PAS DE SALAIRES SUR VOIE DE GARAGE
Partout, les cheminotes et les cheminots voient leurs salaires décrocher, leur niveau de vie reculer et les dépenses indispensables absorber une part toujours plus grande de leur budget.
Quels que soient leur métier ou leur statut, toutes et tous font face à la même urgence : pouvoir vivre dignement de leur travail.
Même dans l’hypothèse la plus favorable, l’inflation atteindrait 2,9 % d’ici à la fin de 2026. En un an, le gazole a bondi de 41 % et l’essence de 24 %. En neuf mois, les dépenses contraintes – loyers, énergie, transports, assurances ou crédits – ont augmenté de 3,6 %. L’alimentation pèse elle aussi toujours plus lourd, avec notamment une hausse de 17 % pour les légumes frais.
À LA SNCF, LE COMPTE N’Y EST PAS
Réuni le 22 septembre à la SNCF, l’Observatoire de la rémunération a confirmé ce que les fiches de paie disent déjà : pendant que les prix prennent de la vitesse, les salaires restent à quai. Mois après mois, l’écart se creuse et le niveau de vie des cheminotes et des cheminots poursuit sa sortie de voie.
Face à ce constat et à la colère exprimée massivement, notamment par l’action de grève du 10 juin, la direction a annoncé l’ouverture, le 3 novembre, de discussions pour le « pouvoir d’achat ».
Chaque jour, les cheminotes et les cheminots font circuler les trains, assurent le service public ferroviaire et produisent la richesse de l’entreprise. Cette richesse doit revenir à celles et ceux qui la créent : leur engagement et leur savoir-faire exigent plus que des mots de remerciements. Ils exigent de véritables augmentations.
NOS SALAIRES DOIVENT CHANGER DE VOIE
Réunies en interfédérale le soir même de l’Observatoire, la CGT Cheminots, l’UNSA-Ferroviaire et la CFDT Cheminots portent ensemble des revendications unitaires (SUD-Rail, également invitée, a malheureusement décliné sa participation) :
- Des augmentations générales maintenant : une revalorisation immédiate des salaires pour rattraper la chute du niveau de vie et reconnaître réellement le travail des cheminots,
- Des primes de travail enfin revalorisées : une hausse significative pour tous les collèges, avec des mesures équivalentes pour les contractuels,
- Une indemnité de résidence à la hauteur : une véritable indexation tenant compte de la crise du logement et des disparités géographiques, avec des mesures équivalentes pour les contractuels,
- Un vrai 13e mois pour toutes et tous : sa généralisation à l’ensemble des cheminots, statutaires comme contractuels.
Rien ne nous sera donné ! Dès maintenant, tenons-nous prêts à agir pour aller chercher ce qui nous est dû !
ENSEMBLE, ALLONS CHERCHER NOS AUGMENTATIONS !














