Direction joue avec la sécurité ferroviaire et la santé des agents.

L’URGENCE : REPRENDRE LA MAIN SUR NOTRE SANTÉ !

La stratégie est claire : dégrader le service pour justifier, à terme, son externalisation totale vers le secteur privé. Pour la CGT, la santé des cheminots est un droit, pas une prestation commerciale.

GAGNONS UNE MOBILISATION DE TOUTES ET TOUS LES CHEMINOTS !

L’attaque sur les services médicaux s’inscrit dans la politique globale de démantèlement du Groupe SNCF que nous combattons chaque jour. Nous ne laisserons pas passer ce « plan de sauvegarde de l’emploi » qui ne dit pas son nom. Médecins, infirmières, secrétaires, agents de production : nous sommes tous concernés !

Pour la CGT, seule une mobilisation de TOUS LES CHEMINOTS pourra les faire reculer !

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NOUVELLES TABLETTES DES OPF :

Hexafret choisit le bas de gamme !

| Le transport de marchandises

Lors de la CSSCT du 3 février dernier, la direction a présenté le renouvellement des tablettes utilisées par les agents au sol d’Hexafret. Ces tablettes sont devenues un outil de travail quotidien pour près de 1500 agents qui s’en servent pour Digifret, Digidoc ou PMF et de plus en plus d’applications numériques que l’entreprise prévoit encore de mettre en production comme le eBF ou « le prêt au départ ».

Autrement dit, cet outil devient central dans le travail journalier des OPF. C’est avec cette tablette que les agents travaillent au quotidien sur le terrain parfois sous la pluie, parfois dans le froid, parfois dans des conditions difficiles avec une tablette grand public premier prix ; la direction a fait un choix clair : celui du bas de gamme.

La tablette retenue est une Galaxy Tab A11+, un modèle choisi principalement parce qu’il est le moins cher dans la grille de sélection utilisée par l’entreprise.

Encore une fois la logique est toujours la même chez Hexafret. Chercher l’économie avant de chercher l’efficacité du travail. Mais surtout sans tenir compte de l’avis des utilisateurs ni des membres CGT de la CSSCT.

Les agents, eux, utilisent cet outil toute la journée. Ils ont besoin d’un matériel fiable et robuste avec une batterie qui tient réellement la journée et un équipement capable de supporter les applications actuelles et celles qui arriveront dans un très proche avenir. Au lieu de cela la direction fait le choix d’un matériel standard, peu robuste, moins adapté aux conditions de terrain alors même que d’autres modèles plus solides mais surtout plus professionnels existaient dans les tests. La solution miracle pour nos têtes pensantes, fournir une batterie additionnelle !

Pour la CGT ce choix est révélateur du mépris persistant pour le travail réel des OPF et des cheminots d’Hexafret en général. Quand on équipe les agents avec du matériel au rabais, il ne faut pas s’étonner ensuite des difficultés sur le terrain.

Quand l’entreprise investit au minimum dans les outils de travail elle envoie un message clair sur la considération qu’elle porte aux agents qui font tourner l’exploitation au quotidien.

Un outil de travail au rabais empêche un travail de qualité !

Les agents méritent mieux que cela. Ils méritent des outils fiables dignes du travail qu’ils accomplissent chaque jour. La CGT continuera à porter la voix des agents et à dénoncer les choix qui privilégient l’économie immédiate plutôt que les conditions de travail.

Les agents méritent mieux que cela.
Ils méritent des outils fiables dignes du travail qu’ils accomplissent chaque jour.
La CGT continuera à porter la voix des agents et à dénoncer les choix qui privilégient l’économie immédiate plutôt que les conditions de travail.

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LOIN DU COMPTE !

Table ronde avec le PDG de la SNCF

| Les conditions sociales

Dans un contexte de crise sanitaire caractérisée par la dégradation continue de l’état de santé physique et mentale des cheminotes et cheminots, et une crise majeure de gouvernance au sein du Groupe Public Ferroviaire, les fédérations cheminotes ont adressé un avertissement ferme et une demande de rencontre urgente au PDG de la SNCF.

Les quatre fédérations ont été reçue dans le cadre d’une table ronde le 10 mars. Unitairement, nous attendions des engagements forts afin de pouvoir retrouver de la sérénité et conforter l’unité sociale.

Pour le PDG de la SNCF, l’objectif était de « retrouver le chemin de la confiance »

Le bilan unitaire de cette rencontre est clair : Décevant !

En ouverture, le PDG de la SNCF, a reconnu « une période très difficile » et « un risque accru de Risques Psycho-Sociaux » pour les cheminot·es. Pour nos fédérations syndicales, le constat partagé de cette situation aurait dû entrainer des mesures fortes, mais rien n’a été annoncé sur la situation sanitaire et sociale ! Concernant la crise de gouvernance face à une SA qui ne respecte plus rien et remet en cause tous les jours l’unité sociale et les engagements du groupe, nous attendions mieux que des annonces en demi-teinte.

Les principales annonces :

  • Écoute des cheminot·es / Instances de Proximité : à la suite de ses tournées en région, le PDG constate que les instances sont saturées et que le dialogue social a du mal à vivre sur le terrain. Il annonce donc un groupe de travail avec les fédérations en vue de faire des propositions pour retrouver de la proximité dans les instances et ainsi traiter le quotidien des cheminot·es.
  • Filiales SNCF Voyageurs : le PDG propose la signature d’un accord pour prolonger le délai de survie des accords collectifs et des RH (sauf l’accord temps partiel, celui sur les activités sociales et culturelles ainsi que l’accord sur l’organisation du temps de travail et les RH afférents) pour les 3 filiales actuelles jusqu’à décembre 2027. Cette réponse partielle ne règle pas l’attitude de la SA Voyageurs qui cherche systématiquement à interpréter ou ne pas respecter les accords ou autres directives !
  • Temps de travail dans les filiales : bien que l’accord sur l’organisation du travail actuel soit tout fait adaptée pour les filiales, le PDG annonce l’ouverture d’une négociation nationale sous l’égide de la SA voyageurs pour : »identifier les besoins d’adaptations nécessaires aux filiales ». Concrètement, la SA Voyageurs veut s’attaquer à la réglementation du travail commune à tous les cheminot-es pour la rapprocher de celle de la convention collective.

Des nouvelles rencontres sont déjà fixées avec la direction de l’entreprise sur ces sujets. Dans l’unité syndicale, les fédérations cheminotes ont pris leurs responsabilités depuis plusieurs semaines et continueront à le faire dans l’intérêt de tous les cheminot·es du groupe SNCF !

Nous ne les laisserons pas exploser l’unité sociale du Groupe !

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