Fédération CGT des Cheminots


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Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Changement de statut juridique de la SNCF, ouverture à la concurrence, remise en cause du statut des cheminots, c’est non !
Par leur refus de négocier, gouvernement et direction SNCF portent l’entière responsabilité de l’important mouvement de grève lancé par les cheminots.

Info luttes n°51

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le chiffre du jour :

• 7 500 euros de bénéfice net, c’est ce que chaque cheminot du GPF a rapporté à la SNCF en 2017.

Les échanges issus de la table ronde tripartite Gouvernement/UTP/OS représentatives, qui s’est tenue le 15 juin dernier n’ont pas permis de dissiper totalement nos craintes.

Les « engagements » issus de cette réunion, formalisés dans un relevé de conclusions, ne donnent aucune garantie de ce que serait cette CCN de haut niveau.
Il faut donc mettre sous contrôle des cheminots la réunion du 19 juillet avec le patronat ferroviaire.

RIEN N’EST FINI TOUT EST ENCORE À FAIRE !

La loi est effectivement promulguée mais les problèmes qu’elle soulève sont toujours présents. Ils devront être résolus dans le cadre d’ordonnances, de décrets, voire par un nouveau texte, ainsi que par la négociation collective de branche. La bataille que nous devons continuer à mener sur le fond de la réforme doit nous inciter, en parallèle, à maintenir et développer nos droits sociaux.

La loi a ouvert de nouveaux champs qui devront faire l’objet d’une négociation spécifique.

L’UTP semble disposée à reprendre certains éléments du Statut dans la CCN, sans pour autant indiquer lesquels. La négociation doit permettre de fixer et matérialiser ces engagements sans tarder et de les transcrire dans la Convention Collective de branche. C’est notamment le cas :

  •  des garanties disciplinaires et sanctions ;
  •  la garantie de l’emploi ;
  •  le déroulement de carrière ;
  •  le droit syndical et des instances de représentation répondant aux exigences de sécurité ferroviaire et de règlementation de nos métiers.

Le Premier ministre reconnaît : « Il y a des contraintes spécifiques aux métiers ferroviaires et auxquelles feront face toutes les entreprises ferroviaires ».

Ces contraintes sont celles d’un haut niveau de sécurité, la nécessité d’assurer la continuité du service, et une adaptabilité liée à l’évolution des technologies et des organisations.

L’enjeu est bien de maintenir et de garantir sur le long terme l’attractivité des métiers du ferroviaire qui sont largement soumis à ces contraintes.

Par ailleurs, de nombreux sujets tels que le périmètre des facilités de circulation, l’inclusion des ayants-droit, l’absence de fiscalisation et leur extension à l’ensemble des salariés de la branche ne sont pas tranchés à ce jour. C’est l’un des éléments forts du contrat qui lie les cheminots et leurs familles à l’entreprise publique SNCF.

Nous exigeons que les accords collectifs tels que la Cessation Progressive d’Activité ou le Temps Partiel de Fin de Carrière, qui sont la contrepartie de l’exercice de métiers à pénibilité avérée, soient déclinés dans la branche pour pouvoir s’appliquer à l’ensemble des salariés qui en dépendent.

Enfin, les écarts significatifs existants entre le cadre social de la branche et celui de la SNCF nécessitent de rouvrir un certain nombre de volets déjà négociés, comme par exemple le contrat de travail ou l’Organisation du Temps de Travail, la formation, mais aussi le champ d’application.

Nous exigeons :

  •  un réagencement du calendrier de négociation de la CPMN ;
  •  que soit défini ce qu’est une CCN de haut niveau ;
  •  un haut niveau de garanties sociales et a minima le maintien des droits actuels, voire de nouveaux droits.

Au préalable, la CGT exige que cette première réunion soit consacrée à l’examen de l’ensemble des sujets à traiter dans le cadre de la négociation de branche et fasse l’objet d’engagements au travers d’un relevé de conclusion à l’issue de chaque réunion.

C’est à ce titre que les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, FO, représentatives dans la branche ont transmis un courrier au président de la Commission Mixte Paritaire le 11 juillet dernier, auquel la CFDT n’a pas souhaité s’associer.

Parce que chaque bataille menée est un pas supplémentaire vers l’obtention de nos revendications, la Fédération CGT appelle les cheminots à se mobiliser par la grève le 19 juillet prochain.

27 juillet : Conseil de surveillance sur le plan stratégique de l’entreprise, préparons-nous à la grève !

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À LA TRACTION, LA MOBILISATION DOIT CONTINUER

Réforme ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Alors que le conflit sur la réforme du ferroviaire vient de passer le cap des 3 mois de mobilisation avec un niveau exceptionnel à la Traction, la direction revancharde tente de s’en prendre une nouvelle fois aux cheminots. La mobilisation des cheminots de la Traction demeure donc plus que jamais nécessaire.

Après s’être disqualifiée en tentant d’entraver l’action des cheminots en modifiant le RH131 juste avant le conflit, en ayant édité de multiples notes visant à interpréter ce même règlement afin d’opérer des retenues sur salaires illégales, lui valant une condamnation par le TGI de Bobigny, la direction s’en prend désormais aux conditions de travail des cheminots de la Traction.

Plusieurs établissements viennent de sortir du bois en annonçant la dénonciation des accords locaux de tous types sans aucun avis préalable aux IRP. A travers ces attaques, ce sont les conditions de travail des ADC qui vont être fortement dégradées car de nombreux accords locaux concernaient l’organisation du temps de travail. Les protocoles congés sont également remis en cause afin de limiter au maximum le nombre d’agents en congés en juillet et août.

Des restructurations sont annoncées (ET axe TGV Sud-Est, ETOF, ET PRG, …) afin d’organiser les établissements autour d’une seule activité voire produit.

Le but est de dédicacer encore un peu plus les ADC et remettre en cause la formation initiale générique, jugée trop coûteuse par le patronat et la direction et c’est ce qu’ils entendent imposer dans le cadre des négociations sur la CCN.

Chaque activité va y aller des remises en cause du dictionnaire des filières à travers différentes mesures (attelages, entretien du matériel roulant, ouverture de gare, …).

Côté Fret, sa filialisation et de nombreuses suppressions d’emplois sont au programme. Depuis plus de 10 ans, Pépy et sa garde rapprochée cherchent à se débarrasser de cette activité. Aidés par le gouvernement, ils souhaitent désormais passer à la vitesse supérieure.

Enfin, il nous faut peser sur la prochaine Table Ronde Salaires pour qu’enfin les cheminots de la Traction bénéficient comme tous les autres cheminots d’un véritable 13ème mois. La direction doit également annoncer une augmentation générale des salaires après 3 années blanches.

Face à ces attaques, une seule réponse, le maintien de la mobilisation des cheminots de la Traction !

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LA DIRECTION ENFREINT LA LOI, LES CHEMINOTS TRINQUENT !

Retenues de grève

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Lors du CE du 26 juin 2018, dans sa déclaration liminaire, la CGT a interpellé la Direction de l’EPIC SNCF quant à la condamnation de la SNCF sur les retenues sur repos.
Cette décision a permis de rétablir les droits des salariés grévistes qui obtiennent ainsi que seuls les jours de grève soient retenus et non les repos accolés.

Bien que le Tribunal de Grande Instance de Bobigny ait jugé la retenue des repos encadrant les journées de grève, illégale et ordonné le remboursement immédiat, la Direction affiche une attitude revancharde.

Non seulement, elle décide de faire appel de cette décision de justice, mais elle ne donne aucune directive aux différents services concernés par le remboursement des mauvaises retenues, que ce soit en établissements ou en Agences Paie et Famille.

La CGT a tout particulièrement pointé du doigt la responsabilité de la seule Direction du GPF vis-à-vis des cheminots indûment et lourdement prélevés, et vis-à-vis des cheminots qui vont devoir réparer les erreurs volontaires de la Direction Nationale.

À ce jour, les cheminots grévistes, qui se sont vus prélever leurs repos en journées de grève, sont en attente de leur remboursement. Et la Direction fait dans la provocation en ne donnant aucune consigne aux Gestionnaires d’Utilisation.

Les cheminots s’adressent à leurs collègues des APF voire aux salariés de la plateforme téléphonique privée avec parfois agacement et colère.

En laissant traîner les remboursements, la Direction met, une énième fois, les cheminots en difficulté.

Les agents des Agences Paie et Famille et surtout des établissements vont devoir régulariser ces retenues illégales imposées par la Direction du GPF.

Les établissements vont devoir reprendre, pour ces trois derniers mois, l’utilisation de chaque agent, cibler les repos englobés par deux périodes de grève, puis établir une comparaison avec le nombre de jours retenus sur salaire, pour ensuite en déduire le nombre de retenues abusives au titre des repos.

La procédure concernant les cheminots relevant du RH0254 sera encore plus fastidieuse en raison des particularités du contrat de travail et de l’inadaptation de l’outil HRA.

Les gestionnaires des Agences Paie et Famille seront, en partie, en charge de la saisie des sommes à régulariser, soit sur solde, soit par mandat (si et seulement si le cheminot le demande).

Sauf, qu’à ce jour, aucune directive n’est donnée aux gestionnaires et les cheminots ne sont pas informés de leur droit de bénéficier d’un mandat de solde sans attendre la prochaine paie.

La Fédération CGT a donc exigé de la part de la DRH du GPF :

➔ Des directives immédiates dans les services compétents afin de procéder aux régularisations des retenues illégitimes ;

➔ La mise en place immédiate de moyens humains supplémentaires pour absorber une telle somme de travail ;

➔ La reconnaissance par l’entreprise des efforts réalisés par les agents pour réparer les errements de leurs dirigeants nationaux ;

➔ Une communication claire de la part de la direction expliquant aux cheminots la procédure de régularisation de manière à préserver les gestionnaires GA et GU.

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3 MOIS… ET LA LUTTE CONTINUE

Réforme ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Depuis le 3 avril, début du conflit contre la réforme ferroviaire, la direction SNCF a été tour à tour VOLEUSE, MENTEUSE, DÉSHUMANISÉE, HARGNEUSE, MANIPULATRICE de son encadrement, … Désormais, elle triche avec les IRP et explore, avant même la réforme, les possibilités de destruction de l’outil de maintenance afin de mieux le séparer et pour ensuite mieux le vendre.

Alors que le conflit est loin d’être terminé, la direction du Matériel accentue déjà la pression sur les Technicentres Industriels et les Technicentres de Maintenance, pour contraindre et modifier les organisations de travail au sein de la maintenance du matériel roulant. En présence ou non des délégués du personnel, elle présente des réorganisations violentes, allant jusqu’à provoquer les cheminots en les faisant se remettre en question sur leur professionnalisme, leur « dévouement » au travail, l’emploi « cheminot » et les conditions de travail.

Où en est-on de la déconstruction de la maintenance des matériels roulants ?

Les directions locales décomplexées annoncent dans plusieurs sites de production vouloir s’organiser de manière à mettre des cheminots du domaine sur les routes de France. Chantage et manipulations !!!

Renforts, Task Force, équipes de soutien, dépannages mobiles, intérim/alternance, … toutes ces solutions sans avenir sont orchestrées dans la précipitation et désorganisent, voire vident des unités de travail entières.

Les cheminots se voient contraints de se déplacer vers la charge de travail et sont ainsi exposés au risque d’accidents, sans qu’aucun travail de prévention des risques ne soit engagé avec les CHSCT. Et ce ne sont pas les « règles qui sauvent » qui épargneront ceux qui emprunteront les routes surchargées de camions, suralimentées par les bus MACRON soit dit en passant.

La direction du Matériel provoque les cheminots !!!

Grévistes ou non-grévistes, les cheminots sont dans l’oeil du cyclone des restructurations menées tambour battant sans consultation préalable des élus et mandatés, parfois en contradiction avec l’avis de l’encadrement et de certains dirigeants […]

Téléchargez le 4 pages complet pour en savoir plus sur la situation à Bischheim (67), au Technicentre Industriel d’Hellemmes, au Technicentre Industriel Charentes Périgord, au Technicentre Industriel de Rennes, au Technicentre Sud Est Européen, au Technicentre PACA, au Technicentre Hauts-De-France… et sur les revendications de la CGT face à ces restructurations.

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Info luttes n°50

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

• 1,33 milliard d’euros, c’est le bénéfice net de la SNCF pour 2017.
• 2,3, c’est la multiplication du bénéfice net à la SNCF entre 2016 et 2017.
• 3,8, c’est le pourcentage de progression du chiffre d’affaires du Groupe en 2017.
• 0, c’est le pourcentage d’augmentation générale des salaires depuis 3 ans pour les cheminots.

Après 18 séquences intenses de grève, la nouvelle phase dans laquelle nous entrons doit permettre de maintenir le niveau de nos exigences sur le gouvernement, le patronat ferroviaire et la direction SNCF.
C’est pourquoi, la CGT appelle les cheminots à être en grève les 06 et 07 juillet prochains.

SE DÉFENDRE, ÊTRE EXIGEANTS !

La réforme que nous combattons est une des composantes du projet politique plus global du gouvernement qui vise à privatiser des entreprises telles qu’Aéroports de Paris (ADP), Française des jeux (FDJ) Engie (ex GDF-SUEZ), à disloquer notre sécurité sociale, notre système solidaire et intergénérationnel des retraites, entre autres.

Par ailleurs, la Loi d’Orientation sur les Mobilités, qui devrait être débattue à l’automne, reviendra sur le ferroviaire à travers la question du financement des infrastructures et l’avenir des lignes de proximité.

D’ici là, nous sommes plus que jamais légitimes à imposer au gouvernement un contenu qui aille dans le sens de nos revendications dans les ordonnances et décrets liés au pacte ferroviaire.

Nous devons également garder le contrôle sur le patronat ferroviaire concernant les négociations sur la CCN afin d’imposer l’exigences de conditions sociales de très haut niveau.

Enfin, la direction de l’entreprise doit être assurée que nous ne la laisserons pas tranquille. Nous ne lui permettrons pas d’aggraver la situation en imposant un pacte d’entreprise dans la continuité des mauvais choix qu’elle opère depuis plusieurs années.

La violence sociale imposée par le gouvernement, le patronat ferroviaire et la direction SNCF peut paraître inédite, il n’en est rien !

Les ultra-libéraux reproduisent les schémas inventés par leurs prédécesseurs. En cela, ils sont archaïques.

Notre détermination, notre conviction sont sans faille ! Nous portons un projet qui allie développement du service public ferroviaire pour tous et amélioration des conditions de travail. En cela, nous sommes résolument contemporains.

POGNON DE DINGUE !

Sur fond de politique d’austérité, cela fait 3 ans que la direction de la SNCF impose le gel des salaires aux cheminots.

La CGT affirme que l’argent existe. En effet, fin 2017, les entreprises françaises cotées au CAC 40 ont réalisé 94 milliards de bénéfice. Les salariés en général n’en n’ont pas vu la couleur.

A la SNCF, les bénéfices nets s’élèvent à 1,33 milliard d’euros pour l’année 2017. C’est 2,3 fois supérieur à l’année 2016. Là non plus, les cheminots n’en n’ont pas eu de retour.

La direction de la SNCF ne se comporte pas mieux que les rapaces de la finance.

Une table ronde salariale est prévue le 10 juillet prochain, la CGT exigera entre autres :

  • De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros bruts mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;
  • La mise en place d’un calendrier comprenant une première étape significative d’augmentation générale des salaires ;
  • La suppression des zones résidentielles des salaires en alignant les zones 2 et 3 sur la zone 1 et l’intégration de celle-ci dans le traitement pour les cheminots ;
  • Que soit créée une indemnité compensatrice de la perte d’EVS pour les femmes enceintes ou en congé maternité ;
  • De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci doit être attribuée à tous les cheminots ;
  • D’octroyer à tous les cheminots une prime de vacances unique et uniforme payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche majoré de 10% par enfant à charge. Cette prime doit se substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles ;
  • Le taux des EVS doit être aligné sur le plus élevé et revalorisé.

Notre force commune, notre fierté quotidienne : être cheminots !

En route vers la prochaine séquence de grève des 06 et 07 juillet 2018.

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Info luttes n°49

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le chiffre du jour

• 10 000, c’est le nombre de cheminots présents dans les cortèges interprofessionnels de ce jour.

Au cours de ces 18 premiers préavis, nous avons, ensemble, fait preuve d’un engagement, d’une lucidité et d’un sérieux sans faille.
La Fédération CGT, consciente de ce que cela représente, redit toutefois que la période estivale doit être placée sous le contrôle des cheminots.

ÉTÉ 2018 : SOUS SURVEILLANCE

Le Gouvernement et la direction de l’entreprise ne mesurent pas encore ce qu’ils ont semé. On ne fait pas de réforme régressive contre les salariés sans passer à la caisse tôt ou tard.

Les cheminots, fer de lance de la contestation sociale depuis près de 3 mois, ont à nouveau pris une place significative dans les cortèges interprofessionnels des manifestations en territoire ce 28 juin.

Si les cheminots conviennent, à juste titre, que les modalités d’action doivent s’adapter à la période estivale, ils restent cependant convaincus qu’il faut continuer à marteler les exigences portées au cours de ces 18 séquences de grève de 2 jours sur 5.

La Fédération CGT entend bien être au rendez-vous et appelle d’ores et déjà les cheminots à faire des 06 et 07 juillet prochains une nouvelle séquence de temps forts afin de rappeler au-delà du seul vote de la loi, que bien des pages de l’histoire restent à écrire.

Après avoir prélevé des jours indus de grève qu’elle doit aujourd’hui rembourser, la direction doit maintenant s’atteler à nous donner l’argent qu’elle nous doit après 3 ans de gel des salaires. La table ronde de négociation salariale, prévue dans la première quinzaine de juillet, doit donc être à la hauteur des attentes.

Le patronat ferroviaire doit, quant à lui, répondre à l’équation posée par Edouard PHILIPPE lui-même, concernant les garanties sociales des cheminots liées aux contraintes de nos métiers et qui doivent faire l’objet de contreparties.

Le Gouvernement n’en a pas fini avec la réforme et doit maintenant apporter des éléments concrets sur la reprise partielle de la dette, de même qu’il doit entendre et prendre en compte ce qui doit faire le contenu des décrets et ordonnances à venir.

La Fédération CGT appelle donc les cheminots à maintenir un bouillonnement revendicatif et à débattre des suites que nous donnerons ensemble et sur le long terme à l’action engagée pour la sauvegarde et le développement du service public ferroviaire en tous points du territoire.

Notre fierté quotidienne : être VOTRE Fédération CGT,
NOTRE force commune : être Cheminots !

En route vers la prochaine séquence de grève des 06 et 07 juillet 2018.

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Info luttes n°48

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

  •  511, c’est le nombre de cheminots de moins de 35 ans qui ont rejoint la CGT depuis le 01 janvier 2018 ;
  •  257, c’est le nombre de cheminotes qui ont rejoint la CGT depuis le 01 janvier 2018 ;
  •  112, c’est le nombre de cheminots contractuels (RH 0254) qui ont rejoint la CGT depuis le 01 janvier 2018.

Les 27 et 28 juin, les cheminots entament la 18e séquence de grève débutée le 03 avril.
Notre lutte est exemplaire et elle marque d’ores et déjà l’histoire de la SNCF que nous allons continuer de défendre, ENSEMBLE.

COURAGE, FORCE ET DÉTERMINATION !

Nous devons être fiers de la résistance exemplaire de la corporation cheminote menée depuis plus de 2 mois ½.

Ce conflit que nous menons, nous l’avons dit depuis le début, se mène sur la durée face à un Gouvernement méprisant vis-à-vis des plus modestes et décidé à brader les biens publics, les outils publics de la Nation, comme la SNCF. Cette durée traduit à la fois l’autoritarisme inégalé du Gouvernement et également la très grande détermination des cheminots à se faire entendre.

La bataille que nous avons entamée doit être comprise dans son intégralité. La poursuite de la négociation de la CCN débutée en 2014 et le pacte d’entreprise prôné par Pepy font partie de la stratégie de réforme globale portée par le gouvernement. C’est donc bien dans cet ensemble qu’il nous faut envisager la lutte en n’occultant aucun sujet et en menant tout de front, y compris sur les 3 « piliers » de la réforme qu’il nous faut continuer à combattre.

C’est bien pour mettre la pression sur l’ensemble de ces aspects que nous considérons que le match n’est pas fini. C’est pourquoi la Fédération CGT estime qu’il faut poursuivre, mais adapter l’action afin de continuer à peser sur ceux qui ont décidé d’en finir avec le service public SNCF.

De la même manière, et plus globalement, l’heure est à la défense des valeurs essentielles qui fondent notre société et l’amélioration de notre modèle social. C’est tout le sens de l’appel des organisations CGT, FO, UNEF, UNL et FIDL qui entendent faire du 28 juin une journée de mobilisation interprofessionnelle qui se traduira par des manifestations sur l’ensemble du territoire.

Les cheminots sont donc appelés à prendre une place prépondérante dans ces cortèges !

Nous savons que la bataille est rude !

C’est donc avec courage, force et détermination que nous devons nous projeter dans l’avenir avec la conviction que notre combat est juste et qu’il paiera !

FRET SNCF : RESTONS EN ALERTE !

La direction de la SNCF a repoussé les séances extraordinaires des CE Fret et CCGPF prévues en juillet et qui portaient sur le plan de filialisation du Fret.

L’impréparation de la réforme du Gouvernement, les approximations de la direction du Fret, le rapport de force construit par les cheminots, obligent donc la direction à temporiser et à manoeuvrer en recul.

Il ne s’agit, à l’évidence, que de « manœuvres » visant à se repositionner, mais mesurons ce que nous réussissons à bloquer, pas à pas, ce que nous réussissons à repousser, à force d’abnégation et d’engagement !

Tenons-nous prêts à riposter, collectivement et dans l’unité la plus large !

TOUS EN GRÈVE LES 27 ET 28 JUIN !

En route vers la prochaine séquence de grève des 06 et 07 juillet 2018.

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Info luttes n°46

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

• 300, c’est le nombre de cheminots qui ont manifesté entre Orléans et les Aubrais le 22 juin ;
• 150, c’est le nombre de cheminots qui ont interpellé la DR à Rennes afin que leur soit rendu l’argent indûment prélevé ;
• 171, c’est le nombre de cheminots présents à l’AG de Saint-Jean-de-Luz, le 22 juin.

La hausse du nombre de grévistes dans les prochaines séquences est une nécessité afin de peser lourdement sur les négociations que nous devons imposer tant vis-à-vis du Gouvernement, du patronat ferroviaire, que de la direction d’entreprise.

La SNCF, certains veulent la descendre, NOUS on continue de la défendre !

COMBATIFS ET UNIS !

La décision du tribunal de Bobigny nous conforte dans la stratégie de grève que nous avons initiée. Elle est une claque sèche infligée à la direction SNCF, qui est contrainte de rembourser les cheminots des sommes indûment prélevées. Dès à présent, allons chercher l’argent qu’elle nous doit sans attendre la feuille de paie de juillet.

La presse de droite peut tenter de prendre à témoin ses lecteurs quant à la légitimité d’une décision rendue par la justice, il n’en demeure pas moins que la direction SNCF est condamnée.

Cette décision positive doit nous pousser à maintenir la mobilisation y compris au-delà du 28 juin. Toutes les raisons de se battre demeurent.

Ainsi, si les organisations syndicales peuvent parfois avoir des différences d’appréciations sur la manière de poursuivre la lutte, elles restent, pour l’heure, alignées sur le fond à l’appui des résultats du Vot’action puisque 95 % des cheminots ont considéré, quel que soit leur collège, que le pacte ferroviaire était mauvais.

Les questions essentielles, notamment portées dans les 8 points de la plateforme unitaire, restent d’actualité. Parmi elles :

  •  Comment les annonces sur la reprise partielle de la dette se traduisent-elles concrètement ? Quel en sera le retour pour les cheminots, pour les usagers ?
  •  Quels financements pérennes pour le service public ferroviaire sont envisagés, notamment sur la base des propositions concrètes formulées par la CGT ?
  •  Le Gouvernement entend-il stopper le bras dévastateur de la SNCF concernant la casse du fret ? Que propose-t-il pour remettre cette activité majeure de l’entreprise au coeur du développement du service public ferroviaire ?
  •  Quelles décisions sont prises afin d’améliorer la production ferroviaire mise à mal par la gestion par activité, initiée par la direction SNCF ?
  •  Quelles décisions fermes et durables sont prises afin de réinternaliser les charges au sein de la SNCF ?
  •  Quels éléments significatifs et probants, en dehors du dogme libéral, permettent de justifier l’ouverture à la concurrence et le calendrier annoncé, alors que nous persistons à dire qu’elle n’est ni obligatoire, ni utile.
  •  Pourquoi le Gouvernement ne fournit toujours pas une étude d’impact sur le prétendu coût du statut qui, selon le président Macron, était estimé à 700 millions d’euros avant que la direction de la SNCF ne l’estime finalement qu’à 10 millions d’euros par an ?
  •  Quelles sont les garanties sur la pérennisation des droits pour les cheminots actifs, retraités et leurs ayants-droit ?
  •  Quels sont les engagements pris afin d’avoir des garanties collectives de haut niveau pour l’ensemble de la branche ferroviaire dans le cadre de la CCN ?

Toutes ces questions (la liste n’est pas exhaustive) restent en suspens. Des réponses doivent y être apportées et ce malgré le vote de la loi qui ne règle pas l’ensemble des aspects de la réforme, loin s’en faut.

Il convient donc de poursuivre le mouvement avec force et conviction.
TOUS EN GRÈVE LES 27 ET 28 JUIN !

En route vers la 18e séquence !
Prochain préavis unitaire du 26 juin 20h00 au 29 juin 07h55.

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RETENUE DES JOURS DE GRÈVE : LE DIRECTOIRE SNCF AVAIT FAIT LE CHOIX DE L’ILLÉGALITÉ !

Aux cheminots des fonctions RH

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le tribunal de Bobigny vient de déclarer illégal le cumul des séquences de grève pour la retenue des repos, dans le cadre des préavis déposés par la CGT, l’UNSA et la CFDT.

Cette décision exécutoire à titre provisoire impose à la direction de rembourser aux cheminots les sommes indûment prélevées, même si, fidèle à son esprit revanchard, le directoire a décidé de faire appel.

C’est la victoire de la justice sur la volonté d’empêcher par tous les moyens les cheminots de participer aux différentes périodes de grève.

Cette décision de justice libère également tous les responsables RH et leurs équipes de la contrainte dans laquelle la direction les avait enfermés, en les obligeant à appliquer une mesure qu’elle savait illégale (un jugement pour un précédent conflit avait déjà été rendu en ce sens) et d’une dureté inédite, de nombreuses familles étant mises de ce fait en grande difficulté.

De nombreux RH avaient très mal vécu cette injonction aussi bien du point de vue de l’éthique professionnelle que sous l’angle purement humain. Certains même s’étaient purement et simplement refusés à obéir et appliquer cette mesure de petits et mauvais joueurs.

L’autoritarisme de premiers dirigeants qui ne supportent pas la moindre opposition à leur politique de mépris du personnel et de destruction des services, est un fait connu de tous. Et tous connaissent les chantages et les pressions dont ils sont coutumiers pour garder « leurs » cadres dans le rang. Une fois de plus, les Comex ont fait jouer un rôle aux dirigeants dans les établissements qui n’est pas le leur.

La DRH du GPF a établi de nombreuses notes dont elle connaissait le caractère illégal. Le gouvernement avec les préfets, ont été jusqu’à faire pression sur l’inspection du travail afin qu’elle cesse de rendre des avis pour reporter la décision de justice après le conflit.

L’UFCM-CGT salue cette décision de justice. Elle salue également toutes celles et tous ceux qui ont résisté à cette mesure inique. Les personnels qui ont mal vécu l’obligation de se mettre en dehors des bornes de la loi, de ne respecter ni le droit de grève et syndical, ni leurs collègues engagés dans le mouvement, se voient maintenant en situation de réaliser leurs missions dans un esprit conforme à la loi et à l’éthique (cette valeur tant prisée par nos hauts dirigeants).

A l’appui de cette décision, l’UFCM-CGT invite l’ensemble des maîtrises et cadres à se mobiliser de nouveau ! Malgré le vote d’une loi idéologique qui ne règle en rien les problèmes de la production quotidienne, il reste encore 80 % de la réforme à écrire (ordonnances, décrets, CCN, entreprise…). Ils seront essentiels pour nos conditions sociales, celles des futurs cheminots et pour la qualité du travail.

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TECHNICIENS, EXPERTS, DIRIGEANTS OPÉRATIONNELS, NI RELAIS, NI COMPLICES MAIS COMBATIFS !

Mobilisation maitrises et cadres

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le vote de la loi sur la réforme ferroviaire le 14 juin, n’a pas sifflé la fin de partie comme aimeraient le faire croire le gouvernement et la direction de l’entreprise.

Il reste 80 % de la réforme à écrire : ordonnances, décrets, CCN.

C’est par l’ouverture de véritables négociations afin d’améliorer la production et le cadre social de la CCN que nous mettrons en évidence que les 3 piliers du gouvernement de nature politicienne sont des dogmes « libéraux » et non des solutions concrètes pour améliorer l’efficience de notre entreprise publique au service de nos concitoyens.

La mobilisation par la grève reste indispensable pour obliger le gouvernement à ouvrir de véritables négociations sur les attentes et les besoins exprimés par les cheminots.

Mobilisons-nous, tous ensemble, pour :

  •  Imposer la prise en compte de nos besoins et de nos préoccupations : qualité de la production, devenir de l’entreprise, avenir des personnels ;
  •  Amener gouvernement et direction à répondre aux véritables enjeux : besoins de régénération du réseau, fiabilité et qualité de la production, qualité des organisations, respect des personnels ;
  •  Obtenir une convention collective de haut niveau, avec pour référence le Statut et la réglementation SNCF.

Cette loi ne règle rien sur le fond, ignore la véritable nature des défis à relever et veut imposer de manière autoritaire des orientations rejetées par les cheminots. Son application créerait les conditions d’une dégradation accrue de la qualité de la production. Et surtout, elle ne tient aucunement compte de l’expression des cheminots.

Sans vous, sans nous, ne l’oublions jamais, rien ne marche !

Le résultat de la Vot’Action a été sans appel, tant pour le niveau de participation et le besoin d’expression qu’il traduit (plus de 60% des salariés avec une très forte implication des maîtrises et cadres dont des DET), que par le résultat du vote (95% des votants ont exprimé leur rejet de la réforme ferroviaire).

Malgré toutes les tentatives des COMEX pour dénigrer cette démarche, la traitant d’abord par le mépris, puis mettant tout en oeuvre pour en saboter le déroulement, l’encadrement, en refusant le silence, s’implique avec conviction.

Gouvernement et direction disent avoir entendu les inquiétudes des cheminots…

Mais malgré ces propos de pure circonstance, qui ne les engagent en rien, force est de constater que le gouvernement et la direction de l’entreprise restent sourds au message envoyé. Le résultat de la dernière réunion tripartite en est la meilleure preuve : désengagement du gouvernement, manœuvres dilatoires de l’UTP !

Rien ne se fera sans notre consentement et notre engagement !

Nous mesurons quotidiennement les difficultés concrètes provoquées par les choix des dirigeants de l’entreprise.

Ceux-ci :

  •  impactent la fiabilité des organisations et la qualité du travail par la segmentation en produits, la bureaucratisation des relations entre activités ;
  •  nous dépossèdent de nos savoir-faire par une massification de la sous-traitance et la vente des bijoux de famille par le biais du processus des filialisations suivies d’ouverture du capital…

La liste des désorganisations générées par les choix des premiers dirigeants de l’entreprise serait longue. Chacun d’entre nous peut la compléter à partir de son quotidien. Depuis des années, les hauts dirigeants de l’entreprise mènent une politique d’austérité. Les personnels, seuls véritables créateurs de « richesses » dans l’entreprise, en font les frais.

Pendant longtemps, les personnels d’exécution ont été la cible principale contre l’emploi cheminot, à coups d’externalisations et de filialisations à outrance. Les catégories Maîtrises et Cadres atteignent désormais plus de 50% de l’effectif.

Ces catégories sont à leur tour l’objet des écrémages : suppressions de postes, jusque dans les fonctions de direction, extinction des pôles d’appui jugés inutiles. Les techniciens et les ingénieurs, qui ont inventé la technologie ferroviaire d’aujourd’hui, voient leur travail sous-traité et leurs projets abandonnés.

Un plan stratégique régressif

Agents d’exécution, de maîtrise et cadres seront les grands perdants du « plan stratégique » que le directoire veut engager (déqualification des postes, remise à plat des métiers, déroulement de carrière à la tête du client…). Les COMEX utilisent le faible niveau de droits de la CCN, pour imposer le moins disant social.

Les volets de la CCN, « champ d’application » (exclusion de nombreux métiers cheminots, « contrat de travail » (26 jours de congés, et maintien de salaire réduit, garantie de l’emploi, garanties disciplinaires) et « temps de travail » (forfait-jours à 217 contre 205 à la SNCF, temps de travail effectif…) doivent être renégociés. La négociation de la classification des métiers et la rémunération doit reconnaître les qualifications des salariés, avec une grille et un déroulement de carrière.

Les Maîtrises et Cadres doivent mesurer la déloyauté des premiers dirigeants qui les contraignent à gérer « au front » les effets de la réduction permanente des moyens dédiés à la production. Chacun a pu en constater la réalité lors des incidents et drames intervenus ces derniers temps : recherche de lampistes (souvent le Dpx), impunité totale pour les responsables des politiques stratégiques.

Stoppons la dérive autoritaire de hauts dirigeants décrédibilisés qui n’ont aucune loyauté vis-à-vis de salariés dont l’engagement ne s’est jamais démenti.

Soyons loyaux avec les agents de nos équipes qui ne nous font jamais défaut dans nos missions quotidiennes, les collègues avec qui nous coopérons, nos usagers qui donnent tout son sens à notre engagement professionnel.

PARTICIPER À LA PROCHAINE JOURNÉE DE GRÈVE ET DE MANIFESTATIONS, C’EST :

• Donner le prolongement nécessaire à la Vot’Action !
• Chercher le cadre social de haut niveau ;
• Redonner du sens à notre travail, à nos métiers ;
• Construire un service public ferroviaire (Marchandises et Voyageurs) qui dote la France d’une politique solidaire et de transition écologique.

Avec les cheminots de l’encadrement,
le succès de cette journée permettra de peser dans les discussions
gouvernement et patronat du ferroviaire.

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31 mai 2018

Rosporden. La gare de la commune préoccupe les cheminots

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