Fédération CGT des Cheminots


TECHNINAT EN DANGER

| Matériel

La fonction Matériel se réorganise autour d’un pilotage par activité/produit. Techninat, l’entité de réparation et de maintenance des wagons et des locomotives, en est un exemple. Les cheminots des ateliers wagons subissent des réorganisations entrainant des mutations forcées, une absence de postes pérennes… Pourtant les fermetures d’UO ou d’ateliers souhaitées par la direction sont évitables !

D’où partons-nous ?

Après la séparation des technicentres industriels et des technicentres de maintenance, la mise en place de CSE par activité et ligne, produit ou axe avait pour objectif la séparation technique et comptable de la fonction Matériel.

Techninat est un établissement de production rattaché à la direction du Matériel et relevant du CSE Maintenance industrielle (MI). Il s’est créé en juillet 2019 avec l’intégration de la maintenance wagons, dépendant jusque-là des technicentres de maintenance, et relevant des CSE TER régionaux ou Transilien. Très vite suit le rattachement de la maintenance des locomotives.

Au dire de la direction, la création de Techninat devait améliorer les « process » de travail et rendre la production plus efficace, garantissant ainsi un bel avenir à cet établissement unique et cloisonné. La direction ira jusqu’à en faire la promotion en expliquant aux agents concernés qu’ils étaient assis sur une mine d’or !

Durant l’année qui a suivi la création de Techninat, la direction du CSE MI a laissé volontairement planer le doute sur l’efficience financière de l’entité, qu’elle sait économiquement contrainte par son modèle cloisonné. Sans scrupule, elle a articulé la peur des cheminots, craignant leur avenir, pour mettre une pression supplémentaire sur la production et les conditions de travail. Clou du spectacle, la direction a fêté le premier anniversaire de Techninat à grand renfort de communications alors qu’elle était sur le point d’annoncer officiellement la fermeture de trois ateliers !

Où en sommes-nous à ce jour ?

Refusant d’élaborer un plan de développement afin de garantir de la charge de travail, la direction entend poursuivre les fermetures de sites… La fameuse « mine d’or » tant vantée a disparu !

La CGT, a notamment déclenché, par le biais de ses élus du CSE MI, une expertise mi-2020.

Le recours à cette expertise avait pour but de pointer les enjeux stratégiques et économiques de cette réorganisation, d’analyser la pérennité de l’activité, de mesurer la dégradation des conditions de travail et de santé des personnels.

La CGT demeure opposée à cette casse de l’outil de production d’autant plus que la situation vécue à travers la crise sanitaire a démontré l’importance du Fret SNCF pour maintenir les approvisionnements vitaux des populations du pays. De surcroît, au regard des enjeux environnementaux propices au transport de marchandises par rail, le gouvernement a annoncé la redynamisation du fret ferroviaire. Nos ateliers pouvant y concourir, ce projet patronal est donc bien une aberration !

Que pouvons-nous faire pour contrer les projets néfastes de la direction ?

À ce jour, et après avoir abandonné les ateliers d’Ambérieu, Saint-Pierre-des-Corps et Dunkerque, la direction entreprend de poursuivre les fermetures des sites de production de maintenance wagons. Cela n’a aucun sens si ce n’est pour organiser une purge des emplois et des installations.

Pour cause, ce que nous savons maintenant c’est que la fermeture des sites wagons identifiés dans le projet Techninat a été pensée sur la base des recommandations d’un cabinet de conseil (Oliver Wyman) qui avait proposé de se « recroqueviller » par le recentrage de l’activité vers des sites jugés « stratégiques ». Cette étude datant de 2018 a été « cachée » aux cheminots.

Pas étonnant donc qu’aucun plan de développement n’ait été travaillé. Durant une année, la direction du Techninat a vendu un faux projet aux agents en se pavanant sur les sites et en sollicitant du temps et de la confiance. Cette confiance a été trahie et les agents, dupés, devraient en payer les conséquences ? Une honte que la CGT dénonce !

À l’échelle nationale, la Fédération CGT des cheminots a construit un ensemble de propositions reprises dans son projet « Ensemble pour le Fret ». Ce projet est une alternative au déclin du Fret SNCF et fixe des axes concrets à mettre en oeuvre pour le redévelopper. L’avenir de la maintenance des wagons et des locomotives, donc des cheminots du Techninat, en dépend !

Pour être en capacité de redévelopper le Fret SNCF, il est dans l’immédiat indispensable de préserver les emplois, les métiers, les compétences et les outils de maintenance que sont les ateliers.

Sans y être contraints, les pouvoirs publics et la direction ne s’empareront pas de cette alternative. Il devient alors indispensable de s’organiser avec la CGT pour construire les mobilisations nécessaires.

Au-delà de ces éléments, le projet de la direction aura des effets néfastes sur les conditions d’emploi, de vie et de travail des cheminots.

« Polyvalence »

Selon la direction, pour gagner en efficacité, le développement accru de la polyvalence est nécessaire.

Pour la CGT, un développement de la polyvalence, utile à la direction pour réduire le volume d’emplois, conduira à vider de leurs contenus nos métiers et affaiblira la sécurité… Aussi, des effectifs en nombres suffisants et basés sur nos métiers (freinistes, etc.), l’intégration des jeunes embauchés, les formations nécessaires, la réinternalisation de charges et les solidarités entre services restent les éléments fondamentaux permettant d’assurer un service public de qualité en toute sécurité.

Maintenance

La direction souhaite gonfler les équipes de maintenance mobiles, dont les conditions de travail sont compliquées, avec des temps de parcours importants, des problèmes de manque de moyens, des problèmes d’organisation des relations avec les clients, etc.

Pour la CGT, la maintenance doit être réalisée dans des ateliers modernes, pour lesquels des investissements doivent être menés régulièrement pour disposer de dignes conditions de travail. Les cheminots ne doivent en aucun cas se retrouver à travailler dehors, sans sécurité, en raison du développement de ces équipes mobiles.

Pénibilité

La direction confirme les facteurs de pénibilité qui risquent d’augmenter et le risque amiante qui n’est toujours pas éradiqué.

Pour la CGT, la pénibilité est pour une part importante liée aux conditions de travail. Ainsi la direction démontre elle-même que son projet impacte négativement la santé des agents. Une raison supplémentaire de stopper ce projet !

L’éradication de l’amiante sur tous les matériels et dans les ateliers doit être effective au plus vite !

Contexte socio-sanitaire

La direction précise que le contexte socio-sanitaire est en outre dégradé à Techninat, et les activités particulièrement accidentogènes : les absences pour maladie, la fréquence des accidents du travail et leur gravité sont plus élevés que la moyenne du périmètre MI.

Pour la CGT, des mesures préventives et correctives doivent être prises au plus vite.

Conservation des sites et futur des agents

La direction indique que plusieurs agents vont subir des reclassements ou des mutations forcées ayant des impacts sur leur vie personnelle, alors qu’ils avaient construits leur vie autour de ces sites historiques.

Pour la CGT, ces sites que la direction veut fermer sont stratégiques pour le développement du fret. Il est donc nécessaire d’exiger l’arrêt de ce projet, puis le développement de ces sites à l’appui d’une véritable stratégie de réorientation de charges. En outre, ces ateliers sont une des solutions devant permettre au gouvernement d’assurer la bonne mise en oeuvre de ses annonces relatives à la redynamisation du fret ferroviaire.

Et les compétences alors ?

Les réorganisations, supprimant des postes, engendrent des pertes de compétences et de savoir-faire. Elles ont donc des conséquences importantes sur la qualité du travail à réaliser et sur la sécurité du personnel comme des circulations ferroviaires. En outre, des compétences ou savoir-faire perdus sont un frein au redéveloppement d’une activité.

De surcroît, aucune action de reconversion ou d’adaptation à un autre emploi n’a été dispensée en 2019 alors même que les reconversions induites par les suppressions de postes l’obligeaient. Démonstration supplémentaire que les suppressions de postes sont à combattre !

À ce sujet, la CGT exige :

  • Une construction des plans de formation à partir des besoins anticipés ;
  • Embaucher à une hauteur suffisante pour permettre la mise en formation des personnels ;
  • Développer des écoles de formation en proximité (bassins d’emploi) et de qualité ;
  • Améliorer le déroulement de carrière des acteurs de la formation.
En conclusion

Une mobilisation massive des cheminots en réponse à la volonté de la direction de casser l’outil de maintenance tout en exigeant des cheminots de produire toujours plus avec toujours moins de moyens (effectifs, formations, etc.) !

Seul un rapport de force permettra d’obliger la direction à stopper l’ensemble des réorganisations et restructurations au profit, du maintien des effectifs, des compétences et d’un rééquilibrage de charge entre sites, pour ensuite permettre le redéveloppement de la maintenance des wagons et des locomotives. C’est indispensable !

Alors, avec la CGT, défendons notre outil de maintenance, défendons l’avenir du Fret SNCF, de la maintenance wagon et loco. Notre avenir doit être celui d’un véritable service public SNCF !

ENSEMBLE POUR LE FER !

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COMMANDE DU PERSONNEL : IMPOSONS NOS RÈGLES !

| Traction

Le 27 janvier, les Fédérations syndicales ont participé à la table ronde « organisation et planification de la commande » convoquée par SNCF Voyageurs. Au regard du contenu présenté et de la posture de la Direction, c’est une fois de plus un rendez-vous manqué. La Fédération CGT des cheminots exige toujours des réponses !

Cette table ronde fait suite à une série de réunions qui ont eu lieu tout au long de l’année 2025 et à la restitution, les 12 et 13 novembre derniers, d’un audit national réalisé par un cabinet d’expertise privé.

Or, tout ce travail engagé n’a pas permis, pour l’heure, de traiter le sujet ni de modifier les orientations de la direction qui continue de déployer ces logiciels et laisse se multiplier les dérives en matière de commande du personnel.

Pire, elle entend acter un traitement différencié avec des écarts importants en fonction de l’activité utilisatrice : Voyages, Transilien, TER, Intercités mais aussi dans les sociétés dédiées.

D’ailleurs, le blocage opéré vis-à-vis des négociations en cours sur l’unité sociale dans le GPU SNCF et sa volonté de casser notamment les règles sur le temps de travail, font partie de cette stratégie.

Un cahier des charges ignoré

Les travaux décidés au printemps 2025 et élaborés avec les Fédérations dans le cadre de l’expertise ont été totalement écartés.

La Direction a imposé ses seules orientations, privilégiant les activités sans répondre aux revendications légitimes des cheminots.

Une approche inacceptable de la commande

La Direction de SNCF Voyageurs confirme son refus d’appliquer un cadre transverse ambitieux. Et les dérives continuent de se multiplier. Depuis des mois, la CGT alerte sur : le manque de cohérence et de lisibilité des roulements, les modifications récurrentes, le droit à la déconnexion, le non-respect de la réglementation et l’insuffisance de moyens pour les GM.

Cette organisation du travail basée sur la flexibilisation et l’individualisation des règles exerce une mise sous tension permanente des cheminot·e·s. Des constats qui ont d’ailleurs été confirmés par l’expertise rendue en novembre dernier.

Pour la CGT, la question de l’emploi demeure centrale et les manques d’effectifs dans les établissements fragilisent durablement la production.

La CGT revendique :

  • l’ouverture des bureaux de commande en proximité de la première/dernière heure de prise de service avec des GM formés ;
  • un droit à la déconnexion qui doit être intégré dans les protocoles de commande des agents de la traction (CTT, GM, ADC, ASCT) ;
  • la prise en compte des temps de trajet entre le lieu de fin et de prise de service et le lieu de RHR dans le temps de travail ;
  • la prise en compte en temps de travail effectif des différents temps de transport et de trajet compris dans une journée de service ;
  • une mise à jour annuelle des temps forfaitaires et supplémentaires alloués au personnel de la conduite et du bord (T00024, TT00025, TT00026 et VO 0178).

Si la Fédération CGT des cheminots va interpeller la direction avec un courrier unitaire sur ces sujets qui pèsent sur l’équilibre quotidien de vie et de travail des ASCT et des ADC.

Il est évident que dans un environnement de souffrance au travail
l’expression du rapport de force sera déterminante
pour gagner la prise en compte de nos revendications !

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CONFLITS À L’ÉQUIPEMENT : RÉCOLTONS LES PREMIERS FRUITS D’UNE LUTTE GAGNANTE !

| Équipement

Les conflits en cours à l’Équipement ont permis, par une très large participation des cheminots du service électrique à l’action, d’engager des négociations pour la reconnaissance des métiers dans la filière, les déroulements de carrière, l’emploi ainsi que reconnaissance de la pénibilité.

Pour la CGT, cette première étape démontre que la lutte paie !

MIEUX QU’HIER, INSUFFISANT POUR DEMAIN !

Ces conflits trouvent pour origine une situation professionnelle devenue ingérable au quotidien pour les cheminots. En cause, les conditions dégradées dans lesquelles ils doivent assurer leurs missions : Moins nombreux, moins formés, moins épaulés et mal rémunérés… Ce cocktail est devenu explosif !

Si aujourd’hui encore, des directions font le choix de ne pas respecter leurs engagements et jouent la carte de l’affrontement en refusant de se mettre autour de la table. Dans une majorité de régions, les négociations se sont ouvertes et permettent d’obtenir des avancées concrètes pour les cheminots.

Les établissements de Lille, Paris Sud-Est, Montpellier, Paris Nord, Toulouse, Bretagne, Limoges et Rennes ont déjà lancé des cycles de réunions et annoncé des recrutements supplémentaires, des requalifications de poste, des majorations de prime de travail de 20 % sur plusieurs mois, des gratifications exceptionnelles et des formations pour les nouveaux embauchés à partir des éléments arrachés par la grève et actés lors de la table ronde du 29 janvier.

EMPLOI : DES ENGAGEMENTS QUI DOIVENT ÊTRE TENUS !

Au niveau national, la Direction a pris l’engagement de 630 recrutements pour 2026. Ces annonces doivent être suivies de près par les cheminots dans leur mise en oeuvre. D’ores et déjà, la CGT, interpelle les directions d’établissement pour faire acter les fruits de la lutte au plus près des chantiers.

UN RAPPORT DE FORCE INDISPENSABLE ET DES CHEMINOTS TOUJOURS DÉTERMINÉS !

À l’heure où les pressions managériales se multiplient pour faire accepter n’importe quoi aux cheminots et où la situation sanitaire et sociale se dégrade, la CGT appelle les cheminots à relever la tête.
Les métiers de l’Équipement sont de plus en plus techniques et requièrent des savoir-faire importants. Les évolutions sur le réseau, en cours et à venir, nécessitent un renforcement des lignes métiers et de la formation pour répondre aux exigences accrues de sécurité.

LA CGT A DES PROPOSITIONS !

La CGT porte la création d’une prime de base garantie pour reconnaître la technicité, une grille unique des salaires pour tous et l’élargissement de la pénibilité pour les postes d’encadrants soumis à astreinte.

Les actions se multiplient dans tous les métiers, que ce soit à la Voie, Éale, Caténaires, Télécoms, Câbliers, surveillants de travaux ou encore à l’encadrement. C’est par ces mobilisations et actions en territoire que se gagneront de nouvelles avancées pour toute la filière.

S’organiser avec la CGT Cheminots, c’est renforcer les luttes, résister aux mauvais coups des directions et gagner sur nos revendications. Adhérer à la CGT, c’est ne plus rester seul face au patronat et renforcer le collectif et les solidarités !

ADHÉRER À LA CGT, C’EST CE QU’ONT DÉCIDÉ PLUS DE 120 CHEMINOT·E·S
DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT DEPUIS SEPTEMBRE 2025 !

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QUAND LA DIRECTION JOUE AVEC LA SANTÉ DES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !

Amiante

| Matériel

Depuis plusieurs mois, la direction de la SNCF tient un discours rassurant autour de l’amiante, évoquant des « découvertes récentes » et un risque « maîtrisé ». Cette communication est un enfumage destiné à garder la main sur le sujet et faire taire les cheminot·e·s.

L’AMIANTE N’EST PAS NOUVELLE À LA SNCF, ELLE EST CONNUE, DOCUMENTÉE ET CONTINUE D’EXPOSER LES AGENTS DE MAINTENANCE !
Dans les ateliers du Matériel, la base fibres est incomplète ou obsolète, les repérages amiante ne sont pas réalisés ou inexistants. Lors des interventions on découvre régulièrement des matériaux contenant de l’amiante (MCA) : enduits type Becker et Isoson, cloisons et joints de porte coupe-feu, porte-fusibles, mastic rouge, cheminées de soufflage, contacteurs, isolants divers, etc.

Encore aujourd’hui, ces matériaux contenant de l’amiante sont manipulés, parfois sans information claire, sans protections adaptées, parfois même sans cadre SS4. Cela démontre que la maîtrise du risque reste largement insuffisante.

Un document de 2025 sur le groupe de travail Amiante confirme ce que la CGT dénonce depuis des années : depuis plus de vingt-cinq ans, des cheminots meurent de pathologies liées à l’amiante, et de nombreuses maladies professionnelles dues à l’amiante sont reconnues à la SNCF.

NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS À L’AMIANTE À LA SNCF

Année Actifs Retraités Total
2001 5 43 48
2002 2 43 45
2003 0 41 41
2004 5 37 42
2005 3 31 34
2006 4 43 47
2007 5 26 31
2008 5 28 33
2009 2 49 51
2010 2 40 42
2011 0 50 50
2012 3 27 30
2013 5 31 36
2014 0 28 28
2015 3 31 34
2016 1 22 23
2017 1 18 19
2018 1 30 31
2019 2 25 27
2020 2 18 20
2021 1 15 16
2022 1 13 14
2023 2 16 18
2024 0 12 12
2025 1 17 18

Ces chiffres ne baissent pas, bien au contraire, alors que l’amiante est inter-dite depuis 1998. Les chiffres présentés sont incomplets car ne ils reprennent que les cheminot·e·s affiliés à la CPRPF. Le risque n’appartient pas au passé, il est toujours présent dans nos ateliers et sur nos matériels. Pire encore, de jeunes collègues nés après l’interdiction de l’utilisation de ce poison sont aujourd’hui exposés.

D’autre part, le suivi post-exposition des retraité·e·s n’est plus assuré dans les cabinets médicaux SNCF !

La SNCF a déjà été condamnée pour son manquement à protéger les agent·e·s. Par exemple, des décisions de justice ont obligé l’entreprise à indemniser des cheminots du technicentre de Romilly-sur-Seine exposés à l’amiante pendant des années, avec des condamnations à verser des indemnités pour préjudice d’anxiété et violation volontaire de l’obligation de sécurité.

D’autres juridictions ont également condamné la SNCF pour le même type de préjudice d’anxiété lié à l’amiante, avec des dizaines voire des centaines de salariés concernés.

Des fiches d’exposition sont établies par centaines pour les agents exposés, et pourtant, la Direction continue d’afficher une communication rassurante qui minimise le danger, en totale déconnexion avec les situations vécues par les cheminot·e·s.

L’actualité récente nous rappelle d’ailleurs la persistance du danger : porte-fusibles Legrand et télémécanique sur les voitures Corail, cheminées de contacteur sur les Z5600 et VB2N. On découvre encore la présence de MCA de manière fortuite, avec une gestion dans l’urgence, bien loin de la sérénité affichée.

RAPPEL SUR L’AMIANTE (SOURCE INRS)

De 400 à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu, les fibres d’amiante sont invisibles dans les poussières de l’atmosphère. Inhalées, elles peuvent se déposer au fond des poumons et provoquer des maladies respiratoires graves : plaques pleurales, cancers des poumons et de la plèvre (mésothéliome), fibroses (ou asbestoses)… Certaines maladies peuvent survenir après de faibles expositions, mais la répétition de l’exposition augmente la probabilité de tomber malade. Les effets sur la santé d’une exposition à l’amiante surviennent souvent plusieurs années après le début de l’exposition.

Au niveau interprofessionnel, l’amiante est responsable chaque année de 3 000 à 4 000 maladies reconnues comme étant liées au travail. Il s’agit de la deuxième cause de maladies professionnelles.

Cheminot·e·s du Matériel, ne restons pas silencieux face à ce danger mortel. Organisons-nous et alertons nos collègues ! Rejoignez la CGT, et construisons ensemble le rapport de force. Notre santé, nos vies et la sécurité ferroviaire valent plus que leurs mensonges et leur rentabilité !

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MÉPRIS ET FUITE EN AVANT !

Conditions de travail en proximité

| Les conditions sociales

La Direction méprise la gravité de la situation et tente d’esquiver ses responsabilités.

La CGT appelle les cheminots à hausser le ton !

Neuf suicides en quelques semaines, des collectifs de travail mais aussi des individus en souffrance depuis des mois et même des années, pourtant, les réorganisations locales et nationales ou les stratégies de filialisation se pour-suivent et s’accélèrent.

La Direction n’a pas pris la mesure des drames qui se déroulent. Alors que la souffrance au travail se traduit de plus en plus violemment dans la vie des cheminots, la Direction continue de nier ses responsabilités dans cette crise sanitaire.

Lors de la table ronde de ce jour, elle ne consent qu’à programmer différents groupes de travail, des retours d’expérience et un observatoire du travail, avec pour seul objectif d’accompagner les restructurations toujours plus nombreuses.

Pour cela, elle compte déployer une nouvelle « task force RH » dans les territoires pour mieux faire passer la pilule. Pour être clair, elle invite les cheminots à une écoute « polie » sans moyens pour améliorer les conditions de travail.

La Fédération CGT des cheminots n’accompagnera jamais ces réorganisations qui broient tant de vies et aggravent la souffrance au travail. En séance, la CGT a rappelé l’exigence de mesures immédiates :

  • la mise en œuvre par la Direction de dispositifs d’aide et de soutien pour les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie ;
  • l’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des sociétés du groupe public unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • l’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, surla formation professionnelle initiale et continue, sur les conditions de travailet les conditions sanitaires des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, ceci afin de prendre des mesures d’urgence et stopper les drames.

Aucune réponse sérieuse n’a été fournie, renvoyant l’essentiel à différents groupes de parole. La CGT a donc quitté cette table ronde stérile.

NOUS APPELONS LES CHEMINOTS, SUR TOUT LE TERRITOIRE, À S’ORGANISER DANS LES SYNDICATS DE SITE AFIN DE CONSTRUIRE LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES POUR FAIRE PLIER LES DIRECTIONS LOCALES POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL EN PROXIMITÉ.

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UN DÉTOURNEMENT SCANDALEUX !

Action sociale SNCF

| Les conditions sociales

Dans l’ombre la direction passe à la moulinette les droits des cheminots et les emplois des travailleurs sociaux à l’action sociale SNCF La CGT appelle les cheminots à se mobiliser.

Plus qu’un filet de sécurité, l’Action Sociale SNCF a été construite pour aider les cheminots contractuels et statutaires, actifs et retraités à faire face aux aléas de la vie mais aussi pour les accompagner au quotidien.

La direction de la SNCF a entrepris de briser cette solidarité que les professionnels et les travailleurs sociaux SNCF font vivre alors qu’ils subissent des coupes franches inacceptables dans leurs effectifs (803 professionnels en 2016 à 509 en 2026).

DES FONDS DÉTOURNÉS :
Le FASS (Fonds d’Action Sanitaire et Sociale) permet de financer les prestations sociales et les services de l’action sociale SNCF.
Son financement s’appuie sur le travail des cheminots. L’argent du FASS leur appartient.

Pourtant, depuis le 1er janvier 2026, la direction de la SNCF a décidé de siphonner le FASS en réduisant son financement pour alimenter son ambition d’ouvrir en grand à la concurrence et réaliser des économies sur les dos des cheminots : (de 1,1 % à 0,82 %).

RÉDUIRE LE FINANCEMENT DU FASS, C’EST :

  • dégrader la qualité des prestations, voire les supprimer ;
  • affaiblir un service essentiel aux salariés, retraités et à leurs familles ;
  • organiser la disparition de l’Action Sociale SNCF.

LA CGT PORTE DES ALTERNATIVES EN REVENDIQUANT :

  • le maintien du taux de financement du FASS à 1,1% de la MSI ;
  • la fin de l’externalisation des prestations ;
  • la couverture de l’ensemble du territoire : Département = 1 CAS (Centre d’Action Sociale) au minimum ;
  • à minima par CAS : 1 secrétaire et 1 travailleur social ;
  • la revalorisation des prestations et des barèmes ;
  • la révision du secours d’urgence ;
  • de nouvelles prestations ;
  • le développement des centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) ;
  • des Centres d’Orientation Scolaire et Professionnelle (COSP) de proximité.

La CGT appelle tous les salariés et retraités à la mobilisation et à un sursaut collectif.

Pour plus d’informations, contacter le syndicat de votre site et faites comme des milliers de cheminots : rejoignez la CGT !

ENSEMBLE, GAGNONS
UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS

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LA COOPÉRATION PLUTÔT QUE LA CONCURRENCE !

Politique ferroviaire en Europe

| Europe ferroviaire demain

Les syndicats espagnols seront rassemblés ce 3 février devant le ministère des Transports.

Ils seront également en grève les 9, 10, 11 février prochain pour dénoncer le manque de moyens et exiger un bilan de la libéralisation.

Le 18 janvier dernier, l’Espagne a connu un accident ferroviaire tragique qui a fait 46 morts et plus d’une centaine de blessés près de la ville d’Adamuz dans la région de Cordoue. Le lendemain, un second accident par suite d’un éboulement de talus a causé le décès du conducteur. Deux autres accidents suivront, heureusement sans conséquences graves sur le personnel et les passagers.

Cette situation remet en cause le suivi de la maintenance et le signalement des incidents ; c’est aussi une conséquence de la libéralisation des transports voulue par les dirigeants politiques conservateurs en Europe.

Tous les syndicats européens demandent un retour d’expérience de la libéralisation mais la Commission et le Parlement européen s’y refusent.

L’Administrateur de l’infrastructure ferroviaire (ADIF) en Espagne a été créé en 2005. Cette structure est totalement séparée de la RENFE, opérateur historique.

L’ADIF fait d’ailleurs l’objet d’une enquête pour corruption, impliquant des personnalités politiques et le ministère des Transports.
Le réseau Espagnol de ligne à grande vitesse est le plus grand d’Europe avec 3 240 km contre 2 814 km en France. La ligne entre Madrid et Malaga passant par Cordoue a été inaugurée en 2007 et rénovée entre 2021 et 2023 à hauteur de 700M € avec des financements provenant en partie de fonds européens (FEDER).

Les premiers éléments d’enquêtes identifieraient une fissure de 40 cm entre un rail de 1989 et un rail récent de 2023. De plus, plusieurs conducteurs ont signalé des secousses anormales à l’endroit de l’accident, sans réaction du gestionnaire réseau en amont des accidents.

En 2021, le gouvernement espagnol décidait d’ouvrir à la concurrence les lignes à grande vitesse par une procédure d’appels d’offres. Trois opérateurs remportaient les lots : RENFE AVE, OUIGO, détenue à 100 % par le Groupe SNCF, et IRYO, compagnie détenue par trois acteurs (TRENITALIA, la compagnie aérienne espagnole low-cost AIR NOSTRUM et le fonds espagnol d’investissement en infrastructures GLOBALVIA).

En avril 2024, le gouvernement dénonçait les tarifs pratiqués par les concurrents et notamment OUIGO, avec des prix de ticket 40 % moins cher.

Cette situation crée de fait un déséquilibre avec l’opérateur historique.

Pour rappel, OUIGO Espagne a bénéficié d’un investissement de près d’un milliard d’euros de la part du groupe SNCF au détriment des investissements en France et des conditions de travail des cheminots et cheminotes SNCF. En trois années d’exploitation, la compagnie n’a pas encore rapporté le moindre euro. C’est une situation inquiétante pour les cheminots et cheminotes de OUIGO dont les droits sociaux et les salaires sont inférieurs à l’opérateur historique RENFE.

Comme dans tous les pays européens, la libéralisation est à l’évidence une catastrophe annoncée, à l’instar du transport de marchandises, libéralisé depuis 2006, et qui a conduit à une chute drastique des tonnages et la liquidation de Fret SNCF au 1er janvier 2025.

La réduction des péages aux opérateurs entrants, la fin de la péréquation (financement des lignes non rentables par les lignes rentables), entrainent une désorganisation de la maintenance. C’est par exemple le projet « Résonances » à la SNCF.

La CGT dénonce au plus haut niveau les méfaits de la libéralisation et en premier lieu l’éclatement de l’entreprise intégrée, la dérégulation et l’ouverture du marché ferroviaire tant fret que voyageur.

Le patronat européen du ferroviaire (CER), piloté par la DB et SNCF, mène une campagne de lobbying auprès de la Commission européenne dans le cadre de la révision de la directive 2007/59 concernant la certification des conducteurs de train.

Ils veulent imposer des logiciels de traduction remettant en cause les principes de sécurité. C’est le cas de l’expérimentation du logiciel Athena pour la SNCF. De plus, les compagnies mettent la pression sur l’agence ferroviaire européenne (ERA) pour refuser l’enregistrement du temps de conduite et de travail des conducteurs.

La CGT dénonce depuis de nombreuses années la perversité du système libéral, les conséquences sur la sécurité du personnel et des passagers, l’opacité d’un système qui multiplie les acteurs (sous-traitance accrue, multiplicité des organismes…) et qui dilue les responsabilités.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots se tient résolument aux côtés des cheminots espagnols.

Elle souhaite réaffirmer sa solidarité, son soutien ainsi que toute sa disponibilité pour combattre l’éclatement du système ferroviaire européen et gagner un retour aux entreprises historiques dans le cadre de la coopération en lieu et place de la concurrence !

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UNE DIRECTION PAS AU NIVEAU !

Contigents de niveaux

| Tract

Le 26 janvier, s’est tenue la réunion annuelle pour définir le nombre de niveaux à attribuer aux cheminots statutaires lors de l’exercice de notations 2026/2027. La direction acte un recul sans précédent pour tous les cheminots du GPU en excluant ceux d’Hexafret, Technis et des sociétés dédiées voyageurs !

NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) et contingents de niveaux, la direction fait le choix de l’austérité et de la division. Aux augmentations et déroulements de carrière au rabais, elle ajoute la division des cheminots statutaires et contractuels par la mise en place de mesures différentes.

Les cheminots d’Hexafret, de Technis et des filiales voyageurs sont de nouveau exclus des négociations en laissant une liberté totale à chaque direction sans aucune garantie pour les cheminots concernés.

DES MESURES SALARIALES TROP BASSES

D’année en année, le nombre de niveaux accordé par la direction diminue plus vite que les effectifs ralentissant les déroulements de carrière et impactant négativement la rémunération des cheminots.

Cette année, le nombre de cheminots statutaires a encore chuté (- 7 547 par rapport à l’exercice précédent). La direction comptait imposer un volume de contingents de niveaux de 3 645, soit une baisse de près de 727 par rapport à l’année précédente !

La CGT est parvenue à obtenir 523 niveaux supplémentaires.

Pour autant, ce n’est pas suffisant pour garantir un déroulement de carrière et une progression salariale automatique.

La CGT revendique notamment un délai de séjour maximal de 7 ans sur les niveaux 1 et la mise en place de la grille unique commune à tous les cheminots.

PRES DE 2 000 NIVEAUX EN MOINS EN 2 ANS

Alors qu’un déficit de 1 773 niveaux avait été imposé lors de l’exercice 2025, la direction accentue le recul du déroulement de carrière des cheminots en 2026 !
Les multiples interventions de la fédération CGT des cheminots ont imposé la révision à la hausse du contingent de niveaux de cette année, pour autant, la direction entérine un nouveau recul de -204 niveaux ! La proposition finale de la
direction établit un contingent de niveaux à hauteur de 21.06 % des cheminots dits éligibles au niveau 2 soit un total de 4 168 niveaux à répartir par classe. En 2025, il était de 21.19 % soit 4 372 niveaux.

UNE ACTION SPÉCIFIQUE ET COLLECTIVE POUR LES CHEMINOT·ES CONTRACTUELS.
La CGT est à l’initiative d’une démarche collective visant à rassembler les cheminots statutaires et contractuels dans les exercices de notation.
Tous les agents contractuels sont donc appelés à transmettre leur lettre de réclamations à leurs militants CGT de leur site de travail.

 

B/Classe 2 /
C/Classe 3 890
D/Classe 4 1005
E/Classe 5 734
F/Classe 6 630
G/Classe 7 400
H/Classe 8 238
TA 8
TB 263
TOTAL 4168

ENSEMBLE, TOUS ET TOUTES CHEMINOT·ES !

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LE FERROVIAIRE EN ALERTE ROUGE

| Communiqué

7 suicides en quelques mois, dont 3 depuis le lundi 19 janvier 2026, plusieurs accidents mortels dans l’ensemble du champ ferroviaire : la Direction du GPU SNCF, les directions des entreprises ferroviaires et les pouvoirs politiques successifs portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

La Fédération CGT se tient résolument aux côtés des collègues et des familles durement touchés par ces drames et les assure de tout son soutien.

Parallèlement au processus de privatisation en cours, les restructurations se multiplient de manière violente sur l’ensemble du territoire.

Depuis la réforme ferroviaire de 2018, des dizaines de milliers de cheminots sont licenciés, déplacés, forcés à changer de métier, transférés dans des filiales etc.

La CGT des cheminots a alerté à de multiples reprises, mais la Direction a choisi la méthode du passage en force.

Elle étouffe depuis des années la dégradation pourtant bien réelle de la situation.

La coupe est pleine, les cheminots en ont assez.

La CGT interpelle la direction de l’entreprise, au plus haut niveau, depuis plusieurs semaines.
La CGT exige :

  • Que la Direction mette tout en œuvre pour accompagner les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie.
  • L’arrêt des réorganisations ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des SA du groupe Public Unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales Fret et Voyageurs.
  • L’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, sur la formation professionnelle initiale et continue, les conditions de travail et les conditions sanitaire des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, afin de prendre des mesures d’urgence et de stopper les drames.

Plus généralement, la CGT dénonce une stratégie qui vise à organiser la marche vers la privatisation de l’entreprise publique au mépris des attentes des usagers et de la souffrance des cheminots. Nous avons une série de propositions qui doivent être entendues.

NE BANALISONS PAS CES DRAMES ET IMPOSONS PAR LE RAPPORT DE FORCE
UNE RÉORIENTATION COMPLÈTE DE LA STRATÉGIE DE L’ENTREPRISE PUBLIQUE
POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES USAGERS
ET AMÉLIORER LA SITUATION SANITAIRE ET SOCIALE DES CHEMINOTS !

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29 JANVIER : ACTONS DES AVANCÉES POUR LES SE ET L’ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT !

Services électriques

| Équipement

Le 29 janvier se tiendra la réunion de lancement du programme métiers SE. Pour la CGT, ces négociations, qui ont été arrachées grâce à la détermination des cheminots des services électriques et du conflit qui dure depuis plusieurs mois, doivent aboutir rapidement à la concrétisation de certains engagements et à la satisfaction des revendications !

SERVICES ÉLECTRIQUES, LE 29 JANVIER, PAS DE RÉPONSES, PAS DE RÉPIT !

Alors que les NAO 2026 ont été particulièrement décevantes pour une majorité de cheminots, la communication de l’entreprise dans les médias faisant croire à de « grasses augmentations de salaires » a fini de les écœurer.
Pour la CGT, ces négociations ne sont pas closes, et nous ne sommes pas quittes.

À l’Équipement, en ce début d’année 2026, malgré les pressions des directions d’établissement, la mise en place de 2X8, le non-respect des jugements qui donnent pourtant raison aux cheminots, le remplacement d’agents grévistes en dépit de toute réglementation et le report de traitement de certains incidents, la grève se poursuit, et les attentes sont toujours aussi fortes.

UN RAPPORT DE FORCE QUI A DÉJÀ FAIT BOUGER DES LIGNES !
Alors que la CGT à fait acter :

  • la nomination à la classe 3 dès la réussite à la formation HMT3 et la tenue réussie de 3 cycles d’astreinte en double et rémunérés ;
  • un délai de séjour de 10 ans maximum à la classe 3 pour le passage à la classe 4.
    La CGT revendique que ce délai soit ramené à 7 ans ;
  • la dispense pour l’accès à la classe 5 de prérequis pour les REQ au bout de 3 ans de tenue de poste ;
  • la requalification de 60 postes (15 par DGIR/DZP) en 2026, 30 postes en 2027 et 30 postes en 2028 de la classe 3 vers la classe 4, en y intégrant la mission de moniteur ;
  • 500 recrutements en 2026 en plus des recrutements non réalisés en 2025 ;
  • la réouverture mi-2026 de l’antenne d’Amiens avec 4 formateurs ;
  • la proposition d’une prime de reconnaissance de la technicité de 60 euros par mois ;
  • la proposition de création d’une indemnité de remise en exploitation du réseau ;
  • l’ouverture, avant la fin du premier semestre, de négociations spécifiques liées à la reconnaissance de la pénibilité, y compris pour l’encadrement tenant l’astreinte.

CE QUE LES CHEMINOTS AVEC LA CGT ATTENDENT

Si les annonces en lien avec les recrutements et les formations sont globalement attendues pour améliorer les conditions de travail, leur mise en oeuvre et la tenue des comités de suivi de l’emploi devront être rigoureusement respectées au plus près des chantiers. Les annonces de requalification de postes, l’instauration de délais de séjour maximum ainsi que l’amélioration des conditions d’accès à la classe 5 sont une première étape dans la reconnaissance des métiers qui doivent être encore renforcées au regard de la technicité requise.

Concernant la création de l’indemnité de remise en exploitation du réseau pour tous les agents d’astreinte de SNCF Réseau, quels que soient leur collège et leur métier, la CGT porte la revalorisation des taux A et B et du repos supplémentaire qui n’incite pas à la multiplication des sorties ou toutes autres déviances. S’agissant de la reconnaissance de la technicité, la proposition de mise en place d’une prime mensuelle de 60 euros pour les agents habilités est clairement insuffisante, sans compter que sa mise en oeuvre serait renvoyée à 2027.
La CGT revendique une prime de base garantie pérenne et liquidable, avec la sécurisation d’autres éléments de rémunération ayant trait à la technicité.

Enfin, concernant la majoration de 20 % de la prime de travail en attendant la concrétisation des négociations, celle-ci qui avait été actée dans de nombreuses régions n’est pas respectée.
La CGT demande le respect des engagements pris.

Alors que les cheminot·e·s sont massivement en grève et que certain·e·s rejoignent encore le mouvement, la balle est désormais dans le camp de la Direction. La CGT appelle à maintenir la pression dans tous les métiers de l’Équipement. Ne lâchons rien !

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05 décembre 2025

La bataille du rail contre la “désertification organisée” des guichets est lancée

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