Fédération CGT des Cheminots


LA FORMATION SACRIFIÉE SUR L’AUTEL DE LA CONCURRENCE !

| Traction

Suite à la volonté de la direction Fret d’initier leur propre école de formation initiale CRML, la Fédération CGT des cheminots a demandé une audience à la direction Fret et à la direction de la Traction pour rappeler ses positions en termes de formation.

Les directions Fret et de la Traction ont reçu la Fédération CGT des cheminots et ont exprimé, sans détour, leur volonté d’exploser la formation initiale des conducteurs telle que nous la connaissons.

Dans le cadre de la mise en place de l’accord Classifications et Rémunérations dans l’entreprise, les directions décident de s’attaquer à la formation initiale en la découpant selon les exigences des activités.

LES PROJETS DE LA DIRECTION FRET

Sous prétexte de manque de réactivité du pôle Formation de la Traction, la direction Fret a décidé de former ses propres conducteurs.

Les objectifs affichés par Fret sont :

  • d’améliorer les taux de réussite sans abaisser le niveau ;
  • d’effectuer un meilleur accompagnement des stagiaires ;
  • de répondre aux besoins individuels de formation pour permettre une meilleure réussite des stagiaires ;
  • de mieux maîtriser ses ressources afin d’être plus réactif pour les mises en stage.

Ces ambitions ne seront, en réalité, pas atteintes. La volonté de Fret est de réduire les délais et les coûts de formation, et non l’apprentissage du métier.

Le besoin de pratique du métier est également essentiel. Le même nombre de jours est prévu.

La direction Fret s’est appuyé sur des formations existantes. Une des modifications apportées consiste à intégrer les formations d’extension dans la formation initiale.

La mise en place de ce dispositif s’est faite en « partenariat » avec la direction de la Traction.

La CGT est opposée à l’externalisation de la formation en dehors du pôle Formation de la direction de la Traction ainsi qu’à l’abaissement de son niveau.

Il est essentiel que tous les conducteurs reçoivent la même formation pour avoir le même métier sur tout le territoire.

Le manque d’effectifs et la réduction des mises en stage durant ces deux dernières années ne doivent pas amener les activités à construire leur propre formation.

La CGT revendique que les formations se fassent dans les établissements sous la responsabilité d’un centre de formation SNCF agréé.

LA FEUILLE DE ROUTE DES ACTIVITÉS POUR LA FORMATION

La direction de la Traction indique que l’ensemble des activités exprime des besoins de formation spécifiques pour la conduite de ses trains.

Pour elle, il faut de la souplesse et de la réactivité mais également réduire les coûts. Elle réfute la nécessité de maintenir l’unicité du métier et met en place un système de formation au plus près du premier emploi pour répondre aux demandes des activités.

La première à être mise en place serait pour Transilien et débuterait en mai 2022.

Cette formation serait composée d’une formation « socle » Mass Transit (le Transilien), des modules complémentaires concernant la ligne et d’autres sur les EM. Les simulateurs permettraient de conduire sur des lignes « réelles » correspondant au premier emploi.

La formation sera donc plus courte (réduction d’environ 40 jours), et même la pratique se verra amputée de plusieurs journées.

Une formation initiale de conducteurs TER serait également en construction et permettrait ainsi à chaque activité de spécialiser encore plus ses conducteurs.

Pour les activités, la réduction des coûts de formation prime sur le niveau de sécurité.

LA FIN DES PARCOURS PROFESSIONNELS

Ces formations par activité vont complexifier, voire rendre impossible, les parcours professionnels.

Cette dédicace extrême dès le premier emploi et l’absence de compréhension globale du système ferroviaire vont enfermer tous les conducteurs dans leur roulement et interdire toute mobilité géographique.

Les activités ne payeront pas les formations complémentaires rendues nécessaires du fait de l’extrême spécialisation de ces formations.

LES NOUVEAUX OBJECTIFS DE LA DIRECTION DE LA TRACTION

La direction de la Traction s’organise ainsi pour développer un marché de la formation Conduite à destination des filiales, voire des concurrents, pour un moindre coût. En effet, cette dernière ambitionne de jouer un rôle d’expertise sur les sujets de sécurité et de formation.

Cette nouvelle philosophie de formation va heurter de plein fouet les pratiques professionnelles des cadres Traction certificateurs.

Cette dévaluation ajoutée à la déqualification et à la polycompétence souhaitée par la Direction va abaisser le niveau de la filière Traction.

En cela, la Direction oeuvre dans la droite ligne de la très libérale Commission européenne, qui souhaite simplifier la certification des conducteurs pour n’en faire, au final, que des agents de surveillance des automatismes.

La Fédération CGT des cheminots revendique l’unicité de la filière grâce à une formation commune à l’ensemble des conducteurs. Il est essentiel qu’elle reste attachée à la compréhension des systèmes pour une meilleure appréhension de la sécurité.

Cette formation, revendiquée par la CGT, permettra ainsi à tous les conducteurs de pouvoir bénéficier de leur parcours professionnel ou de mutations/permutations.

L’éclatement de l’entreprise a des conséquences sur l’ensemble des conducteurs. C’est pourquoi la CGT revendique la mise en place du grand métier conduite. La multi-activité, quant à elle, permettra de pratiquer tous les types de train sur le bassin d’emploi.

LE 31 MARS, TOUS ENSEMBLE À LA MANIFESTATION NATIONALE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL À PARIS !

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COMMANDE DU PERSONNEL : IMPOSONS NOS RÈGLES !

| Traction

Le 27 janvier, les Fédérations syndicales ont participé à la table ronde « organisation et planification de la commande » convoquée par SNCF Voyageurs. Au regard du contenu présenté et de la posture de la Direction, c’est une fois de plus un rendez-vous manqué. La Fédération CGT des cheminots exige toujours des réponses !

Cette table ronde fait suite à une série de réunions qui ont eu lieu tout au long de l’année 2025 et à la restitution, les 12 et 13 novembre derniers, d’un audit national réalisé par un cabinet d’expertise privé.

Or, tout ce travail engagé n’a pas permis, pour l’heure, de traiter le sujet ni de modifier les orientations de la direction qui continue de déployer ces logiciels et laisse se multiplier les dérives en matière de commande du personnel.

Pire, elle entend acter un traitement différencié avec des écarts importants en fonction de l’activité utilisatrice : Voyages, Transilien, TER, Intercités mais aussi dans les sociétés dédiées.

D’ailleurs, le blocage opéré vis-à-vis des négociations en cours sur l’unité sociale dans le GPU SNCF et sa volonté de casser notamment les règles sur le temps de travail, font partie de cette stratégie.

Un cahier des charges ignoré

Les travaux décidés au printemps 2025 et élaborés avec les Fédérations dans le cadre de l’expertise ont été totalement écartés.

La Direction a imposé ses seules orientations, privilégiant les activités sans répondre aux revendications légitimes des cheminots.

Une approche inacceptable de la commande

La Direction de SNCF Voyageurs confirme son refus d’appliquer un cadre transverse ambitieux. Et les dérives continuent de se multiplier. Depuis des mois, la CGT alerte sur : le manque de cohérence et de lisibilité des roulements, les modifications récurrentes, le droit à la déconnexion, le non-respect de la réglementation et l’insuffisance de moyens pour les GM.

Cette organisation du travail basée sur la flexibilisation et l’individualisation des règles exerce une mise sous tension permanente des cheminot·e·s. Des constats qui ont d’ailleurs été confirmés par l’expertise rendue en novembre dernier.

Pour la CGT, la question de l’emploi demeure centrale et les manques d’effectifs dans les établissements fragilisent durablement la production.

La CGT revendique :

  • l’ouverture des bureaux de commande en proximité de la première/dernière heure de prise de service avec des GM formés ;
  • un droit à la déconnexion qui doit être intégré dans les protocoles de commande des agents de la traction (CTT, GM, ADC, ASCT) ;
  • la prise en compte des temps de trajet entre le lieu de fin et de prise de service et le lieu de RHR dans le temps de travail ;
  • la prise en compte en temps de travail effectif des différents temps de transport et de trajet compris dans une journée de service ;
  • une mise à jour annuelle des temps forfaitaires et supplémentaires alloués au personnel de la conduite et du bord (T00024, TT00025, TT00026 et VO 0178).

Si la Fédération CGT des cheminots va interpeller la direction avec un courrier unitaire sur ces sujets qui pèsent sur l’équilibre quotidien de vie et de travail des ASCT et des ADC.

Il est évident que dans un environnement de souffrance au travail
l’expression du rapport de force sera déterminante
pour gagner la prise en compte de nos revendications !

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NOTRE DÉTERMINATION FAIT RECULER LA DIRECTION !

Filiale de travail temporaire à la Traction

| Traction

La direction de SNCF Voyageurs vient d’annoncer le retrait de la présentation de son projet de création d’une filiale d’intérim à la traction, qui était à l’ordre du jour de la CSEC Voyageurs du 14 janvier.

Depuis septembre 2025, la direction de la SA Voyageurs affiche la volonté de créer une filiale de travail temporaire à la traction pour selon ses termes « répondre aux besoins et aux aléas des filiales dédiées » en production.

Consécutivement à l’audience de la DCI unitaire du 7 janvier, déposée par les fédérations CGT, SUD-Rail et CFDT, la direction de SNCF Voyageurs annonce le retrait de son projet. Ce dernier s’inscrivait pleinement dans la stratégie de l’entreprise liée à l’ouverture à la concurrence, visant à multiplier les filiales dédiées afin de répondre aux seuls impératifs de rentabilité.

Il visait à organiser la précarisation de l’emploi ferroviaire à la traction, en portant atteinte aux conditions de travail, à la transmission des savoir-faire et à la sécurité ferroviaire.

La Fédération CGT des cheminots prend acte de ce recul de la direction. Obtenue par une démarche unitaire, cette décision constitue une première étape.

Pour autant, la CGT exige le retrait définitif de ce projet.

Le processus unitaire, engagé à l’initiative de la CGT, confirme une nouvelle fois que la mobilisation collective, unitaire et déterminée des cheminots est le seul moyen efficace pour faire plier les choix régressifs de l’entreprise. Cette première victoire syndicale en appelle d’autres.

La Fédération CGT des cheminots restera pleinement mobilisée
pour défendre l’emploi, les métiers, les conditions de travail et le service public ferroviaire.
Toute nouvelle tentative de remise en cause se heurtera à une opposition ferme, unitaire et collective de notre part.

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FILIALE INTÉRIMAIRE A LA CONDUITE : UNE LIGNE ROUGE FRANCHIE

Communiqué unitaire CGT, SUD-Rail, CFDT

| Traction

Lors d’une DCI unitaire du 7 janvier dernier, les trois organisations syndicales représentatives CGT, SUD Rail et CFDT ont formellement exprimé leur opposition à ce projet.

Ce projet ne repose sur aucune justification sérieuse, sur aucune nécessité opérationnelle démontrée en séance, y compris par la direction elle-même. Aucun des arguments avancés n’est crédible.

Les seules explications fournies jusqu’à présent relèvent d’une logique exclusivement financière et mercantile : la direction ne voit dans le travail temporaire qu’une opportunité de “tout business”, au mépris des enjeux humains, professionnels et de sécurité ferroviaire.

Nous dénonçons fermement une stratégie délibérée et organisée de précarisation de l’emploi ferroviaire. La création de contrats précaires, tout comme le recours à des salariés retraités, constitue une ligne rouge que nos organisations syndicales ne laisseront pas franchir.

Il s’agit d’une attaque frontale contre l’emploi stable, la transmission des compétences, les conditions de travail, l’avenir même de nos métiers, et de la sécurité ferroviaire
Cette absence totale de transparence, ce passage en force et ce mépris du dialogue social ne font que renforcer notre conviction et confirment que ce projet est contraire à l’intérêt de l’ensemble des cheminots comme à celui du service public ferroviaire.

En conséquence, nos trois organisations syndicales exigent l’abandon immédiat et définitif du projet de filiale de travail temporaire ADC.
Pour les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT, ce projet ne doit en aucun cas se concrétiser !!

Si la direction persistait dans son processus et refusait d’entendre l’ultra-majorité des ADC, nos organisations prendront leurs responsabilités et déposeront un préavis de grève unitaire.

Les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT
appellent d’ores et déjà l’ensemble des agents de conduite
à se tenir prêts à engager un rapport de force massif
si la direction persistait dans ce passage en force.

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PRIME TRACTION : APRÈS QUELQUES BOUGÉS, CONTINUONS À AGIR LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Traction

Le quatrième groupe de travail sur la prime de traction s’est tenu le 7 janvier dernier. À cette occasion, la CGT, qui est à l’origine de ces négociations, grâce à la mobilisation des ADC tout au long de l’année 2025, obtient quelques ajustements. Ces premières avancées nécessitent d’agir pour obtenir plus !

Depuis 2022, la Fédération CGT mène le combat pour une réforme juste de la prime de traction, avec un projet clair et abouti. À l’occasion de ce quatrième groupe de travail, qui se voulait conclusif, nous avons une nouvelle fois déploré l’absence d’Hexafret. La CGT a malgré tout exigé de la Direction des mesures claires et immédiates, notamment sur des éléments de sécurisation de la prime de traction, des éléments qui rentrent pleinement dans notre revendication de prime de base garantie et que nous avons réussi à faire partager aux autres organisations syndicales, à l’occasion de plusieurs rencontres au cours du second semestre 2025.

À défaut d’une refonte complète du système de la prime traction, quelques revendications ont été entendues lors de ce GT, notamment sur la prise en compte partielle des SU, la revalorisation de la prime de base garantie et une meilleure prise en compte de la présence dès la première heure travaillée.

Avant Après
Sécurisation de la prime traction
  • J1 : carence.
  • J2 à J11 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J12 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J1 : carence.
  • J2 à J6 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J7 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
Amélioration de la prime de base garantie Paiement pour 20 jours
de travail : 705 €.
Paiement pour 20 jours
de travail : 745 €.
Journée SU (sans utilisation)
  • 1er au 3e SU du mois civil payés au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • 4e SU du mois civil payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
  • 1er SU du mois civil payé au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • À partir du 2e SU du mois civil, payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
Revalorisation de la présence horaire
au 1er janvier 2026
  • Pas de paiement dès la 1re minute.
  • Taux 2 : 1,11 € de la 3e à la 5e heure.
  • Taux 1 : 1,90 € au-delà de la 5e heure.
  • Paiement dès la 1re minute.
  • Nouveau taux 2 : de 0 à 5 heures : 0,48 € par heure.
  • Taux 1 revalorisé à 2,85 € au-delà de la 5e heure.
Simplification de la prime traction Redressement de l’acompte congés en mars
avec rappels sur salaire.
L’acompte congés est remplacé par la prime congés, calcul mensuel basé sur la moyenne des 12 derniers mois glissants.
+ Confirmation de la modification des documents ADC : fiche PT, état 113, état 31.

De plus, la rétroactivité de ces mesures au 1er janvier 2026 a été actée sur la modification de la règle de paiement des SU et la revalorisation des taux de la présence horaire et le paiement dès la première heure de la prime de présence. Si la prime de traction des ADC a connu des évolutions positives lors de ces cycles de groupe de travail grâce à la persévérance de la CGT et aux mobilisations des cheminots, le compte n’y est pas pour atteindre nos revendications initiales, notamment sur la prime de base garantie.

Alors que la Direction n’hésite pas à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros brut par mois, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), elle doit désormais engager de véritables augmentations pour régulariser le contentieux salarial et rémunérer à leur juste valeur la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.

LA CGT PROPOSE D’AGIR LE 13 JANVIER
DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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Cheminot·e·s, pas intérimaires !

Intérim à la Traction

| Traction

Jamais à court d’idées pour éparpiller l’activité ferroviaire de transport de voyageurs, la direction TER propose de créer sa propre société d’intérim de conducteurs de ligne.
Une délégation CGT a été reçue en bilatérale le 27 novembre et s’est opposée à la création de cette nouvelle société dédiée, qui n’est clairement pas une priorité et ne fait qu’alimenter la défiance des cheminot·e·s !

UNE BOÎTE D’INTÉRIM POUR QUOI FAIRE ?

Alors que SNCF Voyageurs est en train de se structurer et de se morceler en une multitude de filiales dédiées, elle crée également de ce fait les conditions de rigidifier sa production et la gestion des effectifs. Au lieu de chercher à mutualiser les ressources sur les bassins d’emploi et de répondre ainsi aux besoins de production, elle décide d’aller toujours plus loin dans la désimbrication et la régression sociale.

Puisque SNCF Voyageurs emploie aujourd’hui la quasi-totalité des conducteurs et conductrices de la branche ferroviaire, elle a pleinement la capacité d’assurer l’ensemble de ses trains sans avoir à recourir au travail temporaire et encore moins en rappelant des retraités. De plus des solutions existent déjà, telles que le recours aux conducteurs occasionnels, les pôles d’appui territoriaux ou encore la mise à disposition de personnel en application du GRH00337.

POUR LES CHEMINOT·E·S ET LA CGT, LES VRAIES PRIORITÉS SONT AILLEURS !

Pour rappel :

  • appliquer le cadre social dans les filiales déjà créées ;
  • refondre et revaloriser la prime de traction ;
  • assurer plus de moyens pour les formations ;
  • résoudre les problèmes de commande du personnel ;
  • traiter la question des lieux de RHR éloignés ;
  • revoir le temps contraint dans les journées de service (TT 23, 24, 25 et 26).

Pour la CGT, plutôt que de démultiplier les PME et instaurer la précarité, la Direction devrait au contraire agir concrètement tous les jours pour améliorer les conditions de travail des cheminot·e·s ainsi que la production ferroviaire.

LA CGT APPELLE LES ADC À ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCE POUR CONTRER CE PROJET ET EXIGER DE RÉELLES AVANCÉES SUR LEURS REVENDICATIONS !

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QUELQUES CENTIMES POUR DES TONNES DE RESPONSABILITÉS ! Alors

Négociations prime de Traction du 6 novembre 2025

| Traction

Le 6 novembre s’est tenue la troisième réunion de négociations sur la prime de traction. Cette table ronde, au lieu de déboucher sur des réponses concrètes aux revendications unitaires, a été le théâtre de provocations et de mépris.

Alors que les revendications sont claires, partagées et connues de longue date, la Direction s’est contentée, lors de ce groupe de travail, de compter les centimes et de raser gratis. Pour le reste, elle renvoie aux NAO 2026.

AMÉLIORATION DE LA PRIME GARANTIE

Cette revendication vise à ce que la prime ne soit plus lissée sur le mois mais calculée à la journée, l’objectif étant de compenser les aléas de production et les évolutions de l’entreprise (spécifications, inutilisations, SU…) qui impactent directement la rémunération des agents.
Réponse de la Direction : un refus catégorique. Le « taux socle » est présenté comme un totem intouchable.

SÉCURISATION DE LA PRIME TRACTION

La CGT demande une protection réelle du salaire en cas de maladie, avec une application dès le premier jour d’arrêt.
Réponse de la Direction : elle n’envisage qu’une révision du quotient à partir du 12e jour de maladie seulement. Une réponse totalement insuffisante et injuste !

REVALORISATION DE LA PRÉSENCE HORAIRE

La CGT revendique le paiement de la prime de travail dès la première minute de présence, pour une juste reconnaissance du temps de travail réellement effectué.
Réponse de la Direction : reprendre la prime de présence horaire de la 3e à la 5e heure et la diviser par 5, autrement dit verser 44 centimes d’euros dès la première heure. Après la 5e heure, elle propose de réévaluer le taux horaire de 40 %, soit 76 centimes.

Face à ces propositions inacceptables, la CGT reste déterminée et réaffirme haut et fort les revendications des conducteur·trice·s. Dans ce cadre, elle proposera aux autres organisations syndicales de créer les conditions de l’unité et de l’action dans les jours et semaines à venir.

 

LA MOBILISATION RESTE LE SEUL LEVIER POUR OBTENIR DES AVANCÉES CONCRÈTES !

C’EST POURQUOI, LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS
APPELLE TOU·TE·S LES ADC À DÉBATTRE SUR LA NÉCESSITÉ DE CONSTRUIRE UN VÉRITABLE
RAPPORT DE FORCE ET D’AGIR POUR ARRACHER DE RÉELLES AVANCÉES !

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LES CONDUCTEUR·TRICE·S D’INTERCITÉS NE FONT PAS L’AUMÔNE !

| Traction

Une délégation CGT a été reçue lors d’une seconde bilatérale d’Intercités, le 22 octobre dernier. Une fois encore, et alors que des négociations sont en cours au niveau national, la Direction campe sur ses positions et persiste à vouloir créer une prime « d’activité », en dehors du référentiel TT0009 de la prime traction de la SA Voyageurs.

Rappel : la Direction prépare le démantèlement en règle de la SA Voyageurs, en séparant les SLO (services librement organisés) des services conventionnés. Ce découpage entraîne le détachement d’Intercités (IC) de la direction TGV, une nouvelle étape vers la désintégration du service public ferroviaire et la mise en concurrence accrue des activités voyageurs.

Ce découpage entraîne mécaniquement des baisses de rémunération du fait de la dédicace des ADC à un produit train unique. Au-delà du caractère contre-productif de ces allotissements, la Direction cherche à effacer l’unicité du métier et les mécanismes de rémunération communs.

Pour la CGT, qui porte un projet de refonte en grand de la prime de traction pour justement éviter ce type de déconvenue, les mesures proposées sont inacceptables.

Des rustines destinées à dissimuler les effets néfastes de la réorganisation

La direction Intercités confirme mettre en place, au 1er avril 2026, dans le cadre du rattachement des conducteurs à l’activité, une prime traction supplémentaire pour les trains de voyageurs en matériel du parc ordinaire non réversible à deux taux !

  • Taux 1 : train de jour = 4,00 euros brut.
  • Taux 2 : train de nuit = 8,00 euros brut.

Cette prime supplémentaire aurait vocation à être remplacée progressivement par la prime ST à l’arrivée du matériel Oxygène (équipé du dispositif EAS).
Ce bricolage de la prime de traction a pour unique but de faire passer la pilule de ces nouveaux roulements en compensant à quelques euros près les pertes de rémunération associées.

En désimbriquant les roulements dès le SA26, la Direction crée les conditions de la monotonie des journées de service et de la rigidification de la production. En effet, dans certains territoires, la population cheminote est déjà réduite et la multi-activité est indispensable pour assurer un service public de qualité.

Pire, alors que ces roulements sont mis en place dès le mois de décembre, la Direction n’envisageait mettre en place ce dispositif qu’en avril, certainement pour tester la résilience de son personnel ou celle de ses interlocuteurs…

Pour la CGT, les sujets de rémunération relèvent de la SA Voyageurs, non des activités. C’est à la direction de la Traction de traiter le sujet de façon transverse, sans contourner les référentiels.

Notre projet de prime traction permet une meilleure rémunération du travail des conductrices et conducteurs quels que soient l’entité ou les découpages dogmatiques du patronat à la tête de l’entreprise. Ensemble, exigeons :

  • une simplification et amélioration du système ;
  • une sécurisation de la rémunération ;
  • une augmentation et revalorisation de la prime ;
  • une prise en compte dès la première minute de la présence horaire ;
  • une reconnaissance de la technicité et de la pénibilité.

En ce sens, la CGT appelle l’ensemble des ADC à se mobiliser et à exiger une prime traction CGT !

SEUL LE RAPPORT DE FORCE NOUS FERA GAGNER !

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POUR UNE PRIME DE TRACTION GARANTIE, SÉCURISÉE ET AUGMENTÉE !

Communiqué aux cheminots

| Traction

Dans le cadre de la préparation du troisième groupe de travail sur la prime de traction qui se déroulera le 6 novembre prochain, les organisations syndicales représentatives à la Traction se sont rencontrées le mardi 28 octobre afin de travailler sur un socle commun de revendications.

Face à une direction qui se limite, pour le moment, à exposer ses pistes de réflexion, il devient nécessaire pour nos quatre organisations syndicales d’obtenir de réels engagements !

Alors que les conductrices et conducteurs assurent chaque jour leurs missions de service public, ils/elles sont en droit d’exiger une meilleure reconnaissance de leur métier. En effet, les profonds bouleversements liés à la multiplication des appels d’offres, à la séparation par ligne et à la filialisation accentuent l’instabilité de la charge de travail, et par conséquent celle de la rémunération.

Dans ce contexte, les conductrices et conducteurs sont pleinement légitimes à revendiquer une prime traction repensée, juste et à la hauteur de leurs responsabilités.

C’est pourquoi nos organisations syndicales, malgré des revendications pouvant diverger sur certains points techniques, se rejoignent pour porter d’une seule voix l’exigence d’améliorations significatives de la prime traction, qui n’a pas évolué depuis des années, autour des principes suivants :

  • une amélioration de la prime garantie, qui ne serait plus lissée sur le mois mais à la journée. Cela permettrait de pallier les aléas de production, les évolutions de l’entreprise par la spécification, les inutilisations, les SU… qui péjorent chaque jour la rémunération des agents ;
  • une sécurisation de la prime traction, afin de limiter les pertes de rémunération en cas de maladie et en la mettant en oeuvre dès le premier jour d’arrêt ;
  • une simplification de la prime traction, afin de permettre à chaque conducteur·trice de comprendre et de suivre aisément le calcul de sa rémunération ;
  • une revalorisation de la présence horaire avec le paiement de la prime de travail dès la première minute de présence au travail.

POUR NOS FÉDÉRATIONS, NOUS EXIGEONS
QUE LA DIRECTION SOIT AU RENDEZ-VOUS
LE 6 NOVEMBRE PROCHAIN !

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LE 6 NOVEMBRE ARRACHONS DES AVANCÉES POUR TOUTES ET TOUS LES ADC !

Prime Traction

| Traction

Le 6 novembre 2025 aura lieu une troisième réunion sur la « prime de traction ». Alors que les deux précédentes rencontres n’ont pas permis d’obtenir des avancées concrètes et que la Direction joue la montre, la CGT appelle une nouvelle fois les ADC à agir collectivement par la grève pour obtenir enfin une revalorisation plus juste et équitable de leur rémunération et l’amélioration de leurs conditions de travail !

La Prime de base garantie : au cœur de notre combat !

La prime de base garantie (PBG) constitue le cœur du projet porté par la CGT.
Elle sera une nouvelle fois au centre des échanges de cette troisième table ronde. Après plusieurs rencontres intersyndicales, à l’initiative de la CGT, dont la plus récente s’est tenue le 28 octobre, une plateforme commune de revendications a été établie par les organisations syndicales qui exigent désormais des réponses.

En effet, les profonds bouleversements engendrés par la multiplication des appels d’offres, la séparation par ligne, la filialisation engendrent une plus grande instabilité de la charge de travail et donc de la rémunération. Si l’on y ajoute désormais les stops circulations et la montée en charge des travaux avec fermeture de ligne, les conductrices et conducteurs sont en droit d’exiger plus
de stabilité et de reconnaissance de leur métier via une prime de traction rénovée.

Le 6 novembre, agissons aussi pour nos conditions de travail et notre quotidien !

La multiplication des réorganisations sur le territoire, notamment autour des charges de travail qui sont détourées et segmentées, empêche toute mutualisation dans l’utilisation des conductrices et conducteurs et occasionnent inévitablement une rigidification de la production que les directions locales tentent de résorber en faisant plus de productivité et en dégradant les
roulements et les journées de service.

Alors que le SA 2026 est en pleine préparation avec son lot de mauvaises surprises, là encore la CGT appelle à agir de manière coordonnée le 6 novembre dans les dépôts et résidences pour ne pas subir.

Prochaine étape une filiale de conducteurs et conductrices intérimaires !

Parce que le patronat à la tête de l’entreprise ne s’arrête jamais dans ses projets de casse des conditions sociales, la direction de la SA Voyageurs envisage désormais de créer une filiale traction de travail temporaire pour couvrir ses problématiques d’effectifs liées à la multiplication de ses sociétés dédiées. Pour la CGT ce projet est inacceptable et doit être combattu.

La Direction doit mesurer le mécontentement dans la filière traction et seul un rapport de force de haut niveau permettra d’obtenir de réelles avancées.

En ce sens, la CGT appelle l’ensemble des ADC à s’inscrire dans l’action par la grève dès 19H00 le 5 novembre, à poser massivement leurs DII et à participer à toutes les initiatives locales qui seront organisées par la CGT à l’appui du préavis de grève national.

Préavis de grève national CGT TRACTION : PRV250410 05 1 02 X Pacific 28312.

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05 décembre 2025

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