Fédération CGT des Cheminots


Courrier unitaire envoyé à Madame Ribera Rodríguez, Vice-présidence Exécutive de la Commission, sur la question du Fret

| Espace presse

Madame la Vice-Présidente Exécutive,

Fret SNCF, opérateur public historique de transport ferroviaire de marchandises en France, est à quelques jours de connaître une liquidation pure et simple.

Cette situation est issue d’un processus dit de « discontinuité » initié à la suite d’une enquête lancée par la commission européenne, le 18 janvier 2023, actant une procédure formelle d’examen contre la France au motif que des aides, prétendument illégales, auraient été octroyées à Fret SNCF.

Afin de mettre fin aux menaces d’un hypothétique remboursement de plus de 5 milliards d’euros, le Gouvernement français a intimé au Groupe SNCF de procéder à un plan fondé sur :

  • La liquidation de l’entreprise historique Fret SNCF ;
  • La création de deux nouvelles entités, selon un processus de filialisation remettant en cause le droit social des salariés transférés ; L’interdiction, pour ces nouvelles sociétés de candidater sur 23 flux de transports de marchandises ;
  • L’ouverture du capital de ces entités ;
  • La suppression de 500 postes.

Nos quatre fédérations syndicales n’ont eu de cesse de souligner et dénoncer, avec force et constance, la catastrophe écologique, sociale et industrielle de ce plan de « discontinuité ».

D’ores et déjà, alors que Fret SNCF a dû abandonner des flux depuis le début de l’année 2024, nous pouvons constater que le report modal du rail vers la route n’est en rien une illusion mais bel et bien une réalité.

La liquidation de Fret SNCF interviendra au 1er janvier 2025.

Nous sommes face à une urgence absolue.

Nos organisations syndicales souhaitent donc vous interpeller sur ce choix du pire qui peut encore être évité.

En effet, cette décision procède d’une vision exacerbée de la concurrence qui ne ménage aucune possibilité à la réalisation d’une transition propre et juste.

Vous avez, lors de votre audition de confirmation au poste de vice-présidente de la Commission mit en avant trois aspects forts et primordiaux.

D’une part, l’obligation de lutter contre le changement climatique. D’autre part, l’urgence à opérer une transition énergétique juste. Enfin, la nécessité de poser une approche nouvelle et différente de la politique de concurrence.

La liquidation de Fret SNCF par imposition du plan de discontinuité négocié entre la Commission Européenne et le gouvernement français contrevient exactement et en tout point avec ces objectifs vitaux pour notre avenir commun.

Il est donc encore temps de mettre un coup d’arrêt à cette situation et de sauver l’opérateur public et historique de transport de marchandises ferroviaire français.

À l’heure où la Commission vient d’annoncer qu’elle autorisait une aide d’État allemande d’un montant de 1,9 milliard d’euros en faveur de DB Cargo, maintenir la liquidation de Fret SNCF est à la fois incompréhensible et d’une grande violence.

La décision de la Commission concernant DB Cargo estime notamment que « l’État n’a pas influencé les accords intragroupe et les prêts accordés à DB Cargo, qui relevaient des affaires courantes ».

Vous conviendrez qu’un parallélisme évident s’impose avec la situation de Fret SNCF. Pour autant, les conséquences, notamment pour les salariés, diffèrent.

Cette distorsion de considération et de conséquence abîme l’aspiration démocratique que l’Union Européenne se doit d’incarner pour les peuples. Nos fédérations syndicales ne peuvent que déplorer cette situation.

Alors que votre mandat débute, il nous paraît indispensable de vous alerter sur cette dramatique situation qui percute totalement les convictions et les objectifs que vous avez posés.

Aussi, nous vous demandons d’intervenir au plus vite pour que le processus de liquidation de Fret SNCF cesse et que des discussions s’engagent en vue de garantir la continuité de l’outil public qu’est Fret SNCF et son développement pour atteindre les objectifs de décarbonation des transports et le report modal pour le ferroviaire.

Nous sommes à votre disposition pour vous apporter tous les éléments complémentaires dont vous souhaiteriez disposer et pour vous rencontrer si vous le jugez utile.

Nous vous remercions pour la diligence avec laquelle vous considérerez notre courrier et vous prions de croire, madame la Vice-présidente Exécutive, en l’expression de nos très respectueuses salutations.

 

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LOIN DU COMPTE !

NAO salaires

| Les conditions sociales

Aujourd’hui se tenait la table ronde salariale à la SNCF.

Partout sur le territoire, les cheminotes et les cheminots ont répondu aux appels à agir lancés par les syndicats CGT.
La Fédération CGT salue celles et ceux qui s’engagent dans l’action collective !

La direction du GPU SNCF ne prend toujours pas la mesure de l’urgence à reconnaître le travail des cheminots.

REVENDICATIONS CGT POSITIONS DE LA DIRECTION
Augmentation générale des salaires d’au moins 12 % + 0,25 % à partir du 1er juillet 2026
+ 0,25 % à partir du 1er octobre 2026
Grille unique des salaires pour tous avec une meilleure progression salariale automatique
pour les cheminots statutaires et contractuels
REFUS (prétextant de l’accord classifications-rémunérations)
Une véritable reconnaissance
de la technicité des métiers et sa pérennisation
(avec la revalorisation de la prime de travail,
de la prime de traction
et une prime de base garantie
pour tous les cheminots contractuels
et statutaires)
PAS DE MESURES POUR L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS, mais suite aux mobilisations dans les métiers, la direction cède des mesures (non soumises à accord NAO) :

  • +40 € / mois (au total 100 € / mois) prime technicité Circulation
  • Environ +30 € / mois sur la prime de travail ASCT
  • Environ +40 € / mois prime de Traction
  • Des propositions à venir pour l’Équipement
Revalorisation de l’ancienneté AUCUNE REVALORISATION
Annualisation de la majoration de l’ancienneté
(chaque année doit se traduire
par une progression automatique et égale
pour tous)
LA DIRECTION CONCÈDE LE PRINCIPE D’UNE ANNUALISATION DE LA MAJORATION DE L’ANCIENNETÉ POUR TOUS LES CHEMINOTS.
Cela se traduit par une augmentation annuelle minimale de 0,6 %.
Un véritable 13e mois pour tous REFUS, sous couvert de l’accord classifications-rémunérations qui met en place une rémunération annuelle et pas mensuelle.

AUTRES ANNONCES DE LA DIRECTION

  • Complément de PPV de 250 € versé sur les salaires du mois de mars.
    Ce dispositif dit « prime Macron » exonère l’entreprise de cotisations sociales.
  • Revalorisation du seuil minimum des salaires au niveau du SMIC +10 % (soit 2 005 € brut/mois) (pas soumis à accord NAO). Cela concerne moins de 150 cheminots.
    En conséquence, les seuils de rémunération annuelle pour les cheminots contractuels seront réévalués.
  • Prorogation FMD (Forfait Mobilité Durable) 400 €/an.
    Prime de 150 € pour premier achat de vélo.
  • Pour les cheminots statutaires :
    • 1 200 PR hors compte supplémentaires.
    • Délais de séjours maxi de 4 ans sur les PR des classes 2 à 6, TA et TB.
    • Refonte de la rémunération des classes 8 au statut (non soumis à accord NAO).
  • Enveloppes pour les augmentations individuelles des cheminots contractuels :
    • 1,2 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 1 à 6.
    • 1,4 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 7 à 8.
    • 3 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels en début de parcours.

 

COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : La direction considère que la participation de l’entreprise dans la cotisation à la mutuelle dite obligatoire représente
un coût et est un élément qui pèse sur les mesures salariales. En clair : c’est autant de moins pour des augmentations générales de salaire !

LA PRESSION DES MOBILISATIONS IMPULSÉES PAR LA CGT COMMENCE À FISSURER CERTAINES POSITIONS DE LA DIRECTION !

La CGT invite les cheminotes et cheminots
à rejoindre les syndicats de site pour s’informer,
débattre et construire une action collective tous services.

 

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HEXAFRET : DES EFFECTIFS EN BAISSE, ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT !

| Le transport de marchandises

Rien ne change. Après un passage à marche forcée vers Hexafret, la situation sociale continue de se détériorer. Malgré une communication rassurante et des recrutements en nombre important annoncés, les effectifs diminuent, la charge de travail augmente et le mal-être s’installe durablement.

DES EFFECTIFS QUI CONTINUENT DE BAISSER MALGRÉ LES RECRUTEMENTS !

Depuis le transfert massif des agents de Fret SNCF vers Hexafret au 1er janvier 2025, la direction tente de présenter une situation stabilisée. Les chiffres démontrent pourtant l’inverse. Les recrutements ne compensent pas les départs, et les effectifs disponibles continuent de reculer dans de nombreux métiers essentiels, en particulier chez les conducteurs et dans les métiers des fonctions transverses.

Démissions, ruptures conventionnelles, fins de contrats et difficultés d’intégration se multiplient. On embauche, mais on perd presque autant d’agents dans le même temps. Cette instabilité permanente empêche la constitution de collectifs de travail solides et accentue la surcharge de travail pour les agents en poste.

UNE ATTRACTIVITÉ EN FORTE CHUTE !

Pour la CGT, ces départs ne sont pas le fruit du hasard. L’attractivité d’Hexafret est aujourd’hui très faible. La perte du statut, des rémunérations insuffisantes par rapport au cout de la vie, des perspectives de carrière limitées et des conditions de travail dégradées éloignent durablement les candidats et poussent les agents à quitter l’entreprise.

Certains métiers clés restent durablement vacants, mettant en tension l’ensemble de la production. Cette situation nourrit un cercle vicieux, moins d’effectifs, plus de pression, davantage de fatigue, et donc encore plus de départs.

DES FORMATIONS QUI METTENT LES SALARIÉS EN DIFFICULTÉ !

La direction communique sur l’effort de formation, mais la réalité du terrain est toute autre. Les parcours sont souvent raccourcis, mal accompagnés et insuffisamment sécurisés. Les taux d’échec, notamment chez les OPF et les conducteurs, sont élevés, et les abandons en cours de formation se multiplient.

Pour la CGT, ces échecs ne sont pas liés aux agents mais à des choix organisationnels hasardeux. Là encore, ce sont les agents en poste qui subissent les conséquences, avec une charge de travail accrue et une pression permanente pour compenser les manques.

DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT PARTOUT !

Les indicateurs sociaux sont alarmants. L’absentéisme progresse, y compris au siège. L’accidentologie repart à la hausse, en fréquence comme en gravité. Le climat social est marqué par l’inquiétude, le stress et l’incertitude.

Les réorganisations successives, comme « PADOVA phase 2 » pour le siège, désorganisent profondément les collectifs et donnent le sentiment d’une restructuration permanente, sans vision claire ni perspectives à moyen terme pour les agents.

UNE PÉNIBILITÉ TOUJOURS NIÉE !

La pénibilité reste une réalité quotidienne pour de nombreux agents, mais elle demeure largement ignorée par la direction, notamment en fin de carrière.
Tant que la pénibilité ne sera pas reconnue pour tous les métiers concernés, les arrêts maladie, l’absentéisme et les départs continueront d’augmenter. On ne peut pas construire une entreprise durable en fermant les yeux sur la santé des agents.

DES INJUSTICES SALARIALES QUI PERDURENT !

Les premières données communiquées confirment l’existence d’écarts de rémunération importants entre statutaires et contractuels, mais aussi entre agents occupant des fonctions comparables. Ces différences découlant d’une classification de Branche régressive, ne sont ni clairement expliquées ni justifiées.
Pour la CGT, le principe est simple, à travail égal, salaire égal. L’opacité salariale alimente le sentiment d’injustice et affaiblit encore la confiance des agents envers la direction.

La CGT a voté contre lors de cette consultation sur la politique sociale marquée par baisse continue des effectifs, la perte d’attractivité, la dégradation des conditions de travail, la non-reconnaissance de la pénibilité et les injustices salariales.

Ce vote contre est un signal clair adressé à la direction, la situation sociale d’Hexafret exige des mesures immédiates, ambitieuses et durables.

Hexafret ne se construira pas sur le dos des agents.
La CGT continuera d’exiger des effectifs suffisants, des conditions de travail dignes,
la reconnaissance de la pénibilité, des rémunérations justes, une vraie politique de formation
et des perspectives professionnelles claires.

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NOTRE DÉTERMINATION FAIT RECULER LA DIRECTION !

Filiale de travail temporaire à la Traction

| Traction

La direction de SNCF Voyageurs vient d’annoncer le retrait de la présentation de son projet de création d’une filiale d’intérim à la traction, qui était à l’ordre du jour de la CSEC Voyageurs du 14 janvier.

Depuis septembre 2025, la direction de la SA Voyageurs affiche la volonté de créer une filiale de travail temporaire à la traction pour selon ses termes « répondre aux besoins et aux aléas des filiales dédiées » en production.

Consécutivement à l’audience de la DCI unitaire du 7 janvier, déposée par les fédérations CGT, SUD-Rail et CFDT, la direction de SNCF Voyageurs annonce le retrait de son projet. Ce dernier s’inscrivait pleinement dans la stratégie de l’entreprise liée à l’ouverture à la concurrence, visant à multiplier les filiales dédiées afin de répondre aux seuls impératifs de rentabilité.

Il visait à organiser la précarisation de l’emploi ferroviaire à la traction, en portant atteinte aux conditions de travail, à la transmission des savoir-faire et à la sécurité ferroviaire.

La Fédération CGT des cheminots prend acte de ce recul de la direction. Obtenue par une démarche unitaire, cette décision constitue une première étape.

Pour autant, la CGT exige le retrait définitif de ce projet.

Le processus unitaire, engagé à l’initiative de la CGT, confirme une nouvelle fois que la mobilisation collective, unitaire et déterminée des cheminots est le seul moyen efficace pour faire plier les choix régressifs de l’entreprise. Cette première victoire syndicale en appelle d’autres.

La Fédération CGT des cheminots restera pleinement mobilisée
pour défendre l’emploi, les métiers, les conditions de travail et le service public ferroviaire.
Toute nouvelle tentative de remise en cause se heurtera à une opposition ferme, unitaire et collective de notre part.

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GOPRO, LE RETOUR !

Caméra-piéton

| Trains

Un décret d’application paru au Journal officiel en fin d’année 2025 autorise désormais le port de la caméra-piéton pour les chefs de bord. Si son utilisation demeure exclusivement sur la base du volontariat, la CGT reste vigilante vis-à-vis de son déploiement, qui ne doit faire l’objet d’aucune pression managériale.

En attente de signature depuis de longs mois, le décret d’application autorisant l’utilisation par les contrôleurs, de caméras-piétons est entré en vigueur par décret le 18 décembre dernier. Cette promulgation met fin à une série de ratés qui dure depuis plusieurs années.

En effet, le déploiement des caméras-piétons à la SNCF, loin d’être un long fleuve tranquille, a été marqué par de nombreux soubresauts, entre maté-riels défaillants et zones d’ombre juridiques. Si le décret du 18 décembre 2025 vient aujourd’hui verrouiller le dispositif, il ne doit pas faire oublier les années de lutte pour garantir le volontariat des agents et empêcher que cet outil ne devienne un instrument de surveillance managériale.

Pour la CGT, la sécurité des cheminots ne passera jamais par un simple gadget technologique, mais par des moyens humains renforcés (agents B, R, EA…) et une présence physique accrue dans les trains et les gares. De plus et malgré les satisfecit de la Direction, il demeure plusieurs points à vigiler :

  • la caméra-piéton n’est pas un outil de prévention. En ce sens, elle ne peut se substituer à une formation sûreté de haut niveau. Elle est plutôt un élément qui peut servir à l’étape suivante, celles des poursuites judiciaires ;
  • si elle peut permettre dans certains cas de dissuader des actes agressifs (agressions physiques et verbales, outrages…), elle peut être aussi un « déclencheur » lors d’une phase d’extrême tension ;
  • la base du volontariat doit être scrupuleusement respectée ; et enfin,
  • selon les paramètres et données de la Direction, le nombre d’accidents de travail dus aux agressions n’a pas évolué entre le port de caméras en expérimentation et la période où elles ont été retirées.

La CGT alerte déjà des possibles voire probables dérives dont le port de la caméra-piéton pourrait faire l’objet. La période transitoire de l’expérimen-tation avait déjà mis en évidence quelques exemples significatifs.

Ainsi, pour la CGT, pas de chantage aux notations ni au versement de l’Impec ou autres artifices managériaux ! La Direction doit se cantonner à ce qui est prévu par la loi, confirmé par la promulgation du décret 2025-1234.

LA CGT RESTE ET DEMEURERA VIGILANTE
À CE QUE LES ASCT NE SUBISSENT PAS D’ENTORSES
RELATIVES AUX CONDITIONS D’APPLICATION.

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FILIALE INTÉRIMAIRE A LA CONDUITE : UNE LIGNE ROUGE FRANCHIE

Communiqué unitaire CGT, SUD-Rail, CFDT

| Traction

Lors d’une DCI unitaire du 7 janvier dernier, les trois organisations syndicales représentatives CGT, SUD Rail et CFDT ont formellement exprimé leur opposition à ce projet.

Ce projet ne repose sur aucune justification sérieuse, sur aucune nécessité opérationnelle démontrée en séance, y compris par la direction elle-même. Aucun des arguments avancés n’est crédible.

Les seules explications fournies jusqu’à présent relèvent d’une logique exclusivement financière et mercantile : la direction ne voit dans le travail temporaire qu’une opportunité de “tout business”, au mépris des enjeux humains, professionnels et de sécurité ferroviaire.

Nous dénonçons fermement une stratégie délibérée et organisée de précarisation de l’emploi ferroviaire. La création de contrats précaires, tout comme le recours à des salariés retraités, constitue une ligne rouge que nos organisations syndicales ne laisseront pas franchir.

Il s’agit d’une attaque frontale contre l’emploi stable, la transmission des compétences, les conditions de travail, l’avenir même de nos métiers, et de la sécurité ferroviaire
Cette absence totale de transparence, ce passage en force et ce mépris du dialogue social ne font que renforcer notre conviction et confirment que ce projet est contraire à l’intérêt de l’ensemble des cheminots comme à celui du service public ferroviaire.

En conséquence, nos trois organisations syndicales exigent l’abandon immédiat et définitif du projet de filiale de travail temporaire ADC.
Pour les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT, ce projet ne doit en aucun cas se concrétiser !!

Si la direction persistait dans son processus et refusait d’entendre l’ultra-majorité des ADC, nos organisations prendront leurs responsabilités et déposeront un préavis de grève unitaire.

Les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT
appellent d’ores et déjà l’ensemble des agents de conduite
à se tenir prêts à engager un rapport de force massif
si la direction persistait dans ce passage en force.

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PRIME TRACTION : APRÈS QUELQUES BOUGÉS, CONTINUONS À AGIR LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Traction

Le quatrième groupe de travail sur la prime de traction s’est tenu le 7 janvier dernier. À cette occasion, la CGT, qui est à l’origine de ces négociations, grâce à la mobilisation des ADC tout au long de l’année 2025, obtient quelques ajustements. Ces premières avancées nécessitent d’agir pour obtenir plus !

Depuis 2022, la Fédération CGT mène le combat pour une réforme juste de la prime de traction, avec un projet clair et abouti. À l’occasion de ce quatrième groupe de travail, qui se voulait conclusif, nous avons une nouvelle fois déploré l’absence d’Hexafret. La CGT a malgré tout exigé de la Direction des mesures claires et immédiates, notamment sur des éléments de sécurisation de la prime de traction, des éléments qui rentrent pleinement dans notre revendication de prime de base garantie et que nous avons réussi à faire partager aux autres organisations syndicales, à l’occasion de plusieurs rencontres au cours du second semestre 2025.

À défaut d’une refonte complète du système de la prime traction, quelques revendications ont été entendues lors de ce GT, notamment sur la prise en compte partielle des SU, la revalorisation de la prime de base garantie et une meilleure prise en compte de la présence dès la première heure travaillée.

Avant Après
Sécurisation de la prime traction
  • J1 : carence.
  • J2 à J11 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J12 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J1 : carence.
  • J2 à J6 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J7 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
Amélioration de la prime de base garantie Paiement pour 20 jours
de travail : 705 €.
Paiement pour 20 jours
de travail : 745 €.
Journée SU (sans utilisation)
  • 1er au 3e SU du mois civil payés au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • 4e SU du mois civil payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
  • 1er SU du mois civil payé au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • À partir du 2e SU du mois civil, payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
Revalorisation de la présence horaire
au 1er janvier 2026
  • Pas de paiement dès la 1re minute.
  • Taux 2 : 1,11 € de la 3e à la 5e heure.
  • Taux 1 : 1,90 € au-delà de la 5e heure.
  • Paiement dès la 1re minute.
  • Nouveau taux 2 : de 0 à 5 heures : 0,48 € par heure.
  • Taux 1 revalorisé à 2,85 € au-delà de la 5e heure.
Simplification de la prime traction Redressement de l’acompte congés en mars
avec rappels sur salaire.
L’acompte congés est remplacé par la prime congés, calcul mensuel basé sur la moyenne des 12 derniers mois glissants.
+ Confirmation de la modification des documents ADC : fiche PT, état 113, état 31.

De plus, la rétroactivité de ces mesures au 1er janvier 2026 a été actée sur la modification de la règle de paiement des SU et la revalorisation des taux de la présence horaire et le paiement dès la première heure de la prime de présence. Si la prime de traction des ADC a connu des évolutions positives lors de ces cycles de groupe de travail grâce à la persévérance de la CGT et aux mobilisations des cheminots, le compte n’y est pas pour atteindre nos revendications initiales, notamment sur la prime de base garantie.

Alors que la Direction n’hésite pas à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros brut par mois, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), elle doit désormais engager de véritables augmentations pour régulariser le contentieux salarial et rémunérer à leur juste valeur la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.

LA CGT PROPOSE D’AGIR LE 13 JANVIER
DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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PAS DE MIETTES POUR LES CHEMINOT·E·S DE L’ÉQUIPEMENT !

NAO du 13 janvier 2026

| Équipement

Le 13 janvier prochain, se dérouleront les négociations annuelles obligatoires (NAO). À cette occasion, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de l’Équipement à amplifier la mobilisation et à agir pour peser et obtenir des augmentations de salaire !

La Direction arrive à la table avec des résultats financiers historiques : 1,6 milliard d’euros de bénéfice net et une marge opérationnelle pour SNCF Réseau qui explose à 31,2 %.
L’argent est là ! Pourtant, les cheminots de l’Équipement voient leur pouvoir d’achat se réduire avec des augmentations générales dérisoires ces der-nières années. C’est un mépris inacceptable pour ceux qui maintiennent le réseau jour et nuit.

ASTREINTES : LE CONFLIT SE DURCIT !

Depuis plusieurs mois, les cheminot·e·s des services électriques sont en grève de l’astreinte pour arracher une véritable reconnaissance de la technicité du métier. Aujourd’hui, la colère s’amplifie à l’ensemble de la filière. La Direction doit comprendre que sans une reconnaissance réelle de nos contraintes, le réseau s’arrête !

NOS REVENDICATIONS NATIONALES CGT

Pour répondre à l’urgence sociale, la CGT porte des revendications nationales avec des exigences claires :

  • hausse des salaires : une augmentation générale d’au moins 12 % pour amorcer le rattrapage salarial nécessaire ;
  • reconnaissance de la technicité : revalorisation de la prime de travail et création d’une prime de base garantie pour tous (statutaires et contractuels) ;
  • un treizième mois pour tous : une exigence de justice pour tous les cheminots ;
  • une grille unique des salaires pour en finir avec la division entre statutaires et contractuels : « à travail égal, salaire égal ! » ;
  • annualisation de l’ancienneté : chaque année de service doit se traduire par une progression réelle et automatique.

L’HEURE EST AU RAPPORT DE FORCE !
La Direction ne nous donnera rien sans rapport de force. Les services électriques ont montré la voie. Le 13 janvier, l’ensemble de l’Équipement doit peser sur la négociation.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE LES AGENT·E·S DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT À L’ACTION LE 13 JANVIER 2026,
PARTOUT SUR LE TERRITOIRE, POUR FAIRE ENTENDRE NOTRE VOIX !

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PROGRAMME CIRCUL’ACTION : UN BILAN QUI POUSSE À L’ACTION !

NAO du 13 janvier 2026

| Exploitation

En ce début d’année et alors que la mobilisation monte dans les EIC, la direction de SNCF Réseau a organisé, le 8 janvier, une table ronde pour faire le bilan après 3 années de mise en oeuvre du programme Circul’action.

À cette occasion, la CGT est revenue à la charge pour faire aboutir les revendications des cheminots de la Circulation !

En 2022, les mobilisations des cheminots de la Circulation sur tout le territoire, à l’appel de la CGT, avaient contraint la Direction à lâcher une indemnité circulation, des recrutements supplémentaires et la prise en compte du temps de remise de service.
Après trois ans de mise en oeuvre de ce programme, que la CGT jugeait insuffisant, le bilan s’avère contrasté et nécessite d’être renforcé.

Bilan du programme Circul’action et propositions de la Direction :

  • emplois : baisse de 50 % des postes vacants, qui sont passés de 435 en 2022 à 236 en décembre 2025.
2022 2023 2024 2025
Recrutements 651 899 674 542
Cessations 555 551 482 366

Pour la CGT, les recrutements effectués ne permettent toujours pas de couvrir l’ensemble des postes. Cela nécessite un renforcement des recrutements pour l’année à venir ;

  • parcours professionnels : la Direction propose d’engager des travaux sur l’attractivité des parcours professionnels « grands centres », sur les métiers de l’encadrement et l’accès à la classe 5, sans plus de précisions pour l’heure ;
  • formation : proposition de renforcer l’accompagnement de la carrière via les ASFP ;
  • déroulement de carrière : pour les agents classe 4, étude d’un dispositif simplifié pour passer à la classe 5 ;
  • rémunération : proposition de majoration de l’indemnité circulation de 20 euros par mois au 1er janvier 2026, puis 20 euros supplémentaires dès le 1er octobre 2026.

Des groupes de travail devraient être mis en place courant 2026 pour mise en œuvre de ces propositions.

Pour la CGT, ces mesures sont encore très éloignées des revendications portées et nécessitent d’être débattues dans les établissements avec les cheminot·e·s concernés pour décider collectivement des suites à donner.

Les cheminotes et les cheminots de la Circulation n’attendent pas de la Direction de vaines perspectives ! Ils exigent des actes, alors que leurs conditions de travail se dégradent sous la pression financière !

Pour rappel, la Fédération CGT des cheminots revendique :

  • une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % ;
  • un véritable treizième mois pour tous les cheminots ;
  • la mise en place d’une grille unique pour tous les cheminots, contractuels comme statutaires ;
  • la revalorisation de la prime de travail dans une prime de base garantie pour tous les cheminots, statutaires et contractuels.

Pour les cheminot·e·s de la Circulation, nous revendiquons également :

  • de meilleures conditions de vie et de travail avec des roulements permettant de réduire la pénibilité (plus de repos, GPT courtes…) ; et
  • la neutralisation dans les compteurs, y compris celui du temps de remise de service, des journées courtes (en deçà de la DJS moyenne).

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE À LA MOBILISATION LE 13 JANVIER POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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PRIME DE TRAVAIL : DE NOUVELLES AVANCÉES POUR LES ASCT, MAIS LA LUTTE CONTINUE LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Trains

Une troisième rencontre du GT Prime de travail s’est tenue le 6 janvier. Si un pas important a été franchi avec la prise en compte de la revendication CGT de fusionner le S1 et le S2, la CGT n’abandonne pas l’objectif d’obtenir totalement satisfaction. Pour cela, elle appelle les ASCT à agir massivement lors des NAO du 13 janvier prochain.

Pour rappel, il y a cinq ans, la Fédération CGT a travaillé un projet novateur alliant refonte partielle et revalorisation de la prime de travail des ASCT. Une pétition spécifique recueillant 60 % des signatures des ASCT fut initiée. Aussi, le 19 mai 2022, 600 ASCT étaient réunis à l’occasion de la remise des pétitions au siège de la Direction à Saint-Denis. Depuis cette date, la CGT ne cesse de revenir réguliè-rement à la charge (audiences, DCI, rassemblements, grèves…).
Force est de constater que l’abnégation porte ses fruits. À vous de juger :

Revendications CGT Existant avant le projet CGT (2021) Projet CGT applicable au 07/01/2026
Augmentation de la prime de travail. Partie EA afin de reconnaître la technicité et le savoir-faire du métier Montant : 13,36 € par journée de service travaillée x nombre de journées travaillées dans le mois Montant 21,59 € par journée de service travaillées x nombre de journées travaillées dans le mois
Création d’une base garantie N’existait pas. Lors des absences (maladie, SU…), la prime de travail de l’ASCT n’était pas rémunérée. Création de la sécurisation de la prime de travail à hauteur de 320 €/350 par mois (selon les classes et les PR)
Prime de travail activité commerciale renforcée S1-S2 2 taux : S1 de 6 heures à 6 h et 30 min, rémunéré à 4,27 € (4,52 € au 31/12/2025) ; S2 au-delà de 6 h et 30 min, rémunéré à 6,34 € (6,71 € au 31/12/2025) Fusion S1-S2 pour un déclenchement horaire et un montant unique à partir de 6 heures, à 7,00 €

L’application de cette mesure surviendra en avril et sera donc soumise à rémunéra-tion sur la fiche de paie de juin, avec effet rétroactif pour les mois de janvier, février et mars en complément du mois d’avril. Selon les roulements de travail, c’est une augmentation pérenne et comptant pour la retraite de 20 à 40 euros par mois pour une large majorité des ASCT.

L’augmentation de la prime de travail des ASCT a évolué favorablement ces der-nières années. La persévérance de la CGT ainsi que les différentes mobilisations ont été centrales dans ces avancées. Cependant, il reste du chemin à parcourir pour atteindre nos objectifs, à commencer par les NAO du 13 janvier. La Direction, si prompte à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros par mois brut, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), se doit d’engager des augmentations afin d’apurer le contentieux salarial et de rémunérer à juste titre la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.
Pour cela, la CGT revendique :

  • une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % ;
  • un véritable treizième mois pour tous les cheminots ;
  • la mise en place d’une grille unique pour tous les cheminots, contractuels comme statutaires ;
  • une prime de base garantie correspondant à 75 % de sa valeur.

LA CGT APPELLE À AGIR DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS LE 13 JANVIER POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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