Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Le jour d’après commence dès aujourd’hui

Repenser l’organisation des transports et de ses infrastructures

| UIT

Le secteur des transports publics est durement touché par la crise sanitaire liée au COVID 19 et ce dans toutes ses composantes. Que ce soit en raison du confinement, de la limitation des échanges nationaux et internationaux, de la mise en place du chômage partiel et du télétravail, les mesures prises pour enrayer la propagation de l’épidémie ont mis en sommeil l’activité économique et les besoins de transports. Les trafics aériens, maritimes, routiers et ferroviaires sont drastiquement réduits, voire paralysés et essentiellement tournés vers les échanges de marchandises. L’aéroport d’Orly et certains ports sont fermés, les réseaux urbains et régionaux fonctionnent au ralenti et les TGV ne transportent que 1% des voyageurs habituels.

Nous traversons une situation que personne n’a évidemment jamais connue, surtout sur une période de plusieurs semaines avec des perspectives qui s’annoncent préoccupantes pour plusieurs mois.

Une situation qui appelle d’ores et déjà à réfléchir sur le « jour d’après », l’organisation de notre mode de vie sociale et économique et à penser autrement notre rapport au monde et à la planète.

Citoyens, acteurs politiques, économistes, scientifiques, de nombreuses voix s’élèvent pour rompre avec un système à bout de souffle destiné à servir les intérêts de certains au détriment du plus grand nombre et de la planète.

Au niveau des transports, au-delà des conséquences directes de la crise pour les usagers et les salariés, c’est l’occasion de réfléchir à nos besoins et par là même aux infrastructures nécessaires aux populations et à notre société qui devront nécessairement évoluer dans leur nature et leur finalité.

Ce n’est pas ce qui se dessine actuellement ! Le pouvoir politique et économique ne prend pas la mesure de la situation et compte bien redémarrer « comme avant », se saisissant même des mesures exceptionnelles mises en place par le Gouvernement pour tirer des profits sur le dos des salariés et des contribuables.

Des chantiers qui ont redémarré en plein confinement

Alors que la grande majorité des chantiers d’infrastructures de transport ont été à l’arrêt depuis plusieurs semaines, ce n’est pas un hasard si un des premiers à redémarrer est celui du CDG Express, cette liaison ferroviaire tant contestée qui doit relier directement la Gare de l’Est à l’aéroport au détriment des usagers de la ligne B du RER. Les travaux du Grand Paris Express ont également repris.

Après une mise en sommeil prolongée des infrastructures existantes, il y aurait pourtant d’autres priorités si l’on veut que les différents réseaux soient de nouveau opérationnels et permettre un retour à la normale progressif de nos capacités de transport dans un contexte qui sera inévitablement tendu en moyens humains, matériels et financiers.

Dans un premier temps, il s’agira de s’assurer que cette reprise se réalise dans des conditions maximales de protection des salariés et des usagers.

Dans un second temps il faudra impérieusement que les équipes soient concentrées sur les opérations de maintenance et de régénérations des différents réseaux et des modes de transports indispensables au redémarrage avant que des contraintes techniques liées à l’arrivée de l’été ne viennent perturber les capacités d’intervention.

Il faudra bien évidemment que les entreprises de transport, et les gestionnaires d’infrastructures, puissent bénéficier du soutien financier de l’Etat, si nous voulons que le secteur des transports continue d’assumer le rôle stratégique qu’il a toujours occupé, notamment dans les périodes de crises telle celle que nous traversons.

Le jour d’après se prépare dès aujourd’hui

Au-delà des mesures d’urgence nécessaires pour maintenir à flot les différents acteurs et redémarrer l’activité de manière sûre et efficace, il faudra mettre en place un grand plan d’investissements pour les infrastructures de transport.

Il nous faut concrètement redéfinir nos priorités et orienter nos financements vers les infrastructures nécessaires aux enjeux stratégiques de la Nation en termes de transport de masse mais également pour irriguer chaque parcelle du territoire, que ce soit pour les voyageurs ou les marchandises.

Les infrastructures de transport devront demain, non seulement répondre aux besoins actuels, notamment ceux liés aux déplacements domicile/travail, de loisirs et économiques, mais également anticiper les besoins futurs liés à une réindustrialisation du pays et à l’intégration des besoins environnementaux.

Cette crise a fait apparaître de nombreuses failles dans notre modèle libéral, notre manière de vivre, de produire et de consommer. Au-delà du drame social et humain que nous vivons, il nous faut en tirer les enseignements pour que demain soit différent, pour que l’humain et notre environnement soient au coeur de nos préoccupations. Certains employeurs n’en prennent pas le chemin et demandent d’ores et déjà des assouplissements voire des suppressions de règles environnementales.

Il nous faut repenser les transports, leur quantité, leur financement, leur fonctionnement, leur place dans la société si l’on veut qu’ils continuent d’exercer le rôle essentiel qu’ils occupent dans notre pays, notamment dans le domaine social et économique.

La CGT met à disposition du débat ses propositions, notamment celle de la création d’un Pôle Public de Transports de Marchandises et de Voyageurs. Il reposerait sur la mise en réseau d’un ensemble d’entreprise de transports et de gestion des réseaux et des infrastructures exerçant des missions de service public et d’intérêt général. Sa conception s’inscrit dans une logique multimodale de la chaine de transport, en complémentarité entre eux, en opposition aux logiques de concurrence.

Pour que le « jour d’après » qui commence dès aujourd’hui soit signe de renouveau, c’est tous ensemble qu’il nous faut construire le monde de demain.

Ensemble, exigeons un grand plan d’investissements dans des infrastructures de transports pour répondre aux besoins des citoyens et de la Nation ainsi qu’aux grands enjeux environnementaux et sociaux du XXIème siècle !

Ensemble, exigeons des transports de qualité, sûrs et au service de tous, sur tout le territoire ! Ensemble, écrivons notre avenir !

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CHÔMAGE PARTIEL DE LONGUE DURÉE : ARNAQUE & RECULS

Tracts aux cheminots

| Fédération

Alors que le Gouvernement vient d’annoncer « un plan de relance du ferroviaire » de 4,7 MM€, des négociations concernant l’Activité Partielle de Longue Durée (APLD) vont s’ouvrir le 21 septembre dans la Branche ferroviaire, à la demande expresse de la CFDT, en accord avec l’UNSA et l’UTP.

Sous prétexte de maintenir l’emploi, ce dispositif, entré en vigueur au 1er juillet, offre en réalité au patronat l’opportunité de rogner les droits sociaux des salariés et de leur imposer jusqu’à deux années de chômage partiel.

CORNE D’ABONDANCE POUR LE PATRONAT

Le dispositif de chômage partiel de longue durée est une véritable corne d’abondance pour le patronat :

  • L’activité partielle de longue durée (APLD) ne garantit pas le versement de l’intégralité du salaire. Les éléments variables de solde ne sont pas pris en compte.
  • L’indemnité est exonérée de cotisations sociales.

Exemple : Pour un cheminot à temps plein dont le salaire net est de 2 000 €, l’employeur qui décide unilatéralement de le placer en activité partielle 40 % de son temps de travail habituel, verse un salaire net de 1872 €. 1200 € pour la partie travaillée et 672 € (800 € x 84 %) pour la partie en activité partielle.

L’Etat prend en charge 571,20 € (672 € x 85 %) sur la partie activité partielle. Ne reste donc à charge de l’employeur que 100,80 €.

Ainsi, pour un salaire de 1872 €, l’employeur ne versera que 1300,80 €.

La mise en œuvre de l’activité partielle de longue durée impactera les droits des cheminots, qu’il s’agisse de leur protection sociale au regard de l’absence de cotisations sociales, ou de leur salaire mensuel.

BOITE DE PANDORE POUR LES CHEMINOTS

  • Le chômage partiel peut y être individualisé et atteindre jusqu’à 5 0% de la durée légale du travail pendant deux ans (par périodes de 6 mois renouvelables consécutifs ou non) ;
  • Ce type d’accord peut être signé pour une période de référence de 36 mois comprise entre le 1er juillet 2020 et le 30 juin 2025. Déconnecté du COVID ;
  • Le maintien dans l’emploi n’est donc pas garanti :
    • Pour les salariés mis au chômage partiel de longue durée une fois l’accord arrivé à terme ;
    • Pour les autres salariés qui ne sont pas placés en activité partielle.

Enfin, d’autres reculs sociaux sont rendus possibles par ce dispositif.

  • L’employeur peut siphonner les Comptes Personnels de Formation (CPF) et les moyens de la formation professionnelle ;
  • Il peut également préempter une partie des congés annuels.

Pour les cheminots, la facture pourrait donc être lourde ! Pour la Fédération CGT des cheminots, ce dispositif n’a pas d’autre vocation que de faire supporter aux salariés les « creux de charge » dans les entreprises, voire à les organiser !

L’ACCORD DE BRANCHE PRÉFÉRÉ À L’ACCORD D’ENTREPRISE

En faisant ce choix, l’UTP et ses mandataires se réservent la possibilité de recourir sans retenue à ce dispositif. En effet, s’il est prévu que ce type d’accord puisse être négocié dans les entreprises, il nécessite pour être valide, la ou les signatures d’organisations syndicales représentant au moins 50 % des suffrages des salariés.

Mais le patronat entend échapper à cette contrainte en passant par un accord de Branche qui n’a besoin que de 30 % des suffrages, tout en permettant à l’employeur de s’exonérer d’un accord majoritaire dans l’entreprise pour le décliner. Un texte unilatéral lui suffit !

L’enjeu pour le patronat n’est donc pas de maintenir l’emploi dans le cadre d’une hypothétique baisse d’activité durable, qui est pour le moins discutable dans le cadre d’un plan de relance du ferroviaire, mais bien de profiter au maximum de l’effet d’aubaine créé par ce dispositif !

D’AUTRES SOLUTIONS EXISTENT

Pour maintenir les emplois dans la Branche en cas de difficultés économiques, d’autres solutions existent, plutôt que de faire payer la crise aux cheminots.

Pour la Fédération CGT des cheminots, au contraire, un développement humain durable, économique, social et environnemental exige toujours plus de garanties et de droits pour les salariés. C’est pourquoi, elle porte le renforcement des droits de tous par la création d’un « nouveau statut du travail salarié » (NSTS) avec la transférabilité des droits individuels et collectifs, droits attachés au salarié tout au long de la vie.

Dans cette perspective, la Fédération CGT des cheminots propose la révision du volet contrat de travail de la CCN afin d’y inscrire la sécurité de l’emploi dans la Branche. Ce dispositif serait financé par les seuls employeurs de la Branche Ferroviaire avec un maintien de la rémunération à 100 % et un accès à la formation garanti et élargi.

La construction d’un cadre social et d’une CCN de haut niveau exige au contraire de réorienter les discussions vers les attentes et besoins des cheminots. La Fédération CGT des cheminots y veillera.

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STOP À LA CASSE DES TRANSPORTS ET DE L’INDUSTRIE

Propositions des Fédérations CGT des Cheminots, des Transports et de la métallurgie

| Espace presse

La situation de crise sanitaire puis économique, sert de prétexte à des plans massifs de suppressions d’emplois dans les transports publics et l’industrie.

Or, sur les 30 dernières années, la croissance des volumes de transport n’est pas infléchie par les différentes crises économiques car c’est une tendance de fond.

La crise actuelle ne peut en aucun cas être prétexte à la restructuration des modes et de leurs branches industrielles.

Une politique d’austérité provoquerait un déficit de réponse, aux besoins sociaux de transport et un cercle vicieux de récession économique pour le pays.

La CGT revendique donc l’arrêt des suppressions d’emplois ou liquidations d’entreprises dans les transports publics et l’industrie.
La CGT considère au contraire qu’il faut créer des milliers d’emplois dans les branches liées au transport pour répondre aux besoins sociaux.

Par ailleurs, les différents modes ont des caractéristiques spécifiques qui répondent à des attentes spécifiques (vitesse, capacité d’emport, adaptabilité). Il ne s’agit pas de les opposer mais au contraire d’exploiter leurs avantages, de faire jouer leur complémentarité et de définir l’équilibre le plus utile pour le pays.

Le mode aérien ou la voiture individuelle ne doivent donc pas être pensés comme des victimes expiatoires. Ils ont leur place dans les solutions de transport.

Enfin, les réorientations liées aux choix d’aménagement du territoire, aux obligations de résultat en matière environnementale, ou aux choix industriels ne doivent pas se traduire par la destruction brutale d’emplois ou la précarisation des salariés mais doivent s’envisager sur le long terme avec un dispositif sécurisant l’emploi et la formation pour construire des transitions volontaires.

La CGT publiera dans les prochains jours un document complet sur ses propositions dont vous trouverez le résumé dans le document proposé ici en téléchargement ou à feuilleter.

QUELLE MÉDECINE SNCF POUR DEMAIN ?

Services médicaux et paramédicaux

| Services communs

Face à la situation sanitaire dans le GPU et malgré les propositions portées par la CGT depuis plusieurs mois, la Direction ne souhaite toujours pas mettre en avant nos services internes de santé. Paradoxalement, elle continue d’organiser la casse de nos Services Médicaux.

Dès le début de la crise sanitaire et en perspective d’une sortie de confinement de la population, la CGT exigeait de la direction du GPU que les services médicaux soient le fil conducteur d’une reprise croissante et responsable de l’activité ferroviaire. Au contraire, la direction a choisi de minimiser leur rôle pourtant essentiel !

Ce sont aussi les considérations économiques et financières qui préoccupaient la Direction, un choix scandaleux de la part d’un employeur ! Choix qui ne tient plus aujourd’hui, puisque le test de dépistage est intégralement pris en charge par la Sécurité Sociale et ne nécessite pas de prescription médicale particulière.

En ce sens, il est impératif d’être en capacité de proposer le test de dépistage sérologique pour une reprise du travail ou une embauche par nos Services Médicaux qui suppose, prioritairement, d’organiser le dépistage des personnels des Cabinets Médicaux et de nos laboratoires.

Les moyens humains et matériels doivent rapidement être rendus à l’ensemble de nos Cabinets Médicaux, mais aussi à nos laboratoires, sachant que ceux de Marseille et de Toulouse sont encore techniquement opérationnels.

Les multiples incertitudes qui persistent concernant la durée de la pandémie de la COVID 19 doivent être prises en considération par la Direction du GPU.

La mise en oeuvre des mesures demandées par la Fédération CGT des Cheminots est de nature à prévenir efficacement du risque de contamination du corps cheminot et ainsi préserver leur intégrité physique et mentale, dans l’exercice de leurs fonctions et la nécessité d’assurer leurs missions de service public.

Les personnels soignants des Cabinets Médicaux et des laboratoires sont plus que jamais des atouts premiers au service des cheminots, de la production ferroviaire donc des usagers !

Ils doivent être reconnus en tant que tels. Cela passe par :

  • La reconnaissance par l’accès à la qualification F à l’ancienneté pour tout-e-s les Infirmier-e-s et technicien-ne-s de laboratoire. Rendre de l’attractivité au métier est urgent au vu du nombre de démissions et des difficultés de recrutement ;
  • L’attribution de moyens nécessaires à l’exercice de leurs fonctions, y compris par la présence d’une secrétaire médicale dans chaque service et une campagne de recrutement permettant de couvrir les postes ;
  • L’arrêt de la suppression des médecins généralistes et du travail, leur remplacement systématique est une des priorités à laquelle doit suivre un recrutement en corrélation avec les bassins d’emploi cheminots.

La mise en place et la généralisation des VIP ne constituent pas une substitution au diagnostic d’un médecin. Tout comme l’avis de la DIRECCTE ne peut s’appliquer aux spécificités du milieu ferroviaire. C’est en ce sens que la CGT s’oppose à la centralisation et l’explosion des portefeuilles patients des médecins du travail.

  • La médecine DOIT conserver sa totale indépendance dans l’établissement de ses diagnostics. Les médecins et infirmier-e-s ne sont pas les garants de l’application de la politique de l’entreprise.
  • L’ouverture de notre médecine à l’ensemble des cheminots de la Branche Ferroviaire de manière à garantir la pérennité de notre régime spécial de santé interne.

Si certaines de nos revendications CGT ont été entendues par la direction au cours de ces dernières années (reconnaissance BAC+3, Licence SST, reconnaissance des droits des IDE polyvalents,…), il n’en demeure pas moins que durant les semaines à venir, il sera plus que nécessaire que les cheminots des Services Médicaux soient les acteurs de leurs exigences.

La CGT continue de porter les revendications des cheminots des Services Médicaux et d’exiger la place centrale de nos SM dans l’entreprise, notamment en pleine crise sanitaire. La CGT poursuit les négociations en ce sens.

Je revendique avec la CGT, je me syndique à la CGT, je gagne l’amélioration de mon salaire et de mes conditions de travail !

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DU PROGRÈS À LA SURVEILLANCE GÉNÉRALE ?

Bilatérale CGT / Direction Sûreté du 11 sept. 2020

| Services communs

Le 4 août 2020, à l’occasion d’une énième audience, la CGT a exigé de la Direction de la sûreté, que la rémunération, le parcours professionnel et les conditions de travail des agents de la SUGE soient enfin pris en compte. Pour faire suite à notre demande, la Direction a reçu la CGT et les autres Organisations Syndicales Représentatives en bilatérale ce 11 septembre 2020.

Dès l’arrivée du nouveau directeur de la sûreté en ce début d’année 2020, la CGT, à l’occasion de plusieurs audiences y compris ce 11 septembre, a rappelé les exigences récurrentes des cheminots de la SUGE traduites en revendications portées par la CGT, particulièrement en ce qui concerne :

  • Des conditions de travail respectant l’équilibre vie privée/vie professionnelle, impliquant notamment la réouverture de négociations autour du RH 657. La Direction profite de ce vide pour s’appuyer indument sur les dispositions de l’accord de branche signé par 2 organisations syndicales, pour s’octroyer une très large flexibilité d’utilisation des agents de la SUGE.
  • Le déroulement de carrière tenant compte des spécificités du métier devant conduire tout chef d’équipe à être placé à la qualification D, ce qui suppose d’augmenter significativement le nombre de qualifications D opérationnelles, de raccourcir significativement les délais de séjour sur les niveaux et qualifications en reconnaissance des spécificités du métier, d’acter le passage à la qualification C ou sur ce niveau de rémunération pour les nouveaux entrants à l’issue de leur formation initiale, d’acter enfin un vrai statut des métiers de la formation à l’UDSUR, de l’activité cynophile et moniteurs TIS/TIR, etc.).
  • Le parcours professionnel des agents SUGE pour ce qui concerne les fins de parcours en lien avec la pénibilité pour lesquelles il est nécessaire d’acter des mesures organisationnelles visant au maintien dans la filière SUGE en situation opérationnelle, prenant en compte l’expérience acquise, la recherche de passerelles en lien avec la sûreté permettant de garantir le niveau salarial de l’agent SUGE (maintien des IPA/ICPA ou indemnité équivalente).
  • La mise en place d’un accord agression spécifique pour les agents du service en lieu et place des accords régionaux dont les agents SUGE ne bénéficient plus suite à décision unilatérale de la Direction de la sûreté.
  • Favoriser le temps partiel pour les agents en faisant la demande. A l’occasion de cette rencontre, la CGT a indiqué attendre, du directeur, une vraie rupture avec le « dialogue social » tel qu’il était pratiqué par les précédentes directions, lesquelles se sont exclusivement contentées de larges promesses faites aux cheminots de la SUGE sans y donner de suite concrète.

Les cheminots de la SUGE enfin entendus ?

Lors de cette rencontre, le directeur de la sûreté a précisé avoir entendu la CGT et pris le temps nécessaire, depuis son arrivée en mars 2020, pour faire un état des lieux du service. En réponse à la CGT, il a fait les annonces suivantes :

  • L’activité cynophile doit être entièrement revue dans son fonctionnement, précisant que la qualification des experts cynophile doit être revue à la hausse. Il annonce entre outre la création d’un nouveau chenil et le recrutement de + 35 maîtres-chiens (les premiers recrutements étant prévus d’ici la fin de cette année)
  • La volonté de redéployer les cadres de la DDS vers l’opérationnel.
  • Un « Plan RH » visant à une réelle reconnaissance des métiers de la SUGE a été présenté au COMEX (déroulement de carrière, emplois, mutations, conditions de travail, rémunération, mesures favorisant le maintien dans le service et ce, afin d’enrayer la vague de démissions), une politique RH plus humaine, notamment dans les DZS.

Si ces annonces semblent aller dans le sens des revendications que portent la CGT et les cheminots de la SUGE, la CGT a rappelé que si elle notait un changement de ton et de méthode au regard des pratiques antérieures, elle sera très attentive à ce que ces propositions soient (enfin) matérialisées par des décisions concrètes.

En conclusion, la direction indique qu’elle a bien conscience du « chantier à venir » nécessaire pour récupérer le retard pris par ses prédécesseurs. Aussi, une nouvelle « rencontre » Direction/CGT est d’ores et déjà prévue début octobre afin de préciser les propositions (retenues par le COMEX), ainsi que la méthode et le calendrier de leur mise en place.

Depuis plusieurs années, la CGT revendique des droits spécifiques au regard des particularités des métiers de la sûreté ferroviaire. Défendre ces revendications avec les cheminots de la SUGE nous a notamment permis d’obtenir la création des premiers postes de qualifications D opérationnelles, des embauches supplémentaires pour 2020 et 2021 et favorisant ainsi les mutations de l’IDF vers la province, mais aussi d’obtenir des notations supplémentaires sur l’exercice 2020.

Si ces revendications semblent avoir été entendues par la direction, il n’en demeure pas moins que durant les semaines à venir, il sera plus que nécessaire pour les cheminots de la SUGE d’être les acteurs de leurs exigences, et ce en maintenant la pression jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications. Si quelques annonces ont été faites, elles restent néanmoins à l’état d’annonces et elles excluent notamment la question de l’intégration de l’IPA/ICPA dans la prime de travail portée par la CGT.

Force est de constater que gagner les revendications SUGE passe par la mobilisation avec la CGT et le renforcement syndical.

Je revendique avec la CGT, je me syndique à la CGT,

je gagne l’amélioration de mon salaire et de mes conditions de travail !

 

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DÉBATTRE, CONVAINCRE, AGIR !

Journée de mobilisation interprofessionnelle du 17 septembre 2020

| Retraités UFR

La pandémie liée à la covid-19 continue de menacer.

Parfois fragilisés par des pathologies sérieuses, les retraités subissent, de leur côté, le manque de moyens humains et financiers nécessaires au bon fonctionnement de notre système de soins. Cette situation a d’ailleurs généré plus de 10 000 décès dans les Ehpad.

Dans ce contexte, le Gouvernement démultiplie les annonces pour tenter de rassurer la population. Non seulement elles ne répondent pas aux enjeux sanitaires en matière d’offre de soins, mais elles suscitent une inquiétude grandissante dans le monde des retraités.

Aucune annonce de revalorisation des pensions de retraite, alors que la pandémie a plongé de nombreux retraités dans une situation de pauvreté directement liée à l’amputation régulière de leur pouvoir d’achat depuis 2008.

A quoi servent les dividendes mirobolants servis aux actionnaires des entreprises du CAC 40 ?

Quelle a été l’efficacité de la suppression de l’impôt solidarité sur la fortune ?

La logique du système financier et du modèle capitaliste est à l’opposé des solutions de bon sens permettant de servir l’intérêt général et la reconquête d’un environnement de qualité pour la nature et pour nous-mêmes.

En ayant réduit les dépenses publiques, désindustrialisé la France, délocalisé la production de biens de première nécessité comme par exemple les médicaments, affaibli les services publics, les dirigeants politiques et économiques portent la responsabilité de la crise sanitaire, sociale et économique que traverse le pays.

Les luttes nombreuses et diverses menées par les salariés actifs et retraités avant la crise de la COVID pour la revalorisation des salaires et pension, la défense de l’emploi qualifié et des services publics, un système de soins rénové, de proximité et accessible à tous, montraient déjà que l’avènement des « Jours Heureux » supposait un autre partage des richesses et que l’intérêt général devait l’emporter sur la logique des intérêts financiers égoïstes de quelques-uns.

Ce dont la France a besoin, c’est à la population dans sa diversité d’en décider et d’agir pour y répondre.

Les retraités cheminots, avec la CGT, sont appelés à participer à toutes les initiatives organisées en territoires et participer massivement aux manifestations avec les salariés actifs le 17 septembre 2020.

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PLAN DE RELANCE… MAIS DE QUOI ?

Tract aux cheminots

| Fédération

Depuis plusieurs mois, le Gouvernement monte un évènement autour de son plan de relance de l’économie.
Celui-ci a été révélé et la baudruche se dégonfle pour ne laisser qu’un plan de communication visant probablement les prochaines échéances électorales. Décryptage.

En annonçant 100 milliards pour la relance de l’économie, pour un pays dont le PIB est de 2400 milliards, et pour stopper une récession prévue autour de 10%, le Gouvernement n’était déjà pas très ambitieux. Mais aujourd’hui nous apprenons qu’il s’agit en fait de 80 milliards, dont la moitié proviendrait du plan européen et n’arriverait que dans plusieurs mois… Comme à chaque fois, les entreprises bénéficient de cadeaux concrets, sans contrôle, alors que les salariés et les retraités devront se contenter de promesses et de leçons de morale sur la bonne utilisation de l’argent public. Le ferroviaire en est une illustration…

Quels sont les besoins ?

Le service public ferroviaire a vu ses ressources largement amputées par les pertes commerciales liées au confinement, et par les baisses de dotation des régions dont la principale recette (le versement transport) n’est pas collectée en cas de chômage partiel. Si elle se jette dans un énième plan d’austérité, la SNCF réduira ses dépenses, donc impactera très négativement le service offert aux usagers et l’emploi cheminot, mais aussi le BTP chargé des gros travaux, l’industrie ferroviaire, et de nombreux fournisseurs de biens ou de services. Cela renforcerait un cercle infernal de récession.

La question d’un soutien financier public était donc posée pour le maintien de l’activité.

Se rajoute à cela le besoin de redonner confiance dans les transports collectifs alors que le repli individuel peut sembler être une bonne solution pour éviter toute contamination. Malgré la démonstration que très peu de foyers épidémiques sont issus des transports collectifs, l’impact sera durable si rien n’est fait pour inciter les citoyens à dépasser leurs a priori et leurs craintes. Un plan d’aide à la baisse des tarifs domicile-travail, ou un droit à réduction annuelle très importante sur un aller-retour national pour faire « préférer le train » tout en favorisant le droit aux vacances, auraient été de bonnes impulsions pour soutenir économiquement l’entreprise publique, les usagers et toute la filière ferroviaire.

Au-delà de l’impact de la crise, il y a aussi des besoins sur les sujets qui ne sont pas réglés ou mal réglés depuis 2 ans.

À la suite du rapport Duron sur les infrastructures, qui proposait entre 48 et 80 milliards d’investissements en 20 ans, le Gouvernement a opté pour 54 milliards, autofinancés à 97 % par la SNCF. Autrement dit, le niveau est loin de répondre à l’ensemble des besoins élémentaires pour améliorer la vie des usagers et le manque de contribution publique n’a pas été remis en cause.
En outre, ce dossier ne traitait pas des « petites » lignes, qui nécessitent 6,5 milliards d’euros supplémentaires pour éviter leur fermeture et assurer leur régénération pour 30 ans.

Rajoutons à cela les besoins du FRET, dont une association d’employeurs (4F) a chiffré les besoins à 12,5 milliards pour les infrastructures dédiées à cette activité (triages, installations terminales, portiques de transbordement…) et la subvention du mode ferroviaire dans le transport des marchandises.
C’est donc pas moins de 45 milliards sur 20 ans qui manquent selon différents acteurs du monde ferroviaire.
C’est le coût d’une véritable réorientation de la politique des transports dans notre pays.
Selon les comptes de la Nation, les administrations centrales et locales dépensent 41,5 milliards d’euros par an dans le transport quel que soit le mode. Une politique clairement ferroviaire avec des moyens massifs ne représenteraient donc qu’une hausse de 5 % de ce budget.

Qu’annonce le Gouvernement ?

Un ensemble de subventions au FRET ferroviaire pour environ 150 millions d’euros par an (sur le prix des sillons, l’aide au combiné et au wagon isolé). C’est la seule annonce vraiment concrète.
Si nous ne pouvons pas rejeter une mesure de soutien, il ne s’agit pas d’un plan de relance. C’est un plan de stabilisation des entreprises ferroviaires qui étaient toutes en difficulté.
Un report modal massif de la route vers le rail, pour répondre aux enjeux environnementaux et réduire la congestion des villes, n’est toujours pas à l’ordre du jour.
L’autre mesure annoncée est un plan d’aide de 4,7 milliards, qui s’avère en fait être un engagement pour plus tard, étalé sur plusieurs années et dont la réalisation concrète n’est pas assurée. Par un jeu d’écritures comptables entre la SNCF et l’État, cette « recapitalisation virtuelle » servira surtout à rassurer les agences de notation qui devaient dégrader fortement la note de la SNCF, conséquence de la réforme ferroviaire de 2018 et du changement de statut des entreprises.
Nous sommes très loin des moyens nécessaires pour améliorer et développer le service public ferroviaire.
Enfin, une annonce est faite sur la relance de 2 lignes de trains de nuit. Cela ressemble plus à un saupoudrage pour répondre à des barons locaux, qu’à une véritable stratégie commerciale et industrielle rompant avec les décisions précédentes. La mise en œuvre étant renvoyée à 2022, on comprend qu’elle ne constitue, elle aussi, qu’une promesse.

Ce que le Gouvernement n’annonce pas

Des créations d’emplois de cheminots, des créations de lignes, des achats de matériels roulants, la date de retour du Perpignan-Rungis… bref, tout ce qui pourrait traduire une vraie relance du mode ferroviaire.

Ce plan n’est ni ambitieux pour le pays, ni cohérent, ni adapté aux attentes et aux besoins pour le mode ferroviaire. La Fédération CGT invite l’ensemble des cheminots à participer à la journée d’action interprofessionnelle organisée le 17 septembre.

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LA DIRECTION SNCF S’ENFERME !

Dialogue social

| Espace presse

La direction SNCF affiche sa volonté de favoriser le dialogue social dans les médias.

Dans les faits, elle le piétine en interne.

Malgré des sujets revendicatifs précis qui ont fait l’objet d’une première rencontre dans le cadre d’une « alerte sociale » qui n’a pas permis de trouver des points d’accord, la direction SNCF a informé la Fédération CGT des Cheminots, ce jour, qu’il n’y avait pas de séance de négociation dans le cadre du préavis de grève déposé pour le 17 septembre.

Cela confirme, une nouvelle fois, l’écart abyssal entre les paroles et les actes.

Cela confirme également que les différentes lois sur le service minimum n’avaient pas pour objectif d’abaisser la conflictualité mais bien d’imposer des contraintes administratives supplémentaires pour faire obstacle au droit de grève.

La Fédération CGT invite donc les cheminots à participer à la journée d’action interprofessionnelle organisée le 17 septembre.

Nous ne pouvons que déplorer l’attitude de la direction SNCF qui se prive une énième fois d’une occasion de « discuter » sur les nombreux sujets de mécontentements des cheminots et des usagers.

CONTACT
SERVICE PRESSE 
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
Contact presse

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SOUTENIR LE FRET ET LES INITIATIVES TECHNINAT

Réorganisation MI / TECHNINAT

| Matériel

La Direction SNCF a provoqué le dégel des restructurations en pleine période estivale.

Celle du CSE MI concernant le TECHNINAT n’aura connu qu’une courte pause suite au COVID 19.

Il y a un réel danger pour l’emploi et les cheminots de TECHNINAT.

Après les applaudissements et les remerciements aux cheminots du Matériel qui se sont particulièrement investis durant la crise sanitaire, voici le retour des restructurations, de la casse de l’emploi et de l’outil industriel.

La direction du Matériel a annoncé son choix de fermer les 3 sites de production de maintenance de wagons suivants :

  • DUNKERQUE (38 cheminots)
  • AMBERIEU (17 cheminots)
  • St PIERRE DES CORPS (6 cheminots)

Ce plan social, à peine déguisé, fait suite aux nombreux mensonges du DET de l’entité TECHNINAT qui promettait le maintien de l’emploi dans cette structure créée en juillet 2019. L’impact sur l’emploi équivaut à 18 % de la masse salariale de cette entité liée à l’activité FRET, où les sites de MIRAMAS, SIBELIN, SOTTEVILLE, SOMAIN et PERPIGNAN, qui comptent une centaine de cheminots de la maintenance Matériel, vont connaître des modifications de charges importantes.

La CGT dit STOP !

Les annonces de Macron le 14 juillet prônant la relance du FRET FERROVIAIRE n’ont pas freiné la volonté de la SNCF de « fermer » des ateliers de Maintenance Wagons.

Pour la CGT, il faut redonner de la charge wagons aux ateliers de DUNKERQUE, AMBERIEU et St PIERRE DES CORPS. D’ailleurs, la charge de travail existe, mais c’est l’incurie des directions Fret et MI qui n’ont pas voulu organiser la maintenance sur site et ont favorisé l’introduction d’ERMEWA (filiale 100 % SNCF) qui privilégie la maintenance par des ingénieries privées.

Sauf à considérer que les annonces du Gouvernement relèvent de la pure propagande, les annonces de la Direction sont ahurissantes au regard de la volonté de relancer le FRET. Une relance sans wagons, sans ateliers de maintenance et sans cheminots.

Pour la CGT, la Direction du CSE MI serait plus inspirée de traiter le dossier AMIANTE des wagons pollués et souvent négligés, plutôt que s’attaquer une fois de plus à l’emploi. Il faut une « base fibre » solide dédiée à l’amiante pour la repérer dans les matériels pollués et les traiter dans des conditions optimales de sécurité et de santé.

Les cheminots de ces ateliers Wagons sont une source inépuisable de technicité et de connaissances ferroviaires dont l’entreprise a besoin pour développer et assurer l’avenir de FRET SNCF.

Les métiers de la maintenance des ateliers FRET ont toujours su s’adapter à l’évolution des techniques et aux nouvelles technologies du ferroviaire. Il faut donc continuer à alimenter les ateliers et à moderniser les infrastructures existantes.

Il faut développer l’emploi et les compétences par de la formation pour subvenir aux besoins actuels et futurs du fret ferroviaire et ne pas laisser l’entreprise s’accommoder de la concurrence, voire l’organiser.

Les cheminots doivent s’organiser avec la CGT pour dire non à la polyvalence souhaitée par la Direction du Matériel, qui propose toujours aux salariés de faire plus, plus vite avec moins de moyens.

Refusez la flexibilité et la mobilité forcée !

La Production doit se faire partout où c’est nécessaire mais aussi dans les ateliers SNCF des sites de DUNKERQUE, d’AMBERIEU et de St PIERRE DES CORPS.

Le 17 septembre doit être une journée d’interpellation des directions dans les ateliers de Maintenance pour obtenir l’arrêt des restructurations néfastes à l’organisation de la maintenance ferroviaire SNCF.

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RÈGLEMENTS INTÉRIEURS DES SA SNCF : ALERTE SUR LES DROITS DES CHEMINOTS !

Tract aux cheminots

| Fédération

Alors qu’un sommaire de RI avait été divulgué en pleine grève des retraites, rajoutant de l’huile sur le feu, la Direction SNCF avait affirmé que la plupart des mesures néfastes seraient retirées pour ne laisser que les obligations légales.

À la lecture du projet transmis aux OS cet été, il n’en est rien !

Le Règlement Intérieur (RI) d’entreprise est un document rédigé par l’employeur qui précise un certain nombre d’obligations, notamment en matière d’hygiène, de sécurité ou de discipline. Il est obligatoire à partir de 50 salariés. C’est un outil datant du 17e siècle qui vise à contraindre arbitrairement les salariés et à protéger le patron.

La Direction SNCF aurait pu se contenter de transcrire les textes existants en la matière (Statut, RH…), mais il semble qu’elle veuille se saisir de cette opportunité pour changer les règles dans le sens de la régression sociale et de la discrimination entre contractuels et statutaires.

Seule l’expression du mécontentement des cheminots peut la faire reculer. La CGT alerte donc les cheminots, alors que le texte doit être confirmé à la rentrée.

RESTRICTION DES LIBERTÉS INDIVIDUELLES

La Direction veut restreindre l’exercice du droit de retrait (art. 22 et 23) qui est pourtant une garantie pour la santé et la sécurité des cheminots (amiante, agressions…), mais aussi pour la sécurité des circulations (exemple : droits de retrait sur les déshuntages pour lesquels la justice a donné raison aux cheminots).

La liberté d’expression des cheminots serait réduite (art. 26 et 35). Toute critique serait ainsi proscrite par une obligation de neutralité. Les sanctions pourraient donc se multiplier à l’image des révocations qui ont été prononcées à l’atelier Matériel d’Achères pour des propos sur un groupe WhatsApp.

De nouvelles contraintes apparaissent avec la possibilité d’imposer l’habitation à proximité du LPA sans justifier le besoin du service. Au – delà des besoins des astreintes, on pourrait donc voir fleurir ce genre d’exigences.

L’utilisation d’agents des pool FAC et des CTT comme agents de réserve serait normalisée (art. 35.7).

La possibilité de placer un agent sur un poste à qualification (ou classe) inférieure sans justification serait également normalisée (art. 35.7).

Dans le cadre d’une procédure judiciaire, obligation de rendre compte de ce que les cheminots relatent aux autorités. Par exemple, dans le cadre de l’enquête de Brétigny, la Direction mettrait une pression supplémentaire aux cheminots impliqués pour se protéger, voire enfoncer certains agents.

RESTRICTION DES LIBERTÉS COLLECTIVES

Remise en cause des droits syndicaux (art. 26 ; 32.2 ; 35 ; 37 et 39), avec l’interdiction des rassemblements, des distributions de tracts, et bien d’autres éléments nécessaires à la remontée des problèmes ou à l’information des cheminots.

Remise en cause des droits associatifs (Art. 39). Par exemple, l’Orphelinat National des Chemins de Fer n’aurait plus le droit de vendre ses billets de tombola ou ses agendas !

DISCRIMINATION ENTRE STATUTAIRES ET CONTRACTUELS

Le Direction profite de l’écriture des Règlements Intérieurs pour remettre en cause les garanties disciplinaires et sanctions pour les contractuels.

L’échelle des sanctions (donc la conception qu’il faut une proportionnalité entre le fait fautif et la sanction) disparaît. C’est un pas supplémentaire vers l’arbitraire total.

Le conseil de discipline (donc l’obligation pour l’employeur de monter un dossier et la possibilité pour le salarié d’être défendu) disparaît également.

Désormais, le licenciement d’un contractuel pourrait être prononcé avec une simple réunion préalable et un courrier recommandé. En 2 ou 3 jours, le couperet pourrait tomber, rendant plus difficile la mobilisation des collègues en cas d’injustice flagrante, comme nous l’avons fait encore récemment pour nos camarades de Paris Est ou de Moulins.

Lors d’une audience sur les Règlements Intérieurs des SA le 11 août 2020, la CGT a dénoncé l’ensemble de ces mauvais coups. La Direction doit désormais écrire une version définitive des RI. Pour qu’elle recule, les cheminots doivent s’exprimer. Rapprochez-vous des syndicats CGT pour vous associer aux prochaines actions !

Dans tous les cas, face à une pratique managériale qui veut se durcir à la SNCF, nous avons plus que jamais besoin de nous organiser pour nous défendre, pour se serrer les coudes et empêcher solidairement l’arbitraire lorsqu’il tentera de nous frapper.

Syndiquez-vous à la CGT !

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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Dans les médias

13 septembre 2020

Débat « Le défi du Fret ferroviaire »

Débat avec Laurent BRUN, Pierre GARZON, Jean-Pierre FARANDOU, Jean-Baptiste DJEBBARI [Fête de l'Humanité, dimanche 13 septembre][…]

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