Fédération CGT des Cheminots


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PLAN SOCIAL À L’EEX

Le vrai visage de la réforme du système ferroviaire

| Exploitation

Le 29 janvier 2015, 15 000 cheminots ont manifesté leur plus profond attachement au Service Public de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises.
Transformons cet essai !

Cette réforme est une mauvaise réforme, bâclée et qui ne résout pas les problèmes de fond. Pour preuve, ni la question du financement du système ferroviaire et ni la question de la dette ne sont solutionnées, c’est pourquoi la CGT n’a eu de cesse de la combattre. Le passage en force du Gouvernement, avec l’appui de la direction et des OS d’accompagnement, aboutit à la loi du 4 août 2014 qui s’impose à tous les cheminots.
Six mois après le vote de la loi et alors même que les décrets ont eu beaucoup de peine à paraître, la Direction annonce la couleur un peu partout :

  • suppression de 1 600 emplois ;
  • gel généralisé des salaires ;
  • fermetures massives de guichets, de gares ;
  • réduction des heures d’ouverture ;
  • tentatives de suppressions des autorisations de départs par les agents de l’Escale ;
  • non respect du dictionnaire des filières (déneigement, objets tombés dans la voie, transbordements…) ;
  • tentatives de généralisation de l’EAS, etc.

La CGT continue à revendiquer l’unicité du système ferroviaire au sein d’une unique entreprise publique de transport ferroviaire regroupant le gestionnaire d’infrastructure et l’exploitant.
Pour autant, cette loi existe et l’organisation de la production s’inscrit pour l’heure dans ce cadre juridique contraint. Mais la CGT, comme à son habitude, reste force de propositions. La CGT présente, au travers d’un 6 pages, des propositions pour une organisation de la production locale, territoriale et nationale, ainsi que ses exigences sur les négociations concernant la Convention Collective Nationale (CCN) et les activités sociales.
Les libéraux, loin de toute notion de service public, rêvent déjà de voir supprimer l’Épic de tête, afin d’éclater définitivement le système ferroviaire pour mieux le livrer en pâture aux intérêts privés. La CGT propose la création de structures décentralisées de cet Épic au niveau local et territorial (échelle régionale).
Au niveau local, ces structures assureraient la coordination de la politique du GPF entre les établissements multi-activités Réseau et les établissements multi-activités Mobilités (les EMA). Au niveau régional, ces structures garantiraient entre autres la GPEC territoriale, l’observatoire de l’emploi, la Sécurité, la Sûreté, la médecine du travail, l’animation de la ligne RH etc.
Un service public de qualité passe par un haut niveau de Sécurité et donc par le respect du dictionnaire des filières !
Dans la proposition CGT, l’Exploitation sera présente dans les trois EPIC et plus particulièrement au travers des agents de la filière 27.
Cette filière 27, nous allons devoir nous battre pour qu’elle perdure dans l’ensemble de l’entreprise, car contrairement aux discours officiels, pour nos dirigeants et le législateur, l’heure n’est plus à la Sécurité à tout prix !
Pour diminuer le plus possible ce qui est considéré comme un coût, tous les coups sont permis même si c’est au détriment des usagers et des cheminots.
La Sécurité n’est plus considérée comme faisant partie d’un système global, mais segmentée en tâches dites « essentielles ». Cela se concrétise par des missions de sécurité transférées aux agents de la filière 26 dont ce n’est pas le métier !
Dans la politique de réduction des coûts, la formation est visée (d’autant plus pour la filière 27). Terminés, dans les Activités, l’AMV et le TTMV trop coûteux, place au Fret aux Opérateurs de Production Fret (OPF) et pour les Techniciens le TCPF, les réflexions côté Voyages et Proximités sont sur le même schéma avec à Voyages les (OPV) Opérateurs de Production Voyageur.
Avec la réforme, tout est possible, il faut casser les dernières barrières qui sont un frein aux gains de productivité, on ferme des guichets, des gares, on réduit les heures d’ouverture, on abandonne la notion de service public, peu importe les conséquences.
La direction de l’entreprise avec certaines complicités entend confisquer le débat sur l’organisation de la production et la structuration interne du groupe public ferroviaire, pour imposer sa vision libérale du transport ferroviaire.
L’intervention des cheminots est indispensable pour imposer d’autres choix !
La Fédération CGT des cheminots appelle à amplifier les mobilisations dans la dynamique de la manifestation du 29 janvier pour exiger ensemble la Voie du pervice public !

En ce sens, nous vous proposons de débattre partout sur la possibilité d’intervenir fortement le jour de la consultation du CCE sur la réforme du ferroviaire puis tous ensemble de définir les suites !

 

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EN GARE, ON SE MOBILISE !

Réforme du ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les cheminots de l’Escale sont déterminés à gagner une autre réforme du système ferroviaire.

Partout en France, dans les gares, la mobilisation des cheminots des métiers de l’escale est d’un très haut niveau.

Afin de faire plier ce gouvernement et le contraindre à de véritables négociations, nous devons élever le rapport de forces sur nos chantiers Escale.

C’est certainement dans les métiers de l’Escale que les conséquences de la réforme du système ferroviaire, portée par le gouvernement et la Direction du GPF, sont les plus lisibles.

La saignée !

Si la Direction n’a pas attendu ce projet gouvernemental pour engager des vagues de suppressions d’emplois et multiplier les polyvalences (Sol/Bord, Vente/Escale), la réforme qu’elle soutient va encore plus loin dans la destruction de l’entreprise, de l’emploi et des conditions de travail.

Avec une diminution de 4% des effectifs des métiers de l’Escale en 2018, inscrite au budget, ce sont 350 emplois supplémentaires qui risquent de disparaitre.

La Direction manœuvre de longue date pour la concurrence.

Dans le contexte de concurrence dont la réforme gouvernementale fait le lit, les cheminots des métiers de l’Escale feraient les frais d’un transfert vers des entreprises privées.

En effet, dans un premier temps, la Direction tente de liquider les postes difficilement transférables dans de nouvelles Entreprises Ferroviaires dans le cadre d’une reprise de lignes régionales.

Répondant à la même stratégie, la Direction multiplie les transferts d’autorisations de départ du sol vers le bord et tente de supprimer toutes les tâches de sécurité exécutées par les cheminots de l’Escale pour créer les conditions d’une externalisation, d’une privatisation de pans entiers d’activité.

En supprimant et en externalisant les tâches réalisées par les cheminots de l’Escale comme les autorisations de départ, l’accueil, la prise en charge des PSH (Personnes en Situation de Handicap)…, la Direction fait table rase de l’organisation pour mieux introduire les entreprises privées.

De la même veine, la Direction a annoncé le 15 mars un plan interne dont les détails seront connus en juillet, qui prévoit un développement de la polyvalence, la casse du dictionnaire des filières (GRH0263), toujours plus d’attaques sur les métiers et de suppressions d’emplois.

La grande braderie : transférabilité, statut de l’entreprise.

Au-delà du désengagement de l’Etat dans le financement des lignes capillaires et la menace qui pèse directement sur les emplois à l’Escale dans les gares de petite et moyenne taille, ce projet de réforme marque la volonté du gouvernement et du patronat de transformer la SNCF en Société Nationale à Capitaux Publics (SNCP) qui n’est rien d’autre qu’une Société Anonyme vouée à la privatisation.

Ainsi, comme cela fut le cas pour France Télécom, le gouvernement crée les conditions d’une privatisation de la SNCF.

Si les métiers de l’Escale sont un véritable maillon de la chaîne sécurité et un rouage essentiel du service public ferroviaire, ils sont perçus comme un coût compressible dans ce contexte de privatisation.

Quant aux conditions de transférabilité des cheminots vers les entreprises privées, le projet de réforme ne prévoit dans le fameux « sac à dos social » aucune garantie de conserver quoi que ce soit au-delà de 15 mois.

Ainsi, les cheminots transférés seront privés de leur régime de prévoyance (Caisse de prévoyance) et des garanties couvrant les parcours professionnels, les avancements en grade, en position, les conditions de travail (réglementation sur l’organisation du temps de travail, accord Cessation progressive d’activité…).

L’Ile de France et la stratégie de la division.

L’annonce du gouvernement de repousser l’ouverture à la concurrence sur le Transilien à 2039 participe à la stratégie de la division.

Outre le fait que cette annonce confirme que l’ouverture à la concurrence n’est pas obligatoire, le gouvernement tente d’isoler les cheminots d’Ile de France afin de peser sur les mobilisations.

Cependant, personne n’est dupe. Face aux vagues de suppressions de postes avec la généralisation des transferts d’autorisations de départ et les mises en place d’organisations du travail telles que « les petits collectifs », les cheminots de l’Escale se verront imposer une mobilité vers la province ouverte à la concurrence ou vers les entreprises comme Transkeo en Ile de France.

Mais ce scénario n’est pas celui que tracent les cheminots par leur mobilisation massive et durable.

Celle-ci pèse chaque jour un peu plus sur le gouvernement. Le Premier Ministre est contraint de recevoir les organisations syndicales le 07 Mai.

La porte des négociations est ouverte, il faut maintenant accentuer la pression. Amplifions le rapport de forces par la mobilisation de tous les cheminots les 03 et 04 mai 2018.

TOUS ENSEMBLE, AGISSONS PAR LA GRÈVE
LES 03 ET 04 MAI 2018 !
(Pensez à vos DII)

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AGIR POUR CHOISIR ET NE PLUS SUBIR !

Réforme du ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Au-delà des conséquences évidentes pour les usagers, la réforme, portée par le gouvernement, menace directement les emplois et les conditions de travail des cheminots de la vente.

Cependant, la forte mobilisation des cheminots depuis le 03 Avril, gagne, pas à pas, une autre voie, celle du Service Public.

Ainsi, c’est par leur inscription massive dans l’action que les vendeuses et les vendeurs choisiront leur avenir.

Le gouvernement et la Direction utilisent les mêmes éléments de langage pour imposer leur réforme que pour mettre en oeuvre les multiples réorganisations. Ainsi, c’était déjà sous couvert de modernisme et de prétendue « compétitivité » que les cheminots des métiers de la vente (aux guichets, en gares, en boutiques ou dans les centres d’appels téléphoniques), ont subi les déstructurations, les vagues de suppressions d’emplois et les dégradations de leurs conditions de travail.

Sur le périmètre « Voyageurs », sur la seule année 2017, plus de 2000 emplois, pour l’essentiel à la vente et dans les escales, ont été supprimés. La trajectoire budgétaire 2018 est de la même veine.

A présent, le Gouvernement et la Direction s’associent pour accélérer le pas et tenter, à travers cette réforme, de brader la SNCF, de condamner définitivement les emplois de la vente et l’avenir des cheminots.

« La banane sociale »

Alors que la Direction s’évertue à travers ses communications à promouvoir un pseudo « sac à dos social », qu’en est-il réellement des perspectives pour les cheminots de la vente ?

Dans le cadre de la perte de la gestion ou de l’exploitation de la ligne au profit d’une autre entreprise que la SNCF, les cheminots de la vente n’auraient aucune garantie de conserver quoi que ce soit au-delà des 15 mois qui suivent leur éventuel transfert.

Ainsi, les cheminots transférés seront privés de leur régime de prévoyance (Caisse de prévoyance) et des garanties couvrant les parcours professionnels, les avancements en grade, en position, les conditions de travail (réglementation sur l’organisation du temps de travail, accord cessation progressive d’activité…) …

Bref, un sac à dos social bien vide pour tous les cheminots !

Concurrence, transférabilité et promotion digitale ?

Si dans la période, la Direction est peu bavarde sur les sujets du digital et de la distribution automatique après en avoir fait la promotion, c’est qu’elle essaie de taire leurs conséquences sur les cheminots de la vente dans le contexte de la réforme.

En effet, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, les entreprises privées ont clairement affiché leur intention de mettre en place le « tout digital » supprimant, de fait, la vente physique aux guichets et dans les boutiques.

Quant aux centres d’appels téléphoniques (CLD, RCAD…), d’ores et déjà, la volonté d’externaliser vers des plateformes téléphoniques privées multi-services et multi-produits obère leur devenir.

Dans le contexte de concurrence dont la réforme gouvernementale fait la promotion, le « Digital » est présenté comme l’unique vecteur de distribution de la billetterie.

Quant aux cheminots de la vente dans le cadre de transfert….plus aucune perspective dans l’entreprise privée et une mobilité géographique forcée dans l’entreprise historique SNCF qui aura vu son activité fondre.

En réalité, seule une entreprise publique unique peut répondre aux besoins des usagers de conserver et de développer la vente par des cheminots en gares, en boutiques et CLD (Centres Ligne Directe).

Transilien et l’Ile de France : la stratégie de la division

Afin de diviser les cheminots et d’isoler ceux de l’Ile de France, le gouvernement a pris soin d’annoncer le report de l’ouverture à la concurrence pour le Transilien. Outre le fait que cela démontre que l’ouverture à la concurrence n’est pas une obligation, la manoeuvre est cousue de fil blanc.

En effet, sur le périmètre Transilien, pour la seule année 2017, 490 emplois de la filière commerciale sédentaire (soit 10% des effectifs) ont été supprimés, marquant le désengagement profond de la Direction pour la distribution physique.

Ainsi, les cheminots d’Ile de France qui voient leur emploi supprimé, subiraient une mobilité forcée vers la province livrée à la concurrence ou vers une autre entreprise de type Transkeo.

Des cheminots qui pèsent dans l’action

Le poids de l’action des cheminots par la grève n’est pas uniquement mesuré en fonction de l’impact sur la production.

Bien sûr, les files d’attente interminables en dehors des périodes de grève démontrent à elles seules l’impact sur la production lorsque les cheminots de la vente se mobilisent par la grève.

Mais au-delà de ces indicateurs, les vendeurs et les vendeuses sont également les premiers relais en direction des usagers.

C’est grâce à leur engagement massif dans la mobilisation que les usagers et l’opinion publique partagent un bon nombre de nos revendications.

Ainsi, dans de nombreuses gares, les guichets sont fermés avec 100% de grévistes à la vente, les usagers, en contact quotidien, se sont associés au rejet de la réforme gouvernementale.

Un gouvernement qui plie sous le poids de la mobilisation

Face à une Ministre des Transports sans pouvoir décisionnel, les organisations syndicales ont réclamé de véritables négociations avec le Premier Ministre.

Alors que celui-ci claironnait dans tous les médias qu’il refuserait de rencontrer les organisations syndicales, il a plié sous le poids de la mobilisation des cheminots en programmant une réunion le 07 Mai 2017.

La porte des négociations est ouverte, il faut maintenant accentuer la pression. Amplifions le rapport de forces par la mobilisation de tous les cheminots, le 03 et 04 mai 2018.

TOUS ENSEMBLE, AGISSONS PAR LA GRÈVE
LE 03 ET 04 MAI 2018 !

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DES CHEMINOTS LUCIDES ET DETERMINÉS !

Réforme du ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Face à la détermination des cheminots, la Direction utilise tous les stratagèmes pour tenter de peser sur la mobilisation.

Cependant, elle se heurte à la lucidité des cheminots et à leur conviction qu’ensemble, ils gagneront une autre réforme du système ferroviaire.

La Direction du GPF (Groupe Public Ferroviaire) utilise tous les leviers dont elle dispose pour, d’une part, promouvoir le projet gouvernemental de réforme du système ferroviaire et d’autre part, dissuader les cheminots de se mobiliser.

Cependant, les campagnes de désinformation de la Direction sont autant de « coups d’épée dans l’eau » face à des cheminots de la circulation qui mesurent parfaitement les enjeux.

Les vieilles ficelles !

A défaut de convaincre par les arguments, la Direction, aux abois, utilise le matraquage de communication pour diviser les cheminots.

Elle inonde les boîtes mails des cheminots de l’EPIC Réseau et notamment celles des cheminots de la circulation.

Dans ses courriels, elle va jusqu’à affirmer que seuls les cheminots de l’EPIC Mobilités seraient touchés par la réforme portée par le gouvernement.

Pour autant, les cheminots ne sont pas dupes.

« Retirez-moi s’il vous plait de la liste de diffusion, je ne veux plus rien recevoir, MERCI !!!!!!!!!! Nos boîtes mails débordent de temps réels et flashs info en tout genre…Si la direction est si bavarde et qu’elle veut vraiment communiquer avec ses agents, qu’elle le fasse avec les organisations syndicales qui nous représentent, ce qui n’a pas été vraiment le cas jusqu’à présent.
Comme beaucoup de cheminots, je me sens bafouée et pas du tout considérée, ni respectée, quand on voit ce qui nous attend avec cette réforme. Réforme que l’on essaie de nous vendre à tout prix et tant bien que mal, avec ces articles si joliment tournés…mais nous ne sommes pas dupes !
Je vous demande, donc, de prendre ma demande en considération. »

Sans commentaire…

Tout est dit dans cette réponse cinglante d’une cheminote à la suite d’un énième courriel de la Direction pour tenter de diviser les cheminots.

Un projet de destruction ferroviaire et de régression sociale.

Au-delà du désengagement de l’Etat dans le financement du réseau capillaire et la menace qui pèse sur les 1200 emplois rattachés dans les EIC, ce projet de réforme modifie juridiquement le contrat de travail, ainsi que les règles concernant les conditions de travail, de rémunération, d’avancement.

Il balaie les garanties sur les facilités de circulation, les différents accords tels que temps partiel, CPA (Cessation progressive d’activité)…

Pour les cheminots qui ne seraient pas « transférables », la Direction SNCF, celle-là même qui dirige les filiales, n’aura de cesse de réduire les garanties collectives notamment en vidant le Statut de sa substance.

Quant au statut de l’entreprise, la volonté du gouvernement est de transformer la SNCF en Société Nationale à Capitaux Publics (SNCP).

Ainsi, cette structuration d’entreprise crée les conditions d’une privatisation de la SNCF. C’est le même schéma qui fut appliqué à France Télécom.

De plus, les cheminots de la circulation verront leurs parcours professionnels se réduire comme « peau de chagrin ».

Cloisonnés définitivement dans des entreprises distinctes, les cheminots de la filière TM (Transport Mouvement) ne pourront plus avoir cette transversalité nécessaire au système ferroviaire, permettant un parcours professionnel et limitant la mobilité géographique forcée.

Une réelle mobilisation des cheminots des EIC.

Rarement les cheminots de la circulation se sont inscrits dans l’action avec une telle ferveur. Partout en France, les chiffres de grévistes, les témoignages et les participations aux actions, révèlent que la mobilisation est ancrée à un haut niveau dans les EIC et que la détermination des cheminots est intacte.

Quelques exemples révélateurs :

100% de grévistes sur certaines journées aux COGC (Centres Opérationnels de Gestion de la Circulation) de Nantes, de Toulouse, de Clermont Ferrand et de Tours.

La mobilisation a atteint 71% à l’EIC Midi-Pyrénées et jusqu’à 72% sur l’EIC Languedoc Roussillon. Tant et si bien que suite à la fermeture des postes d’aiguillage pour tout ou partie des journées du 28 et 29 Avril, aucun TER n’était prévu de circuler en Languedoc Roussillon et le retard pris pour les travaux conduira certainement à des vitesses limites de 40 km/h sur l’axe littoral.

Après 1 mois de mobilisation, les cheminots de Woippy sont toujours (et de plus en plus nombreux) en lutte.

Les postes d’aiguillage de Woippy (une des plus grosses gares françaises et européennes de triage marchandises) sont fermés et le service de la circulation s’arrête à 21h pour le PRS.

Pas à pas, le gouvernement cède !

Ainsi, la mobilisation des cheminots pèse chaque jour un peu plus sur le gouvernement. « Exit » la Ministre des Transports, le Premier Ministre est contraint de recevoir les organisations syndicales le 07 Mai.

Il s’agit d’un premier pas. Nous devons amplifier le rapport de forces dès le 03 et 04 mai 2018 pour imposer des négociations sur la base de nos revendications.

TOUS ENSEMBLE, AGISSONS PAR LA GRÈVE
LE 03 ET 04 MAI 2018 !
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DES EMPLOIS SUSPENDUS AU MAINTIEN DU RÉSEAU !

Réforme du ferroviaire

| Exploitation

Près de 1200 emplois dans les EIC (Etablissements Infrastructure Circulation) sont directement menacés par le refus du gouvernement de financer le réseau ferroviaire de proximité.

En renvoyant aux Régions, déjà exsangues, la responsabilité du financement des lignes « non structurantes », le projet de réforme porté par le gouvernement et la Direction du GPF conduit à réduire drastiquement le réseau ferroviaire et le service public de transport par le fer.

9000 kilomètres de lignes et des dizaines de postes d’aiguillage sont menacés de fermeture.

Si ce projet de désengagement a des conséquences évidentes pour les usagers et les chargeurs (transport de marchandises) pour un accès au transport ferroviaire, il en a tout autant sur l’emploi et les conditions de travail des cheminots.

A ce titre, les cheminots de la circulation sont en première ligne.

En effet, pas moins de 12% des effectifs des EIC (1198 cheminots) travaillent exclusivement sur les lignes UIC 7 à 9.

Ces lignes et donc les emplois sont dans la ligne de mire du gouvernement.

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Contrairement aux campagnes de désinformation orchestrées par la Direction du GPF, ce sont bien TOUS les cheminots qui seront impactés par ce projet de renoncement.

Qu’il s’agisse des cheminots de la vente, des métiers de l’Escale, de la Circulation, de l’Equipement, de la Traction, des contrôleurs, des métiers transverses et d’appui, tous sont concernés directement ou indirectement par l’abandon du réseau capillaire.

Cependant, il n’y a rien d’inéluctable. Pour la CGT, le maintien et le développement du réseau ferroviaire, considérant l’aménagement du territoire, sont nécessaires au service public de transport ferroviaire de qualité.

Quant à son financement, le gouvernement dispose de bien d’autres leviers comme la CGT le propose dans son rapport « Ensemble pour le fer ».

Ainsi, la mobilisation massive des cheminots des EIC, lors des différents mouvements de grève depuis le 03 avril 2018, doit donc se poursuivre et s’amplifier pour imposer une autre voie. Celle du service public et des cheminots.

LA SNCF,
CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE,
NOUS ON LA DÉFEND !

TOUS ENSEMBLE,
AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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SUPPRESSIONS ET EXTERNALISATIONS DES CAISSES PRINCIPALES !

EMPLOI

| Exploitation

La Direction « Voyages » a annoncé ses intentions quant au devenir des caisses principales.
Elle souhaite tout bonnement la suppression des 22 caisses principales restantes et de 174 emplois !
Cependant, ces annonces n’ont rien d’inéluctable.
Ce sont bien les cheminots, par leur mobilisation, qui feront bouger les lignes et détermineront leur avenir.

Suppressions d’emplois et externalisations des caisses principales ; les conséquences du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire n’en finissent plus de résonner dans tous les chantiers.

Lors de la réunion du 11 octobre 2017 (bilatérale CGT/Direction Voyages), la Direction a pour le moins été très claire.

Les caisses de Bordeaux, Caen, Nantes, Orléans, Rennes, Toulouse, Nord Ile De France, Paris Austerlitz, Paris Est, Paris Lyon, Paris Montparnasse, Paris Nord, Amiens, Douai, Metz, Strasbourg, Annecy, Dijon, Lyon Perrache, Marseille, Montpellier et Nice, devront selon ses schémas, disparaitre d’ici 2021.

Pourtant, depuis 2010, les cheminots des caisses ont subi de nombreuses réorganisations et les effectifs ont déjà fondu de 25%.

A court terme, les 174 emplois ETP (Equivalents Temps Plein) des caisses principales sont menacés.

D’ailleurs, les suppressions des caisses de Toulouse, Caen et Nice sont, d’ores et déjà, programmées pour le début de l’année 2018 !

Destructions en cascade orchestrées !

La Direction s’est acharnée depuis de nombreuses années à supprimer les guichets des gares et des boutiques. Les files d’attente trop longues et l’absence de guichets en gare ont contraint peu à peu les usagers à se tourner vers le digital (internet et distributeurs automatiques).

A présent, la Direction met en avant que les perspectives de baisse des transactions dans les guichets, conséquence directe de sa politique, entrainent une baisse de charge pour les caisses et condamnent leur avenir.

Selon les estimations de la Direction, la baisse des transactions aux guichets correspond à la suppression de 70 emplois (ETP).

Bien sûr, personne n’est dupe. Cet enchainement, suppressions des guichets/suppressions des caisses principales, est orchestré de longue date.

D’ailleurs, elle encourage la poursuite de la destruction de la vente physique aussi bien au niveau de l’activité Voyageurs que dans le cadre des négociations autour des conventions TER, et se garde bien de ne pas prendre en compte une évolution des recettes des contrôleurs pour ne pas avoir à revoir son objectif.

Pour la CGT, les modes de distribution ne s’opposent pas mais sont complémentaires. Il est donc nécessaire de développer le réseau de distribution physique (guichets et boutiques) afin de répondre aux besoins de tous les usagers.

Plutôt que de rechercher des gains de productivité en supprimant des emplois, elle serait mieux inspirée d’encourager le transport par le fer en reconsidérant sa politique tarifaire et en intégrant les besoins des usagers et les enjeux d’aménagement du territoire (réseaux capillaires ou secondaires…).

L’automatisation comme accélérateur de suppressions d’emplois !

La baisse de volume de transactions dans les guichets, liées à l’activité des caisses (estimée à – 7% par an par la Direction), ne suffit pas à elle seule à justifier la suppression de toutes les caisses principales.

Aussi, la Direction a décidé d’investir lourdement dans la robotisation du traitement des chèques et autres bons d’échange pour poursuivre ses objectifs mortifères.

Automatisation qui ne répond qu’à un seul objectif : supprimer les cheminots des caisses principales. La Direction estime que cela lui permet de supprimer encore 30 emplois (ETP).

La CGT n’est pas opposée aux progrès technologiques, au contraire, elle les encourage lorsqu’ils bénéficient aux usagers et aux cheminots.

L’externalisation pour parachever !

Comme si la baisse d’activité, ajoutée à l’automatisation, ne suffisait pas à légitimer la suppression des caisses principales !

Elle a décidé d’externaliser l’activité des caisses principales en transférant la charge de travail vers les sociétés de transport de fonds (58 emplois ETP).

A l’heure de la réforme du code du travail, de la loi travail XXL et des transferts de contrats de travail réclamés à cor et à cri par la Direction du GPF, ces décisions ont une portée qui doit interroger les cheminots.

Ainsi, si on ajoute la suppression de 16 emplois d’encadrement, ce sont 174 emplois (ETP) qui seraient supprimés d’ici 2021 si les desseins de la Direction se réalisent.

Lors de la réunion, la Direction a annoncé la création de 10 emplois (ETP) de superviseurs chargés de vérifier l’exactitude du travail des salariés de la société de transport de fonds.

Ces annonces s’ajoutent aux suppressions de 1484 emplois pour l’année 2017 sur le périmètre voyageurs (Escale, Vente, Accueil).

Elles s’inscrivent également dans le contexte de suppressions massives d’emplois dans les fonctions transverses, le FRET… pesant d’autant sur les prétendus reclassements au sein du GPF.

Mais ces annonces de suppressions d’emplois ont également pour objectif d’instaurer un climat de fatalisme conduisant à la résignation des cheminots.

Cependant, les cheminots ne sont pas dupes ! Il est certain que par leur mobilisation ils sauront imposer leurs choix !

LE 19 OCTOBRE 2017, ENSEMBLE POUR GAGNER UNE AUTRE VOIE !

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STOPPONS L’HÉMORRAGIE ET REPRENONS LA MAIN !

CTN EEX, TRAINS, TRACTION

| Équipement

Conséquence directe du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire, la déshumanisation des gares et des trains s’accélère avec la généralisation du transfert de l’autorisation de départ.
Ainsi, les menaces qui pèsent sur ce geste métier essentiel impactent directement les conditions de travail des conducteurs, des contrôleurs et des agents des Etablissements Infra Circulation.
Cependant, dans de nombreuses régions, la mobilisation des cheminots a fait reculer ces projets néfastes !

Les chefs de service sont la clé de voûte de la sécurité et de la production en gare. Ces agents sédentaires sont des interlocuteurs déterminants dans les mesures de sécurité liées à la préparation technique et commerciale du train ainsi que les opérations de départ.
De plus, ils apportent, de par leur rôle central, une plus-value sur l’aspect régularité.

TOUS CONCERNÉS ! TOUS MOBILISÉS !

Pour rappel, dans une procédure normale d’une séquence de départ, le chef de service, après s’être assuré que toutes les conditions sont réunies (montée/descente de voyageurs, heure de départ, fermeture des portes assurée,..) transmet l’autorisation de départ au contrôleur, qui la retransmet à l’agent de conduite.

C’est cette complémentarité qui assure un haut niveau de sécurité dans la procédure de départ. Pour la CGT, ces trois maillons (chef de service, contrôleur et agent de conduite) ne peuvent être dissociés.

DES CONSÉQUENCES MORTIFÈRES POUR L’EMPLOI ET LES MÉTIERS !

D’ores et déjà, les suppressions des chefs de service au sol et des contrôleurs à bord représentent plusieurs milliers d’emplois.

Méprisant totalement les conséquences en termes de sécurité et de conditions de travail, la Direction a bien l’intention de poursuivre sa course aux gains d’exploitation.

Ainsi, partout, elle tente de mettre en place l’EAS (Equipement Agent Seul). Elle reporte l’entière responsabilité et la charge de travail de la procédure de départ sur l’agent de conduite.

Dans cette déstructuration d’un pan essentiel de la sécurité, l’agent de conduite devrait, à présent, veiller à la bonne exécution du service voyageurs et aux conditions de sécurité qui sont actuellement à la charge des chefs de service et des contrôleurs.

Avec la déshumanisation des gares et la suppression des chefs de service, les ADC (Agents de conduite) et les ASCT (Agents de service commercial train) doivent assumer des responsabilités supplémentaires y compris juridiques, sans même que la Direction considère de nouveaux Risques psycho-sociaux (RPS).

De plus, isolés, sans interlocuteur ou appui présent en gare, les ADC et les ASCT doivent faire face au mécontentement des usagers aussi bien dans les trains que sur les quais avec comme conséquence une multiplication des événements sûreté.

UN MÉTIER TRANSVERSE POUR UNE SÉCURITÉ SYSTÈME !

Afin de garantir un haut niveau de sécurité, le chef de service doit avoir une formation permettant d’avoir une approche transverse et globale de la sécurité.

Ainsi, il est nécessaire que les chefs de service bénéficient de la formation complète de la filière Transport Mouvement, AMV et/ou TTMV selon le cas.

La Direction, pour achever son fonctionnement par « branche », tente de faire disparaitre les agents de la filière Transport Mouvement dans les activités voyageurs quels qu’en soient le coût pour la sécurité, les conditions de travail des cheminots et leur parcours professionnel.

Enfin, la disparition des passerelles métiers amène à des difficultés croissantes pour les cheminots dans la satisfaction de leurs demandes de mutation.

Pour la CGT, le chef de service, au-delà de l’autorisation de départ, est un élément indispensable à une sécurité système (surveillance des trains en marche, surveillance au défilé, remise d’ordre et d’avis…).

La CGT revendique :

  • Que les opérations de sécurité, telles que le départ des trains dans les gares, soient réalisées exclusivement par des agents relevant de la filière Transport Mouvement avec une formation complète d’AMV ou TTMV ;
  • Le maintien à bord de chaque train des ASCT formés et qualifiés.

ENSEMBLE, NOUS BOUGERONS LES LIGNES !

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ENSEMBLE, SAUVONS NOS MÉTIERS, NOS EMPLOIS ET LE SERVICE PUBLIC

VENTE / ESCALE / FRET / EIC

| Exploitation

Baisse du niveau de sécurité, privatisations envisagées, digitalisation, sous-traitance, mise en concurrence, polyvalence, filialisations, forfait jours, rémunération variable, restructurations, abandon du service public : ça suffit, la lutte doit s’organiser !

Gouvernement et direction, main dans la main, comptent poursuivre leurs attaques ciblées envers les cheminots et la dernière grande Entreprise Publique. Non-satisfaits de pratiquer des saignées année après année dans les effectifs, d’avoir éclaté l’entreprise historique SNCF en trois EPIC, ils souhaitent franchir encore une étape supplémentaire en s’attaquant à nos Métiers.

Seule l’élévation du rapport de force, par la mobilisation massive des cheminots avec l’appui indéfectible de la CGT, peut non seulement contrecarrer leurs projets néfastes, mais aussi impulser une dynamique, essentielle dans la période, de reconquête sociale.

RESTRUCTURATIONS CONTRE PRODUCTIVES :
Sur la dernière décennie, les cheminots de l’Exploitation ont connu l’éclatement des Etablissements Exploitation (EEX) au service des usagers, en EIC et EEV au service des Branches et Activités.

A la clé, des pertes d’emplois, une perte de cohérence, de dynamisme, de synergies et surtout un service public de plus en plus difficile à assurer au quotidien, malgré le professionnalisme et l’engagement du corps cheminot.

Sous couvert d’agitation du chiffon rouge de l’ouverture à la concurrence, le Fret a servi de laboratoire : suppression massive des effectifs, fermetures de sites, le tout pour un effondrement du volume global de marchandises transportées. C’est ce modèle qu’ils veulent étendre à l’ensemble de notre Entreprise.

ON ARRIVE AUX LIMITES DE CE SYSTÈME DESTRUCTEUR ET MORTIFÈRE.

VENTE / ESCALE :

Les fermetures de guichets, de gares, de boutiques, de BCC, de Caisses, de CLD doivent cesser. On doit retrouver un service public de qualité, au service des usagers et des territoires. Pour ce faire, l’emploi est la donnée essentielle. Plus une suppression d’emploi n’est acceptable sur nos chantiers.

Ce système génère un mécontentement légitime des usagers et une souffrance quotidienne au travail des cheminots sans précédent.

C’est pourquoi l’ensemble des cheminots doit se mettre en ordre de marche et, avec l’appui de la CGT, organiser la lutte pour combattre et mettre en échec : les créations d’ESV ; la polyvalence des métiers de la vente, de l’escale et du contrôle vers un métier unique, les petits collectifs ; la fin des examens et un système de promotion opaque et non-objectif avec Excellence Dpx ; le transfert des autorisations de départ du sol au bord, etc.

Que dire du nouveau président de SNCF Réseau qui propose l’expertise de l’EPIC aux éventuels futurs concurrents déclarés de SNCF Mobilités !? Les cheminots apprécieront la définition qu’ont les plus hauts dirigeants du caractère indissociable et solidaire du GPF.

FRET :
Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités en désendettant le système ferroviaire, comme l’ont fait d’autres pays européens, et en mettant en oeuvre une politique de transport de marchandises favorable au développement du rail et non de la route, dans l’intérêt des populations. Que la direction reconnaisse le fret au sein de la SNCF comme un véritable service public.

Pour ce faire, il y a nécessité de stopper les restructurations, rouvrir des gares Fret et des triages, redynamiser l’offre wagon isolé et la messagerie. Tout comme pour le commercial, l’arrêt des suppressions d’emplois est un préalable. Il est impératif de décloisonner la production en mutualisant les moyens humains et matériels dans une SNCF intégrée. Le tout porté par une politique technico-commerciale volontariste au plus près des chargeurs avec des organisations du travail en multiactivités et multiproduits.

EIC :
Longtemps, le discours de la direction s’est voulu rassurant envers les cheminots des EIC, les mutations et restructurations ne les impacteraient pas, ils étaient indispensables et professionnellement reconnus.

La réalité est tout autre. C’est particulièrement vrai en zone diffuse où la future réglementation du travail vise à supprimer des postes de 3×8, malgré tous les risques encourus !

Avec le programme CCR, les suppressions d’emplois commencent à se faire jour : des Agents Circulation avec des secteurs de plus en plus importants, des Dpx d’astreinte avec des périmètres eux aussi étendus, la suppression des COGC et l’intégration de la régulation en CCR.

Face aux attaques de la direction, l’ensemble des cheminots de l’Exploitation doit se mobiliser !

ENSEMBLE, TOUS SERVICES CONFONDUS, LA GAGNE EST POSSIBLE !

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LES PERSONNELS DES ECT DANS LE VISEUR

| Exploitation

Depuis la loi du 04 août, la Direction accélère les restructurations, modifie en profondeur les organisations du travail et détruit les métiers des ECT. La note est salée. De ce menu indigeste, les personnels des ECT n’en veulent pas !

Alors que les « négociations » sur le temps de travail sont terminées, des discussions importantes continuent sur le « forfait jours » pour le personnel d’encadrement. Arrivent les négociations sur l’avenir des métiers.

Alors que la CGT continue de porter les revendications des cheminots, la Direction avance à grands pas vers une structuration de l’entreprise favorisant la privatisation. La réforme du ferroviaire de 2014 n’a fait qu’exacerber ses choix stratégiques en sacrifiant l’emploi, les conditions de travail et les salaires.

Les métiers des cheminots des ECT sont directement menacés par les choix stratégiques et financiers des Directions des 3 EPIC.

DES RESTRUCTURATIONS QUI S’ACCÉLÈRENT

Depuis 2010, certains ECT ont été rayés de la carte au profit de la mise en place d’établissements multi-services mono-activité généralement appelés ESV dans lesquels sont regroupés plusieurs métiers, ECT, Escale, vente et parfois Traction avec mise en place de pôles d’appui mutualisés. Cette structuration a eu un effet désastreux sur les conditions sociales et les conditions de travail des personnels. Pour la Direction, un seul objectif : les coûts : réduction des effectifs (ASCT, sédentaires, CPST, encadrement…), polyvalence à outrance et concurrence interne au groupe mais aussi des cheminots de métiers différents entre eux, voilà le menu proposé par la Direction.

La CGT revendique la mise en place d’établissements multi-activités, mono-métier au service de la production d’un service public de qualité répondant aux attentes et besoins de transport des usagers.

ANS/EAS/ACO/A4

Prétextant une mise en conformité avec la règlementation européenne pour le moins discutable et un audit sécurité pour le moins discuté, la Direction Des Trains et Escale, appuyée par la Direction de la Sécurité, modifie la codification des ASCT dans les roulements de manière unilatérale. Par cette manoeuvre, la Direction envoie un message clair, aux Conseils Régionaux dans le seul but de leur faire accepter l’ANS et l’EAS, argumenté en cela par une hypothétique baisse de la facture globale, d’une baisse de la fraude mais se traduisant pour le coup par une baisse du niveau de sécurité.

La sécurité des circulations, coeur de métier de la SNCF, repose sur les conditions de travail des cheminots. En les dégradant, la Direction affaiblit considérablement le niveau de sécurité. La Direction joue avec la sécurité sur l’unique question des « coûts » mettant en danger les cheminots et les usagers. Pour la CGT, toutes les tâches de sécurité sont essentielles.

La CGT revendique que tous les trains, du premier au dernier, soient accompagnés par au minimum un ASCT habilité aux fonctions de sécurité.

CONDITIONS DE TRAVAIL

Toujours dans l’objectif de réaliser des économies de bouts de chandelle, la Direction assaisonne le quotidien des personnels des ECT au vinaigre, par la mise en place d’organisations du travail (roulements, forfait jours…) et d’objectifs qui dégradent leurs conditions de vie et de travail.

Des roulements tirés au maximum qui détériorent la production, des pôles d’appui vidés de leur sens premier d’appui aux cheminots, et un forfait jours au statut juridique non conforme.

La CGT revendique des roulements mixtes et détendus qui améliorent la production et respectent l’équilibre travail et vie privée, de réels pôles d’appui aux cheminots pour réaliser leurs missions et une règlementation, pour les personnels non soumis à tableau de service, répondant entre autres sur les principes généraux à la mise en oeuvre de règles sur les taquets horaires et la reconnaissance de toutes les heures travaillées (voir cahier revendicatif de l’UFCM/CGT sur le forfait jours).

MÉTIERS

Aujourd’hui, la Direction multiplie les expériences autour de la polyvalence en créant de « nouveaux métiers commerciaux », autorisant l’assermentation du personnel d’escale, créant des équipes mixtes ASCT, Escale, SUGE…. Elle remet en cause les formations initiales (avril 2017) et continues des ASCT. Tout cela encore et toujours dans le même but.

La CGT ne laissera pas faire !

La CGT revendique le respect des métiers et des filières essentiels à la production d’un service public de qualité répondant aux besoins de transport des usagers.

Pour la CGT, si modification il doit y avoir de l’organisation du travail, celle-ci doit développer l’emploi de qualité, la formation et améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots des ECT.

Quand d’autres ont fait le choix d’abandonner les cheminots, la CGT elle continue de vous défendre ! C’est ensemble qu’il faut nous battre sur les revendications concernant l’emploi, l’avenir des métiers, l’arrêt des restructurations et l’augmentation des salaires et pensions à la SNCF.

REJOIGNEZ LA CGT POUR AGIR ENSEMBLE ET POUR GAGNER !

En ce sens, un préavis de grève national est déposé pour le 08 décembre 2016, permettant à tous les cheminots de se rassembler massivement dans le cadre des initiatives de leur syndicat de proximité.

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VENDEURS, AGENTS D’ESCALE, COMMERCIAL VOYAGEURS, FRET, EIC, ON VAUT MIEUX QUE ÇA !!

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La CGT appelle les cheminots à amplifier la mobilisation par la grève reconductible et illimitée à partir du 31 mai pour contraindre UTP et SNCF à négocier une CCN de haut niveau. A l’Exploitation, maintenant éclatée dans différents EPIC, la Direction doit revoir sa copie afin d’assurer une production de qualité, en toute sécurité et au service des usagers.
LE SERVICE PUBLIC DOIT REDEVENIR LA PRIORITE !

REVENONS A L’ESSENTIEL :

L’Exploitation : regroupe tous les cheminots qui exploitent les installations (installations de Sécurité, les matériels roulants (Fret et Voyageurs), les appareils de vente, etc.) contribuant à la conception, la commercialisation ou la production de transports ferroviaires. La CGT conçoit l’intervention des agents dans une logique de Service Public. Pourtant, la Direction modifie le contenu des métiers de ce service pour les asservir à ses objectifs de pilotage autour d’un Produit, d’une Branche ou d’une Activité.

Malgré l’éclatement en différents EPIC suite à la mauvaise Réforme du Ferroviaire, l’EXPLOITATION doit redevenir une réalité pour garantir le SERVICE PUBLIC SNCF.

COMMUNICATION DE LA DIRECTION : Rien ne change !

PAS UN CHEMINOT N’Y CROIT :

  • Certainement pas les cheminots de l’Exploitation, qui d’année en année depuis 2008 voient la fermeture des gares, des guichets, des boutiques, des BCC, des triages, des postes d’aiguillage, de lignes … Les mêmes constatent que leurs conditions de travail ainsi que leur pouvoir d’achat ne cessent de se dégrader.
  • Pas plus les usagers qui font quotidiennement les frais des mauvaises orientations stratégiques de la Direction.

NEGOCIATIONS EN COURS -> UNE FUSEE A 3 ETAGES :

1) DECRET SOCLE : GOUVERNEMENT.

Les mobilisations importantes depuis le 9 mars ont forcé le gouvernement à ne pas faire paraître le décret socle initialement prévu à la mi-avril 2016. Dans sa version projet, actuelle, il est bien en deçà des règles existantes.

En l’état il est à un niveau -> INACCEPTABLE !

2) CCN : UTP (PATRONAT FERROVIAIRE, LA DIRECTION SNCF Y PESE 95%)

Elle est en cours de négociations. Elle reste encore très éloignée des règles actuellement en vigueur à la SNCF. C’est la colonne vertébrale de la réglementation future pour l’ensemble des cheminots. L’UTP (et donc en grande partie la direction SNCF) joue la montre. L’élévation du rapport de forces doit la contraindre à revoir sa copie. Il en va de l’avenir et de l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les Cheminots.

PLUS LA CCN SERA DE HAUT NIVEAU -> MOINS IL Y AURA DE RISQUES DE CONCURRENCE PAR LE BIAIS DU DUMPING SOCIAL !

3) ACCORDS D’ENTREPRISES : DIRECTIONS DES ENTREPRISES FERROVIAIRES

Pour l’heure, seule la direction SNCF a fait paraître un projet. Celui-ci vise à diviser les cheminots. Elle tente par ce biais de les rassurer en invoquant le quasi maintien des règles actuelles. C’est un piège tendu aux cheminots de la SNCF ! Cet accord, s’il devait voir le jour, en dehors d’un décret socle et d’une CCN de haut niveau, servirait de prétexte pour justifier « l’écart de compétitivité » entre les entreprises ferroviaires privées et la SNCF. Il favoriserait ainsi le dumping social, la sous-traitance, l’externalisation des tâches, et, in fine, la concurrence. Il ne tarderait pas à être remis en cause, les Cheminots de la SNCF n’ayant plus, comme seul choix, que d’être soumis à une réglementation portant le moins disant social.

LES CHEMINOTS DE L’EXPLOITATION ONT RAISON DE S’INQUIETER POUR LEUR AVENIR.
IL EST TEMPS D’ELEVER LE RAPPORT DE FORCES !

La Fédération CGT des Cheminots a déposé un préavis de grève illimité à partir du mardi 31 mai 2016 à 19h.
Ce préavis est reconductible par période de 24h, soumis aux votes des assemblées générales de cheminots.

TOUS EN GRÈVE !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

31 mai 2018

Rosporden. La gare de la commune préoccupe les cheminots

Lundi, les syndicats des cheminots CGT de Rosporden et de Quimper, CFDT et Sud Rail se sont rassemblés, à la gare, afin d'évoquer la situation de l'activité ferroviaire.[…]

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