Fédération CGT des Cheminots


LES MAÎTRISES ET CADRES MOBILISÉS POUR GAGNER

MOBILISATION DE L'ENCADREMENT

| Action depuis le 5 décembre 2019

Après plus d’un mois de conflit, le Gouvernement joue la fracture de la société.

Ces positionnements sont de plus en plus incompréhensibles, pliant sous les féodalités financières.

 DES NÉGOCIATIONS D’ENTREPRISE EMPÊCHÉES PAR LE GOUVERNEMENT

Contrairement aux engagements de la nouvelle direction de la SNCF, la négociation d’entreprise (nouveau cadre social, modèle de production, emploi, formation, parcours pro…) n’a pas eu lieu. Elle a été même annulée alors que le taux de grévistes était au plus haut.

Le Gouvernement a sommé les dirigeants de la SNCF de ne plus discuter tant que les organisations syndicales n’accepteraient pas la réforme des retraites. C’est une manipulation politique.

Pourtant, la direction mesure la défiance de son encadrement qui, aujourd’hui plus encore, se sent berné par les orientations prises. On ne peut pas diriger une entreprise contre ses salariés.

L’INSULTE DES MINISTRES

Tous les jours, le Gouvernement relaie les mystifications sur les cheminots et notre régime spécial. Les COMEX se taisent, le laissant détériorer l’image de l’entreprise et des cheminots.

Le mensonge d’une reforme juste se révèle au fur à mesure du dévoilement du contenu du projet. Il s’agit d’un recul majeur contraire à la visée de 1945. La création de la sécurité sociale avait maintenu les régimes spéciaux dans l’attente d’une harmonisation par le haut. Les cheminots se financent leurs droits par leurs cotisations.

DES RECULS INACCEPTABLES, LES MAÎTRISES ET CADRES FORTEMENT PÉJORÉS

Les carrières progressives ou les entrées tardives dans la vie active sont moins reconnues par les régimes à points, puisque c’est l’ensemble de la carrière qui est prise en compte. Un régime à points ne permet pas de conserver un bon niveau de vie à la retraite.

Le régime à points nuit gravement aux femmes dont la carrière est maltraitée directement, soit indirectement lorsque le père ne peut pas assumer pleinement son rôle. Le management par objectifs exige des temps de présence qui nuisent à la parentalité. Il faut donc sortir de ces logiques managériales.

TOUS MOBILISÉS !

La participation par la grève des Maîtrises et Cadres atteint des niveaux historiques. Les liens entre les 3 collèges à la SNCF n’ont jamais été aussi solidaires. La population, sondage après sondage, s’oppose au Gouvernement. Sa réforme est mauvaise, il doit la retirer.

Dans un contexte tendu, les maîtrises et cadres doivent afficher leur place dans la contestation et se rendre visibles dans le mouvement. Dans les jours à venir, notamment le 9, 10 et 11 janvier, leur rôle particulier sera observé par tous. Les prochains rendez-vous prennent une signification particulière devant la rigidité du pouvoir exécutif.

La bataille pour la justice sociale doit se mener par l’ensemble du salariat ! C’est la condition pour une victoire contre l’individualisation des conditions de vie et de travail. 

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Alternant·e·s : construisons l’avenir sur des droits de haut niveau !

| Espace jeunes

Les politiques d’austérité menées au sein du GPU SNCF n’ont pas épargné les alternant·e·s. Précarité, mal-logement, alourdissement de la charge mentale, pression subie, incertitudes sur l’avenir…
Pour la CGT, son UFCM et ses collectifs Jeunes, il est urgent de gagner des droits nouveaux pour les alternant·e·s, qui sont les cheminot·e·s d’aujourd’hui et de demain !

Les alternant·e·s ne doivent pas être une main-d’oeuvre à bas coût, sous prétexte qu’elles et ils sont jeunes ! Utilisés par la Direction pour combler les manques de personnels, rémunérés au minimum légal, privés de primes de travail et de gratification de fin d’année, et contraints d’assumer une grande partie de leurs frais de transport, de déplacement (repas, etc.) et d’héberge-ment, elles et ils subissent une précarité insupportable. Pourtant, l’entreprise bénéficie d’importants financements publics en faveur de l’alternance. Pour la CGT et son UFCM, ces aides doivent servir à former les cheminot·e·s de demain au lieu de servir à réaliser des gains de productivité !

MAL-ÊTRE ET SANTÉ MENTALE : AGIR MAINTENANT !

Les alternant·e·s doivent bénéficier d’un statut social de haut niveau, garan-tissant une rémunération juste, des conditions de vie dignes et de réelles perspectives professionnelles. Cela leur procurerait une sécurité économique et sociale, leur permettant de réussir pleinement leurs vies personnelle et professionnelle. Garantir des conditions de vie dignes pour les cheminot·e·s en alternance, c’est aussi garantir leur réussite et préparer l’avenir !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT POUR TOU·TE·S LES ALTERNANT·E·S :

  • le recrutement en CDI à l’issue de leur formation, pour celles et ceux qui le souhaitent ;
  • l’augmentation de leur rémunération et la reconnaissance de leurs diplômes ;
  • l’attribution de la prime de travail et de la gratification de fin d’année ;
  • la prise en charge par l’employeur de tous les frais de transport et de dépla-cement domicile-CFA-lieu de travail ;
  • des garanties de logement et d’hébergement, et la prise en charge intégrale des loyers ;
  • qu’elles et ils bénéficient d’un accompagnement de qualité assuré par des cheminot·e·s en nombre suffisant, disposant du temps nécessaire au tutorat et au monitorat, afin de garantir la transmission des savoirs, des savoir-faire et de la culture cheminote.

POUR DES DROITS NOUVEAUX, POUR UN AVENIR HUMAIN ET SOLIDAIRE, AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

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GM : FACE À NOS RÉALITÉS, PLACE À LA RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER !

| Maîtrise et cadres UFCM

À l’initiative de la CGT, une audience s’est tenue le 8 septembre dernier. Trois axes revendicatifs majeurs ont été portés : la reconnaissance de la pénibilité, la revalorisation de la prime de travail et l’ouverture à un véritable parcours professionnel des métiers de la commande et de la planification.

Cette première audience confirme l’analyse de la CGT, les transformations de l’entreprise ont profondément modifié le métier de gestionnaire de moyens : multiplication des outils numériques, réorganisations, charge de travail accrue et perte de sens au travail. Pour-tant, les GM restent au coeur de la production ferroviaire et assument chaque jour des responsabilités essentielles. Face à cette situation, la CGT et son UFCM portent trois exi-gences : pénibilité et conditions de travail, reconnaissance salariale et parcours profes-sionnels.

LA CGT POURSUIT SON PROCESSUS AVEC LES GM.

Pénibilité – Le quotidien des agents de la commande, qu’ils soient GM, RCT, programmeurs ou ordonnanceurs, est marquée par des contraintes lourdes et chroniques. Horaires en 2X8, 3X8 ou forfait jours, alourdissement de la charge mentale, travail sous pression, déni du droit à la déconnexion, gestion des incidents, décisions à prendre rapidement et responsabilité permanente dans la production constituent leur réalité quotidienne. Ces contraintes ne peuvent plus être ignorées par la Direction ! Elles doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

Reconnaissance salariale – La charge de travail, les contraintes horaires, la pression per-manente et les responsabilités assumées par les agents de la commande justifient une véritable revalorisation de la prime de travail (et une mesure équivalente pour les contrac-tuels). La Direction refuse pourtant de reconnaître l’expertise et les fonctions d’encadre-ment exercées au quotidien par les GM. Cette absence de reconnaissance n’est plus acceptable ! La CGT et son UFCM revendiquent le rattachement des gestionnaires de moyens de la commande Traction et Trains au code prime 25, correspondant à la prime d’encadrement train, afin que leurs responsabilités et les contraintes spécifiques de leur métier soient enfin reconnues.

Parcours professionnels – Les compétences acquises, la reconnaissance de la technicité du métier, l’expérience, l’ancienneté et les responsabilités assumées doivent ouvrir des droits et des perspectives. Pour la CGT et son UFCM, il n’est pas question que les cheminot·e·s soient condamnés à rester dans un « tube » professionnel alors même que l’entreprise leur demande de s’adapter en permanence. L’évolution des métiers doit aussi être une opportunité d’évolution professionnelle pour les GM.

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’élargissement de la liste des ERPA aux GM, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3 ;
  • le rattachement de la prime de travail au code prime 25 (environ + 144 euros men-suels) et une mesure équivalente pour les contractuels ;
  • une prime de base garantie reconnaissant la technicité du métier, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite ;
  • la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes par JS, au moyen de l’incrémentation d’un compteur à la main de l’agent ;
  • un parcours professionnel reconnaissant les diplômes, les qualifications et l’ancienneté pour un véritable déroulement de carrière et des passerelles entre les métiers.

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S GESTIONNAIRES DE MOYENS À SIGNER ET FAIRE SIGNER LA PÉTITION. CELLE-CI DOIT PERMETTRE D’INTERPELLER LA DIRECTION DANS LES PROCHAINES SEMAINES SUR LA BASE DE NOS REVENDICATIONS.

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UNE DIRECTION QUI PERSISTE ET SIGNE !

| Maîtrise et cadres UFCM

À la suite d’une obligation juridique, la direction du GPU a convié la CGT le 23 septembre 2026 à une réunion portant sur la mise en oeuvre de l’accord forfait-jours, que la CGT n’a pas signé.
Loin de revenir sur l’essence même de ce dispositif, cette réunion a surtout été l’occasion pour la Direction de réaffirmer sa volonté de poursuivre dans cette voie !

La participation de la CGT à cette réunion a été l’occasion, une nouvelle fois, de réaffirmer notre revendication d’abrogation pure et simple de toute forme de comptabilisation du temps de travail forfaitisé en jours. Après 9 années d’application chaotique et détournée du forfait-jours, et d’un suivi quasi inexistant, la direction s’est simplement contentée de proposer un bien pâle ripolinage de ce dispositif sans s’attaquer à la source du problème, à savoir l’absence de comptabilisation des heures réellement travaillées !

Pour la CGT et son UFCM, ce ne sont ni les opérations de communication ni la succession d’interminables « groupes de travail » visant à débattre des contraintes et des dégâts du forfait-jours, sans jamais les remettre en cause, qui régleront l’explosion du temps de travail et l’aggravation de la charge mentale subies au quotidien par les encadrant·e·s !

La charge de travail de l’encadrement doit être étudiée poste par poste en dehors du carcan du forfait-jours, suivie en IRP et permettre de déterminer le nombre et les types d’emplois nécessaires pour assurer un service public ferroviaire de qualité. Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie c’est avant tout d’avoir la main sur l’organisation de ses missions !
Seul point positif, la direction a annoncé que le droit à la déconnexion fera l’objet d’une négociation à part. La plateforme commune unitaire du 24 octobre 2025, construite sous l’impulsion de l’UFCM-CGT, a porté ses fruits. La Fédération CGT des cheminots continuera de porter la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible dans l’intérêt de tous·tes les cheminot·e·s !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages horaires variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
  • de remettre l’Humain au centre de l’organisation de la production et du travail.

POUR DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL QUI PROTÈGENT RÉELLEMENT LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE DES CHEMINOT·E·S ET QUI FAVORISENT L’EMPLOI, ÉLEVONS COLLECTIVEMENT LE RAPPORT DE FORCE !

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Destination service public !

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 21 juillet 2026, l’abandon du projet Destination 2030 a été annoncé par le président Castex, assorti d’une réorganisation de la direction de la SA Voyageurs.
La mobilisation exemplaire de l’encadrement lors de la grève unitaire du 10 juin ainsi que les nombreuses actions locales menées depuis plusieurs mois avec la CGT et son UFCM ont envoyé un signal clair à la Direction en portant au plus haut niveau du GPU le mécontentement des encadrant·e·s.
L’arrêt de D30 doit être un point d’étape vers la voie du service public !

Destination 2030 aurait eu des conséquences majeures pour les cadres et maîtrises : leur rôle d’encadrement des équipes, leur expertise tech-nique et leur savoir-faire métier auraient été sacrifiés sur l’autel de la libéralisation du rail, tout en supprimant un grand nombre de directions et de sièges en territoires, impactant directement l’emploi et les condi-tions de travail des encadrant·e·s.

À rebours de ces réorganisations néfastes, la CGT et son UFCM sont force de propositions pour gagner des droits nouveaux, collectifs et oppo-sables pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche ferroviaire, dans une optique de réunification des chemins de fer dans une SNCF unique, publique et intégrée, fondée sur des droits collectifs de haut niveau !

L’UFCM-CGT, aux côtés des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), restera vigilante face aux velléités du patro-nat de casse de l’entreprise et de nos droits sociaux. Les politiques régressives ne sont pas une fatalité : l’unité du corps social cheminot, le rapport de forces et la mobilisation sont les ingrédients nécessaires pour construire collectivement un avenir où chacun pourra vivre et travailler dignement, en proximité, dans un cadre émancipateur et pour le bien commun !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • l’arrêt immédiat de TOUTES les restructurations ;
  • un moratoire immédiat sur le processus de filialisation de la SA Voyageurs ;
  • le retour à une entreprise SNCF unique, publique et intégrée ;
  • le développement du service public ferroviaire ;
  • la mise en place d’un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC).

RASSEMBLÉS ET DÉTERMINÉS, ÉLEVONS LE RAPPORT DE FORCES POUR TRACER LA VOIE DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE DE DEMAIN !

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Ne lâchons rien !

Cadres et maîtrises

| Maîtrise et cadres UFCM

La mobilisation de l’encadrement par la grève, le 10 juin, a fortement contribué à obliger la Direction à prendre des engagements. Lors de la table ronde du 23 juin 2026, organisée à la suite de cette puissante journée d’action,le président Castex a ainsi effectué plusieurs annonces. L’UFCM-CGT appelle les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) de la branche à amplifier le rapport de forces et à se tenir prêts à poursuivre la mobilisation !

Si certaines garanties ont été annoncées concernant la continuité des droits des cheminot·e·s dans les filiales, les dotations en ASC et les embauches, plusieurs paliers restent à franchir.

LA RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ DES MÉTIERS DE L’ENCADREMENT TOUJOURS OCCULTÉE !

Alors que les encadrant·e·s subissent de plein fouet des réorganisations incessantes, entraînant une surcharge de travail, une dégradation des conditions de travail et un accroissement de la charge mentale, la Direction continue de nier la réalité de leurs souffrances. Les objectifs inatteignables et le manque de moyens réduisent les encadrant·e·s à un rôle de véritables gestionnaires de misères !

L’UFCM-CGT revendique l’extension de la liste des emplois repères à pénibilité avérée (ERPA) et des dispositifs de cessation anticipée d’activité (CAA) aux encadrant·e·s de proximité (DPX, RET…) et leurs assistant·e·s, aux CTT, aux GM, aux ordonnanceurs, aux DU et RDU… ainsi qu’à tous les métiers soumis à l’astreinte !

LA QUESTION DU TEMPS DE TRAVAIL PASSÉE SOUS SILENCE !

La situation est pourtant critique depuis déjà de longues années : les dérives du forfait jours ont fait exploser le temps de travail des Ictam, bien au-delà des heures annuelles réglementaires. Il invisibilise le travail réel et les heures effectuées, en imposant aux encadrant·e·s une part importante de travail non-rémunéré tout au long de l’année ! Ce dispositif brise l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle, supprime les temps de repos et met en danger la santé physique et mentale des cheminot·e·s.

L’UFCM-CGT revendique la mise en place d’un système de décompte horaire pour contrôler le temps de travail et garantir les temps de repos, combiné à l’instauration de véritables dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur !

URGENCE SUR LES SALAIRES !

Les politiques salariales au rabais successives, traduites par plus de 40 ans de désindexation des salaires sur les prix et 8 années de gel des salaires, ont créé un contentieux salarial qui s’élève toujours actuellement à plus de 30 % ! Les richesses créées par les cheminot·e·s doivent leur revenir !

L’UFCM-CGT revendique des augmentations générales de salaire, ainsi qu’un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) comprenant la mise en place d’une grille unique des salaires dans la branche ferroviaire et une véritable échelle mobile des salaires garantissant leur revalorisation automatique, au minimum à hauteur de l’inflation !

La mobilisation des Ictam sera déterminante pour gagner des droits nouveaux, collectifs et opposables ! L’UFCM-CGT continuera à porter la voix des Ictam pour un service public ferroviaire à visage humain, en proximité comme dans les négociations avec la direction Groupe !

MAINTENONS LA PRESSION TOUT L’ÉTÉ POUR UNE RENTRÉE REVENDICATIVE DÉTERMINANTE !

 

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L’ENCADREMENT DIT STOP !

| Maîtrise et cadres UFCM

La journée du 10 juin met en lumière une mobilisation forte de tous les cheminot·e·s de la branche ferroviaire, qui expriment un ras-le-bol face à une organisation du travail devenue délétère. Y compris dans les filiales, les cheminotes et cheminots se sont mobilisés, parfois très fortement (Sud Azur et SVLO), et partout avec leur encadrement.
La direction de la SNCF refuse de communiquer les chiffres de participation à la grève du 10 juin dernier. Que cherche-t-elle à cacher ?

Les réorganisations permanentes, la pression managériale, la polyvalence et l’intensification des tâches nourrissent un contexte de risques psychosociaux massifs, désormais visibles dans la situation sanitaire interne de l’entreprise qui a vu le nombre notamment de décès et de situations les plus extrêmes atteindre des niveaux élevés. La CGT le réaffirme : perdre la santé, perdre la vie à cause du travail, ÇA SUFFIT !

Le niveau de grévistes, nettement supérieur aux précédentes journées uni-taires, traduit un refus clair de laisser perdurer un système qui abîme les collectifs de travail et met en danger la santé des cheminots. Dans ce mou-vement, la mobilisation des maîtrises et cadres occupe une place détermi-nante : leur engagement montre que même celles et ceux chargés de faire tenir l’organisation refusent de compenser les effets destructeurs des choix de la Direction.

Leur participation marque et signale une rupture profonde dans l’encadre-ment, qui refuse d’être réduit à un simple relais d’injonctions contradictoires et revendique des conditions de travail compatibles avec la santé, la respon-sabilité et le sens du service public. Pour la CGT, cette mobilisation confirme l’urgence d’un changement profond : stopper les restructurations destruc-trices, reconstruire des organisations protectrices, renforcer les effectifs et garantir des conditions de travail dignes pour toutes et tous, encadrement compris.

Ces chiffres révèlent aussi une prise de conscience de plus en plus visible parmi les maîtrises et les cadres quant à la nécessité d’agir maîtrises et cadres en grève et près d’un cadre sur cinq !

ILS DISENT STOP !

STOP aux restructurations incessantes, aux réorganisations permanentes, aux reconfigurations et aux réaménagements successifs qui désorganisent le travail !

STOP aux attaques contre le temps de travail ! Beaucoup remettent en cause le forfait jours ainsi que la stratégie immobilière, notamment le flex office, qui détériore les conditions de travail et impose trop souvent un télétravail subi.

STOP à la surconnexion, qui entraîne intensification du travail, surcharge, dépas-sement des horaires et remise en cause des temps de repos !

STOP à la souffrance au travail !

On ne peut pas traiter la souffrance au travail sans s’attaquer à la racine du mal.

La Direction reconnaît enfin que les transformations ont des effets humains, que la qualité du travail est un enjeu stratégique, que la charge de travail doit être analysée, que les risques psychosociaux nécessitent une action ciblée et que les collectifs de travail doivent être davantage écoutés. Pourtant, elle n’interroge jamais les causes profondes de ces phé-nomènes : ouverture à la concurrence, filialisations, réductions d’effectifs, logique de gains de productivité à tout prix et fragmentation des collectifs. La qualité du travail ne peut pas être analysée indépendamment des choix d’organisation qui la déterminent.

À cela s’ajoute un besoin de reconnaissance exprimé par une large partie de l’encadrement, une reconnaissance qui ne soit pas seulement financière. Il s’agit de reconnaître leur enga-gement au service du ferroviaire, leur implication pour faire fonctionner une organisation qui s’enraye, pour sécuriser et organiser dans les meilleures conditions le travail des chemi-notes et cheminots de leurs équipes, notamment en production. Il s’agit aussi de reconnaître qu’ils sont cheminots comme les autres, que leurs métiers sont pénibles, et que le fait d’être classés « managers » ne les transforme pas en simples gestionnaires déconnectés des contraintes et de la technicité du monde ferroviaire.
La Direction affirme vouloir mesurer et améliorer la qualité du travail, alors qu’une part importante du travail des cheminots, notamment des Ictam (ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise), s’effectue dans un cadre qui ne permet plus de mesurer objective-ment le temps de travail réel. Or, il est impossible d’évaluer sérieusement la charge de travail, les risques psychosociaux, le droit à la déconnexion ou la qualité du travail si le temps réelle-ment consacré au travail disparaît des outils d’analyse.

Plusieurs réponses immédiates sont possibles :

  • arrêter immédiatement les restructurations ;
  • mesurer et réduire la charge réelle de travail ;
  • sortir du forfait jours et construire une organisation du temps de travail conciliant auto-nomie, responsabilité et protection de la santé ;
  • garantir un droit effectif à la déconnexion ;
  • encadrer socialement le développement de l’IA afin qu’elle soit mise au service du travail humain, et non de son intensification ;
  • reconnaître la pénibilité pour la totalité des emplois repères soumis à l’astreinte (enca-drants de proximité et leurs assistants, RET et leurs assistants, GM, CTT, DU, RDU, ordonnanceurs…).

Face à l’urgence de la situation, la Direction doit rapidement s’engager sur des réponses.

La Fédération CGT des cheminots, son UFCM et ses syndicats exigent de véritables négociations dans les plus brefs délais.

L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES CADRES ET MAÎTRISES À RESTER UNIS ET RÉACTIFS AUX PROPOSITIONS DE MOBILISATION POUR TRANSFORMER LA COLÈRE EXPRIMÉE PAR LA GRÈVE EN VICTOIRE CONCRÈTE.

 

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32 HEURES : UNE NÉCESSITÉ POUR LE SERVICE PUBLIC ET NOS CONDITIONS DE VIE !

Temps de travail

| Maîtrise et cadres UFCM

À la SNCF, qu’on soit à la conduite, à l’Équipement, en gare, ASCT, au Matériel et même dans les cabinets médicaux, quel que soit son grade, l’exigence de sécurité et de service public est totale. Pourtant, la réalité de nos métiers se durcit face aux logiques de rentabilité. La Fédération CGT des cheminots propose d’agir pour le progrès social et revendique, entre autres, la mise en place des 32 heures sans perte de salaire.

La bataille sur le temps de travail est plus que jamais d’actualité au sein de la SNCF. Elle s’accentue aujourd’hui au gré des offensives patronales et gouvernementales qui visent l’augmentation de notre charge de travail et la flexibilité à outrance.

La Direction envisage clairement d’élargir le champ de ses attaques à l’ensemble des cheminots. Aussi, la concurrence qui s’installe est un prétexte pour s’atteler à la déstructuration du temps de travail.

La Fédération CGT des cheminots, outre le fait de combattre pied à pied chaque projet de régression sociale, veut gagner des avancées concrètes pour l’ensemble des cheminots et porte les 32 heures de travail par semaine.

POURQUOI LES 32 HEURES À LA SNCF ?

  • Pour mieux répartir la richesse produite par les travailleurs.
  • Pour compenser l’impact du travail de nuit, des week-ends et de la charge mentale liée à la sécurité ferroviaire.
  • Améliorer nos conditions de vie : permettre à chaque cheminot de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.
  • Créer des emplois : face au sous-effectif chronique, le passage aux 32 heures est le levier pour embaucher massivement et assurer la pérennité du système ferroviaire.

Contrairement aux discours ambiants, portés par la caste libérale travailler plus n’est pas vecteur de progrès !

HALTE À LA RÉGRESSION !

Le gouvernement et la Direction cherchent à augmenter la durée du travail. Nous répondons par le progrès social. Travailler moins, c’est aussi garantir un service public de meilleure qualité pour les usagers.

Ainsi, la Fédération CGT des cheminots revendique dans la filière Trains la réduction du temps de travail à 32 heures. C’est possible et c’est progressiste !

985 emplois d’ASCT en plus ! Davantage d’ASCT à la production permettra de détendre les roulements, de mieux accorder les congés et d’accompagner les trains dans de meilleurs conditions.

Passer aux 32 heures, c’est 18 jours de repos en plus pour chaque ASCT. 3 semaines complètes de gagnées pour souffler et vivre, tout simplement.

  • Le passage à 32 heures permettra d’améliorer les conditions de travail en commençant par revoir l’encadrement des repos. La CGT revendique le 8-18 heures. Cela permettrait notamment la mise en oeuvre du 4+3 (4 jours de travail consécutifs suivi de 3 repos).
  • Des repos à résidence pouvant aller jusqu’à 87 heures de repos consécutives à la maison.
  • Des repos hors résidence rallongés à 10 heures minimum afin de prendre en compte les temps de repos liés à l’éloignement des résidences Orféa et autres solutions hôtelières.

La mise en place d’une grille de roulement CGT garantira :

  • 72 repos doubles (et triples) ;
  • 24 dimanches ;
  • 22 samedis-dimanches ou dimanches-lundis.
  • Elle augmentera au minimum de 15 % les effectifs d’une résidence.

L’idéologie patronale est construite pour combattre chaque proposition progressiste. Il faudra donc aller chercher chaque avancée par la mobilisation, comme nous l’avons fait pendant la grève contre la réforme des retraites en 2023, permettant d’arracher la CAA.

Pour un ASCT, c’est 120 jours de travailen moins, arrachés au patronat !

Alors, le 10 juin 2026, dans un cadre unitaire, la grève pour stopper les restructurations, pour combattre la souffrance sociale dans l’entreprise, le dumping social dans la branche et maintenir nos droits est nécessaire.

Pour autant, nous devons saisir l’occasion pour gagner le progrès, face à une Direction qui, elle, vise, les reculs partout sauf pour ses profits !

Le 10 juin 2026, dans un cadre unitaire, agissons par la grève pour :

  • stopper les restructurations ;
  • combattre la souffrance sociale dans l’entreprise ;
  • maintenir nos droits !
  • Agissons pour de nouvelles conquêtes sociales !

LES 32 HEURES, C’EST POSSIBLE ! IMPOSONS-LES PAR LA GRÈVE, LE 10 JUIN !

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LE 10 JUIN, FAISONS LA DÉMONSTRATION DE NOTRE FORCE COLLECTIVE !

Appel à la grève

| 10 juin 2026

Depuis des années, les directions SNCF s’appuient sur la conscience professionnelle des maîtrises et des cadres pour faire tenir une organisation du travail toujours plus dégradée.
Sous-effectifs, restructurations permanentes, injonctions contradictoires, surcharge de travail, explosion du temps de travail, perte de sens : la souffrance de l’encadrement n’est plus marginale, elle est devenue systémique.

Les ICTAM sont aujourd’hui en première ligne. Beaucoup assurent, au-delà du raisonnable, des missions impossibles à tenir dans des conditions normales. Beaucoup compensent les manques, absorbent les dysfonctionnements, sacrifient leur équilibre personnel pour maintenir la production et atteindre des objectifs irréalistes.

Et pourtant, combien de journées de grève « rattrapées » le soir, le week-end ou pendant les congés ?
Combien de cadres et agents de maîtrise qui se déclarent grévistes une heure, quatre heures, une journée, tout en continuant malgré tout à fournir le travail attendu par la direction ?

CETTE SITUATION DOIT CESSER.

Le 10 juin, la grève doit être un véritable arrêt du travail. Ne pas rattraper les heures ou les journées de grève, c’est démontrer une réalité que la direction cherche à masquer : sans l’investissement permanent des ICTAM, l’entreprise ne fonctionne pas normalement. Notre implication quotidienne ne doit plus servir à camoufler les effets des politiques de réduction d’effectifs et de recherche permanente de rentabilité.
La mobilisation des maîtrises et des cadres sera un signal fort. Elle montrera que les cheminots de l’encadrement refusent d’être sacrifiés sur l’autel de la productivité financière et de la privatisation rampante de l’entreprise.
Le dialogue construit localement entre syndiqués CGT et encadrants démontre chaque jour que les intérêts des salariés de tous collèges convergent. Contractuels, statutaires, exécution, maîtrise, cadres, toutes entreprises ferroviaires : nous avons des revendications communes et un intérêt collectif à nous mobiliser ensemble.

Le 10 juin, faisons de cette journée une démonstration massive de notre colère, de notre dignité et de notre force collective.

POUR NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL,
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE AVEC L’UFCM-CGT.

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SOUFFRANCE À L’ENCADREMENT, UNE MALADIE ORPHELINE ?

| Actions

Par courrier en date du 24 février 2026, la Fédération CGT des cheminots et son UFCM ont alerté sur l’aggravation de la souffrance au travail de l’encadrement au sein du Groupe SNCF et sur l’urgence d’ouvrir de véritables discussions sur cette situation.

Les cheminots de l’encadrement se retrouvent en première ligne d’une organisation du travail dégradée, et subissent les injonctions contradictoires de la politique d’entreprise sans lisibilité et sans moyens pour répondre à des objectifs toujours plus élevés.

Il aura fallu une DCI pour que la direction du Groupe sorte de son silence incompréhensible.

Le temps n’est plus à parler de simples risques hypothétiques. La souffrance est installée, visible, cadres et agents de maîtrise font état d’une souffrance généralisée : surcharge de travail, sollicitations permanentes, injonctions contradictoires, perte de sens, isolement, épuisement professionnel, difficultés à assurer leurs missions dans de bonnes conditions et, dans les cas les plus dramatiques, gestes irréversibles.

DES SYMPTÔMES RECONNUS MAIS PAS DE TRAITEMENT

Pour l’UFCM-CGT les souffrances ne sont pas des fragilités individuelles mais des symptômes d’un système malade. La prévention ne peut pas se limiter à des formations à la gestion du stress ou à des dispositifs de soutien psychologique.
Pour être efficace, il faut s’attaquer aux causes structurelles : les objectifs irréalistes, les modes d’évaluation injustes, les restructurations permanentes, la surcharge de travail, la perte de sens.

L’UFCM-CGT demande un plan d’action national afin de prévenir et de traiter la souffrance actuelle des cheminots de l’encadrement, avec identification immédiate des situations critiques et amélioration des prises en charges psychologiques.

La direction répond « renforcement du Pôle de Soutien Psychologique » (+7 psychologues) et « C’est à vous », qui constituerait une forme d’évaluation des risques professionnels, et par un plan d’action qui devrait être mis en oeuvre, mais sans donner de détails. Elle reste muette sur la saignée des cabinets médicaux sur l’ensemble du territoire et la perte de 50 ETP de professionnels du médical dans le cadre des fermetures annoncées des CFASS.

L’UFCM-CGT demande le retour à un management basé sur l’humain et la qualité de production, incompatible avec le lean management et ses déclinaisons, et notamment dès l’intégration des jeunes cadres, par l’abandon des formations accélérées et réduites.

La direction répond travailler à l’amélioration de l’offre de formation des encadrants, formations initiales comprises. Mais rien sur le lean management et ses déclinaisons qui font des ravages aussi bien sur la santé physique que mentale.

L’UFCM-CGT pointe les dérives du forfait jour, la surcharge de travail et de temps de travail de l’encadrement,

La direction répond « EIA » et « entretien Forfait jours », dont les trames ont été revues, et kit d’accompagnement. Mais aucun outil de contrôle du temps de travail, aucun outil d’évaluation de la charge de travail, aucun moyen de répartition de la charge. La direction refuse d’employer les termes d’organisation du travail, d’emploi ou d’effectif.

L’UFCM-CGT demande la reconnaissance de la pénibilité pour les postes de DPX et d’assistant DPX et la totalité des emplois-repères soumis à l’astreinte.

La direction répond « liste établie des ERPA », sans envisager une réévaluation des critères et emplois. Pour l’UFCM-CGT, ces cheminots subissent un important déséquilibre vie professionnelle – vie personnelle qui impacte sévèrement leur santé physique et mentale, avec des horaires irréguliers et une disponibilité continue : il est urgent que la pénibilité subie par ces cheminots soit reconnue !

Les directions SNCF successives se reposent depuis trop longtemps sur la conscience professionnelle et l’engagement des encadrants ou sur la pression et le management par la terreur.

La mobilisation des encadrants est un indicateur important pour la direction !

Aucun travail ne doit coûter une vie, la surcharge mentale n’est pas une faiblesse mais bel et bien la conséquence des différentes politiques menées qui pressurisent l’encadrement, sacrifié sur l’autel de la privatisation et la rentabilité de l’entreprise.

L’entreprise doit prendre en compte le quotidien des encadrants et stopper les réorganisations qui n’ont plus de sens. La direction doit reconnaitre notre souffrance, notre colère, notre volonté de travailler dans des conditions correctes et apaisées.

Ingénieurs, Cadres, Techniciens, Agents de Maîtrise,
CHEMINOTS COMME LES AUTRES !

REJOIGNEZ LA MOBILISATION DU 10 JUIN PAR LA GRÈVE !

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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