Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

RENDEZ-NOUS NOTRE ARGENT !

| Tract

Des milliers de cheminots n’ont pas perçu leur salaire de décembre, avec des disparités d’une SA à l’autre.

C’est avec stupeur que des milliers de cheminots ont découvert ne pas avoir perçu, pour l’heure, leur paie du mois de décembre.

La raison évoquée par la direction de l’entreprise serait le changement de banque opéré par 4 sociétés du groupe (SNCF SA, SNCF Voyageurs, SNCF Gares et Connexions, et Fret SNCF) qui sont passées de la Banque de France à la BNP Paribas.

Initialement c’était la Banque de France qui réalisait ces opérations. C’est sans doute le passage en SA qui a encouragé nos dirigeants à se tourner vers le secteur privé pour matérialiser le fait que la SNCF serait devenue « une entreprise comme une autre ».

Le choix de la banque nous laisse perplexe quand on sait que BNP Paribas est la société la plus présente dans les paradis fiscaux. En tout état de cause, la direction SNCF doit garantir le versement de la paie à l’ensemble de ses salariés dans les délais impartis.

Les cheminots sont en droit d’attendre de l’entreprise qu’elle leur verse les salaires dus en contrepartie de leur travail.

Cette situation ne manquera pas de mettre un grand nombre de cheminots en difficulté pour honorer leurs factures, remplir le frigo etc…

De plus, il est probable que des frais bancaires résultent de ce manquement de l’entreprise à ses obligations.

La Fédération CGT des Cheminots est intervenue auprès de la direction pour faire régulariser dans les plus brefs délais la situation. La direction s’est engagée à assumer les éventuels coûts afférents (frais bancaires, rejets…).

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LE 27 JANVIER 2022 : EN GRÈVE ET EN MANIFESTATIONS !

Appel du collectif CGT des personnels CASI / CSE / CCGPF

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

LES RICHESSES PRODUITES APPARTIENNENT AUX TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES !

Alors qu’en 2021, plus de 300 milliards d’€ ont été captés par les 500 plus grandes fortunes, que la part des bénéfices versée aux actionnaires est passée de 30 % dans les années 80 à 85 % aujourd’hui, une large majorité des travailleurs et des travailleuses du pays, les retraité·e·s et pensionné·e·s voient leur pouvoir d’achat systématiquement diminuer au point d’être jeté·e·s dans la précarité, dans la pauvreté ! En cause, des salaires et pensions qui n’augmentent pas ou en-deçà de l’inflation !

CHEMINOTS ET PERSONNELS CASI, CSE, CCGPF : MÊME COMBAT !

En conséquence des politiques d’austérité budgétaire menées par la direction SNCF, les cheminots et les personnels CASI, CSE et CCGPF n’échappent pas à cette réalité en l’absence de revalorisation salariale depuis 8 ans !

De plus, les mesures bas salaires, et les revalorisations du SMIC ont mécaniquement généré un tassement de la grille.

La SNCF a les moyens d’augmenter les salaires des cheminots permettant, par convergence, la revalorisation des nôtres !

OUVERTURE À LA CONCURRENCE DU RAIL : DANGER !

Liées à l’ouverture à la concurrence du rail, par ailleurs actée dans plusieurs régions, la direction SNCF prépare et tente d’opérer de profondes et brutales transformations. Menée à son terme, dans les conditions actuelles, l’ouverture à la concurrence engendrera des conséquences lourdes pour les cheminots, les usagers, et le service public ferroviaire en général. In-fine, ce sont les installations sociales, les activités et nos emplois qui sont directement menacés. Défendre le Service Public SNCF et ce qu’il implique est donc une double nécessité, dans l’intérêt des personnels CASI, CSE, CCGPF !

En outre, la CGT revendique :

  • Le SMIC à 2 000 € brut, l’application des 32 heures payées 35 ; la retraite à 60 ans à taux plein ;
  • La revalorisation de la valeur du point pour éviter le tassement de la grille ;
  • Un déroulement de carrière durant toute la vie professionnelle ;
  • Une prime d’ancienneté à améliorer (aujourd’hui maximum 20 %) ;
  • La revalorisation de l’indice journalier pour les animateurs en ALSH ;
  • Des facilités de circulation comme les cheminots et l’accès aux cabinets médicaux SNCF ;
  • Des moyens supplémentaires pour développer les activités sociales et culturelles locales et nationales (CASI et CCGPF) par l’augmentation de la dotation A.S. (3 % pour les actifs au lieu de 1,721 % aujourd’hui et 1 % pour les retraites et pensions au lieu de 0 % aujourd’hui).

POUR DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC SNCF,

POUR DÉFENDRE NOS ACTIVITÉS SOCIALES,

POUR DÉFENDRE NOS EMPLOIS,

TOUS ENSEMBLE LE 27 JANVIER !

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MAÎTRISES ET CADRES, AGISSONS POUR NOS SALAIRES ET NOS QUALIFICATIONS !

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

Exigeons la reconnaissance par le salaire des savoir-faire et des qualifications acquis par les années d’études, la formation et l’expérience.

La Fédération CGT des cheminots a déposé un préavis de grève pour la journée du 27 janvier 2022.

Ne nous laissons pas abuser par nos directions qui souhaitent rémunérer, de façon non liquidable, avec des éléments variables, parfois éphémères, l’employabilité des salariés et décliner des « mesurettes » pouvoir d’achat, financées par l’argent public. Cette politique accompagne la dégradation de nos conditions de vie et de travail. Elle précarise notre rémunération.

Les qualifications des maîtrises et des cadres s’acquièrent avec les diplômes, les formations qualifiantes et l’expérience acquise. Les responsabilités confiées aux maîtrises et aux cadres s’appuient sur leurs capacités techniques à les appréhender. Elles doivent être reconnues par un véritable salaire !

La Fédération CGT des cheminots exige des augmentations générales des salaires et un statut social avec une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadres permanents, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs avec une première position de rémunération à 2 000 € brut. Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

Les qualifications doivent être reconnues et rémunérées à leur juste valeur !

Les compétences et les qualifications appartiennent aux salariés ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus par des qualifications et payés tout au long de la carrière. La CGT refuse la mise en concurrence des salariés sur un marché du travail qui dépendrait de son lieu de vie, de son métier ou des risques des tâches. Le travail n’est pas une marchandise.

Le ferroviaire exige une technicité qui s’acquiert sur le long terme. Un système juste de parcours professionnels garantit un service public sûr, fiable et moderne.

Les cheminots de tous collèges doivent être acteurs de leur progression professionnelle. L’UFCM CGT revendique des droits et s’oppose à l’arbitraire patronal. Lorsque les parcours professionnels sont uniquement organisés par la détection des « potentiels » sans être liés aux formations, à l’expérience ou aux diplômes, l’injustice est reine.

Nous sommes au service de la production ferroviaire, de sa qualité et de ses progrès futurs, et nous devons être reconnus en tant que techniciens, experts et encadrants.

Revendiquons, ensemble, des formations qualifiantes à la main du salarié qui garantissent un parcours professionnel dans les entreprises ferroviaires.

Suite à la mascarade de la négociation salariale du 17 novembre 2021, la Fédération CGT des cheminots et son UFCM appellent à mettre la pression, notamment pour la réouverture de négociations.

Les maîtrises et cadres, conscients de leur utilité pour l’organisation de la production ferroviaire, ont un véritable pouvoir d’agir. Un statut social et une grille unique, c’est aussi, pour les encadrants de proximité, la possibilité d’occuper ses responsabilités avec transparence et équité.

Tous ensemble, mobilisons-nous pour des salaires en reconnaissance de nos qualifications,

le 27 janvier 2022.

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QUAND LE PASSÉ ÉCLAIRE LE PRÉSENT

| Espace jeunes

Dans le cadre de la 80e commémoration des fusillés de Châteaubriant, le Collectif Jeunes de la Fédération a participé à un débat sur la place des revendications face à la montée du fascisme.
Ce débat sur le passé est nécessaire pour anticiper l’avenir.

Il y a quatre-vingts ans, le 22 octobre 1941, les vingt-sept otages de Châteaubriant furent assassinés après avoir été livrés aux nazis par la collaboration pétainiste, en raison de leur engagement au sein du Parti communiste et de la CGT et en représailles de l’exécution du lieutenant-colonel Holtz par la Résistance.

Une résonance alarmante

La commémoration de cet événement tragique doit nous faire réfléchir sur le contexte délétère de l’époque qui a conduit à la montée puis l’avènement du fascisme et du nazisme dans les années 1930 et 1940. Celui-ci résonne en effet de plus en plus avec notre présent. Force est de constater, en France comme à l’international, qu’à mesure que la violence patronale et sociale que subissent les salariés et la population s’intensifie, les discours fascistes, xénophobes, sexistes croissent et se banalisent dangereusement.
Cette situation interroge, comme à l’époque, sur le rôle et la responsabilité du patronat dans la propagation de ces thèses racistes et autoritaristes, mais aussi sur le profit qu’il veut en tirer. Il questionne tout autant notre syndicalisme et ses militants : son engagement, ses valeurs, son projet de société, ses leviers d’intervention, sa capacité à transmettre et à développer le goût pour la lutte sociale et la réponse aux besoins.

Un combat actuel et nécessaire

C’est donc dans ce cadre que se sont tenus les échanges qui entouraient la commémoration sur le thème « Revendiquer hier et aujourd’hui dans le cadre de la montée du fascisme », sous la conduite du Collectif jeunes confédéral.

Nous vous proposons aujourd’hui de prendre connaissance de l’intervention et des conclusions du Collectif Jeunes de la Fédération CGT des Cheminots lors de ce débat.

À voir également :
« Quand on résiste, on a toujours 20 ans ! » Avoir 20 ans en 1940, avoir 20 ans aujourd’hui.
Film projeté dans le cadre des débats, réalisé par Les Films de l’An 2 pour la Fédération Nationale des Industries Chimiques.

 

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Communiqué CGT Cheminots & Ports et Docks

Dumping social

| Communiqué

La CGT tient à dénoncer le dumping social qui s’organise sur les chantiers et les gares de la SNCF.

En effet, dans le cadre des appels d’offres sur les activités de Nettoyage et de la Manutention Ferroviaire, le cas de la gare de Montpellier reflète les velléités du patronat et de son bras armé, l’UTP, d’organiser le dumping social.

En effet, comment accepter que la SNCF organise des appels d’offres et sous-traite à des entreprises n’appliquant pas la Convention Collective Nationale de la Manutention et du Nettoyage Ferroviaire ?

Cette situation inacceptable et sans précédent nous interpelle et crée toutes les conditions pour que les travailleurs de ces chantiers soient déstabilisés, tant sur leurs conditions sociales que d’emploi avec le risque in fine d’être licenciés !

Nos Fédérations demandent aux organisations patronales et à la SNCF de respecter :

  • la Convention Collective Nationale de la Manutention et du Nettoyage Ferroviaire ;
  • les emplois et l’organisation du travail avec des garanties sociales pour les salariés ;
  • un réel dialogue social avec des IRP et les organisations syndicales représentatives.

La CGT ne laissera pas saborder une activité industrielle, avec ses métiers, ses emplois, ses compétences et son histoire pour des enjeux mercantiles suite à la réforme de 2018 instaurant la concurrence et la libéralisation dans le ferroviaire.

La CGT exige immédiatement que la SNCF fasse machine arrière, arrête le dumping social à travers Gares et Connexion et qu’une entreprise appliquant la CCN de la Manutention Ferroviaire soit retenue.

Concernant l’insertion des personnels en situation de handicap, ils ne doivent pas être instrumentalisés pour licencier d’autres salariés ou réduire leurs droits.

Les travailleurs handicapés doivent être embauchés dans les entreprises de nettoyage et à la SNCF sur des postes adaptés.

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STOP À LA RÉGRESSION, ALLONS CHERCHER LE PROGRÈS SOCIAL !

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

Salaires, emplois, retraites : Gouvernement et direction poursuivent leur entreprise de démolition du service public ferroviaire SNCF et des conditions sociales et de travail des cheminots.

La multiplication des conflits ces dernières semaines a démontré que les cheminots ne se résignent pas ! Les luttes récemment engagées ont été gagnantes !

Le 27 janvier, la Fédération appelle l’ensemble des cheminots à élargir la contestation et à amplifier la mobilisation par la grève !

SALAIRES : NOUS NE SOMMES PAS QUITTES !

Les mesures unilatérales prises par la direction suite à l’échec des NAO en novembre 2021 sont loin du compte ! Quant à celles décidées sous la pression des mobilisations en décembre, elles sont certes le fruit des rapports de force construits, mais ne sont ni pérennes, ni transverses à tous les cheminots.

L’ensemble des cheminots contribue pourtant à la production ferroviaire et permet ainsi aux trains de rouler, même en période de pandémie !

A l’audience de la DCI (CGT-SUD-Rail) du 12 janvier 2022, la direction, après nous avoir imposé 8 années de gel des salaires, en annonce désormais une 9ème.

Les cheminots ne font pas l’aumône. Ils veulent vivre décemment de leur travail et être reconnus ! De l’argent, il y en a, nous irons le chercher !

DES EMPLOIS POUR LE FER

L’emploi et les effectifs sont également sources de multiples conflits sur le territoire. La majorité de ces luttes aboutit sur de belles victoires et se concrétise par des embauches. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres !

Exacerbée par le contexte sanitaire, la suppression de 10 097 emplois depuis 2016, conjuguée aux réorganisations permanentes et au développement de la polyvalence, a incontestablement accru, dans tous les métiers et tous les services, la dégradation des conditions de vie et de travail des cheminots. La direction ne tient même plus ces propres cadres d’organisation !

Pourtant, toujours insatisfaite, elle prévoit dans ses orientations stratégiques, la poursuite de cette politique mortifère par la suppression de 12 000 emplois supplémentaires à l’échéance 2025, soit 7 cheminots chaque jour. Cette hémorragie doit être immédiatement stoppée !

LA CGT EN DÉSACCORD

Différents accords ont été discutés, que ce soit au niveau de la branche ou de l’entreprise SNCF.

CCN ferroviaire

Deux récents accords ont été validés au niveau de la branche (« classifications et rémunérations » et « Garanties autres que celles prévues par la loi »). La Fédération CGT des cheminots dénonce, d’une part, le simulacre de négociations avec le patronat ferroviaire (UTP). La CGT, comme à chaque fois, a fait des propositions concrètes pour améliorer les droits des cheminots. Celles-ci n’ont pas été reprises.

La complicité de certaines organisations syndicales qui, en frétillant du stylo dès le début des discussions, a permis au patronat de proposer un contenu a minima, loin des protections que les cheminots sont en droit d’attendre en matière de conditions sociales. Seule la CGT a fait valoir son droit d’opposition sur ces deux accords. Nous exigeons la réouverture des négociations de ces deux volets.

GPU

Accord collectif mis à signature sur « l’évolution des principes de rémunération des personnels contractuels des cinq sociétés » : il n’aura pas fallu attendre longtemps après la validation du volet « rémunération » de la CCN pour que la direction matérialise dans un accord d’entreprise, sa volonté de construire un cadre social au rabais en substitution au cadre existant, jugé trop protecteur. Elle vise les futurs cheminots recrutés, mais aussi, sous couvert « d’harmonisation », tous les cheminots contractuels de la SNCF.

La direction compte appliquer une rémunération à tous les cheminots contractuels sur un salaire annuel minimum.

Ainsi, elle ne serait plus tenue de respecter un salaire mensuel minimum en lien avec le métier exercé, mais seulement de garantir mensuellement le SMIC.

LE DÉCRET DE LA HONTE

L’article 17 de la loi rétrograde du 27 juin 2018 prévoyait la portabilité du Régime Spécial de Retraite pour les cheminots transférés dans des entreprises concurrentes, renvoyant les modalités d’application à un décret. Malgré l’affirmation du maintien des droits inscrit dans la loi, le Gouvernement a publié, en date du 31 décembre 2021, un décret remettant en cause les droits spécifiques à retraite des cheminots transférés.

Le motif : les entreprises privées ne veulent pas les financer et l’État ne veut surtout pas le leur imposer !

La facture sera donc présentée aux cheminots !

Au prix du mensonge, c’est donc à un véritable saccage social auquel se livre l’État avec la complicité du patronat. Le « sac-à-dos social » validé par l’accord de Branche minoritaire était déjà indigent, il est désormais vide.

LE 27 JANVIER 2022, EXIGEONS :

  • La revalorisation générale des salaires ;
  • La revalorisation des primes de travail et la refonte de la prime Traction ;
  • L’arrêt immédiat des suppressions d’emplois et des réorganisations en cours ou en projet ;
  • Un plan d’embauches massives pour assurer la production ferroviaire en qualité et en sécurité avec, en priorité, la régularisation en CDI de tous les CDD et intérimaires qui le souhaitent ;
  • La réécriture du décret et le maintien de l’ensemble des droits ;
  • La réouverture de négociations au sein de la branche et du GPU pour gagner véritablement un cadre social de haut niveau.

LE 27 JANVIER 2022,

FAISONS CONVERGER NOS REVENDICATIONS !

TOUS ENSEMBLE CHEMINOTS !

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Le 27 janvier, engageons la mobilisation dans le ferroviaire !

Appel unitaire CGT Cheminots / SUD-Rail

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

Les mobilisations des cheminot·e·s se sont multipliées ces dernières semaines. Les questions salariales, sociales et les conditions de vie et de travail sont au centre de leurs préoccupations.

Les Fédérations CGT et SUD-Rail appellent à amplifier le mouvement en participant activement à la journée de mobilisation interprofessionnelle du 27 Janvier.

Une meilleure répartition des richesses dès 2022 !

En ce sens, nous exigeons de la direction SNCF et du Gouvernement (actionnaire) d’ouvrir des négociations concernant :

  • Une augmentation générale des salaires. La politique salariale conduite par les dirigeant·e·s SNCF développe l’individualisation des salaires et la division sociale.
    Nous revendiquons le rattrapage de 20 ans de perte de pouvoir d’achat et cela de manière régulière et non aléatoire.
  • La réécriture du décret « transfert » pour garantir le maintien intégral des droits liés au régime spécial. Le 31 décembre dernier, en revenant sur ses propres engagements formulés en 2018, le Gouvernement remet en question les droits existants, notamment ceux du calcul des pensions de retraites ou encore de la pension de réforme.
    Nous exigeons le maintien intégral des droits des cheminot·e·s concerné·e·s en cas de transfert.
  • Des moyens humains et matériels pour bien travailler, singulièrement en matière d’emploi et de conditions de travail.
Nos deux Fédérations ont été reçues le mardi 11 Janvier par la direction nationale.
Sur l’ensemble de nos revendications, elle conserve une posture insoutenable et dangereuse « circulez, il n’y a rien à voir ».

Face aux sous-effectifs chroniques et au mal-être au travail croissant, nous exigeons les moyens nécessaires pour bien travailler, dans de bonnes conditions, assurer la production et, plus largement, assurer le service public ferroviaire attendu par les usagers.

Ensemble pour défendre tous les services publics !

Nos deux Fédérations appellent les travailleuses et travailleur du rail à s’inscrire pleinement dans la journée de grève et de manifestations interprofessionnelles à l’appel des organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL.

La crise sanitaire qui traverse notre pays est un révélateur de l’état de nos services publics (santé, éducation, transport, énergie, etc.), le constat est alarmant et nécessite que les salarié·e·s du public, du privé, les retraité·e·s et la jeunesse s’unissent pour imposer une société plus juste.

Les fédérations CGT des cheminots et SUD-Rail appellent à la grève et à participer massivement aux manifestations du jeudi 27 janvier !

En 2022, nous disons stop à la régression sociale !

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UN CADRE SOCIAL AU RABAIS

Accord Rémunération des contractuels

| Les conditions sociales

La direction du GPU SNCF abaisse les conditions de rémunération des cheminots contractuels de l’entreprise au niveau de la CCN (Convention Collective Nationale).

La CGT ne signera pas un accord qui acte un recul en matière de droits et de garanties.

Nous revendiquons un statut social de haut niveau pour tous les cheminots.

Contractuels de la SNCF, rejoignez la CGT !

Il n’aura pas fallu attendre longtemps après la validation du volet « rémunération » de la CCN pour que la direction matérialise, dans un accord d’entreprise, sa volonté de construire un cadre social au rabais en substitution au cadre existant, jugé trop protecteur.

Elle vise les futurs cheminots recrutés, mais aussi, sous couvert « d’harmonisation », tous les cheminots contractuels de la SNCF.

SMICARDISATION ET PRÉCARISATION SALARIALE

La direction compte appliquer une rémunération de tous les cheminots contractuels sur un salaire annuel minimum.

Ainsi, elle ne serait plus tenue de respecter un salaire mensuel minimum en lien avec le métier exercé, mais seulement de garantir mensuellement le SMIC. Le salaire mensuel pourrait être variable au gré des pics ou des baisses d’activité de l’entreprise. La Rémunération Annuelle Garantie (RAG) n’offre donc aucune stabilité dans la durée.

DES SALAIRES ANNUELS SNCF INDIGENTS

Chaque cheminot contractuel se verrait attribuer une classe ou qualification en fonction du poste ou emploi qu’il occupe (ci-dessous l’équivalence avec la grille statutaire).

Les salaires annuels minimaux correspondant à chaque classe seraient alignés sur les seuils les plus bas de la CCN (cf. tableau ci-dessous).

Ils ont été définis à un niveau tellement bas, qu’ils permettraient à l’entreprise de pratiquer des rémunérations « à la carte » selon ses besoins (logique de marché de l’emploi).

Ce sont des salaires annuels et il n’y a pas de 13ème mois ! Les contractuels qui perçoivent aujourd’hui la GFA (Gratification de Fin d’Année) ne la percevraient plus.

UNE PROGRESSION SALARIALE CONDAMNÉE

La progression salariale (assimilable aux positions de rémunération pour les statutaires SNCF) par paliers de 3 ans, plafonnée à 16 % sur 30 ans, est insuffisante et très théorique.

Si le salaire d’embauche est supérieur au salaire minimum, rien ne garantit une augmentation de rémunération par ce mécanisme.

La revalorisation salariale minimale garantie n’est en réalité que de 0,8 % par période de 3 ans, soit 8 % sur 30 ans.

À titre de comparaison, au déroulement de carrière type du Statut SNCF, la progression est au minimum de l’ordre de 35 % (hors échelon d’ancienneté).

UNE ANCIENNETÉ INÉGALE ET INFÉRIEURE À DE NOMBREUSES DISPOSITIONS

La direction reprend la CCN avec la majoration du salaire de 18 % au bout de 30 ans d’ancienneté pour les classes 1, 2, 3, 4, 5, 6 (équivalentes qualifications A, B, C, D, E, F au Statut), de 9 % pour les classes 7 et 8 (équivalentes qualifications G et H au Statut), et aucune majoration pour la classe 9 (CS).

À titre de comparaison, la majoration est de 23,6 % pour les statutaires. Pour les contractuels recrutés à la SNCF avant le 1er janvier 2020, la majoration peut atteindre 36,3 % selon les annexes du GRH 0254 dont ils dépendent.

Pour les contractuels relevant de l’annexe C du GRH0254 et les nouveaux embauchés, l’accord proposé par la direction du GPU SNCF transpose dans l’entreprise les dispositions concernant l’ancienneté de l’accord de branche, sans les améliorer.

Cet accord d’entreprise ne crée donc pas de nouveaux droits, mais acte de nombreux reculs.

La CGT revendique :

  • une grille unique pour tous les cheminots avec 9 qualifications, de l’Exécution au Cadre Supérieur, comportant 6 positions par qualification ;
  • des garanties sur le déroulement de carrière avec avancement automatique ;
  • la reconnaissance des diplômes à l’embauche et en cours de carrière ;
  • un 13ème mois ;
  • un salaire mensuel de début de grille à 2 000 Euros ;
  • une majoration d’ancienneté linéaire au cours de la carrière de plus de 30 %.

ENSEMBLE, GAGNONS UN STATUT SOCIAL DE HAUT NIVEAU

LE 27 JANVIER, TOUS MOBILISÉS !

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DÉFENDONS ENSEMBLE LE MÉTIER D’ASCT

| ASCT

Les attaques de la Direction contre le métier d’ASCT n’ont jamais cessé. Ce détricotage qui s’opère depuis plusieurs années, rencontre la résistance des ASCT sous l’impulsion de la Fédération CGT des cheminots.

La crise sanitaire et les décisions gouvernementales servent une fois de plus de prétexte pour servir les aspirations patronales.

Aussi, il est urgent de réaffirmer avec force le sens et le contenu de notre métier.

Les dernières annonces sur l’interdiction de prendre des repas à bord ont été démenties par la parution d’un décret qui ne mentionne que l’interdiction de la vente pour consommation à bord. Par la suite, l’intervention du ministre des Transports dans les médias a conduit la direction SNCF à (enfin) communiquer auprès des ASCT. Cet énième épisode lié à la pandémie Covid, illustre les velléités pour faire appliquer par les ASCT des décisions gouvernementales plus inconsistantes les unes que les autres. Sous couvert de gestion de crise, la sacoche des ASCT se remplit de tâches diverses et variées.

Cet épisode s’inscrit pleinement dans la continuité des tentatives de la direction visant à imposer le contrôle permanent des masques et du Pass sanitaire. Or, le métier d’ASCT, crise ou pas, est défini par 21 situations professionnelles. L’agrément et l’assermentation font partie du cadre pour exercer notre métier, et ils correspondent à des situations bien définies.

En effet, l’assermentation permet de constater les infractions reprises à la Police des chemins de fer et au code des transports. Il n’est pas question de rajouter d’autres éléments. L’ASCT assure l’accompagnement des trains, la sécurité des circulations et des voyageurs, assure le confort et la préservation des recettes. Pour cela, il constate des infractions telles que l’absence de titre de transport, de réduction non-justifiée ou de comportement inadéquat, notamment mise en danger, souillure, pieds sur banquette… Point Barre !

Pour faire face à une crise, tout est question de moyens ! Les intentions, voire les exigences de la direction pour imposer des missions supplémentaires peuvent être lourdes de conséquences, notamment d’un point de vue juridique.

Aussi, la Fédération CGT des cheminots dénonce les libertés prises avec les cadres réglementaires régissant le métier d’ASCT.

Alors que la loi n’est pas encore adoptée, la Fédération CGT a indiqué à la direction qu’elle serait vigilante à ce qu’aucune sanction administrative ou financière ne soit imposée à l’encontre des agents non-vaccinés ou n’ayant pas communiqué leur schéma vaccinal.

En effet, il serait inconcevable que la direction exerce des pressions sur ces agents. Au regard des conséquences de l’épidémie, de nombreuses circulations de trains sont supprimées. Est-ce le moment de prendre des décisions qui fragiliseraient encore un peu plus une production déjà fortement tendue ?

Au contraire, la Fédération CGT des cheminots plaide pour une organisation reposant sur la multi-activités. D’autant plus que si le passeport vaccinal s’appliquait aux agents exerçant sur les trains Voyages, il n’est pas obligatoire pour assurer l’accompagnement des circulations TER. Il serait par ailleurs inacceptable que des trains circulent en mode EAS alors qu’en parallèle et dans une autre activité, des agents seraient empêchés d’exercer leur métier. Moyennant une remise à niveau indispensable, des réaffectations pourraient être envisagées temporairement, c’est le cœur et le sens d’une entreprise intégrée.

La Fédération CGT des cheminots demeure vigilante et à l’offensive afin d’assurer à tous les ASCT une égalité de traitement, un niveau de sécurité et des garanties maximales sur leur conditions de travail sans perte de rémunération.

Pour votre intégrité physique et morale, ne vous exposez pas !

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AU MYANMAR, LE RÉGIME ASSASSINE DES SYNDICALISTES

Solidarité internationale

| Tract

La Fédération CGT des cheminots condamne avec la plus grande force l’assassinat de syndicalistes par la dictature au Myanmar.

Dans un silence assourdissant des autorités françaises, le régime poursuit une répression systématique et sanglante des opposants.

Les multinationales françaises continuent de commercer avec la junte militaire, ce qui revient à financer le massacre.

Répondant à la sollicitation de nos camarades du Myanmar, la Fédération CGT des cheminots va interpeller le Gouvernement.

Après le coup d’État militaire en février 2021 au Myanmar (ex-Birmanie), la population est descendue dans les rues et les militaires n’ont pas hésité à employer la force, provoquant des centaines de morts. Les cheminots ont déclenché une grève générale extrêmement suivie (90 % des 30 000 employés). Ils sont donc victimes d’une répression sauvage et les dirigeants syndicaux sont traqués. À ce jour, la résistance se poursuit. Nous apprenons qu’un de nos camarades a été assassiné et un autre est porté disparu. Nous voulons faire connaître cette situation aux cheminots français.

COURRIER DU SYNDICAT DES CHEMINOTS DU MYANMAR

« Le syndicat des chemins de fer de Mahlwagone, à Yangon, a rapporté que Aung Ko Latt, ouvrier CDM au hangar d’entretien des locomotives, a été arrêté par l’armée dans la nuit du 4 janvier et que le 6 janvier, sa famille a été informée qu’elle devait venir chercher le cadavre.

Aung Ko Latt était assistant conducteur de locomotive au sein de la compagnie nationale des chemins de fer du Myanmar. Il travaillait pour les chemins de fer du Myanmar depuis plus de 17 ans. Aung Ko Latt était membre du syndicat des chemins de fer de Mahlwagone.

Il est l’un des travailleurs qui ont participé depuis le début du mouvement de désobéissance civile et responsable du travail de bureau du syndicat.

Il laisse derrière lui sa femme et ses deux enfants.

La Fédération des chemins de fer du Myanmar et l’UTC condamnent fermement ce meurtre.

Nous sommes également très inquiets pour Lin Lin (39 ans), conducteur de locomotive de grade 4, qui a été arrêté le 3 janvier par les militaires à son domicile de Chan Mya Thazi, à Mandalay. Il travaille pour les chemins de fer du Myanmar depuis 18 ans et est membre du syndicat des chemins de fer de Mandalay.

Nous appelons les syndicats du monde entier à faire pression de manière forte et active en faveur de sanctions économiques globales. Nous demandons au secteur financier de cesser de fournir tous les services financiers internationaux au régime, et à la Fédération internationale des transports ITF d’empêcher tous les transports internationaux de desservir les navires et les avions battant pavillon du Myanmar jusqu’à ce que la dictature soit totalement isolée dans son commerce et ses communications.

De plus en plus de travailleurs sont tués par le SAC et il est urgent que l’OIT publie l’article 33 afin que tous les investissements quittent le Myanmar pour isoler le régime du SAC et permettre la liberté d’association, et aux syndicats indépendants et démocratiques de fonctionner au Myanmar.

Le 7 janvier 2022

Maung Maung Win Nyunt, Président. »

NOUS RÉAFFIRMONS NOTRE INTERNATIONALISME

La CGT défend les cheminots en France, mais nous constatons tous les jours que nos collègues du monde entier vivent des situations similaires, même si c’est à des degrés divers selon l’histoire de leur propre Nation. Nous unir pour nous battre ensemble contre les mêmes exploiteurs et les mêmes politiques néo-libérales est donc un moyen d’être plus forts.

Parfois, comme c’est le cas au Myanmar, les salariés sont victimes d’injustices et de violence telles qu’elles doivent être montrées et dénoncées dans le monde entier. Développer cette solidarité, c’est aussi le rôle d’un syndicat.

La Fédération CGT des cheminots va adresser un courrier au Gouvernement pour dénoncer la situation vécue par les cheminots de ce pays et exiger des mesures de sanctions financières qui empêchent les multinationales françaises d’investir ou de commercer avec le régime en place.

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16 janvier 2022

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