Fédération CGT des Cheminots


GT ENCADREMENT : LA CGT CADRE LE SUJET !

| Maîtrise et cadres UFCM

À l’issue des (pseudo-) négociations NAO, la Direction avait annoncé vouloir mettre en place un groupe de travail Encadrement.

La Fédération CGT des cheminots a toujours porté un œil attentif aux spécificités des cadres, techniciens, ingénieurs et agents de maîtrise, se dotant, dès les années 1960, d’une Union fédérale des cadres et, en 1973, d’une Union fédérale des cadres et maîtrises afin de travailler avec eux leurs revendications et approches particulières des sujets, dans la convergence des luttes.

L’UFCM-CGT s’est rendue à la première bilatérale porteuse de ses orientations afin de cadrer les sujets qui pourraient être abordés lors de ce groupe de travail.

Pour la CGT et son UFCM, il est impossible :

  • de parler d’une rémunération ou d’une grille de salaires dédiée uniquement aux cadres ;
  • de restreindre la notion d’encadrement aux seuls cadres ou aux seuls « managers ».

L’UFCM-CGT préfère d’ailleurs parler d’Ictam (ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise), qui reflète mieux la diversité des collèges, parcours et fonctions que la notion d’encadrement ou d’encadrants, qui pourrait cantonner la réflexion aux seuls cadres assurant des fonctions managériales.

Dans cette bilatérale, l’UFCM-CGT a pointé la nécessité de discuter sur :

  • la réduction des charges de travail et du temps de travail ;
  • la considération des cadres et/ou encadrants comme des salariés comme les autres ;
  • des conditions de travail correctes pour les Ictam, sans les échanger contre de quelconques compensations numéraires ;
  • la sortie des Ictam d’une rémunération individualisée et soumise aux objectifs financiers de l’entreprise et non à la qualité de production ;
  • les moyens de bien travailler pour les Ictam, notamment par les effectifs, y compris par le dimensionnement suffisant des collectifs subordonnés ;
  • l’arrêt de l’arbitraire patronal qu’ils subissent ou qu’on les oblige à faire subir ;
  • la reconnaissance de tous les métiers et fonctions et du sens au travail ;
  • l’organisation du travail et le rôle des maîtrises et cadres dans celle-ci.

Tous ces sujets sont vecteurs d’une souffrance que nos équipes militantes de terrain nous remontent de plus en plus fréquemment et contre laquelle ils accompagnent et arment nos collègues cadres et maîtrises.

L’UFCM-CGT tiendra informés régulièrement l’ensemble des cheminots sur la tenue, la teneur et les avancées de ces réunions et les mettra en débat avec eux.

Pour suivre les annonces et connaître les propositions de l’UFCM-CGT, n’hésitez pas à prendre contact avec les militants UFCM-CGT de votre périmètre.

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Ne lâchons rien !

Cadres et maîtrises

| Maîtrise et cadres UFCM

La mobilisation de l’encadrement par la grève, le 10 juin, a fortement contribué à obliger la Direction à prendre des engagements. Lors de la table ronde du 23 juin 2026, organisée à la suite de cette puissante journée d’action,le président Castex a ainsi effectué plusieurs annonces. L’UFCM-CGT appelle les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) de la branche à amplifier le rapport de forces et à se tenir prêts à poursuivre la mobilisation !

Si certaines garanties ont été annoncées concernant la continuité des droits des cheminot·e·s dans les filiales, les dotations en ASC et les embauches, plusieurs paliers restent à franchir.

LA RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ DES MÉTIERS DE L’ENCADREMENT TOUJOURS OCCULTÉE !

Alors que les encadrant·e·s subissent de plein fouet des réorganisations incessantes, entraînant une surcharge de travail, une dégradation des conditions de travail et un accroissement de la charge mentale, la Direction continue de nier la réalité de leurs souffrances. Les objectifs inatteignables et le manque de moyens réduisent les encadrant·e·s à un rôle de véritables gestionnaires de misères !

L’UFCM-CGT revendique l’extension de la liste des emplois repères à pénibilité avérée (ERPA) et des dispositifs de cessation anticipée d’activité (CAA) aux encadrant·e·s de proximité (DPX, RET…) et leurs assistant·e·s, aux CTT, aux GM, aux ordonnanceurs, aux DU et RDU… ainsi qu’à tous les métiers soumis à l’astreinte !

LA QUESTION DU TEMPS DE TRAVAIL PASSÉE SOUS SILENCE !

La situation est pourtant critique depuis déjà de longues années : les dérives du forfait jours ont fait exploser le temps de travail des Ictam, bien au-delà des heures annuelles réglementaires. Il invisibilise le travail réel et les heures effectuées, en imposant aux encadrant·e·s une part importante de travail non-rémunéré tout au long de l’année ! Ce dispositif brise l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle, supprime les temps de repos et met en danger la santé physique et mentale des cheminot·e·s.

L’UFCM-CGT revendique la mise en place d’un système de décompte horaire pour contrôler le temps de travail et garantir les temps de repos, combiné à l’instauration de véritables dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur !

URGENCE SUR LES SALAIRES !

Les politiques salariales au rabais successives, traduites par plus de 40 ans de désindexation des salaires sur les prix et 8 années de gel des salaires, ont créé un contentieux salarial qui s’élève toujours actuellement à plus de 30 % ! Les richesses créées par les cheminot·e·s doivent leur revenir !

L’UFCM-CGT revendique des augmentations générales de salaire, ainsi qu’un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) comprenant la mise en place d’une grille unique des salaires dans la branche ferroviaire et une véritable échelle mobile des salaires garantissant leur revalorisation automatique, au minimum à hauteur de l’inflation !

La mobilisation des Ictam sera déterminante pour gagner des droits nouveaux, collectifs et opposables ! L’UFCM-CGT continuera à porter la voix des Ictam pour un service public ferroviaire à visage humain, en proximité comme dans les négociations avec la direction Groupe !

MAINTENONS LA PRESSION TOUT L’ÉTÉ POUR UNE RENTRÉE REVENDICATIVE DÉTERMINANTE !

 

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L’ENCADREMENT DIT STOP !

| Maîtrise et cadres UFCM

La journée du 10 juin met en lumière une mobilisation forte de tous les cheminot·e·s de la branche ferroviaire, qui expriment un ras-le-bol face à une organisation du travail devenue délétère. Y compris dans les filiales, les cheminotes et cheminots se sont mobilisés, parfois très fortement (Sud Azur et SVLO), et partout avec leur encadrement.
La direction de la SNCF refuse de communiquer les chiffres de participation à la grève du 10 juin dernier. Que cherche-t-elle à cacher ?

Les réorganisations permanentes, la pression managériale, la polyvalence et l’intensification des tâches nourrissent un contexte de risques psychosociaux massifs, désormais visibles dans la situation sanitaire interne de l’entreprise qui a vu le nombre notamment de décès et de situations les plus extrêmes atteindre des niveaux élevés. La CGT le réaffirme : perdre la santé, perdre la vie à cause du travail, ÇA SUFFIT !

Le niveau de grévistes, nettement supérieur aux précédentes journées uni-taires, traduit un refus clair de laisser perdurer un système qui abîme les collectifs de travail et met en danger la santé des cheminots. Dans ce mou-vement, la mobilisation des maîtrises et cadres occupe une place détermi-nante : leur engagement montre que même celles et ceux chargés de faire tenir l’organisation refusent de compenser les effets destructeurs des choix de la Direction.

Leur participation marque et signale une rupture profonde dans l’encadre-ment, qui refuse d’être réduit à un simple relais d’injonctions contradictoires et revendique des conditions de travail compatibles avec la santé, la respon-sabilité et le sens du service public. Pour la CGT, cette mobilisation confirme l’urgence d’un changement profond : stopper les restructurations destruc-trices, reconstruire des organisations protectrices, renforcer les effectifs et garantir des conditions de travail dignes pour toutes et tous, encadrement compris.

Ces chiffres révèlent aussi une prise de conscience de plus en plus visible parmi les maîtrises et les cadres quant à la nécessité d’agir maîtrises et cadres en grève et près d’un cadre sur cinq !

ILS DISENT STOP !

STOP aux restructurations incessantes, aux réorganisations permanentes, aux reconfigurations et aux réaménagements successifs qui désorganisent le travail !

STOP aux attaques contre le temps de travail ! Beaucoup remettent en cause le forfait jours ainsi que la stratégie immobilière, notamment le flex office, qui détériore les conditions de travail et impose trop souvent un télétravail subi.

STOP à la surconnexion, qui entraîne intensification du travail, surcharge, dépas-sement des horaires et remise en cause des temps de repos !

STOP à la souffrance au travail !

On ne peut pas traiter la souffrance au travail sans s’attaquer à la racine du mal.

La Direction reconnaît enfin que les transformations ont des effets humains, que la qualité du travail est un enjeu stratégique, que la charge de travail doit être analysée, que les risques psychosociaux nécessitent une action ciblée et que les collectifs de travail doivent être davantage écoutés. Pourtant, elle n’interroge jamais les causes profondes de ces phé-nomènes : ouverture à la concurrence, filialisations, réductions d’effectifs, logique de gains de productivité à tout prix et fragmentation des collectifs. La qualité du travail ne peut pas être analysée indépendamment des choix d’organisation qui la déterminent.

À cela s’ajoute un besoin de reconnaissance exprimé par une large partie de l’encadrement, une reconnaissance qui ne soit pas seulement financière. Il s’agit de reconnaître leur enga-gement au service du ferroviaire, leur implication pour faire fonctionner une organisation qui s’enraye, pour sécuriser et organiser dans les meilleures conditions le travail des chemi-notes et cheminots de leurs équipes, notamment en production. Il s’agit aussi de reconnaître qu’ils sont cheminots comme les autres, que leurs métiers sont pénibles, et que le fait d’être classés « managers » ne les transforme pas en simples gestionnaires déconnectés des contraintes et de la technicité du monde ferroviaire.
La Direction affirme vouloir mesurer et améliorer la qualité du travail, alors qu’une part importante du travail des cheminots, notamment des Ictam (ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise), s’effectue dans un cadre qui ne permet plus de mesurer objective-ment le temps de travail réel. Or, il est impossible d’évaluer sérieusement la charge de travail, les risques psychosociaux, le droit à la déconnexion ou la qualité du travail si le temps réelle-ment consacré au travail disparaît des outils d’analyse.

Plusieurs réponses immédiates sont possibles :

  • arrêter immédiatement les restructurations ;
  • mesurer et réduire la charge réelle de travail ;
  • sortir du forfait jours et construire une organisation du temps de travail conciliant auto-nomie, responsabilité et protection de la santé ;
  • garantir un droit effectif à la déconnexion ;
  • encadrer socialement le développement de l’IA afin qu’elle soit mise au service du travail humain, et non de son intensification ;
  • reconnaître la pénibilité pour la totalité des emplois repères soumis à l’astreinte (enca-drants de proximité et leurs assistants, RET et leurs assistants, GM, CTT, DU, RDU, ordonnanceurs…).

Face à l’urgence de la situation, la Direction doit rapidement s’engager sur des réponses.

La Fédération CGT des cheminots, son UFCM et ses syndicats exigent de véritables négociations dans les plus brefs délais.

L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES CADRES ET MAÎTRISES À RESTER UNIS ET RÉACTIFS AUX PROPOSITIONS DE MOBILISATION POUR TRANSFORMER LA COLÈRE EXPRIMÉE PAR LA GRÈVE EN VICTOIRE CONCRÈTE.

 

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32 HEURES : UNE NÉCESSITÉ POUR LE SERVICE PUBLIC ET NOS CONDITIONS DE VIE !

Temps de travail

| Maîtrise et cadres UFCM

À la SNCF, qu’on soit à la conduite, à l’Équipement, en gare, ASCT, au Matériel et même dans les cabinets médicaux, quel que soit son grade, l’exigence de sécurité et de service public est totale. Pourtant, la réalité de nos métiers se durcit face aux logiques de rentabilité. La Fédération CGT des cheminots propose d’agir pour le progrès social et revendique, entre autres, la mise en place des 32 heures sans perte de salaire.

La bataille sur le temps de travail est plus que jamais d’actualité au sein de la SNCF. Elle s’accentue aujourd’hui au gré des offensives patronales et gouvernementales qui visent l’augmentation de notre charge de travail et la flexibilité à outrance.

La Direction envisage clairement d’élargir le champ de ses attaques à l’ensemble des cheminots. Aussi, la concurrence qui s’installe est un prétexte pour s’atteler à la déstructuration du temps de travail.

La Fédération CGT des cheminots, outre le fait de combattre pied à pied chaque projet de régression sociale, veut gagner des avancées concrètes pour l’ensemble des cheminots et porte les 32 heures de travail par semaine.

POURQUOI LES 32 HEURES À LA SNCF ?

  • Pour mieux répartir la richesse produite par les travailleurs.
  • Pour compenser l’impact du travail de nuit, des week-ends et de la charge mentale liée à la sécurité ferroviaire.
  • Améliorer nos conditions de vie : permettre à chaque cheminot de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.
  • Créer des emplois : face au sous-effectif chronique, le passage aux 32 heures est le levier pour embaucher massivement et assurer la pérennité du système ferroviaire.

Contrairement aux discours ambiants, portés par la caste libérale travailler plus n’est pas vecteur de progrès !

HALTE À LA RÉGRESSION !

Le gouvernement et la Direction cherchent à augmenter la durée du travail. Nous répondons par le progrès social. Travailler moins, c’est aussi garantir un service public de meilleure qualité pour les usagers.

Ainsi, la Fédération CGT des cheminots revendique dans la filière Trains la réduction du temps de travail à 32 heures. C’est possible et c’est progressiste !

985 emplois d’ASCT en plus ! Davantage d’ASCT à la production permettra de détendre les roulements, de mieux accorder les congés et d’accompagner les trains dans de meilleurs conditions.

Passer aux 32 heures, c’est 18 jours de repos en plus pour chaque ASCT. 3 semaines complètes de gagnées pour souffler et vivre, tout simplement.

  • Le passage à 32 heures permettra d’améliorer les conditions de travail en commençant par revoir l’encadrement des repos. La CGT revendique le 8-18 heures. Cela permettrait notamment la mise en oeuvre du 4+3 (4 jours de travail consécutifs suivi de 3 repos).
  • Des repos à résidence pouvant aller jusqu’à 87 heures de repos consécutives à la maison.
  • Des repos hors résidence rallongés à 10 heures minimum afin de prendre en compte les temps de repos liés à l’éloignement des résidences Orféa et autres solutions hôtelières.

La mise en place d’une grille de roulement CGT garantira :

  • 72 repos doubles (et triples) ;
  • 24 dimanches ;
  • 22 samedis-dimanches ou dimanches-lundis.
  • Elle augmentera au minimum de 15 % les effectifs d’une résidence.

L’idéologie patronale est construite pour combattre chaque proposition progressiste. Il faudra donc aller chercher chaque avancée par la mobilisation, comme nous l’avons fait pendant la grève contre la réforme des retraites en 2023, permettant d’arracher la CAA.

Pour un ASCT, c’est 120 jours de travailen moins, arrachés au patronat !

Alors, le 10 juin 2026, dans un cadre unitaire, la grève pour stopper les restructurations, pour combattre la souffrance sociale dans l’entreprise, le dumping social dans la branche et maintenir nos droits est nécessaire.

Pour autant, nous devons saisir l’occasion pour gagner le progrès, face à une Direction qui, elle, vise, les reculs partout sauf pour ses profits !

Le 10 juin 2026, dans un cadre unitaire, agissons par la grève pour :

  • stopper les restructurations ;
  • combattre la souffrance sociale dans l’entreprise ;
  • maintenir nos droits !
  • Agissons pour de nouvelles conquêtes sociales !

LES 32 HEURES, C’EST POSSIBLE ! IMPOSONS-LES PAR LA GRÈVE, LE 10 JUIN !

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LE 10 JUIN, FAISONS LA DÉMONSTRATION DE NOTRE FORCE COLLECTIVE !

Appel à la grève

| 10 juin 2026

Depuis des années, les directions SNCF s’appuient sur la conscience professionnelle des maîtrises et des cadres pour faire tenir une organisation du travail toujours plus dégradée.
Sous-effectifs, restructurations permanentes, injonctions contradictoires, surcharge de travail, explosion du temps de travail, perte de sens : la souffrance de l’encadrement n’est plus marginale, elle est devenue systémique.

Les ICTAM sont aujourd’hui en première ligne. Beaucoup assurent, au-delà du raisonnable, des missions impossibles à tenir dans des conditions normales. Beaucoup compensent les manques, absorbent les dysfonctionnements, sacrifient leur équilibre personnel pour maintenir la production et atteindre des objectifs irréalistes.

Et pourtant, combien de journées de grève « rattrapées » le soir, le week-end ou pendant les congés ?
Combien de cadres et agents de maîtrise qui se déclarent grévistes une heure, quatre heures, une journée, tout en continuant malgré tout à fournir le travail attendu par la direction ?

CETTE SITUATION DOIT CESSER.

Le 10 juin, la grève doit être un véritable arrêt du travail. Ne pas rattraper les heures ou les journées de grève, c’est démontrer une réalité que la direction cherche à masquer : sans l’investissement permanent des ICTAM, l’entreprise ne fonctionne pas normalement. Notre implication quotidienne ne doit plus servir à camoufler les effets des politiques de réduction d’effectifs et de recherche permanente de rentabilité.
La mobilisation des maîtrises et des cadres sera un signal fort. Elle montrera que les cheminots de l’encadrement refusent d’être sacrifiés sur l’autel de la productivité financière et de la privatisation rampante de l’entreprise.
Le dialogue construit localement entre syndiqués CGT et encadrants démontre chaque jour que les intérêts des salariés de tous collèges convergent. Contractuels, statutaires, exécution, maîtrise, cadres, toutes entreprises ferroviaires : nous avons des revendications communes et un intérêt collectif à nous mobiliser ensemble.

Le 10 juin, faisons de cette journée une démonstration massive de notre colère, de notre dignité et de notre force collective.

POUR NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL,
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE AVEC L’UFCM-CGT.

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SOUFFRANCE À L’ENCADREMENT, UNE MALADIE ORPHELINE ?

| Actions

Par courrier en date du 24 février 2026, la Fédération CGT des cheminots et son UFCM ont alerté sur l’aggravation de la souffrance au travail de l’encadrement au sein du Groupe SNCF et sur l’urgence d’ouvrir de véritables discussions sur cette situation.

Les cheminots de l’encadrement se retrouvent en première ligne d’une organisation du travail dégradée, et subissent les injonctions contradictoires de la politique d’entreprise sans lisibilité et sans moyens pour répondre à des objectifs toujours plus élevés.

Il aura fallu une DCI pour que la direction du Groupe sorte de son silence incompréhensible.

Le temps n’est plus à parler de simples risques hypothétiques. La souffrance est installée, visible, cadres et agents de maîtrise font état d’une souffrance généralisée : surcharge de travail, sollicitations permanentes, injonctions contradictoires, perte de sens, isolement, épuisement professionnel, difficultés à assurer leurs missions dans de bonnes conditions et, dans les cas les plus dramatiques, gestes irréversibles.

DES SYMPTÔMES RECONNUS MAIS PAS DE TRAITEMENT

Pour l’UFCM-CGT les souffrances ne sont pas des fragilités individuelles mais des symptômes d’un système malade. La prévention ne peut pas se limiter à des formations à la gestion du stress ou à des dispositifs de soutien psychologique.
Pour être efficace, il faut s’attaquer aux causes structurelles : les objectifs irréalistes, les modes d’évaluation injustes, les restructurations permanentes, la surcharge de travail, la perte de sens.

L’UFCM-CGT demande un plan d’action national afin de prévenir et de traiter la souffrance actuelle des cheminots de l’encadrement, avec identification immédiate des situations critiques et amélioration des prises en charges psychologiques.

La direction répond « renforcement du Pôle de Soutien Psychologique » (+7 psychologues) et « C’est à vous », qui constituerait une forme d’évaluation des risques professionnels, et par un plan d’action qui devrait être mis en oeuvre, mais sans donner de détails. Elle reste muette sur la saignée des cabinets médicaux sur l’ensemble du territoire et la perte de 50 ETP de professionnels du médical dans le cadre des fermetures annoncées des CFASS.

L’UFCM-CGT demande le retour à un management basé sur l’humain et la qualité de production, incompatible avec le lean management et ses déclinaisons, et notamment dès l’intégration des jeunes cadres, par l’abandon des formations accélérées et réduites.

La direction répond travailler à l’amélioration de l’offre de formation des encadrants, formations initiales comprises. Mais rien sur le lean management et ses déclinaisons qui font des ravages aussi bien sur la santé physique que mentale.

L’UFCM-CGT pointe les dérives du forfait jour, la surcharge de travail et de temps de travail de l’encadrement,

La direction répond « EIA » et « entretien Forfait jours », dont les trames ont été revues, et kit d’accompagnement. Mais aucun outil de contrôle du temps de travail, aucun outil d’évaluation de la charge de travail, aucun moyen de répartition de la charge. La direction refuse d’employer les termes d’organisation du travail, d’emploi ou d’effectif.

L’UFCM-CGT demande la reconnaissance de la pénibilité pour les postes de DPX et d’assistant DPX et la totalité des emplois-repères soumis à l’astreinte.

La direction répond « liste établie des ERPA », sans envisager une réévaluation des critères et emplois. Pour l’UFCM-CGT, ces cheminots subissent un important déséquilibre vie professionnelle – vie personnelle qui impacte sévèrement leur santé physique et mentale, avec des horaires irréguliers et une disponibilité continue : il est urgent que la pénibilité subie par ces cheminots soit reconnue !

Les directions SNCF successives se reposent depuis trop longtemps sur la conscience professionnelle et l’engagement des encadrants ou sur la pression et le management par la terreur.

La mobilisation des encadrants est un indicateur important pour la direction !

Aucun travail ne doit coûter une vie, la surcharge mentale n’est pas une faiblesse mais bel et bien la conséquence des différentes politiques menées qui pressurisent l’encadrement, sacrifié sur l’autel de la privatisation et la rentabilité de l’entreprise.

L’entreprise doit prendre en compte le quotidien des encadrants et stopper les réorganisations qui n’ont plus de sens. La direction doit reconnaitre notre souffrance, notre colère, notre volonté de travailler dans des conditions correctes et apaisées.

Ingénieurs, Cadres, Techniciens, Agents de Maîtrise,
CHEMINOTS COMME LES AUTRES !

REJOIGNEZ LA MOBILISATION DU 10 JUIN PAR LA GRÈVE !

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QUAND LA RECHERCHE DE PROFITS REMPLACE LA TRANSMISSION DES SAVOIRS !

Formation professionnelle

| Maîtrise et cadres UFCM

La direction de SNCF Réseau tente d’imposer aux formatrices et formateurs d’entreprise (FE) une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie et de travail.

Pour l’UFCM-CGT, il n’est pas question de faire de la productivité sur la transmission des savoirs !

Depuis janvier 2026, les formatrices et formateurs d’entreprise (FE) de SNCF Réseau reçoivent un avenant à leur contrat tripartite (établissement-campus-formateur) leur imposant d’animer 5 jours de formation par an dans le campus auquel ils et elles sont rattachés (Nanterre, Bordeaux ou Lyon).

Jusqu’à présent, cette participation était limitée à 1 jour tous les 3 ans, soit une augmentation de 1 500 % !

Pour l’UFCM-CGT, une telle modification de l’organisation du travail est tout simplement inacceptable !

En modifiant le référentiel « Consigne d’organisation de la direction Formation et de l’organisme de formation SNCF Réseau » ainsi que ceux concernant les cam-pus de Paris, Nanterre, Lyon Saint-Priest et Bordeaux Bègles, la direction de SNCF Réseau dégrade la qualité de la formation professionnelle ainsi que les conditions de travail des formatrices et formateurs d’entreprise et des stagiaires.

CAMPUS RÉSEAU : CHRONIQUE D’UN ÉCHEC ANNONCÉ

La CGT et son UFCM avaient dénoncé la mise en place des campus nationaux. La suppression des écoles de formation régionales pour ne laisser que trois campus a des conséquences sur la qualité de la formation professionnelle.

L’éloignement des campus et l’allongement des temps d’acheminement condui-sent à créer des difficultés dans l’organisation de la production et la réalisation des formations avec une moindre prise en compte des particularités locales. De plus, le nombre d’heures de formation dispensées est en baisse constante !

L’UFCM-CGT et les cheminot·e·s ne sont pas dupes ! Cette mesure est un flagrant aveu d’échec de la politique des « campus » en remplacement des unités de formation en territoire. Il ne s’agit ni d’améliorer les parcours de formation ni de « veiller » les FE. Dans les faits, aucun·e FE permanent n’est prévu pour accompa-gner ces sessions.

Il apparaît clair que cette mesure vise surtout à combler le manque de formateurs dans les campus, en faisant peser cette charge supplémentaire sur les forma-teurs d’entreprise en établissement !

Détériorer la formation professionnelle dans l’entreprise pour pouvoir l’externa-liser ou la sous-traiter est bien l’objectif de la politique menée par la Direction.

STOP AU HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL !

Les pressions ressenties par les formatrices et formateurs d’entreprise pour signer cet avenant sont inadmissibles et doivent cesser immédiatement !

L’UFCM-CGT rappelle que les formatrices et formateurs d’entreprise ont déjà des missions exigeantes et essentielles au sein de leur établissement, incompatibles avec les déplacements envisagés par la Direction. Multiplier les déplacements et les jours d’intervention en campus dégrade considérablement les conditions de travail et l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle des FE.

Les formatrices et formateurs d’entreprise sont les acteurs primordiaux de la transmission de nos savoir-faire. Une véritable politique de formation doit être mise en place pour assurer le maintien des compétences et des connaissances des cheminot·e·s et ainsi garantir la continuité du service public ferroviaire.

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • la suppression pure et simple de la mesure imposant aux formatrices et formateurs 5 jours obligatoires par an de présence en campus ;
  • la réouverture des centres de formation SNCF en proximité pour garantir à tous les cheminot·e·s un accès équitable à la formation initiale et à la formation professionnelle continue sans impacter la vie privée à la fois des stagiaires et des FE ;
  • l’augmentation du nombre de FE et une meilleure reconnaissance de leur fonction, notamment par l’amélioration de leur déroulement de carrière (accès à la classe 6) et de leur parcours professionnel ;
  • la revalorisation de l’indemnité de face-à-face pédagogique et de l’indemnité fixe mensuelle de formateur permanent ;
  • l’arrêt du recours au e-learning.

POUR UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE FORMATION PROFESSIONNELLE TOURNÉE VERS L’HUMAIN, POUR DES PARCOURS PROFESSIONNELS ÉMANCIPATEURS ET RECONNUS À LEUR JUSTE VALEUR, POUR REDONNER DU SENS AU TRAVAIL CHEMINOT, REJOIGNEZ LA CGT ET SON UFCM !

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L’HUMAIN POUR SEUL HORIZON COMMUN !

Conditions de travail

| Les conditions sociales

La situation tragique que traverse la famille cheminote depuis de trop nombreuses semaines doit obliger la direction du GPU SNCF à prendre des mesures d’urgence pour garantir la santé et la sécurité des cheminot·e·s.

L’humain doit devenir le centre des préoccupations de l’entreprise !

Derrière les nombreux plans de communication et les déclarations de façade de la Direction, la réalité vécue au quotidien par les cheminot·e·s est sans équi-voque : conditions de travail précaires, stress, charge mentale accrue, perte de sens au travail, burn-out… Partout dans les établissements, les sièges, les directions centrales, dans les équipes, les ateliers et les chantiers, les cheminot·e·s, y compris les encadrant·e·s, quel que soit leur poste ou leur métier, subissent ces maltraitances.

L’inadéquation charge-ressources, la dérégulation du temps de travail, les par-cours de formation inadaptés, la mise en place des flex offices et open spaces ou encore un télétravail débridé sont autant de causes de mal-être que les cheminot·e·s éprouvent jusque dans leur chair. La souffrance est désormais profondément ancrée dans le quotidien des cheminotes et cheminots, qui œuvrent chaque jour au sein du GPU SNCF.

Les chiffres sont sans appel et traduisent l’urgence absolue d’une réaction. L’accidentologie des cheminot·e·s s’aggrave : + 30 % d’accidents de travail au premier semestre 2025 comparé au premier semestre 2024 ; + 13,8 % de cheminot·e·s reconnus en maladie professionnelle en 2025. Derrière ces statistiques se trouvent des femmes et des hommes qui se lèvent chaque jour pour simplement pouvoir vivre et travailler dignement, en toute sécurité.

LA DIRECTION EST PLEINEMENT RESPONSABLE DU MAL-ÊTRE DES CHEMINOT·E·S.

L’ouverture à la concurrence, les filialisations et les réorganisations tant locales que nationales, telles que la création du GIE Optim’services, Destination 2030, Résonances ou encore la liquidation de Fret SNCF, pèsent lourdement sur la qualité de vie et de travail des cheminot·e·s de l’ensemble du GPU.

La forfaitisation du temps de travail, la reconnaissance de la pénibilité à géométrie variable, le culte du présentéisme combiné à un management par objectifs, agres-sif, toxique, et un environnement de travail qu’il l’est tout autant, principalement axé sur les gains de productivité, créent chez les cheminot·e·s, notamment Ictam, une véritable anxiété quant à leur avenir individuel et collectif, exacerbent les tensions et nourrissent une crise sans précédent dans l’entreprise.

La direction du GPU SNCF dispose pourtant de tous les leviers nécessaires pour améliorer concrètement et immédiatement les conditions de travail de l’ensemble des cheminot·e·s, à commencer par l’attribution de moyens supplémentaires en termes d’effectifs et la mise en oeuvre d’une politique ambitieuse de formation professionnelle. Or, les orientations mises en oeuvre par l’entreprise démontrent sans ambiguïté l’absence totale de volonté politique de s’engager dans cette direction.

Par la désorganisation de la production à tous les niveaux, l’explosion de la charge et du temps de travail aggravée par les manques de personnel, l’isolement des cheminot·e·s et la casse des repères collectifs, la Direction crée les conditions de la situation actuelle.

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • que la Direction mette tout en oeuvre pour accompagner les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie ;
  • l’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des entreprises du GPU SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • l’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, sur la formation professionnelle initiale et continue, les conditions de travail et les conditions sanitaires des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, ceci afin de prendre des mesures d’urgence et stopper les drames.

CHEMINOTS ET CHEMINOTES, PLUS QUE JAMAIS,
IL EST NÉCESSAIRE DE NOUS RASSEMBLER ET DE DÉBATTRE
DANS LES SYNDICATS CGT DE SITE
POUR ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCES
ET TRACER COLLECTIVEMENT LE CHEMIN VERS UN HORIZON À VISAGE HUMAIN !

 

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FACE À L’AUSTÉRITÉ SALARIALES, TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·E·S LE 13 JANVIER !

NAO 2026

| Actions

Le 13 janvier 2026 se tiendront les prochaines NAO au sein du GPU SNCF.

La reconnaissance par le salaire des métiers, de la technicité, des parcours professionnels et de l’investissement humain exemplaire des cheminot·e·s dans la production du service public ferroviaire est légitime et nécessaire !

Pour l’UFCM-CGT, seule la mobilisation nous permettra d’arracher des augmentations générales de salaire, pour une réelle redistribution des richesses !

Alors que le PLFSS, désormais adopté, porte un coup sévère aux politiques de santé publique, et qu’un budget 2026 de rigueur a été imposé par le biais d’une loi spéciale, la situation n’est guère plus reluisante au sein du GPU SNCF, enfermé depuis des années dans une politique d’austérité salariale, malgré un résultat net 2025 en progression !

LA GRANDE ARNAQUE DE LA PPV !

Certaines organisations syndicales se gargarisent de la malnommée « prime de partage de la valeur » (PPV) de 400 €, décision unilatérale de l’employeur, et non-liquidable. Cette basse manœuvre de la direction n’a en réalité qu’un seul but : s’affranchir du paiement des cotisations sociales finançant notre protection sociale et nos activités sociales et culturelles via les CASI et le CCGPF, tout en utilisant cette « prime » comme prétexte pour mener des NAO au moins-disant salarial !

Dans le même temps, la dégradation des conditions de vie et de travail des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), la perte de sens et la souffrance au travail atteignent des sommets. Le manque de reconnaissance des diplômes, des métiers, de la technicité et des parcours professionnels les frappe de plein fouet, alors même que les richesses existent, créées par les cheminot·e·s eux-mêmes : il est temps d’en exiger une meilleure répartition !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • la mise en place du projet CGT de grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique et la reconnaissance des diplômes ;
  • un salaire mensuel de départ au collège maîtrise de 3 956 euros bruts et de 5 260 euros bruts au collège cadre ;
  • une augmentation générale des salaires et un plan de programmation de rattrapage du contentieux salarial ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminot·e·s ;
  • la réévaluation et la sécurisation des primes de travail pour l’ensemble des cheminot·e·s, par la création de primes de base garanties reconnaissant les savoirs, savoir-faire ainsi que la technicité des métiers.

EN VUE DES NAO DU 13 JANVIER, L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES ICTAM À SE RASSEMBLER ET À S’INFORMER DANS LES SYNDICATS CGT EN PROXIMITÉ POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE COLLECTIVEMENT LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES !

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CHEMINOT·E·S ENCADRANT·E·S, TOUTES ET TOUS UNIS DANS LA LUTTE ET DANS LA GRÈVE !

| Équipement

La Direction tente d’instrumentaliser les cheminot·e·s de l’encadrement, en leur demandant notamment de remplacer les grévistes lors du conflit en cours au service électrique général (SEG), qui aujourd’hui s’élargit à tous les métiers de l’Équipement.

Pour l’UFCM-CGT, il est hors de question que l’entreprise exploite les encadrant·e·s pour servir ses desseins, qui plus est en mettant en danger leur sécurité et le service public ferroviaire !

La Direction, aux abois, cherche par tous les moyens à endiguer la lutte exemplaire des cheminot·e·s du SEG. Portée par une détermination sans faille, celle-ci s’étend désormais à l’ensemble des métiers de l’Équipement. Pour tenter de la freiner, la Direction choisit la division en opposant les cheminot·e·s les uns aux autres, en mettant la pression sur les encadrant·e·s afin qu’ils remplacent les grévistes, en plus de pallier le manque d’effectifs en situation normale !

La réalité vécue sur le terrain par l’encadrement est pourtant implacable : périmètres d’intervention toujours plus vastes, sous-effectifs permanents, explosion du temps de travail, négation du droit à la déconnexion et de la pénibilité, délégation de responsabilité sans moyens pour bien travailler, aucune reconnaissance de la technicité des métiers par le salaire et les parcours professionnels… À cela s’ajoutent les réorganisations incessantes !

La mobilisation par la grève des encadrant·e·s est nécessaire pour obtenir des embauches, gagner une reconnaissance de la technicité des métiers Équipement par le salaire et les parcours professionnels, ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité pour les métiers de l’encadrement !

L’UFCM-CGT refuse que les encadrant·e·s soient utilisés hors de leurs compétences et dévoyés à l’accomplissement de tâches pour intervenir en remplacement de cheminot·e·s grévistes ! Souvenons-nous de Brétigny : la seule personne physique renvoyée devant le tribunal a été l’encadrant de proximité qui a fait les dernières vérifications des voies, pour cause de manque d’effectif !

En outre, le GRH00924 stipule que personne ne peut être affecté à des missions sans les habilitations, les formations et les aptitudes nécessaires. L’encadrement n’a donc pas à s’exposer aux risques dont l’employeur cherche à se débarrasser !

FACE AUX TENTATIVES DE DIVISIONS, RESTONS TOUTES ET TOUS SOUDÉS !

Les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) sont des salarié·e·s comme les autres, pas une variable d’ajustement ni les relais des politiques mortifères de l’entreprise ! La Direction essaie de reporter sur les encadrant·e·s de proximité ses choix politiques désastreux et les conséquences de la grève. Cette basse manœuvre a pour but de casser les collectifs de travail et la solidarité entre cheminot·e·s.

La situation intolérable dans laquelle se trouve aujourd’hui le service public ferroviaire met en danger la santé physique et mentale de tout le personnel : l’exercice du droit de grève est notre outil pour matérialiser notre refus de cette situation et élever le rapport de force pour gagner des droits nouveaux, collectifs et opposables !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • l’augmentation pérenne de la prime de travail pour tous les cheminot·e·s de la filière Équipement et la création d’une prime de base garantie pour tous les agent·e·s, statutaires et contractuel·le·s ;
  • la réalisation de tous les recrutements prévus aux budgets 2024 et 2025, avec la prise en compte des besoins en UTM ;
  • des assistants de proximité réactifs pour les services nécessaires aux chemi-not·e·s et pour la production ;
  • la revalorisation des indemnités d’astreinte aux taux A et B et du RS ;
  • la reconnaissance de la pénibilité pour tous les agent·e·s qui tiennent l’astreinte, y compris l’encadrement, surveillants travaux et agents télécoms ;
  • l’arrêt immédiat de toutes les réorganisations en cours, notamment du projet Agur ;
  • le renforcement des effectifs GU et RH dans les établissements ;
  • des parcours professionnels reconnaissant l’expérience, l’ancienneté, la technicité des métiers et les diplômes.

Après avoir été aux côtés des cheminot·e·s du SEG depuis le début du mouvement et construit collectivement les revendications en réponse à l’expression des besoins du plus grand nombre, la CGT et son UFCM ont déposé un préavis de grève illimitée à compter du 22 décembre 2025 0 heure, selon la modalité de 59 minutes avant la fin de service, couvrant l’ensemble du personnel de l’Équipement, y compris le personnel assurant l’astreinte ainsi que ceux appelés à les remplacer.

CHEMINOT·E·S ENCADRANT·E·S DE L’ÉQUIPEMENT,
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS
ET METTRE LA PRESSION POUR LES NAO DU 13 JANVIER 2026 !

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