Fédération CGT des Cheminots


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BIG BROTHER À LA TRACTION

GT SIRIUS du 24 mars 2021

| Traction

Sous couvert d’améliorer la qualité de production, la direction envisage un flicage permanent des agents concourant à la production, au premier rang desquels figurent les agents de conduite.

Alors que les causes de la dégradation de la qualité et de la régularité sont connues de tous (manque d’effectifs et de réserve, matériel à bout de souffle, infrastructures vieillissantes, temps forfaitaires fantaisistes, dépôts et chantiers déshumanisés, etc.), les activités préfèrent faire porter le chapeau aux cheminots du terrain.

Désormais, la direction cherche à traquer les moindres faux-pas des ADC pour mieux les accuser d’être à l’origine des dysfonctionnements. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir !

Au moment de l’apparition de l’outil SIRIUS, la Fédération CGT des Cheminots avait déjà pointé le risque d’utilisations dévoyées telles que la localisation des conducteurs ou bien encore la surveillance du mode « conduite »…
Aujourd’hui, les activités enfoncent le clou et chaque appareil, engin, téléphone est un outil pour surveiller son personnel comme le lait sur le feu.

Ainsi, le fait d’utiliser ES LOCO, de déverrouiller la BL, de saisir un code SIV, d’initialiser le GSM-R, tout sera enregistré à la seconde près. La direction cherche également un moyen pour fliquer les agents à la prise de service. La pression sur les épaules des agents de conduite va encore s’accroître considérablement. Les permanents, COT, COS pourraient être tentés de contacter directement l’ADC dès qu’un retard se profile. Alors que les opérations avant le départ requièrent une grande concentration (PC, EJ, PPE), le conducteur pourrait être dérangé par des interlocuteurs obnubilés par la régularité et le H00. Enfin, le conducteur serait sommé de fournir des explications et justifications précises à chaque « incident régularité ». Il y a fort à parier que ces données seraient un puissant outil de management pouvant être utilisé pour les notations par exemple.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, ce projet est tout simplement nauséabond et dangereux ! Nauséabond car les conducteurs sont des professionnels de haut niveau maîtrisant parfaitement leur métier. Leur imposer ce flicage revient à les infantiliser, à siphonner la confiance qu’ils méritent. Dangereux car en mettant une pression importante sur les agents et en les sollicitant à tout bout de champ, c’est leur faire prendre le risque de commettre des erreurs durant la réalisation d’opérations ayant directement trait à la sécurité des circulations.

La Fédération CGT des Cheminots s’oppose à un tel projet. Les activités doivent le stopper immédiatement comme tous ceux qui visent à faire porter aux agents l’ensemble des dysfonctionnements. Pour améliorer la qualité de production, il faut redonner au service public ferroviaire les moyens humains, techniques et financiers nécessaires à son fonctionnement.

STOP and GO : un nouveau gadget

Dans sa course effrénée aux innovations inutiles et aux applications parasites et dangereuses, le STOP and GO mérite sa place sur le podium.

La direction souhaite développer un outil qui permettra d’informer le conducteur qu’une prestation est en cours sur son train par différents intervenants (avitaillement bar/eau, presse/colis, PMR, interventions Matériel ou SUGE/POLICE…).

Alors qu’aujourd’hui, l’information est transmise au conducteur directement par l’Agent d’Escale, l’ASCT ou l’Agent Circulation pour l’informer du retard, la direction veut les substituer à l’avenir par un message via SIRIUS, consultable à l’arrêt, nous informant de la situation perturbée. En résumé, l’information d’une situation perturbée qui transitait directement sur le terrain par l’ASCT ou l’Agent d’Escale vers l’ADC, devra transiter vers un centre opérationnel qui traitera l’information puis l’enverra aux agents concernés.

Au-delà d’un gadget inutile qui va encore être source de détournement d’attention et de charge mentale supplémentaire, plusieurs questions restent sans réponse :

  • Dans le cas où l’ADC effectue le Service Train, quelle garantie a-t-on que celui-ci a reçu l’info et qu’il en a pris connaissance ? La Direction annonce que ce serait à titre indicatif et que cela ne remplacerait pas l’intervention humaine auprès de l’ADC pour l’informer qu’il ne doit pas se mettre en mouvement.
  • Dans le cas où le Service Train est donné par un agent autre que l’ADC, si le ST est transmis et que l’information apparaît toujours sur son SIRIUS, à qui doit-on faire confiance ?

Pour la CGT, l’outil SIRIUS ne doit pas être pollué par tous ces gadgets qui vont générer tôt ou tard des conséquences dramatiques sur la sécurité des voyageurs et la responsabilité des ADC. La direction et ses apprentis sorciers devraient plutôt régler le problème de SIPH et de THOR afin de nous remettre les vitesses de référence.

Sirius Rappel d’Ordre : attention DANGER !!!

La direction nous informe qu’elle travaille activement à améliorer l’option Rappel d’Ordre et notamment son ajustement sur la Fiche Train. Aujourd’hui, nous pouvons positionner le Rappel d’Ordre uniquement sur des Points Remarquables de la Fiche Train. La direction travaille à mettre en concordance les données GPS avec les PK repris sur le terrain. Si ces points sont espacés de plus de 30 km, l’utilisation de cette application perd son sens !

Cela peut paraître une bonne idée, mais cela interroge sur plusieurs points. Tout d’abord, cette volonté de mettre en concordance les données GPS et les PK pourrait être en lien avec la mise en place du train autonome. D’autre part, nous constatons et dénonçons une dérive sur la remise des Ordres de plus en plus éloignés du PK désigné.

Avec ou sans l’utilisation de Rappel d’Ordre, la distance est un élément important dans les ruptures de séquence par le conducteur. La Fédération CGT des Cheminots attend toujours des réponses sur les gestes métiers et la planification de l’action mise en œuvre par l’ADC. La Direction et TMS, via les CTT, insistent fortement lors des JF sur le respect des ordres. A ce titre, des nouvelles mesures doivent être mises en œuvre par l’agent afin que celui-ci puisse s’organiser et planifier ses actions. Si la Direction nous assure que l’utilisation de Rappel d’Ordre est facultative, cependant, en cas d’incident, nous savons bien que la direction saura blâmer le conducteur.

Pour la CGT, la mise en place de Rappel d’Ordre ne doit pas se faire à n’importe quel prix. Si cela peut être un plus pour les conducteurs, il doit être pris plus de temps afin de valider et encadrer fortement son utilisation.

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« DIGIDRIVE », LE NOUVEAU SIRIUS DU FRET !

| Traction

FRET SNCF a décidé de manière unilatérale de poursuivre son autonomisation en créant un SIRIUS maison : « DIGIDRIVE ». Cette nouvelle application doit être déployée avant la fin de l’année auprès de tous les conducteurs TA et TB de FRET, puis des CRLO en 2022.

Pendant que la SA Voyageurs travaille sur « SIRIUS NEXT », la direction de FRET SNCF développe sa propre application en remplacement de SIRIUS : « DIGIDRIVE ». Un énième anglicisme aux senteurs libérales façon GAFA !

Ainsi, de la formation initiale, en passant par les documents techniques jusqu’à la certification, tout se fera au sein de la SAS FRET. Ce qui remet en cause les passerelles existantes déjà bien fragilisées entre les SA.

La Fédération CGT des Cheminots dénonce cette politique d’ultra spécialisation et le découpage fait à la sauce FRET. Au contraire, elle revendique la mixité de tous les moyens qui permettrait de renforcer les parcours professionnels.

Aujourd’hui, chaque activité dépense un argent phénoménal pour être de plus en plus autonome et répondre à ses propres besoins. Dans ce contexte, aucune d’entre elles n’acceptera de financer des formations de plus en plus conséquentes à des agents mutés vers une autre entité.

DIGIDRIVE : UNE GABEGIE FINANCIÈRE LONGUE PORTÉE !

Pour la CGT, DIGIDRIVE, c’est plus ou moins SIRIUS mais avec un coût de développement de près de 5 millions d’euros.

Alors, pourquoi cette gabegie financière pour un nouvel outil, pâle copie de SIRIUS ? Tout simplement pour finir de couper tous liens avec la direction de la Traction. Mais surtout pour rendre beaucoup plus facile la séparation entre la SAS FRET et le GPU en cas de filialisation complète !

CHRONIQUE D’UNE DÉCHÉANCE ANNONCÉE !

A la création de SIRIUS, initiée dès 2007, le projet porté par la Traction et piloté par la direction RH était une nouvelle technologie à destination de tous les conducteurs de la SNCF.

Aujourd’hui, avec DIGIDRIVE, la direction de FRET SNCF déroule sa stratégie en lien avec l’autonomisation des différentes entités de SNCF.

Pour la SAS FRET SNCF, la digitalisation va bon train et la liste des inventions n’en finit pas : ORP (« Outils de Réduction du Personnel »), VADOR (caméra de recul), l’engin Rail-Route (un fiasco) ou encore les lunettes connectées (un quasi fiasco). Même le siège de l’entreprise va être numérisé via le concept « digi-bureau » en juillet et août 2021, faute de bureaux disponibles…

Pour la CGT, le développement des nouvelles technologies par l’entreprise masque la suppression massive d’emplois réalisée depuis des décennies au FRET. Les applications ou autres procédés numériques ne remplaceront jamais les métiers sacrifiés pour des raisons économiques.

Contrairement au développement de l’application SIRIUS pour lequel l’ensemble des IRP avait été consulté, « DIGIDRIVE » est développé sans aucune concertation avec les organisations syndicales. La transparence permettrait pourtant l’adaptation de l’outil aux besoins de tous les conducteurs.

De même, à aucun moment, un avis si simple soit-il, n’a été demandé à la médecine du travail. Cela en dit long sur l’intérêt que porte la direction à la santé et aux conditions de travail des agents de conduite.

La séparation de l’EPIC en plusieurs SA très spécialisées entraîne de profonds dysfonctionnements et la multiplication des coûts.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots revendique le retour à une entreprise unique et intégrée, garante de la sécurité ferroviaire et permettant l’amélioration de la production en mutualisant tous les moyens (outils numériques, effectifs, formation, …).

 

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TAUX CONGÉS 2020 : LA DIRECTION RAPPELÉE À L’ORDRE PAR LA CGT

| Traction

La direction a découvert le sujet du redressement des acomptes congés lors de la DCI déposée par la Fédération CGT des cheminots. Elle est contrainte de modifier ses plans pour respecter ses engagements.

Depuis mars 2020 et l’annonce du maintien de la rémunération des cheminots, la direction de la Traction pensait avoir retenu la solution magique en figeant les 6 mois les plus impactés par l’activité partielle pour le calcul du taux congés.

Mais la Fédération CGT des cheminots avait dénoncé cette mesure retenue et demandait le paiement de la PMJT (Prime Moyenne Journalière Théorique) pour les journées d’activité partielle, de garde d’enfant ou pour les personnes vulnérables.

Aujourd’hui, force est de constater que notre désaccord était légitime, contrairement à ce qu’annoncent certaines organisations syndicales dans leur communication du 2 avril.

La direction et son satellite syndical (3ème OS à la Traction) ont arrêté une mesure pénalisant les agents de conduite. De nombreux conducteurs se retrouvent lésés financièrement dans le calcul du taux congés 2020 ; en particulier ceux qui ont travaillé au cours des 6 mois gelés.

LA DIRECTION CONTRAINTE DE REVOIR SA POSITION

Sous la pression et sur propositions de la CGT reçue en DCI le 14 avril, la direction s’est finalement résolue à réaliser le calcul du taux congés 2020 sur 12 mois ; à comparer ce résultat avec celui obtenu sur les 6 mois non gelés et à appliquer le redressement positif ou négatif le plus favorable pour chaque conducteur.

Chaque année, les redressements congés ont lieu en mars ; pour 2021, ils ne seront opérés qu’en mai suite aux recalculs nécessaires.

L’intervention de la Fédération CGT des cheminots démontre encore son expertise, afin que les conducteurs ne soient pas lésés par une direction peu scrupuleuse qui appelle à la rescousse son syndicat satellite lors de chaque situation désespérée.

Aujourd’hui, il faut mettre un terme à ce système de primes Traction en le modifiant radicalement afin d’éviter les arrangements entre amis sur le dos des agents de conduite au niveau national.

La CGT revendique un nouveau mode de calcul de la prime plus juste et plus compréhensible pour tous les conducteurs, basé sur le temps en tête des trains, l’amplitude de la journée ou encore le travail de nuit. Cette dernière comprendrait également une prime de base garantie permettant d’être rémunéré même en cas d’arrêt maladie.

CONDUCTEURS, SIGNEZ LA PÉTITION !

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MAINTIEN DE LA RÉMUNÉRATION : UN MENSONGE DE PLUS !

Chômage partiel

| Traction

Avec l’arrivée des premiers plans de transport adaptés dus à la crise sanitaire, la direction a choisi de rémunérer les conducteurs à l’acompte congés, en décidant de neutraliser les 6 mois où le gouvernement avait décidé de confiner la population. Mais cette décision a des conséquences sur les taux congés des conducteurs.

Lors des tables rondes COVID, la direction a acté le principe du maintien de la rémunération en contrepartie du vol de 6 congés. Elle a opté pour le versement de l’acompte congés sur les journées « activité partielle », « garde d’enfants » ou « personne vulnérable », sans se soucier des impacts futurs sur le taux congés 2020.

La Fédération CGT des Cheminots était déjà opposée à ce mode de calcul et était intervenue pour que leur paiement se fasse à la Prime Moyenne Journalière Théorique (PMJT). Elle s’était heurtée à une direction hostile qui certifiait qu’avec l’acompte congés, les conducteurs auraient le maintien de leur rémunération.

L’heure est au bilan… Force est de constater que le compte n’y est pas ! Les redressements négatifs sur la feuille de paie d’avril se multiplient. Les sommes réclamées peuvent dépasser allègrement les 500€. Les engagements de la direction ne tiennent plus.

La Fédération CGT des Cheminots a calculé que :

  • Les conducteurs qui ont roulé quasi normalement pendant les confinements se retrouvent lésés puisque ces périodes ont été neutralisées.
  • Les conducteurs reconnus « vulnérables » ou en « garde d’enfants » se retrouvent impactés de plusieurs centaines d’euros.

Au final, de nombreux agents de conduite, du fait de leur utilisation atypique durant l’année 2020, ne vont pas voir leur rémunération maintenue, contrairement aux engagements de la direction.

La Fédération a donc déposé une DCI pour imposer à la direction de la Traction un recalcul au cas par cas de tous les taux congés pour que les agents de conduite ne soient pas pénalisés.

Le calcul du taux doit être réalisé sur 12 mois en plus de celui fait sur les 6 mois ; le résultat le plus favorable pour l’agent doit être retenu.

La direction réfléchit comment retravailler pour verser aux conducteurs leur dû.

La signature de l’accord sur l’APLD (activité partielle de longue durée) par les 3 organisations syndicales réformistes devant entraîner le maintien de la rémunération pour les conducteurs via l’acompte congés, va donc avoir des conséquences sur les feuilles de paie des agents de conduite. C’était principalement l’un des arguments pour lequel la CGT n’a pas signé cet accord néfaste pour l’emploi, la rémunération,…

A l’inverse, la Fédération CGT des Cheminots porte un système de refonte de la prime de traction pour les agents de conduite. Avec ce nouveau mode de calcul, cette situation n’aurait jamais existé.

CONDUCTEURS, VÉRIFIEZ VOTRE ÉTAT 25 ET RAPPROCHEZ-VOUS D’UN MILITANT CGT !

SIGNEZ LA PÉTITION !

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UNE DIRECTION FRAPPÉE D’AMNÉSIE…

Commission métier Traction du 31 mars 2021

| Traction

La première commission nationale métier Traction s’est tenue le mercredi 31 mars 2021. Cette réunion a été obtenue dans le cadre de l’accord sur l’amélioration du dialogue social. Mais les échanges se sont résumés à un cours magistral de la direction sur des sujets ne répondant pas aux problèmes des conducteurs.

La Fédération CGT des Cheminots, soucieuse d’aborder les problématiques rencontrées par l’ensemble du personnel de la filière traction, n’a pu que déplorer la pauvreté du contenu des sujets présentés. Les points de l’ordre du jour ont été fixés unilatéralement par une direction sourde aux remontées du terrain, en décalage avec la réalité quotidienne. La réunion s’est résumée à une série de présentations reprenant la politique nauséabonde de destruction des métiers et des emplois.

Accident Boulzicourt – « Atout conduite »

Les sujets métier comme « Atout conduite » ne sont abordés que par le prisme « d’irritants ». Les mesures présentées sont censées apporter des solutions à tous les problèmes rencontrés par les conducteurs, mais le décalage avec la réalité sur le terrain est de plus en plus marqué.

Le projet « Atout conduite » a été créé suite à l’accident au passage à niveau de Boulzicourt (08) et de la réaction légitime des agents de conduite qui a suivi. La sécurité et les conditions de travail étaient les deux thèmes majeurs.

Mais les belles promesses n’ont pas duré :

  • Dans son projet, la direction veut développer des lieux de socialisation dans les foyers, mais dans le même temps, les espaces de prise de repas sont fermés, laissant les conducteurs isolés dans leur chambre durant tout le RHR ;
  • Dans un autre chapitre, la direction s’enorgueillit d’avoir rénové des pistes, photos à l’appui. Mais il ne s’agit que de quelques hectomètres alors que les conducteurs (dont les signalements restent sans réponse) constatent tous les jours l’état souvent déplorable des cheminements. La très grande majorité des pistes et itinéraires est en mauvais état. Là encore, la malhonnêteté intellectuelle n’a pas de limite…
  • Toujours suite à l’accident et au dysfonctionnement de l’alerte radio, la direction feint d’ignorer le retard pris dans les ordres de modification (OM) du matériel pour la préservation de l’alerte radio en cas de choc ;
  • De même, elle balaie d’un revers de manche les études réalisées sur l’EAS dans les régions.

Si un accident du même type que celui de Boulzicourt se reproduisait, les conséquences seraient les mêmes.

La Direction ne tire aucun enseignement et traîne des pieds pour mettre en place des mesures correctives tout en développant contre vents et marées l’exploitation de type EAS.

La Fédération CGT des Cheminots dénonce l’attitude d’une direction revancharde qui tente d’acheter la paix sociale en trompant ses salariés sur ses réelles intentions.

La formation initiale des agents de conduite

La formation initiale des conducteurs va connaître de profondes modifications. Le cahier des charges serait adapté à la nouvelle politique de l’entreprise avec beaucoup moins d’évaluations et une connaissance globale du système amoindrie. La sécurité ferroviaire n’est plus l’élément fondamental de la formation, la régularité et l’information Voyageurs deviennent le fil de rouge de cet apprentissage entièrement dédié au premier emploi selon l’activité.

De ce fait, de simples conducteurs pourront assurer la formation des stagiaires, le rôle du CTT se cantonnera à corriger les évaluations.

C’est un mauvais coup pour la formation qui sera fortement dévaluée. À terme, elle pourra être externalisée, comme au FRET, afin de former à grande échelle des conducteurs avec, à la clé, une importante déqualification du métier.

En conclusion, la direction continue de mépriser ses agents puisqu’elle ne respecte aucunement ses engagements en matière de dialogue social et de transparence sur ses projets. En négligeant les élus dans les CSE et CSS-CT, c’est de l’ensemble des cheminots qu’elle se moque.

De plus, les activités ne cachent plus leur mainmise sur le management de la sécurité, qui devient une variable d’ajustement comme une autre. Même leurs projets les plus insignifiants doivent passer sous la toise des financiers. Par ce biais, les éventuelles améliorations, si elles existent, ne seront que des broutilles, les sujets de la productivité, de la féminisation, ou de l’amélioration des conditions de travail n’étant pas traités.

Ceux en lien direct avec la sécurité ferroviaire, comme le retour d’expérience sur l’AuM, le développement de l’outil de programmation ou la mise en place des Adjoints Référents Conduite ont également été soigneusement esquivés par la direction.

Cette réunion n’a été qu’une vaste opération d’enfumage et de communication de la direction qui n’a manifesté aucune volonté de restaurer le dialogue avec les cheminots.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, les apprentis sorciers n’ont pas leur place dans notre entreprise de service public ferroviaire. Les cheminots et les usagers ne veulent pas payer les pots cassés d’une politique qui ne vise que le profit, tout en négligeant les fondamentaux de la sécurité.

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PRIME TRACTION AU FRET : LA DÉROUTE !

| Traction

Depuis des mois, la Fédération CGT des Cheminots n’a de cesse d’interpeller la direction sur les problèmes de prime traction au FRET, et en particulier sur la prime « grand axe » (GA). Elle a déposé une audience pour contraindre la Direction à les résoudre.

La prime « Grand Axe » :

Cette prime a été créée en 2005 à l’époque de la création des trains d’axes, elle est de 3,88 euros par JS. Son paiement a relativement bien fonctionné jusqu’en décembre 2019, mais depuis la création de la SAS FRET-SNCF, il se désagrège de jour en jour, avec notamment la disparition des cellules primes.

La SAS FRET poursuit son autonomie mais a besoin de la direction de la traction pour calculer les primes de ses conducteurs. Les cellules « primes » sont supprimées suite à l’éclatement des établissements traction en direction de lignes TER ou axe TGV et le référencement des trains « Grand Axe » ne se fait plus correctement.

La CGT a toujours dénoncé le découpage par activités, et l’arrivée de DIGIDRIVE (SIRIUS FRET) va accentuer la séparation des entreprises. Pour la direction FRET, ce nouvel outil serait peut-être connecté à « Amethyste », logiciel de calcul des primes.

Le domaine traction doit être informé du référencement des trains « Grand Axe », ce qui n’est plus le cas vu le manque de communication entre les SA.

Cette prime est payée lors :

  • De chaque journée de service d’un roulement désigné GA qui doit être composé d’au moins 70 % de journées comportant chacune au minimum 200 Km de conduite sur un ou plusieurs trains GA (voir état 31/32 colonne GA au dos).
  • Des journées de service comportant au moins un total de 200 Km de circulations GA dans les autres cas (- de 70 % ou journée FAC).

Les journées comportant uniquement de la réserve à disposition et/ou des parcours en voiture ne sont pas prises en compte pour déterminer le pourcentage de journées avec circulations GA. Par ailleurs, ces journées ne donnent pas lieu au paiement de la prime supplémentaire GA.

Suite à l’intervention de la Fédération CGT des Cheminots, près de 500 primes mensuelles vont être reprises manuellement par le pôle national rémunération FRET. Mais il reste encore des trous dans la raquette. Le système de prime traction est devenu avec le temps, totalement obsolète. Plus grave encore, il n’est pas maitrisé par la SAS FRET.

La CGT a renouvelé ses propositions pour une prime traction plus simple et plus juste pour tous les conducteurs de SNCF, basée non plus sur la course aux kilomètres mais sur l’amplitude, le temps en tête des trains et le travail de nuit.

Téléchargez ci-dessous le tract complet pour consulter la liste des roulements désignés Grands Axe.

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ENSEMBLE, EXIGEONS LA REVALORISATION DE LA PRIME DE TRACTION DE TOUS LES CONDUCTEURS !

Édito

Depuis de nombreuses années, la rémunération des conducteurs (CRML, CRTT, CRL), comme celle de l’ensemble des cheminots, est gelée. A cela s’ajoute la stagnation ou la baisse de leur prime de travail liée aux fluctuations de la charge de travail.
Le système de calcul est très opaque et permet à la direction de s’en servir comme outil managérial pour favoriser ou pénaliser nos roulements.
Ce système étant à l’agonie malgré les artifices que veut mettre en place la direction, la Fédération CGT des cheminots revendique la mise en place d’un nouveau mode de calcul.

Affiche de la pétition pour la revalorisation de la prime tractionAvec la CGT, je signe et je réclame :
▪ Une revalorisation de la prime de traction pour l’ensemble des conducteurs ;
▪ Une simplification du système permettant à chaque ADC de contrôler sa prime ;
▪ L’instauration d’une prime de base garantie versée pour chaque journée ;
▪ La prise en compte de la durée des amplitudes, du temps en tête des trains et du travail de nuit pour le calcul de la prime ;
▪ Réduire les écarts entre la plus basse et la plus haute prime de traction ;
▪ Une meilleure rémunération en cas de maladie ou descente de machine.

Cheminotes, cheminots, signez et faites signer la pétition !

Télécharger la pétition au format .pdf

DES PROMOTIONS AU POINT MORT

Contingents de niveaux ADC

| Traction

Lors de la table ronde nationale du 28 janvier, la direction a fait le choix de geler les promotions en niveau des ADC.

Sous couvert d’une crise qu’elle aimerait faire payer aux cheminots, la direction pèse sur les perspectives de déroulements de carrière.

Haussons le ton pour rejeter cette perspective et imposer nos revendications salariales !

Si les mobilisations des cheminots ont permis de gagner des niveaux supplémentaires lors de la table ronde, le volume reste insuffisant, particulièrement pour les ADC.

LES FRAIS D’UNE POLITIQUE DE RECRUTEMENT DÉSASTREUSE

Invariablement, la direction réduit les contingents de niveaux accordés aux ADC en fonction de la diminution du nombre de cheminots éligibles.

Ces réductions du nombre de cheminots éligibles sont les fruits d’une politique de recrutement, court-termiste, par vagues, variables dans le temps et régionalement.

Par manque d’anticipation et pour réaliser des économies, certaines directions ne réalisent pas de recrutement régional pendant plusieurs années, créant ainsi une rupture dans la constitution des effectifs éligibles.

Cette politique de recrutement ne doit pas conduire à des ralentissements ou un gel du déroulement de carrière des ADC, d’autant plus qu’ils subissent 6 années de gel des salaires et la baisse constante de leurs primes de Traction.

DES SAIGNÉES ET UNE RÉFORME DÉVASTATRICES

Les coupes franches dans les effectifs, singulièrement à statut, avec la casse du Fret et la productivité grandissante imposée aux ADC pèsent mécaniquement sur les déroulements de carrière (niveau et PR).

En l’espace de 20 ans, la direction a supprimé 6 118 emplois d’ADC au cadre permanent (1 519 TA et 4 599 TB) représentant 1/3 des effectifs. Pour les TA ces suppressions atteignent près de 50 % des effectifs.

La fin du recrutement au statut, inscrite dans la réforme scélérate de 2018, largement anticipée par les directions avec l’embauche massive de contractuels depuis plusieurs années, accélère cette trajectoire.

DES DISPARITÉS EXACERBÉES

Cette baisse d’effectif à statut amplifie les fortes disparités géographiques sur l’évolution de l’ancienneté moyenne des ADC éligibles au niveau TA2 et au niveau TB3.

Elle fluctue pour les TA entre 40,7 mois et 71 mois et pour les TB entre 114,7 mois et 134,7 mois selon les circonscriptions de notations.

DES VOLUMES DE NIVEAUX INSUFFISANTS

Le volume de niveaux TB3 pour l’exercice 2021/2022 est de seulement 303, soit une nouvelle baisse de 3 niveaux par rapport à l’an passé. Le volume de niveaux TA2 s’établit quant à lui à 81, soit une diminution de 11 niveaux par rapport à 2020.

Une fois de plus, les TA, qu’ils soient CRTT ou CRML, font les frais des choix de répartition par la direction.

Dans le cadre de la grille de rémunération actuelle, la CGT a revendiqué des contingents de niveaux supplémentaires, des volumes de positons de rémunération hors compte de 19 vers 20 afin de décongestionner le déroulement de carrière ainsi que de TA 6 vers 7, TB 12 vers 13, TB 16 vers 17.

La Fédération CGT des cheminots revendique une nouvelle grille de rémunération commune pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS !

Téléchargez ci-dessous le tract complet pour visualiser les tableaux et schémas :
Évolutions des contingents TA et TB, Répartition des niveaux TA2 et TB3 pour l’exercice 2021/2022, etc.

 

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NAUFRAGE EN VUE !

Primes de Traction

| Traction

Depuis plusieurs années, les conducteurs subissent la diminution de leur prime Traction malgré l’explosion de la productivité dans les roulements. Cette baisse vient se conjuguer à 6 années de gel des salaires. Pour la CGT, cette hémorragie doit cesser au plus vite !

La rémunération des ADC ne reflète plus la réalité du travail qu’ils accomplissent depuis quelques années. Cette injustice doit être désormais réparée.

Le système de prime de Traction, en place depuis les années 1970, est à bout de souffle. La direction n’a de cesse d’y apporter des rustines afin de camoufler les dérives qu’il engendre au quotidien.

Aujourd’hui, le compte n’y est plus. « Le bateau primes » prend l’eau de toute part, n’en déplaise à ceux qui le défendent encore bec et ongles.

Le découpage de l’EPIC en plusieurs sociétés anonymes et le Service Annuel 2021 vont venir largement amplifier cette tendance. L’ensemble des primes de Traction, quelle que soit l’activité, va chuter du fait de la réduction du plan de transport (au niveau national) générant une baisse des kilomètres parcourus.

Nationalement, la réglementation (TT0009) prévoit que l’enveloppe allouée à la prime de parcours soit égale à celle attribuée pour la prime complémentaire (PP=PC).

Pour amortir les effets de l’effondrement des kilomètres parcourus, la direction se voit contrainte de figer un élément de la prime complémentaire (B2).

Malgré cette nouvelle rustine, le nombre de conducteurs étant plutôt stable, la part de primes à redistribuer sera mécaniquement plus faible et la rémunération des conducteurs sera une nouvelle fois amputée.

Pour la CGT, les conducteurs ne sont pas responsables de cette situation. La CGT a des propositions pour faire cesser une telle injustice. Elles sont radicalement opposées à la philosophie du système actuel.

Le projet porté par la CGT demeure, comme actuellement, un système de primes multi-activités.

Le projet CGT a pour ambition d’être plus protecteur pour les ADC car il instaurerait une prime de base garantie versée pour chaque journée de service. Son taux journalier serait fixé à 27,90 €, revalorisable lors de chaque augmentation générale des salaires.

La prime de base garantie serait versée également en cas de journées inutilisées ou encore en cas de blessure hors service ou de maladie.

De plus, une prime rémunérant la production serait conservée, mais elle reposerait sur la durée des amplitudes, du temps en tête des trains et des heures de nuit des journées réalisées.

La prime de présence que nous connaissons actuellement (paiement qu’à partir de la 3ème heure) serait donc supprimée pour être remplacée par une prime basée sur la durée de l’amplitude de la journée payée dès la 1ère minute de présence au travail.

A ces 2 primes (prime de base garantie et prime de production), une troisième famille de primes y serait adjointe, la prime de technicité (TGV, grand axe, interopérabilité, radio, …).

Pour la CGT, le postulat de départ du calcul de cette nouvelle prime est qu’aucun conducteur ne doit voir sa prime moyenne journalière théorique baisser et ce quelle que soit la nature des trains composant leur roulement. Au contraire, avec le projet CGT, l’ensemble des primes de Traction se trouvera revalorisé.

L’écart entre la plus forte prime et la plus basse sera fortement réduit, contrairement à aujourd’hui.

Nationalement, la répartition entre la prime de base garantie, la prime de production et la prime de technicité se répartirait ainsi :

  • Prime de base garantie :46,62 %
  • Prime de production : 34,00 %
  • Prime de technicité : 19,38 %

Le calcul mensuel de la prime réalisée deviendrait très lisible pour les conducteurs.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il est grand temps de réformer ce système archaïque, injuste, opaque et à la main d’une direction peu scrupuleuse. Il faut le remplacer par un système équitable, simple, transparent, rémunérant à sa juste valeur le travail des ADC.

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CERTIFICATION PAR LES ARC : LE MÉTIER DE CTT PRIS POUR CIBLE

| Traction

Depuis l’écriture de la directive européenne 2007/59/CE, la direction ne cesse de vouloir remettre en cause notre certification basée sur le suivi continu.

Pour des raisons économiques, elle préférerait s’en remettre au contrôle des connaissances afin de supprimer des accompagnements et des journées de formations.

Depuis dix ans, les CTT voient leur charge de travail s’accroître considérablement du fait de la multiplication exponentielle de tâches non-liées à leur cœur de métier (certification et formation). La direction a donc décidé, dans un premier temps, d’alléger leur mission de certification en limitant le nombre de journées de formation ainsi que le nombre d’accompagnements pour les conducteurs.

Les CTT se sont également vus adjoindre des conducteurs « assistant », généralement en fin de carrière. Leur mission correspondait principalement à exercer des tâches administratives telles que la mise à jour des collections de postes…

Mais la direction, avec sa volonté permanente d’abaisser les coûts au maximum, poursuit dans ses orientations néfastes en détricotant les métiers et en déqualifiant les postes.

Ces derniers mois elle accélère sa politique en élargissant les missions de ses assistants, désormais appelés « Adjoint référent conduite » (ARC), à la certification et à la formation. Les ARC, conducteurs sélectionnés au bon vouloir de la direction, pourront désormais contrôler des bandes ou accompagner leurs pairs, travail aujourd’hui réalisé par le CTT.

Malgré une formation dispensée pour effectuer ces missions, ces agents n’auront jamais la compétence et l’expertise d’un agent ayant suivi et réussi une formation « Cadre Traction ».

Ils n’auront aucun lien hiérarchique avec les conducteurs, et n’auront pas de légitimité aux yeux de leurs collègues. La direction choisit de placer ces agents dans des situations compliquées à gérer et qui pourraient, au final, provoquer des situations conflictuelles entre cheminots.

Quant au rôle du CTT, il ne consistera plus qu’à valider le travail de l’ARC : il ne vérifiera plus et ne suivra plus les compétences des conducteurs. Le cadre traction, libéré de ces tâches, deviendra soit l’expert sécurité, soit le manager du site de production.

Avec sa casquette « expert sécurité », il aurait en charge tous les cheminots ainsi que la gestion de toutes les questions liées à la sécurité.

La CGT a largement milité pour que les emplois « d’assistant » soient créés et proposés à des agents en fin de carrière leur permettant d’effectuer d’autres tâches que la conduite. Ils ne peuvent apporter qu’une aide au cadre traction.

La CGT est opposée à la déqualification du métier de CTT. L’abaissement de la certification entraînera une baisse inévitable du niveau de sécurité. Au final, la certification basée sur le contrôle continu des conducteurs, comme à la SNCF, pourrait être remise en cause. Un contrôle de connaissance pourrait être mis en place lors du renouvellement de l’habilitation : le conducteur devrait entretenir ses compétences sur son temps personnel via des exercices en e-learning.

La CGT revendique un haut niveau de sécurité qui doit passer par une certification et une formation adaptées cœur de métier du cadre traction.

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30 mars 2021

La CGT cheminots lance une alerte sociale

Depuis de nombreuses années les cheminot-e-s subissent d’incessantes restructurations. Ces restructurations qui étaient censées améliorer le système ferroviaire ont plongé la SNCF dans un monde concurrentiel a des années lumières du service que se doit de rendre une entreprise publique.[…]

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