Fédération CGT des Cheminots


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RÉFORME DES RETRAITES

RÉFORME DES RETRAITES

Les cheminots, comme l’ensemble de nos concitoyens, n’échappent à aucune réforme des retraites, contrairement à ce qui est véhiculé parfois. Qu’ils soient contractuels ou statutaires, les cheminots subiront donc les effets néfastes de cette réforme.

L’ENCADREMENT RESTERA MOBILISÉ CONTRE UNE RÉFORME INJUSTIFIABLE

| Maîtrise et cadres UFCM

L’ensemble des organisations syndicales représentatives appelle les cheminots à se mobiliser par la grève le 31 janvier 2023 contre le projet de réforme du gouvernement.

Derrière les éléments de langage, les analyses démontrent que tous les salariés, quels que soient leur statut ou leur collège, seront perdants.

Il faut agir pour porter un autre projet de société.

SOYONS NOMBREUX À PARTICIPER AUX ASSEMBLÉES GÉNÉRALES POUR DÉBATTRE DES SUITES À DONNER À NOTRE MOUVEMENT

Le 19 janvier, près de 60 % des agents de maîtrise et 40 % de cadres ont agi par la grève.

Ils ont exprimé leur refus d’une réforme injuste et injustifiable.

Injuste, puisqu’elle consiste à faire payer aux salariés des efforts budgétaires de l’État, sans relation avec nos caisses de retraites, alors que celui-ci multiplie les exonérations afin de garantir un taux de rémunération des actionnaires des entreprises.

Injustifiable, puisque les régimes de retraite sont financés par nos cotisations et que la juste revalorisation des salaires sur une grille en reconnaissance des qualifications permettrait d’améliorer les prestations des régimes de protection sociale de tous les salariés.

C’est pourquoi la CGT revendique la réouverture du régime spécial, quelle que soit l’entreprise pour les cheminots de la branche ferroviaire, et une CPA pour tous !

LE GOUVERNEMENT PRÉTEND VOULOIR RECONNAÎTRE LA PÉNIBILITÉ. C’EST UN LEURRE !

Cela ne créerait pas de nouveaux droits, les salariés seront toujours soumis à deux années supplémentaires d’activité et cela ne règlera pas la question du chômage pour les plus de 55 ans.

La pénibilité ne serait basée que sur des critères physiques, justifiant d’en écarter l’encadrement qui aurait des conditions de travail « trop douces » :

Combien de responsables hiérarchiques en établissement ne comptent plus leurs heures ?

Combien sont-ils à combler le manque d’effectif et à jongler avec les injonctions contradictoires ?

Des recrutements à la juste hauteur des besoins permettraient non seulement de répondre au véritable besoin d’un service public ferroviaire pour la population et respectueux de l’environnement, mais aussi d’améliorer les conditions de travail.

Cela permettrait de répartir la charge de travail, y compris des encadrants, et allègerait leur charge mentale dans l’organisation de la production.

Ces recrutements assureraient aussi de nouvelles ressources pour améliorer nos régimes de prévoyance et de retraite.

UNE RECONNAISSANCE DES CARRIÈRES LONGUES, MAIS PAS DES ÉTUDES

Les techniciens et encadrants sont largement issus d’un parcours de formation, scolaire ou interne à leur entreprise. C’est ce temps de formation et/ou d’expérience qui leur permet de mettre en oeuvre une technicité reconnue et d’organiser le travail de leurs équipes. Mais les années d’études ne sont pas reconnues comme des années d’activité ! Il est donc impossible à quiconque ayant dépassé le bac de rentrer dans un dispositif carrière longue.

LE PRÉSIDENT DE LA SNCF, FIDÈLE À LA LIGNE DU GOUVERNEMENT BORNE, CONTINUE D’ASSÉNER DE NOMBREUSES CONTREVÉRITÉS

Les communications de la direction relaient des informations qui ne figurent dans aucun texte, en expliquant en amont qu’elles ne sont pas sûres, et en mélangeant conditionnel, futur et tampon avec point d’interrogation. Bref, c’est invérifiable et flou.

Il est faux de dire que cette réforme ne changera rien ! Sinon, pourquoi le gouvernement s’arcbouterait ?

C’était déjà leur principal argument lors de précédentes réformes, notamment du ferroviaire, à l’instar de l’actuelle menace de liquidation de Fret SNCF.

Et demain, filialisation de la holding (GIE), des services TER pour répondre aux appels d’offres ? la maintenance de l‘infrastructure et des technicentres confiés au privé ?

Le Gouvernement et la direction SNCF semblent vouloir profiter du contexte du conflit « retraite » pour passer en force sur la liquidation du service public ferroviaire. Et ce sera encore à l’encadrement d’essuyer les plâtres !

C’EST INJUSTIFIABLE !

La Fédération CGT des cheminots et son UFCM appellent les cheminots de tous collèges, toutes fonctions, quel que soit leur statut, à se mobiliser massivement dès le 31 janvier 2023.

ENCORE PLUS NOMBREUX QUE LE 19 JANVIER, RETROUVONS-NOUS DANS LES CORTÈGES DES MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES !

ENSEMBLE, NOTRE VOIX EST PLUS FORTE !

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LES CHEMINOTS SE METTENT SUR LEUR 31 !

INFO LUTTES N°7

| RÉFORME DES RETRAITES

Après la belle journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 janvier qui a vu 6 cheminots sur 10 agir par la grève, il faut maintenant renforcer la lutte contre la réforme des retraites !

La Fédération CGT appelle les cheminots à se mobiliser encore plus massivement le 31 janvier prochain, à tenir des assemblées générales et à mettre en débat l’intensification de l’action de grève dès début février.

INJUSTE, INJUSTIFIÉE, INJUSTIFIABLE

La réforme proposée n’a aucune justification. Rien n’oblige le Gouvernement à faire le choix de l’allongement de la durée de cotisation ou le recul de l’âge de départ. C’est une posture politique qui répond aux injonctions du patronat et de la finance. Il faut remplir les poches des actionnaires et vider celles des salariés qui pourtant, produisent des richesses sans jamais en voir la couleur.

Comme sur la question des salaires, qui est en lien direct avec le financement de la protection sociale, le Gouvernement assume sa position : « il est possible de faire autrement, mais nous avons fait un choix ! »

Le choix qui est fait est celui du cynisme, de la provocation et du mépris.

Quand les entreprises du CAC 40 ont bénéficié de 80 milliards de dividendes non soumis à cotisation sociale, quand les entreprises ont bénéficier d’exonérations de cotisations à hauteur de 66 milliards, quand l’absence de volonté et de mesures coercitives conduisent au non-respect de l’égalité salariale, quand la création d’emplois pérennes et non précaires est en berne, alors, oui, nous pouvons dire à notre tour que d’autres solutions existent !

Alors que le chef de l’État annonce le « renforcement de son outil militaire » à hauteur de 413 milliards sur 7 ans, nous devrions accepter sans broncher que notre système de retraite soit dynamité sous prétexte de projections financières négatives qui restent, à ce jour, hypothétiques ?

Nous n’avons que faire de la « pédagogie » du Gouvernement. Tout le monde a bien compris la réforme : elle est régressive et antisociale.

ÇA SUFFIT !
FAISONS-LES PLIER !

ORGANISONS ET STRUCTURONS LA LUTTE

La démarche unitaire engagée interprofessionnellement doit permettre à l’ensemble de la population de s’inscrire dans le mouvement qui prend forme. Les temps forts sont autant de rendez-vous convergents qu’il nous faut réussir pour élargir le conflit, gagner l’opinion publique et maintenir le cap de l’unité syndicale.

Cependant, la Fédération CGT des Cheminots considère qu’il faut aller plus loin, y compris dans la branche ferroviaire et à la SNCF. Il faut accélérer et intensifier l’action !

INTERFÉDÉRALE DU 20 JANVIER 2023

Les 4 organisations syndicales représentatives à la SNCF étaient présentes.

La CGT a proposé :

  • D’appeler à agir par la grève de manière unitaire le 31 janvier prochain.
    • Les fédérations CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots, ont répondu positivement à cette proposition.
  • D’appeler les cheminots à une première séquence de grève de deux jours les 3 et 4 février.
    • Les fédérations UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots ont répondu négativement à cette proposition.
  • D’appeler les cheminots à une deuxième séquence de deux jours les 7 et 8 février (avec possibilité d’adapter selon le calendrier interprofessionnel).
    • Les fédérations UNSA-Ferroviaire, CFDT Cheminots ont répondu négativement à cette proposition pour l’heure. SUD-Rail en a accepté le principe.
  • D’envisager la possibilité d’une grève reconductible par période de 24 heures dès la mi-février.
    • Les fédérations UNSA Ferroviaire, CFDT Cheminots n’ont pas souhaité donner suite à cette proposition, pour l’heure. SUD-Rail n’était pas fermée au principe.
PRÉPARONS LES SUITES !

La Fédération CGT appelle à faire du 31 janvier prochain une journée d’action interprofessionnelle puissante, dans la dynamique de celle du 19 janvier et dans l’unité la plus large.

La Fédération CGT appelle, en premier lieu, ses syndicats, ses syndiqués à se rassembler, à débattre des perspectives d’action et à décider des suites qu’il conviendra de donner au conflit. Elle les appelle également à organiser des assemblées générales de cheminots afin de fixer le cadre collectif de l’action.

La Fédération CGT appelle les cheminots à se réunir en assemblées générales dès le 31 janvier et à mettre en débat la proposition d’une première salve de deux jours de grève consécutifs les 7 et 8 février (qui pourront être adaptés en fonction du calendrier interprofessionnel) ainsi que la possibilité d’engager une grève reconductible par période de 24 heures dès la mi-février.

La victoire est à notre portée !

Elle dépend de nous !

NOUS AVONS ENGAGÉ LA LUTTE !
ENRAGEONS-LA !

Pour être plus fort, vous aussi, adhérez à la CGT ! https://www.cheminotcgt.fr/adherer/

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ÉLEVONS LE RAPPORT DE FORCE POUR GAGNER LE RETRAIT !

Communiqué aux cheminots - CGT Cheminots & Sud-Rail

| Espace presse

Au lendemain de la présentation en Conseil des ministres et de la publication de l’étude d’impact, qui confirme les injustices portées par cette réforme, notamment sur les inégalités qu’elle va générer, son impact sur le droit à la retraite des femmes ou les carrières longues, les fédérations syndicales CGT Cheminots et SUD-Rail sont confortées dans l’idée qu’il est nécessaire d’obtenir le retrait de cette réforme.

En s’appuyant sur la détermination du corps social cheminot, nos deux organisations syndicales ont décidé d’élever le rapport de force face un gouvernement déjà discrédité.

Nos fédérations proposent aux cheminots :

  • D’agir massivement par la grève le 31 janvier prochain ;
  • De se réunir en assemblées générales dès le 31 janvier et de mettre en débat l’intensification de l’action :
    • Par une séquence de deux jours consécutifs de grève les 07 et 08 février (adaptable en fonction du calendrier interprofessionnel), à l’instar d’autres branches professionnelles (Énergie, Chimie, Ports et Docks, etc.)
    • Faute de retrait du texte, d’envisager la grève reconductible par périodes de 24 heures dès la mi-février (adaptable en fonction du calendrier interprofessionnel).

Les fédérations CGT Cheminots et SUD-Rail appellent l’ensemble des autres secteurs professionnels à se joindre à ces journées de grève qui doivent permettre d’élever le rapport de force tout en agissant en convergence avec les luttes interprofessionnelles.

Nos fédérations s’attacheront à maintenir un caractère le plus unitaire possible au conflit des retraites dans la branche ferroviaire, mais aussi à la SNCF pour sauvegarder et développer le FRET ferroviaire public et empêcher le démantèlement du Groupe public ferroviaire.

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NON À LA LIQUIDATION DE NOS RETRAITES !

Tract aux usagers

| RÉFORME DES RETRAITES

Le droit à une retraite décente doit être une bataille de l’ensemble du monde du travail car il intègre les questions d’emplois (qualité/quantité), de niveaux de salaire, concourant au financement des régimes de retraite. La réforme voulue par le gouvernement est purement idéologique, elle vise à capter les fonds dédiés au financement des retraites pour notamment les redistribuer aux entreprises afin de préserver les marges de celles-ci et de remplir les poches des actionnaires.

LE SYSTÈME DE RETRAITE ACTUEL EST SOLIDE, IL DOIT ÊTRE RENFORCÉ !

La réforme des retraites est un choix politique subjectif. C’est une option libérale, mais pas une obligation sociale !

POUR RAPPEL :

Les ressources du système de retraite : 332 milliards par an.

  • 2021 : solde positif de 900 millions d’euros.
  • 2022 : 3,2 milliards.

DE L’ARGENT IL Y EN A !

  • Le PIB de la France est près de cinq fois supérieur aujourd’hui à ce qu’il était en 1981, lorsque l’âge de la retraite a été fixé à 60 ans. Le pays est plus riche aujourd’hui qu’il y a 40 ans.
  • Le patronat bénéficie d’exonérations de cotisations sociales : 66 milliards par an (deux fois l’impôt sur les sociétés). Il faut annuler ces exonérations.
  • Le CAC 40 a perçu 80 milliards de revenus financiers en 2022. Ces produits sont exonérés de cotisations sociales et la plupart de ceux qui en bénéficient vivent de ces dividendes et ne cotisent donc pas. Il faut taxer ces revenus, au moins à hauteur du taux de cotisation patronale au système de retraite.
  • Imposer l’égalité salariale représenterait 6,5 milliards par an versés pour le système de retraite.
  • Réduire le temps de travail à 32 heures hebdomadaires et créer de l’emploi, ce sont autant de leviers pour alimenter notre régime de protection sociale, et donc le système de retraite.

Les salariés ne doivent pas travailler plus ! Mais plus de salariés doivent pouvoir travailler !

  • 1 million d’emplois créés = + 10 milliards de cotisations retraites.
  • 300 000 emplois créés dans la santé (qui en a bien besoin !) = + 5 milliards par an.
  • 5 % d’augmentation générale des salaires = + 9,5 milliards.

Les cheminots prendront toute leur place dans les luttes interprofessionnelles des prochains jours et prochaines semaines !

Nous vous invitons, dans la mesure de vos possibilités, à participer à la mobilisation qui s’organise partout sur le territoire.

OUI, il nous faut combattre ensemble !


NON À LA LIQUIDATION DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Les réformes ferroviaires successives, dont celle de 2018, n’en finissent plus de produire leurs effets sur la qualité du service public ferroviaire. Le gouvernement et la direction SNCF s’apprêtent aujourd’hui à aller plus loin ! Plusieurs annonces récentes viennent accréditer une accélération de ce démantèlement méthodique de l’entreprise publique SNCF dans un contexte fortement marqué par la réforme des retraites.

RÉFORME DE 2018 : OÙ EN SOMMES-NOUS ?
Cette réforme, que nous avons combattue avec force, a éclaté la SNCF en 5 Sociétés Anonymes, a fermé le Statut des Cheminots, a supprimé des emplois et vise aujourd’hui à ouvrir le transport de voyageurs à la concurrence. Pour autant, est ce que tout va mieux ? Rien n’est moins sûr….
=> LES PROBLÈMES RÉCURRENTS
Retards et suppressions de trains, fermetures des guichets, voire des gares, pannes ou absences de matériel, déshumanisation, suppressions de dessertes : voilà le quotidien vécu par les usagers et les cheminots.

CE QU’ILS NOUS PRÉPARENT

Ils veulent maintenant purement et simplement privatiser le groupe public SNCF, en commençant par le transport de marchandises. En effet, le Fret SNCF est sous le coup d’une procédure européenne dont la conséquence pourrait être la liquidation pure et simple.

À cela s’ajoute la volonté d’externaliser tous les métiers transverses aux différentes activités de la SNCF et à créer ses propres filiales afin de répondre aux appels d’offres dans le cadre de l’ouverture à la concurrence Voyageurs !

La direction et le Gouvernement refusent d’entendre les usagers et les cheminots. Ils ne VOUS entendent pas, VOUS qui êtes les utilisateurs du train et NOUS qui sommes chargés de vous faire voyager dans les meilleures conditions possibles, malgré les attaques incessantes que subit le service public ferroviaire. Le climat est extrêmement tendu au sein de la SNCF. La dégradation de vos conditions de voyage et de nos conditions de travail est devenue insupportable !

LA SOLUTION, C’EST VOUS + NOUS !

L’avenir du service public SNCF, les retraites et les conditions sociales sont des sujets qui nous concernent tous ! Quels que soient notre âge, notre profession, notre entreprise, la région dans laquelle nous vivons,

IL FAUT REGAGNER LE RETOUR À UNE VÉRITABLE ENTREPRISE PUBLIQUE FERROVIAIRE : LA SNCF !

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NON À LA LIQUIDATION !

INFO LUTTES N°6

| RÉFORME DES RETRAITES

Les gouvernements successifs ont engagé des séries de réformes qui, à chaque fois, sont expliquées par des contraintes économiques.

Cela se vérifie sur les retraites mais aussi concernant la SNCF.

C’est pourtant la question d’un choix de société qui est posée dans les deux cas.

Le nôtre est meilleur, défendons-le !

À l’instar de ses prédécesseurs, le gouvernement actuel engage une réforme de notre système de retraite qui n’a pour seul objectif d’abaisser les ressources financières de notre système par répartition.

D’autres réformes récentes, comme celle du système ferroviaire en 2018, ont été imposées, répondant de la même philosophie. Nous en voyons aujourd’hui les premières conséquences.

LIQUIDATION DES RETRAITES

Le droit à une retraite décente doit être une bataille de l’ensemble du monde du travail car il intègre les questions d’emplois (qualité/quantité), de niveaux de salaire, concourant au financement des régimes de retraite.

Pour pérenniser notre système de retraite par répartition et un départ à 60 ans (50 et 55 ans pour les cheminots), la CGT propose :

  • D’augmenter les salaires, ce qui permettrait des cotisations supplémentaires ;
  • De créer plus d’emplois (ex. : 100 000 emplois dans le privé = 800 millions d’euros de cotisations supplémentaires, 100 000 emplois dans la fonction publique hospitalière = 1,5 milliard de cotisations…) ;
  • En finir avec les exonérations de cotisations sociales, elles s’élèveraient, en 2023, à 84 milliards d’euros.

Ce ne sont que quelques exemples. Des moyens concrets existent pour financer nos retraites de manière pérenne.

Le droit à une retraite décente doit être défendu sans relâche.

La réforme voulue par le gouvernement est purement idéologique, elle vise à capter les fonds dédiés au financement des retraites pour notamment les redistribuer aux entreprises afin de préserver les marges de celles-ci et de remplir les poches des actionnaires.

LIQUIDATION DE LA SNCF

Alors que la réforme des retraites engagée par le gouvernement s’attèle à liquider les droits sociaux de tous les salariés du pays, dans l’entreprise c’est une autre réforme, celle de 2018 qui s’accélère en vue de liquider et de privatiser le groupe SNCF.

Plusieurs annonces récentes viennent accréditer une accélération de ce démantèlement méthodique de l’entreprise publique SNCF.

L’annonce du lancement d’une procédure européenne concernant FRET SNCF était largement anticipée par la Direction SNCF. C’est pour cela qu’une SAS a été créée, actant ainsi la séparation de la SA Voyageurs, pour mieux la liquider ensuite.

La création d’un GIE (Groupement d’Intérêt Économique) regroupant les services de production de la SA SNCF et intégrant plus de 3 000 cheminots d’Optim’Services, voire au-delà, permet à la Direction de revenir à son objectif initial d’avoir une holding capitaliste concentrée sur le seul pilotage financier. La SUGE pourrait connaître le même sort. C’est donc purement et simplement l’externalisation de ces services qui est programmée.

À cela s’ajoute la politique de filialisation assumée par la Direction au gré des réponses aux appels d’offres dans le cadre de l’ouverture à la concurrence.

Enfin, les libéraux ont toujours dans le viseur la perspective d’une sortie de la SA Réseau du groupe, au motif que la situation actuelle constitue un frein à l’ouverture à la concurrence. Enfin, dans les salons feutrés de la direction, le sujet d’une ouverture du capital de Gares et Connexions fait déjà l’objet de discussions.

Cette casse méthodique de la SNCF s’accompagne d’une offensive sur nos droits. L’autonomisation croissante des SA s’inscrit dans la logique de briser l’unité sociale du groupe, avec un accord sur le dialogue social dont le terme est fixé au 31 décembre 2024.

Pour entériner ces choix, la Direction annonce d’ailleurs l’avancement des élections aux conseils d’administration pour s’ajuster aux nouveaux contours du groupe SNCF.

PROCESSUS DE LUTTE

Suite à l’interfédérale qui s’est tenue ce jour, toutes les OS se félicitent de la puissance de la journée de grève et de manifestations le 19 janvier dernier.

À l’échelle de la branche ferroviaire et à la SNCF, les cheminotes et cheminots ont répondu présent avec force et conviction à l’appel unitaire.

Nous ne voulons pas de cette réforme des retraites.

Les fédérations syndicales CGT des cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots, s’inscrivent d’ores et déjà dans la journée de mobilisation interprofessionnelle du 31 janvier prochain. Chacune va consulter ses structures pour décider de la montée en puissance du mouvement et des prochaines étapes de mobilisation dans notre champ professionnel.

Pour être plus fort, vous aussi, adhérez à la CGT !
https://www.cheminotcgt.fr/adherer/

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Préavis de grève du 25/01 au 02/02 2023

| RÉFORME DES RETRAITES

Monsieur François NOGUÉ
Directeur des Ressources humaines du Groupe SNCF
2 place aux Étoiles
CS 70001
93633 La Plaine Saint-Denis Cedex

Objet : Préavis de grève

Monsieur le Directeur,

La Fédération CGT des cheminots vous a déposé une demande de concertation immédiate le 22 décembre 2022.

Les réponses apportées lors de la réunion de concertation du 03 janvier 2023 ne sont pas à la hauteur des revendications exprimées.

C’est pourquoi la Fédération CGT cheminots, conformément aux dispositions de l’article L 2512-2 du code du travail, vous dépose un préavis de grève couvrant l’ensemble des agents du GPU pour la période allant du mercredi 25 janvier 2023 19h00 au jeudi 02 février 2023 à 8h00. Ce préavis est motivé par les revendications suivantes :

  • Salaires et primes de travail ;
  • Emploi ;
  • Retraites/prévoyance ;
  • Conditions de travail ;
  • Reconnaissance des métiers ;
  • Facilités de circulation.

Dans l’attente d’être reçus, veuillez agréer Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations respectueuses.

Laurent BRUN
Secrétaire Général

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LES CHEMINOTS AU RENDEZ-VOUS !

INFO LUTTES N°5

| RÉFORME DES RETRAITES

Dans un contexte social fortement dégradé, dans et en dehors de l’entreprise, 6 cheminots sur 10 se sont mobilisés par la grève ce 19 janvier.

La Fédération CGT des Cheminots salue d’ores et déjà celles et ceux qui ont fait le choix de s’engager dans la lutte.

Ils ont ainsi affirmé leur ferme opposition au projet de réforme des retraites en s’inscrivant massivement dans cette journée d’action interprofessionnelle, tant par la grève que par leur participation aux nombreuses manifestions (plus de 200 recensées sur le territoire).

LA COUPE EST PLEINE !

Depuis de nombreux mois, les cheminots subissent la dégradation de leurs conditions de vie et de travail. Insuffisance des salaires et baisse des effectifs, remise en cause du statut social dans l’entreprise, restructurations permanentes : rien ne nous est épargné !

À cela s’ajoute une réforme des retraites qui toucherait l’ensemble du corps social de la branche ferroviaire et serait synonyme de nouveaux reculs sociaux si elle devait être mise en oeuvre.

Cette réforme ne se justifie pas, ni économiquement, ni socialement ! C’est un choix politique qu’il nous faut combattre. Le système actuel est solide et pérenne, mais il convient de l’améliorer. Cela est possible et nous savons comment faire !

La bataille qui s’engage, à l’appui de cette puissante première journée de mobilisation interprofessionnelle, devra s’inscrire dans la durée. Les cheminots auront donc à y prendre toute leur place.

CONVAINCRE ET GAGNER ENSEMBLE !

La Fédération CGT des cheminots appelle ses adhérents à démultiplier les débats, les rencontres et toutes autres initiatives pour convaincre leurs collègues de la nocivité de cette réforme et de la nécessité de s’engager dans la lutte.

NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS !

Au plan interprofessionnel, les huit organisations syndicales se réuniront ce 19 au soir pour décider des suites à donner.

Les fédérations syndicales représentatives nationalement à la SNCF se réuniront vendredi 20 janvier en interfédérale afin d’analyser la forte mobilisation de ce jour. Elles s’inscriront dans les mobilisations décidées interprofessionnellement et décideront de la stratégie à adopter dans la durée sur leur champ professionnel.

CHEMINOTES, CHEMINOTS,

NOUS NE BATTRONS PAS EN RETRAITE !

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PUBLIC, PRIVÉ : ENGAGÉ·ES POUR GAGNER !

INFO LUTTES N°4

| RÉFORME DES RETRAITES

La première journée interprofessionnelle contre la réforme des retraites s’annonce puissante à la SNCF. Elle s’annonce aussi très significative à l’échelle du pays.

Non seulement nous ne lâcherons rien, mais en plus, nous reprendrons tout !

RÉFORME DES RETRAITES : ILS SONT À CÔTÉ DE LA PLAQUE !

Pour les cheminots, la fédération CGT exige :

La réouverture du régime spécial et son extension à tous les cheminots de la branche, avec un départ à 50 et 55 ans.

LE SYSTEME DE RETRAITE ACTUEL EST SOLIDE, IL DOIT ÊTRE RENFORCÉ !

La réforme des retraites est un choix politique subjectif. C’est une option libérale, mais pas une obligation sociale !

POUR RAPPEL :

Les ressources du système de retraite : 332 milliards par an.

2021 : solde positif de 900 millions d’euros.

2022 : 3,2 milliards.

DE L’ARGENT, IL Y EN A !

Le PIB de la France est près de cinq fois supérieur aujourd’hui à ce qu’il était en 1981, lorsque l’âge de la retraite a été fixé à 60 ans. Le pays est plus riche aujourd’hui qu’il y a 40 ans.

Le patronat bénéficie d’exonérations de cotisations sociales : 66 milliards par an (deux fois l’impôt sur les sociétés).

Il faut annuler ces exonérations.

Le CAC 40 a perçu 80 milliards de revenus financiers en 2022.

Ces produits sont exonérés de cotisations sociales et la plupart de ceux qui en bénéficient vivent de ces dividendes et ne cotisent donc pas.

Il faut taxer ces revenus, au moins à hauteur du taux de cotisation patronale au système de retraite.

Régler l’écart de rémunération entre femmes et hommes.

Imposer l’égalité salariale représenterait 6,5 milliards par an versés pour le système de retraite.

EMPLOI

Réduire le temps de travail à 32 heures hebdomadaires et créer de l’emploi, c’est autant de leviers pour alimenter notre régime de protection sociale et donc le système de retraite.

Les salariés ne doivent pas travailler plus ! Mais plus doivent pouvoir travailler !

1 million d’emplois créés = + 10 milliards de cotisations retraites.

300 000 emplois créés dans la santé (qui en a bien besoin !) = + 5 milliards par an.

AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES

5 % d’augmentation générale des salaires = + 9,5 milliards.

L’UNITÉ SYNDICALE POUR RASSEMBLER !

Les huit organisations syndicales de salariés au plan interprofessionnel se réuniront ce 19 janvier au soir pour décider des suites à donner.

À la SNCF et dans la branche ferroviaire, les fédérations syndicales CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots se réuniront le vendredi 20 janvier pour décider de la stratégie unitaire à mettre en oeuvre pour faire agir massivement et durablement les cheminots.

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LE 19 JANVIER 2023, EN AVANT TOUTES ET TOUS, POUR NOS RETRAITES !

Appel à la grève

| Personnel CASI/CSE/CCGPF

La Première ministre a présenté, le 10 janvier 2023, le contenu du projet de réforme des retraites. Sans surprise, c’est un nouveau coup bas et un recul social qui sont portés par les tenants du libéralisme.

Le report de l’âge légal d’ouverture des droits à la retraite de 62 à 64 ans et l’accélération de la réforme Touraine pour atteindre 43 annuités de cotisations dès 2027 : c’est NON !

BRUTAL, INJUSTE ET INJUSTIFIÉ !

S’il était mené à son terme, ce projet frapperait de plein fouet l’ensemble des travailleurs-euses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue.

Elle aggraverait la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcerait les inégalités femmes-hommes.

Évoquant un proche « effondrement financier » du système de retraite par répartition, Macron et son gouvernement jouent sur les peurs pour tenter d’éviter la contestation. En réalité, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière. La mobilisation va avoir lieu !

D’ailleurs, outre la CGT, le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) l’indique clairement. Le report de l’âge de la retraite et l’allongement accéléré de la durée de cotisation sont injustifiés ! Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

POUR NOUS, C’EST 60 ANS !

Parce que la retraite ne doit pas être l’antichambre de la mort, parce que la retraite doit être vécue en bonne santé, le plus longtemps possible, parce que le niveau de la retraite doit permettre à chacune et chacun de vivre dignement, rassemblons-nous, engageons-nous et luttons !

Oui, il s’agit non seulement de s’opposer au projet Macron-Borne, mais aussi d’obtenir l’amélioration du système de retraite existant remis en cause par les réformes précédentes.

Il s’agit non seulement de s’opposer au projet Macron-Borne, mais aussi de partager les propositions de la CGT pour améliorer le système de retraite existant :

  • Départ à 60 ans à taux plein,
  • Pension minimum au niveau du SMIC à 2 000€,
  • Prise en compte des années d’études,
  • Reconnaissance de la pénibilité permettant de partir en retraite plus tôt, …

Comment ? En allant chercher de nouveaux financements :

  • Fin des exonérations de cotisations (10 milliards par an),
  • Hausse du taux de cotisation,
  • Égalité salariale entre les femmes et les hommes (5,5 milliards d’euros), …

La CGT appelle, avec l’ensemble des 8 organisations syndicales du pays, à la mobilisation, à la lutte, à la grève et manifestation le 19 janvier prochain.

Le Collectif National CGT personnels CASI/CSE/CCGPF s’y oppose fermement et exige le retrait de cette « réforme » et un retour à 60 ans !

Seule une mobilisation collective d’ampleur, avec les cheminot·e·s et l’ensemble des salarié·e·s du pays permettra de gagner !

LE 19 JANVIER 2023,

EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION

POUR LE DROIT À UNE DIGNE RETRAITE !

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RETRAITES : LA CONTESTATION MONTE, CONSTRUISONS L’OFFENSIVE !

INFO LUTTES N°3

| RÉFORME DES RETRAITES

Le Gouvernement a annoncé le 10 janvier 2023 les grandes lignes de son projet de réforme portant le report de l’âge de la retraite à 64 ans, avec un allongement accéléré de la durée de cotisation et la suppression des régimes spéciaux considérés comme trop coûteux.

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière.

UN PROJET IDÉOLOGIQUE DE RÉGRESSION SOCIALE !

Dans les faits, la réforme annoncée pousse encore plus loin la logique de réduction des dépenses sociales. Elle consacrerait aussi un basculement du financement des retraites vers l’impôt.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

L’OPINION LARGEMENT DÉFAVORABLE AU PROJET

D’ailleurs, l’opposition et la colère montent dans une large majorité de l’opinion, dont même certaines officines de sondages évaluent la part jusqu’à 80 % (Odoxa-Agipi pour Challenges) !

Le soir même de l’annonce de la Première ministre, l’intersyndicale à huit organisations, inédite depuis plusieurs années, a appelé au plan interprofessionnel à une mobilisation la plus forte possible par la grève et les manifestations dès le 19 janvier prochain. Cette séquence doit donner le départ d’une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée !

Nous devons renforcer notre système de retraites par des mesures de progrès et un meilleur partage des richesses.

D’AUTRES SOLUTIONS SONT POSSIBLES !

Les débats sur nos chantiers avec l’ensemble des cheminots doivent s’amplifier sans attendre, pour créer les conditions d’une contre-attaque puissante face à ce nouveau plan de régression sociale afin de faire du 19 janvier une journée qui fera date !

Les quatre organisations syndicales cheminotes CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots ont également appelé hier dans un communiqué unitaire à cette première journée de mobilisation interprofessionnelle en affirmant leur volonté de construire une offensive syndicale la plus forte afin de faire céder le Gouvernement !

Nous sommes concernés, nous contribuerons à élever le rapport de force.

L’OFFENSIVE UNITAIRE SE CONSTRUIT POUR LES CHEMINOTS !

Réunies aujourd’hui en interfédérale, les organisations syndicales ont unitairement décidé :

  • D’élaborer une plateforme revendicative unitaire intégrant l’emploi et les salaires comme leviers essentiels pour garantir le financement des retraites ;
  • De publier un communiqué unitaire actant les décisions prises en interfédérale ;
  • De convoquer une nouvelle interfédérale le 23 janvier 2023 ;
  • De déposer une nouvelle DCI unitaire ;
  • De modalités d’action allant au-delà de 24h après la journée de grève du 19 janvier.

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