Fédération CGT des Cheminots


LES PENSIONS BAISSENT ! LES DIVIDENDES EXPLOSENT !

Appel à la mobilisation

| Retraités UFR

Cet été n’a pas inversé, bien au contraire, la politique ultralibérale menée à pas de charge par le gouvernement sous l’impulsion du Président de la République au service de la finance.

La CGT ne délire pas en affirmant cela, les chiffres parlent et sont démonstratifs de cet état de fait.

Des riches de plus en plus riches

Les dividendes versés aux grandes entreprises, aux actionnaires Français pour le deuxième trimestre 2019 représentent un pactole de 46 milliards d’euros, soit une augmentation de 3,1% par rapport à la même période en 2018.

« Ce pognon de dingue » vient se rajouter aux multiples cadeaux faits par ce gouvernement et son Président des riches en direction des plus fortunés. La suppression de l’Impôt sur la fortune, les 230 milliards d’aides diverses accordées au capital chaque année prises sur nos impôts et le budget de la sécurité sociale, ainsi que les 100 milliards de fraude et les 80 milliards à l’évasion fiscale, sont quelques exemples des effets de cette politique qui favorise en permanence les plus riches au détriment du plus grand nombre.

Et pendant ce temps-là, les retraités voient leurs conditions de vie fortement se dégrader !

En effet, pour compenser ces cadeaux aux plus riches, les retraités sont la cible « privilégiée » d’Emmanuel Macron. Depuis son élection, il a augmenté la CSG de 25%, maintenu le quasi blocage des pensions, pire, il a désindexé les pensions du coût de la vie.

Après le blocage des pensions en 2018, il accorde en 2019 une augmentation de 0,3%, alors que l’inflation sera de l’ordre d’1,6%. Au total sur les années 2018, 2019 et 2020, ce sont 2 mois de pensions sacrifiés pour les retraités.

A la SNCF, au travers de la réforme du ferroviaire de 2018, les droits des retraités sont remis en cause !

Sur fond de démantèlement du service public ferroviaire, cette néfaste réforme fait qu’à partir du 1er janvier 2020, il n’y aura plus d’embauches à Statut. Cette décision, ajoutée aux cheminots qui pourraient être transférés et rattachés au régime général, amènerait le régime spécial de retraite et de prévoyance à devenir un régime « fermé » au 1er janvier 2020.

A court terme, le risque serait grand de voir les prestations du régime et les droits des cheminots retraités, de tous les cheminots retraités, alignés sur celui de la sécurité sociale avec :

  • La réduction des remboursements des soins de ville et d’hospitalisation ;
  • La remise en cause des prestations spécifiques pérennes et non pérennes.

Cette réduction des droits aurait pour conséquence l’augmentation du reste à charge pour les malades, l’obligation d’une complémentaire santé avec une augmentation importante des cotisations.

La mise en œuvre d’une telle réforme du ferroviaire avec la généralisation de la concurrence, interroge également fortement sur l’avenir de nos activités sociales et de nos facilités de circulation et ceci pour les actifs et les retraités.

Cette réforme reste donc inacceptable et doit être combattue et remise en cause !

ÇA SUFFIT, AGISSONS ENSEMBLE POUR :

  • Gagner la revalorisation des pensions directes et de réversion et un retour à l’indexation sur les salaires avec une pension minimale au niveau du SMIC à 1800€ brut mensuel ;

  • Annuler la hausse de la CSG pour tous les retraités et son abrogation ;

  • Maintenir et améliorer le Statut et notre régime spécial ;

  • Arracher des mesures pérennes sur la rematérialisation des feuilles de pension pour les retraités en difficulté avec internet et la mise en place de permanences de la CPR en proximité pour permettre aux cheminots d’y accéder ;

  • Que les moyens de la CPR soient en adéquation avec les besoins des affiliés ;

  • Empêcher les retraites par points au niveau interprofessionnel et améliorer notre système par répartition en mettant en oeuvre les propositions de la CGT.

Le 24 septembre dans l’unité actifs et retraités ;

Le 08 octobre, tous ensemble retraités à l’appel du groupe des 9 (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR, UNRPA)

AGISSONS EN MASSE POUR EXIGER SATISFACTION À NOS LÉGITIMES REVENDICATIONS !

Téléchargements

LA SUGE N’EST PAS À VENDRE !

| Services communs

Le 22 janvier dernier, le ministre des transports a lancé une mission d’évaluation sur l’avenir de la sûreté ferroviaire.
Sous couvert d’adaptation à la concurrence, c’est l’unité même de notre service public qui est visée.

La CGT, qui sera auditionnée dans le cadre de cette mission le 8 avril 2026, y portera des revendications claires : la sécurité des usagers, des installations ferroviaires et des cheminots ne peut être soumise aux lois du marché !

LA « CONTRACTUALISATION » : LE POISON DE 2014

Depuis la loi de 2014 (article L2251-1-1 du Code des transports), la SUGE est enfermée dans une relation « client-fournisseur ». Ce mécanisme absurde transforme les cheminots de la SUGE en prestataires de service pour les entreprises ferroviaires (EF). Cette logique marchande fragilise les missions et l’avenir même du service.
La CGT conteste cette mise en concurrence qui fait la part belle aux entreprises de gardiennage privée. La sûreté doit sortir de la sphère marchande pour redevenir une fonction transverse de sécurité ferroviaire publique.

FINANCEMENT : POUR UN RECOURS À LA « FACILITÉ ESSENTIELLE »

Le gouvernement et les opérateurs privés lorgnent sur un éclatement du financement pour « baisser les coûts ». Pour la CGT, la solution est politique et technique : le financement de la SUGE doit être intégré aux droits d’accès au réseau.
En tant que facilité essentielle, la sûreté doit être garantie de manière indissociable de l’infrastructure, d’autant plus au regard du nombre croissant d’actes de malveillance (vol de câbles). C’est le seul verrou pour maintenir le monopole de la SUGE et son efficacité sur l’ensemble du territoire.

AUTONOMIE ET MONOPOLE : PAS DE DÉMANTÈLEMENT !

La lettre de mission du ministre des transports évoque des pistes de « coordination » qui cachent mal une volonté de laisser les opérateurs privés gérer leur propre sécurité ou de fragmenter le champ d’intervention de la SUGE.
Or, le rail est un système complexe. Multiplier les acteurs privés de sécurité, c’est multiplier les risques et diluer les responsabilités.
Pour la CGT, la SUGE doit rester au sein de la SNCF, avec une autonomie garante de sa déontologie et de son savoir-faire professionnel.

LA CGT REVENDIQUE :

  • L’abrogation des dispositions de la loi de 2014 plaçant la SUGE en position de prestataire.
  • Le maintien et l’extension du monopole de la SUGE sur tout le RFN (réseau ferré national).
  • Un financement pérenne via les péages, sanctuarisant les effectifs et les missions.

ENSEMBLE, EXIGEONS UN SERVICE PUBLIC DE SÛRETÉ FORT, UNIFIÉ ET 100 % SNCF !

Téléchargements

LES ADC D’HEXAFRET AURONT DROIT À LA MÊME PRIME TRACTION QU’À VOYAGEURS !

| Le transport de marchandises

Présentée comme un groupe de travail conclusif sur la prime traction et l’organisation du service annuel, cette réunion a surtout confirmé que les décisions étaient déjà arrêtées par la direction, sans aucune marge de discussion.

La direction annonce appliquer les mesures issues des négociations Voyageurs avec effet rétroactif au 1er janvier 2026 et toujours sans tenir compte des spécificités du fret ferroviaire. Pour rappel, voir les mesures ci-dessous :

 

Avant Après
Sécurisation de la prime traction
  • J1 : carence
  • J2 à J11 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J 12 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J1 : carence
  • J2 à J6 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J 7 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
Amélioration de la prime de base garantie Paiement pour 20 jours de travail : 705 €. Paiement pour 20 jours de travail : 745 €
Journée SU (sans utilisation)
  • 1er au 3e SU du mois civil payés au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €
  • 4e SU du mois civil payé autaux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €
  • 1er SU du mois civil payé au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €,soit 21,37 €
  • À partir du 2e SU du mois civil, payé au taux A : 25,8
Revalorisat° de la présence horaire au 01/01/26
  • Pas de paiement dès la 1re minute
  • Taux 2 : 1,11 € de la 3e àla 5e heure
  • Taux 1 : 1,90 € au-delà de la 5e heure
  • Paiement dès la 1re minute• Nouveau taux 2 : de 0 à 5 heures : 0,48 € par heure
  • Taux 1 revalorisé à 2,85 €au-delà de la 5e heure
Simplification de la prime traction Redressement de l’acompte congés en mars avec rappels sur salaire.

L’acompte congés est remplacé par la prime congés, calcul mensuel basé sur la moyenne des 12 derniers mois glissants.

+ Confirmation de la modification des documents ADC : fiche PT, état 113, état 31

Dans le même temps, elle maintient la mise en place de deux adaptations (avril et septembre) en plus du changement de service annuel, mais en garantissant un déroulé de grille de RP annuels (l’adaptation de septembre passera en commission roulement au mois de juin).

La délégation CGT, avec les autres organisations syndicales, a rappelé clairement son positionnement. Nous refusons que l’évolution de la prime traction soit conditionnée à des modifications de l’organisation du travail. Sur le terrain, la situation est tout autre, les roulements évoluent en permanence, les journées sont modifiées et les agents n’ont plus de visibilité sur leur organisation personnelle. Les congés sont difficilement accordés, les compteurs gonflent, les demandes de temps partiel sont refusées et les ADC assurent la production dans des conditions de plus en plus dégradées, ce qui engendre une augmentation de la souffrance au travail, déjà bien élevée suite à la procédure de discontinuité.

Ce sont nos conditions de travail, notre santé, notre vie personnelle et nos conditions de rémunération qui sont dans la balance !

Pour maintenir l’activité, la direction a recours à une multitude de conducteurs extérieurs avec des niveaux de rémunération nettement supérieurs à ceux des agents d’Hexafret. Cette situation crée un écart difficilement compréhensible et difficilement justifiable pour les agents qui assurent quotidiennement la production dans un contexte très difficile. De plus, cela a un coût économique très élevé pour l’entreprise.

La CGT constate une gestion qui repose essentiellement sur l’adaptation permanente et la flexibilité, sans réponse structurelle sur les effectifs et sans reconnaissance du travail accompli chaque jour.

La CGT porte des exigences claires :

  • une reconnaissance réelle du travail des conducteurs,▪des effectifs en adéquation avec la charge dans le respect de la réglementation,
  • le respect des droits des agents notamment sur les congés,
  • une dissociation claire entre rémunération et organisation du travail,
  • une prise en compte concrète des spécificités du fret dans le calcul de la prime traction.

LES AGENTS DE CONDUITE NE PEUVENT PAS ÊTRE UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT PERPÉTUELLE.

 

LA CGT CONTINUERA DE PORTER CES REVENDICATIONS ET D’AGIR
POUR OBTENIR DES AVANCÉES QUI BÉNÉFICIERONT
À TOUS LES ADC D’HEXAFRET !

Téléchargements

UN PREMIER RÉTROPÉDALAGE DE LA DIRECTION QUI DOIT NOUS AMENER À LA VICTOIRE !

Formation à réseau

| Tract

La direction a voulu imposer une mesure visant à imposer cinq jours d’animation de formation par an aux formateurs entreprise (FE) dans leur campus de rattachement.
Cette décision a été très largement jugée inacceptable par les cheminots.

Une telle modification de l’organisation du travail était incompatible avec une vie familiale. Les agents concernés ont refusé en masse cette décision unilatérale de l’entreprise – plus de 50 formateurs sur environ 70 rien que pour le campus de Lyon, avaient refusé la signature de cet avenant !

Face à la colère des agents concernés, la CGT s’est exprimée dans une expression datant du 12 mars dernier.

Lors de CSE Central Réseau du 18 mars 2026, la CGT a dénoncé fermement de telles méthodes et a mis la direction face à ses responsabilités. Devant les arguments de la CGT et le rejet des cheminots, la direction a pris la décision de stopper cette procédure ! Les avenants tripartites déjà signés sont également annulés.

Ce n’est qu’une première étape. La CGT va déposer une demande d’audience dans les tous prochains jours dans l’intérêt global de la formation professionnelle en portant :

  • la réouverture des centres de formation SNCF en proximité pour garantir à tous les cheminots un accès équitable à la formation initiale et à la formation professionnelle continue sans impacter la vie privée à la fois des stagiaires et des FE ;
  • l’augmentation du nombre de FE et une meilleure reconnaissance de leur fonction, notamment par l’amélioration de leur déroulement de carrière (accès à la classe 6) et de leur parcours professionnel ;
  • les revendications spécifiques concernant notamment les effectifs, les contenus et la durée des formations ainsi que les parcours professionnels des formateurs de l’ensemble des campus ;
  • la revalorisation de l’indemnité de face-à-face pédagogique et de l’indemnité fixe mensuelle de formateur permanent ;
  • l’arrêt du recours au « e-learning ».

L’expression des cheminots avec la CGT confirme que le choix politique de la direction en termes de formation doit changer radicalement.

POUR REDONNER DU SENS AU TRAVAIL CHEMINOT, POUR UNE FORMATION PROFESSIONNELLE DE HAUT NIVEAU, REJOIGNEZ LA CGT ET SON UFCM !

 

 

Téléchargements

UNI·ES POUR NOS DROITS !

Communiqué aux cheminot·es

| Les conditions sociales

Une rencontre entre la direction de la SA Voyageurs et les organisations syndicales a eu lieu le mercredi 18 mars.

Cette réunion s’est tenue en présence de la DRH Groupe.

Elle fait suite à la table ronde du 10 mars avec le président Castex, qui refuse toujours d’étendre les accords et textes concernant l’organisation du travail aux filiales SNCF.

La direction de la SA Voyageurs souhaitait préciser ses intentions en matière d’évolution de l’organisation du travail au sein des filiales créées en réponse aux appels d’offres.

Nos fédérations syndicales ont mis trois constats et exigences en avant :

  1. La réglementation actuelle du temps de travail est le fruit d’une histoire : celle de la production et de la situation sociale.
    L’organisation du travail répond à plusieurs impératifs : elle permet d’assurer la production ferroviaire et de répondre aux obligations et contraintes posées par le contexte local grâce à ses capacités d’adaptation.
    L’équilibre issu de la réglementation applicable en matière de temps de travail est également un pilier de la sécurité ferroviaire, donc du service public. Les repos constituent la réponse à un impératif physiologique indispensable au maintien de la vigilance, de la concentration et à l’ensemble des aptitudes nécessaires à la sécurité de l’exploitation ferroviaire et à la sécurité des personnels. Les repos, c’est aussi du temps à consacrer à nos besoins du quotidien (santé, loisirs, obligations familiales) ainsi que du temps que nous pouvons partager avec nos familles / amis.L’accord temps de travail existant au sein de l’entreprise permet déjà des adaptations sans changer le droit des cheminotes et des cheminots. Nos fédérations ont fortement rappelé que la réglementation existante permet aux directions d’organiser le temps et les organisations de travail à partir des particularités et des réalités professionnelles des roulants, des sédentaires en horaires décalés ou de journée, et des mesures liées à la continuité de service et à l’astreinte.
  2. Cette garantie d’application des droits existants est une condition évidente de l’unité sociale.
    Il ne s’agit ni d’un concept ni d’un principe, mais bel et bien d’une réalité. L’unité sociale passe par des droits équivalents pour toutes et tous. C’est une nécessité pour garantir les parcours professionnels et assurer une réelle justice sociale pour toutes les cheminotes et tous les cheminots. L’accord temps de travail est un accord Groupe. Il doit s’appliquer à tous, quelle que soit la société ou filiale.
  3. Nos fédérations syndicales ont demandé à ce qu’un état des lieux précis de la situation économique des filiales Voyageurs soit présenté.
    Les discussions doivent se baser sur des faits, pas sur des dogmes. La SA Voyageurs ne peut pas dicter des changements qui lui paraissent inévitables, il faut le démontrer !

Nos fédérations ont également rappelé que l’organisation du travail est intimement liée à la question de l’emploi. Il est impératif que les moyens nécessaires soient directement attribués à la production. Plus d’emploi est indispensable pour assurer une production ferroviaire de qualité, en toute sécurité, et permettre des conditions de vie et de travail dignes pour les cheminotes et les cheminots.

Une prochaine rencontre avec la direction de la SA Voyageurs est prévue d’ici un mois. Nos fédérations syndicales se rencontreront en interfédérale avant cette réunion.

Téléchargements

NOUS NE SOMMES PAS LES MARIONNETTES DU BUSINESS !

Temps de travail

| Les conditions sociales

La direction SNCF s’attaque aux 35 heures, à l’instar du patronat français qui en rêve pour préserver ses profits sur le dos des salariés !

Lors d’une table ronde qui s’est déroulée le 18 mars, elle a clairement réaffirmé cette intention.

La CGT appelle à l’unité et au rassemblement des cheminots pour organiser la lutte.

Le 10 mars, Jean Castex annonçait sa volonté de revenir sur la mise en oeuvre des 35 heures à la SNCF. La direction souhaite commencer par les filiales dédiées de la SA Voyageurs, puis insidieusement l’étendre à tous les cheminots du Groupe SNCF.

L’analyse des dirigeants est froide ! Elle est d’ailleurs la même depuis la mise en place de l’accord 35 heures à la SNCF en 1999. Cette réduction du temps de travail a toujours été vivement pointée comme un obstacle économique par tous les dirigeants successifs à la SNCF.

Cette fois, l’objectif est précisé : augmenter la durée de travail et la souplesse d’utilisation des cheminots en déréglementant l’organisation du temps de travail.

Les moyens sont clairement identifiés. Il s’agit de lever tous les freins : réduire la durée des repos journaliers, remettre en cause le 19/6 pour les roulants, réduire le nombre et la qualité des repos périodiques, généraliser les prises et fins de service délocalisées…

La direction l’a déclaré, elle vise à réaliser des économies sur les conditions de vie et de travail des cheminots pour pouvoir dégager plus de marge bénéficiaire, profitant du contexte de l’ouverture à la concurrence que nous combattons.
Alors que le Groupe, grâce au travail des cheminots, a généré 1,8 milliard de bénéfice en 2025, les taux de rentabilité dans les trois nouvelles filiales (SVSA, SVEA, SVLO) de la SA Voyageurs sont déjà importants, pouvant atteindre jusqu’à près de 5 % de marge. Rien ne justifie donc une telle régression !

Pendant ce temps, les cheminots ne cessent de souffrir de la productivité accrue, de la politique de filialisation, des réorganisations incessantes qui dégradent les conditions de vie et de travail. Les accidents de travail se multiplient, la souffrance au travail s’aggrave, pouvant conduire jusqu’au suicide.

Les cheminots, comme l’ensemble des salariés, aspirent légitimement à de meilleures conditions de travail, à de véritables temps de repos pour répondre pleinement aux besoins quotidiens de la vie, à plus de loisirs et de moments partagés avec leurs amis et leur famille. La direction SNCF s’aligne sur le dogme gouvernemental de la régression sociale qui vise, entre autres, à faire sauter le jour férié du Premier-Mai pour l’ensemble des salariés.

La CGT refuse toute remise en cause des droits conquis par les cheminots et revendique, à rebours de la direction, la réduction et le partage du temps de travail pour tous !

Elle appelle l’ensemble des cheminots à se préparer à agir et à se rassembler avec les syndicats de site pour organiser la lutte.

ENSEMBLE, REMETTONS LES PENDULES À L’HEURE ET GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

Téléchargements

LES PRIX S’ENVOLENT, LES SALAIRES NE DÉCOLLENT PAS !

Salaires

| Les conditions sociales

Les prix flirtent avec les sommets, et les salaires des cheminots ne suivent pas !
La Direction tente toujours de se défausser pour ne pas répondre à l’urgence salariale.
La CGT exige l’ouverture immédiate de négociations sérieuses pour des revalorisations salariales.

Les prix de l’énergie, des carburants et du caddie de courses flambent. Les salaires des cheminots doivent être revalorisés sans plus attendre.

Depuis les années 1980, les salaires sont désindexés des prix.

Dans un contexte où les puissants tentent de s’approprier toutes les richesses, ce sont toujours les populations qui paient le prix fort. Les chemi-nots, comme l’ensemble des salariés, subissent une flambée du coût de la vie qui entraîne une forte diminution de leur pouvoir d’achat.

L’augmentation générale des salaires des cheminots décidée par la direc-tion du GPU SNCF est de 0,18 % pour 2026, une honte au regard du travail réalisé par les cheminots et des richesses qu’ils produisent !

La Direction tente de détourner l’attention en mettant en avant des me-sures non pérennes comme l’intéressement, dont le montant est lié à la productivité et, par conséquent, à la souffrance au travail, des formes de rémunération qui visent à masquer l’insuffisance des augmentations générales tout en cherchant à diviser les cheminots et à minimiser l’urgence d’une réelle revalorisation salariale.

ASSEZ DE FUITE EN AVANT !

La Direction pense avoir clos les discussions salariales. Mais nous ne nous contenterons pas de miettes ou de vagues promesses, alors même que les prix à la consommation explosent.

La Fédération CGT des cheminots a déclenché l’alerte sociale et demande aux cheminots de se tenir prêts à agir.

Nous exigeons :

  • une augmentation générale des pensions et des salaires d’au moins 12 % et un plan de rattrapage du contentieux salarial ;
  • l’indexation des salaires sur les prix ;
  • la mise en place d’une grille unique des salaires ;
  • l’égalité entre les femmes et les hommes.

La CGT appelle l’ensemble des cheminots à se rassembler dans les syndicats de site et à décider des actions à mener pour gagner des augmentations salariales pour tous.

L’AUGMENTATION DES SALAIRES, C’EST MAINTENANT !

Téléchargements

RÈGLEMENTS INTÉRIEURS : LA CGT FAIT PLIER LA DIRECTION DEVANT LA COUR D’APPEL !

| CSE/CCGPF

Par un arrêt rendu le 17 mars 2026, la Cour d’appel de Paris confirme l’essentiel du jugement obtenu par la CGT devant le Tribunal Judiciaire de Bobigny le 21 novembre 2024.
Elle adresse un rappel à l’ordre sans ambiguïté à la direction SNCF : le règlement intérieur n’est pas une zone de non-droit.

La SNCF ne peut pas tout écrire, tout imposer, ni tout contrôler. La cour d’appel sanctionne des dérives graves en confirmant l’annulation de plusieurs dispositions qui portaient directement atteinte aux droits fondamentaux des salariés.

Sont notamment balayées :

  • les tentatives de remise en cause du droit de retrait (interdiction de menacer de sanctions les agents qui se protègent d’un danger) ;
  • les interdictions générales de manifester dans l’entreprise est annulée au nom de la liberté d’expression ;
  • les dispositifs de surveillance des salariés dans leurs démarches judiciaires. Cela va bien au-delà de la simple fin de l’obligation de rendre compte de ses déclarations puisque c’est toute la tentative de surveillance des salariés face à la justice qui est supprimée.

Autrement dit, c’est tout un arsenal destiné à faire taire, contrôler et intimider qui est déclaré illégal. La cour rappelle une règle simple mais essentielle : le règlement intérieur doit respecter les libertés fondamentales.

La Cour a toutefois rétabli l’article 26 sur la neutralité pour lequel la CGT étudie un pourvoi en cassation sur ce point.

Néanmoins, même si cet article est rétabli, la liberté d’expression dans son ensemble est largement reconnue par ailleurs par le Code du travail et par une jurisprudence constante protégeant le salarié, notamment par 3 arrêts du 14 janvier 2026 de la Cour de cassation.

Ces récentes décisions réaffirment avec force que le salarié est protégé dans son expression, qu’elle s’exerce individuellement ou collectivement et que l’employeur ne peut brider cette liberté fondamentale dans l’entreprise sous couvert de neutralité.

Ce jugement du 17 mars 2026 est d’application immédiate et la SNCF doit mettre à jour ses textes.

Tout cheminot sanctionné via un article annulé par le TJ de Bobigny et confirmé en appel peut exiger l’annulation de sa sanction.

La vigilance s’étend désormais aux règlements d’Hexafret et de Technis.

Téléchargements

Moins de cheminot·e·s, moins de droits, la colère monte au téléphone !

Ambition RCAD

| Exploitation

Alors que la restructuration des Centres Relation Client à Distance (RCAD) poursuit sa mise en œuvre, les cheminot·e·s avec la CGT continuent de revendiquer de meilleures conditions de travail, l’amélioration du service rendu aux usagers et la reconnaissance de leur métier !

L’alerte est donnée : la direction TGV Care fait fausse route !

Les cheminot·e·s des RCAD subissent de plein fouet les déclinaisons du programme « Ambition RCAD ». Derrière les beaux discours sur la « fierté » et la « réparation client », la réalité est toute autre : productivité à outrance, dégradation des conditions de travail et dialogue social au point mort.

Productivité : le « dépôt de casques » comme avertissement !

En refusant de remplacer les départs (objectif de 30 suppressions de postes), la direction sature les agents. Le « dépôt de casques » au RCAD de Poitiers le 11 mars, jour de l’ouverture des ventes, est un signal fort : les agents ne peuvent plus pallier les manques d’effectifs chroniques.

Un service public dégradé par des choix absurdes !

Comment prétendre devenir « champion de la relation client » quand :

  • le taux de réponse stagne à 72 % pour un objectif de 90 % ?
  • l’activité Loisirs (50 % de la charge de travail) est délaissée ou externalisée (nouveau prestataire Konecta) au profit de la seule activité « Fidélité » ?

Pour la CGT, prioriser les clients « Optimum » au détriment des voyageurs loisirs est une aberration économique et sociale.

Carrières et notations : la douche froide !

La centralisation du périmètre de notation à Paris est une catastrophe pour l’évolution des agents :

  • notation 2026/2027 au rabais : Quelques passages en classe 4 sont octroyés uniquement pour compenser le non-remplacement de postes d’ACM ou de superviseurs ;
  • la direction invente également ses propres règles : un agent ayant pris une position ne pourrait pas être noté sur un niveau ou une classe supérieure l’année suivante…

Un dialogue social « hors-sol » !

Les agents des RCAD ont perdu leurs représentants de proximité et dépendent désormais d’une CSSCT centrale rattachée au siège (TGV-IC), gérée par une organisation syndicale plus préoccupée par son catalogue de chèques cadeaux que par la défense des conditions de travail et de santé des cheminot·e·s.

La CGT revendique :

  • le remplacement immédiat de tous les départs ;
  • la réinternalisation des charges de travail ;
  • la mise en place de comités de proximité SSCT avec de réelles prérogatives ;
  • une véritable reconnaissance salariale et un déroulement de carrière transparent et non lié à des logiques de suppressions de postes.

Pour la CGT, d’autres choix sont possibles. La CGT travaille activement à la construction d’une mobilisation de tous les cheminot·e·s.

Restons unis, informés et prêts à agir pour défendre
nos emplois, nos conditions de vie et de travail !

Téléchargements

GIE OPTIM’ SERVICES : STOP AU PLAN SOCIAL DÉGUISÉ !

| Services communs

En seulement six mois, la direction du GIE enchaîne les projets de réorganisation avec un seul mot d’ordre : l’austérité. Sous prétexte d’ouverture à la concurrence, on demande aux cheminots de payer la facture d’une stratégie purement comptable.
Pour la CGT c’est non !

Depuis sa création en 2023, la CGT dénonce la face cachée d’OPTIM’SERVICES. En effet, ce qui nous était présenté alors comme un centre de « services partagés » (Paie, Médical, Action Sociale, Logement) constituait en réalité l’outil du dépeçage de la SA de tête. En transférant 3 000 cheminots (sur les 10 100 de la Holding) vers ce GIE, la direction préparait une sortie pure et simple du cadre historique de la SNCF en créant une « Holding » pour faire du cash.
Le projet était alors clair : détourer les activités, isoler les missions pour, à terme les sous-traiter ou les filialiser.
3 ans après cette stratégie se précise et ses répercussions sont brutales.

PRODUCTION COMPTABLE : L’EFFONDREMENT DES EFFECTIFS

Ce n’est pas une « optimisation », c’est un plan de suppression d’emplois qui ne dit pas son nom. L’expertise du CSE est sans appel :

  •  – 21 % d’effectifs théoriques : une saignée sans précédent.
  • 35 suppressions de postes (dont 57,1 % sont à la classe 5) pour seulement 11 créations.
  • Bilan net : 24 postes supprimés au Cadre d’Organisation.

La direction l’avoue elle-même : ce projet explose les Risques Psycho-Sociaux (RPS) en dégradant violemment les conditions de travail.

APTITUDE FERROVIAIRE (CFAS) : LA SÉCURITÉ EN DANGER !

Le projet « Relevons le défi ! » est un défi à la sécurité et au bon sens :

  • 40 % de suppressions d’emplois sur Lyon et Paris Sud-Est (passage de 46 à 28 agents).
  • Objectif financier : 500 000 € d’économies sur le dos de notre santé et de la sécurité ferroviaire.
  • Cadence infernale : 14 Visites Médicales (VMAS) par jour. L’infirmière n’aura que 5 minutes par acte (prélèvements, ECG, biométrie) !

En fermant le centre de Rennes (1 600 agents suivis à rebasculer sur Paris), la direction met en péril la qualité du suivi médical et la sécurité des circulations.

ARCHIVES (SARDO) : LE GRAND BRADAGE

Le SARDO, responsable de plus de 100 km d’archives papier pour toutes les SA, a vu ses effectifs diminuer de 50 % en moins de dix ans.

Malgré cela, la direction poursuit son oeuvre de démantèlement : déqualification de postes au siège (Bat. Acrobates), polyvalence forcée au Mans et fermeture définitive du site de Combs-la-Ville. Le résultat ? Trois suppressions de postes sur un effectif déjà réduit à peau de chagrin (34 agents).

Le scandale est aussi financier : la charge de travail de Combs-la-Ville est transférée à la société privée Géoparts, qui facturerait depuis 2021 des prestations non réalisées !

NE PAS RESTER SPECTATEUR !

La CGT se bat dans toutes les instances (CSE, CSSCT) pour bloquer ces projets néfastes. Mais pour gagner, l’unité est indispensable. Nous déplorons que l’organisation majoritaire refuse parfois de soutenir nos demandes d’expertises, comme le 5 février dernier…

TOUS ENSEMBLE : CONSTRUISONS LA RIPOSTE !

Face à cette offensive globale contre nos métiers, la réponse doit être collective et massive.

La CGT travaille activement à la construction d’une mobilisation de tous·tes les cheminot·es.

RESTONS GROUPÉS,
INFORMÉS ET PRÊTS À AGIR
POUR DÉFENDRE NOS EMPLOIS
ET NOS CONDITIONS DE VIE !

Téléchargements

Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

05 décembre 2025

La bataille du rail contre la “désertification organisée” des guichets est lancée

Lire la suite

Voir les autres articles

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.