UNE AUGMENTATION DES SALAIRES MAINTENANT !
Observatoire de la rémunération
Un Observatoire de la rémunération s’est tenu le 22 septembre.
Le constat est clair : les cheminot·es n’ont pas besoin qu’on observe leurs salaires à la loupe. Ils ont besoin qu’on les augmente.
Pas demain. Maintenant !
La CGT exige l’ouverture immédiate de négociations salariales.
Quand la colère monte, la direction ressort son Observatoire : écran de fumée, experts en renfort !
Leur mission ? Nous faire croire que tout va bien pendant que nos fiches de paie décrochent, nous vendre l’idée que les cheminot·es seraient « bien lotis », alors que les factures explosent, nous expliquer qu’il faut surtout attendre pour ne pas mettre en péril le « modèle économique » alors que les bénéfices s’étalent dans la presse.
Les experts peuvent empiler les graphiques : aucun tableau ne remplit un frigo.
Carburant, alimentation, énergie, loyer… tout augmente. Même dans le scénario le plus favorable, l’inflation atteindrait 2,9 % d’ici fin 2026.
Les dépenses contraintes, celles que l’on ne peut pas repousser, ont augmenté de 3,6 % en 9 mois et continuent de grimper (loyers, énergie, transports, assurances, crédits…). Les prix des produits alimentaires explosent (les légumes frais : +17 %).
Le président de la SNCF sait trouver les mots pour saluer l’engagement des cheminotes et cheminots. Cela doit se concrétiser en euros sur la fiche de paie.
+ 0,18 % comme mesure générale d’augmentation pour 2026 : c’est ce qu’a accordé la direction lors des dernières NAO salaires. Ce n’est pas une reconnaissance salariale. C’est une gifle sociale.
STOP AU CINÉMA SOCIAL ! IL FAUT DE VRAIES NÉGOCIATIONS SALARIALES.
La CGT le dit clairement : quels que soient les résultats comptables, les bénéfices ou pas, les cheminot·es créent tous les jours de la richesse, car ils assurent le service public ferroviaire.
Parce que leur travail, leurs savoirs doivent être enfin reconnus, la CGT revendique :
- 12 % d’augmentation générale immédiate pour toutes et tous ;
- des primes de travail, de traction revalorisées et l’équivalent pour les cheminots contractuels et une prime de base garantie ;
- un véritable 13e mois pour tous.
Parce qu’ils n’ont pas à subir les soubresauts économiques, l’inflation dont ils ne sont pas responsables, la CGT revendique :
- un vrai rattrapage du contentieux salarial accumulé depuis des années ;
- l’échelle mobile des salaires pour que les paies suivent automatiquement les prix.
Parce que les inégalités entre cheminotes et cheminots, mais aussi entre cheminots contractuels et statutaires, sont intolérables, la CGT revendique :
- une grille salariale unique garantissant une progression automatique.
Le salaire brut, c’est du durable, de la retraite, de la protection sociale. C’est la reconnaissance du travail. Le salaire, c’est pour la vie !
À l’issue de cet « observatoire », la direction annonce :
- la tenue d’une réunion « pouvoir d’achat » le 3 novembre.
La direction reconnaît donc qu’il y a une problématique sérieuse. - la tenue d’une NAO en janvier 2027.
Les cheminotes et les cheminots n’attendront pas aussi longtemps !
Une interfédérale s’est tenue le 22 septembre au soir.
La CGT Cheminots, l’UNSA ferroviaire, la CFDT Cheminots étaient présentes.
La Fédération CGT des cheminots a proposé :
- la sortie d’un communiqué unitaire,
- le dépôt d’une demande de concertation immédiate,
- la possibilité d’agir unitairement sur la question des salaires.
RASSEMBLÉS,
ORGANISÉS, DÉTERMINÉS : GAGNONS
UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES,
TOUT DE SUITE !














