100 % de droits, 0 recul social !
Congé supplémentaire de naissance
La direction du GPU SNCF a convoqué une réunion afin de proposer les modifications des dispositions statutaires rendues nécessaires par la mise en oeuvre du nouveau droit au congé supplémentaire de naissance.
Mais, une fois de plus, elle entend s’en tenir au strict minimum légal.
La CGT a exigé, au contraire, de véritables droits et des garanties supplémentaires pour l’ensemble des cheminots, statutaires comme contractuels.
Derrière l’annonce d’un nouveau droit, la direction cherche déjà à imposer une application minimale, au détriment des cheminots.
La réunion du 1er juin a une nouvelle fois mis en relief l’opposition entre une logique de minimum social portée par la direction et l’exigence de droits nouveaux défendue par la CGT.
| CE QUE DISENT LA LOI ET LA DIRECTION | CE QUE REVENDIQUE LA CGT |
| Un congé supplémentaire de naissance de 1 à 2 mois par parent, à partir du 1er juillet 2026, en complément des congés existants. | Le droit effectif et universel à ce congé dans les entreprises ferroviaires, sans perte de salaire ni recul social. |
| Une indemnisation limitée à 70 % des éléments fixes de la rémunération le premier mois puis 60 % le deuxième mois, dans les limites prévues par la Sécurité sociale. | Le maintien à 100 % de l’ensemble des éléments de rémunération : salaire, primes, indemnités et compléments liés à l’emploi. |
| Le texte prévoit un nouveau congé, mais ne garantit pas à lui seul l’absence d’impact sur la carrière | La garantie de la progression professionnelle, sans blocage d’avancement ni retard de carrière. |
| Le congé ouvre un droit à absence, mais sans sécurisation spécifique des conditions de retour dans l’emploi. | Le retour sur l’emploi sans mobilité imposée, avec réintégration sur le poste de travail. |
| Aucune garantie spécifique n’est prévue pour la prise en compte du congé dans le décompte de la pénibilité et des dispositifs associés. | La prise en compte intégrale du congé pour la pénibilité, les dispositifs P1, P2, P3 et l’accès à la CAA spécifique. |
| Aucune disposition n’est prévue pour compenser la perte de salaire prise en compte dans le calcul de la pension de retraite pour les cheminots contractuels. | La prise en compte intégrale du congé et du salaire pour le calcul de la pension de retraite |
| Aucune mesure collective, notamment en compensation emploi, n’est prévue pour pallier les absences | La compensation intégrale en emploi pour garantir le remplacement des absences et éviter toute dégradation des conditions de travail |
La CGT refuse qu’un nouveau droit serve de prétexte à une perte de rémunération, à un blocage de la progression salariale et professionnelle ou à une remise en cause des droits notamment liés à la pénibilité, à l’organisation du temps de travail, à la pension de retraite… Elle porte des droits spécifiques pour toutes et tous les cheminots dans un nouveau statut.
LA CGT REVENDIQUE DE NOUVEAUX DROITS POUR :
Compléter l’indemnisation à 100 % de l’ensemble des éléments qui composent la rémunération : salaire de base, primes, indemnités et compléments liés à l’emploi tenu.
Garantir la progression professionnelle pendant et après le congé, sans blocage de carrière, sans retard d’avancement et sans effet négatif sur l’évaluation.
Assurer le retour sur l’emploi sans mobilité imposée, avec réintégration sur le poste ou sur un poste équivalent, sans déclassement ni modification contrainte de l’organisation du travail.
Garantir la prise en compte intégrale du congé dans le décompte de la pénibilité et dans l’ouverture des droits associés, notamment pour les dispositifs P1, P2, P3 ainsi que pour l’accès à la CAA spécifique.
Empêcher toute discrimination liée à la parentalité dans l’accès aux postes, aux formations, aux parcours professionnels et aux mesures salariales.
Garantir la prise en compte intégrale du congé et du salaire pour le calcul de la pension de retraite.
Garantir les compensations en emploi.
POUR TOUS LES SALARIÉS, LA CGT PORTE :
Un congé maternité de 24 semaines ;
L’augmentation du congé paternité et d’accueil de l’enfant à 4 mois.
Pour la CGT, le congé supplémentaire de naissance doit être un progrès social réel.
Il ne peut pas être réservé à celles et ceux qui ont les moyens financiers de perdre une partie de leur rémunération. Il ne peut pas non plus fragiliser les droits des cheminots et salariés du ferroviaire en matière de progression salariale et professionnel ou de pénibilité.
La direction ne cédera rien sans y être contrainte : seuls la lutte, le rapport de force et la grève permettront d’arracher de nouveaux droits, pour toutes et tous les cheminots statutaires comme contractuels.
LE 10 JUIN 2026, TOUS EN GRÈVE POUR GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !














