Fédération CGT des Cheminots


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Action du 18 octobre 2022

MANIFESTATION NATIONALE DU 18 OCTOBRE 2022

Manifestation nationale des cheminots actifs et retraités organisée par la Fédération CGT des Cheminots.
À partir de 12h30, à Paris, place d’Italie.

RETRAITÉ·E·S, AYANTS-DROIT, TOUTES ET TOUS À LA MANIFESTATION NATIONALE À PARIS LE 18 OCTOBRE 2022 !

| Action du 18 octobre 2022

L’UFR CGT Cheminots appelle les cheminot·e·s retraité·e·s et leurs ayants-droit, accompagné·e·s des actif·ve·s, à venir manifester en masse le 18 octobre 2022 à Paris, pour la défense et la reconquête des droits sociaux pour bien vivre !

L’heure est à la mobilisation et l’amplification du rapport de force va être déterminante pour avancer sur nos revendications et mettre en échec cette politique au service du Capital qui bénéficie à une ultime minorité qui s’accapare les richesses produites par le travail, pendant que de plus en plus de citoyens sombrent dans la précarité et la pauvreté. Les retraités cheminots n’y échappent pas, phénomène aggravé par la mise en oeuvre des réformes SNCF réduisant les droits des retraités et la signature d’accords de régressions sociales par les autres OS (UNSA, SUD-Rail, CFDT).

Le président de la République et son gouvernement n’auront pas mis de temps à renier leur engagement de campagne qui était de réindexer les pensions sur le coût de la vie, indexation supprimée par Macron à son arrivée à l’Elysée il y a 5 ans. Et si les mobilisations multiples et massives des retraités de ces derniers mois les obligent à revaloriser les pensions, avec 4 % au 1er juillet 2022, le compte n’y est pas et les retraités vont subir une nouvelle perte de pouvoir d’achat face à une inflation qui pourrait avoisiner les 10 % à la fin de l’année (pour rappel, les 1,1 % de revalorisation au 1er janvier 2022 l’étaient au titre de 2021).

Après avoir fait les poches des retraités pendant son précédent mandat (désindexation des pensions sur le coût de la vie, mise en place de la CSG, CRDS, CASA, …), le président des riches continue dans sa politique de régression sociale, allant jusqu’à la provocation en parlant de « la fin de l’abondance » et « la fin de l’insouciance » !

Le président, son gouvernement et ses alliés sont bien éloignés de la « vraie vie », de celles et ceux pour qui se nourrir correctement, se loger, se chauffer, se déplacer…devient un combat quotidien, notamment pour de nombreux retraités.

En refusant de revaloriser le SMIC et les salaires, y préférant des mesures exonérées de cotisations sociales, le gouvernement, aidé en cela par la droite et l’extrême droite, répond d’abord aux intérêts du patronat et fragilise à nouveau le financement de notre système de protection sociale et l’avenir de la Sécurité sociale, fondement de notre socle social (75 milliards d’exonérations de cotisations sont offerts aux entreprises en 2022 !).

Et pendant ce temps, les profits des entreprises du CAC 40 battent des records : 70 milliards d’euros ont été versés aux actionnaires en 2021 et pour le 1er semestre 2022, les bénéfices atteignent déjà 73 milliards d’euros ! Elle est là, l’abondance ! Ça suffit !

Oui, nous sommes légitimes à exiger une véritable revalorisation des pensions avec comme minimum le Smic à 2000 € revendiqué par la CGT, l’indexation des pensions sur le salaire moyen, l’abrogation de la CSG, CASA, CRDS…

À de nombreuses reprises, les cheminots et leurs ayants-droit se sont mobilisés sous différentes formes d’expression pour interpeller la direction SNCF, comme dernièrement avec la carte pétition lancée par notre UFR avec plus dix mille signatures transmises au président de la SNCF, M. Farandou, toujours pas décidé à nous recevoir !

Le 18 octobre, nous lui rappellerons nos revendications en matière de :

  • Facilités de Circulation et leur dématérialisation. La dématérialisation imposée des FC à tous les ayants-droits de retraités pourrait conduire à l’exclusion de dizaines de milliers d’entre eux (dématérialisation négociée avec l’association de retraités FGRCF). De plus, l’accord signé par les OS (UNSA, SUD-Rail, CFDT) a permis à l’UTP (Organisation patronale des transports publics, à 95 % SNCF) de prendre la main sur les FC. L’UTP a mené une négociation avec l’ACOSS (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) sur « la mise en place d’une cotisation sociale » au nom de « l’avantage en nature » que représenterait ce droit aux FC. Si la chose n’est pas nouvelle (la SNCF versait un montant forfaitaire à l’ACOSS), ce qui l’est, c’est que dorénavant, leur objectif est que la cotisation sera individualisée et versée par le bénéficiaire des FC actifs et retraités ! Si les modalités pratiques restent à définir, l’État pourrait s’appuyer sur le dispositif pour mettre en place une fiscalité (un impôt) sur ces mêmes FC. Ainsi, derrière la dématérialisation des FC des ayants-droit que nous dénonçons et combattons, se cache en réalité une remise cause du droit aux FC qui passerait d’un droit acquis à un droit « quérable » soumis à une cotisation sociale et fiscale. Exigeons le maintien de titres papier, tout comme nous demandons de maintenir et faciliter l’accès aux réseaux de distribution classiques (guichets) à tous les retraités et ayants-droit.
  • Refus des complémentaires santé obligatoires pour les cheminots du cadre permanent. Si le calendrier s’est un peu détendu, c’est le fruit de la démarche revendicative de la CGT au travers de ses argumentaires et tracts ainsi que des pétitions, qui conduit la direction SNCF à reporter cette mise en oeuvre pour ne pas « gêner » les OS qui seraient signataires, lors des élections de novembre 2022 ! Nous réaffirmons qu’à couverture inchangée, la cotisation mutualiste des retraités augmenterait de 20 % dès la première année, avec une progression accélérée ensuite. Refusons ce recul historique pour les cheminots actifs et retraités, pour le Régime Spécial et les droits statutaires.
  • Accès aux cabinets médicaux SNCF pour les retraités et leurs ayants-droit. C’est le droit et l’accès aux soins pour tous dans l’esprit de la sécurité sociale. Rappelons nos exigences en matière d’accès gratuit pour les retraités et leurs ayants-droit aux cabinets et centres médicaux ou dans les centres de santé pour les consultations, les bilans de santé, les radios… sans restriction d’âge. C’est aussi l’accès à des spécialistes qui est permis, comme pour les actifs. Droits d’ailleurs menacés par la mise place d’une complémentaire santé obligatoire.
  • Accès à l’action sociale. Les retraités y ont droit, mais peu le savent.
  • Renforcement et pérennisation des Prestations Spécifiques Non-Pérennes. Gagner sur les PSNP, c’est renforcer le régime de base et avancer dans notre revendication d’une Sécurité sociale intégrale.
  • Maintenir et regagner le droit d’accès aux emprises ferroviaires. Accès aux activités des CASI (restaurants, antennes, bibliothèques, locaux sportifs et culturels…), aux locaux syndicaux, aux cabinets médicaux comme à l’action sociale.

En nombre, le 18 octobre 2022, tous ensemble, participons à cette grande manifestation nationale à partir de 12h30 au départ de la Place d’Italie à Paris.

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LE 18 OCTOBRE 2022 : LA COLÈRE DEVRA SE FAIRE ENTENDRE À L’ÉQUIPEMENT !

Rassemblement Équipement

| Action du 18 octobre 2022

Effectifs insuffisants, conditions de travail dégradées, rémunération indécente sont les maux que vivent les cheminots de l’Équipement.

Pour la CGT, le temps de l’action est venu.

La dégradation de l’état du réseau est amplement documentée par l’audit de l’école polytechnique de Lausanne en 2005, puis dans de nombreux rapports. Pour autant, les gouvernements successifs, au motif des trajectoires financières, n’ont toujours pas apporté les moyens nécessaires à l’amélioration du Réseau.

DES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES DÉCONNECTÉES DES BESOINS

Pour la Fédération CGT des Cheminots, les logiques d’abaissement des coûts par les suppressions d’emplois, l’abaissement de la qualité des formations et plus globalement la réduction des moyens financiers et matériels, sont à l’origine de la dégradation des conditions de travail des cheminots, de la qualité du service public, et de la dégradation du réseau ferroviaire.

La direction poursuit le recours à une sous-traitance massive pour réaliser la maintenance. Elle multiplie la création de filiales, les restructurations et les suppressions d’emplois, ce qui remet en cause la sécurité des circulations.

En 2021, l’Équipement a connu une nouvelle baisse de ses effectifs avec la suppression de 231 emplois à la voie, 82 au service électrique, 14 au caténaire, 19 conducteurs Équipement, 14 au télécom…

Pourtant, une négociation s’était engagée en mars 2020, laissant penser qu’une amélioration était possible en réorientant certains choix stratégiques de la direction SNCF. La perspective de remettre nos savoir-faire et l’emploi cheminot au coeur du développement du transport ferroviaire en réinternalisant des charges de travail sous-traitées avait été actée.

Aujourd’hui, c’est une politique du risque calculé qui est appliquée, laissant vieillir jusqu’à la rupture le matériel de l’infrastructure. Cette situation est également un aspect insupportable pour les cheminots de l’Équipement, dont le sens des responsabilités en matière de sécurité, l’appétence du travail bien accompli, sont quotidiennement malmenés et fortement infertilisés.

Pour la CGT, les cheminots ont besoin d’avoir les moyens de bien faire leur travail. Or, lorsque la Direction n’est même pas capable de tenir ses propres cadres d’organisation, nous pouvons considérer qu’on en est loin.

Le recours à l’intérim, la dégradation des conditions de travail ou la non-réalisation du travail sont des soupapes inacceptables pour les cheminots.

INVERSER LA TRAJECTOIRE EMPLOI

Une année sans suppression d’emplois serait non seulement un signe positif mais aussi un véritable bouleversement qui montrerait que nos emplois ne sont plus de simples variables d’ajustement budgétaires. Aussi, notre revendication réclamant 4 430 emplois supplémentaires à l’Équipement n’est pas du tout déconnectée de la réalité.

La transposition de l’accord de branche relatif aux classifications et rémunération, la fin du dictionnaire des filières, la remise en cause des parcours pro, les 40 projets du plan de performance « TOUS SNCF Ambition Réseau 2030 », dont « Maintenir demain », font partie de la même démarche stratégique.

Ces éléments ne constituent que l’infime partie visible d’un projet visant l’économie à tout prix et dont la vocation est de réaliser toujours plus de profit sur l’échine des cheminots.

AUGMENTER LES SALAIRES ET LA PRIME DE TRAVAIL

L’action du 6 juillet sur les salaires a permis de donner une photographie très juste pour l’Équipement car l’ensemble des collèges et des métiers étaient représentés. Notre rémunération est en effet largement insuffisante. C’est pour cela que la CGT revendique une augmentation de la prime de travail pour la reconnaissance de la technicité des métiers ainsi qu’une augmentation équivalente sur la rémunération des cheminots contractuels. La pétition nationale signée par plus de 5 000 cheminots sera remise à la direction lors de ce rassemblement.

Forte des actions locales qui se sont tenues et vont se tenir dans les prochains jours sur de très nombreuses régions à l’appel de la seule CGT (Toulouse, Lyon, PRG, Reims, Pays de Loire, Bretagne, Limoges, Montpellier, Normandie, Auvergne, Tours, Bordeaux), la Fédération CGT des cheminots propose de passer à la vitesse supérieure et appelle les cheminots de l’Équipement à se rassembler nombreux LE 18 OCTOBRE 2022 À SAINT-DENIS À 11h00 pour remettre les pétitions et exprimer nos exigences, puis à rejoindre la manifestation nationale des cheminots actifs et retraités organisée par la Fédération CGT À PARTIR DE 12H30 PLACE D’ITALIE. C’est une étape supplémentaire à la satisfaction de notre revendication.

SOYONS NOMBREUX !
ÉLEVONS LE RAPPORT DE FORCE !

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