Fédération CGT des Cheminots


HEXAFRET / TECHNIS AU CŒUR DU COMBAT !

| Le transport de marchandises

Depuis des décennies, la CGT des Cheminots mène le combat pour sauvegarder et développer un transport public de marchandises par rail.

Le scénario de discontinuité, prémédité par la direction SNCF et les gouvernementssuccessifs, a vu la création de 2 entités de droit privé au 1er janvier 2025, dénommées HEXAFRET et TECHNIS. C’est à l’initiative de la Fédération CGT des cheminots et grâce au rapport de forces instauré par les cheminots que 2 accords dits “de transition” ontcependant été gagnés pour une durée de 3 ans afin de garantir la continuité des droitsdes cheminots transférés dans ces 2 entités. Ces accords constituent un “filet de sécurité” dans une situation évidemment complexe.

La CGT continuera de contester la liquidation de notre outil public et poursuit d’ores et déjà la bataille pour le retour à un transport de marchandises par fer, dans une entreprise publique unique : la SNCF.

  • EXIGEONS QUE LES ACCORDS DE MAINTIEN DES DROITS SOCIAUX perdurent au delà de la période considérée.
  • EXIGEONS LA MISE EN ŒUVRE D’UN NOUVEAU STATUT DU TRAVAIL CHEMINOT (NSTC) applicable à tous les cheminots de la SNCF, de ses filiales et de la branche.
  • POURSUIVONS LA BATAILLE CONTRE LA CONCURRENCE ET CONTRE LA PRIVATISATION DE TOUTE LA SNCF (marchandises, voyageurs, Réseau, Gares et Connexions etc…)
  • EXIGEONS DE REPOSITIONNER IMMÉDIATEMENT les entités du FRET sur les 23 flux livrés au privé en 2024 ainsi que sur l’ensemble des trafics dédiés (combiné, autoroutes ferroviaires etc…)
  • EXIGEONS LE DEVELOPPEMENT DE PROJETS STRUCTURANTS (Installations embranchées,embranchements aux zones logistiques, raccordements ferroviaires aux ports…)
  • EXIGEONS L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL (réglementation,roulements, aménagement du temps de repos, locaux, agrès …) DES CHEMINOTS d’HEXAFRET et de TECHNIS.

POURSUIVRE LE COMBAT ET LES BOUSCULER ?

OUI ! ET CE SERA AVEC LA CGT !

DU 10 AU 17 AVRIL 2025  ⇐
JE VOTE POUR UNE CGT TOUT TERRAIN !

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LA CGT FAIT RÉTABLIR LES DROITS DES CHEMINOTS !

Frais de transport Hexafret

| Le transport de marchandises

Des centaines de cheminots se sont vus refuser la prise en charge par l’entreprise de leurs frais de transport par TGV entre leur domicile et leur lieu de travail.
La CGT est intervenue afin de faire respecter ce droit.

Du jour au lendemain, des centaines de cheminots ont été privés du rem-boursement de leurs trajets en TGV entre leur domicile et leur lieu de travail. Face à cette remise en cause brutale, la CGT a immédiatement interpellé la Direction pour exiger le rétablissement de ce droit. Cette décision injuste pénalise directement les agents, alors même que leurs déplacements sont imposés par l’organisation du travail.
La Direction tente aujourd’hui de se défausser en invoquant une prétendue incompréhension, alors qu’il s’agit bien d’une tentative de faire disparaître un droit dû aux cheminots. Sous la pression des interpellations de la CGT, Elle a dû s’engager à procéder sans délai au remboursement des chemi-nots concernés et aux régularisations nécessaires.
Pour la CGT, aucun cheminot ne doit supporter sur son salaire le coût des transports nécessaires pour rejoindre son poste. La Direction doit mettre fin à ces pratiques, revoir sa position et garantir une prise en charge claire, durable et identique pour toutes et tous. Par ailleurs, lorsque le trajet est effectué en train, il doit relever des facilités de circulation accor-dées aux cheminots, donc gratuit.
C’est grâce à l’action de proximité menée au quotidien par les syndicats de site CGT que cette situation a pu être rapidement identifiée et portée auprès de la Direction. Présents sur le terrain, à l’écoute des cheminots et de leurs difficultés, les syndicats de site CGT ont pu intervenir sans attendre afin que les cheminots concernés soient dédommagés.
Cette victoire concrète démontre l’importance d’un syndicalisme de proxi-mité, capable d’agir vite, de faire remonter les problèmes et d’obtenir des réponses pour les cheminots. Quand les cheminots s’adressent à leur syndicat de site CGT, les problèmes ne restent pas isolés, ils sont rassemblés, défendus collectivement et portés avec détermination face à la Direction.
La CGT continuera d’agir partout où les droits des cheminots sont remis en cause, pour que chaque agent obtienne ce qui lui est dû et pour gagner de nouvelles garanties collectives.

INFORMEZ-VOUS DANS LES SYNDICATS DE SITE ET ORGANISEZ-VOUS AVEC LA CGT !

ENSEMBLE, EXIGEONS DE NOUVEAUX DROITS POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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mêmes droits, même combat !

Cadre social Hexafret

| Le transport de marchandises

La direction d’Hexafret tente de remettre en cause la cadre social et ouvrir la voie à de nouveaux reculs pour l’ensemble des cheminots. Son objectif est clair : affaiblir nos garanties collectives pour plus de productivité en s’attaquant d’abord à l’organisation du temps de travail.
Ce que la Direction tente d’imposer aux cheminots d’Hexafret prépare aussi une offensive plus large contre tous les cheminots.
Ensemble, organisons la riposte et imposons nos droits !

L’accord de transition, qui garantit aujourd’hui aux cheminots d’Hexafret le cadre social du GPU SNCF, prendra fin le 31 décembre 2027. La Direction tente de se servir de cette échéance pour remettre en cause nos garanties et tirer les droits vers le bas.

DES DROITS MIS AU GARAGE

Une première réunion s’est tenue le 10 septembre 2026. Derrière les discours bien connus sur la « productivité » et la « souplesse », la direction d’Hexafret cherche à faire sauter les verrous protecteurs de l’organisation du temps de travail. Elle entend sacrifier les conditions de vie et de travail des cheminots pour remplir ses objectifs économiques.

La Direction veut réduire les délais de prévenance afin de modifier plus facilement les journées de service, les prises et fins de service, les roulements et les repos.

En clair, elle veut pouvoir adapter nos vies presque au jour le jour, selon ses besoins.

Elle veut aller encore plus loin en facilitant les dérogations locales, pour tirer vers le bas l’ensemble des garanties existantes : repos, durée journalière de service…

Rien ne serait épargné au gré des objectifs économiques locaux.

TOUS LES CHEMINOTS DEMAIN ?

Défendre les droits des cheminots d’Hexafret, ce n’est pas défendre un cas

particulier, c’est défendre un cadre commun pour tous les cheminots. Il serait dangereux de croire que cette offensive s’arrête à Hexafret. Dans le ferroviaire, chaque recul imposé quelque part devient un point d’appui pour attaquer ailleurs.

La méthode est connue : isoler un périmètre, obtenir un recul, puis tenter de le généraliser. Aujourd’hui une filiale, demain une autre société, après-demain l’en- semble de la profession.

D’ailleurs, c’est ce que visent les directions de la SA Voyageurs, de la SA Réseau mais aussi dans les filiales dédiées dans le cadre de l’ouverture à la concurrence : le dumping par l’effacement brutal ou progressif des garanties et des droits collectifs. C’est maintenant qu’il faut fermer la brèche !

RÉPONDRE ENSEMBLE !

La mobilisation du 10 juin a montré qu’une exigence commune pouvait rassembler largement : mêmes droits, mêmes garanties, même niveau de protection pour tous ! Face à une stratégie qui cherche à isoler les cheminots, notre réponse doit être collective. Défendre les droits des cheminots d’Hexafret, c’est défendre les droits de tous les cheminots. Refuser les reculs ici, c’est empêcher qu’ils deviennent demain la nouvelle référence imposée à l’ensemble de la profession.

C’est en faisant front commun que nous imposerons l’unité sociale, de nouveaux droits et une organisation du travail plus protectrice pour tous les cheminots.

INFORMEZ-VOUS DANS LES SYNDICATS DE SITE ET ORGANISEZ-VOUS AVEC LA CGT !

ENSEMBLE, EXIGEONS DE NOUVEAUX

DROITS POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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AMV : La CGT obtient une première avancée !

| Le transport de marchandises

Depuis plusieurs années, la CGT ne cesse d’exiger de la Direction qu’elle reconnaisse à leur juste valeur les cheminots titulaires de l’ancien examen « Agent Mouvement » (AMV), un examen exigeant qui attestait d’un haut niveau de qualification ! Concrètement, la CGT revendique le passage à la classe 4 de tous les titulaires de l’AMV !

Sans satisfaire la revendication portée, la Direction est tout de même con­trainte de concéder une avancée à travers une mesure dite « exception­nelle ». Les cheminots concernés bénéficieront donc de l’attribution de la classe 4 six mois avant leur départ à la retraite ou leur mise à la réforme, à condition d’être toujours sur la classe 3 au moment du départ et d’être toujours salarié d’Hexafret.

Pour la CGT, cette mesure constitue une première avancée mais elle de­meure largement insuffisante ! Pourquoi attendre les six derniers mois de carrière pour reconnaître à sa juste valeur le niveau de qualification acquis, parfois depuis plusieurs décennies ?

Les titulaires de l’AMV ont par ailleurs exercé des responsabilités impor­tantes durant toute leur carrière et ont participé au fonctionnement quotidien de l’entreprise à l’appui de cette qualification. Ils sont en droit de bénéficier d’un véritable déroulement de carrière comme d’un parcours professionnel tout au long de leur vie active, qui leur est toujours refusé à ce jour !

LA CGT CONTINUE LE COMBAT ET REVENDIQUE :

  • la reconnaissance à sa juste valeur de l’examen d’AMV ;
  • la fin des blocages artificiels des déroulements de carrière par un véri­table accès à la classe 4 pendant la carrière ;
  • une politique de reconnaissance des qualifications fondée sur les di­plômes, les formations qualifiantes et l’expérience acquise, non sur des contraintes budgétaires.

Cette mesure démontre une nouvelle fois qu’aucune avancée sociale ne tombe du ciel. Sans l’intervention de la CGT, les titulaires de l’AMV seraient restés totalement oubliés.

Cette première victoire doit maintenant ouvrir la voie à une reconnaissance beaucoup plus large de l’ensemble des qualifications des cheminot·e·s.

LA CGT NE LÂCHERA RIEN !
LA RECONNAISSANCE DES QUALIFICATIONS N’EST PAS UNE FAVEUR, C’EST UN DROIT !

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LES ADC D’HEXAFRET AURONT DROIT À LA MÊME PRIME TRACTION QU’À VOYAGEURS !

| Le transport de marchandises

Présentée comme un groupe de travail conclusif sur la prime traction et l’organisation du service annuel, cette réunion a surtout confirmé que les décisions étaient déjà arrêtées par la direction, sans aucune marge de discussion.

La direction annonce appliquer les mesures issues des négociations Voyageurs avec effet rétroactif au 1er janvier 2026 et toujours sans tenir compte des spécificités du fret ferroviaire. Pour rappel, voir les mesures ci-dessous :

 

Avant Après
Sécurisation de la prime traction
  • J1 : carence
  • J2 à J11 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J 12 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J1 : carence
  • J2 à J6 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J 7 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
Amélioration de la prime de base garantie Paiement pour 20 jours de travail : 705 €. Paiement pour 20 jours de travail : 745 €
Journée SU (sans utilisation)
  • 1er au 3e SU du mois civil payés au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €
  • 4e SU du mois civil payé autaux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €
  • 1er SU du mois civil payé au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €,soit 21,37 €
  • À partir du 2e SU du mois civil, payé au taux A : 25,8
Revalorisat° de la présence horaire au 01/01/26
  • Pas de paiement dès la 1re minute
  • Taux 2 : 1,11 € de la 3e àla 5e heure
  • Taux 1 : 1,90 € au-delà de la 5e heure
  • Paiement dès la 1re minute• Nouveau taux 2 : de 0 à 5 heures : 0,48 € par heure
  • Taux 1 revalorisé à 2,85 €au-delà de la 5e heure
Simplification de la prime traction Redressement de l’acompte congés en mars avec rappels sur salaire.

L’acompte congés est remplacé par la prime congés, calcul mensuel basé sur la moyenne des 12 derniers mois glissants.

+ Confirmation de la modification des documents ADC : fiche PT, état 113, état 31

Dans le même temps, elle maintient la mise en place de deux adaptations (avril et septembre) en plus du changement de service annuel, mais en garantissant un déroulé de grille de RP annuels (l’adaptation de septembre passera en commission roulement au mois de juin).

La délégation CGT, avec les autres organisations syndicales, a rappelé clairement son positionnement. Nous refusons que l’évolution de la prime traction soit conditionnée à des modifications de l’organisation du travail. Sur le terrain, la situation est tout autre, les roulements évoluent en permanence, les journées sont modifiées et les agents n’ont plus de visibilité sur leur organisation personnelle. Les congés sont difficilement accordés, les compteurs gonflent, les demandes de temps partiel sont refusées et les ADC assurent la production dans des conditions de plus en plus dégradées, ce qui engendre une augmentation de la souffrance au travail, déjà bien élevée suite à la procédure de discontinuité.

Ce sont nos conditions de travail, notre santé, notre vie personnelle et nos conditions de rémunération qui sont dans la balance !

Pour maintenir l’activité, la direction a recours à une multitude de conducteurs extérieurs avec des niveaux de rémunération nettement supérieurs à ceux des agents d’Hexafret. Cette situation crée un écart difficilement compréhensible et difficilement justifiable pour les agents qui assurent quotidiennement la production dans un contexte très difficile. De plus, cela a un coût économique très élevé pour l’entreprise.

La CGT constate une gestion qui repose essentiellement sur l’adaptation permanente et la flexibilité, sans réponse structurelle sur les effectifs et sans reconnaissance du travail accompli chaque jour.

La CGT porte des exigences claires :

  • une reconnaissance réelle du travail des conducteurs,▪des effectifs en adéquation avec la charge dans le respect de la réglementation,
  • le respect des droits des agents notamment sur les congés,
  • une dissociation claire entre rémunération et organisation du travail,
  • une prise en compte concrète des spécificités du fret dans le calcul de la prime traction.

LES AGENTS DE CONDUITE NE PEUVENT PAS ÊTRE UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT PERPÉTUELLE.

 

LA CGT CONTINUERA DE PORTER CES REVENDICATIONS ET D’AGIR
POUR OBTENIR DES AVANCÉES QUI BÉNÉFICIERONT
À TOUS LES ADC D’HEXAFRET !

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NOUVELLES TABLETTES DES OPF :

Hexafret choisit le bas de gamme !

| Le transport de marchandises

Lors de la CSSCT du 3 février dernier, la direction a présenté le renouvellement des tablettes utilisées par les agents au sol d’Hexafret. Ces tablettes sont devenues un outil de travail quotidien pour près de 1500 agents qui s’en servent pour Digifret, Digidoc ou PMF et de plus en plus d’applications numériques que l’entreprise prévoit encore de mettre en production comme le eBF ou « le prêt au départ ».

Autrement dit, cet outil devient central dans le travail journalier des OPF. C’est avec cette tablette que les agents travaillent au quotidien sur le terrain parfois sous la pluie, parfois dans le froid, parfois dans des conditions difficiles avec une tablette grand public premier prix ; la direction a fait un choix clair : celui du bas de gamme.

La tablette retenue est une Galaxy Tab A11+, un modèle choisi principalement parce qu’il est le moins cher dans la grille de sélection utilisée par l’entreprise.

Encore une fois la logique est toujours la même chez Hexafret. Chercher l’économie avant de chercher l’efficacité du travail. Mais surtout sans tenir compte de l’avis des utilisateurs ni des membres CGT de la CSSCT.

Les agents, eux, utilisent cet outil toute la journée. Ils ont besoin d’un matériel fiable et robuste avec une batterie qui tient réellement la journée et un équipement capable de supporter les applications actuelles et celles qui arriveront dans un très proche avenir. Au lieu de cela la direction fait le choix d’un matériel standard, peu robuste, moins adapté aux conditions de terrain alors même que d’autres modèles plus solides mais surtout plus professionnels existaient dans les tests. La solution miracle pour nos têtes pensantes, fournir une batterie additionnelle !

Pour la CGT ce choix est révélateur du mépris persistant pour le travail réel des OPF et des cheminots d’Hexafret en général. Quand on équipe les agents avec du matériel au rabais, il ne faut pas s’étonner ensuite des difficultés sur le terrain.

Quand l’entreprise investit au minimum dans les outils de travail elle envoie un message clair sur la considération qu’elle porte aux agents qui font tourner l’exploitation au quotidien.

Un outil de travail au rabais empêche un travail de qualité !

Les agents méritent mieux que cela. Ils méritent des outils fiables dignes du travail qu’ils accomplissent chaque jour. La CGT continuera à porter la voix des agents et à dénoncer les choix qui privilégient l’économie immédiate plutôt que les conditions de travail.

Les agents méritent mieux que cela.
Ils méritent des outils fiables dignes du travail qu’ils accomplissent chaque jour.
La CGT continuera à porter la voix des agents et à dénoncer les choix qui privilégient l’économie immédiate plutôt que les conditions de travail.

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EFFECTIFS CONDUITE : LA DIRECTION MINIMISE, LES CHEMINOTS SUBISSENT !

Hexafret

| Le transport de marchandises

Reçue en audience, la Fédération CGT des cheminots a dénoncé l’opacité sur les chiffres réels des effectifs voulue par la direction d’Hexafret.

Face à la dégradation des conditions de travail et de la production, la CGT exige une transparence totale et un plan d’embauche immédiat pour que le nombre d’agents de conduite corresponde enfin à la charge de travail réelle !

La CGT avait sollicité cette audience afin d’obtenir un état des lieux précis de la situation des effectifs conducteurs (TA et TB) et leur adéquation avec la charge de travail au sein d’Hexafret.
Or, en refusant de transmettre des documents chiffrés détaillés, la direction empêche toute analyse sérieuse de la situation. La CGT dénonce une stratégie du flou. Pour garantir l’avenir de nos emplois, la transparence n’est pas une option, c’est une nécessité.

DES EFFECTIFS SOUS TENSION : LA DIRECTION JOUE AVEC LES CHIFFRES !

La direction reconnaît une augmentation de la charge de travail et des inaptitudes pour 2026. Face à ce constat, elle annonce un besoin de 645 conducteurs TB (contre 630 initialement). Mais en se contentant d’un calcul global « France entière », elle ignore les tensions réelles qui pèsent sur chaque résidence.

Pour la CGT, ces tensions en effectif impactent la couverture des trains et l’organisation du travail. En découlent des difficultés de production qui apparaissent concrètement dans les résidences : construction des roulements, couverture quotidienne des trains, organisation des congés, gestion des remplacements….

DES MESURES D’AJUSTEMENT, MAIS PAS DE SOLUTION DURABLE

La direction évoque plusieurs dispositifs pour faire face aux tensions : recours aux conducteurs agiles, détachements temporaires, mobilité interne ou optimisation des roulements. Elle annonce également le détachement temporaire de 15 conducteurs en provenance de TER et l’ouverture de nouvelles écoles de formation.

Une seule solution pérenne : l’embauche revendiquée par la CGT de 40 conducteurs minimum !

Par ailleurs, la CGT exige :

  • Une transparence complète sur les effectifs réels par résidence ;
  • La communication des projections de départs, recrutements et formations ;
  • La communication de tous les éléments utiles au calcul de l’ACR ;
  • La mise en place d’un plan durable d’anticipation des effectifs.

À l’heure où la direction du GPU SNCF compte remettre en cause les conditions sociales de l’ensemble des cheminots, la CGT appelle les cheminots à se tenir prêts.

TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER NOS REVENDICATIONS !

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LA DIRECTION VEUT NOUS FAIRE PAYER LES « AVANCÉES » OBTENUES À VOYAGEURS !

Prime Traction à Hexafret

| Le transport de marchandises

Le 26 février, une délégation CGT a été reçue par la Direction dans le cadre d’un groupe de travail sur la prime traction et l’organisation du service annuel. Derrière les annonces présentées comme des « améliorations », la Direction tente en réalité d’imposer un marché inacceptable aux conducteurs Hexafret : des mesures sur la prime traction en échange de plus de flexibilité et de modifications de nos journées de service.

LA DIRECTION VEUT IMPOSER UN PACKAGE : PRIME TRACTION CONTRE ENCORE PLUS DE FLEXIBILITÉ !

La Direction souhaite appliquer à Hexafret les mesures issues de Voyageurs mais pose une condition : accepter deux adaptations obligatoires du service par an, des mesures salariales pour encore plus de désorganisation vie professionnelle–vie per-sonnelle. Même si la grille de repos annuelle semble acquise, la Direction s’octroie encore une fois le droit de pouvoir la modifier en organisant des commissions roulements si elle le juge nécessaire. Il n’y en a jamais assez !

LA CGT REFUSE CE CHANTAGE ! LES CONDUCTEURS HEXAFRET NE SONT PAS DES VARIABLES D’AJUSTEMENT !

La CGT a rappelé que nous n’avons pas été conviés aux discussions. Jamais nous n’avons pu exprimer les besoins des agents d’Hexafret. Pire, les quelques euros négociés l’ont été en prenant en compte les mesures salariales Groupe pour les-quelles Hexafret est exclu ! Pour la CGT, la coupe est pleine. Le mépris doit cesser immédiatement.

La délégation CGT a rappelé sa disponibilité pour discuter des sujets, dans une volonté d’avancer et d’améliorer les conditions de vie au travail des cheminots d’Hexafret. L’adaptation dont font preuve les ADC d’Hexafret tous les jours permet à l’entreprise de prospérer, et malgré l’absence de reconnaissance, ce système tient : des changements quotidiens dans les journées de service tolérés, acceptés, mais jusqu’à quand ? La Direction est montée d’un cran dans le mépris. La CGT lui a demandé de revoir immédiatement sa position.

Pour la CGT, les modifications fréquentes des journées de service, la désorganisation permanente de la vie personnelle, le travail de nuit important et le manque d’effectifs chronique avec des calculs d’ACR (adéquation charge-ressources) faux sont autant de points de crispation à rapidement discuter. Ajouter à cela 15 ADC du TER mis à disposition pendant quelques mois avec des conditions salariales très avantageuses, et la situation devient encore plus tendue socialement.

Le vrai problème, ce n’est pas le nombre d’adaptations. Le vrai problème, c’est le manque d’effectifs et la désorganisation de la production actuelle. Sans compter le manque de locomotives, alors que la braderie sur Agorastore (site d’enchères en ligne) des locomotives les plus récentes continue !

Nous avons aussi rappelé à la Direction qu’il y avait des problématiques sur la prime traction qui ne concernaient que les ADC du fret, comme la revalorisation de la prime « grand axe » ou une meilleure revalorisation de la conduite de nuit.

LA PRIME TRACTION N’EST PAS UNE MONNAIE D’ÉCHANGE !

La CGT a été claire : les avancées obtenues à Voyageurs sur la prime traction doivent s’appliquer à Hexafret sans contrepartie sur l’organisation du travail et sans dégradation des conditions de vie au travail des ADC d’Hexafret. La CGT a des propositions et notamment un projet complet de prime traction plus lisible et plus protectrice pour les ADC !

À l’heure actuelle, aucun accord n’a été trouvé. La Direction maintient sa position. Souhaitons qu’elle évolue rapidement. La CGT poursuivra les échanges et continuera à défendre les droits et les conditions de travail des conducteurs Hexafret. La prochaine réunion conclusive est prévue le 17 mars prochain !

 

ENSEMBLE, NE LAISSONS PAS LA DIRECTION
IMPOSER TOUJOURS PLUS DE FLEXIBILITÉ !

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HEXAFRET : DES EFFECTIFS EN BAISSE, ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT !

| Le transport de marchandises

Rien ne change. Après un passage à marche forcée vers Hexafret, la situation sociale continue de se détériorer. Malgré une communication rassurante et des recrutements en nombre important annoncés, les effectifs diminuent, la charge de travail augmente et le mal-être s’installe durablement.

DES EFFECTIFS QUI CONTINUENT DE BAISSER MALGRÉ LES RECRUTEMENTS !

Depuis le transfert massif des agents de Fret SNCF vers Hexafret au 1er janvier 2025, la direction tente de présenter une situation stabilisée. Les chiffres démontrent pourtant l’inverse. Les recrutements ne compensent pas les départs, et les effectifs disponibles continuent de reculer dans de nombreux métiers essentiels, en particulier chez les conducteurs et dans les métiers des fonctions transverses.

Démissions, ruptures conventionnelles, fins de contrats et difficultés d’intégration se multiplient. On embauche, mais on perd presque autant d’agents dans le même temps. Cette instabilité permanente empêche la constitution de collectifs de travail solides et accentue la surcharge de travail pour les agents en poste.

UNE ATTRACTIVITÉ EN FORTE CHUTE !

Pour la CGT, ces départs ne sont pas le fruit du hasard. L’attractivité d’Hexafret est aujourd’hui très faible. La perte du statut, des rémunérations insuffisantes par rapport au cout de la vie, des perspectives de carrière limitées et des conditions de travail dégradées éloignent durablement les candidats et poussent les agents à quitter l’entreprise.

Certains métiers clés restent durablement vacants, mettant en tension l’ensemble de la production. Cette situation nourrit un cercle vicieux, moins d’effectifs, plus de pression, davantage de fatigue, et donc encore plus de départs.

DES FORMATIONS QUI METTENT LES SALARIÉS EN DIFFICULTÉ !

La direction communique sur l’effort de formation, mais la réalité du terrain est toute autre. Les parcours sont souvent raccourcis, mal accompagnés et insuffisamment sécurisés. Les taux d’échec, notamment chez les OPF et les conducteurs, sont élevés, et les abandons en cours de formation se multiplient.

Pour la CGT, ces échecs ne sont pas liés aux agents mais à des choix organisationnels hasardeux. Là encore, ce sont les agents en poste qui subissent les conséquences, avec une charge de travail accrue et une pression permanente pour compenser les manques.

DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT PARTOUT !

Les indicateurs sociaux sont alarmants. L’absentéisme progresse, y compris au siège. L’accidentologie repart à la hausse, en fréquence comme en gravité. Le climat social est marqué par l’inquiétude, le stress et l’incertitude.

Les réorganisations successives, comme « PADOVA phase 2 » pour le siège, désorganisent profondément les collectifs et donnent le sentiment d’une restructuration permanente, sans vision claire ni perspectives à moyen terme pour les agents.

UNE PÉNIBILITÉ TOUJOURS NIÉE !

La pénibilité reste une réalité quotidienne pour de nombreux agents, mais elle demeure largement ignorée par la direction, notamment en fin de carrière.
Tant que la pénibilité ne sera pas reconnue pour tous les métiers concernés, les arrêts maladie, l’absentéisme et les départs continueront d’augmenter. On ne peut pas construire une entreprise durable en fermant les yeux sur la santé des agents.

DES INJUSTICES SALARIALES QUI PERDURENT !

Les premières données communiquées confirment l’existence d’écarts de rémunération importants entre statutaires et contractuels, mais aussi entre agents occupant des fonctions comparables. Ces différences découlant d’une classification de Branche régressive, ne sont ni clairement expliquées ni justifiées.
Pour la CGT, le principe est simple, à travail égal, salaire égal. L’opacité salariale alimente le sentiment d’injustice et affaiblit encore la confiance des agents envers la direction.

La CGT a voté contre lors de cette consultation sur la politique sociale marquée par baisse continue des effectifs, la perte d’attractivité, la dégradation des conditions de travail, la non-reconnaissance de la pénibilité et les injustices salariales.

Ce vote contre est un signal clair adressé à la direction, la situation sociale d’Hexafret exige des mesures immédiates, ambitieuses et durables.

Hexafret ne se construira pas sur le dos des agents.
La CGT continuera d’exiger des effectifs suffisants, des conditions de travail dignes,
la reconnaissance de la pénibilité, des rémunérations justes, une vraie politique de formation
et des perspectives professionnelles claires.

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RÉSULTAT FINANCIER HEXAFRET, UNE SITUATION EN TROMPE L’ŒIL

Fret

| Le transport de marchandises

La consultation annuelle sur la situation économique et financière de l’entreprise est, pour la direction, l’occasion de mettre en avant de bons résultats.

Pourtant, l’analyse de la CGT dresse un tout autre constat et révèle de fortes fragilités dans le modèle économique d’Hexafret.

Pour la CGT, le bilan d’ouverture d’Hexafret met en évidence une structure déjà fragilisée : une trésorerie nettement insuffisante, des capitaux propres faibles et des provisions pour risques anormalement élevées, notamment 28 millions d’euros hérités de Fret SNCF.

Le choix du « cash-pooling » (une gestion centralisée de la trésorerie avec les 92 filiales du groupe SNCF) n’est guère rassurant. Il illustre l’absence d’autonomie financière d’Hexafret et sa forte dépendance au Groupe ; d’autant plus que ce n’est pas directement Hexafret qui a contractualisé avec le Groupe, mais RLE, devenant ainsi le point d’entrée pour préparer l’arrivée d’un potentiel nouvel actionnaire.

Cette fragilité initiale se retrouve dans le budget 2025, qui n’est équilibré qu’au prix d’éléments extérieurs exceptionnels et non durables. Les aides publiques au wagon isolé (environ 80 millions pour 2025, auxquels s’ajoutent quelques millions de reliquat 2024 liés à Fret SNCF), la prise en charge du T2 par le Groupe (8,6 millions d’euros pour le premier semestre), ainsi que les trafics résiduels du combiné et des autoroutes ferroviaires encore sous-traités, masquent une réalité préoccupante. Sans ces soutiens, dont la plupart ne sont pas pérennes, Hexafret serait incapable d’atteindre ses engagements de rentabilité.

Parallèlement, un flou persiste autour de la gestion des biens issus de Fret SNCF, désormais devenu C32. Les élus du CSE ne disposent d’aucune information permettant de suivre les décisions, alimentant de fortes inquiétudes quant à la transparence du processus. Pourtant, des opérations telles que la vente des locomotives sont pilotées par Hexafret et RLE, qui disposent bien des informations… mais l’omerta demeure.

Pour le premier semestre, en retrait de –0,4 %, notamment en raison d’un marché de la chimie atone et d’une baisse de la sidérurgie et, plus préoccupant encore, d’une décroissance avec Arcelor ; les charges de personnel, en baisse de plusieurs millions d’euros par rapport au budget ; Pour la CGT, ces chiffres confirment les craintes exprimées dès l’origine : le modèle économique repose essentiellement sur la réduction des effectifs, tandis que la politique commerciale, centrée sur un meilleur remplissage des trains, ne peut réussir qu’avec une véritable stratégie de développement du marché et un report massif de la route vers le rail.

Or, les chiffres montrent que ce report modal bénéficie quasi exclusivement au combiné, un marché dont Hexafret est exclu pour une décennie. Sur le premier semestre, seuls 5,9 GTK ont été réalisés alors que le marché connaît une très légère croissance.

Pour la CGT, il est indispensable d’obtenir la réduction du « BAN » (bannissement) de 10 à 5 ans afin de permettre à Hexafret de se repositionner sur le segment le plus porteur, comme l’a proposé la dernière Commission parlementaire fin 2023.

Le budget 2026 a été présenté en Conseil d’administration le 11 décembre. La direction a refusé tout commentaire en CSE, mais confirme que les suppressions de postes se poursuivront en 2026. Selon la directrice financière, le budget 2026 a été construit « avec prudence ». Les élus CGT du CSE ont voté contre cette orientation financière.

La Fédération CGT des cheminots, pour sa part, porte des propositions concrètes dans le cadre d’Ensemble pour le Fret, en faveur d’un véritable développement du fret ferroviaire, reconstruire une offre solide autour du wagon isolé.

L’enjeu est de retrouver une place centrale dans la chaîne logistique du pays assuré par l’opérateur public historique, capable de répondre aux besoins des chargeurs.

 

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La vraie info - Le JT des cheminots

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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