Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Action depuis le 5 décembre 2019

ENGAGÉ·E·S POUR GAGNER !

La situation dans l’entreprise SNCF est explosive du fait des choix stratégiques mis en oeuvre ces dernières années et exacerbés par la réforme du 27 juin 2018.
Sur fond d’une énième réforme des retraites, la tension au sein de l’entreprise est palpable, les colères s’expriment de plus en plus sur les sujets du quotidien (sécurité, conditions de travail, salaire…).
C’est pourquoi, la Fédération CGT appelle les cheminots à cesser le travail.

Une seule réponse s’impose, la mobilisation !

Communiqué intersyndicale

| Action depuis le 5 décembre 2019

Les organisations syndicales de salarié-es et de jeunesse (CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, FIDL, MNL, UNEF, UNL) ont pris acte de l’annonce par le Premier ministre samedi dernier en fin d’après-midi d’utiliser l’article 49-3.

Cette procédure gouvernementale permet de faire passer sans vote à l’Assemblée Nationale le projet de loi portant sur le système de retraites par points.

Cela démontre l’impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif aux multiples inconnues.

C’est une nouvelle preuve, si celle-ci était nécessaire, que le gouvernement refuse le débat et veut faire passer en force ce projet de régression sociale minoritaire dans l’opinion publique.

Deux motions de censure sont désormais déposées, et imposent au gouvernement de s’expliquer par un discours de politique générale.

Les organisations réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de créer de nouveaux droits pour les salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à poursuivre les actions sans relâche, sous toutes les formes décidées localement.

Elles appellent à multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars, et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève, au moment de ce passage en force au parlement, afin de signifier massivement avec force le rejet de ce texte.

Les mobilisations massives très importantes initiées depuis le 5 décembre n’ont pas été́ entendues par ce gouvernement mais le poussent à la faute.

Elles poursuivent et amplifient, dans ce cadre, la construction d’une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays mardi 31 mars pour mettre en échec ce projet de loi ainsi que les suites si nécessaire.

Montreuil le 2 mars 2020

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LE 05 MARS, LES CHEMINOTES SERONT MOBILISÉES SUR LEURS REVENDICATIONS

Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le 08 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la CGT et d’autres organisations syndicales, associatives, des collectifs… appellent à multiplier les actions pour exiger l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la fin des violences (site unitaire grandesgagnantes.lol).

Une manifestation à Paris sera le point culminant des mobilisations qui auront lieu ce même jour partout en France, à l’initiative notamment des structures CGT locales, départementales et régionales.

Les cheminotes prendront toute leur place auprès des autres salariées.

Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites du gouvernement se poursuit, les femmes opposées à ce projet ont toutes les raisons de le combattre puisqu’il mettrait fin aux droits familiaux et conjugaux et aggraverait les inégalités.

Déjà les premières pénalisées par l’allongement de la durée de cotisation lors du passage, en 1993, des dix meilleures années aux 25 meilleures, leur pension de retraite n’atteint pas les 900€ pour 40% d’entre elles. Le système par points sur la totalité de la carrière diminuerait le niveau des pensions. Selon l’évaluation des économistes, la baisse du montant de la retraite pourrait être de 20% à 25%.

Garantir l’indépendance économique des femmes et leur permettre d’échapper au phénomène d’emprise rendent indispensable l’égalité salariale et professionnelle.

Les femmes gagnent en moyenne 26% de moins que les hommes en France. L’égalité salariale permettrait non seulement de mettre fin à cette injustice mais elle dégagerait aussi les ressources nécessaires pour financer notre système de retraite intergénérationnel et solidaire.

Les carrières interrompues pour congés de maternité et parentaux, souvent touchées par le temps partiel subi ou choisi, ont des répercussions importantes sur leur future pension de retraite.

A la SNCF, les femmes sont moins payées parce qu’elles n’exercent pas les mêmes métiers. Elles sont majoritaires dans les métiers sans Eléments Variables de Solde (EVS) car la mixité professionnelle ne se réalise pas.

La pénibilité des métiers où les femmes sont les plus nombreuses n’est pas reconnue. Comme ailleurs, leur maternité leur est « reprochée » : refus de promotion, remise en cause de leurs compétences, postes non proposés, pression à des renoncements pour être cadre…

Des négociations ont débuté dans l’entreprise SNCF en novembre 2019 pour un nouvel « accord en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et de la mixité ».

Devant le manque de volonté des directions des activités à mettre en oeuvre par des actions concrètes les accords précédents, la CGT, signataire des derniers accords, porte l’ambition d’un projet de texte de haut niveau qui soit contraignant pour l’ensemble des directions du GPU. Des mesures fortes avec les moyens nécessaires à leur réalisation doivent être prises pour répondre aux propositions CGT.

Face à une posture de la Direction SNCF qui conduit en l’état à la rédaction d’un contenu qui ne peut être acceptable, les 4 fédérations syndicales représentatives ont quitté la réunion du 02 décembre 2019. Elles ont adressé un courrier unitaire au DRH du GPU exigeant la reprise des négociations à partir des attentes des cheminotes.

Dans cette séquence de l’agenda social et pour contribuer à la préparation et à la réussite de la journée du dimanche 08 mars 2020, la Fédération CGT invite les cheminot-e-s à intervenir sur leur lieu de travail le 05 mars 2020.

La CGT appelle ses syndicats, ses secteurs régionaux à organiser des débats dans les chantiers, les services, lors d’HIS, dans les locaux des restaurants d’entreprise, à partir des cahiers revendicatifs des cheminotes et à porter à la signature la pétition CGT Confédérale à destination des parlementaires demandant « le retrait du projet d’un système à points et l’amélioration du système actuel ».

Le 05 mars sera une journée pour impulser une démarche qui interpelle les directions SNCF et des Entreprises Ferroviaires Privées sur leurs responsabilités en matière d’égalité professionnelle et de lutte contre les violences.

Elles doivent prendre des engagements qui contribuent à la promotion de l’égalité femmes/hommes à tous les niveaux et d’assurer un environnement de travail non sexiste.

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EN DÉMOCRATIE, LA RÉPRESSION N’EST PAS UNE OPTION !

Libertés syndicales

| Action depuis le 5 décembre 2019

Après avoir mis prématurément un terme aux travaux de la Commission spéciale retraite de l’Assemblée nationale, le Gouvernement menace désormais d’user de l’article 49.3 de la Constitution pour adopter son texte en l’état.

Il priverait ainsi la représentation nationale de débat et de vote à l’Assemblée sur une loi dont la nature aura un impact social profond au sein de notre société.

Mais au déni de démocratie institutionnelle, il semble vouloir y ajouter le déni de démocratie sociale en emboitant le pas du Sénat qui a adopté, le 04 février dernier, une proposition de loi s’attaquant au droit constitutionnel de grève dans les transports publics.

Désavoué de toutes parts sur son projet de réforme systémique des retraites, le Gouvernement use de tous les moyens pour évincer le débat, faire taire la contestation et passer en force. Avec sa majorité, mais aussi ses alliés objectifs (républicains, centristes, RN, indépendants et non-inscrits à un groupe parlementaire), il a décidé de faire payer aux cheminots et aux salariés de la RATP, leur exceptionnelle et légitime mobilisation engagée depuis le 5 décembre 2019.

Opposant continuité du service public et liberté de circulation au droit de grève, le Sénat, sous l’impulsion de Bruno Retailleau (LR), a décidé d’adopter un projet de loi visant à durcir les termes de la loi du 21 août 2007 relative au dialogue social et la continuité du service public dans les transports.

Cette loi, qui avait déjà considérablement rogné le droit de grève en conditionnant le dépôt des préavis à des délais supplémentaires et à une alerte sociale préalable ; institué l’obligation de se déclarer en grève 48 heures à l’avance pour plusieurs catégories de personnels ; puis ultérieurement celle de déclarer leur reprise du travail ; se verrait considérablement durcie en cas d’adoption par le Parlement à l’automne.

Le texte adopté par le Sénat prévoit, entre autres, la réquisition des salariés par l’employeur sous l’injonction de l’autorité organisatrice, pour garantir le plan de transport minimal qu’elle aura défini.

Ce serait un nouveau coup porté à la démocratie sociale et la démocratie dans l’entreprise, un levier supplémentaire de répression offert au patronat et à l’Etat. A l’image de ce que subissent les salariés des hôpitaux et de l’audiovisuel, il limiterait considérablement la portée de toute contestation.

C’est la démonstration que le droit fondamental de grève est précieux pour les salariés, autant qu’il est jugé néfaste par le patronat et les réactionnaires.

Où en serait le projet de réforme des retraites du Gouvernement sans la grève des cheminots et de la RATP ?

Si la mobilisation par la grève entamée le 5 décembre 2019 n’a pas encore permis de contraindre le Gouvernement à retirer son projet, elle nous a revanche acquis la victoire idéologique auprès de deux tiers des Français, laissant intactes nos chances de faire retirer ce projet de réforme impopulaire !

S’élever et se mobiliser contre une nouvelle restriction du droit de grève, c’est donc préserver notre capacité future à contester toutes les régressions sociales et à faire progresser nos revendications !

Pas question d’en rabattre !

La Fédération CGT des cheminots appelle l’ensemble des cheminots à se mobiliser le 27 février 2020 et à s’inscrire par la grève dans les initiatives interprofessionnelles organisées dans les territoires pour exiger :

▪ Le retrait du projet de réforme des retraites par points ;

▪ Le maintien et l’amélioration du système existant ;

▪ L’abandon immédiat du projet de loi visant à réduire leur droit constitutionnel de grève !

Ne tolérons pas de nouvelles entraves à nos libertés syndicales !

LE 27 FÉVRIER, TOUS EN GRÈVE !

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Info luttes n°67

C'est le bon moment !

| Action depuis le 5 décembre 2019

La détermination est toujours là !

Le Gouvernement vacille, bafouille, cumule les inepties, il ne reste que les députés LREM pour croire au bien-fondé de cette réforme !

Les salariés, jeunes, retraités privés d’emploi doivent rester mobilisés !

La journée de grève interprofessionnelle du 20 février a de nouveau démontré que nous ne sommes pas au bout du processus et que rien n’est joué !

Des milliers de manifestants, dont la plupart étaient en grève, étaient dans la rue aujourd’hui. La population, qui soutient le mouvement, veut se faire entendre sur les bancs de l’Assemblée où les débats sont fébriles.

Gouvernement et direction d’entreprise doivent comprendre que nous ne laisserons pas nos retraites au capital !

Nous ne porterons pas la régression sociale !

Nous ne validerons pas le retour à un pacte social d’avant 1945 !

Nous ne voulons pas d’une SNCF d’avant 1937 !

DES NÉGOCIATIONS MAINTENANT !

Dans sa quête de restaurer le dialogue social, le président Farandou doit ouvrir les négociations sur les salaires, la ré-internalisation de charges, la fin de la mise en place de l’EAS, les conditions de travail, les réorganisations (qui sont que le prolongement de la privatisation de la SNCF), la réelle prise en compte de la compétence des cheminots et de la valeur de leur métier. C’est ce que nous exigeons, car tout cela doit être NÉGOCIÉ.

Si nous devions nous réjouir de certaines ambitions du président de la SNCF, celles concernant l’avenir du Fret nous iraient bien si elles allaient dans le sens du développement de l’activité de transport de marchandises sans qu’elle soit confrontée à la seule équation économique !

Alors, mieux vaut tard que jamais si, aujourd’hui, quelques-uns s’aperçoivent enfin que la préservation de la planète passe par le développement du ferroviaire, que le wagon isolé pourrait être la solution et que la fédération CGT des cheminots avait raison !

LA MOBILISATION DES CHEMINOTS COMMENCE À PAYER !

 

FUSION DES IP & IL

Lyon le 19 février 2020

LA CGT OBTIENT LE REPORT DU PROJET DE FUSION PAR ECRIT !!

Reçue en conciliation sur le préavis de grève CGT, la Direction reconnaît et écrit que le contexte impose le report du projet de fusion des Infrapôles & Infralog « E2020 ». La décision de la direction de la Zone de Production Sud-est de reporter cette mise en place ne peut passer sous silence. Cette décision qui paraît anodine à la première lecture est lourde de sens dans le contexte actuel.

La grogne sociale actuelle et la lutte historique dans laquelle les cheminot-e-s ont largement pris leur place depuis le 5 décembre dernier a permis de remettre au coeur de la contestation la question du service public ferroviaire.

La mobilisation exceptionnelle et le fort taux de gréviste sur l’ensemble des collèges des métiers de l’équipement, y est certainement pour quelque chose.
L’exemplarité du comportement des cheminots tout au long du conflit et la légitimité des revendications portées ont donné une crédibilité sans faille à la démarche de la CGT.

UN PREMIER RECUL…

Malgré les manoeuvres de divisions, les tentatives d’atténuer le mécontentement et sous la pression du rapport de force CGT, la Direction de la zone de production sud-est a fait le choix de la raison et préfère suivre les conseils du Président FARANDOU qui appelait dans un « temps réel » à « prendre un temps de pause au premier semestre 2020 pour évaluer l’intérêt des réorganisations ».

De la bouche de la DZP SE, la fusion des IP et des IL (dans le cadre du projet E 2020) est considérée comme une réorganisation importante au regard des impacts de celle-ci s sur l’emploi, les conditions de travail, les déroulements de carrière ou encore la pérennité des métiers.

…MAIS ON N’EN A PAS FINI !

La CGT et ses militants continueront à être combatifs et attentifs aux répercussions sur le terrain et aux situations individuelles problématiques. Si la Direction semble avoir mis la charrue avant les boeufs, c’est son entière responsabilité.

Nous porterons nos revendications sur les métiers de M&T, sur le volume d’emplois, l’organisation du travail et l’arrêt des externalisations à tout va.

« La construction d’un projet alternatif CGT sur une base de progrès social avec un esprit offensif dans l’intérêt des cheminots de l’équipement de la ZP SE sera la seule motivation des représentants CGT dans les instances comme dans les structures syndicales CGT les plus proches des cheminot-e-s. »

[Tract du Secteur CGT des cheminots de Lyon.]

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INFO LUTTES N°66

Le Gouvernement poursuit son déni de démocratie !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Non content de mentir sur son projet de réforme des retraites, de dénigrer les régimes spéciaux pour justifier leur suppression, non content de réquisitionner les éboueurs, de tabasser les manifestants, de mettre en garde à vue des mineurs, le Gouvernement impose la dictature parlementaire !

Pas de réforme contre le peuple !

Aujourd’hui, ce sont 67% des Français qui soutiennent l’organisation d’un référendum concernant le projet de loi sur les retraites.

Ce Gouvernement, après avoir mis fin à la commission spéciale parlementaire, choisit de traiter les 41 000 amendements en 86 heures de débats dans l’hémicycle prouvant, là encore, son sens de la démocratie !

De plus, il a rejeté une motion portée par les partis progressistes exigeant un référendum. La provocation atteint son paroxysme quand les députés de la majorité se comparent à Ambroise Croizat, ministre du Travail communiste, créateur de la Sécurité sociale, syndiqué CGT et qui voulait, par-dessus tout, « libérer les travailleurs de l’obsession permanente de la misère », et leur assurer un droit inaliénable à la retraite, en tant que « nouvelle étape de la vie » plutôt que comme « antichambre de la mort ».

Avec Macron, nous sommes loin du compte et faire référence à Ambroise Croizat démontre que ce Gouvernement n’a pas de limite dans l’imposture.

Membres du Gouvernement et députés LREM insolents et provocateurs, sans aucune empathie, ont été jusqu’à refuser une minute de silence à l’Assemblée Nationale pour l’infirmière poignardée à mort dans l’exercice de ses fonctions à l’hôpital de Thouars le 13 février dernier, prétextant que l’« usage limite la pratique des minutes de silence à des cas exceptionnels et solennels ». Chacun appréciera !

La CGT du centre hospitalier nord Deux Sèvres a exigé des excuses et la démission du président de l’Assemblée Nationale !

Il ne faut rien lâcher, la Fédération CGT des Cheminots estime que « le recours à l’avis des citoyens est une démarche positive ». La détermination et le rejet de cette réforme sont intacts. Le référendum permettrait donc aux salariés de donner leur avis sur un choix de société. (Lire notre communiqué de presse)

Sur le terrain, d’autres dates de mobilisations interprofessionnelles à l’appel de l’intersyndicale seront annoncées et nous menons, en parallèle, une démarche de contre-conférence de financement, qui devrait se tenir fin mars, l’objectif étant d’opposer à ce Gouvernement un contre-projet unitaire.

Toujours mobilisés, sous une autre forme !

Tout le monde s’accorde à le reconnaître, la lutte entamée le 5 décembre dernier, le niveau de mobilisation de certaines professions comme les cheminots de la SNCF, la RATP et les agents de Mines et Energie et d’autres… ont fait bouger les lignes et contraint le Gouvernement à concéder des reculs sur leurs dispositions initiales inclues dans leur projet de régime universel !

La démarche unitaire perdure, à la SNCF également. Les temps forts sont pris en compte par les salariés et le 20 février ce sont près de 200 manifestations qui sont inscrites sur le territoire, avec de nombreux appels de Fédérations à se mobiliser telles que la Fonction Publique, les Transports, l’Agroalimentaire, Verre et Céramique, la FNTE, les Services Publics, la FERC, Mines et Energie, la FAPT, la Fédération des Syndicats Maritimes, celle des Sociétés d’Etudes, des Organismes Sociaux, Cadres et Officiers de la Marine Marchande, les Finances Publiques, la FNIC, la Métallurgie, la CGT Spectacle, Banques et Assurances, Textile, nos Unions Départementales, nos Unions Locales sont également à la manoeuvre dans les territoires pour organiser la lutte et la rendre visible. (Lire l’appel unitaire)

Dans notre champ professionnel, nous avons de nouveau interpellé la direction et rappelé nos exigences en termes notamment d’emplois, salaires, réorganisations, sur la base d’un dialogue social constructif et efficace, cela nous changerait de la gouvernance précédente.

Personne dans l’entreprise ne peut ignorer le conflit social que nous vivons, la forte mobilisation des cheminots à partir du 5 décembre 2019 et les exigences que nous portons, nous devons être entendus et nos revendications satisfaites.

TOUS MOBILISÉS LE 20 FÉVRIER, JOURNÉE INTERPROFESSIONNELLE UNITAIRE DE GRÈVES ET DE MANIFESTATIONS.

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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Le 20 février, continuons à enfoncer le clou !

Appel unitaire

| Action depuis le 5 décembre 2019

Depuis le 5 décembre 2019, des actions et des initiatives interprofessionnelles quotidiennes sont organisées dans tous les territoires. Le rejet de la réforme en l’état a été très clairement affiché par les cheminots et continue à l’être.

D’autres secteurs de l’économie se sont joints à cette contestation : énergie, ports, santé, éducation, avocats, éboueurs… la liste des professions mobilisées s’allonge au fur et à mesure des jours qui passent.

Alors que le projet de loi a commencé à être étudié à l’Assemblée Nationale, révélant de nouvelles attaques contre nos futures pensions, les manifestations interprofessionnelles doivent maintenir la pression.

Les fédérations CGT – UNSA-Ferroviaire – SUD-Rail appellent les cheminotes et cheminots à se mettre en grève massivement le jeudi 20 février et à participer aux manifestations.

Ce mouvement historique continue !

Chaque jour, ce gouvernement s’enfonce un peu plus avec sa contre-réforme sur les retraites et sa politique libérale. Embourbés dans le débat parlementaire, les représentant·e·s de ce pouvoir n’apportent toujours aucune réponse face aux inquiétudes et injustices qu’engendrera la mise en place du système de retraites par points. La « garantie » de la valeur du point s’est, par exemple, révélée fausse puisque l’indicateur économique sensé assurer sa hausse n’existe pas !

Hier, aujourd’hui et demain, notre détermination est toujours aussi forte face à ce projet de loi. Le corps social cheminot a été l’un des fers de lance de cette mobilisation interprofessionnelle qui fait trembler le Gouvernement et le patronat. Nous nous arrêterons lorsque nos revendications respectives auront été prises en compte.

Leur jusqu’au-boutisme est insupportable !

Les fédérations cheminotes CGT – UNSA-Ferroviaire – SUD-Rail s’insurgent face à l’obstination de ce Gouvernement à passer en force malgré un conflit social de près de trois mois et une opinion publique majoritairement hostile à sa réforme. Cette classe politique doit comprendre qu’en aucun cas la réponse à la crise sociale ne sera une répression à l’encontre de celles et ceux qui expriment un désaccord.

Nous réaffirmons notre attachement au droit de grève et aux libertés syndicales. Nous dénonçons l’emploi de la force et le projet de loi sur la réquisition des cheminots actuellement en discussion au Parlement.

Le 20 février, soyons massivement en grève et dans la rue pour défendre nos droits !

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LA FÉDÉRATION DES CHEMINOTS APPROUVE L’APPEL À RÉFÉRENDUM !

Réforme des retraites

| Action depuis le 5 décembre 2019

La Fédération CGT des Cheminots, très impliquée dans le mouvement social actuel, exige le retrait du projet de réforme des retraites et l’ouverture de négociations sur l’amélioration du régime actuel.

Le projet gouvernemental montre un peu plus chaque jour l’effet néfaste qu’il aura sur le niveau de vie des retraités, la solidarité intergénérationnelle et la situation des salariés actuels.

La Fédération CGT des Cheminots appelle donc les cheminots à s’engager dans la lutte au travers de la grève dans leur entreprise et la participation aux manifestations pour maintenir et amplifier la pression sur le pouvoir politique.

Selon les sondages d’opinion, la population est hostile au projet de réforme de manière très majoritaire et constante.

Le Gouvernement conteste cette réalité et y oppose sa supposée légitimité.

Nous constatons que des partis et des personnalités politiques progressistes proposent l’organisation d’un référendum.

Dans la continuité de notre lutte, pour que le retrait soit acté et que le Gouvernement sorte de sa position de passage en force, nous considérons que le recours à l’avis des citoyens au travers d’un référendum est une démarche positive.

La Fédération CGT des Cheminots approuve donc l’appel à l’organisation d’un référendum sur le retrait de la réforme des retraites.

CONTACT
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Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
Contact presse

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INFO LUTTES N°65

Pesons sur le débat démocratique !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Tous les subterfuges du Gouvernement auront fait long feu. Les semaines et les mois défilent. Les voix se démultiplient afin de dénoncer cette réforme scandaleuse qui vise à abaisser les droits de tous. La séquence qui s’ouvre doit nous permettre d’être au centre du jeu afin de poursuivre le combat.

Tous en grève les 13 et 20 février !

FACE AUX MENSONGES : LE RAPPORT DE FORCES

Empressé d’imposer sa réforme coûte que coûte, l’exécutif, incapable de mener à terme la commission spéciale de l’Assemblée nationale visant à étudier les nombreux amendements déposés, stoppe les travaux et présentera finalement le texte d’origine à l’Assemblée Nationale dans les prochains jours. Les parlementaires devront donc repartir de zéro et porter à nouveau leurs amendements en séance.

Il n’en demeure pas moins que ce texte est mauvais tant sur la forme que sur le fond.

Le Gouvernement ne veut toujours pas définir ce qu’est une carrière complète. Il demeure attaché à imposer un âge d’équilibre qui, contrairement à ce que prétendait la CFDT, est donc maintenu, voire augmenté.

Il ne donne aucune garantie sur la valeur du point, et pour cause ! L’indice permettant de le calculer n’existe pas et l’INSEE n’a toujours pas été sollicité pour travailler à la création de celui-ci.

CHAQUE JOUR DE PLUS EN PLUS LÉGITIMES

Ces quelques exemples viennent légitimer le combat que nous menons. Cette réforme doit rejoindre les poubelles de l’Histoire tant son objet et la manière dont elle est conduite sont contraires au progrès social et au respect de nos concitoyens.

Après plus de deux mois de mobilisations sociales d’une ampleur historique, une majorité de Français demandent toujours le retrait de la réforme du système de retraite voulue par le Gouvernement.

Alors que le projet de loi va être examiné à l’Assemblée nationale, tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances. Même le Conseil d’État a rendu un avis très sévère, relevant « la fausse promesse d’un régime universel », des projections financières « lacunaires », mais aussi des dispositions « contraires à la Constitution ».

Le démographe Emmanuel TODD, signataire d’une tribune dans le journal L’Humanité avec 140 autres personnalités venues de divers horizons, estime d’ailleurs que cette réforme va mettre : « tous les français en état d’insécurité sociale puisqu’elle brise le pacte social… »

NOUS AVONS RAISON DE NOUS BATTRE !

Poursuivre la lutte engagée est indispensable. Continuer de porter le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations afin d’améliorer le système actuel est cohérent.

C’est pour ces raisons que l’intersyndicale, unie depuis le début du conflit, va organiser dans les prochaines semaines sa propre conférence de financement afin de présenter les pistes permettant de répondre à notre objectif commun : gagner le progrès social sur la base du régime intergénérationnel et solidaire actuel, le seul régime véritablement universel.

En outre, afin de poursuivre le travail de conviction et confirmer de manière effective le soutien de l’opinion publique à l’action en cours, la CGT lancera prochainement une carte-pétition qui confirmera ce que nous savons mais que le Gouvernement semble ne pas voir : personne ne veut de sa réforme !

Poursuivre la lutte engagée, c’est aussi continuer de peser sur les débats de manière visible et massive ! L’intersyndicale appelle donc l’ensemble des salariés, retraités, privés d’emploi, jeunes, lycéens et étudiants à s’engager dans les rendez-vous à venir !

TOUS EN GRÈVE ET DANS LES MANIFESTATIONS LES 13 ET 20 FÉVRIER 2020 !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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INFO LUTTES N°64

13 et 20 février : ensemble, partout en France !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Depuis plus de 2 mois, les salariés mènent un conflit désormais historique.

Les cheminots, à la pointe du combat, s’engagent sans compter contre cette réforme inacceptable.

La Fédération CGT souhaite ici les saluer et les appelle à répondre présents les 13 et 20 Février prochains

UNE DÉTERMINATION SANS FAILLE !

Depuis le 5 décembre dernier, la mobilisation sociale contre la réforme gouvernementale des retraites a été ponctuée de temps forts autour des manifestations massives interprofessionnelles et intersyndicales sur l’ensemble du territoire.

Face à une réforme gouvernementale qui casse notre système intergénérationnel et solidaire, qui nivelle vers le bas les droits des salariés, des privés d’emploi, des personnes en situation de handicap, des retraités, des femmes, des hommes, des jeunes et qui donne peu d’espoir aux générations futures, continuons à nous mobiliser et à dire non à la régression sociale !

Plus les jours passent et plus le rejet de ce projet est massif, dans l’opinion publique, comme par des experts économiques de tout bord. Le Conseil d’État a également taclé le Gouvernement en dénonçant des projections financières floues et partielles ainsi que le manque de visibilité pour les futurs retraités ! « Quand et avec combien je partirai » reste toujours la grande question. Plus tard et avec moins, ça c’est sûr !

Le Gouvernement insiste, veut passer en force et demande de voter au parlement une loi remplie d’inconnues.

La CGT porte un autre choix de société solidaire. Notre système actuel peut être amélioré pour correspondre aux défis et aux réalités d’aujourd’hui.

La CGT portera des propositions de financement pour de nouvelles ressources lors de la première réunion de la conférence de financement le 18 février comme :

• l’augmentation des salaires, principale source de cotisations sociales ;

la révision des exonérations des cotisations patronales, notamment celles des grands groupes ;

• l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, une mesure juste et efficace ;

• la taxation des produits financiers…

Face à un Gouvernement et un président autoritaires qui n’écoutent pas la majorité des citoyens de son pays, la CGT appelle à un nouveau temps fort le jeudi 13 février prochain pour prouver notre détermination sans faille et notre volonté de mener la lutte jusqu’au retrait final du texte.

Ce sera l’occasion de préparer la journée de mobilisation du 20 février prochain à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et Unef.

La victoire est à portée de main, et l’élargissement de la mobilisation s’impose.

Poursuivons la lutte engagée et maintenons la pression pour faire reculer ce Gouvernement de plus en plus fébrile sur le dossier retraite !

Continuons la mobilisation, élargissons le mouvement, restons plus déterminés que jamais !

Alors, toutes et tous ensemble les 13 et 20 février prochains !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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INFO LUTTES N°63

1 français sur 2 favorable au retrait total !*

| Action depuis le 5 décembre 2019

Voilà maintenant 2 mois que les salariés luttent contre l’inacceptable réforme des retraites que souhaite imposer le Gouvernement.

Cette nouvelle journée interprofessionnelle unitaire confirme l’opposition de l’opinion publique à ce mauvais projet de société.

Cela doit donc nous conforter à aller plus loin dans la bataille.

En avant !

NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE !

Alors que cette nouvelle journée de grève et de manifestation décidée par l’intersyndicale est une nouvelle fois un succès, le mouvement entamé le 5 décembre 2019 est d’ores et déjà rentré dans l’histoire par sa durée et son intensité.

La bataille idéologique est gagnée. C’est un revers cinglant pour le Gouvernement.

Pour accéder à la victoire totale, il faut poursuivre les déploiements et aller à la rencontre de tous les salariés avec le tract de la CGT édité à 2 millions d’exemplaires.

Malgré cette mobilisation exceptionnelle, le président Macron et son Premier ministre veulent passer en force.

Déjà, ils réduisent le temps de parole des parlementaires dans les débats qui vont s’ouvrir.

Ce coup de force institutionnel s’accompagne d’une répression à l’encontre des lycéens et des étudiants, ainsi que des syndicalistes.

Hermétiques aux colères et au ressentiment que leur attitude génère, ils s’en prennent maintenant au droit de grève !

Leur défaite sur le terrain idéologique les pousse à réagir avec autoritarisme.

C’est un signe évident d’un manque de sérénité !

Pour autant, c’est par la grève et une mobilisation visible que nous enfoncerons le clou. Définitivement.

Les cheminots, qui donnent déjà beaucoup dans ce conflit, ont intérêt, avec les autres salariés, à s’investir encore et toujours !

La situation dans l’entreprise SNCF nécessite qu’en complément de la bataille sur les retraites, les cheminots soient déterminés à agir sur tous les fronts !

CHEMINOTES, CHEMINOTS,
L’AVENIR NOUS APPARTIENT !
TRAÇONS TOUT DROIT ! FIERS ET SOLIDES !

DES ÉCONOMISTES DE TOUS BORDS TACLENT LA RÉFORME MACRON !

De nombreux économistes, y compris certains connus pour leur vision très libérale de la société, n’hésitent plus à étaler publiquement leurs analyses et désaccords avec le projet du Gouvernement qui, décidément, est lâché de toutes parts.

Philippe Aghion, professeur au Collège de France, qui avait notamment travaillé au programme du candidat Macron, fustige dans la revue Challenges (une publication peu connue pour ses penchants gauchistes) la ligne imposée par Matignon « […] qui est un programme d’allongement de l’âge de départ à la retraite à 64 ou 65 ans […] or l’âge pivot c’est injuste pour ceux qui commencent à travailler très tôt notamment […] ou pour des individus au chômage avant 64 ans qui seront pénalisés pour le restant de leur vie. »

Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de la banque Natixis (BPCE) explique que « L’âge pivot n’a aucun sens dans un système à points […] dans le régime actuel, cela est déjà assez bizarre de penser qu’il faut allonger de deux ans, alors que si on suit les recommandations du COR [Conseil d’orientation des retraites, N.D.L.R.], six mois suffiraient. »

Daniel Cohen, professeur d’économie à l’École Normale Supérieure, s’interroge : « Comment un instituteur qui touche un salaire deux fois moins élevé que son homologue allemand, en travaillant davantage, pourrait-il admettre que le système est plus juste que l’ancien, alors qu’il lui promet une retraite plus basse de 30 % ? »

ÎLE-DE-FRANCE : V. PÉCRESSE VEUT ACCÉLÉRER LA CONCURRENCE !

« La loi de mobilité a repoussé à 2039 l’ouverture à la concurrence des lignes de la RATP et à 2033 les lignes de RER. C’est trop tardif […] », fait valoir la présidente de région, indiquant lancer « […] l’ouverture à la concurrence des bus RATP pour être prête fin 2024 ». « Pour les métros et RER, je souhaite avancer le processus de dix ans. L’objectif, c’est que tout le réseau puisse être ouvert à la concurrence à l’horizon 2030. »

Pourquoi cet empressement ?

«Dans toutes les métropoles de province ouvertes à la concurrence, la grève n’a pas eu d’impact […]»

Voilà que la concurrence limiterait les grèves !

Bien au contraire, l’abaissement des droits et le dumping social qui accompagnent la concurrence ne manqueront pas d’amener de la conflictualité supplémentaire…

Cependant, et ce n’est pas un détail, cette feuille de route ultra-libérale suppose de changer la loi !

Pour la CGT, si la loi doit changer, c’est pour abroger les mauvais choix décidés par l’exécutif et remettre le Service Public sur les rails !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

 

* Sondage Yougov pour le Huffington Post – 05.02.2020.

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