Des milliards qui coûtent cher aux cheminots et aux usagers !
Les comptes du Groupe pour le premier semestre ont été présentés ce 27 juillet 2026.
Cette nouvelle hausse du chiffre d’affaires (21,9 Md€) et du résultat net (1,2 Md€) se conjugue
avec une autre réalité : la baisse des moyens et des droits pour les cheminots, la hausse des prix et la dégradation des conditions de transport pour les usagers.
Pour la CGT, il y a urgence à changer de modèle.
Nous pouvons nous satisfaire que de plus en plus de voyageurs prennent le train (TGV +2,8 %, TER +2,3 %, Transilien +4 %). Cette tendance, qui s’inscrit désormais dans la durée, nécessite un changement de politique pour répondre aux besoins croissants de transport par le rail.
La hausse de la fréquentation des trains s’accompagne d’une dégradation de la production.
Le cloisonnement des activités, les aléas climatiques, le matériel vieillissant, la réduction des plans de transport ont des conséquences importantes sur le fonctionnement du système et impactent de manière dramatique certains territoires (pour exemple, sur Intercités -3,8 % de fréquentation).
De plus, les retards de livraison de nouveaux matériels (notamment TGV et Intercités) empêchent toute offre supplémentaire, tant en quantité qu’en qualité, pour répondre aux besoins des populations.
Ainsi, guidé par un objectif purement financier, ce sont les usagers, par les prix des billets, et les cheminots, par une pression accrue sur l’emploi, les salaires, les droits et les conditions de travail, qui passent à la caisse.
Pour la Fédération CGT des cheminots, il faut se donner des objectifs d’un report modal ambitieux et y allouer les moyens pour y parvenir afin de faire face aux enjeux environnementaux. Cela implique un changement de modèle mettant au cœur le service public SNCF.
Face aux enjeux environnementaux et sociaux, la réunification du système ferroviaire est plus que jamais urgente.
Le développement de l’offre ferroviaire pour répondre aux besoins ne doit pas se heurter aux limites des capacités industrielles, aux choix inefficaces du financement actuel du système ferroviaire et au dogme de la concurrence.
Pour la Fédération CGT des cheminots, la concurrence comme alternative au désengagement de l’Etat est une impasse.
Promouvoir la contribution au financement du réseau par les autres opérateurs privés, via le fonds de concours, est un leurre.
Ce mécanisme alimente la libéralisation du rail, donc le dumping social pour les cheminots et la dégradation des conditions de transports pour les usagers.
L’État doit être stratège de la politique des transports et singulièrement sur le temps long de la production ferroviaire.
Toujours force de propositions, la Fédération CGT des cheminots revendique :
- L’urgence d’une véritable loi de financement pluriannuelle des investissements permettant de moderniser, développer le réseau sans en sacrifier des parties.
- La réunification du système ferroviaire dans une entreprise publique, unique et intégrée : La SNCF.
- L’amélioration des droits de l’ensemble des cheminotes et cheminots de la branche ferroviaire,
- L’amélioration des conditions de travail et de vie notamment par des emplois qualifiés ainsi que des augmentations générales des salaires.
LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE À L’UNITÉ DES CHEMINOTS POUR DONNER DES SUITES À LA PUISSANTE JOURNÉE DE GRÈVE DU 10 JUIN DERNIER.














