Fédération CGT des Cheminots


UNE LUTTE SOCIALE SE PRÉPARE : LE DÉNIGREMENT DES CHEMINOTS RECOMMENCE !

SNCF Bashing

| Action depuis le 5 décembre 2019

C’est presque devenu un rituel : avant chaque grand conflit social, les cheminots sont trainés dans la boue. Ce weekend, divers « journaux » ont engagé l’offensive en multipliant les publications ignobles. Et aujourd’hui, la Cour des Comptes fait paraître, comme à son habitude avant chaque négociation ou réforme importante, un nouveau brûlot contre les salariés du chemin de fer.

La CGT ne peut pas rester sans réagir face à de telles dérives.

Il y a seulement quelques semaines, les commentateurs s’étonnaient du malaise social à la SNCF, des démissions, des suicides… Le droit de retrait national avait pointé les graves problèmes de sécurité, et diverses autres actions avaient mis en évidence les menaces qui pèsent sur le transport de marchandises (et donc sur l’environnement), les petites lignes (et donc les territoires), le service public dans les gares, etc.

Toutes ces questions sont aujourd’hui oubliées et les comités de rédaction des différents médias fourbissent leurs coups bas pour étriller les cheminots qui se préparent à s’engager dans la grève du 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites et contre la poursuite de la réforme ferroviaire.

Nous avions déjà eu droit aux salaires mirobolants, au temps de travail de 20h par semaine, aux 60 congés d’après le JT de TF1, ou encore à la fameuse « prime charbon » sur les réseaux sociaux… messieurs les éditorialistes, qui dit mieux ?

La palme revient ce week-end au magazine VSD avec cet édito plein de profondeur et tout en mesure : les cheminots « prenant en otage les familles », « martyrisent d’autres travailleurs », et de conclure « la SNCF utilise les salariés en France comme DAESH utilise les femmes et les enfants en boucliers humains en Syrie ». Rien que ça !

La Fédération CGT des cheminots dénonce ce délire médiatique qui consiste à reproduire les éléments de langages des structures les plus réactionnaires de la société française. Elle ne s’étonne pas que ce soient les patrons milliardaires qui ont fait main basse sur la presse nationale qui imposent cette orientation idéologique. Il est urgent de faire émerger dans notre pays de véritables médias indépendants des puissances financières.

Les cheminots ne sont ni des privilégiés, ni des terroristes !

Pour les privilèges, allez donc voir les héritiers des grandes fortunes qui n’ont jamais eu à travailler de leur vie et qui vivent pourtant dans un luxe indécent.

Quant aux terroristes, banaliser leurs crimes en qualifiant n’importe quelle action de ce terme ne sert pas la cause de la justice et de la liberté. Le droit de grève est un droit acquis de hautes luttes par les salariés de notre pays, il n’entraine pas la mort, il ne cherche pas la terreur. Il permet d’exprimer des revendications pour la satisfaction desquelles les salariés sacrifient une partie de leur salaire.

Alors un peu de décence et de retenue !

La Fédération CGT des cheminots appelle la Direction de l’entreprise à réagir et à engager des suites juridiques à ce dénigrement inqualifiable.

Dans la foulée, la Cour des Comptes a publié un rapport sur la gestion RH 2012-2017. La Fédération CGT des cheminots hésite une nouvelle fois entre colère et indifférence.

Colère parce que ce rapport est un condensé de raccourcis et d’inepties. La Cour dénonce par exemple la hausse (légère) des effectifs de SNCF Réseau et demande leur baisse au même titre que SNCF Mobilités. L’évolution en très forte hausse des charges de travail, notamment des travaux de régénération, ne semble pas l’intéresser. C’est ce qui nous conduit à qualifier ce travail de « contrôle de gestion de petit comptable ».

Indifférence parce que la Cour n’a plus aucune crédibilité à nos yeux. Elle se comporte de plus en plus comme une officine de promotion du libéralisme économique. Comment, par exemple, peut-on affirmer que le doublement du recours à l’intérim ne pose pas de problème, sauf s’il s’agit de limiter une partie des suppressions d’emplois !?! Les suppressions d’emplois sont-elles devenues le seul moyen de bien gérer une entreprise ou un service public ? Et la précarité endémique ne pose-t-elle aucun problème ? Ce sont évidemment des partis-pris de la Cour qui sont de plus en plus intolérables.

Comme à chaque fois, ce rapport tombe opportunément à la veille d’échéances importantes sur la négociation du futur cadre social à la SNCF.

Calomnies médiatiques, raccourcis de la Cour des Comptes, nous sommes bien à la veille d’un conflit social en France.

La Fédération CGT appelle les cheminots à conserver leur sang-froid face à ces provocations et à s’organiser pour que la grève soit la plus puissante possible à partir du 5 décembre 2019.

Ce sera la réponse la plus digne et la plus efficace à ces gesticulations du pouvoir.

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Incendies en Gironde : La CGT agit !

| Communiqué

Dès lors que les conditions de propagation des incendies ont pris de l’ampleur, avec notamment les premières évacuations, la CGT est entrée en contact avec les différentes directions afin de s’assurer que tous les cheminots :

  • soient en sécurité et bénéficient d’une solution d’accueil temporaire ;
  • soient libérés de la production s’ils ne peuvent se rendre sur leur lieu de travail ;
  • soient exemptés de travail s’ils sont touchés par les évacuations ;
  • soient libérés, sans aucune contrainte, s’ils sont pompiers volontaires (sans décompte des jours spécifiques prévus par les conventions au regard du contexte particulier) ;
  • bénéficient des mesures spécifiques de protection dès lors qu’ils sont à la production.

Les syndicats CGT locaux ont également dressé une liste de camarades pouvant accueillir à leur domicile des cheminots et leur famille.

Les élus CGT en responsabilité au CASI Bordeaux ont aussi fait le choix de mettre en place des mesures spécifiques concernant les activités sociales :

  • Le CASI met à disposition les gîtes disponibles pour les cheminots qui n’auraient pas de solution d’hébergement, ainsi que les salles polyvalentes pouvant servir à des accueils collectifs ;
  • Les ALSH (centres de loisirs) maintiennent l’accueil des enfants dans ces structures, dans le respect des modalités prévues par l’arrêté préfectoral ;
  • Les réservations de vacances annulées en raison des incendies ou des fumées donneront lieu à un remboursement intégral.

La Fédération CGT et ses structures se tiennent aux côtés des cheminots, démontrant une fois de plus que la solidarité n’est pas une option !

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AMV : La CGT obtient une première avancée !

| Le transport de marchandises

Depuis plusieurs années, la CGT ne cesse d’exiger de la Direction qu’elle reconnaisse à leur juste valeur les cheminots titulaires de l’ancien examen « Agent Mouvement » (AMV), un examen exigeant qui attestait d’un haut niveau de qualification ! Concrètement, la CGT revendique le passage à la classe 4 de tous les titulaires de l’AMV !

Sans satisfaire la revendication portée, la Direction est tout de même con­trainte de concéder une avancée à travers une mesure dite « exception­nelle ». Les cheminots concernés bénéficieront donc de l’attribution de la classe 4 six mois avant leur départ à la retraite ou leur mise à la réforme, à condition d’être toujours sur la classe 3 au moment du départ et d’être toujours salarié d’Hexafret.

Pour la CGT, cette mesure constitue une première avancée mais elle de­meure largement insuffisante ! Pourquoi attendre les six derniers mois de carrière pour reconnaître à sa juste valeur le niveau de qualification acquis, parfois depuis plusieurs décennies ?

Les titulaires de l’AMV ont par ailleurs exercé des responsabilités impor­tantes durant toute leur carrière et ont participé au fonctionnement quotidien de l’entreprise à l’appui de cette qualification. Ils sont en droit de bénéficier d’un véritable déroulement de carrière comme d’un parcours professionnel tout au long de leur vie active, qui leur est toujours refusé à ce jour !

LA CGT CONTINUE LE COMBAT ET REVENDIQUE :

  • la reconnaissance à sa juste valeur de l’examen d’AMV ;
  • la fin des blocages artificiels des déroulements de carrière par un véri­table accès à la classe 4 pendant la carrière ;
  • une politique de reconnaissance des qualifications fondée sur les di­plômes, les formations qualifiantes et l’expérience acquise, non sur des contraintes budgétaires.

Cette mesure démontre une nouvelle fois qu’aucune avancée sociale ne tombe du ciel. Sans l’intervention de la CGT, les titulaires de l’AMV seraient restés totalement oubliés.

Cette première victoire doit maintenant ouvrir la voie à une reconnaissance beaucoup plus large de l’ensemble des qualifications des cheminot·e·s.

LA CGT NE LÂCHERA RIEN !
LA RECONNAISSANCE DES QUALIFICATIONS N’EST PAS UNE FAVEUR, C’EST UN DROIT !

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Destination service public !

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 21 juillet 2026, l’abandon du projet Destination 2030 a été annoncé par le président Castex, assorti d’une réorganisation de la direction de la SA Voyageurs.
La mobilisation exemplaire de l’encadrement lors de la grève unitaire du 10 juin ainsi que les nombreuses actions locales menées depuis plusieurs mois avec la CGT et son UFCM ont envoyé un signal clair à la Direction en portant au plus haut niveau du GPU le mécontentement des encadrant·e·s.
L’arrêt de D30 doit être un point d’étape vers la voie du service public !

Destination 2030 aurait eu des conséquences majeures pour les cadres et maîtrises : leur rôle d’encadrement des équipes, leur expertise tech-nique et leur savoir-faire métier auraient été sacrifiés sur l’autel de la libéralisation du rail, tout en supprimant un grand nombre de directions et de sièges en territoires, impactant directement l’emploi et les condi-tions de travail des encadrant·e·s.

À rebours de ces réorganisations néfastes, la CGT et son UFCM sont force de propositions pour gagner des droits nouveaux, collectifs et oppo-sables pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche ferroviaire, dans une optique de réunification des chemins de fer dans une SNCF unique, publique et intégrée, fondée sur des droits collectifs de haut niveau !

L’UFCM-CGT, aux côtés des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), restera vigilante face aux velléités du patro-nat de casse de l’entreprise et de nos droits sociaux. Les politiques régressives ne sont pas une fatalité : l’unité du corps social cheminot, le rapport de forces et la mobilisation sont les ingrédients nécessaires pour construire collectivement un avenir où chacun pourra vivre et travailler dignement, en proximité, dans un cadre émancipateur et pour le bien commun !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • l’arrêt immédiat de TOUTES les restructurations ;
  • un moratoire immédiat sur le processus de filialisation de la SA Voyageurs ;
  • le retour à une entreprise SNCF unique, publique et intégrée ;
  • le développement du service public ferroviaire ;
  • la mise en place d’un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC).

RASSEMBLÉS ET DÉTERMINÉS, ÉLEVONS LE RAPPORT DE FORCES POUR TRACER LA VOIE DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE DE DEMAIN !

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Canicule : attention à ne pas barsser de l’air chaud !

| Non classé

À l’initiative de la Direction, une table ronde s’est tenue le 21 juillet, au niveau du Groupe, sur le sujet de l’impact des fortes chaleurs sur les conditions d’exercice des métiers et sur le service public. Ce sont bien les initiatives d’interpellation des directions en territoires et les actions de mobilisation des cheminots organisées par la CGT qui contraignent l’entreprise à intégrer le sujet !

Le président de la SNCF a ouvert la table ronde en indiquant mesurer la difficulté des périodes traversées par les cheminot·e·s, cet été. Il a reconnu explicitement que les mesures d’ores et déjà mises en oeuvre par les diffé-rentes entités du Groupe, si elles existent, restent insuffisantes au regard de la réalité vécue sur le terrain.
Sur la méthode, la Direction a annoncé qu’elle laisserait chaque société élaborer son propre « plan de continuité de service », tout en pointant la nécessité de faire valider certaines décisions par les pouvoirs publics dans la gestion de ces épisodes climatiques.

Pour la CGT, ce choix pose déjà question : renvoyer l’élaboration des plans à chaque société, c’est acter par avance des réponses fragmentées et iné-gales selon les établissements, alors que les cheminot·e·s ont besoin d’un cadre homogène et opposable partout.

LE RETOUR D’EXPÉRIENCE (REX) DES SOCIÉTÉS

Chaque société du Groupe a ensuite présenté son bilan des impacts de la canicule et de l’efficacité des mesures prises. Sur le fond, les réponses apportées sont restées de même nature d’une entité à l’autre :

  • des mesures matérielles ponctuelles : achat de ventilateurs et de climati-seurs, mise en place de points d’eau, distribution d’équipements de pro-tection individuelle (EPI) adaptés aux fortes chaleurs pour les agent·e·s, investissement sur les bâtiments, écostationnement… ;
  • à la marge, quelques évolutions de l’organisation du travail : décalage d’horaires dans certains métiers pour éviter les heures les plus chaudes ;
  • une souplesse ponctuelle accordée sur le télétravail, quand le métier le permet.

Ces mesures, certes réelles, restent de nature palliative. Aucune société n’a présenté de dispositif structurel permettant d’anticiper durablement les épisodes climatiques, alors que le bilan au plan sanitaire révèle une forte augmentation des accidents du travail.

UNE DIRECTION QUI NE SORT PAS DE SES DOGMES

Les interventions des directions témoignent d’une prise en compte du sujet. Mais chacune reste enfermée dans son périmètre, sans réflexion transverse sur la mutualisation des moyens humains et matériels à l’échelle du Groupe.

Toutes les organisations syndicales présentes ont unanimement pointé le même constat : un décalage flagrant entre les discours de la Direction nationale et la réalité du terrain, où les directions locales ne mettent pas tout en oeuvre pour appliquer, voire pour simplement entendre, les mesures annoncées au niveau national !

SEULE LA CGT FAIT DES PROPOSITIONS.

Si la fédérations syndicales ont fait remonter des difficultés rencontrées par les cheminot·e·s, seule la CGT a porté des propositions concrètes, notamment sur :

  • l’augmentation des temps de repos, périodiques et journaliers, pour l’ensemble des che-minot·e·s ;
  • la réduction et l’aménagement des journées de service pour limiter l’impact des fortes chaleurs ;
  • la réunion en urgence des commissions métiers pour définir un cadre général applicable partout ;
  • l’arrêt de la circulation des trains en EAS durant les épisodes de fortes chaleurs ;
  • une véritable mutualisation des moyens en production, en gare et dans la filière Trains ;
  • la garantie des droits sociaux des agent·e·s mobilisés : respect des temps de repos, prime de réserve, augmentation de la prime de travail ;
  • un engagement clair et chiffré de l’entreprise sur les moyens humains et matériels pour anticiper les épisodes climatiques.

DES PLANS DE TRANSPORT ADAPTÉS : MOINS DE TRAINS POUR LES USAGERS !

La Direction a clairement annoncé vouloir anticiper des plans de transport adaptés selon le niveau de canicule, plans qui devront être validés avec les autorités organisatrices de la mobilité (AOM), notamment les Régions.

Derrière cette annonce présentée comme une mesure de bon sens et de sécurité, la réalité est simple : cela signifie moins de trains en circulation pour les usagers lors des épisodes de fortes chaleurs, sans qu’aucune garantie ne soit apportée sur les alternatives proposées aux usagers ni sur les conditions de travail des cheminot·e·s en charge de la mise en oeuvre de ces plans dégradés.

INVESTISSEMENT, LA QUESTION QUI RESTE SANS RÉPONSE

La question centrale de l’investissement, dans le matériel roulant comme dans l’infrastruc-ture, a été posée en séance. Sur ce point, aucune réponse concrète, aucun engagement chiffré n’a été apporté par la Direction. Cette absence de réponse laisse anticiper la pour-suite d’une politique d’austérité, alors même que le vieillissement des infrastructures et du matériel roulant est l’une des causes structurelles de la fragilité du système ferroviaire face aux épisodes climatiques.

POURSUIVRE NOTRE DÉMARCHE ET ENGAGER DES BATAILLES EN LOCALITÉ

La Fédération CGT des cheminots n’attendait pas mieux de ce rendez-vous. Cependant, elle ne saurait accepter les dérives constatées sur le terrain, notamment sur la forte dégradation des conditions de travail ! Exigeons partout et au plus près du terrain l’application immédiate de mesures de protection et refusons que les situations dégradées d’aujourd’hui deviennent la routine de demain.

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ET MAINTENANT ?

| Communiqué

Le Président CASTEX vient d’annoncer le remaniement de l’équipe dirigeante de la SA Voyageurs et l’abandon du projet Destination 2030.
Au-delà de la valse des dirigeants, ce sont les orientations et les politiques menées qui doivent être profondément revues !

L’action unitaire du 10 juin et le niveau de mobilisation des cheminots a permis d’acter l’arrêt des restructurations – et singulièrement de Destination 2030, qui visait à reconfigurer la SA Voyageurs dans une logique purement business liée à l’ouverture à la concurrence des services conventionnés et à l’arrivée de nouveaux acteurs dans les Services Librement Organisés (SLO).

Pour la CGT, ce sont les logiques de démantèlement et de morcellement du service public SNCF en une multitude de sociétés dédiées qui doivent être urgemment stoppées.

La balkanisation de l’entreprise et la logique d’abaissement des droits des cheminots, sous couvert d’une ouverture à la concurrence qui s’avère d’ores et déjà comme une scandaleuse gabegie financière, est une erreur d’aiguillage qu’il faut corriger pour remettre la SNCF sur la voie du service public.

Au-delà du gouffre financier pour servir des intérêts privés, cet éclatement de l’entreprise est un non-sens au regard de la désoptimisation de l’organisation de la production et du système ferroviaire qui, cloisonné et étanchéifié dans des dizaines de PME du rail, est condamné à perdre en efficacité et en capacité de réponse aux besoins du service public.

À l’inverse, la CGT est porteuse de propositions visant à réunifier le système ferroviaire en remettant de la transversalité, de la coopération, des passerelles, des parcours professionnels, mais aussi des droits matérialisant une unité sociale, gage du bon fonctionnement de l’ensemble.

La grève du 10 juin dernier, dans un cadre unitaire, a constitué une première étape et a permis de faire bouger les lignes. En ce sens, la Fédération CGT des cheminots continuera à créer les conditions de l’unité des cheminots pour arracher de nouvelles conquêtes.

Pour la CGT, la seule voie c’est :

  • le renforcement du Service Public SNCF ;
  • le retour à une entreprise unique publique et intégrée ;
  • la construction d’un Nouveau Statut du Travail Cheminot (NSTC).

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LA DIRECTION VEUT DES ASCT AU RABAIS, LA CGT S’Y OPPOSE !

DCI sécurité

| Non classé

Une DCI de la Fédération CGT des cheminots et de la CFDT a été déposée. Ce processus a été mis en oeuvre à la suite de réponses jugées insatisfaisantes lors des audiences précédentes. Elle a porté sur : l’éligibilité de tous les ASCT aux TCS accompagnement des trains ; le contenu et l’application des VO ; l’information autour du déploiement de Soprano ; ainsi que les effectifs et les parcours professionnels des ASCT. Pour la CGT, cette démarche prolonge deux années d’interpellations sur l’application de la STI OPE.

UNE DIRECTION FOCALISÉE SUR LES COÛTS

Reçue le 8 juillet par les directions Bord et Sécurité (SA Voyageurs, TGV-IC et TER), la CGT a réaffirmé son insatisfaction face aux réponses apportées lors de l’audience du 22 juin. Les faits le montrent, la Direction traite la STI OPE sous le seul angle de la réduction des coûts (formation, suivi médical et suivi des compétences), la concurrence poussant vers le dumping social.
Pour rappel, le 25 février 2026, sous la pression de la CGT, la direction Inter-cités a finalement maintenu les TCS pour les ASCT, et plusieurs BU TER sont revenues sur la VO 400 en créant des VO « locales », adaptées aux réalités de terrain remontées par les militant·e·s. Pour la CGT, c’est la preuve que ces choix doivent être révisés, avec un seul objectif : un haut niveau de sécurité.

LES PARCOURS PROFESSIONNELS EN DANGER !

La mise en oeuvre de la STI OPE relève des entreprises ferroviaires. Aussi, les choix opérés par la Direction fragilisent les engagements pris après le conflit de décembre 2022 : les établissements cédants (TER et Transilien) doivent assu-rer la formation nécessaire pour accéder à Inoui. Or, la disparition des TCS réduit le nombre de formateurs à TER — déjà quasi inexistants chez Transilien. Autre point de vigilance : lors des remplacements d’été (TER vers TGV), com-ment garantir une formation et une VMAS pour un ASCT TER sur seulement 3 à 4 semaines si les suivis médicaux et de sécurité ne sont plus assurés ?

EFFECTIFS EN SOUFFRANCE, LES FLÉCHAGES ATTENDUS !

La Direction a confirmé l’engagement de 154 recrutements pour l’année 2026 et 21 parcours professionnels. À date, 62 recrutements ont été effectués (47 sur TER), et 17 parcours professionnels réalisés. La CGT observe que le volume emploi 2025 (213 réalisés pour 230 budgétisés) avait conduit à un déficit, après deux années d’essor. Les conséquences sont déjà visibles dans les trains au quotidien (train en EAS, agents B manquants, congés refusés…). Il est donc urgent de revoir le niveau de recrutement à la hausse.
Aussi, la CGT a exigé que les embauches dans le prolongement des échanges soient toutes 4S. De plus, au regard des annonces du 23 juin du président Castex, la CGT a sollicité la Direction sur le fléchage des 80 emplois dédiés aux métiers de la relation clients. Combien au Bord ? Quelles activités ? Quelles régions et quels volumes par territoire ? Toutes ces questions n’ont pour l’heure reçu aucune réponse… Les arbitrages ne seraient-ils pas terminés, ou les enga-gements du Président seraient non tenus ?

Cette DCI démontre que les choix de la Direction affaiblissent le métier d’ASCT et, avec lui, le niveau de sécurité des circulations. En alignant la formation sur le minimum de gestes requis, la Direction réduit le coût annuel des ASCT : la sécurité est sacrifiée sur l’autel de la compétitivité.

La CGT ne lâche rien et poursuit toutes les démarches néces-saires pour que tous les ASCT soient définis comme des agents d’accompagnement des trains et ainsi garantir un haut niveau de qualification et la reconnaissance du métier qui en découle !

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derrière vos galères, des choix mortifères !

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Madame, Monsieur,
Bonjour

La liste de pannes ferroviaires, de retards, de suppressions de trains pour diverses raisons s’allonge de jour en jour. Depuis plusieurs semaines, ce sont vos trajets, vos vacances, votre sécurité qui trinquent.
La communication de la SNCF s’articule autour « d’aléas », de canicule, voire de « malchance » pour justifier cette dégradation.

La CGT Cheminots affirme que ce ne sont pas des accidents isolés.
C’est le résultat prévisible de choix politiques et budgétaires qui rongent le rail.

CE QU’ON VOUS CACHE DERRIÈRE CHAQUE « INCIDENT »

  • Des rails et des caténaires vieillissants, dont le remplacement est repoussé année après année faute de moyens suffisants, se déforment ou lâchent à la moindre vague de chaleur.
  • Des trains anciens, mal préparés aux fortes chaleurs, sont maintenus en circulation faute de renouvellement du matériel roulant. C’est pourtant un investissement nécessaire sur lequel les pouvoirs publics rechignent.
  • Moins d’agents pour surveiller, entretenir et sécuriser des kilomètres de voies : la maintenance préventive recule, la maintenance en urgence, elle, explose..
  • Avec la multiplication des filiales et des opérateurs concurrents, la mutualisation des moyens d’entretien et de maintenance, qui faisait la force du système, devient extrêmement complexe.

Pour la CGT Cheminots, le train est une réponse cohérente pour lutter contre le réchauffement climatique !

ALORS, POURQUOI CETTE SITUATION ?

Il est clair que, pour le Gouvernement et la Direction de la SNCF, la première ambition reste d’amorcer avec « succès » l’ouverture à la concurrence dans le secteur plutôt que répondre aux besoins des usagers et aux exigences environnementales.

POURTANT LA CONCURRENCE NE PROTÈGE PAS ELLE COÛTE !

  • Les nouveaux opérateurs s’installent sur les lignes dites « rentables » et ne se préoccupent pas de l’aménagement du territoire.
  • Le prix du billet ne baisse pas, contrairement à ce qu’assènent à longueur de temps les promoteurs de la concurrence.
  • Des centaines de millions d’euros publics partent chaque année pour financer la mise en concurrence et favoriser l’arrivée de nouveaux opérateurs.

CHEMINOTS ET USAGERS CONFRONTÉS AUX MÊMES CONSÉQUENCES !

Derrière chaque incident qui vous immobilise, il y a des cheminots à qui il est demandé de faire toujours plus, avec toujours moins :

  • moins d’effectifs
  • moins de temps pour la maintenance
  • moins de moyens pour anticiper

L’éclatement du système ferroviaire se traduit aussi par la désorganisation du travail avec l’impossibilité de mutualiser les moyens lors d’aléas de production, par exemple, pour rendre plus efficace la prise en charge des usagers.

La direction de la SNCF s’attaque aussi aux droits sociaux des cheminots en mettant en place une politique de dumping social, en créant des filiales dans les régions.

  • Il s’agit de faire des économies sur le dos des cheminots pour améliorer les marges financières des entreprises.
  • Ce sont les mêmes économies qui dégradent votre voyage et qui usent celles et ceux qui font rouler 15 000 trains chaque jour en sécurité.

Le 10 juin dernier, les cheminotes se sont exprimés par la grève.

À ce stade, ni les politiques, ni la Direction de la SNCF ne prennent en compte sérieusement ce signal d’alarme.

Notre exigence :

Un État stratège, qui planifie la reconstruction du service public ferroviaire, marchandises et voyageurs, des trains pour tous et avec des cheminots en nombre suffisant, avec les moyens de travailler dignement !

La fédération continuera à porter ses revendications partout.

Elle poursuivra sa démarche de convergences avec les associations d’usagers sur l’ensemble du territoire pour imposer d’autres politiques de transport, tournées vers l’intérêt général.

USAGERS – CITOYENS – CHEMINOTS UNIS POUR LE FER !

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EXIGEONS DES DROITS SOLIDES ET À LONG TERME !

Info luttes

| Non classé

Notre exigence commune est forte mais atteignable ! face à la précarité et aux incertitudes, imposons la dignité au travail et la stabilité dans nos vies.

D’OÙ PARTONS NOUS ENSEMBLE ?

Depuis de nombreux mois, la Fédération CGT des cheminots, avec ses syndicats locaux, oeuvre pour gagner de nouveaux droits applicables à tous les cheminots, tout en poursuivant la bataille contre la concurrence et ses méfaits vis-à-vis du service public SNCF. Cette démarche se matérialise autour de deux projets structurants :
 Le « Développement du Service Public ferroviaire » (DSPF) qui fait l’objet de nombreuses initiatives diverses et pluralistes sur l’ensemble du territoire sous l’impulsion des syndicats CGT, pour préserver et rouvrir des guichets, des gares, des lignes ferroviaires (fret et voyageurs).
 La création d’un « Nouveau Statut du Travail Cheminot » (NSTC) pour ancrer des droits communs à l’ensemble des cheminot·es de la branche afin de rompre avec le dumping social exacerbé par le patronat du ferroviaire.
Après une « Consult’Action » pendant près de 3 mois qui a permis à plusieurs milliers de cheminot·es d’exprimer leurs priorités sur les droits à gagner, la Fédération a oeuvré à créer l’unité du corps social et, avec elle, l’unité syndicale. Cela a conduit à la puissante grève du 10 juin où près d’un cheminot sur deux s’est inscrit dans l’action.

CE QUE NOUS AVONS GAGNÉ ENSEMBLE !

À l’issue de cette grève, une table ronde nationale s’est tenue le 23 juin avec le Président de la SNCF, bien que nous soyons intervenus pour qu’elle se tienne tout de suite après la journée de mobilisation.
Les annonces de la direction ont été les suivantes :

  • L’augmentation de la gratification de vacances de 100 euros de manière pérenne. Rappelons que cette disposition, en plus d’être durable, finance notre protection sociale (passage de 500 à 600 euros chaque année) ;
  • L’augmentation de 2,41 % du SMIC sur les bas salaires qui sera décliné dans le cadre de l’engagement groupe de ne pas avoir de rémunération inférieure au SMIC + 10 % ;
  • Si l’inflation se situe au-dessus de 2,5 % en septembre, l’ouverture de négociations salariales à la rentrée ;
  • Aucune restructuration d’ampleur ne sera lancée dans le second semestre 2026 ;
  • Détente du calendrier de mise en oeuvre des restructurations locales ;
  • Annonce de 450 emplois supplémentaires : 70 à la traction, 80 pour les métiers de la relation client et production, 100 à la maintenance ingénierie et travaux, 40 à la SUGE, 10 au service informatique

CE QUE NOUS REFUSONS ENSEMBLE !

À l’issue de cette table ronde, sans que cela ne soit évoqué en séance, la direction a soumis un accord aux organisations syndicales sur « la continuité des droits des salariés au sein du Groupe et à l’organisation de la négociation collective entre le 1er juillet 2026 et le 31 décembre 2027 ».
Cet accord, qui évoque la prorogation des droits dans les filiales existantes et celles à venir pour une durée limitée, est en fait une tentative visant essentiellement à remettre en cause l’accord sur l’organisation du temps de travail (OTT) du 23 juin 2016 et donc, des 35 heures. Pour cela, un seul levier : l’activation de l’article 49 qui permet des dérogations pour « tenir compte des « spécificités de la production ». L’objectif de la direction est de faire travailler plus les cheminots alors qu’ils aspirent à plus de temps de repos et un meilleur équilibre entre « vie personnelle et professionnelle ». Ces dérogations qui entraineraient des roulements resserrés, des amplitudes de travail plus longues, moins de repos doubles, risquent d’impacter le niveau de sécurité pour les personnels et les circulations.
Constante et cohérente, la Fédération CGT, comme elle l’avait fait en 2016, ne participera pas à la déconstruction de nos droits. Fragiles et à durée limitée, les dispositions inscrites dans l’accord proposé sont contraires à l’intérêt des cheminot·es. Ce n’est donc pas acceptable pour la CGT !

CE QU’IL FAUT GAGNER ENSEMBLE !

  • L’extension des droits actuellement en vigueur dans le GPU SNCF à l’ensemble des filiales déjà créées, fret et voyageurs, ainsi que celles à venir, dans un souci de stabilité, d’équité et d’unité sociale au sein de la branche ferroviaire ;
  • Une véritable augmentation générale des salaires et la mise en oeuvre de la grille unique des salaires pour tous, comme revendiqué par la CGT ;
  • Le maintien et l’extension de la dotation aux Activités Sociales et Culturelles pour tous.
  • L’arrêt immédiat et définitif des restructurations en cours tant d’un point de vue national que local ;
  • Un niveau d’emplois permettant d’assumer la charge de travail dans l’ensemble des collectifs de travail, et ce quel que soit le métier ;
  • Des passerelles et des parcours professionnels qui ouvrent de réelles perspectives d’évolution pour tous.
  • La poursuite de la bataille contre la concurrence et le retour à une entreprise publique, unique et intégrée : la SNCF.

LES NOUVELLES ÉTAPES REVENDICATIVES À FRANCHIR ENSEMBLE !

Dès à présent, la désorganisation de la production et l’éclatement de l’entreprise publique, dans cette période estivale qui s’annonce caniculaire, produisent leurs premiers méfaits : suppressions de circulations, conditions de transport fortement dégradées pour les usagers et conditions de travail délétères pour les cheminots. À cela viennent évidemment s’ajouter tous les sujets évoqués plus haut.

  1. DURANT L’ÉTÉ et partout où cela sera nécessaire, les syndicats CGT locaux interviendront, avec les cheminot·es, pour refuser l’inacceptable en matière de santé et sécurité au travail afin d’obtenir des moyens supplémentaires pour permettre de travailler dans de bonnes conditions. Pour cela, en responsabilité et avec lucidité, aucun moyen d’action ne sera écarté dès lors qu’il sera partagé collectivement.
  2. DÈS LA RENTRÉE, la Fédération CGT des cheminots proposera une nouvelle étape d’action nationale tous cheminots dont les modalités et la période resteront à définir.

En conséquence, attachée à renforcer l’unité des cheminot·es, la Fédération CGT mettra tout en oeuvre pour maintenir l’unité syndicale du national au local.

Elle demeure un des leviers du rapport de forces. Cela a été démontré le 10 juin dernier.

Cette dynamique de lutte réfléchie sur la base de ce que nous revendiquons (et non pas sur un agenda social bancal) est la seule à même de barrer le chemin de celles et ceux qui en veulent à nos droits collectifs, à nos emplois, à nos conditions sociales, de vie et de travail !

CHEMINOTES ET CHEMINOTS DE TOUTES ENTREPRISES ET DE TOUS COLLÈGES :

NON À LA DÉCONSTRUCTION MÉTHODIQUE DE NOS DROITS ACTUELS ET À L’INCERTITUDE DU LENDEMAIN !

OUI À LA CONQUÊTE DE NOUVEAUX DROITS COLLECTIFS POUR UN AVENIR CONFORME À NOS ASPIRATIONS !

CONTRE LA DIVISION, UNE SEULE SOLUTION L’UNITÉ CHEMINOTE COMME ANTIDOTE !

 

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Il est temps de faire évoluer les règles. La CGT oeuvre pour !

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À la suite des interpellations de la CGT, la Direction a ouvert, le 1er juillet, les négociations sur la VO 178, qui régit les temps alloués aux missions des ASCT (temps PS, FS, écritures…). Forte des revendications de ses militants, la CGT aborde ce dossier de manière offensive. Face aux enjeux sur les conditions de travail, la Direction doit maintenant se donner les moyens de réussir ce virage.

La question des temps d’acheminement et des trajets en taxi est un sujet récurrent, systématiquement porté par les militants et élus CGT dans toutes les instances (IMB, CSE et CSSCT). Déjà, lors des groupes de travail « Organisa-tion et planification de la commande » consécutifs à la restitution de l’audit de Sia Partners, la Fédération CGT avait exigé la révision de la VO 178. Cette posi-tion a de nouveau été réaffirmée, nous attendons des réponses concrètes.

UNE VO À REVOIR !

Depuis plusieurs décennies, les conditions d’exercice du métier d’ASCT ont évo-lué. Quasiment tous les lieux d’hébergement en gare ont disparu, occasionnant des déplacements à pied plus long ou en taxi. Les outils numériques ont sup-planté le papier, les procédures se sont succédé à un rythme soutenu et de nouvelles missions sont venues s’ajouter dans les journées (prise de congés…).
Malgré cela, les temps alloués aux ASCT et définis dans la VO 178 sont restés figés. Pour la CGT, il est nécessaire de faire évoluer cette VO 178, qui date de 1995, afin qu’elle réponde aux réalités vécues par les ASCT.

LA DIRECTION PLANTE LE DÉCOR !

En réponse, la Direction du bord a fixé le cadre : si elle se dit prête à écouter et relayer les revendications, elle exclut d’emblée toute mesure générant des coûts supplémentaires. Une posture patronale attendue qui rappelle que seule la construction du rapport de forces permettra d’aboutir.
En effet, celle-ci s’est contentée d’écouter et noter les points revendicatifs. Elle n’a pas utilisé cette réunion pour apporter ou même proposer une ou des pistes de travail. Certainement que le poids des activités sclérose toute prise de déci-sion !

LA CGT REVENDIQUE.

De son côté, la Fédération CGT des cheminots ne s’est pas contentée d’écouter la Direction, elle a posé les conditions de mise en oeuvre d’une approche plus constructive permettant la négociation en portant les revendications suivantes :

  • la prise en compte en temps de travail effectif des déplacements entre le lieu de la PS et de la FS et le lieu d’hébergement ;
  • la révision à la hausse du temps des PS et FS en intégrant notamment le temps d’habillage et de déshabillage ;
  • l’annexe 1 de la VO 178 doit être complétée en territoires (avec les membres de la CSSCT) au regard des spécificités locales. Pour la CGT, les résultats de cette table ronde doivent l’imposer !

En outre, la Direction a dû entendre que les ASCT sont contraints « d’offrir » du temps gratuit, et depuis des années, en se rendant dans les établissements bien avant leur PS afin de préparer sereinement leurs missions. Ce temps est du temps de travail, le reconnaître est une nécessité !

Temps d’acheminement et écritures PS-FS

VO 178 (temps de parcours – VO 178)
Situation actuelle > Résidence. Lieu de PS à la commande, au bureau de l’IL. RHR. À la CPST, point désigné, bureau de l’IL. Déplacements à pied du stationnement du train au lieu désiré. Prise en compte : 5 min tous les 330 m, sauf les premiers 330 m. PS : pour les agents TER, Transilien, R, K et HLP, 10 min à la résidence et 10 min en RHR (en cas de coupure, 5 min). FS et retour coupure : 5 min à la résidence et 5 min en RHR pour agents TER, R, K et HLP. Pour les agents TGV, Intercités et Ouigo, 15 min à la résidence (10 min en prenant la coupure) et 10 min en RHR. FS et retour coupure : 10 min à la résidence et 10 min en RHR pour TGV.

Revendications CGT > Prise en compte des temps de trajet entre le lieu de PS et de FS et le lieu de RHR dans le temps de travail. Tout déplacement (à pied, taxi, Uber…). Pas de commande métro, surtout en tenue, et respect des lieux de LPA. 30 min pour toutes les PS (PS + temps d’habillage). 5 min supplémentaires à la FS, temps de déshabillage. 30 min supplémentaires à la première PS lors d’un retour de congés, maladie…

HLP
Situation actuelle > Sont décomptés pour moitié dans le temps effectif les trajets HLP dans les voitures voyageurs et autres moyens collectifs (bus). Particularité pour les HLP métro : le temps de trajet est décompté entièrement en travail effectif.

Revendications CGT > Suppression des HLP.

Écritures
Situation actuelle > Ouigo : 10 min. TER et couchettes internationales : 15 min. TGV et Intercités : 30 min. 10 min pour TER et 15 min pour TGV doivent être obligatoirement allouées à la FS, le complément étant accordé dans la journée suivante. Cependant, lors d’un RHR, le temps d’écriture de la journée A peut être transféré entièrement vers la journée B en sus du temps d’écriture de cette journée (30 min + 30 min).

Revendications CGT > 30 min, quelle que soit l’activité, obligatoirement en temps de service. Prise en compte du temps d’écriture plus importante en cas de retard important (> 3 h), incidents en cascade, accident de personne… : + 15 min.

Annexe 1
Situation actuelle > Elle doit être écrite et remise à jour à chaque changement de lieu de RHR…

Alors que la Direction s’obstine dans une logique de rentabilité comptable, la CGT rappelle que le temps nécessaire à nos missions n’est pas du temps perdu mais la garantie de ne pas travailler dans la précipitation. Face à nos revendications, la Direction doit enfin reconnaître le temps réel nécessaire pour assurer la qualité du service public dans le respect de nos conditions de travail.

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