Fédération CGT des Cheminots


FORMATION AuM : LA DIRECTION DOIT ENTENDRE LES CTT

Autorisations de départ

| Exploitation

Prenant prétexte d’une harmonisation des procédures européennes, le Gouvernement, à travers l’EPSF, et la direction SNCF ont décidé de supprimer les autorisations de départ pour les remplacer par une autorisation de mouvement.

Une fois de plus, la mise en œuvre de cette évolution majeure est faite dans la précipitation plaçant les acteurs de la sécurité dans une situation intenable.

La suppression des autorisations de départ est sur la table en France depuis près de 7 ans. Mais c’est seulement depuis le début de l’année que ce sujet est devenu prioritaire, avec comme objectif d’aboutir au 15 décembre 2019 à la mise en place des autorisations de mouvement.

Toutes les procédures se construisent dans une précipitation et une impréparation inquiétante pour la sécurité des circulations. La mise en route du train constitue une période clé où les risques ferroviaires sont très élevés.

Pourquoi les premiers dirigeants de l’entreprise campent sur une position dogmatique ?

A quelques semaines du 15 décembre, l’encadrement Traction chargé de former les ADC n’a pas à sa disposition l’ensemble de la réglementation, des LILI et des CLE.

Les ADC sortent des JFC fort mécontents avec le sentiment de n’avoir pas ou peu de réponses à leurs questionnements et inquiétudes.

D’ailleurs, la direction de la Traction reconnaît implicitement que les outils de formation à disposition des CTTL ne sont pas suffisants. Le 25 septembre dernier, elle a reconnu, lors d’une réunion avec les Organisations Syndicales, que la formation ne serait pas suffisante pour former les agents de conduite.

Pour la CGT, la direction de la Traction ne peut pas laisser l’encadrement Traction chercher seul des palliatifs.

Là où il y a un volume encore important d’encadrement Traction, un déploiement massif sur le terrain est prévu au 15 décembre, mais comment cela se fera dans les petites structures ? Le peu d’encadrement Traction présent dans une direction de ligne devra-t-il passer 24h/24 sur le lieu de prise de service ?

La direction place les CTT dans une situation contradictoire en leur demandant de former des ADC avec des supports pédagogiques ne répondant pas aux besoins des agents.

Cette situation crée des tensions entre formateurs et stagiaires face aux fortes inquiétudes.

Aujourd’hui, la pression repose sur les CTT afin de valider des formations dont ils savent pertinemment que les procédures présentées ne peuvent pas être assimilées.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à regarder le résultat de l’évaluation de niveau 2 réalisée au cours de la JFC. L’absence de documents tels que les LILI ou les CLE est fort préjudiciable.

Pour la fédération CGT des cheminots et son UFCM, il est impensable de continuer les formations dans la situation actuelle sans que la sécurité des circulations n’en soit à terme impactée.

Avant d’imaginer toute nouvelle organisation, le réseau doit être adapté. Nos voisins européens, souvent cités en exemple, ont réalisé en amont les travaux pour permettre aux ADC de se mettre en mouvement en tout point du réseau en pouvant observer la signalisation ou à défaut en ayant à sa disposition un dispositif lui indiquant si le signal de sortie est ouvert ou non.

Pour la fédération CGT des cheminots, la sécurité ne peut souffrir d’à peu près. Aujourd’hui, si la direction précipite une telle évolution ce n’est pas pour harmoniser les procédures, car aucun règlement ne nous l’imposait, mais bel et bien pour supprimer du personnel au sol et faciliter l’ouverture à la concurrence. Elle rejette ainsi la responsabilité sur les ADC et sur les CTT qui les auront validés et qui auront à les certifier.

Refusons ensemble d’assumer ces responsabilités tant que l’intégralité de la réglementation et des documents (LILI, CLE, CLO,…) ne sera pas disponible et que les conditions de sécurité ne seront pas réunies.

Exigeons ensemble le maintien de la présence humaine dans les gares et les trains afin de rendre le service public ferroviaire attendu par la population.

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Le 3 novembre à Saint-Denis, le 5 novembre en grève et en manif !

| Maîtrise et cadres UFCM

Depuis des semaines, dans tout le pays, les mobilisations s’intensifient pour les salaires, l’emploi, les services publics et la justice sociale.
Face à la forte inflation, à l’augmentation du coût de la vie, à la précarité et à la dégradation de nos conditions de vie et de travail, la séquence qui s’ouvre va être déterminante pour obliger la direction à répondre à nos revendications légitimes !

Au sein du GPU SNCF, les 0,18 % d’augmentation générale des salaires pour 2026 ont été vécus par les cheminot·e·s comme une véritable provocation. Cette « augmentation » est un déni de reconnaissance de l’investissement sans faille de l’ensemble des cheminot·e·s, quels que soient leurs métiers, leurs qualifications, leurs responsabilités et leurs fonctions, pour produire un service public ferroviaire de transport de voyageurs et de marchandises de qualité, indispensable à la population, à l’activité économique et à l’aménagement du territoire, dans des conditions toujours plus dégradées suite aux nombreuses réorganisations, suppressions de postes, et aux orientations mortifères de l’entreprise.

LE 3 NOVEMBRE : DES NAO MAINTENANT !

La reconnaissance du travail des cheminot·e·s, à l’opérationnel comme à l’encadrement ou en pôle d’appui, doit se traduire concrètement sur la fiche de paie, avec des augmentations générales de salaire permettant à toutes et tous de vivre décemment de leur travail. Pour les encadrant·e·s, cela passe aussi par une juste reconnaissance des qualifications et des responsabilités. Rassemblons-nous massivement à Saint-Denis devant la direction de l’entreprise le 3 novembre pour exiger, dans l’unité intersyndicale impulsée par la CGT, l’ouverture immédiate de véritables négociations salariales !

LE 5 NOVEMBRE : EN GRÈVE ET DANS LA RUE !

L’austérité imposée à la SNCF s’inscrit dans une politique de casse de notre modèle social, où les cheminot·e·s paient le prix des gains de productivité réalisés sur leur dos, au détriment de leurs salaires, de l’emploi et du service public. Face aux offensives contre nos droits et nos conditions de vie et de travail, opposons la solidarité et la lutte collective ! L’UFCM-CGT appelle les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s, et agent·e·s de maîtrise à se mobiliser en nombre, par la grève, et à s’inscrire dans les initiatives locales unitaires le 5 novembre 2026 pour imposer un autre partage des richesses et construire un avenir fondé sur la justice sociale et l’humanité !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • L’ouverture immédiate de négociations salariales dans les entreprises de la branche et des augmentations générales de salaires ;
  • Des embauches en nombre suffisant et des formations adaptées pour garantir un service public ferroviaire de qualité ;
  • L’amélioration des conditions de travail, avec des moyens humains et matériels permettant d’exercer nos métiers dignement ;
  • Le maintien de l’unité sociale au sein de la SNCF et l’arrêt du processus de privatisation et de filialisation ;
  • Des droits sociaux de haut niveau pour tous les cheminot·e·s !

LE 3 NOVEMBRE À SAINT-DENIS, LE 5 NOVEMBRE EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION, POUR UNE SOCIÉTÉ ET UNE SNCF PLUS JUSTES ET SOLIDAIRES

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SUGE : L’ENCADREMENT AU COEUR DU COLLECTIF ET DU SERVICE PUBLIC ferroviaire !

| Maîtrise et cadres UFCM

Essentiel à la cohésion des équipes et à l’efficacité des missions, l’encadrement SUGE exige une véritable reconnaissance de son expérience, de ses qualifications et de sa technicité.
La CGT revendique des parcours professionnels qui prennent en compte les savoirs, savoir-faire, et reconnaissent l’expérience acquise, les qualifications et la technicité des métiers, en renforçant la complémentarité avec les cheminot·e·s de terrain.

Depuis la loi de 2014, la SUGE est enfermée dans une logique de client fournisseur avec les autres sociétés du groupe. Cette contractualisation réduit progressivement sa mission essentielle de sûreté ferroviaire à une simple prestation de service facturée aux entreprises ferroviaires. Cette situation implique de graves conséquences, y compris au regard des accidents et incidents survenus dans la dernière période. Cette transformation détourne la SUGE de sa vocation première et fragilise, à terme, les missions, les emplois et l’avenir même du service.
La CGT et son UFCM dénoncent depuis des années cette mise en concurrence, encouragée par un cadre réglementaire qui favorise le recours notamment aux entreprises privées de gardiennage. La sûreté ferroviaire ne peut être considérée comme un simple « produit » soumis aux lois du marché et à la concurrence, mais bien retrouver pleinement sa place comme une fonction transverse de sécurité ferroviaire, au service des cheminot·e·s, des usagers et de l’intérêt général.

L’IMPOSTURE DE L’OUVERTURE À LA CONCURRENCE !

La concurrence se construit TOUJOURS sur le dos des usager·e·s et des salarié·e·s, sur l’abaissement des repères collectifs et sur la liquidation du service public. Elle frappe directement les conditions d’emploi des cheminot·e·s, y compris de l’encadrement : l’éclatement de l’entreprise, les réorganisations successives et les suppressions de postes détériorent fortement leurs conditions de travail et celles de leurs assistant·e·s. Ces dernier·e·s deviennent de simples gestionnaires de pénurie, au lieu d’être des référent·e·s techniques et des expert·e·s de leur métier, disposant des moyens nécessaires pour encadrer des collectifs de travail à taille humaine, au plus près du terrain !

UNE SOUFFRANCE AU TRAVAIL NIÉE PAR LA DIRECTION !

Les cheminot·e·s de l’encadrement subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail. Malgré ce constat et les alertes, la Direction persiste à vouloir imposer ses objectifs inatteignables en exerçant une pression permanente et des injonctions contradictoires. La perte de sens au travail se généralise, les risques psychosociaux augmentent et la charge mentale des encadrant·e·s atteint un niveau critique !
De plus, les dérives du forfait-jours ont fait exploser leur temps de travail, bien au-delà de la durée annuelle réglementaire. Sans réel droit à la déconnexion et en invisibilisant les heures réellement effectuées, ce dispositif favorise une part importante de travail non rémunéré et rogne les temps de repos les soirs, les week-ends, et même durant les congés ! L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est sacrifié, au détriment de la santé physique et mentale des cheminot·e·s, mais aussi de l’emploi. Pour la CGT et son UFCM, il est grand temps de briser cette spirale infernale !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires et l’instauration de l’échelle mobile des salaires indexée sur l’inflation ;
  • La création d’une prime de travail spécifique SUGE et d’une prime de base garantie reconnaissant la technicité des métiers de la SUGE ;
  • Le décompte des heures de travail pour garantir le strict respect du temps de travail annuel ainsi que l’équilibre vie personnelle-vie professionnelle ;
  • Un réel droit à la déconnexion garantissant les temps de repos et protégeant la santé mentale ;
  • L’extension de la liste des emplois-repères à pénibilité avérée (ERPA) et des dispositifs de CAA pénibilité aux agents de commande, aux formateur·trice·s et aux métiers de l’encadrement SUGE ;
  • La classification des postes d’APDX à la classe 5 après 10 ans d’ancienneté, sans remise en cause de la pénibilité ;
  • La reconnaissance des qualifications des formateur·trice·s TIS/TIR par la classe 5 ;
  • La classification des postes de DUO à la classe 8 selon les spécificités métiers et géographiques ;
  • Le maintien des indemnités de port d’armes après 20 ans de pénibilité, y compris en cas de reconversion ou d’aménagement de fin de carrière ;
  • La création de postes de fin de carrière dans toutes les DZS et les agences ;
  • La réduction de moitié des nuits après 50 ans, pour les agents volontaires, avec maintien du salaire et sans repos secs.

POUR UNE SÛRETÉ FERROVIAIRE INTÉGRÉE, RECONNUE ET DÉVELOPPÉE,
AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
JE VOTE CGT !

 

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DES MOYENS À LA HAUTEUR DE NOS MISSIONS, DES DROITS À LA HAUTEUR DE NOS RESPONSABILITÉS !

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 15 septembre, la CGT et son UFCM ont réuni les cadres Traction pour échanger sur leur quotidien et leurs conditions de travail. Quatre sujets majeurs sont ressortis : les effectifs, le forfait-jours, les astreintes et la reconnaissance de la pénibilité sur lesquels la CGT et son UFCM revendiquent des réponses concrètes.

Les restructurations de l’entreprise sont menées tambour battant depuis plusieurs années avec pour conséquence la modification profonde de nos environnements de travail. Les activités sont de plus en plus cloisonnées, et des collectifs de travail qui fonctionnaient pourtant bien sont aujourd’hui remis en cause par les nouvelles organisations de l’entreprise. En plus de devoir accompagner ces profondes mutations, l’encadrement est sommé de s’adapter à marche forcée avec une évolution profonde des contours métier. Pour la CGT et son UFCM, l’encadrement Traction a des missions centrales dans la sécurité ferroviaire.

Les effectifs, une question de moyens et de sécurité ferroviaire.

Aujourd’hui, certains CTT ont plus de 40 ADC à encadrer. À ces niveaux d’effectifs, il leur devient impossible d’assurer correctement la certification des ADC par la formation et le suivi professionnel.
Pour la CGT et son UFCM, la solution n’est pas de rajouter des RMT ou des ARC pour pallier le manque de moyens. Les CTT doivent garder pleinement leurs responsabilités en matière d’animation et de pilotage de la sécurité ferroviaire.

Le forfait jours, ça suffit !

Les dérives du forfait jours ont fait exploser le temps de travail des CTT, bien au-delà des heures annuelles réglementaires. Il invisibilise le travail réel et les heures effectuées, en imposant une part importante de travail non rémunéré tout au long de l’année !
La charge de travail doit être réellement évaluée, en tenant compte de toutes leurs missions : astreintes, accompagnement, gestion des aléas, appels et sollicitations en dehors des horaires habituels…
Leurs responsabilités ne doivent pas signifier être disponibles en permanence, au détriment de leur équilibre vie pro – vie perso et de leur santé physique et mentale.
Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie ne veut pas dire travailler sans compter. C’est pouvoir organiser réellement ses missions et son temps de travail. Pour cela les effectifs doivent être à la hauteur des missions et de la charge réelle des cadres traction.

Des parcours d’astreinte démesurés

La Direction de l’Axe TGV Sud-Est expérimente un nouveau découpage des parcours d’astreinte. Ces nouveaux découpages des astreintes, s’ils sont mis en place, risquent de limiter les interventions des CTT à leur seule activité, au détriment de la réactivité sur le terrain.
Pour la CGT et son UFCM, les CTT doivent conserver une gestion transverse et cohérente de la sécurité, indispensable pour intervenir rapidement et efficacement, notamment lors d’événements graves.
La réactivité ne doit pas être sacrifiée au cloisonnement des activités et de la sécurité ferroviaire.

Pour une reconnaissance de la pénibilité du métier de CTT

Le métier de CTT exige de nombreuses connaissances et responsabilités. Pourtant, la charge administrative ne cesse de s’alourdir, au détriment du coeur du métier.
Entre la planification, l’alourdissement de la charge mentale, le stress dû à la gestion des incidents et l’accompagnements des ADC, il devient de plus en plus difficile d’organiser ces journées. Cela entraîne des RHR réguliers et des accompagnements tôt le matin, ou tard le soir, avec pour conséquence un véritable déni du droit à la déconnexion.
À cela s’ajoutent les difficultés d’effectifs ADC, qui amènent régulièrement les CTT à assurer la conduite et à contribuer à la continuité du service public.
Pour la CGT et son UFCM, ces contraintes doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

La CGT et son UFCM revendiquent :

• un décompte horaire garantissant le respect de la durée annuelle du temps de travail ;
• le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
• un réel droit à la déconnexion interdisant toute sollicitation en dehors du temps de travail ou d’astreinte ;
• l’élargissement de la liste des ERPA aux CTT, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3.

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AU SERVICE DES CHEMINOTS, PAS DE LA RENTABILITÉ !

| Maîtrise et cadres UFCM

Les 9 et 17 septembre derniers, la CGT a participé à deux réunions bilatérales consacrées à l’intelligence artificielle (IA), à SNCF Voyageurs et à SNCF Réseau.
Alors que l’IA impacte l’ensemble du GPU, la Direction choisit de traiter le sujet séparément dans chaque SA, empêchant un véritable débat de fond sur les conséquences de l’IA pour les cheminot·e·s, leurs métiers et le service public ferroviaire.
Derrière des présentations rassurantes et un discours axé sur la modernisation, la Direction affiche sa volonté d’accélérer le déploiement de l’IA. Pour la CGT, le progrès n’a de sens que s’il bénéficie à toutes et tous, et l’humain doit rester aux commandes.

UN DÉPLOIEMENT DE L’IA SANS DÉBAT NI TRANSPARENCE !

La Direction reconnaît que des outils intégrant de l’IA sont déjà utilisés depuis plusieurs années au sein des SA Réseau et Voyageurs, sans information préa-lable des représentants du personnel, ce qui ne l’empêche pas d’annoncer vouloir amplifier son déploiement ! Avec SNCF-GPT, elle affirme vouloir « sécu-riser les données » et présente l’IA comme un simple outil d’assistance destiné à gagner en temps et en efficacité. Mais lorsque sont abordées les consé-quences concrètes sur l’emploi, les salaires, les qualifications ou l’ouverture à la concurrence, la Direction botte en touche.
Pour la CGT, cette approche purement technico-technique est insuffisante : une technologie n’est jamais neutre lorsqu’elle transforme l’organisation et le contenu du travail !

DERRIÈRE LE DISCOURS TECHNOCRATIQUE, LA COURSE À LA PRODUCTIVITÉ !

Pour les directions d’entreprise, l’IA est avant tout présentée comme un levier d’optimisation des coûts et des effectifs. Les exemples déjà observés à la SNCF interrogent, à commencer par les outils de commande du type Hastus, Oscar et Score pour les roulants, Self-Service pour les agents de gare. Des IA trient déjà les appels dans les RCAD et distribuent le travail des chemi-not·e·s des agences Paie et Famille. Des transformations sont également attendues dans l’Ingénierie du Matériel, dans les communications entre les opérateurs sécurité sur les liaisons transfrontalières avec des traducteurs du type Athéna à la Traction. Plus largement, la déshumanisation des gares, des trains et de nos métiers montre que ces dangers sont désormais bien réels !
Chez SNCF Réseau, la réflexion autour d’un outil d’organisation des travaux piloté par IA illustre cette logique. Après avoir détruit les métiers, les savoir-faire et les coordinations préexistantes avec la mise en place de Résonances, ce genre d’annonce est hors sol ! Pour la CGT, l’IA doit améliorer le travail des cheminot·e·s et renforcer le service public, et non justifier des suppressions d’emplois, dégrader les conditions de travail ou faire pression sur les salaires !

L’HUMAIN DOIT RESTER AUX COMMANDES !

Il est nécessaire que tout déploiement d’outils contenant de l’IA ayant une incidence sur le travail fasse l’objet d’une information-consultation préalable des CSE, conformément aux obligations de l’employeur.

La CGT exige que soient systématiquement évalués les effets sur :

  • l’emploi ;
  • les métiers et les qualifications ;
  • les parcours professionnels ;
  • la formation ;
  • la santé et la sécurité ;
  • les conditions de travail.
  • Aucun système ne doit pouvoir décider à la place des cheminot·e·s ni servir de prétexte à la remise en cause de leurs droits.

LA CGT ET SON UFCM, PORTE DES PROPOSITIONS !

La CGT revendique un encadrement strict du recours à l’intelligence artificielle afin de garantir qu’elle reste au service des salarié·e·s.
Nous revendiquons :

  • l’interdiction de l’IA dans les décisions relatives à l’embauche, l’évaluation, la rémunération, la gestion des carrières ou les procédures disciplinaires ;
  • le maintien d’une décision humaine pour toute mesure impactant un cheminot ou une che-minote ;
  • un contrôle social des outils d’IA, de leur conception à leur exploitation, incluant les données utilisées, les objectifs poursuivis et les droits d’accès ;
  • une information-consultation systématique des CSE sur les conséquences en matière d’em-ploi, d’organisation et de conditions de travail ;
  • la garantie qu’aucun déploiement d’IA ne conduise à des suppressions d’emplois.

Pour la CGT, les gains de productivité générés par l’IA doivent bénéficier aux cheminot·e·s par la réduction du temps de travail et l’instauration de la semaine de 32 heures, la mise en place de la grille unique des salaires CGT dans le cadre de la construction d’un nouveau Statut du travail cheminot et la conquête de nouveaux droits sociaux.

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POUR UNE INGÉNIERIE DE HAUT NIVEAU, MAILLON ESSENTIEL DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

| Maîtrise et cadres UFCM

Prisonnier·e·s d’une vision comptable court-termiste, d’une non-reconnaissance de la technicité des métiers et des qualifications ainsi que d’un recours abusif à la sous-traitance et à l’externalisation, les cheminot·e·s des pôles d’études et ingénierie (PEI, ex-PRI) sont en première ligne pour essuyer les plâtres de l’ultra-financiarisation de l’entreprise.
Pour l’UFCM-CGT, il est temps de remettre au goût du jour une idée révolutionnaire : LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Conséquence de la mauvaise loi de 2018 qui impose la règle d’or financière, empêchant la SA Réseau de s’endetter et de la Loi d’orientation des Mobilités (LOM) qui reporte la propriété des Lignes de Dessertes Fines du Territoire (LDFT) aux régions, le projet « Résonances » a été une véritable attaque en règle contre le service public ferroviaire et les cheminot·e·s.

LA VENTE À LA DÉCOUPE DU RÉSEAU AU DÉTRIMENT DE L’INGÉNIERIE !

Derrière le vernis affiché sur les présentations et les grands discours, « Résonances » a profondément changé la donne en rattachant les pôles d’études et ingénierie (PEI) aux nouvelles directions régionales, entrant dans le giron des DG (ex-ZP). Sous couvert d’une décentralisation de façade, cette réorganisation met l’ingénierie au service des appels d’offres, en mobilisant les PEI pour répondre aux besoins commerciaux de la SA Réseau, notamment auprès des nouveaux entrants, avec une approche purement comptable, au détriment des cheminot·e·s et du service public !
Les PEI contribuent ainsi aux gains de productivité de la SA Réseau dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Ce changement génère une perte de vision stratégique de l’ingénierie, une pression accrue sur les moyens humains et financiers avec des répercussions sur l’emploi, ainsi qu’un affaiblissement du rôle des PEI, indispensables au service public ferroviaire et à l’aménagement du territoire. Pour l’UFCM-CGT, seul le retour à une entreprise publique, unique et intégrée permettra aux cheminot·e·s des PEI de travailler dans des conditions optimales, avec les moyens humains et techniques nécessaires au développement du service public ferroviaire de demain !

INGÉNIEUR·E·S, CADRES, TECHNICIEN·NE·S ET AGENT·E·S DE MAÎTRISE (ICTAM) DES PEI :
POUR UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DES MÉTIERS DE L’INGÉNIERIE !

Depuis l’accord classifications-rémunérations (que la CGT n’a pas signé), tous les agent·e·s et spécialistes études, quels que soient leur classe ou leur métier, sont devenus des « chargé·e·s de production Ingénierie ». Cette uniformisation des postes a eu pour effet de casser les parcours professionnels, en supprimant les spécificités métier et les possibilités d’évolution. Elle a également conduit à une remise en cause de la reconnaissance des diplômes et des qualifications. En regroupant sous un même emploi-repère des métiers aux niveaux d’expertise différents, la reconnaissance de la technicité propre à chaque spécialité de l’ingénierie s’en trouve amoindrie.

L’ingénierie intervient sur l’ensemble du champ ferroviaire : ingénierie d’études techniques, de projet, d’exploitation, de maintenance, recherche et développement… Une production ferroviaire de qualité doit s’appuyer sur une ingénierie forte et intégrée, garante de la sécurité, reposant sur des effectifs en nombre suffisant et reconnus à la hauteur de leurs qualifications et de la technicité de leurs métiers, sous maîtrise publique exclusive du GPU SNCF, afin de garantir un service public ferroviaire de haut niveau !

PAS D’INGÉNIERIE DE QUALITÉ SANS CADRE SOCIAL DE HAUT NIVEAU !

Les conditions de vie et de travail des cadres et maîtrises se sont fortement dégradées : la charge mentale ne cesse d’augmenter et le temps de travail explose, notamment dû au forfait-jours. Cette pression constante entraîne une perte de sens et une souffrance au travail causant des effets dévastateurs sur la santé physique et mentale des cheminot·e·s. L’UFCM-CGT exige un décompte horaire garantissant le respect du temps de travail annuel, une mise en oeuvre d’un réel droit à la déconnexion préservant les temps de repos ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité des métiers de l’encadrement ! LA GESTION CGT DES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES : UNE VISION ÉMANCIPATRICE, SOLIDAIRE ET HUMAINE !
La CGT et son UFCM rappellent que les CSE qui ne mutualisent pas totalement la dotation destinée aux activités sociales et culturelles (ASC) avec les CASI privent les cheminot·e·s et leurs ayants droit de l’ensemble des prestations sociales et culturelles que ces derniers proposent.
Contrairement à certaines organisations syndicales qui privilégient les chèques en tous genres et le tourisme marchand, la gestion CGT des ASC via les CASI et le CCGPF garantit un véritable droit à des ASC émancipatrices, progressistes et humaines, ainsi qu’aux vacances pour toutes et tous (actif·ve·s, retraité·e·s et enfants), permettant à celles et ceux qui n’en auraient jamais la possibilité d’en bénéficier.

CAR NON, CONTRAIREMENT À CE QUE DISENT CERTAINES ORGANISATIONS SYNDICALES, LES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES NE SONT PAS UN COMPLÉMENT DE SALAIRE !

AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE,
POUR DÉFENDRE MES DROITS ET EN GAGNER DE NOUVEAUX,
JE VOTE CGT !

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Alternant·e·s : construisons l’avenir sur des droits de haut niveau !

| Espace jeunes

Les politiques d’austérité menées au sein du GPU SNCF n’ont pas épargné les alternant·e·s. Précarité, mal-logement, alourdissement de la charge mentale, pression subie, incertitudes sur l’avenir…
Pour la CGT, son UFCM et ses collectifs Jeunes, il est urgent de gagner des droits nouveaux pour les alternant·e·s, qui sont les cheminot·e·s d’aujourd’hui et de demain !

Les alternant·e·s ne doivent pas être une main-d’oeuvre à bas coût, sous prétexte qu’elles et ils sont jeunes ! Utilisés par la Direction pour combler les manques de personnels, rémunérés au minimum légal, privés de primes de travail et de gratification de fin d’année, et contraints d’assumer une grande partie de leurs frais de transport, de déplacement (repas, etc.) et d’héberge-ment, elles et ils subissent une précarité insupportable. Pourtant, l’entreprise bénéficie d’importants financements publics en faveur de l’alternance. Pour la CGT et son UFCM, ces aides doivent servir à former les cheminot·e·s de demain au lieu de servir à réaliser des gains de productivité !

MAL-ÊTRE ET SANTÉ MENTALE : AGIR MAINTENANT !

Les alternant·e·s doivent bénéficier d’un statut social de haut niveau, garan-tissant une rémunération juste, des conditions de vie dignes et de réelles perspectives professionnelles. Cela leur procurerait une sécurité économique et sociale, leur permettant de réussir pleinement leurs vies personnelle et professionnelle. Garantir des conditions de vie dignes pour les cheminot·e·s en alternance, c’est aussi garantir leur réussite et préparer l’avenir !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT POUR TOU·TE·S LES ALTERNANT·E·S :

  • le recrutement en CDI à l’issue de leur formation, pour celles et ceux qui le souhaitent ;
  • l’augmentation de leur rémunération et la reconnaissance de leurs diplômes ;
  • l’attribution de la prime de travail et de la gratification de fin d’année ;
  • la prise en charge par l’employeur de tous les frais de transport et de dépla-cement domicile-CFA-lieu de travail ;
  • des garanties de logement et d’hébergement, et la prise en charge intégrale des loyers ;
  • qu’elles et ils bénéficient d’un accompagnement de qualité assuré par des cheminot·e·s en nombre suffisant, disposant du temps nécessaire au tutorat et au monitorat, afin de garantir la transmission des savoirs, des savoir-faire et de la culture cheminote.

POUR DES DROITS NOUVEAUX, POUR UN AVENIR HUMAIN ET SOLIDAIRE, AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

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GM : FACE À NOS RÉALITÉS, PLACE À LA RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER !

| Maîtrise et cadres UFCM

À l’initiative de la CGT, une audience s’est tenue le 8 septembre dernier. Trois axes revendicatifs majeurs ont été portés : la reconnaissance de la pénibilité, la revalorisation de la prime de travail et l’ouverture à un véritable parcours professionnel des métiers de la commande et de la planification.

Cette première audience confirme l’analyse de la CGT, les transformations de l’entreprise ont profondément modifié le métier de gestionnaire de moyens : multiplication des outils numériques, réorganisations, charge de travail accrue et perte de sens au travail. Pour-tant, les GM restent au coeur de la production ferroviaire et assument chaque jour des responsabilités essentielles. Face à cette situation, la CGT et son UFCM portent trois exi-gences : pénibilité et conditions de travail, reconnaissance salariale et parcours profes-sionnels.

LA CGT POURSUIT SON PROCESSUS AVEC LES GM.

Pénibilité – Le quotidien des agents de la commande, qu’ils soient GM, RCT, programmeurs ou ordonnanceurs, est marquée par des contraintes lourdes et chroniques. Horaires en 2X8, 3X8 ou forfait jours, alourdissement de la charge mentale, travail sous pression, déni du droit à la déconnexion, gestion des incidents, décisions à prendre rapidement et responsabilité permanente dans la production constituent leur réalité quotidienne. Ces contraintes ne peuvent plus être ignorées par la Direction ! Elles doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

Reconnaissance salariale – La charge de travail, les contraintes horaires, la pression per-manente et les responsabilités assumées par les agents de la commande justifient une véritable revalorisation de la prime de travail (et une mesure équivalente pour les contrac-tuels). La Direction refuse pourtant de reconnaître l’expertise et les fonctions d’encadre-ment exercées au quotidien par les GM. Cette absence de reconnaissance n’est plus acceptable ! La CGT et son UFCM revendiquent le rattachement des gestionnaires de moyens de la commande Traction et Trains au code prime 25, correspondant à la prime d’encadrement train, afin que leurs responsabilités et les contraintes spécifiques de leur métier soient enfin reconnues.

Parcours professionnels – Les compétences acquises, la reconnaissance de la technicité du métier, l’expérience, l’ancienneté et les responsabilités assumées doivent ouvrir des droits et des perspectives. Pour la CGT et son UFCM, il n’est pas question que les cheminot·e·s soient condamnés à rester dans un « tube » professionnel alors même que l’entreprise leur demande de s’adapter en permanence. L’évolution des métiers doit aussi être une opportunité d’évolution professionnelle pour les GM.

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’élargissement de la liste des ERPA aux GM, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3 ;
  • le rattachement de la prime de travail au code prime 25 (environ + 144 euros men-suels) et une mesure équivalente pour les contractuels ;
  • une prime de base garantie reconnaissant la technicité du métier, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite ;
  • la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes par JS, au moyen de l’incrémentation d’un compteur à la main de l’agent ;
  • un parcours professionnel reconnaissant les diplômes, les qualifications et l’ancienneté pour un véritable déroulement de carrière et des passerelles entre les métiers.

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S GESTIONNAIRES DE MOYENS À SIGNER ET FAIRE SIGNER LA PÉTITION. CELLE-CI DOIT PERMETTRE D’INTERPELLER LA DIRECTION DANS LES PROCHAINES SEMAINES SUR LA BASE DE NOS REVENDICATIONS.

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UNE DIRECTION QUI PERSISTE ET SIGNE !

| Maîtrise et cadres UFCM

À la suite d’une obligation juridique, la direction du GPU a convié la CGT le 23 septembre 2026 à une réunion portant sur la mise en oeuvre de l’accord forfait-jours, que la CGT n’a pas signé.
Loin de revenir sur l’essence même de ce dispositif, cette réunion a surtout été l’occasion pour la Direction de réaffirmer sa volonté de poursuivre dans cette voie !

La participation de la CGT à cette réunion a été l’occasion, une nouvelle fois, de réaffirmer notre revendication d’abrogation pure et simple de toute forme de comptabilisation du temps de travail forfaitisé en jours. Après 9 années d’application chaotique et détournée du forfait-jours, et d’un suivi quasi inexistant, la direction s’est simplement contentée de proposer un bien pâle ripolinage de ce dispositif sans s’attaquer à la source du problème, à savoir l’absence de comptabilisation des heures réellement travaillées !

Pour la CGT et son UFCM, ce ne sont ni les opérations de communication ni la succession d’interminables « groupes de travail » visant à débattre des contraintes et des dégâts du forfait-jours, sans jamais les remettre en cause, qui régleront l’explosion du temps de travail et l’aggravation de la charge mentale subies au quotidien par les encadrant·e·s !

La charge de travail de l’encadrement doit être étudiée poste par poste en dehors du carcan du forfait-jours, suivie en IRP et permettre de déterminer le nombre et les types d’emplois nécessaires pour assurer un service public ferroviaire de qualité. Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie c’est avant tout d’avoir la main sur l’organisation de ses missions !
Seul point positif, la direction a annoncé que le droit à la déconnexion fera l’objet d’une négociation à part. La plateforme commune unitaire du 24 octobre 2025, construite sous l’impulsion de l’UFCM-CGT, a porté ses fruits. La Fédération CGT des cheminots continuera de porter la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible dans l’intérêt de tous·tes les cheminot·e·s !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages horaires variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
  • de remettre l’Humain au centre de l’organisation de la production et du travail.

POUR DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL QUI PROTÈGENT RÉELLEMENT LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE DES CHEMINOT·E·S ET QUI FAVORISENT L’EMPLOI, ÉLEVONS COLLECTIVEMENT LE RAPPORT DE FORCE !

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La CGT participe pour porter la sortie du dispositif !

| Maîtrise et cadres UFCM

Après neuf ans de silence et sans réel suivi, sur un accord que la CGT et Sud-Rail n’ont pas signé, la direction du groupe SNCF convoque les organisations syndicales représentatives à une réunion le 23 septembre 2026 sur la mise en oeuvre du forfait jours.
Cette réunion intervient suite à une obligation juridique qui n’implique pas explicitement la notion de sortie du forfait jours.
Il s’agirait donc de remettre à plat le régime du forfait jours et ses conditions d’application.

La CGT s’est largement expliquée au moment de la négociation et depuis la mise en oeuvre du forfait jours à la SNCF. Elle n’a cessé de dénoncer ses méfaits et dangers.

LA POSITION DE LA CGT EST CLAIRE.

NOUS REVENDIQUONS L’ABROGATION DE L’ACCORD FORFAIT JOURS.

Nous ne voulons pas négocier le poids des chaînes. Pour nous, la réponse passe notamment par :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail ;
  • une autre organisation de la production et du travail.

La charge de travail doit également être traitée, mais elle ne peut pas être réduite à la mise en place d’outils de suivi du forfait jours.

Le droit à la déconnexion doit être négocié dans un autre cadre, dans un accord spécifique applicable à tous les collèges.

ALORS POURQUOI PARTICIPER ?

Nous avons fait le choix de participer à cette première réunion pour :

  • porter directement nos revendications ;
  • connaître les intentions de la Direction ;
  • analyser les propositions qui seront mises sur la table avant de décider des suites.

Nous ne participerons pas à une démarche visant à simplement sécuriser ou pérenniser le dispositif. Notre boussole reste de garantir la santé physique et mentale des cheminots. Nous rendrons compte de cette réunion et déciderons des suites à lui donner.

POUR L’UFCM-CGT, IL FAUT ABANDONNER LE FORFAIT JOURS, PAS LE SÉCURISER !

Nous avons des revendications qui préservent la possibilité d’organiser sa journée de travail tout en sécurisant le temps de travail en limitant la surcharge de travail.

Le combat continue pour le décompte réel du temps de travail, les emplois nécessaires et une organisation du travail respectueuse des droits des cheminot·es.

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