Fédération CGT des Cheminots


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CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE BRANCHE : L’UTP VEUT UNE SUGE LOW COST !

Classification et rémunération surveillance générle

| Action depuis le 5 décembre 2019

L’UTP (Union des Transports Publics), composée des patrons de la branche ferroviaire, vient de publier sa proposition de classification et de rémunération des métiers, dans le cadre de la future Convention Collective Nationale (CCN).

Le document remis par l’UTP démontre son intention d’accentuer la polyvalence tout en tirant la rémunération vers le bas.

Tous les cheminots de la branche ferroviaire, contractuels et statutaires, sont concernés.

Depuis 2018, les dispositions statutaires liées à la rémunération et à la progression professionnelle peuvent être modifiées unilatéralement par la Direction SNCF.

Pour la Sûreté, l’UTP propose 5 emplois-types : Opérateur Sûreté, Technicien Sûreté, Spécialiste Sûreté, Manager de proximité, Responsable Sûreté.

La reconnaissance des spécialités métiers de l’agent SUGE (SEF, conducteur de chien, formateur technique, opérateur PCNS, adjoint au manager, …) n’est pas reprise dans le projet de classification de l’UTP.

Niveau et conditions de recrutement :

Le système de classification des métiers choisi par l’UTP (critères classants) qualifie le poste, pas l’agent. Le niveau de diplôme à l’embauche n’y est pas reconnu.

L’UTP ne reprend pas l’évolution salariale à l’ancienneté et n’envisage pas de 13ème mois de branche.

AGENT SUGE

Situation actuelle à la SNCF

Propositions de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

De la PR 5 de la qualification B, à la PR 19 de la qualification D
Déroulement selon les dispositions statutaires et sous contrôle social des Organisations Syndicales

De la Classe 2 (deuxième Classe du Collège exécution) à la Classe 4 (1ère Classe du collège Maîtrise). Déroulement de carrière non automatique et unique-ment selon les choix de la direction. Une revalorisation de l’ordre de 6 % est prévu au bout de 15 ans…

Définition  du métier

Les agents opérationnels de la SUGE ont pour prérogative d’assurer l’ensemble des missions de sécurisation, de prévention et de protection des usagers, des cheminots, de l’ensemble du patrimoine au niveau national et du bon fonctionnement de la production ferroviaire.

Agent de la sûreté ferroviaire, emploi d’appui opérationnel qui exerce des missions de sécurisation des personnes et des biens, de protection du personnel et de sauvegarde du patrimoine. Réalise des opérations de contrôle et de sécurité d’un bâtiment ou d’une emprise.

Ecart entre la rémunération actuelle à la SNCF (Indemnité de résidence et PFA incluses et considérant une carrière jusque D19 hors IPA et ICPA) et la proposition de l’UTP :

 

LES REVENDICATIONS CGT

Pour la CGT, la qualification et les compétences appartiennent aux salariés. L’expérience professionnelle et la formation continue au cours d’une carrière doivent être reconnues par le biais d’une évolution de carrière automatique. En ce sens, la CGT est opposée au système des critères classants porté par l’UTP qui ne la prévoit pas.

La CGT porte des propositions dans l’intérêt des cheminots et de l’entreprise :

•La reconnaissance du diplôme lors du recrutement par le niveau de qualification à l’embauche ;
• La reconnaissance de l’expérience acquise en cours de carrière par l’évolution à l’ancienneté ;
• La reconnaissance de la formation qualifiante en cours de carrière ;
• Une nouvelle grille de rémunération pour l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, avec 9 classes (3 Exécution, 2 Maîtrise, 2 Cadres et 2 Cadres Supérieurs) et 38 positions, avec un déroulement automatique de 4 ans maximum sur chaque position pour 32 années de carrière pour les métiers à pénibilité avérée ;
• La mise en place d’un 13ème mois de branche ainsi qu’une majoration par ancienneté atteignant 31,4%, sur une base de SMIC à 1800 euros.

Définition du métier Agent SUGE

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle sur 12 mois (13ème mois compris)

En charge de la sécurité et sûreté des salariés, des usagers et du patrimoine de l’entreprise. Les spécialités des métiers d’agent SUGE assurent la sûreté dans les différents domaines, tels que la sûreté financière, numérique, conducteur de Chien de détection explosif ou de défense. L’expertise acquise permet l’assis-tance au DPX en agence ou sur le terrain au sein d’une équipe.

Baccalauréat

De E2 (Exécution 2ème qualification ou classe) à M1 (Maîtrise 1ère qualification ou classe)

Rémunération de départ :
2 585 euros

Rémunération de fin de carrière :
5054 euros

Nos propositions permettent l’équité entre les salariés de la branche et empêchent un dumping social qui tirerait vers le bas les conditions de vie et de travail de tous les salariés. C’est aussi la garantie d’établir un niveau d’embauche et une évolution de carrière qui reconnaissent le travail à la SUGE et garantissent la qualité du service rendu aux entre-prises de la Branche ferroviaire.

Ensemble, portons des revendications justes !

Seule notre mobilisation forcera le patronat à revoir sa copie concernant les métiers de la Surveillance Générale et leurs spécialités !

LE 5 DÉCEMBRE, POUR DÉFENDRE NOS MÉTIERS ET GAGNER UNE CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE HAUT NIVEAU, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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Info luttes N°53

Nos tenues de travail devant les gares ! Les cheminots dans les rues !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Les 29, 30 et 31 janvier, les citoyens sont appelés à agir massivement contre la réforme des retraites.

Au cœur de cette nouvelle trilogie, le 29 janvier doit résonner comme un coup de tonnerre !

TOUS EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION !

POUR NOS MÉTIERS, POUR NOS RETRAITES !

Lors de sa venue en Bretagne, le Président de la SNCF a déclaré à la presse qu’il était temps pour les cheminots de penser à l’après-grève.

Il ajoute que la SNCF ne peut pas « rester tout le temps dans l’ambiance de grève et de l’arrêt de travail ».

Les cheminots estiment, quant à eux, que la direction SNCF aurait été inspirée de penser à tout ça AVANT la grève !

Prétendre vouloir « embarquer tous les cheminots grévistes ou non-grévistes dans un futur commun », c’est d’abord accepter que ceux-ci sont en grève depuis le 5 décembre sur l’avenir de la SNCF ET sur la réforme des retraites.

La direction SNCF affirme qu’elle n’a pas « les solutions à la réforme des retraites », qu’elle n’a pas « les clefs sur le sujet ».

Dont acte.

Pourtant, c’est à coups de « Temps Réel », de vidéos, de déploiements sur les chantiers qu’elle s’acharne à vouloir « vendre » avec zèle cette réforme inacceptable aux cheminots.

Sur les sujets d’entreprise, elle annonce déjà, sous prétexte des conséquences de la grève, qu’elle ne répondra pas aux revendications sur une augmentation générale des salaires, sur l’emploi, notamment.

LA GRÈVE QUE NOUS MENONS EST LÉGITIME !  C’EST À NOUS DE DÉCIDER DES SUITES !

Parce que les cheminots sont attachés à leurs métiers, au service public ferroviaire, et parce que direction et Gouvernement s’acharnent à les détruire, NOUS NE DÉSARMERONS PAS !

Le 29 janvier au matin, nous appelons tous les cheminots à se rassembler massivement sur les parvis des gares et à déposer leurs tenues et leurs agrès de travail, partout en France !

Nous les appelons ensuite à rejoindre les cortèges interprofessionnels unitaires et à envahir les rues, partout sur le territoire !

Nous les appelons à participer à toutes les initiatives locales les 30 et 31 janvier et à se préparer aux prochaines séquences interprofessionnelles !

LA LUTTE SE POURSUIT ! FIERS DE NOTRE TRAVAIL !

POUR NOS MÉTIERS ET NOS RETRAITES… ON FERRAILLE !

TOUS EN GRÈVE LE 29 JANVIER !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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INFO LUTTES N°52

29 janvier : dans les gares et dans les rues !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le Gouvernement mise sur un « essoufflement » du mouvement contre sa réforme des retraites pour tenter d’accélérer son passage en force.
La réalité de la mobilisation se traduit par une opinion publique constante depuis le début du conflit (6 français sur 10 exigent le retrait de la réforme, 7 sur 10 soutiennent le mouvement).
Adossés à cette réalité, les salariés, les cheminots, entre autres, abordent le 54e jour de grève.

Différents secteurs professionnels (énergie, enseignants, agro-alimentaire, avocats, dockers,…) intensifient les actions.
Les manifestations en territoire, particulièrement celles qualifiées de « temps fort » par l’intersyndicale ne désemplissent pas.

CONTINUONS DE CONVAINCRE !

Réforme des retraites : l’emballage d’un système

Les ordonnances Macron ont flexibilisé le marché du travail (loi travail), la loi « avenir professionnel » confie la formation professionnelle et l’apprentissage aux seules entreprises, la loi Pacte (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) promulguée le 22 mai 2019, est un texte fourre tout de mesures qui répond aux attentes libérales des dirigeants et actionnaires d’entreprise.

La réforme des retraites s’inscrit dans les pas de la loi Pacte. Dans les flots des belles paroles pour vendre le projet aux français (équité, universalité, justice…), le Gouvernement s’est bien gardé de dire la vérité aux citoyens sur l’une des ambitions phare de sa réforme, à savoir réorienter l’épargne retraite des français vers l’économie réelle. 18 % des français ont souscrit une telle épargne, représentant 250 milliards d’euros. Une manne que le président Macron, véritable DRH de l’Etat-start up qu’il peaufine, aimerait exploiter pour poursuivre sa logique de désengagement de l’investissement public, main dans la main avec les fonds privés, assureurs en tête qui lorgnent sur cet argent dormant.

Grâce à la loi Pacte, la réforme des retraites est une étape de plus dans la mise à mal de l’Etat social.

Bruno Lemaire, directeur « stratégie – finances » de l’Etat start – up disait en octobre dernier, lors de la conférence annuelle de la Fédération Française de l’Assurance (FFA) : « Il faudra obliger en douceur les salariés français, au moins à partir d’un certain revenu, à souscrire à une assurance retraite privée, la rendre automatique, à l’image d’une mutuelle ».
La logique de la « gestion pilotée », préparée par la loi Pacte, permet par exemple qu’un pourcentage du salaire brut soit prélevé sur la fiche de paie et parte dans un fonds de pension.
La gestion du pays par les ministres-managers actuels est identique à celle menée par les hauts dirigeants d’entreprise.

Le jusque boutisme d’Emmanuel Macron pour imposer sa réforme est l’illustration que, comme pour beaucoup de DRH, ils ne sont que de passage.
Aujourd’hui, il gère la start-up France, demain il sera remplacé par un autre fidèle et sera recasé dans un coffre doré.

La bataille est âpre, continuons la lutte !

Le 29 janvier de nouveau mobilisés, réforme du régime des retraites, champ professionnel, tout reste à gagner !

Le 18 novembre 2019, une DCI unitaire CGT, UNSA, SUD-Rail était déposée. Celle-ci portait sur les sujets tels que les retraites, l’emploi, la rémunération, les restructurations, l’avenir des métiers, le service public, la protection sociale, la représentation des cheminots.

La direction SNCF aux ordres, n’a pas donné suite et s’est enfermée dans un mutisme méprisant envers les cheminots.

Aujourd’hui les cheminots, toujours fortement mobilisés contre le projet de régime de retraite, souhaitent que des négociations sur le champ professionnel s’ouvrent tant le maintien et le contenu de leur métier sont incertains.

Leurs préoccupations sont accentuées et légitimes quand on regarde de plus près le contenu du projet d’accord de la CCN proposé par l’UTP sur le volet rémunération /classification.
Les promesses d’une CCN de haut niveau de la ministre Borne ont laissé place, sous la pression patronale, à la désintégration de nos métiers.
A ce jour, ce qui nous est proposé c’est un ensemble de volets qui ne produisent aucune contrainte d’amélioration des conditions sociales des salariés.

Nous exigeons :

Une classification des métiers qui empêche la polyvalence échevelée (l’agent de conduite qui pourrait faire le nettoyage de son train, l’accueil commercial, ou autres…) ;

Une véritable rémunération de la qualification, une reconnaissance des qualifications, avec des minima hiérarchiques plus élevés, un système de carrière qui intègre des éléments d’automaticité pour reconnaître l’acquisition de compétences dans l’exercice du métier, et une meilleure valorisation de l’ancienneté sur l’ensemble de la carrière et dans tous les collèges.

Un salaire socialisé plus important avec la création d’une cotisation sociale « employeurs » spécifique qui finance des droits supplémentaires à la retraite (bonifications de 5 ans pour tous et de 10 ans pour les métiers à pénibilité, taux de remplacement à 75 %, salaire de référence calculé sur les 6 meilleurs mois, etc).

Alors oui, tout est lié, la prise en compte de nos revendications sur nos métiers, nos rémunérations feront notre pension de demain pour bien vivre notre seconde vie !

Vous nous prenez notre travail, reprenez-vos tenues !

Le 29 janvier la Fédération CGT des Cheminots appelle tous les cheminots à déposer devant leur gare leurs vêtements de travail, leurs EPI, geste symbolique mais significatif d’une exigence de retrouver un vrai sens au travail, à son contenu, en lien avec les enjeux du service public.

FIERS DE NOTRE TRAVAIL, POUR NOS MÉTIERS ET NOS RETRAITES : ON FERRAILLE !
TOUS EN GRÈVE LE 29 JANVIER !

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Info Luttes n° 51

LA LUTTE EST BELLE... POURSUIVONS-LA !

| Action depuis le 5 décembre 2019

La journée interprofessionnelle du 24 janvier ancre la mobilisation en France.
Près d’1 500 000 manifestants ont envahi les rues pour en finir avec la réforme des retraites.
A la SNCF et au 51ème jour de grève, 1 cheminot sur 4 était dans l’action.
Préparons les suites en déposant massivement nos D2I DÈS AUJOURD’HUI !

« ESSAYEZ LA DICTATURE ET VOUS VERREZ »

Le Président de la République semble perdre ses nerfs. Toutefois, il définit à la perfection le système dans lequel il s’embourbe.

« Une dictature, c’est quand un régime ou une personne ou un clan décide des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais ».

Tous les excès verbaux proférés par le Président et les membres du Gouvernement n’y changeront rien.

Selon le dernier sondage BVA pour Orange, RTL et La Tribune, 7 Français sur 10 estiment que la mobilisation doit se poursuivre.

66 % ne font pas confiance à E. Macron.

45 % d’entre eux jugent enfin que les réformes économiques menées par E. Macron depuis 2017 ont détérioré la situation en France.

Le mouvement en cours est donc légitime !

Cette réforme est largement rejetée.

Les cheminots restent déterminés et s’organisent pour tenir dans la durée.

La lutte menée par les cheminots est exemplaire, mais elle doit franchir un nouveau cap dans les jours à venir, avec une augmentation significative du nombre de grévistes.

PRÉPARONS LA PROCHAINE TRILOGIE LES 29 – 30 – 31 JANVIER !
LE 29 JANVIER, TOUS EN GRÈVE ET DANS LES MANIFESTATIONS EN TERRITOIRE !

ÉTUDE D’IMPACT : ÇA CLARIFIE LES CHOSES !

Un âge d’équilibre projeté à 65 ans et au-delà !

Selon le rapport, l’âge d’équilibre en 2037 pour établir les projections sur les comportements de départ à la retraite des générations nées à partir de 1975 est de 65 ans, précise l’étude d’impact.

L’âge d’équilibre augmenterait ensuite d’un mois par génération, « sous l’hypothèse que l’espérance de vie progresse d’un mois et demi par an ». A noter tout de même que l’espérance de vie en bonne santé ne suit pas la même courbe, et pas de la même manière selon que l’on est ouvrier ou journaliste !

Pour ceux qui seraient tentés de partir avant 65 ans, la potion serait amère avec une décote de 5 % en moins sur la valeur du point par an.

Un salarié né en 1980 et partant à 62 ans, verrait sa pension amputée de 15 %, sans compter les points non acquis. En réalité, la décote pour un départ avant l’âge d’équilibre serait de 7 à 8%.

Une arnaque ?

L’âge pivot ou d’équilibre n’a pas disparu, contrairement aux affirmations des OS réformistes ayant arraché le pseudo-retrait de cet âge d’équilibre. Il est même le pilier d’un système dont l’objectif est de faire reculer indéfiniment l’âge de départ à la retraite. Les 28 cas présentés par le Gouvernement en témoignent. Pour les générations nées après 1975, tout départ avant l’âge d’équilibre est perdant. Cette borne d’âge sera fixée à 65 ans, et comme cela ne suffisait pas, le Gouvernement ne cache pas qu’elle devrait atteindre 67 ans pour les plus jeunes, à savoir ceux nés après 1990.

L’étude d’impact ne fait, in fine, que confirmer ce que les salariés ont compris dès le début, à savoir que cette réforme vise avant tout à les faire travailler plus longtemps et, pour ceux qui ne peuvent pas, à voir baisser drastiquement le montant de leur pension.

Voilà de quoi renforcer notre détermination à faire tomber cette mauvaise réforme !

ON NE PEUT PAS AVOIR ÉTERNELLEMENT RAISON TOUT SEUL

Alors que 61 % de la population est hostile au projet de réforme du Gouvernement, que l’Institut de la Protection Sociale a pointé « une baisse de retraite programmée pour de nombreuses femmes », que le Conseil supérieur de la fonction militaire a critiqué l’impact de la réforme sur les pensions militaires, c’est maintenant le Conseil d’Etat qui met un coup de canif dans le projet de remise en cause de notre système de retraite par un rapport rédigé au terme de 2 Assemblées Générales des magistrats de la haute juridiction les 16 et 23 janvier 2020.

Dans ce rapport, le Conseil d’Etat pointe :
– Un délai très court d’analyse qui lui est imposé par le Gouvernement, ponctué de 6 saisines rectificatives, ne permettant pas une analyse plus avancée du projet ;
– Une étude d’impact lacunaire de la réforme menée par le Gouvernement ;
– Un projet de loi imprécis qui renvoie à 29 ordonnances.

Un départ à la retraite de plus en plus tardif

Le Conseil d’Etat pointe le report de l’âge de départ à la retraite. Selon le rapport, le simple fait de l’âge d’équilibre se traduirait par un recul de l’âge effectif de départ à 65 ans et 2 mois pour la génération 2000 contre 64 ans et 6 mois à droit inchangé.

Le Conseil d’Etat reproche l’absence d’étude d’impact sur l’assurance-chômage de ce report de l’âge de départ à la retraite conjugué au faible taux d’emploi des seniors.

Une baisse des pensions

Le Conseil d’Etat critique le projet de loi qui prévoit que les cotisations ne peuvent permettre l’acquisition de points lorsqu’elles font l’objet d’une exonération ou d’une exemption, et n’ont donc pas été acquittées par l’assuré ou par un tiers. Le Conseil d’Etat considère que dans un système de retraite principalement contributif, il est indispensable de compenser les recettes manquantes du fait des exonérations ou exemptions.

Le Conseil d’Etat constate que le droit à un minimum de pension conduit à prévoir une condition de durée d’affiliation de 43 ans alors que l’instauration d’un système à points a vocation à supprimer cette référence, pour simplifier.

Le rapport relève que le projet de loi ne tient pas compte, dans l’évaluation du droit à un minimum de pension, des périodes de chômage non-indemnisées dont il est pourtant tenu compte dans le système actuel pour évaluer le droit à une retraite à taux plein.

Le Conseil d’Etat s’interroge sur la lisibilité d’une inscription dans la loi d’une majoration de la pension minimale pour les assurés ayant travaillé à temps plein alors que les situations de travail à temps partiel sont souvent subies !

Enfin, le Conseil d’Etat relève que selon l’étude d’impact, le minimum de pension prévu (85 % du SMIC) aurait pour effet de réduire significativement le montant minimum de pension dans la fonction publique et les régimes spéciaux (- 9,6% à la SNCF).

Un régime par points aux effets pervers

Le rapport constate que le principe du régime par points pénalise les carrières complètes pendant lesquelles les assurés connaissent des périodes d’emploi difficiles associées au versement de cotisations moindres, dont la règle des 25 meilleures années permettait la neutralisation.

Le Conseil d’Etat pointe également que le système par points retire aux assurés la visibilité du taux de remplacement prévisible qui leur sera appliqué, dans la mesure où la pension serait exprimée à raison d’une valeur de service du point définie de manière à garantir l’équilibre financier global du système.

Des légèretés juridiques

Le Conseil d’Etat rappelle notamment, s’agissant de la Règle d’or budgétaire, que selon la doctrine du Conseil Constitutionnel, aucune disposition législative organique ou ordinaire, ne peut porter atteinte à la liberté d’adaptation et d’appréciation du Gouvernement et du Parlement dans le cadre des Lois de Financement de la Sécurité Sociale à venir, sauf à réviser la Constitution.

Le rapport de pointer par ailleurs qu’une Loi de Financement de la Sécurité Sociale, qui a un caractère annuel, ne peut conférer un caractère impératif aux dépenses de manière pluriannuelle.

Le Conseil d’Etat rejette comme imprécis, dépourvu de toute valeur normative et donc contraire à la Constitution, le renvoi à une loi de programmation la définition des mécanismes permettant de garantir aux enseignants une revalorisation de leur rémunération, et donc un maintien de leur niveau pension.

Et pourquoi pas des régimes spéciaux ?

Le Conseil d’Etat considère que les mesures transitoires concernant les agents des Régimes Spéciaux (mesures présentées comme des engagements du Gouvernement), sont insuffisamment claires dans le projet de loi qui lui est soumis.

Le Conseil d’Etat pointe la suppression de la procédure de réforme pour raisons de santé applicable aux agents statutaires, au profit de l’invalidité de droit commun.

Enfin, le Conseil d’Etat constate que le projet prévoit l’affiliation obligatoire à une retraite additionnelle (par capitalisation) pour certains salariés aux revenus dépassant les plafonds et propose d’étendre ce dispositif sur une base facultative pour les autres salariés.

Si la mise en place d’un régime universel « plus simple » entraîne la mise en place d’un échelon supplémentaire obligatoire afin d’obtenir des droits supplémentaires par des cotisations supplémentaires, pourquoi donc ne pas maintenir les régimes spéciaux basés sur des cotisations spécifiques finançant des droits spécifiques ?

Un slogan de campagne à revoir !

Enfin, le Conseil d’Etat considère que le slogan de campagne du Président selon lequel « chaque euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous » reflète imparfaitement la complexité et la diversité des règles et propose de le réécrire en précisant « dans les conditions prévues par la loi ».

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Infos luttes n°50

De jour comme de nuit, mobilisés !

| Action depuis le 5 décembre 2019

La présentation en Conseil des ministres du projet de réforme des retraites fait face à une mobilisation interprofessionnelle qui s’amplifie.

L’étude d’impact du projet de loi pointe une baisse de la part des retraites dans le PIB à 13 % et un objectif d’âge d’équilibre à 65 ans.

Cela va de nouveau compliquer la communication du Gouvernement pour convaincre du bien-fondé de sa réforme !

Nos mobilisations seront victorieuses !

Communiqué intersyndical du 24.01.2020

« Jeudi 23 janvier, partout dans le pays, à l’appel de nos organisations syndicales, des manifestations éclairées par des flambeaux ont permis à beaucoup de continuer à exiger le retrait du projet de réforme des retraites. Dans le même temps, la grève se poursuit dans de nombreuses professions qui se mobilisent et multiplient les actions de dépôts des outils de travail dans des lieux symboliques ; les femmes organisent partout des initiatives pour visibiliser qu’elles sont les grandes perdantes de ce projet.

Cette journée du 24 janvier s’annonce d’ores et déjà comme un succès et loin de s’essouffler la mobilisation par la grève et par les manifestations poursuit son ancrage interprofessionnel porté par un soutien large et massif de la population.

Tout au long des jours prochains sur tout le territoire de nombreuses actions sont déjà programmées, interpellations de parlementaires, soirées de soutiens, débats, meeting, manifestations, etc. Notre mouvement s’étend et se renforce dans la durée avec énergie et volonté.

L’intersyndicale réclame plus que jamais le retrait du projet de réforme pour ouvrir des négociations constructives afin d’améliorer le régime actuel pour tous les secteurs professionnels et toutes les générations.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à faire du mercredi 29 janvier, veille de la conférence de financement, une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Elles appellent à poursuivre le renforcement et l’élargissement de la mobilisation en multipliant les initiatives les jeudi et vendredi qui suivent notamment avec des retraites aux flambeaux, des dépôts d’outils de travail, des assemblées générales, des initiatives en direction de la population.

Nos organisations décident de se revoir le 29 janvier pour décider ensemble des suites. »

La nuit, les visages s’illuminent par les flambeaux

Dans ce conflit hors normes, le rejet des projets du Gouvernement s’exprime sous toutes ses formes. A la veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres et des grandes manifestations à l’appel de l’intersyndicale, nous recensons plus de 200 retraites aux flambeaux sur le territoire. Les structures de proximité de la CGT sont à l’initiative pour rassembler ainsi de nombreux salariés.

Chaleureuses et fraternelles, ces marches confirment tous les sondages. Plus de 2 000 participants à Rennes ou Bordeaux, 1 200 à Strasbourg, 3 000 à Nantes, mais aussi de Marseille à Paris et sa banlieue, ou encore Dijon, Rouen, Metz, etc.

A Lille, les manifestants ont bravé l’interdiction de la préfecture. Le pouvoir ne parvient pas à taire cette contestation profonde. Les banderoles sont claires : « Macron retire ton projet ! Sauvegardons et améliorons nos retraites ! ».

La mobilisation du 24 janvier confirme l’exigence du retrait de la réforme !

Alors que le Gouvernement, depuis le 5 décembre, active tous les leviers possibles pour affaiblir le mouvement social en maniant, avec l’aide et l’appui de la plupart des médias, le mensonge, la division, la répression : rien n’y fait !

L’opinion publique reste massivement hostile à cette réforme des retraites en exigeant son retrait à 61 %. Cette majorité de français de tout âge, de toute catégorie, soutient majoritairement le mouvement social depuis le début malgré toutes les manoeuvres du pouvoir.

Ce 24 janvier, la mobilisation se traduit par une nouvelle démonstration de force dans notre entreprise, dans notre pays !

Avec 1 cheminot sur 4 en grève à la SNCF au 51e jour de grève, la détermination des cheminots ne faiblit pas et reste intacte contre la casse de notre système de retraite solidaire, notre régime spécial et notre entreprise de service public. L’exigence de négociation sur nos revendications s’exprime fortement. Le président Farandou, présent à Rennes hier, a pu le vérifier, face à de nombreux cheminots actifs et retraités qui étaient venus l’interpeller sur le sujet (image ci-contre).

Les retraités ont également massivement agi ce jour, rejetant fermement cette réforme par l’impact qu’elle aurait sur leur pouvoir d’achat déjà fortement amputé par le quasi blocage des pensions et l’explosion de la fiscalisation et des prix depuis 5 ans. Avec 350 manifestations sur le territoire, la mobilisation interprofessionnelle s’amplifie dans le public comme dans le privé, avec de nombreux appels à la grève.

Cette réforme, on n’en veut pas ! Il faut le retrait !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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Info luttes n°49

"You know the rules*" : retire ton projet !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Alors que la mobilisation contre le projet de réforme du Gouvernement s’intensifie dans de nombreux secteurs professionnels, sondage après sondage, le rejet de cette réforme par l’opinion publique s’exprime très fortement.

Essoufflons le Gouvernement ! Le taux de confiance envers sa politique n’a jamais été aussi bas depuis le début du mouvement !

LE GOUVERNEMENT S’ENLISE

Le dernier sondage Elabe pour BFM TV est sans équivoque : 61 % des français sont favorables au retrait de la réforme des retraites.

Mais il va encore plus loin sur l’appréciation de la population concernant la politique du président de la République : 62 % des sondés jugent l’action d’Emmanuel Macron « décevante » (+7 points). Par ailleurs, le chef de l’État est jugé autoritaire (72 %, +3 points), inquiétant (64 %, +7 points).

Madame Yaël Braun-Pivet, députée de la République en marche et présidente de la commission des lois à l’Assemblée nationale s’est exprimée dans le cadre d’une interview accordée à un journal régional : « Maintenant, on ne peut pas ne pas entendre et faire la sourde oreille aux revendications d’une partie de la population. Il faut faire avec, parce que c’est l’état de la contestation aujourd’hui. »

LES ACTIONS ET LES GRÈVES SE MULTIPLIENT SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE

Alors que l’intersyndicale CGT-CFE/CGC-FO-FSU-Solidaires, ainsi que les organisations de jeunesse, appellent à la mobilisation « maximale », la CGT recense près de 350 points de manifestation pour la journée interprofessionnelle du 24 janvier.

C’est plus que le 05 décembre, le 17 décembre ou le 09 janvier, journées d’un très haut niveau de mobilisation. Les salariés ne veulent rien lâcher, cette journée s’annonce exceptionnelle !

Le projet de loi va être présenté au conseil des ministres. Il est massivement rejeté. L’intersyndicale, réunie le 22 janvier au soir, appelle à poursuivre et amplifier les actions, à multiplier les arrêts de travail, interpeller les parlementaires, organiser des distributions de tracts devant les entreprises, dans les lieux publics, pour convaincre les salariés de s’inscrire dans la grève et participer aux manifestations interprofessionnelles.

La CGT propose trois jours de mobilisation la semaine prochaine (28, 29 et 30 janvier), en faisant du 30 une nouvelle journée de temps fort.

L’intersyndicale a prévu de se réunir de nouveau vendredi 24 janvier à 8h00 pour décider des suites à donner au mouvement. La détermination à faire retirer ce projet est entière.

LES CHEMINOTS SONT LÀ !

Très actifs dans l’organisation et la participation aux initiatives unitaires en territoire, au quotidien, en plus d’être massivement présents dans les cortèges de manifestations interprofessionnelles, les cheminots sont toujours fortement mobilisés contre le projet de réforme du Gouvernement.

La grève se poursuit, la journée du 24 janvier démontrera une fois de plus la conviction, la détermination de notre secteur professionnel pour obtenir le retrait du projet de réforme du Gouvernement.

HAUSSE DE LA MOBILISATION ET TRIPATOUILLAGE DES CHIFFRES !

Les écarts entre les chiffres de DII fournis par la direction et ceux récoltés par nos militants locaux sont, une fois encore, significatifs. Certains établissements enregistrent un écart de près de 30 points !

Quelles que soient les mixtures savamment préparées par la direction, la journée du 24 janvier s’annonce déjà comme une nouvelle réussite, notamment chez les ADC, les ASCT, et également dans bon nombre de services dits « sédentaires ».

La mobilisation ne faiblit pas ! Désolé !

UN REJET À TOUS LES NIVEAUX

De son côté, la direction de l’entreprise tente de faire le service après-vente de la réforme en interne. Une partie de l’encadrement sollicité n’est pas du tout enclin à jouer les portes serviettes. Plus généralement, le rejet de la réforme reste très fort à la SNCF.

Continuons de discuter et convaincre les cheminots pour qu’ils s’inscrivent dans la lutte ! Préparons déjà les prochaines journées et intensifions l’action !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

* « Tu connais les règles », E. Macron, Israël, 22.01.2020

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INFO LUTTES N° 48

CONTRE LE VIRUS À POINTS

| Action depuis le 5 décembre 2019

La tempête, la grippe chinoise, rien n’y fait… le mouvement contre la réforme des retraites continue à s’imposer dans l’actualité.
La nouvelle mobilisation de 3 jours à l’appel de l’intersyndicale confédérale débute aujourd’hui, et de nombreuses actions sont recensées.
Messieurs Philippe et Macron, votre projet est mauvais et rejeté !

C’EST REPARTI POUR 3 JOURS D’ACTION

Pour le Gouvernement, les grèves, la mobilisation en général contre le projet de régime par points ne seraient qu’un lointain souvenir.

Et pourtant !

A la SNCF, la grève se poursuit, après 49 jours. Les cheminots restent mobilisés et s’engagent pour que la journée d’action du 24 janvier prochain soit d’une grande ampleur.
Usant d’effets de manche, le Gouvernement tente de clore le dossier Retraite, et ainsi reprendre un cours plus normal de l’activité gouvernementale.

La méthode Coué de l’Exécutif, misant sur un affaiblissement du mouvement, ne prend pas. Alors qu’il ne convainc pas sur son projet, qu’il adopte sciemment la stratégie du pourrissement, qu’il tergiverse pour mettre en place un simulateur, qu’il n’arrive toujours pas à expliquer ce qu’est une carrière complète, voilà que le Gouvernement essaye de tripatouiller certains chiffres de l’étude d’impact de la loi, concernant notamment la progression de l’âge de départ moyen à la retraite. Autrement dit, il veut cacher le fait qu’un âge pivot évolutif va être inscrit dans la loi (il évoluerait au fur et à mesure que l’espérance de vie augmenterait).

La lutte continue, les grèves s’organisent dans différents secteurs d’activité, appuyées par des initiatives selon les entreprises en lutte.

Malgré l’impact financier, conséquent pour certains, la fatigue qu’entraînent un conflit long, notre conviction que le projet de réforme du Gouvernement est mauvais, notre engagement sans faille dans cette bataille, nous conduisent à redoubler d’efforts pour élargir et convaincre les cheminots sur les sites ferroviaires.

UNIS, RETROUVONS-NOUS DANS LA RUE LE 24 JANVIER !

TOUJOURS PLUS D’ACTIONS DANS LES PROFESSIONS

Alors que la propagande du Gouvernement essaye d’exploiter l’évolution de la forme de lutte à la RATP et à la SNCF, nous constatons, au contraire, que le conflit s’étend progressivement dans les autres professions.

L’ÉNERGIE
Le durcissement du mouvement se traduit par l’arrêt, hier, de Grand’Maison, la plus grosse centrale hydroélectrique de France, suite à la décision des salariés de partir en grève reconductible. Dans l’énergie, il y a aussi des blocages de plateformes de chantiers, de centres de stockage gaziers et de terminaux méthaniers, des opérations de baisse de production et de coupure d’électricité.

LES PORTS
Une seconde opération « ports morts » est lancée depuis ce matin. Pendant 3 jours, les grands ports nationaux seront totalement bloqués. Et les grévistes se sont organisés avec les marins pour que les autres jours soient également perturbés par les équipages des bateaux et des remorqueurs.

LA JUSTICE
Les avocats poursuivent leur grève. Après avoir bloqué les audiences pénales et civiles, ils ont organisé, hier, des envahissements de tribunaux de commerce.

L’ÉDUCATION
Plusieurs lycées sont bloqués ou touchés par la grève cette semaine. Pour faire passer les épreuves du nouveau contrôle continu du BAC, le Ministère a dû faire appel à des retraités. L’un d’entre eux, âgé de 83 ans (!!!), s’est blessé en tombant au lycée Jean-Monnet de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Slogan des profs qui contestent à la foi la réforme des retraites et la réforme Blanquer : « Ni retraite Macron, ni bac maison ! »
Plus étonnant : les lycées français de Berlin, Munich et Barcelone ont décidé de rejoindre la grève à partir de vendredi contre la réforme des retraites. C’est une première historique !

LA PROPRETÉ
Depuis lundi soir, plusieurs réseaux de collecte des ordures sont en grève, comme au Mans.
Les égoutiers de Paris se sont rassemblés ce matin devant le Ministère des Finances.

ÉNORME MOBILISATION À LA MARTINIQUE
Après une réunion tenue ce lundi 20 janvier, les salariés des petits commerces, de l’industrie et de la grande distribution ont décidé un appel à la grève générale pour le vendredi 24 janvier.
Un préavis a également été posé à la raffinerie. L’île sera paralysée vendredi.
92% des lycées et collèges étaient déjà bloqués hier.

PÉNIBILITÉ : RETOUR À LA CASE DÉPART !

La Direction SNCF poursuit son travail interne pour rassurer les cheminots sur leur retraite. Mais paradoxalement, plus elle explique, plus de nouveaux sujets d’inquiétude émergent.

Dans un document de SNCF Réseau du 17 janvier 2020 intitulé « audioconférence RH », nous pouvons découvrir que le dispositif de pénibilité à la SNCF est maintenu « pour les salariés dont l’emploi est reconnu comme pénible dans le décret 2008-639 du 30 juin 2008 ».

Problème : ce décret n’a pas été modifié suite à la négociation d’entreprise et il ne reprend donc pas les 23 emplois-repères supplémentaires que nous avions arrachés à l’époque.

Les organisations syndicales qui ont « négocié » cet accompagnement de la réforme des retraites ont laissé passer ce recul énorme.

Les agents des gares, l’infra MT et le Matériel sont les principales victimes de ce retour en arrière !

Sont concernés :
Gares : les agents d’escale, les commerciaux Transilien, les chefs d’escale, les régulateurs.
Equipement : les opérateurs et techniciens maintenance engins outillages mécanique, les agents d’entretien levage/pesage, les opérateurs et techniciens Télécom, les opérateurs et techniciens EALE et ultrasons, les conducteurs d’engins, les techniciens des équipes mécanisées, équipes bourrage et équipe désherbage.
Matériel : les opérateurs maintenance électrotechnique, système, dépannage, climatisation, usinage, et les agents de flux logistique.
La défense de nos droits, de nos acquis en matière de pénibilité, et leur amélioration, passent par le retrait de la réforme du système par points !

LES PARTIS POLITIQUES DE GAUCHE S’UNISSENT

Après un meeting commun à St Denis en décembre 2019, 13 partis de gauche* se sont retrouvés mercredi pour présenter une plateforme commune de propositions sur les retraites.
Ils exigent le retrait du projet de réforme.

Ils proposent d’engager des négociations sur l’amélioration du système actuel.

Ils proposent une retraite minimum au niveau du SMIC, une règle d’or sur la parité du niveau de vie entre les retraités et les travailleurs dans le public comme dans le privé, des mesures contraignantes pour l’égalité salariale entre hommes et femmes, l’amélioration de la prise en compte de la pénibilité, et diverses mesures de financement.

Même si des divergences perdurent entre ces organisations, il est positif que, sur un sujet aussi concret et aussi mobilisateur, elles fassent l’effort de s’entendre sur les solutions alternatives au projet du Gouvernement pour relayer les attentes du mouvement social.

* Les partis signataires sont : PCF, PS, EELV, Générations, Ensemble, GDS, GRS, RDG, Nouvelle Donne, Place Publique, R&S, UDE, PEPS.

ET PENDANT CE TEMPS LÀ, LES PARTIS DE DROITE…

Une proposition de loi a été déposée au Sénat par Bruno Retailleau, sénateur Les Républicains, afin de s’attaquer, une nouvelle fois, au droit de grève.
Alors que l’opinion publique est opposée à la réforme, la droite veut empêcher les salariés de contester et (ré)invente le travail forcé !
Au menu : obligation de faire rouler 30 % des circulations, avec possibilité de les concentrer aux heures de pointe (donc potentiellement d’imposer 100 % de circulation à ces horaires), autorisation de réquisitionner des grévistes pour réaliser ce service minimum, amende aux entreprises qui ne le respecteraient pas…
Pour rappel, les sénateurs sont élus par des grands électeurs, issus en majorité des conseils municipaux. Donc si vous voulez sanctionner les sénateurs Les Républicains, c’est aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020 que ça se joue !

ET UN SONDAGE DE PLUS !
Le dernier sondage est tombé aujourd’hui.
L’institut ELABE pour BFMTV annonce que 61% des Français estiment qu’Emmanuel Macron devrait prendre en compte la contestation et retirer sa réforme !
Il y a bien une radicalisation ! C’est celle de la population qui en a marre d’un Gouvernement sourd qui fracture le pays. Le retour au calme n’est pas demandé aux grévistes, il est demandé au Gouvernement, avec l’abandon d’une réforme dont personne ne veut !
Non seulement nous défendons la justice sociale, mais nous défendons également la démocratie. On ne fait pas une réforme contre son peuple !
On ne lâche RIEN !

LES SYNDICATS CGT PERMETTENT DE PESER
Sans syndicats CGT forts dans les ports, pas d’opération de blocage.
Sans syndicats CGT forts dans l’Energie, pas de fermeture de centrales ou de coupures.
Pour conduire un mouvement de grève et réussir à s’opposer au Gouvernement, il est nécessaire d’être les plus nombreux et les plus organisés possible,
Au quotidien, le syndicat CGT, c’est un lieu d’information, de débat sur la stratégie et les actions à mener, de partage des tâches à accomplir (tracts, tournées, tours téléphoniques, organisation des piquets de grève, des réunions, des manifs, des cahiers revendicatifs…).

Renforce la CGT, défends-toi mieux, adhère au syndicat !

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INFO LUTTES N°47

ENCORE UN COUP DE COLLIER !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Au 48e jour de grève, le moral, la volonté et la conviction des cheminots sont intacts. Au plan interprofessionnel, une séquence de trois jours a été décidée par l’intersyndicale.

Le 24 janvier doit être une véritable démonstration de force.

Les syndicats CGT locaux se déploient chaque jour sur leurs périmètres afin de débattre et convaincre les cheminots pour poursuivre la lutte.

Avec nous, de nombreux salariés s’organisent dans l’action : Transdev dans les Côtes-d’Armor, les éboueurs à Nantes, l’Opéra de Paris, les grévistes de l’Énergie qui multiplient les coupures de courant, les ports de nouveau bloqués à partir de demain, l’Éducation nationale, la Banque de France, les avocats, la Fonction publique, la Culture, les hôpitaux, etc. Ce ne sont pas là des signes d’affaiblissement, mais une réponse adaptée à l’entêtement d’un gouvernement qui a décidé de ne faire aucune concession, quoiqu’il en coûte !

C’est la ligne politique de ce gouvernement qui est responsable de cette situation.

Le sujet des grèves dans les entreprises, ainsi que les syndicalistes, sont volontairement écartés des plateaux de télévision pour laisser la place aux commentateurs qui tentent de tirer un bilan !

La partie est pourtant loin d’être terminée. Le niveau de soutien de l’opinion publique ne fléchit pas, les français dans leur grande majorité ne sont pas convaincus par le projet de réforme. Les grèves et autres initiatives s’organisent sur le territoire, notamment durant les trois prochains jours. Une nouvelle intersyndicale se tiendra le 22 janvier au soir pour préparer les suites.

Le 24 janvier s’annonce d’une très haute tenue dans les professions. A la SNCF, nous devons créer les conditions d’informer largement les collègues de travail concernant les actions programmées et les inciter à y participer.

Rassemblés, les cheminots sont appelés à mettre un nouveau coup de collier pour que le niveau de mobilisation du 24 janvier prochain soit incontestable et impose qu’au 50e jour de grève, le Gouvernement retire son projet de réforme.

INITIATIVES INTERPROFESSIONNELLES DU 24 JANVIER (liste non exhaustive)

 UD 2
10H00, Laon : manifestation départementale, place Foch.
16H30, Château-Thierry : manifestation place P. Doumer.

UD 4
10H30, Digne : manifestation.

UD 6
10H00, Nice : manifestation gare de Nice Ville.

UD 9
14H00, Foix : manifestation allée de Villote.
18H00, Pamiers : manifestation.

UD 10
14H30, Troyes : manifestation à la Maison des syndicats.

UD 11
10H30, Narbonne : rassemblement et manifestation devant la médiathèque.
14H30, Carcassonne : manifestation.

UD 12
Manifestations dans les unions locales.

UD 13
10H30, Marseille : manifestation Port d’Aix.

UD 14
7H30, Hérouville : rassemblement place de l’Europe.
10H30, Lisieux : manifestation place Mitterrand.
14H30, Caen : manifestation place Saint-Pierre.
17H30, Vire : manifestation porte de l’Horloge.

UD 15
Aurillac : manifestation.

UD 18
10H00, Bourges : manifestation.

UD 21
14H00, Dijon : manifestation place de la Libération.
17H00, Montbard : manifestation place Gambetta.

UD 22
10H30, Lannion : rassemblement devant la Poste, puis rencontre avec le député à 17H00, puis retraite aux flambeaux.
13H30, Saint-Brieuc : manifestation place de la Liberté.

UD 23
10H00, Guéret : manifestation au départ de la gare.

UD24
10H00, Périgueux : manifestation au palais de Justice.
15H00, Bergerac : manifestation au palais de Justice.
15H00, Sarlat : manifestation place de la grande Rigaudie.

UD 25
7H15, Besançon : rassemblement devant le lycée Condé.
10H30, Besançon : manifestation au départ du parvis de la gare.

UD 28
14H30, Chartres : manifestation place Châtelet.

UD 29
10H30, Quimperlé : manifestation.
11H00, Quimper : manifestation place de la Résistance.
11H00, Morlaix : manifestation.
11H00, Brest : manifestation place de la liberté.

UD 30
14H30, Nîmes : manifestation Jardins de la Fontaine.

UD 33
11H30, Bordeaux : manifestation place de la République.

UD 34
10H30, Montpellier : manifestation place Zeus.

UD 35
11H00, Rennes : manifestation esplanade Charles de Gaulle.
18H30, Combourg : retraite aux flambeaux.

UD 38
10H00, Grenoble : manifestation au départ de la gare.
10H30, Bourgoin-Jallieu : manifestation place Saint-Michel.
14H30, La Tour-du-Pin : manifestation devant la CPAM.
18H30, Grenoble : Conférence débat « Culture en lutte ».

UD 39
10H30, Saint-Claude : manifestation place du 9 avril.
14H30, Lons-le-Saunier : manifestation.

UD 40
10H30, Mont-de-Marsan : manifestation à partir de la caserne Bosquet.

UD 41
10H30, Romorantin : manifestation place de la paix.
11H30, Blois : barbecue revendicatif au croisement des rues Gallois et Porte coté.
14H00 , Blois : manifestation en centre-ville.

UD 42
10H30, Saint-Etienne : manifestation cours Fauriel.
10H30, Roanne : manifestation avenue de la Libération.

UD 44
9H30, Ancenis : manifestation à l’aérodrome.
10H30, Nantes : manifestation au Miroir d’eau.
10H30, Châteaubriant : manifestation devant la mairie.
11H00, Saint-Nazaire : manifestation place de l’Amérique latine.

UD 47
12H00, Agen : rassemblement devant la gare, barbecue puis manifestation.

UD 48
15H00, Mende : manifestation place Urbain V.
21H00, Florac : projection du film La Sociale.

UD 49
10H30, Cholet : rassemblement au rond-point de Paris.
10H30, Saumur : manifestation place Bilange.
11H00, Angers : manifestation devant la gare.

UD 50
10h30, Saint-Lo : rassemblement place de l’Hôtel de ville.

UD 53
11H30, Laval : manifestation au départ de la rue du Haut rocher.

UD 54
13H30, Nancy : manifestation place de la République.

UD 55
09h00, Verdun : manifestation au départ de la permanence du député Cariou.
11H30, Bar-le-Duc : manifestation au départ du rond-point « Pompiers de Fains ».

UD 56
10H00, Lorient : manifestation au départ du boulevard Dumanoir.

UD 57
14H00, Metz : manifestation place de la gare.

UD 58
10H00, Nevers : manifestation devant la bourse du travail.

UD 59
14H30, Lille : manifestation porte de Paris.
15H00, Dunkerque : manifestation place de la gare (cf. affiche ci-contre).

UD 60
14H00, Beauvais : manifestation.

UD 62
9H30, Boulogne : manifestation devant la CCI.

UD 63
10H30, Clermont-Ferrand : manifestation au départ des facultés en bas du viaduc Saint-Jacques.

UD 64
Pau : manifestation.

UD 65
Tarbes : manifestation.

UD 66
10H30, Perpignan : rassemblement place Catalogne, puis manifestation.

UD 67
14H00, Strasbourg : manifestation au départ de la place de la Gare.

UD 68
13H30, Mulhouse : manifestation place de la Bourse.

UD 69
11H30, Lyon : manifestation à la Manufacture des tabacs.
16H00, Villefranche-sur-Saône : manifestation place de la Libération.
16H30, Tarare : manifestation.

UD 70
10H00, Vesoul : rassemble route nationale 19.

UD 71
8H30, Chalons : piquet de grève à la CPAM rue Jean Moulin, puis manifestation à 15H30 à la Maison des syndicats.
14H30, Autun : manifestation au départ de la gare.

UD 72
5H00, Le Mans : rassemblement au centre de tri.
13H30, Le Mans : manifestation au départ de la place de la République.

UD 73
14H00, Chambéry : manifestation au palais de Justice.

UD 74
14H00, Annecy : manifestation à la préfecture.

UD 75
Paris : manifestation régionale place de la République.

UD 76
10H30, Le Havre : manifestation régionale.
14H00, Rouen : manifestation.

UD 82
10H00, Montauban : manifestation esplanade des Fontaines.

UD 83
10H30, Draguignan : manifestation.
10H30, Toulon : manifestation, puis pot fraternel.

UD 84
10H30, Avignon : manifestation au départ de l’allée de l’Oulle.

UD 85
10H00, La Roche-sur-Yon : manifestation sur le parvis de la gare, puis sitting devant la préfecture.

UD 86
14H00, Poitiers : manifestation porte de Paris, puis soirée de solidarité.

UD 88
10H00, Sens, manifestation.
14H00, Epinal : manifestation place Foch.
14H00, Auxerre : manifestation au départ de la Maison des syndicats.

UD 90
10H00, Belfort : manifestation au départ de la Maison du peuple.

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INFO LUTTES N°46

Préparons-nous à une semaine intense !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Parce qu’il a définitivement échoué à convaincre, le Gouvernement tente maintenant de détourner l’attention par des stratagèmes tellement énormes qu’ils en deviennent grotesques.

Nous ne nous laisserons pas détourner du seul enjeu en cours : le RETRAIT de la réforme et l’ouverture de négociations afin d’améliorer le régime actuel.

Le Gouvernement va être déçu !

La détermination et l’exemplarité des cheminots dans la lutte qu’ils conduisent depuis le 5 décembre, avec la CGT, sont des coups sévères portés à ceux qui veulent dénaturer le mouvement en cours.

C’est pourquoi, nous devons impérativement conserver cette capacité à agir par la grève, tout en visant le retour à un fort taux de grévistes dans chaque journée interprofessionnelle et singulièrement le 24 janvier prochain.

Ceux qui prétendent que les cheminots ralentissent leur implication dans la grève n’ont certainement jamais fait grève de leur vie !

Nous allons les faire mentir en déposant MASSIVEMENT nos D2I, en persuadant les collègues qui n’y sont pas soumis de rentrer à nouveau dans la grève et à investir les cortèges interprofessionnels et unitaires.

Le Gouvernement, aidé par nombre de médias, rajoute chaque jour des arguments qui élargissent le nombre de corporations hostiles à la réforme.

La porte-parole du Gouvernement déclare ce weekend « si provoquer la violence c’est faire passer les réformes pour lesquelles on a été élus, alors j’assume ».

Tout le monde a compris que le vaudeville sur l’âge pivot est arrivé à son terme, que les tentatives d’intimidation visant à jeter le discrédit sur la légitimité du mouvement, ont échoué, qu’il est temps que l’exécutif revienne à la raison !

Dès aujourd’hui, organisons des AG, des réunions d’informations dans chaque chantier. Impulsons le dépôt massif de D2I partout, allons à la rencontre de nos collègues afin de poursuivre le travail d’explication et de conviction à l’aide des communications CGT.

Cette grève, d’ores et déjà inédite, le sera encore plus si nous gagnons !

Opéras, hôpitaux, RATP, avocats, éducation nationale, énergie, chimie, militaires, cheminots, fonction publique, dockers, culture, Radio France, Banque de France… pas une branche professionnelle ne veut de cette réforme !

Essoufflons le Gouvernement ! Le taux d’adhésion à son projet n’a jamais été aussi bas depuis le début du conflit !

Réussissons les 22 et 23 janvier et provoquons un raz-de-marée le 24 janvier 2020!

La droite opportuniste espère réduire le droit de grève !

En effet, celle-ci vient de déposer une proposition de loi tendant à « assurer l’effectivité du droit au transport, à améliorer les droits des usagers et à répondre aux besoins essentiels du pays en cas de grève ». Cette proposition de loi a été déposée par le sénateur de droite Bruno Retailleau. Celle-ci vise à limiter le droit de grève et à faire usage de la réquisition des salariés des transports ferroviaires, terrestres, aériens et maritimes.

Cette loi viendrait modifier le code des transports et stipule qu’en cas de grève pendant un jour ouvré, toute personne publique ou entreprise chargée d’un service public de transport devrait assurer un service correspondant au minimum à un tiers, arrondi à l’entier supérieur, des voyages assurés en service normal sur chacune de ses liaisons ou parties de liaisons régulières de transport.

Lorsque les personnels non-grévistes seraient en nombre insuffisant pour assurer le respect des fréquences fixées par l’autorité organisatrice de transports, la personne publique ou l’entreprise pourrait requérir les catégories de personnels ou les agents qui doivent demeurer en fonction pour la couverture des besoins essentiels de la population.

Tout membre du personnel réquisitionné en serait informé vingt-quatre heures au moins avant l’heure à laquelle il lui est enjoint de se trouver à son poste.

N’en jetez plus ! Alors qu’un mouvement interprofessionnel historiquement long est en cours contre une réforme qui vise à faire reculer les droits des salariés, les ultra-libéraux, sous l’impulsion du Parti présidentiel, seraient tentés de s’en prendre maintenant à l’exercice du droit de grève !

C’est une raison supplémentaire de réaffirmer notre opposition à ce modèle de société qu’ils nous préparent !

Ce projet de loi est scandaleux et nous le redisons : ce n’est pas en tentant de casser le thermomètre qu’ils feront baisser la température !

Le combat qu’ils nous imposent est rude, il demande des sacrifices mais chaque jour nous rappelle combien il est nécessaire et indispensable !

Initiatives interprofessionnelles du 21 au 23 janvier (liste non exhaustive)

UD 2
le 23.01
17H30, Soissons : retraite aux flambeaux, boulevard A. Dumas.
18H00, Laon : retraite aux flambeaux, place V. Hugo.
18H00, Saint-Quentin : retraite aux flambeaux, place du 8 octobre.

UD 6
le 21.01 18H00, Antibes : Meeting unitaire Salle du Fort Carré
le 22.01 11H00, Nice : rassemblement pour la défense des libertés syndicales

UD 9
le 22.01 16H00 , Foix : rassemblement
le 23.01 07h00 , Pamiers : initiatives
le 23.01 17H30, Pamiers : retraite aux flambeaux

UD 11
le 23.01 18H00, Narbonne : Retraites aux flambeaux – rdv devant la médiathèque

UD 13
le 21.01
07h00, Piquet de Greve dans les entreprises
15H00, Aix en Provence : manifestation devant le rectorat
le 23.01
9h00, Miramas : rassemblement dans la zone clé sud
18H30, Marseille : rassemblement nocturne Barricade port

UD 14
le 22.01
17H30, Forum interpro – Maison des syndicats
14H30, Caen: rassemblement devant le rectorat

UD 18 le 23.01 18H00 , Bourges : retraite aux flambeaux

UD 25
le 22.01
17H30, Besançon – rassemblement devant Pergaud pour soutenir pions en grève
le 23.01
7H00 Besançon – rassemblement devant CR puis à 9H00 devant l’académie
18H00 Besançon – Retraites aux flambeaux devant l’entrée de la citadelle

UD 38
le 22.01
15H00 Grenoble : rue de Belgrade rassemblement devant la permanence du député LREM O.Véran rapporteur
le 23.01
17H00 Grenoble : retraite aux flambeaux Porte de France
18H00 Voiron : retraite aux flambeaux bourse du travail – Place Jacques Antoine

UD 40
le 22.01 18H30 Biscarosse – réunion publique organisé par les territoriaux – salle st Exupéry

UD 41
le 22.01
11H30 , Blois – rue de l’arche devant JTEKT-HPI – casse-croûte revendicatif + tractage
17H30, Blois – Pont Jacques Gabriel – retraite aux flambeaux

UD 42
le 22.01
10H30, Saint -Etienne – déploiement et tractage- place Albert Thomas puis pique-nique revendicatif devant MEDEF
9H00 Roanne – Tractage local – auditorium de la bourse du travail
le 23.01
18H00 Saint Etienne – Chaîne humaine aux flambeaux – place Hôtel de ville
18H00, Roanne – Manifestation aux flambeaux – rond Point Place de la Loire
18H00, Montbrisson – Manifestation aux flambeaux –

UD 49
le 22.01
14H00, Angers : Rassemblement devant un centre commercial Carrefour Grand Maine
le 23.01
18H00, Angers : Retraite aux flambeaux place du ralliement

UD 50
le 22.01
11H30, Cherbourg: rassemblement devant la sous-préfecture
11H30, Coutances : rassemblement devant la sous-préfecture
11H30 , Saint-Lo: rassemblement devant la préfecture
le 23.01
17H30,Retraite aux flambeaux place de gaulle

UD 53
le 22.01
14h15 Laval – place Mendès France – Rassemblement devant commissariat suite aux convocations de la police des SG de la CGT, FO, et FSU
le 23.01
17H30, Laval- départ place de Hercé – retraite aux flambeaux

UD 55
le 22.01
14H00 Verdun : départ de la perm de la députée Cariou en direction de la sous -préfecture, manif
le 23.01
14h30 Bar le Duc : départ de la gare SNCF en direction de la préfecture, manif

UD 57
le 23.01
17H00 Metz : retraite aux flambeaux devant le Medef

UD 58
le 22.01
7H15 Nevers- devant la CAF/URSSAF – distribution de tracts
17H00 Nevers – rassemblement devant les permanences de Goulet Perrine
17H00 St Léger des Vignes – rassemblement devant Perraut Patrice
le 23.01
18H00 Nevers-manif aux flambeaux sur le parking champs des moutons

UD 59
le 23.01
08H00 Valenciennes : rassemblement devant le tribunal pour soutenir deux camarades
18H30 Lille : retraite aux flambeaux – porte de paris
18h00 Seclin : retraite aux flambeaux place St Piat
18H30 Lille -porte de paris- retraite aux flambeaux
18H30 Cambrai – sur le parking devant la piscine bd de la liberté – retraite aux flambeaux

UD 60
le 22.01
14H00 Beauvais : préfecture rassemblement interprofessionnel
le 23.01
10H00 Nogent sur Oise : manif à Pont royal
18H00 Beauvais : retraite aux flambeaux – Place Jeanne Hachette

UD 61
le 23.01 17h00 Flers : manif départementale unitaire rue du général de Gaulle

UD 62
le 22.01 7H00 Boulogne – Tractage à la gare
le 23.01 7H00 Boulogne – Tractage à la gare

UD 66
le 23.01 18H30 Perpignan – place de la victoire retraite aux flambeaux

UD 68
le 23.01 17H30 Mulhouse – Place de la réunion – manifestation aux flambeaux

UD 72
le 21.01 05H00 Rassemblement unitaire et intersyndical à la Chamanière avec les salariés des ordures ménagères qui ont déposé un préavis de grève reconductible dès lundi 20 au soir.
le 22.01
5H00 Allones-La Suze : Rassemblement unitaire et intersyndicale à NTN pour rejoindre les camarades en grève
18H30 Allones : soirée festive de luttes de soutien et de solidarité.
le 23.01
5H00 Le Mans – piquet de grève GKN
17H30 Le Mans : retraite aux flambeaux – départ place d’Arcole devant le palais des congrès

UD 76
le 23.01
18H00 Dieppe – retraite aux flambeaux
18H00 Le Havre -retraite aux flambeaux
18H00 Rouen – retraite aux flambeaux

UD 82
le 21.01 7H00 Montauban -soutien à la grève des lycéens -lycée Antoine Bourdelle contre les épreuves de bac « E3C »
le 22.01
7H00 Montauban -soutien à la grève des lycéens -lycée Antoine Bourdelle contre les épreuves de bac « E3C »
11H45 Montauban – distribution de tracts aux rond point de la MSA (avenue Marcel Unal) et de Bouyer (rue Voltaire)
le 23.01
7H30 Montauban- distribution interpro devant les ateliers municipaux (avenue Cos)
18H00 Montauban – retraites aux flambeaux- Esplanade des fontaines

UD 83
le 21.01 7H00 Toulon – tractage interpro devant le bâtiment de la sécurité sociale
le 22.01 7H00 Toulon – Opération déploiement banderole sur ponts entrée est et ouest de la ville
le 23.01 18H00 Toulon – retraites aux flambeaux

UD 84
le 21.01 8H00 Cavaillon- rassemblement devant le lycée Alexandre Dumas
le 22.01 Avignon – Action en construction
le 23.01 18H00 , Avignon – Rocher des Doms à Gare centre – retraite aux flambeaux

UD 86
le 22.01
12H30, Poitiers : rassemblement devant les 4 permanences des députés – proposition débat public
12H30, Chatellerault : rassemblement devant les 4 permanences des députés – proposition débat public
12H30, Montmorillon : rassemblement devant les 4 permanences des députés – proposition débat public
le 23.01 17h00 Poitiers : rassemblement festif devant la gare

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

https://www.cheminotcgt.fr/adherer/

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INFO LUTTES N°45

ON EST LÀ, ON NE LÂCHERA PAS !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Même en activant tous ses relais dans les médias, le Gouvernement ne parvient pas à faire croire à un affaiblissement de l’opposition à sa réforme des retraites.

Les commentateurs se satisfont des trains qui roulent mieux, mais dans la seconde suivante, ils dénoncent les ports bloqués ou les coupures d’électricité.

Emmanuel Macron est contraint de quitter un théâtre, le Ministre de la Culture annule ses vœux lundi à la Bibliothèque Nationale de France, car les grévistes l’attendaient de pied ferme…

On se demande désormais combien de jours vont-ils encore tenir dans ce bourbier qu’est devenu la casse de notre protection sociale ?

Aidons-les à abandonner : mobilisons-nous encore plus fort !

MAINTENONS LA GRÈVE ET AGISSONS FORT LE 24/01

La Fédération CGT des cheminots appelle chaque collectif de travail, chaque cheminot, dans tous les métiers, à réfléchir à la manière la plus efficace de maintenir la pression collective par la grève.

Chaque jour, mettons-nous à disposition des actions locales interprofessionnelles pour renforcer la visibilité d’une ébullition permanente contre la réforme.

Participons fortement aux actions professionnelles et interprofessionnelles qui seront organisées les 22 et 23 janvier à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, CGC, FSU, Solidaires, UNEF, UNL.

Et contribuons à faire du 24 janvier 2020 un véritable raz-de-marée de grèves et de manifestations.

Ce jour-là, pas un train ne doit rouler, pas un chantier de travaux ne doit être organisé, pas une gare ne doit être ouverte, pas un engin ne doit sortir des ateliers, pas un service ne doit être ouvert, pour envoyer un message très puissant : comme tous les autres salariés, les cheminots rejettent la réforme des retraites et exigent des négociations pour améliorer le système actuel !

Pour ceux qui ont adapté ou adapterons leur forme de mobilisation, posez massivement vos DII au moins 48h avant votre prise de service du 24 janvier 2020.

SONDAGE DÉSASTREUX POUR LE POUVOIR

Tous les instituts de sondage montrent une opposition très majoritaire des français à la réforme des retraites. Malgré le théâtre médiatique autour de l’âge pivot, l’annonce de son pseudo-retrait ne change rien à l’opinion de la population.

Quelques extraits :

Mardi – Harris RTL AEF            67 % des français s’inquiètent de la mise en place d’un régime par points.

Mercredi – ELAB BFMTV          67 % des français considèrent que la réforme des retraites est mal gérée par Édouard Philippe.

Jeudi – ODOXA Le Figaro          66 % des français jugent la grève justifiée.

Samedi – IFOP JDD                  51 % des français sont favorables au mouvement (contre 33 % opposés).

Dans ce dernier sondage, les électeurs LREM soutiennent à hauteur de 19 % le mouvement, soit +6 points par rapport à la semaine précédente !

Quelle que soit la question posée ou l’institut, l’opposition à la réforme progresse.

Le ministre DJEBBARI le dit lui-même « en démocratie, il s’agit de convaincre et non pas de s’imposer par la force ». Un petit effort, il faut maintenant passer de la parole aux actes !

NOS ACTIONS SONT PUISSANTES ET PACIFIQUES !

Alors que la grande masse des actions organisées par les grévistes est pacifique, certains médias focalisent désormais sur une soi-disant « radicalisation du mouvement ».

Ils tentent de discréditer la grève pour retourner l’opinion publique.

Ne leur fournissons pas de matière et dénonçons ces mensonges. Notre grève trouve sa force dans le grand nombre et dans la protestation pacifique, mais déterminée !

  • Des retraites aux flambeaux se sont déroulées de nuit sans aucun incident cette semaine : Nice, Limoges, Caen, Créteil, Douarnenez, Le Mans, Orléans, Brest, Clermont-Ferrand, Marseille, Beauvais, Perpignan, Dinan, Alençon, Niort, Grenoble, Morlaix, Belfort (photo ci-contre), etc.
  • Des centaines d’actions devant les entreprises ou sur les marchés ont été menées.
  • Après les avocats, les enseignants, les infirmières, ce sont les salariés de l’aéronautique militaire de Clermont-Ferrand qui ont jeté leurs bleus vendredi.
  • Des centaines de pompiers se sont couchés devant le palais de justice de Strasbourg vendredi en déposant des cercueils.
  • Les grévistes de l’Opéra de Paris ont à nouveau donné un concert gratuit en plein air samedi devant des milliers de personnes. Idem à l’Opéra de Rouen et au Ballet de Nancy.
  • Le musée du Louvre a été fermé par la grève de son personnel, le défilé Hermès au Mobilier National a été perturbé par le piquet des grévistes,
AXA PRIS LA MAIN DANS LE POT DE CONFITURE

Dans une publicité pour ses produits d’épargne intitulée « les réformes qui vont avoir un impact sur votre retraite », l’assureur AXA annonce que l’« unification des 42 régimes actuels par la création d’une retraite par points » va provoquer « la baisse programmée des futures pensions » !

Cette publicité a immédiatement été retirée pour ne pas mettre en difficulté le Gouvernement. Le service commercial d’AXA a probablement été trop pressé de se gaver…

Cela confirme que cette réforme va nous appauvrir !

LA GRANDE MUETTE N’AIME PAS LA RÉFORME

Dans un document du 15 janvier, le Conseil Supérieur de la fonction militaire a émis un avis défavorable à la réforme. Le principal motif est que malgré les annonces de maintien de certaines dispositions du régime actuel, les pensions subiraient une décote de 20 à 60 % !

Les hauts gradés seraient-ils devenus d’horribles gauchistes ? Probablement pas.

Ils ont simplement analysé le système proposé et fait des calculs.

DES SOUTIENS QUI VIENNENT DE PARTOUT

Des réalisateurs mettent leurs films à disposition gratuitement pour organiser des initiatives : http://www.lesmutins.org/des-films-en-soutien-aux-caisses

Mardi, Alain Robert, le « spiderman français » a organisé un de ses happenings en escaladant à mains nues la tour Total à Paris, en soutien aux grévistes.

Le mercredi 22 janvier, à partir de 19h au cirque Phénix, pelouse de Reuilly à Paris (12e arrondissement), un grand concert de solidarité est organisé par la CGT avec la participation d’Audrey Vernon, Cali, Imany, Clarika, Te Beyio, Gauvain Sers, Guillaume Meurice, Alex Vizorek, Frédéric Fromet, Marie Réno, HK, Lénine Renaud, Didier Super, Agnès Bihl et Yvan Le Bolloc’h.

La recette sera reversée aux caisses de grève.

LE MOUVEMENT ÉVOLUE ET S’AMPLIFIE

Plusieurs AG de la RATP ont décidé de se recaler sur les temps forts interprofessionnels, et le taux de grévistes baisse à la SNCF, à Radio France et à l’Opéra de Paris. C’est plutôt normal après 45 jours de grève !

Certains commentateurs sautent sur l’occasion pour traduire cela par la fin du conflit.

Ils oublient un peu trop vite que depuis la rentrée, les enseignants, les avocats, les dockers, les salariés de l’énergie et de la culture durcissent leur mobilisation.

L’opération « port mort » des dockers, relayée par les marins, provoque la frayeur des patrons. Dans l’énergie, les plates-formes de stockage de gaz se rapprochent des niveaux critiques. La pétrochimie de l’étang de Berre est à l’arrêt. Dans les usines Vittel, Candia, Nestlé, Bonduelle, les grévistes perturbent désormais durement la production.

Il n’y aura pas de relâche tant que le retrait ne sera pas annoncé !

NON, LES GRÉVISTES NE SONT PAS RESPONSABLES DES PLANS D’ÉCONOMIE !

Vendredi, la direction SNCF a annoncé un manque à gagner de près d’un milliard d’euros en lien avec le conflit social sur les retraites.

Au regard des 33 milliards de chiffre d’affaire de la SNCF, cela représente donc 3 % de pertes.

Dans la foulée, elle annonce une possible vente de filiale(s), et un plan d’économies.

Or la vente d’ERMEWA (loueur de wagons Fret) est envisagée depuis des mois par la Direction SNCF qui poursuit son abandon progressif du transport de marchandises. Pas question de faire porter la responsabilité aux grévistes !

En réalité, ce sont les contraintes budgétaires imposées par le Gouvernement dans la réforme de 2018 qui amènent la direction à vendre les bijoux de famille.

Pour 2020, SNCF Réseau doit financer 2,7 milliards d’euros de régénération du « réseau structurant ». Or l’État ne les finance qu’à 0,7 % ! SNCF Voyageurs se voit donc imposer une hausse de 225 millions d’euros du dividende qu’elle doit verser à SNCF Réseau (mécanisme issu de la réforme de 2014).

En parallèle, l’annonce récente du Gouvernement qu’il ne financera pas les « petites » lignes, alors que les Conseils Régionaux exigent leur maintien, va obliger SNCF Réseau à faire un effort supplémentaire.

Enfin, le financement de la SNCF dans les grands projets décidés par l’État (EOLE, CDG Express, Lyon-Turin) va doubler en 2020 pour représenter 20 % des budgets.

Autrement dit, l’État n’a pas changé de logique : il décide et c’est la SNCF qui finance, quitte à sacrifier les moyens du service public ferroviaire pour cela, ou à vendre des filiales.

CES ANNONCES CONFORTENT LA STRATÉGIE SYNDICALE CGT : EN PLUS DU RETRAIT DE LA RÉFORME DES RETRAITES PAR LE GOUVERNEMENT, NOUS EXIGEONS DE VÉRITABLES NÉGOCIATIONS SUR LES SUJETS D’ENTREPRISE AVEC LA DIRECTION SNCF !

NOTRE OUTIL SYNDICAL DOIT ÊTRE RENFORCÉ !

On le voit tous les jours, c’est dans les entreprises et les services où la CGT est la plus forte que la grève contre la réforme des retraites est la plus vigoureuse.

Les médias et les membres du Gouvernement ne s’y trompent pas : ils attaquent avec véhémence notre organisation syndicale pour tenter de l’affaiblir.

Face au rouleau compresseur de l’État et des capitalistes, nous ne pouvons compter que sur notre nombre, notre organisation, nos moyens de communication et de mobilisation.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons efficaces et puissants !

356 cheminots ont rejoint la CGT depuis le début de la grève !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

27 janvier 2020

Limoges : à la SNCF un conflit peut en cacher un autre

En marge de leur mobilisation contre la réforme des retraites, les cheminots de Limoges dénoncent une énième réorganisation au sein de la SNCF. La CGT cheminots interpelle le Secrétaire d'Etat aux transports, le haut-viennois Jean-Baptiste Djebbari, au sujet de la cellule de crise de l'ex-Limousin.[…]

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