Fédération CGT des Cheminots


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LA FORMATION SACRIFIÉE SUR L’AUTEL DE LA CONCURRENCE !

| Traction

Suite à la volonté de la direction Fret d’initier leur propre école de formation initiale CRML, la Fédération CGT des cheminots a demandé une audience à la direction Fret et à la direction de la Traction pour rappeler ses positions en termes de formation.

Les directions Fret et de la Traction ont reçu la Fédération CGT des cheminots et ont exprimé, sans détour, leur volonté d’exploser la formation initiale des conducteurs telle que nous la connaissons.

Dans le cadre de la mise en place de l’accord Classifications et Rémunérations dans l’entreprise, les directions décident de s’attaquer à la formation initiale en la découpant selon les exigences des activités.

LES PROJETS DE LA DIRECTION FRET

Sous prétexte de manque de réactivité du pôle Formation de la Traction, la direction Fret a décidé de former ses propres conducteurs.

Les objectifs affichés par Fret sont :

  • d’améliorer les taux de réussite sans abaisser le niveau ;
  • d’effectuer un meilleur accompagnement des stagiaires ;
  • de répondre aux besoins individuels de formation pour permettre une meilleure réussite des stagiaires ;
  • de mieux maîtriser ses ressources afin d’être plus réactif pour les mises en stage.

Ces ambitions ne seront, en réalité, pas atteintes. La volonté de Fret est de réduire les délais et les coûts de formation, et non l’apprentissage du métier.

Le besoin de pratique du métier est également essentiel. Le même nombre de jours est prévu.

La direction Fret s’est appuyé sur des formations existantes. Une des modifications apportées consiste à intégrer les formations d’extension dans la formation initiale.

La mise en place de ce dispositif s’est faite en « partenariat » avec la direction de la Traction.

La CGT est opposée à l’externalisation de la formation en dehors du pôle Formation de la direction de la Traction ainsi qu’à l’abaissement de son niveau.

Il est essentiel que tous les conducteurs reçoivent la même formation pour avoir le même métier sur tout le territoire.

Le manque d’effectifs et la réduction des mises en stage durant ces deux dernières années ne doivent pas amener les activités à construire leur propre formation.

La CGT revendique que les formations se fassent dans les établissements sous la responsabilité d’un centre de formation SNCF agréé.

LA FEUILLE DE ROUTE DES ACTIVITÉS POUR LA FORMATION

La direction de la Traction indique que l’ensemble des activités exprime des besoins de formation spécifiques pour la conduite de ses trains.

Pour elle, il faut de la souplesse et de la réactivité mais également réduire les coûts. Elle réfute la nécessité de maintenir l’unicité du métier et met en place un système de formation au plus près du premier emploi pour répondre aux demandes des activités.

La première à être mise en place serait pour Transilien et débuterait en mai 2022.

Cette formation serait composée d’une formation « socle » Mass Transit (le Transilien), des modules complémentaires concernant la ligne et d’autres sur les EM. Les simulateurs permettraient de conduire sur des lignes « réelles » correspondant au premier emploi.

La formation sera donc plus courte (réduction d’environ 40 jours), et même la pratique se verra amputée de plusieurs journées.

Une formation initiale de conducteurs TER serait également en construction et permettrait ainsi à chaque activité de spécialiser encore plus ses conducteurs.

Pour les activités, la réduction des coûts de formation prime sur le niveau de sécurité.

LA FIN DES PARCOURS PROFESSIONNELS

Ces formations par activité vont complexifier, voire rendre impossible, les parcours professionnels.

Cette dédicace extrême dès le premier emploi et l’absence de compréhension globale du système ferroviaire vont enfermer tous les conducteurs dans leur roulement et interdire toute mobilité géographique.

Les activités ne payeront pas les formations complémentaires rendues nécessaires du fait de l’extrême spécialisation de ces formations.

LES NOUVEAUX OBJECTIFS DE LA DIRECTION DE LA TRACTION

La direction de la Traction s’organise ainsi pour développer un marché de la formation Conduite à destination des filiales, voire des concurrents, pour un moindre coût. En effet, cette dernière ambitionne de jouer un rôle d’expertise sur les sujets de sécurité et de formation.

Cette nouvelle philosophie de formation va heurter de plein fouet les pratiques professionnelles des cadres Traction certificateurs.

Cette dévaluation ajoutée à la déqualification et à la polycompétence souhaitée par la Direction va abaisser le niveau de la filière Traction.

En cela, la Direction oeuvre dans la droite ligne de la très libérale Commission européenne, qui souhaite simplifier la certification des conducteurs pour n’en faire, au final, que des agents de surveillance des automatismes.

La Fédération CGT des cheminots revendique l’unicité de la filière grâce à une formation commune à l’ensemble des conducteurs. Il est essentiel qu’elle reste attachée à la compréhension des systèmes pour une meilleure appréhension de la sécurité.

Cette formation, revendiquée par la CGT, permettra ainsi à tous les conducteurs de pouvoir bénéficier de leur parcours professionnel ou de mutations/permutations.

L’éclatement de l’entreprise a des conséquences sur l’ensemble des conducteurs. C’est pourquoi la CGT revendique la mise en place du grand métier conduite. La multi-activité, quant à elle, permettra de pratiquer tous les types de train sur le bassin d’emploi.

LE 31 MARS, TOUS ENSEMBLE À LA MANIFESTATION NATIONALE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL À PARIS !

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LA DIGNITÉ N’EST PAS UNE OPTION !

Égalité professionnelle

| Traction

Passé les déclarations de bonnes intentions et les effets de manche, la Direction refuse toujours de gérer une véritable politique d’entreprise en faveur de la mixité et de l’égalité.

Les échanges, lors de la réunion des femmes des métiers de la Traction organisée par la Fédération CGT des cheminots, ont mis en exergue les conséquences de ce mépris.

Sous couvert de profits et de rentabilité, la Direction augmente la productivité dans les roulements sans intégrer les pauses physiologiques.

La Fédération CGT des cheminots pointe des revendications fortes concernant l’amélioration de l’organisation du travail. Des pauses d’une durée minimale de 20 minutes doivent être prévues toutes les 2 heures.

UNE ORGANISATION DU TRAVAIL DÉPLORABLE

Les femmes de la Traction ont exprimé les dégradations des conditions de travail qu’elles subissent…

« Lorsque je prépare ma journée de service, il faut que je réfléchisse à quel moment j’aurai le temps de passer aux toilettes pour me changer. »

« Pendant ma journée de service, je m’empêche de boire ou ne bois pas à ma soif car je sais que ça va être compliqué d’aller aux toilettes, ce qui génère régulièrement des infections urinaires. »

« C’est tellement compliqué d’avoir ses règles quand on est conductrice de train que je suis un traitement médical qui m’évite de les avoir mais qui met ma santé en danger. »

Comment peut-on entendre de tels témoignages au XXIe siècle ? C’est un scandale ! Voilà la réalité du quotidien des conductrices…

Au lieu d’apporter de réelles solutions, la Direction propose aux conductrices de tester des culottes menstruelles parce qu’elles sont écologiques puisque lavables, non toxiques puisqu’en fibres naturelles et pratiques puisque utilisables pendant plusieurs heures ! Une hérésie !

UNE MAUVAISE RÉPONSE À UN VRAI PROBLÈME

L’ineptie des culottes menstruelles témoigne d’une hypocrisie insupportable de la Direction à l’égard des femmes visant à dissimuler les difficultés d’accès aux sanitaires et une organisation du travail tournée entièrement vers un objectif économique. La direction de la Traction, fière de développer Atout conduite, un programme qui permettrait « de faire de la conduite des trains un atout de performance et une fierté d’entreprise », cache une instrumentalisation du quotidien des femmes pour satisfaire une obsession de productivité. Rien d’innovant !

Elle fait mine d’entendre les problèmes des conductrices et des conducteurs, notamment sur les temps de retournement trop courts, les pauses physiologiques inexistantes ou encore la complexité d’accéder aux sanitaires car ils sont insuffisants, inaccessibles ou encore « carmillonés ».

Avec l’appui de son réseau Mixité, elle développe toute sorte de gadgets pour dissimuler l’absence de politique sur le sujet… Les culottes menstruelles permettraient ainsi de conduire pendant 8 heures sans gêne pour les femmes.

LA CGT ORGANISE LA LUTTE À CHAQUE INSTANT

Alors que le président du comité de groupe SNCF a signé un accord « Women’s international rights » qui engage la Direction à améliorer les lieux de vie au travail notamment en installant des sanitaires pour les femmes, la politique de l’entreprise ne le met pas en oeuvre.

La Fédération CGT des cheminots interpelle donc les directions responsables à tous les niveaux : local, national et européen.

Lors du dernier comité d’entreprise européen, la Fédération CGT a rappelé que les femmes ont le droit au respect et à la dignité où qu’elles se trouvent dans le monde. Le groupe SNCF a un devoir d’exemplarité, d’autant plus qu’il est signataire d’un accord européen.

LA MATERNITÉ… UN PROBLÈME POUR LA DIRECTION ?

Les directions, tout comme la médecine du travail, informent partiellement les femmes conductrices de leurs droits spécifiques. Ceci est un réel obstacle à leur bonne intégration dans le métier. Aucune consigne ne protège les conductrices enceintes. Tantôt elles peuvent conduire plusieurs mois après la déclaration de la grossesse, au risque d’événements dramatiques possibles pour la mère et le foetus, tantôt la Direction les incite à se déclarer en maladie faute de savoir où les employer.

Pour la CGT, la conductrice enceinte doit être protégée pendant sa grossesse, et son retour à la conduite après le congé maternité doit être garanti. Cela doit être un droit absolu et non pas une faveur accordée aux femmes.

Pour la CGT, les postes de travail doivent être adaptés depuis la déclaration de grossesse jusqu’à la reprise complète du travail après l’accouchement, y compris durant la période d’allaitement.

Ce temps doit être pris en compte pour le calcul des bonifications de conduite pour les conductrices.

Dans le GPU SNCF, les inégalités persistent et se creusent en matière de déroulement de carrière, de parcours professionnel. Elles vont s’accentuer avec la mise en oeuvre du nouvel accord Classifications et rémunérations.

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EXIGEONS LA SÉCURITÉ !

Sécurité ferroviaire

| Traction

L’accord Classifications et rémunérations dans la branche ferroviaire et sa transposition dans l’entreprise aura des conséquences sur la sécurité ferroviaire et la formation de conducteurs.

Cette dernière va être réduite au premier emploi du conducteur.

Quant au nouvel outil Sirius Next, il accentue la déqualification du métier.

La Direction continue de « détricoter » le métier de conducteur de trains. L’accord Classifications et rémunérations transposé dans l’entreprise contribue non seulement à la baisse de rémunération avec la mise en place de salaires minimaux, mais aussi à la casse du métier.

LA FORMATION DU MÉTIER DE CONDUCTEUR RABOTÉE

Cette transposition fait évoluer la formation du métier de conducteur vers une formation au premier emploi ou au poste de travail. Par exemple, la direction de Transilien a décidé de dédier la formation des agents à la conduite sur la ligne H exclusivement et de la réduire à 143 jours au lieu de 180. La partie technique, notamment sur le système du fonctionnement du frein (distributeur, fonctionnement du PBL2…), va être supprimée.

Plus largement, les formations ont pris du retard suite aux années de pandémie. Pour l’année 2022, les centres sont complets et tournent à plein régime malgré le manque de CTT formateurs. Plus de 1 000 mises en stage sont prévues. Limités dans leur capacité, les centres ne peuvent plus accueillir d’écoles supplémentaires.

Par ce motif, la direction de TER souhaite donc externaliser la partie théorique de la formation initiale pour augmenter le nombre de stagiaires dans les régions AURA, Grand-Est et Hauts-de-France.

Pour la CGT, ces stratégies développées par les activités provoquent une dégradation du niveau de formation qui, à terme, va conduire au délitement de la sécurité ferroviaire. La formation doit rester au sein de la direction de la Traction, sous l’égide de son pôle Formation. Elle doit se réaliser prioritairement dans les établissements.

UN NOUVEL OUTIL POUR DÉQUALIFIER LE MÉTIER

La direction de la Traction a présenté son nouvel outil numérique Sirius Next. La version proposée permet la géolocalisation en temps réel. Les vitesses limites, tout comme les limitations permanentes et temporaires (travaux), sont reprises et permettent de recalculer sans cesse l’horaire pour arriver à l’heure dans les gares. Ce système va encore déqualifier le métier de conducteur et automatiser nos gestes métier.

La Fédération CGT des cheminots rappelle que l’observation de la signalisation au sol doit être la priorité. L’attention des conducteurs ne doit pas se focaliser sur l’écran et Sirius.

Avec la généralisation de l’EAS et la suppression des autorisations de départ, la Direction a démantelé des métiers qui assuraient des fonctions de sécurité. Devant ce constat, elle décide de développer toutes sortes de fonctionnalités et d’applications (Opti-conduite…) plutôt que d’investir dans les moyens humains pour améliorer la sécurité (ASCT…).

Ces modifications sur la formation et les nouveaux outils numériques vont avoir des conséquences sur le niveau de sécurité, désormais pilotée par les activités, pour lesquelles elle représente un coût qu’il faut absolument réduire. De ce fait, elles adaptent les règles selon leurs besoins. Elles pourraient être différentes d’une activité ou d’une région à une autre.

Pour la CGT, la formation, la sécurité et ses règlements doivent rester transverses et dépendre exclusivement du GPU. En ce sens, la CGT revendique le maintien de la ligne métier Traction, élément essentiel pour garantir un haut niveau de sécurité.

Plus que jamais, exigeons la sécurité !

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UN MÉTIER QUI DOIT ÊTRE RECONNU

Prime de Traction

| Traction

Le 3 février dernier, 500 agents de conduite ont interpellé la direction de la Traction à l’appel de la Fédération CGT des cheminots au sujet des primes de Traction.

À cette occasion, 4200 signatures exigeant une refonte du système de la prime de Traction ont été remises à la direction.

Lors du rassemblement, la direction s’était engagée à recevoir la Fédération CGT des cheminots afin d’écouter les revendications visant à simplifier très fortement le système de primes.

La direction a bien conscience que le système actuel vit ses dernières heures. Il est hors d’âge et complètement déconnecté du plan de transport d’aujourd’hui. Pour autant, elle ne veut pas le changer pour des raisons de coût.

Pour la CGT, l’argument économique ne peut pas s’entendre.

Depuis des années, la direction réalise d’importants gains de productivité et de personnels.

Dans le même temps, les primes ont stagné, accentuant une perte conséquente de pouvoir d’achat pour les conducteurs.

En 10 ans, la prime moyenne des TB a donc baissé de 2,75 € par mois et celle des TA a progressé de 14,69 €.

En revanche, l’inflation sur ces 10 dernières années s’élève à 12,4 %.

Rapportée en euros constants, la prime moyenne de 2011 (925 €) représenterait en 2021 1043 €, soit une perte de 118 € par mois.

À ces pertes de primes viennent s’ajouter, comme pour les autres cheminots, le gel des salaires de ces dernières années et le refus de la direction de leur octroyer un véritable 13ème mois.

Les agents de conduite ont donc largement payé la note. Il est temps de leur rendre l’argent.

La Fédération CGT des cheminots exige l’ouverture d’une véritable négociation sur les primes de Traction aboutissant à :

  • Une revalorisation des primes de l’ensemble des agents de conduite ;
  • Une simplification du système ;
  •  Une sécurisation des primes, notamment en cas de maladie ou d’inaptitude.

REVENDIQUONS LA JUSTE RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER !

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ÉLEVONS LE NIVEAU D’EMBAUCHES ET DE FORMATION !

Effectifs

| Traction

Depuis plusieurs mois, la direction organise le manque d’effectifs à la conduite. Il est urgent de stopper l’hémorragie. La direction doit revoir sa copie et embaucher massivement !

Sur l’ensemble du territoire national et dans toutes les activités, le sous-effectif à la conduite est manifeste, alors que le plan de transport est quasiment normal sur le territoire. Seuls quelques adaptations subsistent sur les axes TGV.

La CGT a recensé un besoin de plus de 250 conducteurs supplémentaires, hors démissions, départs à la retraite ou descentes pour inaptitude !

LA DIRECTION DÉROGE À LA RÉGLEMENTATION ET AUX RÈGLES SOCIALES

Pour pallier la pénurie, les directions d’activités (TER et Transilien) n’hésitent pas à bloquer les parcours professionnels des conducteurs ou à attribuer toutes sortes de primes (indemnités pour service rendu) afin de s’affranchir de la réglementation et de dégrader les conditions de vie et de travail.

Elle va jusqu’à proposer aux conducteurs « retraitables » le report de leur départ moyennant des primes, et aux retraités un nouveau recrutement en CDD.

Pas en reste, la CFDT a proposé lors d’un CSE FRET que les CTT conduisent des trains pendant la période estivale pour pouvoir attribuer les congés des conducteurs.

UNE FORMATION AU RABAIS

La direction de la Traction justifie le manque d’effectifs par la diminution des mises en stage durant les périodes de confinement. En réalité, ce sont la dégradation des conditions de travail et l’insuffisance des salaires qui rendent le métier de moins en moins attractif.

Par ailleurs, si le nombre d’écoles est aujourd’hui en augmentation, le contingent de formateurs est insuffisant pour répondre au besoin.

Face à ce constat, la direction renvoie les formations « initiales » aux activités afin de réduire leur durée et les coûts. Ainsi fleurissent des formations initiales CRML au FRET ou CRL à Transilien.

Ultraspécialisés sur l’activité « formatrice », les conducteurs ne seront formés qu’à leur premier emploi. C’est la transposition concrète dans l’entreprise de la CCN ferroviaire et de son volet « Classifications/rémunérations ». Elle aura pour conséquence de fragiliser les parcours professionnels et les possibilités de mutations.

Pire, au FRET, la direction annonce son intention de mutualiser une école « conduite » avec la filiale Captrain, sous le certificat de sécurité de Captrain et non dans les CPFT de la direction de la Traction. En d’autres termes, c’est l’externalisation de la formation !

Il est urgent de stopper l’hémorragie des effectifs et le délitement de la formation !

POUR L’AMÉLIORATION DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, DE LA SÉCURITÉ, DES CONDITIONS DE TRAVAIL ET LE DÉROULEMENT, EXIGEONS :

  • Un plan urgent de recrutement massif pour couvrir au moins les 250 emplois déjà manquants ;
  • Des moyens humains et matériels supplémentaires pour organiser davantage d’écoles dans les établissements ;
  • Une formation initiale commune à tous les conducteurs du GPU sous l’égide exclusive de la direction de la Traction.

ÉLEVONS LE NIVEAU D’EMBAUCHES ET DE FORMATION !

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LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE, UNE PRIORITÉ DANS L’ENTREPRISE SNCF ?

Fret

| Traction

La fédération CGT a déposé une demande d’audience à Fret SNCF sur la mise en place de la numérisation des outils de sécurité.

Même si la direction Fret se targue de garder des relations avec le domaine Traction SNCF, au quotidien, elle développe son autonomie au maximum.

Le directeur général de Fret SNCF répète à longueur de temps sa maxime préférée « la sécurité, le fondamental des fondamentaux », mais la réalité est tout autre.

En ce début d’année, partout dans l’entreprise, les événements sécurité explosent, à l’exemple des anomalies de composition qui ne trouvent pas de solution et posent un vrai problème de sécurité pour les circulations ferroviaires (trains trop lourds, mal freinés, avec des wagons isolés…).

Pour la CGT, cette situation n’a que trop duré !

LE NIVEAU B1 DANS LES PAYS ÉTRANGERS

L’exigence européenne actuelle est une maîtrise linguistique niveau B1 pour les conducteurs circulant dans d’autres pays. Actuellement, le périmètre couvert par le CSU de Fret SNCF ne nécessite qu’un niveau B1 Néerlandais pour les conducteurs de Fret devant circuler en Belgique.

Pour la zone frontière espagnole, l’accord historique entre la SNCF et la Renfe est devenu caduque à l’été 2020. Il permettait aux conducteurs français d’opérer en zone frontière espagnole sous dialogue français avec le poste d’aiguillage de SNCF Réseau qui assurait l’interface avec l’agent circulation espagnol.

C’est seulement un an après que Fret SNCF a donc déposé, auprès de l’ERA, une demande d’extension de son CSU aux zones frontières espagnoles en octobre 2021. C’est le temps de latence de l’entreprise pour la sécurité ferroviaire !

En attendant, et depuis des mois, Fret SNCF négocie avec le gestionnaire d’infrastructures espagnol (Adif) une solution dérogatoire en coopération avec toutes les EF espagnoles et françaises sur ces zones frontières franco-espagnoles pour que le bilinguisme soit assuré par les quatre postes d’aiguillage et leurs agents circulation.

Aucun des organismes de sécurité et de contrôle, que ce soit l’ERA ou l’EPSF, ne répond aux sollicitations de Fret.

Pour la CGT, la position de l’entreprise est d’assurer la production coûte que coûte en faisant fi de toute notion sécuritaire et réglementaire. Cela est irresponsable et dangereux ! La direction Fret doit respecter la loi !

C’est en toute illégalité que la Direction fait circuler ses trains aux points frontières espagnols.

La CGT a demandé qui porterait la responsabilité en cas d’accident ou d’incident grave ?

L’entreprise dit assumer pleinement sa position et prendre ses responsabilités.

Pour la justice, il se pourrait que cela soit tout autre car c’est le CTT qui valide l’attestation complémentaire avec le niveau de langue requis.

LA NUMÉRISATION ET L’AUTONOMIE DE FRET

Fret SNCF continue de développer son indépendance vis-à-vis de la direction de la Traction. Les nouveaux livrets de ligne (Lili) sont devenus « pur Fret » ; toutes les notions relatives au trafic voyageurs ont été supprimées unilatéralement et sans concertation.

Pour la direction Fret, il est inutile que les conducteurs de Fret puissent avoir accès à ces données. La simplification à outrance a des conséquences sur la sécurité.

Pour la CGT, les conducteurs de Fret devraient toujours avoir accès à l’ensemble de la documentation, ne serait-ce que pour la sécurité des personnels devant circuler sur les lignes à VL supérieure à 160 km/h !

De plus, plusieurs dizaines de Lili ne seront plus tenus à jour car il n’y a pas de circulation Fret sur ces lignes. En plein plan de relance du FRET FERROVIAIRE, est-ce vraiment le choix le plus judicieux ?

La CGT a dénoncé cette vision plus que restrictive de la Direction !

La direction Fret a comme projet de supprimer les étiquettes IN/IS communes aujourd’hui à tous les conducteurs de l’entreprise. Les conducteurs devront prendre la décision de l’état du wagon en apposant l’étiquette modèle selon la situation. Ils devront assumer la responsabilité de leur choix !

Pour ce changement, une nouvelle application (une de plus !) serait disponible sur le téléphone.

Pour remédier à l’absence de suivi générée par le manque de personnel associé à une désorganisation chronique, la solution miracle serait encore une nouvelle application informatique ?

Suite à une suppression drastique des effectifs, les conducteurs Fret vont se transformer en de véritables couteaux suisses devant prendre la responsabilité de toutes les situations dégradées, dégainant ainsi leurs outils numériques !

La CGT revendique, depuis des années, pour des questions de bouclage sécuritaire, l’accès au logiciel Geocart. Avec la mise en place des masses optimisées à Fret SNCF, les conducteurs ne connaissent plus les masses remorquables maximales par section de ligne (sans parler des itinéraires équivalents souvent pas pris en compte). Cette information ne figure plus sur les Lili.

Il est pourtant essentiel pour un conducteur de connaître cette notion pour conduire son train dans les meilleures conditions de sécurité.

Aujourd’hui, nous n’avons que la masse de tracée sur la fiche train. La Direction se retranche derrière une obligation de confidentialité pour ne pas donner aux conducteurs accès à ces informations.

Mais elle autorise ses dirigeants à quitter Fret pour d’autres entreprises sans clause de confidentialité (directeur de Captrain France, ancien directeur de l’Usine Grands Parcours). Mais de qui se moque-t-on ? Pourquoi la Direction refuse cet accès aux conducteurs ? Peut-être pourrait-on découvrir que la sécurité des circulations est ajustée selon les contrats signés !

La CGT exige cet accès !

La direction Fret est devenue tellement autonome qu’elle ne souhaite même plus participer aux réunions concernant les parcours professionnels et passerelles des conducteurs. Elle démonte pièce par pièce la sécurité ferroviaire qui est la base du métier de conducteur, en y ajoutant, un peu plus chaque jour, des contraintes informatiques.

Pour la CGT un retour aux fondamentaux devient urgent. Il ne peut y avoir plusieurs métiers conduite mais UN SEUL GRAND MÉTIER CONDUITE !

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L’AVENIR DES GESTIONNAIRES DES MOYENS FACE AU TOUT-DIGITAL ?

| Traction

La Direction développe la digitalisation avec l’installation des outils de programmation pour toutes les activités et détruit le métier de gestionnaire des moyens.

Le métier de gestionnaire des moyens, comme tous les métiers, est dans le collimateur d’une direction peu soucieuse des revendications des cheminots.

Les incessantes restructurations subies par les salariés entraînent une perte de sens pour les agents qui, par la désorganisation induite, conduit à une dégradation du service public.

LE MÉTIER DE GESTIONNAIRE DES MOYENS

Gestionnaire des moyens, un métier en voie de disparition…

La Direction a supprimé les prérequis, les formations « socles » sur le métier pour laisser place à une formation commune managériale identique à toutes les qualifications E, complétée par une formation au poste de travail négligeant la vision d’ensemble de la spécialité GM.

Ainsi, les salariés sont utilisés soit à la gestion des moyens humains soit à la gestion du matériel, sans forcément comprendre les conséquences de l’un sur l’autre.

La Direction fait évoluer les postes en les centralisant sur des plates-formes où le gestionnaire des moyens commande le personnel roulant (conducteurs et ASCT), voire sédentaire.

La polyvalence se déploie à grande échelle ainsi que la mise en place d’outils numériques.

La Direction remet en cause la formation initiale par la réduction drastique des connaissances techniques. Son but : basculer sur une formation à la tâche selon l’emploi occupé, sans en rémunérer la qualification.

Cette stratégie découle de la suppression du dictionnaire des filières, acté par la signature de l’accord Classification et Rémunérations de la branche ferroviaire (CCN). La Direction obtient donc des signataires (CFDT, Unsa et Sud-Rail) la possibilité de supprimer les contours métiers existants.

Le morcellement des métiers organisé par la Direction laisse place à des emplois types ultra-génériques ouvrant la voie aux polyvalences.

La CGT considère que les métiers avec leur contenu et une formation de qualité permettent aux salariés d’avoir une qualification acquise et d’avoir une rémunération répondant aux exigences du métier.

Cette gestion calamiteuse de l’emploi et des compétences permet une réduction conséquente des effectifs, qui va encore s’accroître avec la mise en place des outils numériques. Tout ceci va se faire au détriment de la qualité de production.

Chaque activité déploie son logiciel de gestion des moyens matériels et humains à partir des sillons tracés par SNCF Réseau. Ce déploiement entraîne une fragmentation encore plus grande du service ferroviaire et amoindrit son efficacité.

LA MISE EN PLACE DE LA NUMÉRISATION

Les nouveaux outils Orion, Oscar et ORP ont pour but affiché d’optimiser la production. Prétextant une amélioration des moyens dédiés, ces outils sont déployés massivement sans que les conséquences induites soient évaluées.

Ce système va intégrer les pas de maintenance des différents matériels mais également les différents textes réglementaires des salariés comme l’accord collectif de l’organisation du temps de travail ou les textes Traction sur les temps forfaitaires et la gestion des travaux dans les roulements.

Cela va induire une suppression importante d’effectifs chez les gestionnaires des moyens, qui verront disparaître de nombreuses missions qui leur étaient dévolues. Les GM seront réduits au simple rôle d’opérateurs de saisie des données informatiques.

Suite à l’optimisation des journées de service, attendue par la mise en place des logiciels de programmation automatique, la Direction envisage un important saut de productivité qui lui permettrait de supprimer l’emploi des conducteurs. De ce fait, les gestionnaires des moyens vont perdre la technicité de leur métier, et cette automatisation va effacer toute prise en compte de l’humain dans la gestion des moyens.

Cette déqualification entraînera, à terme, une baisse de la rémunération. L’emploi type Gestionnaire des moyens humains et matériels est repris à la qualification 4/5/6, soit un point d’entrée à la qualification D.

Les conditions de travail ne peuvent que se dégrader, et les relations avec les autres interlocuteurs risquent de se tendre suite au manque d’effectifs induit.

La CGT rappelle qu’elle n’est pas opposée à l’évolution technologique si elle permet d’améliorer les conditions de travail et non de détruire les métiers et l’emploi.

La CGT revendique un réel métier de gestionnaire des moyens, maîtrisant l’ensemble de la chaîne de production pour répondre aux défis de la sécurité, des conditions de travail et de la réalisation du service public de haut niveau attendu par les usagers et les chargeurs. Les effectifs affectés à la spécialité Gestion des moyens doivent notamment permettre une présence sur les lieux de prise et de fin de service, de la première à la dernière.

La CGT exige donc des embauches et des formations au métier de gestionnaire des moyens. Que ce soit sur les plates-formes de commande, sur les centres opérationnels ou sur les sites de conception, les sous-effectifs sont chroniques et doivent être résorbés.

La CGT revendique un véritable parcours professionnel pour ce métier, parcours professionnel qui doit être qualifiant et rémunérateur.

LE 31 MARS, TOUS ENSEMBLE À LA MANIFESTATION NATIONALE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL À PARIS !

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LE MODE DÉGRADÉ SIRIUS N’EST PAS SUR LA VOIE DU SERVICE PUBLIC

| Traction

Depuis le mercredi 9 mars, un bug s’est produit sur l’iPad ayant pour conséquence la disparition de toutes les applications SNCF de la tablette.

Le mode dégradé, avec impression de tous les documents de sécurité a dû être activé.

La CGT avait dénoncé les suppressions de postes qui ont rendu inopérante la substitution du mode normal.

Le mercredi 9 mars, l’outil Sirius comme l’ensemble des applications SNCF (AMI, Galap’agent…) ont disparu de la tablette. Sur Sirius, se trouvent tous les documents de sécurité nécessaires à la conduite des trains.

Le mode dégradé a dû être mis en place dans tous les sites de prise de service. Ce système implique l’impression de tous les documents (Lili, fiches train, fiches Artic pour les travaux).

Mais l’organisation de la production ne permet plus de rendre ce procédé efficient. La mise en place des plates-formes de commande, des bureaux centralisés en dehors des lieux de prise de service des conducteurs n’a pas permis une réactivité répondant aux exigences de la production.

La Fédération CGT des cheminots a, depuis le développement de ces applications, dénoncé l’organisation recherchée par la Direction. La tablette avec ses gadgets n’existe que pour remplacer les cheminots.

La CGT a toujours revendiqué la présence de gestionnaires de moyens (en nombre suffisant) dans les dépôts de la première à la dernière prise de service.

Avec la multiplication des missions en prise de service, la Fédération CGT des cheminots dénonce également le manque de temps (13 minutes) pour effectuer les opérations de préparation de mission.

Ces tâches sont un maillon essentiel pour conduire les trains dans les meilleures conditions de sécurité. Un seul grain de sable dans ce temps alloué va engendrer un retard, donc un stress supplémentaire qui perdurera tout au long de sa journée de service.

Ces temps d’une autre époque doivent être réévalués.

La Direction devra restituer un retour d’expérience sur le bug. La CGT, quant à elle, ne tolérera aucun dysfonctionnement. Elle ne se contentera pas d’à-peu-près concernant la sécurité ; l’outil doit être fiable à 100 %.

De plus, la Direction a pour objectif de développer de nouvelles applications, pour dématérialiser le Mémento par exemple. Qu’en aurait-il été si cette application avait déjà vu le jour ?

Avec le développement du « tout-numérique » en remplacement des cheminots, les trains ne pourront bientôt plus circuler en cas de bug informatique.

La présence humaine est essentielle pour assurer un service public de qualité et répondre aux attentes des usagers.

Pour des moyens humains dans nos bureaux de commande, pour une présence sur nos lieux de RHR, pour des garanties envers la sécurité des circulations, il est essentiel de s’inscrire dans la manifestation du 31 mars !

LE 31 MARS, TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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LA CELLULE AMÉTISTE FRET DÉRAILLE…

Notations

| Traction

Depuis de nombreuses années, la direction de Fret SNCF a fait le choix de gérer elle-même la cellule Amétiste pour calculer les primes traction des conducteurs Fret.
Depuis, les problèmes s’accumulent.
Pour la CGT, le décompte des primes de traction doit être traité avec la plus grande rigueur en lien avec le domaine Traction.

La Fédération CGT des cheminots était intervenue sur le paiement des primes « Grands axes » car il ne se faisait plus correctement.

Depuis, les choses se sont de nouveau dégradées sur les calculs des PMJR (primes moyennes journalières du roulement) et sur le règlement financier de certains découchés.

La PMJT (prime moyenne journalière théorique) est calculée sur les grilles dès la fin des commissions de roulement. La PMJR est reprise en opérationnel pour le calcul des journées de service réalisées par les conducteurs.

Modifications des journées de service et non-prise en compte des PMJR

Le plan de transport de Fret étant en constante évolution, due à des problèmes sillons, les grilles changent très régulièrement. Par exemple, sur le 173 du Bourget, nous sommes à la version 7 de la grille et 18 du roulement au 28 février ! Cela équivaut à une nouvelle grille par semaine et un nouveau roulement tous les trois jours depuis le changement de service.

Une telle gestion détériore au quotidien la vie personnelle des conducteurs et augmente les risques psychosociaux.

Malgré une direction prônant un dialogue social de proximité, toutes ces adaptations se font sans aucune information des IRP locales ou nationales.

En exemple, la dernière grille est hors réglementation puisqu’elle ne permet pas d’attribuer les 12 SA-DI en repos annuel !

Pour le calcul des PMJR, la grille retenue est toujours celle des commissions de roulement qui ne prend pas en compte l’augmentation de la charge.

Ce système est devenu totalement opaque et injuste car la Direction ne communique pas les PMJR des différents roulements. Aucune personne ne peut calculer les primes, par manque de compétences et de personnel formé.

Non-paiement de certains découchés

Un nouveau problème est apparu sur le logiciel Amétiste. Le paiement de certains RHR n’est plus pris en compte.

Le logiciel de traitement ne sait pas faire la différence entre un repos à la résidence ou hors résidence, s’il y a un parcours « en voiture » sur l’une des deux journées du RHR d’une durée de plus de 14 heures ET s’il y a une manoeuvre en début de journée suivante.

Depuis des semaines, la direction de la Traction et celle de Fret essaient de trouver une solution. Mais, en attendant une solution pérenne, le calcul se fait à la main.

Pour la CGT, le contrôle manuel va rapidement être problématique car le nombre de RHR avec des parcours « en voiture » est de l’ordre de 20 % sur le plan national.

La Direction est incapable de nous dire depuis quand le problème existe et quand il sera résolu.

La Fédération CGT des cheminots demande que chaque conducteur contrôle le calcul de sa prime traction et de ses états 31/32. Faites remonter immédiatement tout problème à vos délégués CGT !

Calcul de la prime traction version CGT

La Fédération CGT des cheminots revendique un système de primes multi-activité.

Le projet CGT a pour ambition d’être plus protecteur pour les conducteurs car il instaurerait une prime de base garantie versée pour chaque journée de service.

La prime de base garantie serait versée également en cas de journées inutilisées ou encore en cas de blessure hors service ou de maladie.

De plus, une prime rémunérant la production serait conservée mais elle reposerait sur la durée des amplitudes, du temps en tête des trains et des heures de nuit des journées réalisées.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il est grand temps de réformer ce système archaïque, injuste, opaque et à la main d’une direction peu scrupuleuse. Il faut le remplacer par un système équitable, simple, transparent, rémunérant à sa juste valeur le travail des conducteurs.

En conclusion, la Direction doit prendre en compte le calcul sur les bases CGT de la prime de traction. Le développement du transport ferroviaire avec de bonnes conditions de travail et une rémunération adéquate permettra d’obtenir un service public de qualité.

LE 31 MARS, TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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CHRONIQUE D’UNE ENTOURLOUPE !

Notations

| Traction

Lors de la dernière négociation annuelle obligatoire (NAO), la Direction avait annoncé la création de la position 14 pour les TA et la position 21 pour les TB pour l’exercice de notations 2023-2024.

À présent, elle entame une série de concertations avec les organisations syndicales.

La fédération CGT a rappelé les revendications qu’elle porte.

Le volet « Classifications/Rémunérations » de la CCN ferroviaire (convention collective nationale) validé par l’Unsa, Sud Rail et la CFDT permet à la direction du GPU de transposer les dispositions les plus régressives dans l’entreprise.

Dans la perspective de la création de la PR 21 pour les TB, elle souhaite mettre en place un 4e niveau, composé des PR 20 et 21.

La réflexion d’un 3e niveau chez les TA est également en cours.

UN NOUVEAU TOUR DE PASSE-PASSE

Relayées par certaines organisations syndicales, ces dispositions ne visent qu’à contraindre les déroulements de carrière des conducteurs.

En effet, le passage à un niveau supérieur se fait uniquement au choix et sur un volume de contingent décidé unilatéralement par la Direction.

Alors que le changement de position de rémunération se fait dans les règles établies dans le statut (GRH0001), conduisant à une certaine automaticité.

Ainsi, la Direction réussit le tour de force de conditionner le passage à la PR 20 à sa seule appréciation lors de son choix d’attribution de l’éventuel niveau 4.

Finalement, plutôt que de gagner une opportunité de dérouler jusqu’à la PR 21, les conducteurs se verront limités à la PR 19 et au bon vouloir de leurs dirigeants.

C’est la promotion de la méritocratie et l’avènement de la polyvalence à outrance.

Il s’agit d’un recul, ramenant le déroulement de carrière des conducteurs avant 1992.

À rebours du projet de la Direction, la CGT revendique

Pour les TB :

  • la suppression du niveau TB1 car ce dernier ne se justifie plus de par l’utilisation à 100 % en premier des élèves conducteurs (plus de mission d’aide conducteur, par exemple) ;
  • le niveau TB2 débutant à la PR 13, au lieu de 12 actuellement ;
  • le niveau TB3 débutant à la PR 17, au lieu de 16 actuellement ;
  • le pourcentage de passage de la première position de chaque niveau à la seconde à 30 %, au lieu de 26 % actuellement ;
  • le passage automatique en 2 exercices sur la PR 17 avec au minimum 50 % dès la première année des conducteurs placés actuellement sur la PR 16 ;
  • le passage à la PR 17 lors de l’exercice de notations (2025-2026) pour les conducteurs accédant à la PR 16 dans les 2 exercices de notations (2023-2024 et 2024-2025).

Grille proposée par la CGT avec pourcentage de promotion à la PR supérieure

Pour les TA :

  • le passage à la PR 7 dès réussite à l’examen ETT1-1 ou ETT1-2 ;
  • le passage automatique en 2 exercices sur la PR 10 avec au minimum 50 % dès la première année des conducteurs placés actuellement sur la PR 9 ;
  • le passage à la PR 10 lors de l’exercice de notations (2025-2026) pour les conducteurs accédant à la PR 9 dans les 2 exercices de notations (2023-2024 et 2024-2025).

Grille proposée par la CGT avec pourcentage de promotion à la PR supérieure

LE 31 MARS, TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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