GIE OPTIM’ SERVICES : STOP AU PLAN SOCIAL DÉGUISÉ !
En seulement six mois, la direction du GIE enchaîne les projets de réorganisation avec un seul mot d’ordre : l’austérité. Sous prétexte d’ouverture à la concurrence, on demande aux cheminots de payer la facture d’une stratégie purement comptable.
Pour la CGT c’est non !
Depuis sa création en 2023, la CGT dénonce la face cachée d’OPTIM’SERVICES. En effet, ce qui nous était présenté alors comme un centre de « services partagés » (Paie, Médical, Action Sociale, Logement) constituait en réalité l’outil du dépeçage de la SA de tête. En transférant 3 000 cheminots (sur les 10 100 de la Holding) vers ce GIE, la direction préparait une sortie pure et simple du cadre historique de la SNCF en créant une « Holding » pour faire du cash.
Le projet était alors clair : détourer les activités, isoler les missions pour, à terme les sous-traiter ou les filialiser.
3 ans après cette stratégie se précise et ses répercussions sont brutales.
PRODUCTION COMPTABLE : L’EFFONDREMENT DES EFFECTIFS
Ce n’est pas une « optimisation », c’est un plan de suppression d’emplois qui ne dit pas son nom. L’expertise du CSE est sans appel :
- – 21 % d’effectifs théoriques : une saignée sans précédent.
- 35 suppressions de postes (dont 57,1 % sont à la classe 5) pour seulement 11 créations.
- Bilan net : 24 postes supprimés au Cadre d’Organisation.
La direction l’avoue elle-même : ce projet explose les Risques Psycho-Sociaux (RPS) en dégradant violemment les conditions de travail.
APTITUDE FERROVIAIRE (CFAS) : LA SÉCURITÉ EN DANGER !
Le projet « Relevons le défi ! » est un défi à la sécurité et au bon sens :
- 40 % de suppressions d’emplois sur Lyon et Paris Sud-Est (passage de 46 à 28 agents).
- Objectif financier : 500 000 € d’économies sur le dos de notre santé et de la sécurité ferroviaire.
- Cadence infernale : 14 Visites Médicales (VMAS) par jour. L’infirmière n’aura que 5 minutes par acte (prélèvements, ECG, biométrie) !
En fermant le centre de Rennes (1 600 agents suivis à rebasculer sur Paris), la direction met en péril la qualité du suivi médical et la sécurité des circulations.
ARCHIVES (SARDO) : LE GRAND BRADAGE
Le SARDO, responsable de plus de 100 km d’archives papier pour toutes les SA, a vu ses effectifs diminuer de 50 % en moins de dix ans.
Malgré cela, la direction poursuit son oeuvre de démantèlement : déqualification de postes au siège (Bat. Acrobates), polyvalence forcée au Mans et fermeture définitive du site de Combs-la-Ville. Le résultat ? Trois suppressions de postes sur un effectif déjà réduit à peau de chagrin (34 agents).
Le scandale est aussi financier : la charge de travail de Combs-la-Ville est transférée à la société privée Géoparts, qui facturerait depuis 2021 des prestations non réalisées !
NE PAS RESTER SPECTATEUR !
La CGT se bat dans toutes les instances (CSE, CSSCT) pour bloquer ces projets néfastes. Mais pour gagner, l’unité est indispensable. Nous déplorons que l’organisation majoritaire refuse parfois de soutenir nos demandes d’expertises, comme le 5 février dernier…
TOUS ENSEMBLE : CONSTRUISONS LA RIPOSTE !
Face à cette offensive globale contre nos métiers, la réponse doit être collective et massive.
La CGT travaille activement à la construction d’une mobilisation de tous·tes les cheminot·es.
RESTONS GROUPÉS,
INFORMÉS ET PRÊTS À AGIR
POUR DÉFENDRE NOS EMPLOIS
ET NOS CONDITIONS DE VIE !















