Fédération CGT des Cheminots


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LES ANNONCES DE LA DIRECTION FACE À L’ACTION DES CHEMINOTS !

Table ronde NAO

| Les conditions sociales

C’est à l’initiative de la Fédération CGT que les cheminots ont agi, à plusieurs reprises depuis le 6 juillet, pour gagner des augmentations générales de salaire.

Sous la pression des grévistes, ce 7 décembre, la direction est contrainte d’étoffer ses annonces !

À l’issue de cette table ronde, la direction annonce :

  • Hausse générale des salaires : +2 % au 1er janvier 2023 ;
  • Primes de Travail :
    • Revalorisation de +600 euros/an de toutes les primes de travail au 1er janvier 2023 ;
    • Lancement d’une négociation début 2023 pour mise en oeuvre en 2024 de l’intégration de l’équivalent du montant du code prime 1 (sédentaires) dans le traitement, et d’une négociation sur les primes de travail Traction et ASCT ;
  • Indemnité de Résidence :
    • Zone 1 : passage de 2 % à 2,8 % du taux de calcul ;
    • Extension aux départements de Savoie et Haute-Savoie ;
    • Lancement d’un groupe de travail pour étudier une extension supplémentaire ;
  • Carrières :
    • Augmentation des contingents de niveau 2023 : +15 % ;
    • Création de la PR 16 pour la classe 3 et de la PR 20 pour la classe 4. Les cheminots bénéficiant du supplément de rémunération sont automatiquement placés sur ces nouvelles PR en remplacement du supplément, et ceux qui bénéficiaient du supplément depuis plus de 18 mois au 1er avril 2023 se verront attribuer le supplément de rémunération PR16+ ou PR20+ ;
    • Les mesures ADC de la Commission métier Traction du 11 octobre 2022 sont confirmées ;
    • Application d’un délai de séjour maximum étendu aux classes 3, 4, 5, 6, TA2 et TB ;
  • ΕVS :
    • Hausse des nuits, dimanches et fêtes : +4 % ;
    • Hausse des EVS de production : +2 % ;
    • Solde 2022 : les mesures de juillet 2022 sont rétroactives au 1er janvier 2022 au lieu du 1er avril (la régularisation sera effectuée sur la paye de janvier 2023) ;
  • Contractuels :
    • Transposition des mesures générales ;
    • Mesures individuelles pour les embauchés depuis moins de 4 ans au 1er janvier 2023 sur les classes 1 à 6 : enveloppe de 3 % ;
    • Mesures individuelles pour les autres contractuels : classe 1 à 6, enveloppe de 1,4 % ; classes 7 à 8, enveloppe de 1,7 % ;
  • Autres mesures :
    • Passage de 50 % à 75 % de la prise en charge sur les abonnements de transport en commun ;
    • Prime carburant de 150 € par an (sur paye de mai) pour les cheminots déclarant utiliser leur voiture pour le trajet domicile-travail (s’ajoute à la prime du Gouvernement) ;
    • Prime mobilité durable de 400 € par an pour tous les cheminots déclarant utiliser un vélo ou faire du covoiturage au moins 5 jours par mois pour le trajet domicile-travail, aide de 150 € pour l’achat d’un vélo ;

La direction annonce également une clause de revoyure en juillet 2023.

La Fédération CGT des Cheminots prend acte de ces annonces, supérieures à celles de juillet 2022, mais encore insuffisantes.

Un grand nombre de revendications portées lors de la table ronde n’ont pas obtenu de réponses satisfaisantes. Les cheminots sont donc fondés à maintenir la pression avec la CGT.

La Fédération CGT des cheminots a d’ores et déjà proposé aux autres Fédérations de se rencontrer dans les prochains jours sur les sujets Salaires et Retraites.

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LE 7 DÉCEMBRE 2022, TOUS EN GRÈVE !

Appel à la grève unitaire

| Les conditions sociales

Après la table ronde du 6 juillet 2022 qui a contraint la Direction SNCF à un timide dégel salarial, une nouvelle table ronde Salaires est convoquée le 7 décembre prochain.

Dans un contexte d’inflation qui ne cesse de progresser, les organisations syndicales CGT, Sud-Rail et CFDT, considèrent que le compte n’y est pas pour l’année 2022. Pour nos trois organisations syndicales, le processus unitaire engagé depuis plusieurs mois doit être poursuivi afin de contraindre la direction à annoncer des augmentations générales des salaires et la revalorisation des primes de travail.

Une demande de concertation unitaire a été déposée le 21 octobre dernier pour réitérer les revendications déjà exprimées par nos organisations syndicales. Si la table ronde a été avancée de quelques jours en réponse à un courrier unitaire adressé à la direction, cette dernière continue à considérer que l’année 2022 a été soldée par la table ronde du 6 juillet…

Les revendications sont toujours là, et la détermination des cheminots à agir aussi !

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, SUD-Rail et CFDT revendiquent :

  • Augmentation générale des salaires ;
  • Rétroactivité au 1er janvier 2022 des mesures annoncées lors de la table ronde du 6 juillet dernier ;
  • Réévaluation de l’indemnité de résidence ;
  • Révision à la hausse de l’enveloppe allouée aux EVS ;
  • Octroi d’un véritable 13e mois pour l’ensemble des cheminots ;
  • Reconnaissance de l’expertise, de la qualification et de l’ancienneté des cheminotes et des cheminots tout au long de leur carrière.

Le prix du travail des cheminots doit aussi augmenter !

Les cheminots, comme tous les salariés du pays, vivent de leur travail. Ils connaissent des difficultés croissantes à boucler leurs fins de mois. Les prix de l’alimentaire connaissent des progressions à deux chiffres, les prix des carburants continuent à flamber, et des hausses de 15 % sont annoncées pour l’électricité et le gaz en janvier prochain. L’INSEE annonce une inflation à 6,2 % en rythme annuel, quant à la SNCF, elle annonce même la hausse incontournable du prix des billets…

Alors que les résultats et le bénéfice net sont attendus en forte hausse pour l’année 2022, les cheminots considèrent, à juste titre, que c’est le fruit de leur travail, car ce sont bien eux qui produisent !

Un préavis de grève unitaire a donc été déposé ce jour pour l’ensemble du GPU, couvrant la période du 6 décembre 20h au 8 décembre 8h.

Dans l’unité, nos organisations syndicales appellent les cheminots à la grève le 7 décembre !

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POUR L’EXTENSION DU RÉGIME SPÉCIAL DE PRÉVOYANCE !

Protection sociale complémentaire obligatoire

| Les conditions sociales

Des négociations de branche sont en cours visant à imposer aux cheminots la vente forcée d’une protection sociale complémentaire obligatoire. La Fédération CGT des Cheminots est opposée à ce projet hautement néfaste, rejointe dans sa démarche par plus de 300 militants mutualistes cheminots.

Les négociations de branche qui se sont ouvertes autour de la protection sociale complémentaire des cheminots, ne visent pas l’amélioration des droits des cheminots de la branche. Le niveau de prestations envisagé par le patronat est inférieur à l’ensemble des dispositifs existant dans les accords d’entreprise de la branche.

Cette négociation de branche concerne paradoxalement uniquement la SNCF. Le seul objectif est d’imposer une assurance privée obligatoire aux personnels du Cadre Permanent alors même que ceux-ci, qui bénéficient des droits statutaires et du Régime Spécial, sont préservés de cette obligation par une exception prévue par le code du travail pour les salariés « soumis à un statut particulier ».

La mise en place d’une protection sociale complémentaire obligatoire pour les personnels statutaires menace :

  • Le Régime Spécial : la direction d’entreprise s’oppose à la pérennisation de prestations du régime en vue de les renvoyer vers la protection sociale complémentaire plus coûteuse pour les cheminots (1 € de cotisation au régime spécial = 12 € de prestations contre 0.37 € de prestations pour 1 € pour un cheminot contractuel avec complémentaire-santé obligatoire).
  • Le budget des cheminots statutaires : 20 % des cheminots ont fait le choix de ne pas adhérer à une complémentaire-santé. Ceux-là y seraient contraints. Les cheminots statutaires cotisent à hauteur de 0.15 % de leur salaire pour le Régime Spécial. Le renvoi vers une complémentaire-santé sera plus coûteux. Enfin, les actifs devraient assumer les conséquences immédiates et lourdes pour les retraités actuels du Cadre Permanent.
  • Le budget des 180 000 cheminots retraités : la suppression des cheminots actifs des mutuelles cheminotes engendrera une suppression de la solidarité intergénérationnelle et conséquemment une hausse des cotisations mutualistes des retraités de l’ordre de 20 % dès la première année, soit en moyenne 20 € pour un retraité et 40 € pour un couple.
  • Le budget des cheminots actifs de manière générale : le dédommagement de la casse engendrée sur les retraités serait assumé par l’ensemble des affiliés actifs. Cette solidarité intergénérationnelle imposée par ce mauvais projet représenterait entre 26 et 30 € par mois de sur-cotisation pour l’ensemble des cheminots actifs, contractuels et statutaires.

TRIBUNE LIBRES des mutualistes CHEMINOTS

Le mouvement mutualiste, refusant de rester observateur du recul social, fait sienne et relaie très largement l’alerte de la Fédération CGT des Cheminots dans une récente tribune d’alerte rédigée et signée par 322 militants mutualistes cheminots issus de l’ensemble des mutuelles, de l’ensemble des territoires et de l’ensemble des organisations syndicales.

Ignorer cette nouvelle alerte, se refuser à mesurer les conséquences de ce projet irréfléchi et dispendieux, ne pas envisager les dommages certains et graves pour ne pas les éviter, relèverait de toute évidence d’une irresponsabilité dogmatique, tant de la part du patronat que de ceux qui prétendraient oeuvrer pour le bien des cheminots.

Cliquer sur l’image pour agrandir et lire la Tribune libre de mutualistes cheminots


Le Régime Spécial de Prévoyance des cheminots, conjugué à l’accès à la médecine de soins généraliste et spécialiste, apportent indéniablement une meilleure réponse aux besoins de santé, basée sur la prise en compte des contraintes professionnelles spécifiques et financée à partir de cotisations spécifiques.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots exige l’abandon du projet de vente forcée d’une assurance privée aux cheminots statutaires !

La CGT revendique ensuite :

  • Pour les personnels contractuels :
    • La réouverture du Statut et du Régime Spécial ;
    • Leur extension à l’ensemble des cheminots de la branche, pour une protection sociale de haut niveau, la défense du pouvoir d’achat des cheminots et une plus grande unité des droits ;
    • L’accès à la médecine de soins généraliste, spécialiste et aux laboratoires, financé par l’employeur pour tous les cheminots et leurs ayants-droit.
  • Pour les personnels statutaires :
    • La suppression de la limite à 184 jours de l’indemnisation des arrêts maladie prévue par le chapitre 12 ;
    • L’intégration des primes de travail et de traction dans l’assiette du maintien de salaire en cas de maladie.

La Fédération CGT des Cheminots a, en ce sens, adressé un courrier au président Farandou en date du 24 juin dernier pour porter ces exigences !

Pour sauvegarder et renforcer notre régime de protection sociale :

VOTEZ CGT DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022 !

Vous pouvez télécharger ou feuilleter ce 4 pages spécial.

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Des cheminots témoignent… épisode 3

Classifications rémunérations

| Les conditions sociales

Quelques semaines après la mise en œuvre de l’accord classifications et rémunérations à la SNCF, les premiers constats sont sans appel : Rémunération, déroulement de carrière, parcours professionnels, pénibilité, conditions de travail… tout passe à la moulinette du patronat. Contre cette casse sociale, la CGT organise la lutte pour gagner un statut social de haut niveau pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

« Rien ne change et c’est presque mieux qu’avant » martèlent-ils comme pour se dédouaner. La méthode Coué n’effacera pas la méthode « couac » matérialisée par la signature de cet accord. Mieux que les incantations pour justifier une signature qui peut à tout moment être retirée, laissons la parole aux cheminots eux-mêmes…(seuls les noms ont été modifiés).

TOUS À LA CLASSE 1

L’accord classification prévoit que tous les cheminots recrutés, quel que soit l’emploi, soient positionnés d’office sur la classe 1 durant leur formation initiale.

Arnaud E. « J’ai été recruté au service ingénierie à la Direction Technique de Réseau. Je suis titulaire d’un DUT (Bac +2) et mon emploi est positionné sur la classe 6. Pourtant je suis placé sur la classe 1 durant plus de 1 an de formation avec, certes, une rémunération correspondant à mon emploi mais avec le sentiment d’avoir été trompé, au regard des efforts pour obtenir ce diplôme. »

La CGT revendique des niveaux de recrutement et de parcours de formation ou professionnels en fonction des diplômes et de l’expérience.

GFA ET DÉROULEMENT DE CARRIÈRE : LA DUPERIE RÉVÉLÉE

Sous couvert de l’accord classifications, la direction a supprimé la GFA (Gratification de Fin d’Année) des cheminots contractuels. Elle a également supprimé les progressions salariales automatiques prévues dans la réglementation (au minimum 36,3 % pour les cheminots contractuels annexes A1 et B).

Yann F. « Je suis cheminot contractuel, vendeur en gare de Lyon. C’est vrai, j’ai d’abord cru à une augmentation lorsque j’ai eu mon salaire, après la mise en oeuvre de l’accord. En réalité, je me suis aperçu que j’avais touché qu’une petite partie de la GFA 2022 pour solde de tout compte de l’année et une indemnité qui ne compense pas la perte de la progression salariale automatique de 36,3 % que j’aurais dû percevoir sans cet accord. La CAF m’a avisé qu’au vu « de ma modification de revenu », je ne pouvais plus bénéficier de la prime d’activité de 152 euros dont je bénéficiais jusqu’à présent. »

La CGT revendique pour tous les cheminots contractuels et statutaires un système de classification et de rémunération :

  • avec un déroulement de carrière automatique pour tous les cheminots contractuels et statutaires (une PR tous les 4 ans/3 ans pour ADC et métiers à pénibilité avérée) soit une progression de plus de 70 % pour atteindre, avec l’ancienneté, le doublement du salaire sur la carrière (hors augmentations générales) ;
  • Une majoration d’ancienneté de plus de 30 % entre le début et la fin de carrière pour TOUS ;
  • Un véritable 13ème mois pour TOUS.

UNE NOUVELLE PRÉCARITÉ SALARIALE

L’accord institue une rémunération annuelle garantie sans rémunération mensuelle minimale garantie au-delà du SMIC. La rémunération mensuelle est désormais variable tout au long de l’année au gré des stratégies économiques.

Patrice L. « Je suis cheminot contractuel, caténairiste. J’établis mon budget familial au mois, en fonction du loyer mensuel, du remboursement mensuel de mon prêt auto et des multiples factures, comme tout le monde je pense. Je crains que ce salaire annuel « garanti » fragilise ma situation financière. »

La CGT revendique un système de classification et de rémunération pour tous les cheminots avec un salaire mensuel en fonction des diplômes, des formations, de l’expérience et de l’ancienneté.

La réalité est parfois crue et a le mérite de la clarté.

D’ailleurs, quand certains signataires de l’accord de branche n’ont pas validé son application à la SNCF, laissant la direction le faire de manière unilatérale, cela interroge. Ce qui était bien pour les cheminots de la branche ne le serait plus pour les cheminots de la SNCF ?

Alors que, quelques semaines après la signature de l’accord, le patronat ferroviaire était contraint de faire des propositions de réajustement salarial face à l’inflation et en raison de la bassesse des Rémunérations Annuelles Garanties, certains signataires ne validaient pas cet avenant sans toutefois faire valoir leur droit d’opposition. Aveu ou incohérence ?

Mieux, certains signataires déposent aujourd’hui des préavis (ce qui est leur droit le plus absolu) en revendiquant des dispositions qui ont été sacrifiées par la mise en oeuvre même de l’accord !

Il n’est pas trop tard pour retirer sa signature et exiger la réouverture de véritables négociations progressistes sur ce volet de la CCN, comme sur d’autres d’ailleurs. C’est ce que souhaite la CGT.

Face à ces situations bien réelles, générées par la déclinaison de l’accord de branche, la CGT intervient partout pour rétablir les cheminots dans leurs droits.

La CGT dit ce qu’elle fait et fait ce qu’elle dit !
Du 17 au 24 novembre 2022
VOTER CGT, C’EST GAGNER !

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ALLONS RÉCOLTER LE FRUIT DE NOTRE TRAVAIL !

Salaires

| Les conditions sociales

La mobilisation des cheminots pour les salaires les 6 juillet, 29 septembre et 18 octobre derniers a contraint la direction d’entreprise à annoncer des premières mesures générales et pérennes.

Les moyens existent pour augmenter les salaires. Ces moyens doivent cependant être utilisés efficacement pour améliorer le quotidien des cheminots.

Le salaire est le fruit du travail des salariés, sans lequel il n’existe aucune création de richesses. Cependant, les richesses produites par le travail sont concentrées entre les mains de quelques prédateurs.

Le salaire, fruit du travail des cheminots, essentiel pour vivre, est menacé par 4 dangers :

  • Le gel ;
  • L’arrosage unique ;
  • La taille annuelle ;
  • La greffe de somme fixe.

LA SNCF A UNE DETTE ENVERS LES CHEMINOTS

Par rapport à la hausse des prix, les pertes de pouvoir d’achat cumulées pour les cheminots s’élèvent à près de 30 % depuis 1983 alors que l’indice INSEE, évaluant cette hausse des prix, est lui-même un facteur de minimisation car il ne correspond pas à la consommation réelle des Français, notamment des salariés.

Les salaires des cheminots ont été gelés à partir de 2014 durant 7 années. Sans compensation de l’inflation, ce sont l’expérience, la qualification et la montée en compétence des cheminots, déjà sous-payées, qui compensent les pertes de pouvoir d’achat.

Cette cure d’austérité n’a cependant pas touché l’ensemble des cheminots. En 2018, les médias se faisaient l’écho du salaire de l’ancienne patronne de Voyageurs, devenue ministre de la Défense, qui émargeait à 1 800 € par jour lorsqu’elle sévissait au COMEX (52 569 € nets par mois en 2017).

La rémunération moyenne des 10 plus hauts dirigeants de l’entreprise, hors jetons de présence des différents conseils d’administration de filiales, s’élevait, en 2019, à 31 043 € par mois, soit 9.5 fois le salaire moyen des cheminots.

Face à cette situation inique, la Fédération CGT des Cheminots a initié une démarche unitaire qui a conduit à un appel unitaire à la grève le 6 juillet dernier.

Plus d’1 cheminot sur 3 ont répondu à cet appel, ce qui a contraint la direction à tourner le dos au gel des salaires et à annoncer des mesures salariales pérennes, générales et rétroactives au 1er avril 2022.

LE SALAIRE PRIME SUR LE POURBOIRE

Le Gouvernement soutient très ouvertement le patronat auquel il n’impose aucune contrainte, notamment quant à une meilleure répartition des richesses.

Au lieu d’imposer les augmentations de salaires, le Gouvernement multiplie les créations de primes en tous genres, primes Macron, primes de partage de valeur, primes d’intéressement… qui ont toutes la même nature, sont ponctuelles, exonérées de financement de la Sécurité sociale et déductibles des impôts sur les sociétés.

L’efficacité de ces primes ne convainc que ceux qui supposent que les prix baisseront à l’avenir et que les salaires n’ont donc pas besoin d’être durablement augmentés.

En outre, les exonérations de cotisations sociales menacent en profondeur le financement de la Sécurité sociale, la réponse aux besoins de santé, le financement des pensions de retraite, et conséquemment le pouvoir d’achat des salariés. Un salaire pour le mois, un salaire pour la vie !

LES CHEMINOTS VEULENT BOUCLER CHAQUE FIN DE MOIS

Un accord de branche au RAG des pâquerettes

L’accord de branche classifications-rémunérations signé par l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT ne permet en aucun cas de protéger les cheminots de la hausse des prix, tant en raison de l’indigence des minima salariaux que des méfaits de l’annualisation des salaires.

Le principe de Rémunération Annuelle Garantie (RAG) instaure une annualisation du salaire qui permet les fluctuations de salaire en cours d’année et est, dès lors, impropre à répondre aux aspirations des cheminots dont le budget s’établit par mois, et non par année. Le principe d’un minimum annuel de rémunération, alors que les salaires sont heureusement versés chaque mois en vertu de la loi, conduit à ce que ce « droit » à rémunération ne soit opposable qu’à la fin de l’année.

L’addition des rémunérations perçues par un cheminot sur une année permet de constater que l’ensemble des cheminots de la branche perçoit aujourd’hui davantage que les minima prévus par l’accord, ce qui en démontre l’inutilité absolue.

Il est cependant parfaitement inexact de diviser par douze ou treize une rémunération annuelle pour en déduire une rémunération mensuelle. Le principe de l’annualisation veut que ce ne soit pas une mensualisation et il est loisible à l’employeur de verser le SMIC durant douze mois, puis d’atteindre « l’objectif » minimal en versant une prime en fin d’année. Dans cette configuration, le salarié ne pourra, au mieux, espérer un salaire décent qu’une fois par an.

LE POPULISME, ÇA NE NOURRIT PAS SON CHEMINOT !

Pour la CGT, le salaire doit matérialiser la reconnaissance des qualifications, qu’il s’agisse des diplômes à l’embauche, acquis en cours de carrière, ou l’expérience liée à l’ancienneté.

Les augmentations générales de salaires doivent donc viser à :

  • Compenser les hausses de prix pour maintenir ou améliorer le pouvoir d’achatdes cheminots ;
  • Partager les richesses créées par les cheminots ;
  • Ne pas remettre en cause la reconnaissance des qualifications.

Dans ce cadre, les augmentations de salaires en somme uniforme sont à proscrire car elles entraînent une remise en cause de la reconnaissance des qualifications.


Exemple :

Le panier moyen mensuel des ménages est de 2 200 € (moyenne des dépenses totales de consommation des ménages selon l’INSEE).

  • Un cheminot PR10 au 2ème échelon d’ancienneté perçoit environ 1 870 € brut par mois hors EVS, soit environ 1 500 € net. Le pouvoir d’achat de ce cheminot est donc de 0.68 panier par mois.
  • Un cheminot PR10 au 5ème échelon d’ancienneté perçoit environ 1 960 € brut par mois hors EVS, soit environ 1 570 € net. Le pouvoir d’achat de ce cheminot est donc de 0.72 panier par mois.
  • Un cheminot PR17 au 5ème échelon d’ancienneté perçoit environ 2 300 € brut par mois hors EVS, soit environ 1 845 € net. Le pouvoir d’achat de ce cheminot est donc de 0.84 panier par mois.

Le pouvoir d’achat des cheminots est donc lié à la reconnaissance de leurs qualifications (diplômes, examens et expérience liée à l’ancienneté) et ce n’est que justice sociale !

Dans un contexte d’inflation à 6 %, le prix du panier moyen passe à 2 330 €.

Une augmentation de salaire en somme uniforme de 500 € brut par an (42 € par mois, soit 33 € net) se traduit par rapport à ce nouveau prix par :

  • Pour un cheminot PR10 au 2ème échelon d’ancienneté, une rémunération mensuelle brute de 1 912 €, soit environ 1 533 € net. Le pouvoir d’achat de ce cheminot est désormais de 0.66 panier par mois (perte de 0.02 panier par mois) ;
  • Pour un cheminot PR10 au 5ème échelon d’ancienneté, une rémunération mensuelle brute de 2 002 €, soit environ 1 603 € net. Le pouvoir d’achat de ce cheminot est désormais de 0.69 panier par mois (perte de 0.03 panier par mois) ;
  • Pour un cheminot PR17 au 5ème échelon d’ancienneté, une rémunération mensuelle brute de 2 348 €, soit environ 1 878 € net. Le pouvoir d’achat de ce cheminot est désormais de 0.80 panier par mois (perte de 0.04 panier par mois).

Avec des augmentations générales en somme uniforme, tous les cheminots sont perdants et davantage encore en fonction de la qualification professionnelle ou de l’ancienneté !


Face à une hausse des prix en pourcents, seule une augmentation générale des salaires en pourcentage au moins égal peut permettre de maintenir le pouvoir d’achat pour tous.

C’est pourquoi la CGT revendique notamment :

  • Une grille reconnaissant les qualifications à l’embauche et acquises en cours de carrière ;
  • Le relèvement des minima pour un salaire de début de grille égal auSMIC, que la CGT revendique à 2 000 € brut pour 32 heures, soit15 € par heure pour un salarié sans qualification ;
  • L’indexation automatique des salaires sur les hausses de prix ;
  • Des augmentations générales de salaires en pourcentage ;
  • La rétroactivité au 1er janvier 2022 des mesures prises lors des dernières NAO de juillet 2022.

La Fédération CGT des Cheminots a initié une démarche interfédérale et a proposé aux autres organisations syndicales d’appeler les cheminots à agir par la grève le 10 novembre prochain pour exiger de véritables augmentations générales des salaires !

Nous déplorons que celles-ci aient renvoyé l’action unitaire à plus tard même si nous continuerons de travailler à l’unité la plus large.

Pour la CGT, il est impératif d’agir !

C’est pourquoi, nous appelons les cheminotes et cheminots à agir par la grève le 10 novembre prochain et à voter CGT du 17 au 24 novembre !

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IMPOSONS NOS CHOIX, EXIGEONS DES MOYENS !

Temps partiel

| Les conditions sociales

La politique d’emploi et de rémunération menée par la direction pèse sur les droits des cheminots en matière d’accès au temps partiel choisi.

La CGT revendique un statut social de haut niveau garantissant à tous les cheminots la possibilité d’accéder au temps partiel choisi.

L’accord Temps Partiel choisi signé par la CGT en juin 2000 a apporté de nouveaux droits aux cheminots pour mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.

Les bénéficiaires ont jusqu’alors toujours été plus nombreux. Cependant, pour la première fois, l’entreprise enregistre une baisse significative des bénéficiaires de l’accord, passant de 12 741 à fin 2019 à 11 869 en 2021.

DES SOUS-EFFECTIFS CHRONIQUES QUI PÈSENT SUR LES DROITS

La politique de la direction en matière d’emploi s’est traduite par une forte baisse des effectifs et des sous-effectifs dans la plupart des chantiers.

Les cheminots peuvent mesurer les effets de ces coupes franches dans les effectifs, par la dégradation de leurs conditions de travail et du service rendu aux usagers (Plan de Transport Adapté par manque de moyen humain et matériel, disparition des services en gare…).

Cette politique a aussi des conséquences sur la vie familiale des cheminots.

Au-delà des repos et des congés refusés ou reportés, les cheminots se voient régulièrement refuser l’accès au temps partiel sous prétexte d’une incompatibilité avec la production.

Certains cheminots à temps partiel se voient également imposer une augmentation de leur temps de travail dans le cadre d’un renouvellement de leur temps partiel.

UNE AUSTÉRITÉ SALARIALE QUI RESTREINT L’ACCÈS AU TEMPS PARTIEL

Les 8 années de gel des salaires pèsent lourdement sur les conditions de vie des cheminots et leurs capacités financières à réduire leur temps de travail.

Cet appauvrissement a rendu l’accès au temps partiel impossible pour de nombreux cheminots, et particulièrement les cheminotes qui perçoivent généralement les salaires les plus bas.

L’envol des prix des produits alimentaires, des carburants, des énergies… va aggraver cette situation (plus de 6,2 % d’inflation).

De plus, avec des niveaux de rémunération annuels très bas, l’accord de branche signé par l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT aggrave la situation, notamment pour les nouveaux embauchés.

La CGT revendique :

  • L’augmentation générale des salaires ;
  • La revalorisation/refonte des primes de travail et équivalent pour les cheminots contractuels ;
  • Des emplois pour assurer la production et permettre aux cheminots de tous les métiers d’accéder facilement au temps partiel choisi.

DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022,
VOTER CGT, C’EST GAGNER !

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LES DROITS À LA CPA REMIS EN CAUSE !

Fin de carrière

| Les conditions sociales

Les accords validés dans la branche ferroviaire par les organisations syndicales dites réformistes menacent le droit des cheminots aux dispositifs de CPA (Cessation Progressive d’Activité).

Contre cette casse, la CGT revendique un statut social de haut niveau pour tous les cheminots contractuels et statutaires.

Ensemble, gagnons sur nos revendications.

Avec la mise en oeuvre à la SNCF des accords validés dans la branche ferroviaire, c’est un véritable coup de massue que vont prendre les cheminots.

LES CHEMINOTS CONTRACTUELS ÉCARTÉS DU DISPOSITIF CPA

En cas de perte de « marché » de transport ferroviaire de voyageurs par la SNCF, l’accord prévoit que les cheminots contractuels du GPU transférés perdront tous les droits inhérents à la CPA.

Pour rappel, la CPA permet la réduction progressive de son activité professionnelle sur trois ans maximum avant sa fin de carrière, tout en conservant l’intégralité des droits à la protection sociale (maladie et retraite) si le cheminot a travaillé au moins 23 ans (ou 18 ans pour les ADC).

Pourtant affiliés à des régimes de protection sociale différents, la CGT, aux côtés des cheminots, avait obtenu les mêmes droits au CPA pour tous les cheminots contractuels et statutaires.

Alors que la CGT, aux côtés des cheminots, revendique l’extension du régime spécial à tous les cheminots de la branche, cet accord valide dans la CCN (Convention Collective Nationale) vient à nouveau réduire les droits des cheminots.

UN PACTE DÉVASTATEUR DE DROITS

Avec la mise en œuvre de l’accord classifications-rémunérations, signé par l’UNSA, Sud-Rail et la CFDT, de nombreux cheminots ont été administrativement sortis de leur emploi reconnu à pénibilité avérée sans même changer de poste ou de travail.

Ils ont été placés sur des emplois non-reconnus à pénibilité avérée.

De fait, les cheminots concernés peuvent perdre l’accès aux dispositifs liés à la reconnaissance de la pénibilité, comme l’aménagement du temps de travail en fin de carrière (prise en charge des cotisations patronales et salariales par l’employeur et majoration de l’indemnité CPA).

DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022,

JE CHOISIS DE GAGNER
DE MEILLEURES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL,

JE VOTE CGT !

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DES CHEMINOTS TÉMOIGNENT… épisode 1

Classifications rémunérations

| Les conditions sociales

Quelques semaines après la mise en oeuvre de l’accord classifications et rémunérations à la SNCF, les premiers constats sont sans appel : Rémunération, déroulement de carrière, parcours professionnels, pénibilité, conditions de travail… tout passe à la moulinette du patronat. Contre cette casse sociale, la CGT organise la lutte pour gagner un statut social de haut niveau pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

« Rien ne change et c’est presque mieux qu’avant » martèlent-ils comme pour se dédouaner. La méthode Coué n’effacera pas la méthode « couac » matérialisée par la signature de cet accord. Mieux que les incantations pour justifier une signature qui peut à tout moment être retirée, laissons la parole aux cheminots eux-mêmes…(seuls les noms ont été modifiés).

PÉNIBILITÉ : LA GRANDE ESCROQUERIE

En l’espace de quelques jours, la direction a sorti administrativement de nombreux cheminots dont le métier était précédemment répertorié à pénibilité avérée. Ces cheminots perdent leurs droits liés à la pénibilité.

Michel H. « Je suis qualification D (classe 4), opérateur de maintenance au Technicentre de Nevers depuis 19 ans et 9 mois, j’aurais pu prétendre au bout de 20 ans à des mesures spécifiques d’aménagement de fin de carrière (CPA) et à une majoration de la prime de travail car j’exerçais un emploi répertorié à pénibilité avérée. Le 1er juillet, avec la mise en oeuvre de l’accord classifications, je réalise le même travail, mais je suis classé sur l’emploi de Technicien de maintenance (classe 4) conformément à l’accord classifications. Ce métier n’est pas répertorié à pénibilité avérée. Je perds donc définitivement ces droits ? »

La CGT revendique un système de classifications et de rémunérations qui maintient et étend les droits spécifiques aux cheminots exerçant un emploi à pénibilité avérée.

DES DÉCLASSIFICATIONS SCANDALEUSES

Alors que les cheminots au statut sont positionnés sur la classe de rémunération correspondant à leur qualification (Classe 2 = qualification B, etc.), les 21 000 cheminots contractuels sont positionnés sur la classe de l’emploi qu’ils occupent. La direction s’évertue à déclasser les postes avec des conséquences scandaleuses pour les cheminots contractuels.

Claude B. « Je suis cheminot au statut, qualification F et mon collègue José est cheminot contractuel. Nous travaillons tous les deux en roulement sur un poste dit à fourchette E/F à Gares et Connexions. Le 1er juillet 2022, la direction a positionné le poste à la classe 5. J’ai été positionné sur la classe 6 (qualification F) et José sur la classe 5 (qualification E) ».

La CGT revendique le même système de classification et de rémunération pour tous les cheminots (contractuels et statutaires).

Un système unique qui détermine la qualification de tous les cheminots en fonction de leurs diplômes, de leurs formations et de l’expérience, quels que soient les postes ou les emplois qu’ils occupent.

DES INÉGALITÉS ET DES DISCRIMINATIONS ENCOURAGÉES

L’accord classifications ne met pas en place une grille de rémunération impérative et égale pour tous les cheminots. Il indique uniquement des seuils de rémunération annuelle, complètement inopérants car très en deçà des salaires qui existent à la SNCF. Finalement, la rémunération est négociée de gré à gré entre le cheminot contractuel et la direction sans aucun cadre, critère ou contrôle. L’accord fait la part belle au dumping social et à toutes formes de discriminations.

Amina B. « Comme mon collègue Romain, je suis agent circulation, dans le même poste d’aiguillage, en région Parisienne. Nous avons été recrutés en même temps, en septembre 2022. Nous avons la même expérience professionnelle et le même niveau de diplôme. Pourtant, nos rémunérations sont différentes. Ma rémunération annuelle d’embauche est inférieure de 2 500 euros à celle de Romain. »

La CGT revendique une grille de salaire unique impérative avec un salaire d’embauche à 2 000 euros brut comme début de grille (sans diplôme et sans expérience) afin d’empêcher le dumping social et lutter contre toutes les formes de discrimination.

Face à ces situations bien réelles, générées par la déclinaison unilatérale de l’accord de branche, la CGT intervient partout pour rétablir les cheminots dans leurs droits.

La CGT dit ce qu’elle fait et fait ce qu’elle dit !

Retrouvez bientôt l’épisode 2…

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2022 : LA HAUSSE DES SALAIRES N’EST PAS SUFFISANTE !

Grève nationale tous services le 10 novembre 2022

| Les conditions sociales

Le 18 octobre a été une journée de grève puissante sur les salaires à la SNCF.
La plupart des assemblées générales, qu’elles aient décidé de reconduire le 19 ou non, ont demandé une suite rapide.
La CGT répond à leur demande en appelant à la grève le 10 novembre.
Nous n’acceptons pas la décision de la Direction SNCF de clore les négociations 2022.
Avec 5,8 % d’inflation en 2022, les cheminots perdraient encore plus de pouvoir d’achat que les années précédentes si l’on en restait là !

Négociations 2022 ou 2023 ? Il faut choisir !

La Direction SNCF veut clore les négociations 2022.

Autrement dit, cette année, les cheminots ne bénéficieraient que de 1,4 % + 400 €/an d’augmentation des salaires. Le dégel amorcé le 6 juillet était un point positif après 8 années sans augmentation générale. Mais avec 5,8 % d’inflation cette année (prévisions INSEE), nous ne pouvons pas en rester à ces mesures !

Pour rappel, sur les 8 dernières années, avec le gel des salaires, les cheminots ont perdu entre 0,04 % et 1,85 % de pouvoir d’achat par an selon l’inflation de l’année.

En 2022, si nous en restons aux mesures de juillet, les cheminots perdraient entre 2,4 % (pour les plus basses rémunérations) et 3,7 % (pour les plus hautes) de pouvoir d’achat par rapport à l’inflation.

Si, par ailleurs, on n’utilise pas l’indice global d’inflation mais que l’on regarde dans le détail les dépenses réelles d’un salarié, la situation est encore pire :

  • Carburants : +19 % de septembre 2021 à septembre 2022 (source Insee), soit +11,2 € pour un plein de 40l ;
  • Alimentation : +12,4 % d’octobre 2021 à octobre 2022 (source « Le Monde »), soit +12,7 € pour un chariot de courses ;
  • Chauffage : gaz, fioul ou bois +40 à 45 € par mois minimum ;
  • Électricité : +3 € par mois (avec tarif régulé, sinon c’est +40 à 50 €).

Si vous faites 2 pleins d’essence par mois, et les courses chaque semaine, vos factures ont déjà augmenté de pratiquement 120 € par mois alors que votre salaire (net) n’a progressé que de 40 à 60 € avec les mesures arrachées en juillet. Il y aurait donc une perte importante de pouvoir d’achat si l’on en reste là.

On ne peut pas en rester à un record de pertes pour 2022 !

La Direction SNCF veut convoquer des NAO 2023 en décembre. Autrement dit, il n’y aurait plus rien à discuter pour 2022, c’est inacceptable ! Pour la CGT il faut une mesure supplémentaire pour 2022 afin qu’aucun cheminot ne perde de pouvoir d’achat. Il faut des NAO complémentaires en novembre !

NON la SNCF n’est pas l’entreprise la plus généreuse

Pour stigmatiser les cheminots dans l’opinion publique, la Direction SNCF parle de plus de 6 % d’augmentation de salaire attribués en 2022. Les cheminots pourront faire le calcul en regardant leur fiche de paye.

En réalité les mesures générales ne représentent qu’entre 2,1 % (pour les plus hauts salaires) et 3,4 % (pour les plus bas salaires). Beaucoup de grandes entreprises font mieux. Par exemple :

  • Carrefour 5,3 % ;
  • Air France 5 % ;
  • Total 5 % ;
  • Bouygues 4,5 % ;
  • La Poste 4 % ;
  • Bonduelle 4 % ;
  • Kronenbourg 4 % ;
  • Airbus 3,9 %.

Ces montants ne sont que des augmentations générales. Ils n’incluent pas les augmentations individuelles (promotion, ancienneté) ou les primes ponctuelles.

Le 10 novembre : une journée qui va peser !

Dans de nombreuses entreprises, des exigences salariales fortes se sont révélées, notamment avec le contexte créé par la grève des raffineries.

Une nouvelle journée d’action interprofessionnelle a été programmée le 10 novembre pour répondre aux demandes de visibilité des luttes salariales dans les entreprises.

Cette journée permet à chaque entreprise de défendre ses propres revendications, et elle permet aussi de porter des revendications globales (hausse du SMIC, égalité salariale femmes-hommes, échelle mobile des salaires).

Une très grosse grève (unitaire) est prévue à la RATP ce jour-là, mais aussi des appels dans la fonction publique et diverses entreprises privées.

Dans le cadre de la nouvelle démarche de concertation immédiate engagée sur les salaires, les 4 organisations syndicales ont été reçues le 26 octobre dernier.

Toutes conviennent que le compte n’y est pas !

La CGT a proposé à l’UNSA, SUD-Rail et CFDT d’agir unitairement le 10 novembre prochain.

Nous regrettons que celles-ci n’aient pas donné de suite favorable à cette proposition. Elles font le choix de renvoyer l’action unitaire à plus tard…

ALLONS CHERCHER UNE HAUSSE DE NOS SALAIRES COMPLÉMENTAIRE À CELLE DE JUILLET

EXIGEONS DE VRAIES AUGMENTATIONS POUR 2022 !

LE 10 NOVEMBRE TOUS ET TOUTES EN GRÈVE

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FRET SNCF : LES GRÉVISTES RÉTABLIS DANS LEURS DROITS, MAIS RIEN N’EST JOUÉ !

| Les conditions sociales

La direction de Fret SNCF a décidé unilatéralement de mettre en place de nouvelles modalités de retenues pour fait de grève, sanctionnant les cheminots de Fret SNCF par le prélèvement de sommes beaucoup plus importantes que le reste des cheminots du GPU.

La Fédération CGT des cheminots, après avoir déposé une demande d’audience auprès de la direction du GPU SNCF, a été reçue ce mardi 11 octobre.

Pour rappel, lors de la création de la SAS Fret SNCF, la direction de l’entreprise a modifié les modalités d’exercice du droit de grève pour les cheminots du Fret. Depuis, ce sont les règles de droit privé qui s’appliquent. C’est donc avec plus de deux ans d’écart que la direction a décidé de ne plus appliquer, pour les cheminots de Fret SNCF, le décompte de jours en grève en 30ème tel que dicté, pour l’ensemble du GPU SNCF, par le GRH0131 article 195 (DA, DB, DC). Et pour cause, les modalités d’exercice du droit de grève sont à dissocier des modalités de retenues pour fait de grève.

La main sur le coeur, la direction du GPU SNCF assure que cette décision n’a pas pour objectif de contraindre davantage l’usage du droit de grève, mais confirme l’autonomisation de Fret SNCF. Pour elle, cette décision résulterait d’une considération uniquement juridique ; une posture qui ne saurait duper la CGT.

D’ailleurs, la direction du GPU concède le remboursement du trop prélevé (par rapport aux modalités du GRH0131) depuis le changement de pratique jusqu’à aujourd’hui tel que réclamé par la Fédération CGT des cheminots. Cet engagement sera formalisé dans le compte rendu écrit exigé par la CGT.

Pour autant, la direction justifie ce rétablissement par l’absence d’information concernant ce changement aux cheminots du Fret, qui l’explique. Une façon bien maladroite de ne pas valider la position de la Fédération CGT des cheminots.

Bien que la Fédération CGT des cheminots ait imposé cette « régularisation », la direction entend, pour l’heure, réécrire le GRH0131 aux fins d’exclure, sur ce point, les cheminots de la SAS Fret SNCF. La direction annonce avoir une version modifiée du texte prête à être officialisée, tout en indiquant que les arguments développés par la Fédération CGT des cheminots méritent réflexion…

Pour la CGT, cette exclusion, traduisant un pas supplémentaire vers l’éclatement du corps social, l’autonomisation de Fret SNCF, est inacceptable !

La Fédération CGT des cheminots a réaffirmé son exigence : les retenues pour fait de grève doivent continuer de suivre les mêmes modalités pour tous les cheminots du GPU SNCF, Fret compris, tel que prévu par le GRH0131 !

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