Fédération CGT des Cheminots


Pas d’austérité pour le service public ferroviaire !

29 septembre : journée de lutte interprofessionnelle

| Communiqué

L’été 2026 a mis en exergue des décennies de choix politiques mortifères pour les services publics.
De la Sécurité Civile à la situation sanitaire et sociale dans les hôpitaux ou encore dans les chemins de fer, les politiques d’austérité conduisent nos services publics au bord du précipice !

Le Gouvernement Lecornu poursuit le récit édicté par Macron : la dette française est abyssale, la guerre est à nos portes et la crise financière couve, il faut donc faire des choix !

Ce sont donc, comme à chaque fois, les services publics qui sont privés de moyens pour fonctionner, ce sont les droits sociaux des plus précaires qui sont ciblés, ce sont les étrangers les boucs émissaires pendant que le Capital, lui, est préservé !

Dans les faits, l’austérité ne s’applique pas partout !

Au moment même où le Gouvernement nous explique que les caisses sont vides, plus de 415 milliards d’euros sont mobilisés au titre de la loi de programmation militaire, avec 36 milliards supplémentaires ajoutés dans la foulée, sans le moindre débat au Parlement.

Les aides et les exonérations de cotisations faites aux entreprises sans contrepartie, elles, sont par contre toujours garanties…

Sur le rail, les canicules à répétition ont provoqué jusqu’à trois fois plus d’incidents par jour que d’ordinaire. La production ferroviaire s’est retrouvée impactée par les suppressions de trains, les retards et les conditions de travail des cheminot·e·s ont été considérablement dégradées.

Pour la CGT, le bilan est sans appel : le plan canicule de la Direction est loin des exigences portées par les cheminot·e·s !

Le manque d’effectif est chronique, il impacte tous les métiers et les services. Certaines directions locales ont annoncé, dès la rentrée, le gel des embauches prévues dans le cadre du budget 2026 !

Dans ce contexte, les messages de remerciement et d’encouragement du Président Castex envoyés aux cheminot·e·s ces derniers jours n’éteindront pas l’incendie sur les chantiers et ne suffiront pas à calmer la colère qui s’est exprimée, notamment le 10 juin dernier !

Par ailleurs, la pseudo-consultation des cheminots lancée à grand renfort de Temps Réel pour les associer à la stratégie patronale relève non seulement d’une manipulation grossière, mais va, sans aucun doute, exacerber les tensions déjà palpables.

DES REVENDICATIONS LÉGITIMES SONT PORTÉES PARTOUT ET DES RÉPONSES CONCRÈTES SONT ATTENDUES !

Durant toute la période estivale, la CGT a agi pour préserver les droits de celles et ceux qui font, chaque jour, le service public ferroviaire.

Des luttes et des mobilisations se sont construites au plus près du terrain et, d’ores et déjà, plusieurs régions ont décidé d’agir durant le mois de septembre.

Dans le même temps, sur le plan national, les organisations syndicales de la fonction publique ont décidé d’un appel à la grève et aux manifestations le 29 septembre prochain.

Il est donc nécessaire de porter nos revendications spécifiques (investissement dans l’infrastructure et sa régénération, filialisation, avenir du Fret, droits collectifs, emploi, sécurité), tout en s’associant à la bataille commune contre l’austérité budgétaire.

En effet, ce que vivent les cheminot·e·s, les hospitalier·e·s, les pompier·e·s, les agent·e·s des finances publiques et des collectivités n’est pas une somme de crises sectorielles : c’est un choix politique unique, celui d’un budget 2027 qui annonce, une nouvelle fois, des coupes sévères dans l’engagement financier public.

C’EST POURQUOI LA CGT CHEMINOTS APPELLE L’ENSEMBLE DES PERSONNELS À AGIR LE 29 SEPTEMBRE PROCHAIN ET À S’INSCRIRE MASSIVEMENT DANS LES ACTIONS QUI SERONT DÉCIDÉES EN TERRITOIRE À L’APPEL DES SYNDICATS CGT.

LE 29 SEPTEMBRE, AGISSONS POUR PRÉSERVER NOS SERVICES PUBLICS ET NOS DROITS !

 

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Notre seule boussole : l’unité des cheminot·es !

Interfédérale

| Communiqué

Les quatre fédérations représentatives nationalement se sont à nouveau réunies le 7 septembre au soir sous l’impulsion de la CGT.
L’objectif : tracer des perspectives revendicatives les plus unitaires possibles au regard de la situation sociale dans les entreprises du ferroviaire et plus globalement dans le pays.

Pour la CGT, les questions liées à la paix, au climat, aux services publics et aux salaires doivent trouver des réponses dans la lutte sociale. Cheminot·e·s et citoyen·ne·s : nous avons notre mot à dire !

En ouverture de cette rencontre, la Fédération CGT des cheminots a rappelé que les enjeux de la paix, du climat et des moyens pour les services publics sont d’ores et déjà mis en avant avec un appel à la mobilisation large :

  • le 21 septembre, journée internationale pour la paix,
  • le 26 septembre avec une grande marche pour la paix et le climat
  • le 29 septembre à l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique.

La Fédération CGT est également revenue sur la production ferroviaire estivale catastrophique où le manque de moyens humains, financiers et matériels se sont cruellement fait sentir. Elle a par ailleurs proposé de construire unitairement des suites à la puissante journée de grève nationale du 10 juin dernier pour gagner de nouvelles avancées pour les cheminot·e·s.

La Fédération CGT des cheminots a fait les propositions suivantes :

  • Concernant les 21, 26 et 29 septembre : une expression unitaire autour des sujets budgétaires, les besoins pour le service public ainsi que sur les enjeux climatiques et la paix, assortie d’un appel à agir.
  • Concernant les salaires : un appel à agir (grève nationale et/ou rassemblement à caractère national) si des négociations s’ouvrent au quatrième trimestre autour de nouvelles NAO. Les fédérations ont convenu de se rencontrer après le 22 septembre (jour de l’Observatoire des rémunérations) pour discuter des perspectives sur le sujet.
  • Concernant les suites à donner à la puissante grève du 10 juin, notamment sur :
    > L’arrêt du processus de mise en concurrence et un moratoire sur les restructurations ;
    > Le maintien des droits sociaux pour l’ensemble des cheminot·e·s,

la proposition formulée par la CGT n’a, pour l’heure, pas recueilli l’unanimité des OS. Nous le déplorons.

Sur l’ensemble de ces sujets, la Fédération CGT des cheminots continuera d’impulser la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible, en privilégiant ce qui constitue le seul rapport de forces à même de bousculer le camp d’en face :
L’UNITÉ DES CHEMINOT·E·S !

 

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Des milliards qui coûtent cher aux cheminots et aux usagers !

| Communiqué

Les comptes du Groupe pour le premier semestre ont été présentés ce 27 juillet 2026.

Cette nouvelle hausse du chiffre d’affaires (21,9 Md€) et du résultat net (1,2 Md€) se conjugue
avec une autre réalité : la baisse des moyens et des droits pour les cheminots, la hausse des prix et la dégradation des conditions de transport pour les usagers.

Pour la CGT, il y a urgence à changer de modèle.

Nous pouvons nous satisfaire que de plus en plus de voyageurs prennent le train (TGV +2,8 %, TER +2,3 %, Transilien +4 %). Cette tendance, qui s’inscrit désormais dans la durée, nécessite un changement de politique pour répondre aux besoins croissants de transport par le rail.

La hausse de la fréquentation des trains s’accompagne d’une dégradation de la production.

Le cloisonnement des activités, les aléas climatiques, le matériel vieillissant, la réduction des plans de transport ont des conséquences importantes sur le fonctionnement du système et impactent de manière dramatique certains territoires (pour exemple, sur Intercités -3,8 % de fréquentation).

De plus, les retards de livraison de nouveaux matériels (notamment TGV et Intercités) empêchent toute offre supplémentaire, tant en quantité qu’en qualité, pour répondre aux besoins des populations.

Ainsi, guidé par un objectif purement financier, ce sont les usagers, par les prix des billets, et les cheminots, par une pression accrue sur l’emploi, les salaires, les droits et les conditions de travail, qui passent à la caisse.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il faut se donner des objectifs d’un report modal ambitieux et y allouer les moyens pour y parvenir afin de faire face aux enjeux environnementaux. Cela implique un changement de modèle mettant au cœur le service public SNCF.

Face aux enjeux environnementaux et sociaux, la réunification du système ferroviaire est plus que jamais urgente.

Le développement de l’offre ferroviaire pour répondre aux besoins ne doit pas se heurter aux limites des capacités industrielles, aux choix inefficaces du financement actuel du système ferroviaire et au dogme de la concurrence.

Pour la Fédération CGT des cheminots, la concurrence comme alternative au désengagement de l’Etat est une impasse.

Promouvoir la contribution au financement du réseau par les autres opérateurs privés, via le fonds de concours, est un leurre.

Ce mécanisme alimente la libéralisation du rail, donc le dumping social pour les cheminots et la dégradation des conditions de transports pour les usagers.

L’État doit être stratège de la politique des transports et singulièrement sur le temps long de la production ferroviaire.

Toujours force de propositions, la Fédération CGT des cheminots revendique :

  • L’urgence d’une véritable loi de financement pluriannuelle des investissements permettant de moderniser, développer le réseau sans en sacrifier des parties.
  • La réunification du système ferroviaire dans une entreprise publique, unique et intégrée : La SNCF.
  • L’amélioration des droits de l’ensemble des cheminotes et cheminots de la branche ferroviaire,
  • L’amélioration des conditions de travail et de vie notamment par des emplois qualifiés ainsi que des augmentations générales des salaires.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE À L’UNITÉ DES CHEMINOTS POUR DONNER DES SUITES À LA PUISSANTE JOURNÉE DE GRÈVE  DU 10 JUIN DERNIER.

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Incendies en Gironde : La CGT agit !

| Communiqué

Dès lors que les conditions de propagation des incendies ont pris de l’ampleur, avec notamment les premières évacuations, la CGT est entrée en contact avec les différentes directions afin de s’assurer que tous les cheminots :

  • soient en sécurité et bénéficient d’une solution d’accueil temporaire ;
  • soient libérés de la production s’ils ne peuvent se rendre sur leur lieu de travail ;
  • soient exemptés de travail s’ils sont touchés par les évacuations ;
  • soient libérés, sans aucune contrainte, s’ils sont pompiers volontaires (sans décompte des jours spécifiques prévus par les conventions au regard du contexte particulier) ;
  • bénéficient des mesures spécifiques de protection dès lors qu’ils sont à la production.

Les syndicats CGT locaux ont également dressé une liste de camarades pouvant accueillir à leur domicile des cheminots et leur famille.

Les élus CGT en responsabilité au CASI Bordeaux ont aussi fait le choix de mettre en place des mesures spécifiques concernant les activités sociales :

  • Le CASI met à disposition les gîtes disponibles pour les cheminots qui n’auraient pas de solution d’hébergement, ainsi que les salles polyvalentes pouvant servir à des accueils collectifs ;
  • Les ALSH (centres de loisirs) maintiennent l’accueil des enfants dans ces structures, dans le respect des modalités prévues par l’arrêté préfectoral ;
  • Les réservations de vacances annulées en raison des incendies ou des fumées donneront lieu à un remboursement intégral.

La Fédération CGT et ses structures se tiennent aux côtés des cheminots, démontrant une fois de plus que la solidarité n’est pas une option !

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ET MAINTENANT ?

| Communiqué

Le Président CASTEX vient d’annoncer le remaniement de l’équipe dirigeante de la SA Voyageurs et l’abandon du projet Destination 2030.
Au-delà de la valse des dirigeants, ce sont les orientations et les politiques menées qui doivent être profondément revues !

L’action unitaire du 10 juin et le niveau de mobilisation des cheminots a permis d’acter l’arrêt des restructurations – et singulièrement de Destination 2030, qui visait à reconfigurer la SA Voyageurs dans une logique purement business liée à l’ouverture à la concurrence des services conventionnés et à l’arrivée de nouveaux acteurs dans les Services Librement Organisés (SLO).

Pour la CGT, ce sont les logiques de démantèlement et de morcellement du service public SNCF en une multitude de sociétés dédiées qui doivent être urgemment stoppées.

La balkanisation de l’entreprise et la logique d’abaissement des droits des cheminots, sous couvert d’une ouverture à la concurrence qui s’avère d’ores et déjà comme une scandaleuse gabegie financière, est une erreur d’aiguillage qu’il faut corriger pour remettre la SNCF sur la voie du service public.

Au-delà du gouffre financier pour servir des intérêts privés, cet éclatement de l’entreprise est un non-sens au regard de la désoptimisation de l’organisation de la production et du système ferroviaire qui, cloisonné et étanchéifié dans des dizaines de PME du rail, est condamné à perdre en efficacité et en capacité de réponse aux besoins du service public.

À l’inverse, la CGT est porteuse de propositions visant à réunifier le système ferroviaire en remettant de la transversalité, de la coopération, des passerelles, des parcours professionnels, mais aussi des droits matérialisant une unité sociale, gage du bon fonctionnement de l’ensemble.

La grève du 10 juin dernier, dans un cadre unitaire, a constitué une première étape et a permis de faire bouger les lignes. En ce sens, la Fédération CGT des cheminots continuera à créer les conditions de l’unité des cheminots pour arracher de nouvelles conquêtes.

Pour la CGT, la seule voie c’est :

  • le renforcement du Service Public SNCF ;
  • le retour à une entreprise unique publique et intégrée ;
  • la construction d’un Nouveau Statut du Travail Cheminot (NSTC).

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LE 10 JUIN : TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !

| Actions

Tétière

Après plusieurs semaines de concertation, mais sans avancées, les quatre fédérations cheminotes ont décidé de passer à l’offensive au mois de juin.

Les organisations syndicales CGT Cheminots – UNSA Ferroviaire – SUD-Rail – CFDT Cheminots déposent unitairement un préavis de grève pour le mercredi 10 juin 2026.

Le PDG de la SNCF doit se préparer à sa première épreuve de force. Nos revendications sont connues, la direction du Groupe doit y répondre le plus rapidement possible !

STOPPONS CETTE POLITIQUE D’ENTREPRISE ANXIOGÈNE !

Les fédérations cheminotes déclarent l’état d’urgence face à la multiplication des drames (accidents du travail, arrêts maladie, suicides) engendrés par les restructurations compulsives et le processus de filialisation. Nous refusons d’accompagner « leurs transformations ». L’ensemble des activités du Groupe SNCF doit arrêter immédiatement les réorganisations qui portent atteinte à la santé mentale et physique des cheminotes et des cheminots. Les suppressions de postes, réorganisations, injonctions et pressions à la mobilité professionnelle… imposées localement, sont le résultat d’une politique d’entreprise globale. C’est pourquoi seul un mouvement de grève tous services et national permettra d’arrêter ce rouleau compresseur.

AGISSONS POUR D’AUTRES CHOIX !

Ces vingt dernières années, gouvernements et patronat se sont souvent attaqués à notre réglementation du travail et à nos droits sociaux. À chaque fois, les cheminotes et cheminots se sont mobilisé·e·s fortement par la grève et ont fait reculer les attaques. En prétextant une remise en cause de notre réglementation historique dans les premières filiales Voyageurs, le PDG de la SNCF s’apprête à vouloir mettre fin de l’unité sociale. Jean Castex a demandé à ce que les négociations se fassent par SA et filiale, engendrant inévitablement des accords régressifs : diviser pour mieux régner !
Pour les fédérations cheminotes, c’est une ligne rouge à ne pas franchir. Nous exigeons que l’accord Groupe sur le temps de travail s’applique, comme l’ensemble des autres accords, de plein droit, à l’ensemble des salariés, y compris dans les filiales créées pour répondre aux appels d’offres ainsi qu’à Hexafret et Technis. L’organisation du travail et le temps de travail sont des piliers fondamentaux de l’unité sociale.

EXIGEONS L’OUVERTURE DE NÉGOCIATIONS SALARIALES !

La facture énergétique et les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % en avril 2026, après +1,7 % en mars. L’inflation continue sans perspective d’amélioration. La direction SNCF ne peut plus continuer à jouer la montre concernant le pouvoir d’achat des cheminotes et cheminots tout en accentuant la productivité. L’heure n’est plus à l’analyse de la situation, mais à l’ouverture de véritables négociations salariales au niveau du Groupe SNCF !

PARCE QUE NOUS SOMMES À UN MOMENT DE BASCULE À LA SNCF, LES FÉDÉRATIONS APPELLENT UNITAIREMENT LES CHEMINOTS À AGIR.

DÈS MAINTENANT,
ON SE PRÉPARE À TAPER TRÈS FORT
PAR LA GRÈVE LE 10 JUIN !

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Les salariés des transports ne doivent pas payer la facture de cette guerre !

Communiqué

| UIT

Le contexte de crise internationale, généré par l’attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, en dehors de tout cadre légal, s’est traduit par une déflagration touchant désormais plus de 8 pays, avec des répercussions socio-économiques atteignant désormais l’ensemble de la planète. La CGT demeure engagée pour la paix et le progrès social, à l’opposé des logiques prédatrices et impériales qui sont à l’œuvre.

Les salariés lourdement touchés

Au-delà du fait que, comme un grand nombre de travailleuses et de travailleurs du pays, les salarié(e)s de nos champs professionnels sont contraints de payer de leur poche pour se rendre sur leurs lieux de travail au regard de la hausse des carburants.
Cette situation impacte lourdement leur pouvoir d’achat et appelle des réponses urgentes de la part du gouvernement et du patronat :

  • Bloquer les prix des carburants ;
  • Augmenter les salaires dans toutes les entreprises ;

Les transports une situation à hauts risques

Depuis plusieurs semaines, ce sont plus de 20000 marins qui sont bloqués aux abords du détroit d’Ormuz, devenu une zone de guerre et soumis à des actions de blocus des uns et des autres en contradiction avec la convention internationale du droit de la mer. Les fédérations CGT des officiers de marine marchande et des marins, sont intervenues pour que les employeurs puissent débarquer et réacheminer tous les marins qui le souhaitent, mais aussi régler l’approvisionnement en vivres de nombreux navires bloqués.

Chantage à l’emploi et aux conditions de travail

Des secteurs comme les transports routiers de marchandises ou de voyageurs, les organisations patronales, sous couvert du dérapage de l’énergie, appellent le gouvernement au secours pour préserver leurs marges tout en profitant du contexte pour ne pas répondre aux exigences sociales des salariés concernant l’emploi, les salaires et les conditions de travail.

Dans le secteur aérien se profile un risque de rupture de l’approvisionnement en kérosène, qui pose la question de la stratégie industrielle française et européenne, ainsi qu’une baisse de la fréquentation au regard de l’explosion du prix du billet qui, à terme, va peser sur les emplois et les conditions sociales des salariés du secteur.

Dans le même temps, alors que le gouvernement annonce un vague plan d’électrification des usages, aucune mesure concrète n’est envisagée pour favoriser les transports collectifs, plus vertueux, en termes de consommation d’énergie et le report modal de la route vers le rail ou le fluvial…

Dans ce contexte, les fédérations constitutives de l’UIT réaffirment que les salariés des transports ne paieront pas la crise et s’opposeront aux manœuvres du gouvernement et du patronat contre leurs droits et garanties collectives.

Les marins et officiers de marine appellent les salariés du remorquage à agir par la grève le 5 mai prochain !
Les cheminots appelleront à la grève dans un cadre unitaire en juin prochain !
Les actions revendicatives se multiplient dans les autres secteurs professionnels !

SANS RÉPONSES À LA HAUTEUR DE L’URGENCE, LA DIRECTION PORTERA SEULE LA RESPONSABILITÉ DE LA GRÈVE !

| Communiqué

Les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT cheminots se sont réunies en interfédérale le 14 avril 2026.

Elles actent une rupture majeure avec la Direction qui refuse d’entendre la souffrance des cheminot·e·s, et décident d’engager le rapport de force.

Nos fédérations refusent d’accompagner la casse des conditions de travail et la fin de l’unité sociale cheminote avec la multiplication de cadres sociaux suivant les SA ou les activités !

NOUS NE VOULONS PAS D’UNE UNITÉ SOCIALE DE FAÇADE.

Depuis l’alerte solennelle du 2 avril dernier, et alors que le contexte sanitaire et social s’aggrave de jour en jour, la Direction se mure dans une indifférence qui confine au mépris. Nos fédérations ne seront plus les spectatrices de cette dérive.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté les agissements de véritables « baronnies » locales qui, sous prétexte d’autonomie, s’autorisent désormais à piétiner les accords collectifs et les règlements nationaux. Cette désorganisation délibérée détruit les collectifs de travail, installe une insécurité sociale et porte atteinte à nos cadres sociaux communs. Nous ne tolérerons pas que la direction morcelle le Groupe SNCF en de multiples entités avec chacune ses règles propres selon son activité (Voyageurs, Réseau, etc.), rendant inopérants les cadres communs qui font l’unité sociale du Groupe.

LE NAUFRAGE ÉCONOMIQUE ET ORGANISATIONNEL DE LA CONCURRENCE.

La stratégie de filialisation et d’ouverture à la concurrence n’est pas seulement un drame social, c’est une faillite industrielle. Après le fiasco de la sous-traitance à Réseau, un récent compte-rendu de la Commission des finances du Sénat dénonce une désorganisation systémique et une gabegie financière de la concurrence à Voyageurs. Il est inadmissible que les cheminot·e·s fassent les frais d’une idéologie dont les experts soulignent aujourd’hui l’échec et le coût exorbitant pour la collectivité.

INFLATION ET JUSTE RECONNAISSANCE DU TRAVAIL.

L’urgence sociale est aussi celle des salaires. Le contexte international de ces dernières semaines engendre une inflation galopante qui étrangle les cheminot·e·s. Nos fédérations exigent la réouverture immédiate de négociations salariales de haut niveau. Il n’y aura pas de paix sociale tant que la Direction refusera de reconnaître la valeur du travail et des qualifications des cheminot·e·s.

NOS EXIGENCES :

  • Un moratoire sur les réorganisations et les suppressions de postes face à l’état d’urgence sanitaire et sociale,
  • Le maintien de l’unité sociale avec application de l’ensemble des accords à tous les cheminots,
  • La réouverture sans délai de négociations salariales.

En responsabilité, nos quatre fédérations ont déposé une Demande de Concertation Immédiate (DCI) unitaire.

Cette DCI est déposée avec la ferme intention d’appeler l’ensemble des cheminot·e·s à une grève massive si aucun engagement concret, précis et acté n’est annoncé par la Direction de l’entreprise.

Les quatre fédérations appellent à créer les conditions de l’unité la plus large dans tous les établissements et régions.

La Direction doit répondre aux exigences. Dans le cas contraire, elle portera la responsabilité d’une grève massive en juin dans l’ensemble de l’entreprise.

ENSEMBLE, DÉTERMINÉS POUR GAGNER !

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LA FAMILLE CHEMINOTE ENDEUILLÉE

Accident ferroviaire de Bully-les-Mines

| Espace presse

Ce mardi 7 avril 2026, un de nos collègues, cheminot de la SNCF, conducteur du train numéro 7304 circulant sur la ligne Dunkerque – Paris-Nord, est décédé au travail à la suite d’un impact violent avec un convoi militaire.

L’accident est survenu à 6 h 53 au passage à niveau se situant sur la commune de Bully-les-Mines entre Dunkerque et Arras.

Face à ces circonstances dramatiques qui suscitent la plus vive émotion au sein de la famille cheminote, la Fédération CGT des cheminots adresse ses plus sincères condoléances à la famille de notre collègue ainsi qu’à ses proches.

Elle adresse aussi tout son soutien aux nombreux blessés dénombrés dans cet accident.

D’ores et déjà, la Fédération CGT des cheminots a interpellé la direction de l’entreprise afin que les mesures d’accompagnement des collègues directement touchés par ce drame soient mises en place dans les plus brefs délais. L’ensemble des éléments doit être transmis en toute transparence aux représentants du personnel.

Sans devancer les conclusions des enquêtes en cours, la Fédération CGT des cheminots exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame.

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DÉTERMINÉS À AGIR !

Communiqué unitaire

| Communiqué

Nos fédérations font le constat sans appel d’une dégradation sans précédent de la situation sanitaire et sociale dans l’entreprise. Nous ne laisserons pas les drames se succéder. L’empilement de restructurations, et le processus de privatisation/ filialisation, ont un seul fil conducteur : attaquer frontalement le socle de droits et garanties collectives des cheminot·e·s.

Nous devons stopper cette politique visant à déstabiliser les salarié·e·s de tous les collèges et créer un climat professionnel anxiogène.

Situation sanitaire et sociale : nos fédérations déclarent l’état d’urgence.

Les drames se succèdent depuis le début de l’année, et il est évident que le travail ne peut pas être mis de côté. Pour nos fédérations, il y a urgence absolue à mettre en protection toutes les cheminotes et tous les cheminots. C’est le sens de l’action de nos fédérations.

Nos organisations syndicales exigent un arrêt des restructurations à tous les niveaux de l’entreprise et du processus de démantèlement/filialisation. Il faut des moyens humains pour bien travailler : la destruction des collectifs et de la proximité doit cesser. C’est bien un arrêt d’urgence qu’il faut opérer !

L’unité sociale des cheminot·e·s est un combat !

Sous couvert d’ouverture à la concurrence, la stratégie d’éclatement et de filialisation est poursuivie aveuglément par la direction SNCF. Ce sont l’ensemble des droits et garanties collectives des cheminot·e·s que la Direction entend raboter, voire supprimer, et ce bien au-delà des seules sociétés dédiées à Voyageurs ou Fret. L’ouverture à la concurrence, que nous continuerons à combattre, ne doit pas servir de prétexte à du moins-disant social généralisé. La sous-traitance répond aux mêmes logiques.

Nous voulons maintenir TOUS les droits pour TOUS. Ce n’est pas aux cheminot·e·s de payer les surcoûts de l’ouverture à la concurrence !

Le temps de travail et les conditions de travail des cheminots dans le collimateur

Toujours sous couvert de la concurrence, et dans un premier temps dans les filiales dédiées, c’est au tour du temps repos et des conditions de travail des cheminot·e·s que la Direction entend s’attaquer. Nous ne sommes pas dupes ! La volonté est bien de remettre en cause les temps de repos journaliers et périodiques, le nombre de jours travaillés, les amplitudes, le nombre de week-ends de TOUS les cheminot·e·s… tout y passe !

C’est déjà le cas avec la volonté d’imposer des outils de commande qui font fi de toute la réglementation et qui poussent les cheminot·e·s vers l’épuisement physique et mental. Les cheminotes et les cheminots ne laisseront pas un pilier de notre unité sociale exploser en de multiples accords au gré des envies de toutes les activités du Groupe !

Nos fédérations entendent continuer à agir dans l’unité, sans exclure aucune modalité d’action, dans l’hypothèse où la Direction maintiendrait sa feuille de route régressive sans prendre en compte les attentes légitimes des cheminot·e·s.

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